Planet

Derrière ce titre abracadabrant[1], se cache la courte apologie d'une fonctionnalité bien discrète d'Ubuntu. Et pourtant Ô combien essentielle à mes yeux !

C'est suite à un billet sur «La révolte des accents» sur Formats-Ouverts.org que j'ai décidé d'écrire moi même un billet sur le sujet des accents sous Ubuntu.

Sous GNOME, pour configurer votre clavier il suffit d'accéder au menu Système→Préférence→Clavier. Présentement, c'est l'onglet Agencement qui nous intéresse… Mon clavier est configurer sur Autre, cela correspond à l'agencement ci-dessous :

Image des touches du clavier sous GNU/Linux

Pour expliquer avec un exemple simple la puissance d'Ubuntu sur le sujet, choisisson la lettre `o´ (suivez sur l'image ci-dessus, centre-cliquez pour la voir en plus grand dans un nouvel onglet…) :

  • Un appuis simple sur `o´ donne : o
  • Un appuis sur MAJ + `o´ donne : O
  • Un appuis sur ALT GR + `o´ donne : œ
  • Un appuis sur MAJ + ALT GR + `o´ donne : Œ

Magique non :D ?
Maintenant vous n'avez plus d'excuse pour mettre les accents sur les majuscules ! Mais vous avez également un accès plus facile à une foule de signes :
ø`´¯²¹⋅×→←↑↓↙↘↖↗↔¿…

Ensuite, il vous est aussi possible d'acquérir un clavier Dvorak

Au passage, j'ai toujours été sacrément mauvais en orthographe et en grammaire, mais écrire É ne prend pas vraiment plus de temps qu'écrire E, donc je vous encourage à respecter la langue française autant que vous le pouvez, c'est quelque chose d'important…[2]

Bingo! :

Notes

[1] Hum...

[2] Avis aux détracteurs : L'argot français fait parti du français…

Avoir LE LiveCD qui va bien, celui qui fait juste ce qu’il vous
faut, et rien d’autre, avaec votre propre thème graphique, votre fond
d’écran, ça vous branche ? Tant mieux, car on en parlera Jeudi 05 Juillet sur freenode (canal #ubuntu-fr-classroom) à 20H00, heure Parisienne (18H00 UTC).

Une session en deux parties sera proposée. La première vous
proposera une solution pour installer/desinstaller les paquets que vous
voulez, et changer la configuration par défaut. La seconde, pour les
utilisateurs un peu plus avancés, partira à la découverte de casper, logiciel qui gère le lancement du LiveCD.

Pour préparer la session, pensez juste à télécharger une iso Ubuntu
Desktop quelconque (pour éviter des problèmes de compatibilité,
récupérez la même version que votre système principal).

A jeudi !

via u-classroom

Jusqu'à il y a quelques jours, je m'obstinais, à chaque nouvelle sortie, à ré-installer Ubuntu from scratch[1]. Bon, j'ai décidé d'arrêter de me prendre la tête et de balancer mon carnet de notes (un wiki tiddlywiki) aux orties puis à tirer la chasse. Entre autres bêtises recopiées sur le wiki Ubuntu-fr, on y trouvait ma précieuse liste de paquets. Chacun de ces paquets recèle un vrai trésor, un cadeau divin. Mais la liste en elle même représente, maintenant que j'ai décidé de faire les mises à jour comme tout le monde, que peu d'intérêt. Sauf...

Le set élite[2] que tout GNOME se doit de porter avant de partir à l'aventure dans les terribles instances des grottes de l'expérience utilisateurs ![3]

Ci-dessous, j'indique le nom des paquets en gras, la plupart sont récupérables chez tout marchand d'armes digne de ce nom. Toutefois certains sont plus rares et il vous faudra vous aventurer dans des contrées lointaines (tels que les landes de GetDeb le tueur de Porcinet) pour les looter...

La défense :

  • Le heaume gnome-compiz-manager : qui vous permettra d'accéder à toutes les options de configuration de vos lunettes 3D verte et rouge ;
  • Le collier totem-xine : protège des sorts de feu et des mauvais codecs ;
  • La cape nautilus-actions : qui peut prendre la forme que vous voulez pour ajouter des actions au menu contextuel de votre armure ;
  • L'armure gtk2-engines-murrine : vous permet d'accéder à de beaux thèmes pour votre armure ;
  • Les bracelets cups-pdf : à 5% les ennemis qui vous touchent imprimerons leurs documents dans des fichiers pdf ;
  • L'anneau unique[4] screenlets : il vous permettra de transformer votre armure en une chose infâme, toute clignotante de partout et affichant la météo et la température en temps réel de 12 pays différents ;
  • Les jambières qt3-qtconfig : pour vous protéger des ponctions de mana des applis KDE, et accessoirement configurer leur apparence graphique ;
  • Les bottes nautilus-gksu : indispensables pour pénétrer sur les terrains de boue administrateur.

L'attaque :

  • L'épée beagle : désignez un ennemi et elle le trouvera pour vous (attention toutefois, une mort stupide est si vite arrivée) ;
  • La masse gmountiso : il n'y a pas plus rapide pour monter vos iso (indispensable contre les golems de fer) ;
  • Les fléchettes gnomebaker : avec un peu d'entraînement, il n'y a pas mieux pour graver vos CD anti-démoniste ;
  • Le lasso gnomescan[5] : vous permettra de disposer d'une étoile enflammée toutes les 50h de jeu, et d'un sort pour scanner les plans des donjons ;
  • Les éternuements transmission : refile vos microbes aux ennemis, permet également d'échanger vos fichiers Bit Torrent.

De quoi avoir une arme dans chaque doigt de la main droite.

Bonne chasse :D !!!

Notes

[1] À partir du CD...

[2] Ne pas confondre avec un truc qui vole dans l'espace... ((c) de ma copine... douée non ?)

[3] Attention ce set n'est disponible qu'à partir du niveau 68.

[4] En seulement 2 897 547 exemplaires...

[5] Sponsorisé par Indiana Jones

24 Juin 2007 à 19:24

Putain, y en a qui sont doué ! via Ludoka.net

un screenshot du jeu Crayon Physics

Suite à un article fort intéressant d'Overgame, j'ai testé cet aprèm un petit jeu de Petri Purho.

Le principe est simple, il faut dessiner des formes pour pousser une balle et l'amener vers une étoile. Ce jeu, développé en seulement 5 jours, est tout à fait extraordinaire ! Vous pouvez en apprendre un peu plus en regardant la vidéo en pièce jointe que j'ai faîte pour vous...

Ceci nous rappelle une leçon essentielle : Ce sont des jeux tel que irrlamb (dont le version 0.3 est sortie, top-méga-fun on peut maintenant faire des replays :D !), Frozen Bubble ou Crayon Physics qui permettent la véritable innovation vidéo-ludique ! Je suis convaincu que de tels jeux peuvent faire de GNU/Linux une plateforme de jeu digne de ce nom. Bien sûr, il existe déjà une flopée d'autre petits jeux sous Ubuntu, mais peu d'entre eux trouve grâce à mes yeux : il leur manque la qualité !

Bon, par contre, déception, Crayon Physics n'est pas libre et n'existe que pour Windows. Pour l'installer sous Ubuntu, il vous faut WINE : l'émulation[1] se passe très bien. Alors, si vous voulez jouer à ce jeu, voici la procédure à suivre :

  1. Téléchargez l'exécutable de Crayon Physics ;
  2. Téléchargez MSVCP60.dll (Merci Exalead !) ;
  3. Dézippez le jeu, puis placer MSVCP60.dll à coté de crayon.exe ;
  4. Lancez le jeu avec WINE dans une console (sinon ça marche pas).

Notez également que le son ne marche pas et que le jeu ne se lance pas si on n'occupe pas le son avec autre chose (musique, film, etc).

Franchement, je suis dégoutté, ce Petri Purho est un surdoué !! Cinq JOURS !!

Notes

[1] Oui je sais, WINE truc, mais on se comprend hein ! Pourquoi la ramener sur des bêtises ?

Bazaar est un gestionnaire de version, un VCS en anglais : Version Control System.

Si jamais vous ignorez ce qu'est un gestionnaire de version je ne peux que vous conseiller de vous renseigner sur ce qu'est un gestionnaire de version (la définition sur Wikipedia). Si vous développez souvent et que vous n'en utilisez pas, je vous recommande de lire cet article.

Il existe beaucoup de VCS concurrents de Bazaar : mercurial, CVS, SVN. Le plus connu est certainement svn, je l'utilise moi-même beaucoup car il est très utilisé sur les divers projets auxquels je participe. Je privilégie le 3/4 du temps bazaar, mais ce n'est pas toujours moi qui initie les projets donc...

Bazaar est très à la mode en ce moment car il est très utilisé dans le monde ubuntero. Il est même intégré au célèbre Launchpad. Parmi les nombreuses super fonctionnalités, celles que j'apprécie particulièrement sont :

  • la simplicité de mise en place comparée à svn... Il y a peu de temps j'ai essayé de le faire utilisé par un ami, mais malgré le super tutoriel de David Larlet... il a raté (il est loin d'être débutant pourtant).
  • l'utilisation hors-ligne, chacun fait ses commit dans son coin puis on regroupe le tout.

Il est donc très bien intégré à Ubuntu et est très simple à installer :

sudo aptitude install bzr

Si jamais vous voulez une interface graphique pour vous en servir, il existe une interface GTK :

sudo aptitude install bzr-gtk

Mon projet

J'ai sous le coude au moins un projet à développer à l'aide du framework PHP Code Igniter. Ce projet va être développé à plusieurs, pour l'instant nous sommes deux et d'ici moins d'une semaine nous serons trois. Il est impossible de coder quelque chose à plusieurs sans gestionnaire de version.

Le deuxième avantage cité tout à l'heure est sympa dans ce cas présent étant donné que toutes les personnes qui vont travailler sur le projet n'ont pas tout le temps accès au serveur de l'entreprise.

je rappelle mon précédent article sur Code Igniter qui vous expliquait comment je hiérarchise mes répertoires. Le projet présenté ici est de rentre mon installation de Code Igniter versionnable.

J'ai donc un dossier nommé codeigniter à la racine de mon répertoire personnel dans lequel on trouve :

* application-test-1 * application-test-2 * bambooinvoice. * projet-a-realiser * ci_default_application * ci_system * ci_user_guide

Je ne veux pas me répéter, mais cette configuration me permet, pour une seule copie des fichiers systèmes (ci_system), d'avoir un nombre quelconques d'applications.
Côte-à-côte nous avons donc les applications d'exemples, de tests, voir bambooinvoice (un des plus gros exemples concret de CodeIgniter). J'aime beaucoup travailler ainsi.

Mise en place de bazaar sur notre projet

Revenons dans notre dossier de tout-à-l'heure et initialisons le projet :

bzr init

Le dossier contient maintenant un dossier de plus :

* .bzr * application-test-1 * application-test-2 * bambooinvoice. * application-excellent-exemple * projet-a-realiser * ci_system * ci_user_guide

L'initialisation de bazaar dans le dossier nous crée un dossier .bzr dans lequel on trouve tout ce qui permet de gérer les différentes versions... Pour l'instant il ne contient pas grand chose car nous n'avons pas encore validé le contenu ("commit" en anglais).

bzr status

nous indique qu'il existe un certain nombre de fichiers inconnus, ajoutons les via la commande

bzr add

puis validons les changements avec

bzr commit -m "premier versement"

Il vous sera demandé d'ajouter une explications aux changements effectués. Pour une première initialisation j'ajouterais simplement "premier versement". Vous venez de créer la première révision de votre projet.

Publier votre projet

Le dépôt est prêt. Mais plusieurs cas de figures se présentent...

  1. si vous êtes le seul à travailler dessus et que vous n'avez qu'une seule machine alors c'est bon, vous n'avez rien à faire, juste des commit de temps en temps et votre projet sera enregistré aux moments clés de leurs avancements. Si jamais vous faites de grosses erreurs vous pourrez revenir en arrière...
  2. vous avez votre base de travail sur votre ordinateur et vous désirez publiez votre travail sur une machine que nous appellerons "serveur" qui sera le point central de tous les travaux (c'est ce que propose le launchpad).

Nous allons nous attarder sur le deuxième cas, donc comment envoyer votre travail sur le serveur, comment récupérer ce qui a été modifié par les autres personnes travaillant sur le projet.

Avec la commande précédente bzr commit, vous avez créé la première révision... Plaçons la sur la machine serveur. Je suppose ici que nous allons passer par du ftp sécurisé (sftp), et que le répertoire sur lequel nous allons placer le projet est /home/bast/Codeigniter (il faut noter l'adresse absolue sinon ça ne marche pas).

bzr push sftp://<utilisateur sur le serveur>@<monserveur>/home/bast/Codeigniter

Maintenant vous pouvez travailler en local, faire vos commit de temps en temps.. Mais vous resterez en local. Quand vous voudrez publier votre travail, il faudra suivre un cycle de commande :

bzr merge bzr commit bzr push sftp://<utilisateur sur le serveur>@<monserveur>/home/bast/Codeigniter

Le bzr merge permet de synchroniser le travail en local et sur le serveur, le bzr commit valide les changements dus aux merge, et enfin on publie tout via bzr push.

Récupérer le projet

C'est extrêmement simple et très proche de la commande précédente pour envoyer tout sur le serveur :

bzr branch sftp://<utilisateur sur le serveur>@<monserveur><chemin absolu>

On récupère ainsi la dernière branche du serveur (dernière version du projet courant). Ensuite pour pouvoir travailler dessus et publier son travail, et bien il suffit de faire comme le point précédent, merge, commit et push.

Autre commandes utiles

bzr log

... pour voir l'historique de toutes les modifications

bzr revert -r <un numero de version>

... pour revenir à une version précédente

bzr help <commande> ... pour plus d'information sur une commande bzr, par exemple bzr help revert vous donnera la documentation et des exemples sur l'utilisation de la commande revert.

Conclusion

Voila un premier tutoriel...
Rien de vraiment exhaustif, il manque un gros tas de commande mais je voulais juste montrer un cas concret : ce qui va être utile à mes collaborateurs les mois à venir.

Pour une documentation plus 'documentation', je vous conseille ces quelques excellents liens issus de la documentation francophone de bazaar :

Lorsque je suis passé sous Feisty, il y a trois semaine, j'ai rencontré quelques petits problèmes avec les touches multimédia de mon clavier sous Quod Libet. Pour que tout retourne dans l'ordre, j'ai procédé comme suit :

  1. J'ai téléchargé le plugin de Quod Libet pour les touches multimédia ;
  2. Je l'ai copié dans mon répertoire ~/.quodlibet/plugins/events/ ;
  3. Je l'ai finalement activé dans le menu Greffon de Quod Libet.

Liens :

Je, je, je... Si tu utilisais Rythmbox, couillon, tu n'aurais rien eu à faire...

Je vais essayer de vous présenter dans ce billet les logiciels d'électronique disponibles dans les dépots Ubuntu. Nous allons faire un tour d'horizon en essayant d'être le plus complet possible.

Capa En effet j'ai eu récemment l'envie de me remettre à l'electronique[1]. J'ai donc décidé de chercher un logiciel pour réaliser les schémas de circuit. Mon cahier des charges est le suivant :

  • Logiciel libre[2]
  • Présent dans les dépots ubuntu
  • Facile à utiliser
  • Permettant de réaliser de jolis schémas
  • Intégrant des fonctions de simulation analogique[3]

Voici donc la liste des logiciels que j'ai testé avec mes remarques. Notez quand même que :

  • ça fait des années que je n'ai pas fait d'électronique[4] donc j'ai surement loupé des trucs
  • je ne cherche pas à être exhaustif, si vous connaissez d'autres softs dispo pour Ubuntu, n'hésitez pas à en parler
  • certains tests ont été fait sur une Dapper (ce sera précisé), certaines choses seront alors surement différentes en Feisty
  • pour les simulations, je prendrais comme exemple un circuit très simple, le Pont de Diodes qui permet de redresser un signal sinusoïdal.

Back-ends de simulation

Chip Dans le monde libre il existe principalement deux back-ends qui permettent la simulation de circuits électroniques :

  • gnucap : le projet de GNU
  • spice et dérivés : le plus ancien et répandu. Il a aussi donné naissance à beaucoup de dérivés (ngspice ...)

Gnucap est le seul disponible dans les dépots Ubuntu. ngSpice était disponible en Hoary mais ne l'est plus depuis. Ces programmes sont en ligne de commande et nécessitent un apprentissage de leurs formats d'entrée (nommé netlist) et de sortie avant de pouvoir en faire quoi que ce soit. Nous n'allons pas les étudier ici.

Oregano

Oregano est un logiciel assez jeune mais dont le développement semble plutôt actif. Si vous êtes sous KDE, vous ne couperez pas à l'installation de beaucoup de dépendances Gnome.

Il permet de dessiner des circuits et de les simuler de manière très simple. Il n'intègre pas de simulateur mais se base sur les back-ends gnucap ou ngspice. Il génère la netlist nécessaire, appelle le back-end et met en forme les résultats. Traduit en français, il propose une interface très intuitive et simple d'utilisation. Vous pouvez réaliser votre 1er circuit en quelques minutes.

Par contre c'est un logiciel encore jeune à qui il manque quelques fonctions. Quelques bugs plus ou moins génant sont aussi présents. On ne peut non plus pas exporter d'image du circuit dessiné (mais on peux l'imprimer)

/!\ Cette astuce fonctionnait avec Dapper, mais semble ne plus marcher en Feisty :(
Dans cette version il n'y pas d'inclusion de composants extérieurs pour la simulation (pour les composants qui ne sont pas de base dans gnucap). On peut quand même s'en sortir :

  • une fois le circuit dessiné, afficher la netlist
  • ajouter une ligne comme .include /data/documents/Electronique/lm317.sub
  • cliquez sur le bouton Simuler

Pour finir regardez comme il est beau[5] : Capture

qucs

qucs semble avoir aussi un développement très actif. Il est fournit avec son propre simulateur et n'utilise donc pas gnucap. Son interface (traduite) est encore plus facile à utiliser que Oregano et très puissante. Il semble être pas mal utilisé et il est relativement facile de trouver de la documentation ou des tutoriaux.

Mais gros problème. Impossible de simuler quoi que ce soit avec la version disponible dans Ubuntu ! Même l'exemple tout simple de la documentation plante chez moi. Visiblement, je ne suis pas le seul, voir ce bug sur Launchpad ou ce fil dans les forums officiels.

Heureusement, grâce au commentaire de C. Joubert j'ai trouvé un contournement. Il suffit de lancer qucs en changeant la locale numérique :

LC_NUMERIC=C qucs

Voici donc une capture d'écran : Capture

Pour avoir un aperçu plus complet, regardez par exemple ce tutorial

gEDA / gscheme

gEDA est la suite de logiciels du projet GNU. Son but est d'offrir un environnement complet pour réaliser les circuits, les simuler et dessiner les circuits imprimés. Je n'ai pas cherché à tester cette dernière fonction. gEDA est donc juste une interface pour accéder aux autres applications.

Celle destinée au dessins de schémas est gscheme. Son interface est principalement basée sur des raccourcis clavier. Cela semble déroutant au début mais avec un peu d'entrainement ce fonctionnement devient très pratique. Les schémas réalisés sont d'un rendu très professionel et la bibliothèque de composants disponibles est impressionnante. Il semble très utilisé et il est donc facile de trouver de la documentation. Par exemple sur le wiki gEDA ou même ces très bons tutoriaux traduits en francais.

En ce qui concerne la simulation, il se base aussi sur gnucap ou spice. Mais il n'y a pas d'interface intégrée permettant de simuler en 3 clicks[6]. Vous devez alors utiliser plusieurs logiciels pour affecter les valeurs aux composants, générer la netlist, simuler puis afficher les résultats. De plus si l'intégration de spice est très documentée, gnucap semble aux abonnés absents :(

Pour finir, une capture et un export en PNG du désormais habituel pont de diodes :
Capture Export

kicad

kicad est une suite logicielle déstinée à la réalisation de shémas et circuits imprimés. Il n'est dans les dépots ubuntu que depuis la sortie de feisty. Sachez tout de suite que c'est un logiciel de très grande qualité qui plus est développé par le Français J-P Charras enseignant chercheur.

D'une ergonomie parfaite, il ne permet pas la simulation mais génère des fichiers netlist que vous pouvez donner à manger à spice. Il dispose en outre d'un module de visualition 3D de vos circuits de toute beauté. Inutile donc absolument indispensable :)

Notez quand même un petit bug dans ubuntu, les fichiers d'aide ne sont pas accessible à partir de l'interface de kicad. Vous les trouverez dans /usr/share/doc/kicad/help/fr si vous avez installé le paquet kicad-doc-fr.

Enfin une capture d'écran un peu chargée car j'ai voulu tout vous montrer : Capture

Autres logiciels

Voici quelques autres logiciels que j'avais testé sous Dapper mais qui ne m'ont pas emballé pour diverses raisons. Je ne les ai donc pas ressayé en Feisty mais les cite quand même pour mémoire.

Electric

electric est un logiciel assez ancien mais très (trop ?) puissant. Son interface est ... rustique. Il permet de dessiner des schémas de circuits, des circuits imprimés mais aussi des circuits intégrés ! C'est le seul que j'ai essayé capable de faire cela.

Il permet la simulation via plusieurs moteurs externes ou un moteur interne. Je n'ai pas réussit à en tirer grand chose mais c'est surement un logiciel qui ravira ceux qui ont ces besoins particuliers.

Capture

XCircuit

XCircuit propose une approche un peu différente des autres logiciels. Il est beaucoup plus orienté dessin que juste placement de composants. Son interface et son ergonomie paraissent un poil antédiluviennes. Il permet d'exporter des netlists et des fichiers postcript[7]

Capture

Dia

Dia est un logiciel permettant de dessiner des diagrammes. Il dispose de nombreuses bibliothèques de symboles que vous pouvez intégrer dans vos schémas et parmi celles-çi, des composants électroniques. Il ne dispose d'aucune fonction propre à l'électronique comme l'export de netlist, mais si vous cherchez juste à dessiner quelques schémas il peut tout à fait vous suffire.

Capture

Conclusion

Voila pour ce petit tour des logiciels d'électronique sous Linux. Il resterai beaucoup à dire sur d'autres logiciels tels que ceux spécifiquement destinés à la création de PCB. Il en existe aussi beaucoup permettant de faire de l'électronique numérique[8]. Je pense d'ailleurs bientôt m'attaquer aux logiciels destinés aux microcontroleurs.

Voila, pour finir, félicitations à ceux qui ont tenu jusqu'au bout ;) et n'hésitez pas à me signaler les logiciels que j'aurais pu oublier.

Notes

[1] comme si j'avais pas déjà assez galéré à l'école

[2] Je ne parlerai donc pas de Eagle ni de faire tourner quoi que ce soit avec Wine

[3] l'électronique numérique reviendra peut-être en deuxième semaine

[4] en particulier analogique

[5] Hum le résultat de la simulation est assez étrange

[6] oui, je suis un gros fainéant

[7] J'avais noté deux bug en dapper et edgy : #42976 et #75456

[8] je ne résiste d'ailleurs pas à linker ce joli compteur à bascule que je me suis amusé à faire avec KLogic

vous avez voulu passer de dapper > edgy, ou de edgy > feisty...?
c'est malin, maintenant le pc ne démarre plus

c'est grave docteur ?

Ben en fait, pas vraiment...heureusement que vous utilisez un système d'exploitation performant :)

j'ai eu par 3 fois récemment l'occasion de réparer des install plantées pendant la mise à niveau ubuntu 6.10 > ubuntu 7.04, récupérées a chaque fois

une première fois à priori à cause des drivers nvidia installé via envy, au passage, je déconseille fortement l'utilisation de ce genre de scripts sensés simplifier les choses et qui au final les rendent plus compliquées

et une autre avec un gus (il se reconnaitra) qui trouvait que c'était trop long et qui a interrompu la MAJ pour la reprendre le lendemain, évidemment, le pc n'a pas rebooté :-p

En pratique le principe est très simple, il suffit de se munir d'un live CD, et de booter dessus

ouvrir un terminal et repérer la partition racine du système avec fdisk

$sudo fdisk -l

Disque /dev/sdc: 81.9 Go, 81964302336 octets
255 têtes, 63 secteurs/piste, 9964 cylindres
Unités = cylindres de 16065 * 512 = 8225280 octets

Périphérique Amorce Début Fin Blocs Id Système
/dev/sdc1 1 1275 10241406 83 Linux
/dev/sdc2 1276 1414 1116517+ 82 Linux swap / Solaris
/dev/sdc3 1415 8049 53295637+ 83 Linux
/dev/sdc4 8050 9964 15382237+ 83 Linux

dans cet exemple sdc1

on va ensuite monter cette partition...
commencer par créer le repertoire de destination


sudo mkdir /mnt/sdc1

et monter la partition


sudo mount /dev/sdc1 /mnt/sdc1

monter ensuite /proc dans ce repertoire (étape qui s'est révélée indispensable pour débloquer la mise a niveau de powernowd), et recopier le resolv.conf pour profiter de la connection internet

sudo mount -o bind /proc /mnt/sdc1/proc
sudo cp /etc/resolv.conf /mnt/sdc1/etc/resolv.conf

enfin, chrooter sur le systeme planté


sudo chroot /mnt/sdc1 su

voilà, vous etes maintenant root dans le systeme planté
Commencez par vérifier que les dépot pointent bien vers feisty avec


apt-get update

et finir la migration avec


apt-get dist-upgrade

si besoin, désinstaller/réinstaller les paquets bloquants avec aptitude, vérifiez la présence des paquets ubuntu-base, ubuntu-minimal, ubuntu-desktop
Il est souvent nécessaire de relancer la commande dist-upgrade à de nombreuses reprises, c'est normal, insistez longuement apres avoir viré tous les paquets bloquants puis après les avoir réinstallés

Pour éditer les fichiers, utilisez nano (éditeur de texte dans le terminal)

bon courage :D

05 Juin 2007 à 10:16

Et la feisty, alors ? via Breizh ardente

oui oui, promis, l'adaptation du tuto pour la feisty arrive bientôt...

je ne me suis pas fatigué à le refaire pour edgy, mais pas mal de nouveautés sont arrivées dans l'installeur de la feisty qui de révèle aussi encore plus simple d'usage une fois installée.

Je pense qu'elle mérite donc une place sur ce blog, même si on retrouve maintenant pas mal de tutos illustrés en ligne, juste histoire de continuer a faire vivre le site

Les captures sont prêtes, il ne reste qu'un peu de rédaction à revoir

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