Planet

Lors du dernier Ubuntu Developer Summit, qui s'est déroulé au mois de mai, Jason Warner animé une session concernant la possibilité de faire de Chromium le navigateur Web par défaut d'Ubuntu. Il invite maintenant la communauté à poursuivre le débat dans la liste de discussion Ubuntu Desktop. Changer le navigateur par défaut, de Mozilla Firefox à Chromium, pourrait être un avantage en matière de convergence entre les plateformes mobile et bureautique ; c'est entre autre sur cette prémisse que Jason Warner, le gestionnaire de l’équipe en charge de l’expérience sur postes de travail, base sa suggestion. D'autres raisons, comme la popularité croissante du duo Chromium/Google Chrome et la rapidité d'évolution du navigateur, continuent le tableau. Tel que promis lors de l'UDS, Warner invite à discuter davantage sur la liste de l'équipe de l'expérience utilisateur. Il souhaite orienter le débat vers les points décisifs qui feront pencher la balance en faveur de l'un ou l'autre des navigateurs. Pour éliminer des interventions jugées moins pertinentes, il établit ces lignes directrices:
  1. la discussion n'est PAS à propos de quel navigateur est "le meilleur";
  2. elle n'est PAS à propos duquel a plus de fonctionnalités ou duquel a la fonctionnalité X, Y ou Z ;
  3. et, bien que l'ouverture et la liberté du code font toujours partie des valeurs fondamentales, elle n'est PAS non plus à propos duquel est "le plus libre/ouvert".
Les facteurs décisifs dont il est question sont ceux qui ont un impact sur l'expérience utilisateur. Quel navigateur, entre Firefox et Chromium, fournit l'expérience utilisateur la plus agréable ? Warner espère discuter, entre autre, de robustesse, de stabilité, de familiarité avec l'interface et de facilité d'utilisation par l'utilisateur final. Si ce débat vous intéresse, vous pouvez participer à la discussion en vous abonnant à la liste Ubuntu Desktop. (Notez cependant que vos interventions doivent être en anglais.) Pour simplement lire les interventions, les archives de la liste de diffusion sont disponibles en version Web (lire le fil de discussion).  

Quelques chiffres

Le mois dernier, le site d'informations à propos d'Ubuntu OMG! Ubuntu! réalisait un sondage concernant la préférence de ses visiteurs auquel ont participé plus de 8300 personnes. Le chroniqueur Joey-Elijah Sneddon nous partage maintenant quelques chiffres :
  • 57% des répondants préféraient que Firefox demeure le navigateur par défaut d'Ubuntu, alors que 43% estimaient que Chromium serait un meilleur choix.
  • D'après les statistiques de visites du site compilées durant les 30 derniers jours, 50.9% des visiteurs utilisaient Firefox, battant Chrome/Chromium (46.8%). Les autres navigateurs (Opera, Epiphany, Midori, Rekonq...) occupent les parts restantes.
---------- Sources : Ubuntu Desktop mailing-list, OMG! Ubuntu! et Iloveubuntu
Ouvert le 19 août 2004, soit deux mois avant la publication de la première version finale d'Ubuntu, un premier rapport de bogue dénonçait la monopolisation du marché de l'informatique personnelle entre les mains du géant américain Microsoft. Neuf ans plus tard, Mark Shuttleworth, le fondateur d'Ubuntu, déclare que ce bogue est maintenant corrigé. Une opinion que je ne partage pas.  

Qu'est-ce que le « Bug #1 » ?

Microsoft a une part de marché majoritaire sur le marché des nouveaux ordinateurs de bureau. Ceci est un bogue qu'Ubuntu et d'autres projets visent à corriger. Tel que le déclare la philosophie d'Ubuntu, "Notre travail est conduit par la croyance que les logiciels doivent être libres et accessibles à tous."
Ainsi s'ouvre le texte du « Bug #1 » dans la plateforme de suivi Launchpad. Rempli à la manière d'un vrai rapport de bogue, ce texte décrit une véritable situation problématique de l'écosystème de l'informatique personnelle. Mais plus encore, il est avant tout un emblème, un élément rassembleur de la communauté et un moteur de motivation et d'innovation quant au travail à accomplir autour d'Ubuntu et des logiciels libres. Il décrit les piliers fondateurs d'Ubuntu, à savoir sa philosophie -- Ubuntu est basé sur des logiciels libres, encourage le logiciel libre et sera toujours libre. Il expose les dérives qui se produisent quand un monopole propriétaire s'établit : surveillance, mesures techniques de protection des contenus, enfermement dans des formats incompatibles et fermés, et faible nécessité d'innovation. Bien qu'il mentionne explicitement Microsoft, le rapport ne vise pas particulièrement l'éditeur américain, mais plutôt l'état de quasi-monopole dans laquelle il se trouve. Selon ce rapport, pour rectifier la situation, une majorité d'ordinateurs à la vente devraient être livrés avec uniquement des logiciels libres.  

Le bogue n'est plus, selon Mark Shuttleworth

Le 30 mai 2013, Mark Shuttleworth postait un commentaire à la suite du rapport de bogue indiquant que, selon lui, il était enfin corrigé. Selon son argumentaire, l'informatique personnelle a énormément changé depuis 2004. Aujourd'hui, une place de plus en plus importante est occupée par les téléphones mobiles, les tablettes tactiles, des gadgets portables et divers autres périphériques, et il faudrait plutôt juger le rapport selon cette nouvelle perspective. À ce sujet, il cite une analyse de la firme Goldman Sachs, rapportée par ZDNet. Selon celle-ci, si Microsoft reste dominant dans le domaine des ordinateurs personnels, Apple et Google le dépassent dans le domaine plus large (et plus important) des périphériques informatiques. Alors qu'en 2000 l'ordinateur personnel était le principal outil reliés à Internet, il ne représenterait aujourd'hui plus que 29% des périphériques connectés : les téléphones mobiles et les tablettes occuperaient maintenant à eux seuls 66% du marché, où iOS et Android ont devancé Windows Phone et Windows RT. Passage d'un marché à vendeur unique (MSFT) à un marché de vendeurs multiples (MSFT, AAPL, GOOG et autres) À la lumière de cette analyse, Shuttleworth continuait : "Android n'est peut-être pas mon ni votre premier choix de Linux, mais il est sans aucun doute une plateforme open source qui offre des bénéfices à la fois pratiques et économiques aux utilisateurs et à l'industrie. Donc nous avons à la fois de la compétition et une bonne représentation pour l'open source en informatique personnelle." Même si Ubuntu y a joué seulement un rôle mineur, selon Shuttleworth, il est important de reconnaître ce changement de l'écosystème numérique. Du point de vue d'Ubuntu, le bogue est donc corrigé, car Microsoft n'est plus en position quasi-monopolistique sur le marché large de l'informatique personnelle.  

Un bogue réellement corrigé ?

Selon le Bug #1, pour corriger ce bogue, une majorité d'ordinateurs à la vente devaient être livrés avec uniquement des logiciels libres. Il n'est pas nécessaire que ce logiciel soit Ubuntu, mais la ou les solutions préférées doivent être libres. Peut-on considérer, comme Shuttleworth, que le bogue est corrigé ? À mon avis, pas encore.  

Android : un bon représentant de l'open source ?

Avec ses parts de marché estimées à 42% en 2012 selon le rapport de Goldman Sachs, Android est en tête des systèmes d'exploitation pour périphériques connectés, devant les produits d'Apple (24%) et de Microsoft (20%). On le retrouve certes dans des smartphones et des tablettes, mais aussi des netbooks, des téléviseurs, des caméras, des montres, des lecteurs CD et DVD de voitures, et même un projet Kickstarter de console de jeu vidéo (la Ouya). Une telle versatilité aurait assurément été plus difficile avec une plateforme propriétaire. Mais peut-on considérer Android comme "une bonne représentation de l'open source", pour reprendre les mots de Shuttleworth ? Si l'on se limite aux smartphones et tablettes, la plupart de ceux-ci sont livrés avec une version d'Android personnalisée par des constructeurs à l'aide de code propriétaire. Pensons aux pilotes propriétaires, qui rendent difficile une parfaite compatibilité de projets Android alternatifs comme CyanogenMod et des ROM AOSP. Pensons aussi aux interfaces propriétaires telles Sense, Motoblur et TouchWiz -- ce dernier étant tout un framework, faisant en sorte que certains logiciels de l'Android de Samsung ne peuvent pas fonctionner sur d'autres ROM. Si Android en lui-même est open source, il n'en reste pas moins que ses plus populaires incarnations sont propriétaires.  

L'objet du bogue : les ordinateurs de table

Pour justifier la clôture du bogue, Shuttleworth élargit la cible des périphériques visés. Il est tout à fait vrai que l'écosystème numérique s'est énormément diversifié depuis le début des années 2000, et qu'il devrait être plus juste de considérer cet écosystème dans son ensemble. Cependant, même avec 29% de part de marché, l'ordinateur personnel représente encore une part importante des appareils connectés à Internet. De plus, alors que les smartphones et les tablettes sont davantage des outils de consommation, l'ordinateur demeure la plateforme par excellence en matière de production. À ce titre, une solution libre doit encore tirer son épingle du jeu et entrer en compétition avec Microsoft, qui détient encore une position de roi. Cela dit, des initiatives de plus en plus nombreuses font leur apparition. Des noms comme System76 et ZaReason sont bien connus de certains cercles. Et des entreprises de plus grande envergure, comme ASUS, Lenovo, HP (avec son Pavilion 20) et Dell (avec son XPS 13 et son AlienWare X51), s'intéressent quelque peu à Ubuntu.  

Un rapport qu'il faudrait revoir

Ainsi, je ne partage pas l'avis de Shuttleworth. Je crois qu'il a clos le rapport de bogue trop tôt. Que ce soit en ce concentrant uniquement sur le marché de l'ordinateur personnel ou en ayant une perspective plus générale de l'informatique personnelle englobant les plateformes mobiles, il me semble qu'aucune solution libre n'occupe encore véritablement une place de challenger. L'avenir s'annonce toutefois intéressant. Du côté des plateformes mobiles, Firefox OS, Sailfish et Tizen viendront ajouter davantage de couleur. Et Ubuntu, avec son ambition d'unifier les interfaces mobiles et de bureau, pourrait aussi déranger d'un point de vue d'utilisation bureautique. Plutôt que de marquer le bogue comme étant Fixed (corrigé), Shuttleworth aurait dû remplacer son statut par Won't Fix (ne sera pas corrigé), comme le suggèrent plusieurs personnes. Le rapport concernant le parc des ordinateurs personnels, si Shuttleworth entend recentrer son objectif sur les nouvelles réalités du marché, sur l'ensemble hétéroclite des périphériques informatiques, il devrait plutôt rédiger un nouveau rapport en ce sens. Car de nombreux défis attendent encore les logiciels libres.

Lorsque la distribution GNU/Linux Ubuntu est sortie en 2004, son père fondateur Mark Shuttleworth a signalé lui-même le premier « bug » : Microsoft détient la majorité du marché (Microsoft has a majority market share).

Il s’agissait symboliquement, et avec humour, de montrer le cap à suivre en désignant le principal concurrent.

Aujourd’hui la donne a changé et Shuttleworth a décidé hier de marquer ce bug comme résolu (fix released), quand bien même cela ne signifie pas, loin de là, qu’Ubuntu ait gagné comme il s’en explique ci-dessous.

Remarque : Nous en profitons pour signaler que Framasoft sera présent en masse à l’Ubuntu Party de Paris, avec stand et 3 mini-conférences le samedi 1er juin.


Ubuntu bug#1 Microsoft


Bug #1 : Microsoft détient la majorité du marché

Bug #1 (liberation) : Microsoft has a majority market share

Mark Shuttleworth - 30 mai 2013 - Launchpad Ubuntu
(Traduction : Penguin, Mowee, Cryptie, quack1, @zessx, Asta, misc, MFolschette, Samusz + anonymes)

Aujourd’hui, l’utilisation de l’informatique dans la vie de tous les jours est beaucoup plus importante qu’elle ne l’était en 2004 : les téléphones, tablettes et autres appareils nomades sont devenus une part non négligeable de notre vie numérique. D’un point de vue compétitif, cet édifiant marché est une bénédiction pour la concurrence. Avec notamment iOS et Android, qui tous deux représentent une part significative du marché (Voir Windows en dessous de iOS et Android réunis avec ce graphique.

Android n’est peut-être pas mon premier choix de (noyau) Linux, ni le vôtre, mais c’est sans aucun doute une plateforme open source qui offre des avantages pratiques et économiques aux utilisateurs, comme à l’industrie. Ainsi, nous avons d’un côté de la concurrence et de l’autre une bonne représentation de l‘open source dans l’informatique personnelle.

Même si nous n’avons joué qu’un petit rôle dans ce changement, je pense qu’il est important pour nous de reconnaître qu’il a eu lieu. Du point de vue d’Ubuntu, le bug est maintenant clos.

Évidemment, ce bug a aussi un aspect social. Pour beaucoup, il a fait office de déclaration d’intention. Mais il est préférable pour nous de nous concentrer sur l’excellence de notre propre travail, plutôt que considérer notre impact sur le produit des autres. Depuis les (nombreuses) années que ce bug est référencé, nous avons trouvé comment être excellents dans le cloud, et j’espère que nous trouverons aussi bientôt comment l’être sur les postes de travail des développeurs, et peut-être même sur toute la quantité d’appareils que les utilisateurs réguliers peuvent utiliser. Je préférerais désormais que nous trouvions un cri de ralliement qui célébrerait ces idées et leur management.

Il est important de remarquer que de nos jours, si vous êtes dans le domaine de l’informatique dématérialisée (NdT : cloud computing), l’équipe de service d’infrastructure (NdT : IaaS) de Microsoft est très compétente et travaille dur pour que Linux soit parfaitement supporté par Azure, ce qui rend le travail avec eux très plaisant. Si l’évolution du marché a peut-être joué un rôle dans tout ça, les circonstances ont changé et les institutions se sont adaptées. Nous nous devons donc de le faire aussi.

Cela dit, il est bon de prendre du recul et de visualiser combien tout cela a changé depuis 2004, et à quelle vitesse ! Avec Ubuntu, notre but est de proposer à tous une expérience utilisateur formidable, que ce soit pour les développeurs, pour la production en entreprise ou tout simplement l’utilisateur final. Et tout cela avec un large support de matériel. Nous évoluons dans un environnement dynamique qui ne cesse de changer d’année en année. C’est donc pour cela que nous devons sans arrêt nous remettre en question, que ce soit au niveau de notre façon de faire, nos pratiques, les outils que nous utilisons ainsi que les relations que nous entretenons en interne et en externe. Corriger ce problème n’en est qu’un tout petit exemple.

30 Mai 2013 à 17:40

GIT : squasher des merges via Rom1

gitmerge

Supposons que je souhaite ajouter une fonctionnalité à un projet sur GIT.

Je prends la version actuelle de la branche master (A), puis ajoute sur ma branche topic les commits X et Y.

X---Y topic / --A master

Je propose la fonctionnalité upstream (par un git request-pull ou une pull request), qui met un peu de temps à être revue.

Pendant ce temps, la branche master a avancé, et malheureusement les modifications effectuées entrent en conflit avec mon travail sur topic.

X---Y topic / --A---B---C master

Une fois mon code revu et accepté, les mainteneurs vont alors me demander de résoudre les conflits avec la branche master avant de merger ma branche topic.

Si j’avais eu à prendre en compte les mises à jour de master avant d’avoir rendu public mon topic, j’aurais simplement rebasé mon travail par-dessus master. Mais là, impossible.

Je dois donc merger. Très bien. Je merge et je résous les conflits.

X---Y---M topic / / --A---B---C master

Mais, alors que je n’ai pas encore rendu M public, je m’aperçois qu’il y a un nouveau commit D sur master, que je veux intégrer dans topic.

X---Y---M topic / / --A---B---C---D master

La solution la plus évidente est de merger à nouveau.

X---Y---M---N topic / / / --A---B---C---D master

Mais je voudrais éviter un commit de merge inutile. Pour un seul, ce n’est pas très gênant, mais si on maintient une branche suffisamment longtemps avant qu’elle ne soit mergée, ces commits inutiles vont se multiplier.

Une solution serait de revenir à Y et de le merger avec D :

git checkout topic git reset --hard Y git merge master X---Y---M' topic / \ --A---B---C---D master

Mais dans ce cas, pour créer M', je vais devoir résoudre à nouveau les conflits que j’avais déjà résolu en créant M.

Comment éviter ce problème ?

rerere

Une solution est d’avoir activé rerere avant d’avoir résolu les conflits de M :

git config rerere.enabled true

Ainsi, lorsque je tenterai de merger à nouveau Y et D, les conflits entre Y et C seront automatiquement résolus de la même manière que précédemment.

Cependant, cette méthode a ses inconvénients.

Tout d’abord, il ne s’agit que d’un cache local de résolutions des conflits, stocké pendant une durée déterminée (par défaut à 60 jours pour les conflits résolus), ce qui est peu pratique si on clone son dépôt sur plusieurs machines (les conflits ne seront résolus automatiquement que sur certaines).

Ensuite, elle est inutilisable lorsqu’on souhaite squasher un merge conflictuel alors que rerere était désactivé lors de sa création.

Enfin, cette fonctionnalité est encore récente, et la fonction git rerere forget (pour permettre de résoudre autrement des conflits déjà résolus), a la fâcheuse tendance à segfaulter (un patch a été proposé).

Rebranchement

La solution que j’utilise est donc la suivante.

X---Y---M---N topic / / / --A---B---C---D master

Une fois obtenus les deux merges M et N, le principe est de remplacer le parent de N, qui était M, par Y, sans rien changer d’autre au contenu.

----- / \ X---Y---M N' topic / / / --A---B---C---D master

Ainsi, M devient inatteignable, et c’est exactement le résultat souhaité :

X---Y-------N' topic / / --A---B---C---D master

Pour faire cela, il faut déplacer le HEAD (pointant vers topic) sur Y, faire croire à GIT qu’on est en phase de merge avec D en modifiant la référence MERGE_HEAD, puis commiter :

git checkout N git reset --soft Y git update-ref MERGE_HEAD D git commit -eF <(git log ..N ^D --pretty='# %H%n%s%n%n%b')

Il n’y a plus qu’à éditer le message de commit de merge.

La fin de la ligne du git commit permet de concaténer l’historique des commits intermédiaires (a priori uniquement des merges) comme lors d’un squash avec git rebase (pour pouvoir conserver les messages de merges intermédiaires, contenant nontamment les conflits).

En utilisant les références plutôt que les numéros de commit, cela donne :

git checkout feature git reset --soft HEAD~2 git update-ref MERGE_HEAD master git commit -eF <(git log ..HEAD@{1} ^master --pretty='# %H%n%s%n%n%b')

Si vous avez plus simple, je suis preneur…

Merci aux membres de stackoverflow.

La seizième Ubuntu Party parisienne, c’est ce weekend ! Pas moins de quatre-vingt bénévoles se mobilisent pour faire découvrir Ubuntu et les logiciels libres au grand public. Des milliers de visiteurs sont attendus, comme tous les six mois.

Bien au delà d’Ubuntu, ces journées sont de vrais rendez-vous de la culture Libre, en témoigne le programme des conférences !

Conférences (~1h) du samedi

  • 11h15 – Histoire d’Ubuntu par Frédéric Mandé
  • 12h30 – Ubuntu et les logiciels libres en entreprise par Sylvain Cardine (Théâtre de l’Odéon)
  • 14h00 – Définition d’une monnaie libre par Stéphane Laborde
  • 15h30 – Libérer Internet. Sexe, alcool et vie privée par Sébastien Jean (Lorraine Data Network)
  • 17h00 – Les dangers auxquels doit faire face le Logiciel Libre par Jeanne Tadeusz (April)

Conférences (~1h) du dimanche

  • 11h15 – Histoire d’Ubuntu par Frédéric Mandé
  • 12h30 – Jouer sous Ubuntu par Sébastien Bernery (JeuxLinux)
  • 14h00 – L’Art Libre par Hélène Pestre
  • 15h30 – Les quatre libertés du Logiciel Libre par Luc Fievet (April)
  • 17h00 – L’Internet doit être neutre par Benjamin Bayart (Fédération FDN)

Miniconférences (~30 minutes) du samedi

  • 11h20 – Racketiciel, refuser la vente liée par Cyprien Gay (Aful)
  • 12h00 – Le logiciel libre et l’État par Lionel Allorge (April)
  • 12h40 – Ce que j’aurais voulu savoir lorsque j’ai débuté dans le Libre par Nicolas Ourceau (Framasoft)
  • 13h20 – Fédération FDN, les fournisseurs d’accès Internet associatifs par Julien Rabier
  • 14h00 – Transparence et OpenData, quand le libre se mêle de démocratie par David Gayoou (Regards Citoyens)
  • 14h40 – Histoires et Cultures du Libre par Alexis Kauffmann (Framasoft)
  • 15h20 – Framapad et l’éducation : une histoire d’amour naissante par Alexis Kauffmann (Framasoft)
  • 16h00 – Telecomix, clusters de désorganisation par Okhin
  • 16h40 – Le libre en Ile de France avec Parinux par Stephane Lestage
  • 17h20 – OpenStack, le cloud démystifié par Nicolas Barcet

Miniconférences (~30 minutes) du dimanche

  • 11h20 – Le projet Fedora par Emmanuel Seyman
  • 12h00 – L’April et ses nombreux groupes de travail
  • 12h40 – La suite bureautique LibreOffice par Christophe Cazin
  • 13h20 – Movim, un réseau social décentralisé par Vincent Lambert
  • 14h00 – Linuxfr.org, l’actualité du Libre par Benoit Sibaud
  • 14h40 – Les différentes licences libres par Benjamin Jean (Veni, Vidi, Libri)
  • 15h20 – Vote électronique, histoire et enjeux par Benoit Sibaud
  • 16h00 – Contribuer au Logiciel Libre par Loïc Dachary(Upstream University)
  • 16h40 – Les conditions d’utilisation que vous ne lisez jamais par Hugo Roy (ToS;DR)
  • 17h20 – Ubuntu-fr, comment ça marche

Démonstrations (~ 20 minutes)

  • Unity, l’interface d’Ubuntu
  • Gérer ses photos avec Shotwell
  • Lubuntu, version légère d’Ubuntu
  • Les jeux vidéos sous GNU/Linux
  • Kubuntu, une autre interface pour Ubuntu
  • OpenERP, un logiciel ERP libre et vraiment complet
  • The Gimp, le dessin et la retouche photo
  • Le FabLab de la Cité des sciences et de l’industrie
  • Ubuntu TV
  • La musique avec le lecteur Clementine
  • Le Cloud Ubuntu One
  • Le montage vidéo avec OpenShot
  • La suite bureautique LibreOffice

Ateliers

  • Samedi 14h-18h – Initiation à la modélisation 3D avec Blender
  • Dimanche 14h-16h – Pour promouvoir le Libre, devenez conférencier !
Les associations April, Framasoft, La Quadrature du Net, Wikimedia, ainsi que Mozilla auront un stand au cœur de l’événement. Des postes sous Ubuntu en libre accès permettront aux visiteurs de découvrir Ubuntu et ses nouveautés. Et bien entendu, sur toute la durée de l’Ubuntu Party, les visiteurs pourront profiter de l’expertise des nombreux bénévoles d’Ubuntu-fr et appporter leurs propres ordinateurs afin d’être conseillés accompagnés dans l’installation d’Ubuntu. Rendez-vous à la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, Porte de la Villette. Les portes sont ouvertes à tous, de 11h à 18h, ces 1er et 2 juin 2013. Venez nombreux !

anki_logo

En cette période de révision (la BAC c’est dans un peu plus que 15jours), je vous propose de découvrir une petite solution logicielle (multiplateforme et opensource) de révision : Anki.

Anki est un logiciel qui permet de se créer des fiches de révision, appelé flash-card. Chaque carte est composée d’une question – qui peut-être agrémentée de média (son, image, vidéo) – et d’une réponse. Initialement, Anki était prévu pour permettre un apprentissage des langues mais il peut aussi servir pour bien d’autres matières.

fiches_anki

Il est possible ensuite de partager ses fiches (avec quelqu’un d’autre ou sur un autre terminal) ou via un fichier *.apkg via ou en se créant un compte sur le site ankiweb (qui est une version en ligne de Anki). Le même site propose au téléchargement différents parcours de révision déjà existant (majoritairement en anglais).

ankiweb

Ankiweb est une version en ligne de l’application Anki

Lorsque l’on s’exerce, à chaque question (lesquelles sont posée aléatoirement), on indique si l’on a trouvé la réponse facilement. Cela permet d’établir des statistiques de réussite mais aussi une progression ( reviendront plus souvent les questions qui nous ont posé problème).

anki-statistiques

Statistiques Anki…

Anki propose, je vous le disais, des options de partage ce qui permet de donner ses fiches de révision à quelqu’un ou de les transférer sur un autre terminal (par exemple sa tablette ou son smartphone).

Pour ma part, je l’ai testé avec succès en créant des fiches sur un PC (testé sous Windows et Linux) puis j’ai transféré mes fiches sur une tablette pour simuler une révision (sous android, les apkg doivent être copié dans /storage/sdcard0/AnkiDroid). La synchronisation Ankiweb marche également parfaitement.

 anki_question

 anki_reponse

 Question…

 Réponse !

Anki, fruite du travail de Damien Elmes, est open source (Licence GNU Affero GPL pour les versions non mobiles, Maemo, Android et Nintendo DS, Propriétaire et GPL V.3 pour iPhone) et multiplateforme puisque l’appli existe pour Windows, Mac, Linux, Android et iOS. On peut directement la télécharger à cette adresse ou sur les markets Apple et Google.

 ankidroid

 ankidroid2

 AnkiDroid :

 la version Android de Anki

Installation sous Ubuntu

Pour installer Ankli sous Ubuntu, il suffit de tapper ces commandes dans le terminal (les paquets des dépôts Ubuntu ne sont pas à jour).

Installation des dépendances :

sudo apt-get install lame python-sqlalchemy

Téléchargement et installation de Anki :

wget https://anki.googlecode.com/files/anki-2.0.8.deb
dpkg -i anki-2.0.8.deb

 

anki

Site officiel :  http://ankisrs.net/

Site AnkiWeb : https://ankiweb.net/

L'équipe du design en charge d'Ubuntu Touch a récemment publié une vidéo présentant les animations de l'interface. Son nom de code ? "Paper" (papier). La vidéo expose certaines des animations principales de l'interface du futur Ubuntu Touch : animation lors du changement d'applications, lors du déverrouillage de l'écran, lors de l'interaction avec des bulles d'alertes (popups) ou avec des interrupteurs... L'expérience que souhaite implanter l'équipe de design en est une semblable à celle de la manipulation du papier. Par exemple :
  • lorsque trop d'applications apparaissent dans la barre des lanceurs (Launcher), les icônes s'empilent et se déplient à la manière d'un accordéon ;
  • lorsqu'une application est chargée ou rechargée, celle-ci apparaît à partir de la droite avec un effet semblable à celui de tourner une page ;
  • lorsqu'une bulle d'alerte apparaît, les actions permettant d'interagir avec elle se déplient par le dessous, comme s'il s'agissait d'une lettre que l'on ouvre.

Rappelons qu'une première version finale d'Ubuntu Touch est attendue dès octobre 2013. Les appareils pris en charge officiellement seront ceux de la gamme Nexus (Galaxy Nexus, Nexus 4, Nexus 7 et Nexus 10). De nombreux autres modèles devraient être pris en charge par des portages effectués par des membres de la communauté des développeurs d'Ubuntu. ---------- Sources : OMG! Ubuntu! et UbunTouch
24 Mai 2013 à 22:28

UDS Virtuel 13.05 via Ubuntuser

Le second Ubuntu Developer Summit (UDS) de l'année s'est déroulé du 14 au 16 mai. Dans leur nouvelle formule entièrement en ligne, les UDS sont désormais programmés tous les trois mois -- plutôt qu'aux six mois dans l'ancien format. Cette manière de repenser les UDS est notamment l'une des expressions de la transformation du processus de développement d'Ubuntu, plus fluide et moins centré sur les versions semestrielles.

SESSION D'OUVERTURE

Le premier jour a été marqué par une courte présentation, marquant le départ de l'UDS. Jono Bacon a ouvert la plénière par un bilan d'Ubuntu 13.04, incluant une petite revue de presse, et par une sommaire des défis qui attendent les développeurs et testeurs pour le prochain cycle. Il a continué avec un rappel du nouveau format de l'UDS et du fonctionnement des sessions à l'intention des participants. Rick Spencer a ensuite pris le relais avec  une comparaison entre Ubuntu 9.04 et 13.04, afin de présenter l'évolution de la distribution durant les quatre dernières années : Au niveau organisationnel, le développement d'Ubuntu 9.04 était grandement basé sur une nouvelle planification à chaque six mois. Les logiciels et services étaient publiés en une version fonctionnelle, puis améliorés par la suite selon les retours des utilisateurs. A contrario, pour Ubuntu 13.04, la planification du développement était continue. Chaque projet pouvait adopter des objectifs à atteindre sur une étendue de temps plus grande que la prochaine publication. Les objectifs étaient aussi suivis de manière plus précise. Au niveau du design, le travail accompli sur la version 9.04 consistait globalement à modifier quelques éléments de l'interface de GNOME. Canonical n'employait à ce moment que deux personnes à cette tâche. La version 13.04 d'Ubuntu permet d'apprécier les importants changements qui sont survenus depuis : Canonical emploie désormais des équipes entières spécialisées dans différents domaines du design, et Unity est l'application de leur travail. Ubuntu fait grande place au design dans sa conception, et des expérimentations sont régulièrement menées auprès des utilisateurs pour obtenir des critiques précises. Au niveau de l'assurance qualité, là-aussi, de grosses différences sont observables. Pour Ubuntu 9.04, le processus d'assurance qualité consistait essentiellement à gérer les bogues rapportés par la communauté et à mettre en pause à quelques reprises l'intégration de nouveautés (feature freeze) pour permettre la correction des bogues. Avec la version 13.04, on constate un travail plus professionnel avec un développement centré sur les tests (toute nouvelle fonctionnalité doit avoir réussir une série de tests automatisés), une intégration contrôlée et continue des nouveautés permettant d'avoir tous les jours une image utilisable de la version en développement, et des tests généraux de la distribution avant de la rendre disponible en production. Enfin, les mises à jour sont progressives suivant les retours automatisés quant aux bogues rencontrés par les utilisateurs. On observe une réelle évolution d'Ubuntu depuis les quatre dernières années, même s'il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. Avec Ubuntu 13.10, l'un des objectifs sera donc de terminer la version 1.0 d'Unity Next pour les téléphones mobiles et les tablettes, offrir un moyen d'essayer Unity Next sur poste de travail et mettre à disposition pour la première fois la version 1.0 du SDK d'Ubuntu.  

RÉSUMÉ DE QUELQUES POINTS INTÉRESSANTS

Trois jours, une centaine de sessions réparties autour de trois grands thèmes : développement d'applications, communauté, fondations [du système], informuagique et serveur, et client. Nous ne pouvons pas résumer chacune d'elles ; vous pouvez voir une vidéo de chaque session et les notes de travail les accompagnant dans le site de l'UDS 13.05. Ci-dessous, nous vous présentons un sommaire de quelques points qui ont su nous intéresser.

Quelques nouveautés pour les cartes graphiques dans Ubuntu 13.10

Bonne nouvelle aux possesseurs de cartes graphiques Radeon utilisant le pilote libre : l’accélération matériel pour la lecture de vidéo H.264 et VC-1 devrait être activée, suite à l’implémentation récente de code dans le pilote pour prendre en charge l'unité de décodage UVD. De même, la nouvelle génération de cartes AMD devrait également enfin prendre en charge de manière plus avancé la 3D. Du côté du pilote nVidia propriétaire, on pourrait voir arriver la prise en charge de PRIME pour le traitement graphique simultané sur plusieurs puces dans les ordinateurs dotés de plusieurs puces ou cartes vidéo.  

Un nouveau format de paquet

Pour faciliter la distribution de petites applications sur les téléphones et tablettes, l'équipe d'Ubuntu va développer un nouveau système de paquets simplifié. L'idée proposée serait de passer outre le gestionnaire de paquet habituel et la gestion de nombreuses dépendances pour se centrer sur une solution simple, à l'image des paquet APK pour Android. Les applications n'auraient alors plus que des dépendances à la base d'Ubuntu (à travers le SDK). Les fichiers seraient stockés dans un répertoire spécifique, et l'ensemble de l'application fonctionnerait dans un bac à sable (sandbox) pour une meilleure étanchéité et une meilleure sécurité. Cette proposition ne vise pas à remplacer les système des dépôts, qui resteront la solution préférée pour tous les paquets systèmes, mais d'offrir aux développeurs une alternative additionnelle simplifiée pour distribuer des applications pour plateformes mobiles.  

Ubuntu Touch

Nous avons appris quelques nouvelles à propos d'Ubuntu Touch :
  • les applications principales sont maintenant en plein développement. On retrouve : l'horloge, le calendrier, l'afficheur de prévisions météorologiques et la calculatrice. D'autres pourraient être ajoutées, comme un gestionnaire de fichiers, un lecteur de flux RSS et un terminal ;
  • un nouveau panneau de configuration devrait être disponible en Qt pour Ubuntu Touch ;
  • L'isolement des applications devrait egalement arriver pour la 13.10. Tout comme sur les autres OS pour tablettes et téléphones, les applications doivent demander des droits sur l'usage des fonctions spécifiques du système lors de l'installation et ne peuvent utiliser d'autres fonctions sans autorisation. Actuellement une application installe sous Linux a globalement accès a l’ensemble du système.
Rick Spencer a déplacé le code d'Ubuntu Touch des PPA vers les archives réelles ; ceci signifie que Ubuntu Touch profite désormais des mêmes outils de tests et d'assurance qualité que la version d'Ubuntu pour postes de travail. Les premières images réellement utilisables devraient être disponibles à la fin du mois de mai, afin que les développeurs puissent identifier et corriger rapidement les éventuelles régressions rencontrées au quotidien.  

Unity

Le développement d'Unity 8 -- précédemment annoncé sous le nom Unity Next -- a été abordé lors de l'UDS. Unity 8 sera développé en priorité pour les plateformes mobiles (téléphone et tablettes), et le but est d'intégrer le tout dans une version finale d'Ubuntu Touch au mois d'octobre. Ubuntu 13.10 pour postes de travail sera livrée par défaut avec Unity 7, soit la même version que celle d'Ubuntu 13.04. Toutefois, Unity 8 pourra être installée et testée avec Mir sur PC. Le but visé ici est de rendre disponible rapidement Unity 8 et Mir pour les postes de table, afin que des tests et des retours d'expériences puissent être remontés aux développeurs et aux concepteurs d'interface. Certes, il ne s'agira que de l'exact même Unity 8 que pour Ubuntu Touch, prévue pour les interfaces tactiles. La prise en charge des actions par la souris et le clavier va être intégrée au SDK, et l'adaptation d'Unity 8 pour une utilisation sur une station de travail débutera dans le prochain cycle de développement. Dans Ubuntu 13.10 pour postes de travail, ce sera donc encore Unity 7 qui sera l'environnement bureautique par défaut. L'ensemble du travail pour le présent cycle de développement devrait consister à affiner davantage Unity et à améliorer ses performances. On verra poindre aussi quelques nouveautés qui ont été repoussées d'Ubuntu 13.04, à savoir le service Smart Scopes, un gestionnaire de vie privée plus élaboré et l'arrivée du paiement directement à partir du tableau de bord. Aucune nouvelle, par contre, concernant les menus intégrés localement (Locally Integrated Menus), une fonctionnalité qui rend les menus d'applications accessibles dans la barre de titre des fenêtres -- les LIM sont repoussés depuis Ubuntu 12.04 LTS.  

Chromium en tant que navigateur par défaut

Jason Warner, le gestionnaire de l'équipe en charge de l'expérience sur postes de travail, a animé une session de discussion concernant la possibilité de remplacer le navigateur Web par défaut. Actuellement Mozilla Firefox, Ubuntu pourrait le remplacer par Chromium. Le souhait de l'équipe en charge d'Ubuntu pour postes de travail est de livrer la distribution avec des logiciels utilisés par le grand public. En ce sens, la question du remplacement du navigateur par défaut est légitime. Google Chrome et Chromium ont dépassé le nombre d'utilisateurs de Firefox au cours des dernières années. Il y a demande claire des utilisateurs, qui utilisent beaucoup Chromium. Enfin, un changement de navigateur vers l'un utilisant le moteur WebKit apporterait une constance dans l'expérience Web entre celle sur postes de travail et celle sur système mobile. Durant la discussion, plusieurs zones d'ombre ont toutefois été soulevés quant à la proposition. D'abord, Chromium n'est pas disponible pour certaines architectures matérielles (PowerPC et ARM64). Toutes les extensions de Firefox n'existent pas sur Chromium, et la migration d'un navigateur à l'autre n'amène pas les extensions. Chromium ne fonctionne pas avec le lecteur d'écran Orca, ce qui le rend moins compatible avec les solutions d'accessibilité mises de l'avant par Ubuntu. Enfin, dû à son mode de fonctionnement, Chromium est davantage gourmand en ressources que Firefox. Des évaluations supplémentaires seront accomplies durant le cycle de développement, et le mainteneur de Chromium pour Ubuntu, Chad Miller, s'attaquera à certains de ces points négatifs. Une décision sera prise plus tard, suivant l'évolution de Chromium.  

Version en développement continu

Comme cela avait été discuté, il sera désormais possible de suivre constamment la dernière version de développement. Le mécanisme finalement choisi est la création d'un lien symbolique (symlink) qui sera mis à jour au moment où un nouveau cycle de développement débutera. Certains éléments à ce sujet ont été soulevés durant une session. D'abord, il faut encore choisir un nom pour ce lien symbolique. Ce nom doit refléter l'état du produit -- à savoir : qu'il est la toute dernière révision du code d'Ubuntu, mais qu'il est aussi instable. De plus, les noms issus de Debian sont proscrits, pour éviter la confusion entre les deux distributions -- ce qui élimine d'office testing et unstable. Plusieurs suggestions sont déjà évoquées ; il reste à faire un choix parmi celles-ci. L'autre point à évaluer est la manière de rendre disponible l'accès à ce lien de développement continu. Il a été proposé qu'une modification à au gestionnaire de sources de logiciels facilite ce choix. Cependant, il est aussi désiré qu'il soit facile de repasser ses sources sur l'actuelle branche de développement. Enfin, le moment de changer la destination du lien symbolique a aussi été évoqué. Il a été proposé que le changement ne soit effectué qu'une fois que les dernières importations depuis Debian ont été effectuées. En résumé, beaucoup d'efforts pour ce cycle seront investis dans Ubuntu Touch. La version pour postes de travail bénéficiera certes de quelques nouveautés, mais sera davantage concernée (encore) par une stabilisation de l'ensemble de ses composantes.

Je viens d'avoir un nouvel ordinateur professionnel. Il s'agit d'un PC portable Dell Precision M4700. Il est composé d'une carte graphique AMD FirePro M4000, de 8Go de RAM, d'un disque dur 750Go Sata et surtout d'un disque dur 250Go SSD. Bref, une petite foudre. Du coup, je me suis décidé à installer la toute dernière version d'Ubuntu (13.04) avec non pas Unity mais Gnome Shell. Depuis plus de 6 ans, j'utilisais Gnome 2. Le changement a donc été plutôt radical. Dans cet article, je vais parler de ma découverte de ce nouvel environnement et des modifications que j'y ai apporté afin qu'il me convienne.

48px-Gnome-logo.png

I. Installation et découverte de Gnome Shell

Comme Gnome Shell n'est pas installé par défaut dans Ubuntu (et que je n'aime pas Unity), j'ai déjà dû commencer par l'installer avec la commande suivante :

apt-get install gnome-shell

Une fois installé, je déconnecte ma session utilisateur et je choisis Gnome lors de ma reconnexion. Ensuite, cette préférence sera conservée automatiquement.

Ma première impression : "ah... y a que ça ?" ! J'ai été vraiment surpris du fait qu'il n'y ai rien du tout sur le bureau. Aucune icône, pas de barre des programmes en bas de l'écran, pas de menu Programmes, Raccourcis ou Système en haut de l'écran. Juste un bouton Activités qui me donne un écran presque noir en cliquant dessus. Bref, rien de chez rien. Quel changement !

vide.png

Bon, du coup, j'explore un peu tout seul. Je vois que la touche Super ouvre la même fenêtre que le menu Activités et je vois qu'en tapant le nom de mes programmes dans cette fenêtre noire, ils s'affichent. Je pense donc que c'est la nouvelle philosophie du truc : plus d'icônes, plus de raccourcis, on ouvre cette fenêtre et on tape le nom de notre application, c'est tout. Plus de barre des tâches, on gère tout avec le Alt+Tab. Bref, je n'aime pas du tout cette façon d'utiliser mon ordinateur.

En regardant un peu sur Internet, je me rends compte que pas mal d'extensions sont disponibles avec Gnome Shell. Elles permettent de personnaliser son apparence et son comportement . Ce sont ces extensions qui m'ont fait adopter ce gestionnaire de fenêtres.

II. Les extensions Gnome Shell

Il y a vraiment un truc qui m'a bluffé avec ces extensions, c'est l'interface web qui permet de les installer/configurer/supprimer. Vous pouvez tout faire directement depuis la page web en question. Voici la liste des extensions que j'ai installé et à quoi elles correspondent :

  • Activities Configurator : permet de supprimer le menu Activités en haut à gauche et de désactiver le Hot Corner. Le Hot Corner fait en sorte que quand le curseur est tout en haut à gauche de l'écran, cela éclate toutes les fenêtres du bureau en miniature (c'est super chiant je trouve) ;
  • Alternative Status Menu : modifie le menu déroulant qui permet d'éteindre l’ordinateur pour y ajouter une entrée de mise en hibernation ;
  • Applications Menu : l'équivalent du menu Applications dans Gnome 2 ;
  • Battery remaining time and percentage : affiche le pourcentage de charge de la batterie ainsi qu'une estimation du temps restant avant coupure ;
  • Dash to Dock : un dock super pratique qui se cache si une fenêtre est devant lui et qui se positionne à gauche de l'écran ;
  • Drop Down Terminal : un terminal qui descend de l'écran (comme tilda) en tapant sur la touche "carrée" (au dessus de Shift - du coup je ne peux plus taper ce caractère maintenant) :) ;
  • Hide Clock aka dateMenu : supprime la date et l'heure en haut de l'écran. Vous le verrez plus bas, je l'affiche dans la barre des tâches ;
  • NetSpeed : un indicateur des bits envoyés et reçu en temps réel ;
  • Places Status Indicator : l'équivalent du menu Raccourcis dans Gnome 2 ;
  • Remove Accessibility : supprime le menu d’accessibilité dans la barre en haut ;
  • User Themes : une extension nécessaire pour changer le thème de Gnome Shell (que j'expliquerai ensuite) ;
  • Weather : affiche une icône de la météo dans ma ville (bon ça, ça sert pas à grand chose) ;
  • Workspace Grid : permet de paramétrer l'organisation de ses espaces de travail ;
  • Workspace Indicator : affiche l'espace de travail sur lequel on se trouve dans la barre en haut.

III. La barre des tâches

Je n'arrive pas à me passer de la barre des tâches en bas de mon écran. Sans elle, je perds mes fenêtres et ça me soûle de devoir les rechercher sur mes différents espaces de travail (surtout que j'ai 4 espaces * 2 écrans, ça fait beaucoup)... J'ai vu qu'il existait une extension Gnome pour ajouter une nouvelle barre : Frippery Bottom Panel. Malheureusement, cette barre n'est presque pas paramétrable. Sa taille, sa couleur ou sa transparence ne peuvent pas être changées, du coup, elle s'intégrait mal avec mon thème Gnome. J'ai donc cherché autre chose et j'ai trouvé mon bonheur : tint2, une barre des tâches légère et très paramétrable.

Pour l'installer, c'est simple, un sudo apt-get install tint2 fera l'affaire. Ensuite pour le lancer, il suffit de taper la commande tint2 dans un terminal (ou dans Alt+F2).

Je n'ai presque fait aucune modification de configuration. Comme je l'ai dit, on peut aller très très loin dans sa configuration mais moi, sa conf de base me convenait très bien. J'ai juste modifié ces deux lignes du fichier de configuration (~/.config/tint2/tint2rc) :

  • panel_monitor = 1 au lieu de panel_monitor = all pour n'afficher la toolbar que sur un seul écran ;
  • task_centered = 0 au lieu de task_centered = 1 pour aligner les noms des programmes à gauche.

Voila c'est tout.

IV. Le thème

Par défaut, Gnome Shell est tout noir, partout. J'ai trouvé ça un peu trop sombre. Moi j'aime bien les barres transparentes. Du coup, après avoir un peu cherché dans les thèmes GTK 3.x, j'ai adopté un thème que je trouve magnifique : Zukitwo.

Une fois ce thème téléchargé, j'ai dû créer un dossier ~/.themes/ dans lequel j'ai le l'ai extrait. Ensuite, j'ai utilisé l'application Tweak Tool (installé via sudo apt-get install gnome-tweak-tool) pour sélectionner ce thème. Voici d'ailleurs mes paramètres de thème complets :

tweak.png

V. Le résultat

Je parle, je parle mais il est temps d'illustrer mes propos. Voici le résultat final de mes différentes modifications :

Capture_du_2013-05-24_10_56_17.png

C'est sobre, c'est simple, c'est bien :)

VI. Derniers détails

J'ai utilisé Tweak Tool pour faire d'autres modifications, comme par exemple afficher les icônes sur le bureau, je ne vais pas tout détailler ici.

Une chose importante, comme je vous l'ai dit, il faut lancer la commande tint2 pour que la barre des tâches se lance. Si j'utilise l'outil des programmes au démarrage de gnome et que je lance tint2 directement, la transparence ne fonctionne pas et j'ai une barre des tâches noire. Il semble qu'il faille un délai entre le démarrage de l'OS et la lancement de tint2. J'ai donc fait un tout petit script que je lance au démarrage (via l'utilitaire Applications au démarrage d'Ubuntu). Le voici :

#/bin/bash
#on change la disposition du clavier pour corriger le bug avec les claviers sans fil logitech
setxkbmap fr -variant oss
sleep 2
#on affiche la barre des taches en bas de l'écran
tint2
sleep 2
#on fait un trimming pour ne pas diminuer les perf du disque SSD
fstrim /

Ce qui est intéressant pour notre cas ici c'est le sleep 2 et le tint2 après, c'est à dire que le tint2 se lance 2 secondes après le lancement du script. Avec ce délai, la transparence est bien prise en compte.



Voila, je pense avoir fait le tour de mes modifications. Mon Gnome Shell me convient bien comme il est actuellement. Si vous avez des questions ou des remarques, comme d'hab', vous n'hésitez pas.

À bientôt !

Bonjour à toutes et à tous !

L'équipe du FCM - fr, dans sa plus simple expression, est heureuse de pouvoir vous présenter le numéro 69 du magazine Full Circle en français. Il s'agit du numéro de janvier... Pour ce numéro, l'équipe a fonctionné à effectifs réduits (vacances de printemps, ponts de mai...). Ainsi, il y eut deux traducteurs principaux : FredPhil91 et moi, avec un coup de pouce de notre scribeur, Bab (et Google+). Avant incorporation dans le PDF, les articles furent relu par : Bab, Ekel, FredPhil91, GsxFred, Wees, et moi - ce qui n'était pas si mal. Mais, une fois que notre scribeur, Bab, a sorti le PDF, plus personne dans les parages. Le PDF fut relu et re-relu et re-re-relu par deux personnes - Ekel et moi, puis il fut vérifié par Bab. Alors, ce que nous vous proposons ce mois-ci risque de contenir encore quelques coquilles, mais, même avec quelques erreurs, on s'est dit qu'il valait mieux sortir ce numéro pour s'en débarrasser, enfin ! Surtout que le numéro 73 arrive en fin de mois.

Vous pourrez télécharger ou visionner le numéro 69 sur notre page Lire et télécharger le numéros ou en cliquant directement sur l'image ci-dessous.

issue69fr.png

Comme d'habitude, il contient plein de bonnes choses, notamment :

Une critique de la Sony Google Box Télé NSZ-GS7, qui, par ailleurs, est disponible en France ; Les tutoriels habituels ; L'annonce du prochain Ubuntu for Phones, ainsi qu'un article dans la rubrique Mon opinion expliquant pourquoi l'« Ubuntu Phone » est, selon l'auteur, voué à l'échec ; Copil, le « petit nouveau », nous parle du Nuage et de ses avantages et inconvénients ; Dans le Labo Linux, Charles McColm présente Tomato, de Polarcloud, qui fonctionne sur divers routeurs...

Bref, un numéro à ne pas manquer.

Si vous en voulez d'autres, avec sans doute moins de coquilles, n'hésitez pas à vous joindre à nous. S'IL VOUS PLAÎT.

Toute l'équipe du FCM-fr

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