Planet


Après avoir eu un serveur de piraté j’ai pu voir les commande qu’avait passé le pirate, sans pouvoir savoir exactement quand il les avait utilisées (Il n’avait pas nettoyé l’historique). J’ai donc cherché sur Internet une solution sans trouver grand chose pour Bash.

Cette modification est totalement anodine pour le système et ne peut entraîner de perte de donnée.

Après avoir acheter un livre sur Bash j’ai trouvé mon bonheur. Il faut absolument avoir la version 3.0 ou plus de bash. Ubuntu Dapper Drake et les version suivante intègre d’office une version supérieur à la 3.0.

?View Code BASH
motarion@cyber-workstation:~$ bash --version GNU bash, version 3.2.39(1)-release (i486-pc-linux-gnu) Copyright (C) 2007 Free Software Foundation, Inc.

Pour activer la date dans l’historique il suffit de lancer la commande suivante:

?View Code BASH
export HISTTIMEFORMAT="%Y/%m/%d @ %T "

Voici le résultat:

?View Code BASH
456 2009/04/18 @ 13:58:32 ping free.fr 457 2009/04/18 @ 13:58:35 ls 458 2009/04/18 @ 13:58:48 spas 459 2009/04/18 @ 13:58:55 history

Attention: cette modification n’est pas persistente et si vous fermez le SHELL actuel la modification sera perdue!

Pour rendre cette modification persistente il y a deux solutions:

  • Modifier le fichier .bashrc de chaque utilisateur
  • Modifier la configuration Globale de Bash

I – Pour la première solution, il faut savoir que les nouveaux utilisateur ne profiteront pas de la modification. Si vous êtes le seul à vous connecter dans ce cas c’est la solution la plus simple. Lancez l’éditeur de texte que vous préférez puis copier la ligne suivante en fin de fichier:

?View Code BASH
export HISTTIMEFORMAT="%Y/%m/%d @ %T "

Édition du fichier:

?View Code BASH
nano .bashrc

II – La seconde solution permet de l’activer pour tout le système, même pour les nouveaux utilisateurs:

?View Code BASH
sudo nano /etc/bash.bashrc

Puis copiez en fin de fichier la commande suivante:

?View Code BASH
HISTTIMEFORMAT="%Y/%m/%d @ %T "

Vous pourrez alors constater que la modification est active pour tous les nouveaux Shell que vous ouvrirez.

PS: Cette astuce fonctionne aussi sur Debian depuis la version Etch bien que le chemin de configuration de bash puisse changer.

Las de mon unique giga de RAM, j'ai décidé de m'acheter quelques barettes afin d'avoir un système un peu plus réactif.

Et quand j'ai vu le prix de la RAM, j'ai craqué sur 2 barettes de 2 Go chacune pour un total de moins de 50€.

Ce que je n'avais pas prévu c'est la limitation d'adressage de la RAM d'un système 32 bits. En effet, alors que 2^32 donne bien 4 Go, impossible d'alouer plus de 3.6 Go de RAM. Il doit bien y avoir une raison obscure la dessous, mais je n'ai pas vraiment chercher.

1ère solution : passer en 64 bits

Si la limitation est dû aux 32 bits, un passage aux 64 bits devrait suffire à résoudre le problème non ?

Oui, mais ma dernière tentative d'Ubuntu 64 bits n'avait pas été très convaincante. En effet, il restait encore plein de logiciels indispensables qui ne fonctionnaient pas ou qui fonctionnaient avec des bidouilles.

Il faudra que je retente un jour, mais là, j'avais la flemme de tout réinstaller.

2ème solution : faire confiance à ubuntu

Mais bien sur ! Linux a plus d'un tour dans son sac !

Le noyau linux d'ubuntu qui est livré à l'installation, le noyau linux-image-generic, est compilé pour profiter jusqu'à 4 Go de RAM mais n'en alloue que 3.6 Go maximum.

Le noyau destiné aux serveurs, quant à lui, est compilé pour profiter jusqu'à 64 Go de RAM. C'est plus qu'il ne m'en faut.

Il suffit donc de l'installer:

Attention, vous allez installer un noyau linux, c'est à dire le cœur de votre système. C'est potentiellement dangereux, si vous ne savez pas ce que vous faites. Vous êtes responsable de vos actes.


sudo apt-get install linux-image-server

Si vous souhaitez revenir, plus tard au noyau generic, il vous suffit de le choisir dans grub, puis de supprimer ce noyau serveur à l'aide de:


sudo apt-get remove --purge linux-image-server && sudo apt-get autoremove

Épilogue

En redémarrant sur mon nouveau noyau linux, le serveur X ne trouvait plus les pilotes nVidia ou plutôt ne devait plus trouver de pilote pour ce noyau.

La réinstallation des pilotes inclus dans les dépots n'a rien donné pour moi. En revanche, l'installation des pilotes via envy a résolu le problème.

django-logo-negative.resized.pngSi la majorité des informations sont disponibles sur la page bitbucket dédiée, il reste cependant quelques zones d'ombre pour les débutants souhaitant s'investir sur django-fr. J'oubliais, pour participer au projet de traduction, nul besoin d'être un cador du python ou autre langage. Ce qui suit se veut être un mode d'emploi pour tous les utilisateurs d'Ubuntu.

Les outils indispensables

  • Un client SVN - sudo aptitude install subversion
  • Un client Mercurial - sudo aptitude install mercurial
  • Les outils python - sudo aptitude install python-docutils
  • Sphinx - sudo easy_install sphinx==0.5 Important : Spécifier bien version 0.5, en effet la version 6 est sujette à quelques erreurs.

Télécharger la documentation officielle

Taper la commande suivante afin de récupérer la documentation officielle, prête à être traduite

svn co http://code.djangoproject.com/svn/django/trunk/docs/ django-docs

Un nouveau dossier "django_docs" apparait sur votre espace /home/votrepseudo/

Télécharger la documentation française

hg clone https://votrepseudo@code.welldev.org/djangofr/ (nécessite une inscription sur le site bitbucket)

Un nouveau dossier "djangofr" apparait sur votre espace /home/votrepseudo/

Choisir la partie à traduire

Comme annoncé en introduction, la page bitbucket et notamment le tableau joint vous permet de choisir une partie de la documentation non traduite. La channel IRC #django-fr sur le réseau freenode vous permet d'entrer en contact directement avec la communauté si besoin.

Vérifier votre traduction

A l'aide de l'outil sphinx, il est assez aisé de vérifier votre travail.

  1. Placer vous dans /home/votrepeudo/djangofr/docs
  2. Taper make html
  3. Si aucune erreur n'apparait, admirer la documentation (via votre navigateur web) créée dans /home/votrepseudo/djangofr/docs/_build. C'est tout simplement génial, votre simple fichier texte vient d'être transformé en une belle page html au couleur de django-fr
  4. Enfin Bonpatron peut vous être utile pour vérifier rapidement si aucune faute de grammaire et d'orthographe ne s'est glissée dans votre texte
  5. hg ci -m "Message de commit" - Envoyer votre traduction

vm2-0.pngLe dernier billet que j'avais consacré à la série des VMware Server 1.xx sur Ubuntu x.xx date du mois d'aout de l'année dernière, depuis pas mal d'eau a coulé sous les ponts... L'installation des produits VMware sur Ubuntu (et sur Linux en générale) n'a jamais été une sinécure (petit rappel). Ces difficultés récurrentes d'installation sur ma distribution préférée à chaque mise à jour de Vmware m'ont quelque peu découragé à la longue et m'ont fait « basculé » du coté de VirtualBox, bien plus simple à installer. Les choses ont l'air d'avoir évolués dans le bon sens avec la branche 2.xx de VMware Server. Les dernières versions respectives de VMware Server (2.0.1) et Ubuntu (9.04 Jaunty Jackalope, beta pour l'instant) s'entendent à merveille puisque l'installation se déroule sans aucune anicroche, rien qu'en suivant la documentation officielle, sans aucune bidouille particulière ! Ce fait est assez rare pour que je le souligne avec ce billet...

attention.png Avertissement : VMware Server n'est pas (plus) une application présente nativement dans les dépôts Ubuntu, ne déroulez la procédure suivante que si vous savez manier les commandes en ligne. Pour info : Les dépendances requises pour l'installation sont toutes présentes dans les dépôts « officiels » Ubuntu

Avant de dérouler le mode opératoire d'installation de VMware Server 2.0.1 sur Ubuntu 9.04 Jaunty Jackalope, quelques nouveautés de la branche 2.xx :

  • Nouvelle interface d'administration : plus simple et plus intuitive, purement Web
  • Gestion des utilisateurs et des autorisations plus fine
  • Support accru des systèmes d'exploitation hôtes et invités : Plus de 30 OS seront désormais supportés, dont les systèmes 64 Bits
  • Noyau amélioré: prend en charge jusqu'à 8 Go de mémoire par machine virtuelle et 2 processeurs virtuels SMP.
  • Prise en charge des périphériques USB 2.0

1. Préparation

Avant toutes chose, il est nécessaires de s'inscrire sur le site de VMware (c'est gratuit) pour obtenir un numéro de série et télécharger l'archive d'installation, c'est par ici : http://www.vmware.com/freedownload/login.php?product=server20. Vous recevrez un Email avec un lien d'activation qui vous permettra d'obtenir un numéro de série et d'accéder à la page de téléchargement.

Créez le dossiers suivants

mkdir ~/src (création du dossier pour l'installation) mkdir ~/vmware (création du dossier pour le stockage des VM)

Installez les paquets nécessaires

sudo apt-get install linux-headers-`uname -r` xinetd build-essential libc6-dev-amd64 lib64gcc1

Les paquets libc6-dev-amd64 et lib64gcc1 permettent de simuler une machine virtuelle 64 bits sur un système d'exploitation hôte 32 bits

2. Installation

Aprés activation à partir du mail de confirmation, rendez-vous à la page de téléchargement et téléchargez l'archive VMware-server-2.0.1-156745.i386.tar.gz dans le dossier ~/src/

vm2-3.png

Puis décompressez l'archive et lancer l'installation :

cd ~/src/ tar -xvzf VMware-server-2.0.1-156745.i386.tar.gz cd vmware-server-distrib ./vmware-install.pl

Répondez par défaut à toutes les questions lors de l'installation sauf à celle de l'emplacement de stockage des machines virtuelles et lors du renseignement le numéro de série obtenu :

In which directory do you want to keep your virtual machine files? [/var/lib/vmware/Virtual Machines] votre_home_directory/vmware Please enter your 20-character serial number. Type XXXXX-XXXXX-XXXXX-XXXXX or 'Enter' to cancel: entrer_ici_le_numero_de_serie

L'installation se déroule, les différents modules se compilent, à la fin de l'opération vous avez les messages suivants :

Starting VMware services: Virtual machine monitor done Virtual machine communication interface done Virtual ethernet done Bridged networking on /dev/vmnet0 done Host-only networking on /dev/vmnet1 (background) done DHCP server on /dev/vmnet1 done Host-only networking on /dev/vmnet8 (background) done DHCP server on /dev/vmnet8 done NAT service on /dev/vmnet8 done VMware Server Authentication Daemon (background) done Shared Memory Available done Starting VMware management services: VMware Server Host Agent (background) done VMware Virtual Infrastructure Web Access Starting VMware autostart virtual machines: Virtual machines done - The configuration of VMware Server 2.0.1 build-156745 for Linux for this running kernel completed successfully.

L'installation est terminée et VMware Server est fonctionnel, avouez que cela change des autres installations...

3. Utilisation

Rendez-vous à l'adresse : http://localhost:8222

vm2-4.png

La première connexion se fait forcement en root, sous Ubuntu l'utilisateur root ne dispose pas de mot passe, il faut lui en donner un :

sudo passwd root

NB : Je vous conseille pour la suite des évènements de configurer un autre utilisateur (le votre) en tant qu'administrateur pour la gestion quotidienne de vos machines virtuelles

vm2-5.png

Le machines virtuelles que vous auriez créés avec la branche 1.xx de VMware Server sont compatibles avec cette nouvelle version, il suffit de les lancer, il est nécessaire pour cela d'installer un plug-in Firefox. Il faut choisir la machine virtuelle que vous voulez lancer puis aller dans l'onglet Console :

vm2-6.png

Vous verrez apparaitre le message suivant :

vm2-1.png

Firefox fera le reste pour vous quand vous cliquerez sur le lien Install plug-in :

vm2-2.png

Sur l'utilisation au quotidien, pas mal de nouveautés, je vous renvoie sur la documentation officielle de VMware, c'est peut être un peu déroutant au début pour les habitués des anciennes versions, mais à la longue on s'y fait et au final cette nouvelle mouture est bien plus puissante !

Bonjour à tous. Cette semaine legreffier nous a préparé un cours qui va en intéresser plus d'un. En effet pour cette troisième session sur le thème Survivre dans son TTY, il sera question sur u-classroom de ZSH (Z Shell), le fameux shell que beaucoup préfèrent à bash pour ses nombreuses fonctions avancées et ses inovations. Ce cours est pour tous niveaux, cependant, vous devez savoir vous servir d'un terminal un minimum (si vous n'êtes pas à l'aise, vous pouvez retrouver une initiation au terminal ici).

Toute l'équipe d'u-classroom vous convie donc autour de legreffier pour ce cours qui aura lieu le Vendredi 17 avril 2009 à 20H30 Heure de Paris (@812 17.04.2009 SIT) sur le canal #u-classroom du réseau Freenode (#u-classroom@irc.freenode.net) (si vous n'êtes pas familier avec irc, vous pouvez vous référer à notre introduction).

  • Intitulé du cours : Survivre dans son TTY #3 : ZSH (Z Shell) le shell unix
  • Niveau : Pour débutant
  • Date : Vendredi 17 avril 2009
  • Heure UTC : 18H30
  • Heure de Paris : 20H30
  • Heure de Québec : 14H30
  • SIT : @812 (17.04.2009)
12 Avril 2009 à 10:50

En vracbuntu via Taltan.Blog.Bkp

En vrac, quelques news autour de Ubuntu qui valent le coup d'être lues, dans le désordre :

Je manipule en ce moment un projet que je peux qualifier de "conséquent" : 414 mo avec un double versionning svn + git.

J'utilise bien évidement Textmate. Quand je cherche une chaîne de caractères dans tout ce bordel - j'ai chronométré - ça met 33 secondes et des brouettes pour un rendu assez moyen.

Grâce à l'ami Bruno, je viens de mettre en place le bundle textmate ack (le README) utilisant la commande ack. La même recherche met maintenant 7 secondes, avec un affichage asynchrone des résultats. Très très très agréable à utiliser !

Je le recommande à tous mes amis utilisateurs de Textmate

cd ~/Library/Application\ Support/TextMate/Bundles git clone git://github.com/protocool/ack-tmbundle.git Ack.tmbundle

Pour tous les autres (forcément linuxiens), installer donc ack himself : http://betterthangrep.com/

ps : dans le rayon bon plan, pour tous les admin sys, dev et autres gens fainéants, je recommande Fabric qui m'est devenu franchement INDISPENSABLE pour tous mes déploiements et commandes à exécuter sur mes serveurs distants. Je ne me connecte plus jamais de moi-même via ssh : je laisse fabric le faire à ma place. C'est GIGANTESQUISSIME !

Cette semaine nous continuons notre thématique avec benj de generation-linux qui va nous présenter un cours dont le sujet sera Introduction au chroot et aux droits de fichiers Unix (chown, chmod). Aucun niveau spécial n'est requis sinon de savoir se débrouiller un peu avec un terminal (si vous êtes débutant en la matière vous pouvez vous référer à cette page). Nous apprendrons donc à utiliser chroot et à créer un système dans notre système ainsi qu'à manipuler les commandes chown et chmod dans le cadre de la gestion des droits de fichier.

Nous avons donc rendez-vous avec benj le Jeudi 2 avril 2009 à 19H00 Heure de Paris (@750 02.04.2009 SIT) sur le canal #u-classroom du réseau Freenode (#u-classroom@irc.freenode.net) (si vous n'êtes pas familier avec irc, vous pouvez vous référer à notre introduction).

  • Intitulé du cours : Survivre dans son TTY #2 : Introduction au chroot et aux droits de fichiers Unix (chown, chmod)
  • Niveau : Pour débutant
  • Date : Jeudi 02 avril 2009
  • Heure UTC : 17H00
  • Heure de Paris : 19H00
  • Heure de Québec : 13H00
  • SIT : @750 (02.04.2009)

Vous pouvez retrouver l'annonce faite par benj lui-même sur generation-linux.

À jeudi :)

Il n’y a pas qu’Excel dans la vie me direz vous, il y a Calc aussi. Oui Calc, le tableur de la suite OpenOffice.org. Si vous êtes un utilisateur acharné et avancé des tableurs, c’est un choix particulièrement adapté tant le nombre d’options est important. Mais en contre-partie, il est lourd, lent, peu ergonomique, bref vite énervant pour une utilisation plus basique. J’entends par là des colonnes de chiffres, quelques graphiques, voir des calculs statistiques assez poussés, ce qui restent pour moi les fonctions essentielles d’un tableur. Gnome développe une suite logiciel, Gnome Office, composée notamment du très bon Abiword pour le traitement de texte et de Gnumeric pour le tableur. Je vais donc vous présenter cette alternative très intéressante, qui est par ailleurs installée de base sous Xubuntu pour sa légèreté.

Installation

Je passe très vite sur l’installation, il n’est pas installé par défaut sous Ubuntu. Je vous laisse parcourir la page de la documentation correspondante pour savoir comment l’installer.

Vitesse/legereté

Le premier point fort de Gnumeric est sa légèreté et donc son temps de chargement très court. Calc est lui connu pour au contraire être vraiment très lourd. A titre de comparaison, j’ai calculé le temps de chargement d’un fichier de taille moyenne dans les 2 logiciels, sur un ordinateur moyennement puissant. Le temps d’ouverture de Calc est d’environ 10 sec (avec l’ouverture rapide d’OpenOffice activée!) contre seulement 3 sec pour Gnumeric! Ca se passe de commentaires… A noter que sur un ordinateur plus performant, le temps de chargement de Calc est beaucoup plus rapide, du coup la différence entre les 2 logiciels se ressent moins.

Interface

L’interface de Calc (et d’Ooo en général) est je trouve assez laide et très peu ergonomique. A force d’essayer de copier bêtement et à la va vite microsoft office, ils ont fait une usine à gaz manquant fortement de cohérence. Gnumeric ne cherche pas à copier Excel ou Calc, mais on reconnait au contraire l’effort de Gnome pour proposer l’interface la plus claire possible. Je trouve ici que le résultat est très réussi! En effet l’interface générale épurée possède des icônes explicites, les menus sont clairs, on a tout sous la main tout de suite. Pour le reste, ça ressemble quand même à un tableur :p Les fenêtres de dialogue sont également très bien faite. La gestion des couleurs (horrible sous Calc), reprend ici le gestionnaire de couleur de Gnome (cohérence et intégration); et je vous présenterai plus bas la gestion des formules et des graphiques en arbre qui est vraiment très bien pensée.

CSV import

L’import de fichier CSV est très bien réalisé sous Gnumeric. L’ouverture d’un fichier CSV classique se fait directement. Cependant si vous souhaitez modifier quelques options, il est possible d’effectuer une importation de fichier texte via le menu Données. Il y a plus d’options disponible que pour Calc et c’est vraiment plus ergonomique. Pour tout ceux qui en on marre de voir Calc importer la moitié des valeurs numériques comme des dates, gnumeric est fait pour vous :p Par contre niveau exportation en CSV c »est un peu limité, je n’ai pas trouvé comment modifier les paramètres (par exemple mettre un autre séparateur que la virgule)…

Fonctionnalités tableur

Gnumeric est avant tout un tableur, et même plutôt un bon. Il fonctionne comme n’importe quel tableur, on entre les valeurs dans des cellules, puis il est possible d’agir dessus via des formules. Gnumeric en possède un nombre assez impressionnant, reprenant la quasi totalité de celles d’excel voir plus! Côté performance de calcul il n’a donc rien à envier à la concurrence. Je dirais même que la concurrence devrait lui envier son superbe outil graphique pour gérer ces formules. Il est généralement pénible de saisir une formule complexe et a rallonge, on s’y perd dans les parenthèses et les points virgules. Mais gnumeric propose un utilitaire appelé Gourou, qui décompose la formule sous la forme d’un arbre, chaque « branche » correspondant aux paramètres d’une parenthèse. Dans l’exemple si dessous, on peut voir toute la puissance de l’outil, c’est vraiment très pratique!

Gourou, l'éditeur de formules de Gnumeric

Gourou, l'éditeur de formules de Gnumeric

D’autres fonctions basiques sont dotées d’interface très bien réalisée. C’est le cas de la recherche qui dispose de 3 onglets :  « Normal » pour entré le terme recherché, « Avancée » pour plus d’options, notamment l’accès aux expressions régulière, et « Occurences » qui affiche la liste des terme trouvé avec leur feuille/ligne/colonne. Il est alors possible de cliquer sur le terme qui nous intéresse pour s’y rendre. C’est un équivalent de F3/Shift-F3 en version graphique et c’est bien pensé!

Le tri de colonne est également très bien fait et différent de Calc, la capture ci dessous parle d’elle même :p

Fenêtre de dialogue pour le tri

Fenêtre de dialogue pour le tri

Encore un truc sympa, la gestion des feuilles du classeur qui permet de verrouiller, masquer et même donner une couleur à chaque feuille très simplement.

Gestion avancée des feuilles du classeur

Gestion avancée des feuilles du classeur

Graphique

Je fais un paragraphe spécial pour la gestion des graphiques, car c’est le point qui m’a sans doute le plus marqué sous Gnumeric. Sous Calc, la création de graphique n’est pas très compliquée en soit, mais pas non plus ergonomique. Il est surtout très pénible de modifier le graphe une fois validé. De plus, ces derniers sont particulièrement moche! Des couleurs affreuses, pixélisés à mort… bref ça fait pas très pro tout ça. Heureusement, Gnumeric répond avec efficacité à toutes ces problématiques! Dans une première étape, on choisit le type de graphe, classique.

graphique étape 1

Ensuite c’est dans la seconde étape que les dev ont eu du génie. Le graphique entier se présente sous forme d’arbre en haut à gauche. Ca paraît compliqué et déroutant la première fois, mais je vous assure que vous maîtrisez tout en moins de 10 min! Le graphique est découpé en « Graph » pour le fond, « Chart » pour le graphique en lui même, il peut y avoir plusieurs « Chart » par « Graph » (c’est là toute la puissance de l’arbre, le nombre de branche est illimité!). Ensuite Chart est découpé en « Backplane » pour le fond gris par défaut, et X-Axis, Y-Axis, pour les deux axes. Je m’arrête là, mais il faut comprendre que chaque catégorie est personnalisable en profondeur. Si c’est une ligne, la couleur, l’épaisseur; si c’est un texte, la couleur, le fond, la police; sachant que toutes les couleurs sont possibles en dégradés, motifs, etc. Des catégories absentes par défaut tel le titre des axes ou la légende peuvent être ajouter très facilement en appuyant sur le bouton « Ajouter ». Les propositions varient selon la branche sur laquelle on se trouve. Par exemple le titre de l’axe ne sera pas ajoutable si l’on se trouve sur la branche gérant les points de la courbe… Au final, le graphe à insérer est de plus de très bonne qualité et beau! Il est même possible d’ajouter des « thèmes » personnalisés pour sauvegarder un design de graphique. Bref le top!

Gestion des graphiques sous forme d'arbre

Gestion des graphiques sous forme d'arbre

Sur l’image ci dessous, j’ai essayé de faire une comparaison entre les graphiques sont Calc et sous Gnumeric, en faisant au mieux coller les styles… La qualité des graphes est sans appel, je vous laisse admirer.

Comparaison des graphiques entre Gnumeric (gauche) et Calc (droite)

Comparaison des graphiques entre Gnumeric (gauche) et Calc (droite)

Compatibilité, format

La compatibilité de Gnumeric est par contre assez discutable. Il gère bien les .xls d’Excel; par contre la gestion des ODS est encore incomplète ce qui est assez pénible.  Je ne les ai pas toutes testées, mais il est possible d’enregistrer en latex, html, csv, xsl, ods, pdf, xml… Le format par défaut est le .gnumeric (original!) qui est un format XML. Si l’on souhaite partager avec quelqu’un qui n’a pas gnumeric, le mieux est pour le moment d’enregistrer en xls, qu’openoffice arrivera aussi à lire. Par contre c’est pas parfait, un peu comme un partage entre un .doc et un .odt, je pense que vous avez l’habitude :p

Extensions

Gnumeric gère tout un tas d’extensions, permettant notamment l’import de nombreux formats, l’ajout de nouvelles formules mathématiques ou statistiques, l’ajout de nouveaux types de graphiques un peu plus spécialisés. Rien d’exceptionnel non plus, mais sachez qu’il est possible de créer ses propres greffons en Python ou en Perl ce qui m’a l’air assez puissant.

Les défauts

Pour rester tout de même objectif, je vous dresse la liste des défauts qui m’ont le plus gênés lors de mon passage à Gnumeric.

  • Il n’y a pas possibilité de répliquer un style.
  • Il n’est pas possible de switcher entre une gestion du point et de la virgule pour les décimales, pas évident quand on bosse sur des documents en français et en anglais. Je crois cependant qu’en modifiant la configuration du clavier dans Ubuntu (et non dans Gnumeric) c’est possible de changer cela. Il y a aussi une astuce expliquée sur la documentation Ubuntu de Gnumeric.
  • Pas de prise en compte du multi-colonne pour copier ou effacer, ce qui veut dire qu’il faut effacer ou copier les colonnes une à une (sauf si elles se collent bien sur)
  • La conversion en ODS est incomplète, ce qui est très dommage quand même. J’espère que ça sera vite implémenté.
  • Pas de possibilité de modifier les paramètres CSV lors de l’enregistrement dans ce format.

Conclusion

Je n’ai pas fait le tour de toutes les fonctionnalités de Gnumeric. Ce logiciel n’atteind certe pas les sommets de fonctionnalités de Calc, mais je trouve que ce qu’il fait, il le fait bien mieux! C’est clair, ergonomique, simple, c’est Gnome quoi! Pour une utilistation assez basique d’un tableur, je le recommande donc chaudement pour son efficacité et sa légèreté. Il est bon de voir que des alternatives viables existent au mastodonte (dans tous les sens du terme) OpenOffice!

Suite à mon rendez-vous au département des finances, j’ai décidé de voir à quel point il était difficile de corriger les différents défauts de GeTax sous Linux. En quelques heures de travail, alors que je n’avais jamais créé de paquet de ma vie, je suis arrivé à une solution qui permet de corriger 100% des défauts relevés dans mon premier article sur le sujet et rapportés chaque année depuis 4 ans.

Aujourd’hui je vous présente donc le résultat de ce travail qui, je l’espère, sera intégré dans les prochaines version de GeTax, mais aussi dans celles des versions des autres cantons de ce logiciel de saisie de déclaration fiscale.

N’hésitez pas à tester ces paquets avec votre distribution préférée et à m’envoyer vos commentaires. Je vous tiendrai au courant si/quand ces modifications auront été intégrée « upstream » ;-) .

 l'installation se fait en un clic

Encore plus facile que sous Windows ou Mac OSX : l'installation se fait en un clic

Modifications

Raccourci .desktop

Un raccourci au standard .desktop est automatiquement placé dans applications->bureautique.

GeTax dispose maintenant d'un vrai lanceur

GeTax dispose maintenant d'un vrai lanceur

Corrections de chaînes de caractères

Quelques fautes d’orthographe (majuscules accentuées) ainsi que toutes les occurrences de Adobe/Acrobat Reader ont été corrigées

Désactivation de la mise à jour automatique

Comme l’installation se fait globalement avec mon paquet, il n’est pas possible d’utiliser le système de mise à jour mono-utilisateur de GeTax ; j’ai donc fait en sorte de désactiver automatiquement les mises à jour. Si ma solution est retenue par le département des finances, le système de mise à jour pourrait simplement télécharger une nouvelle version du paquet d’installation ou bien GeTax pourrait prendre en compte les fichiers mis à jour dans le répertoire personnel de l’utilisateur lorsqu’ils existent (en lieu et place des fichiers installés system-wide). Néanmoins mes paquets contiennent la dernière version mise à jour de GeTax ; c’est à dire une version plus récente que celle téléchargeable sur le site de GeTax.

Paquets

.deb (Debian, Ubuntu, etc.)

Ce paquet pour les distributions utilisant des paquets .deb a été testé avec succès sur Ubuntu 8.4, 8.10, 9.4 32 et 64 bits : téléchargement.

.rpm (RedHat, Fedora, etc.)

Ce paquet pour les distributions utilisant des paquets .rpm a été brièvement testé sur Fedora 10 64 bits : téléchargement.

.tgz

Pour toutes les autres distributions : téléchargement.

Patch

Voici un patch qui décrit les modifications apportées au code de GeTax 2008 : téléchargement.

Conclusion

Ces paquets viennent peut-être un peu tard par rapport aux délais pour rendre sa déclaration d’impôts (à la fin de ce mois), mais si vous avez demandé un délai ou si vous êtes intéressé par le test de ces paquets, je vous remercie de me faire part de vos expériences.

J’espère que GeTax2009 proposera des moyens d’installation aussi simples que ceux présentés ici et que les autres corrections apportées à GeTax pourront être intégrées dans cette prochaine version ainsi que dans les versions des autres cantons. J’attends à ce propos des nouvelles du département des finances et vous tiendrai au courant de la suite donnée à ces patchs et paquets.

Mise à jour 27 juin 2010 : J’ai publié un nouvel article avec mes paquets pour GeTax 2009 créés il y a presque six mois déjà.

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