Planet

20 Décembre 2015 à 18:20

Pour les Fêtes de fin d'année via Full Circle Mag FR

Bonjour à toutes et à tous !

Vous trouverez sous le sapin, ou en cliquant directement sur la photo de couverture ad hoc, une ribambelle de numéros : trois Numéros spéciaux LibreOffice et le numéro 103, celui de novembre 2015, du magazine.

NSLibreOffice4.pngNSLibreOffice5.png NSLibreOffice6.png

couverture103fr.png

Mon petit doigt me dit que vous aurez de quoi lire dans ce numéro :

  • Des tutoriels à go-go : Python, LibreOffice, LaTeX (pour des bibliographies), Inkscape et un article qui détaille les calendriers de l'Avent (?!) pour les geeks qui veulent s'exercer à la programmation ! ;
  • Une imprimante 3D à construire soi-même pour pas trop cher (Labo Linux) ;
  • Une critique de The Book of GNS3 ;
  • Une présentation des codes QR, comment les « écrire », les lire et même les enjoliver - savez-vous qu'ils peuvent contenir des paragraphes de texte ? ;
  • Enfin, l'histoire de ma propre expérience avec PhotoRec (Mon histoire) : tout n'était pas rose, mais, à la fin, les résultats étaient là ...

Avec nos meilleurs vœux pour d'excellentes fêtes !

Toute l'équipe du FCMfr dont :

Pour les numéros spéciaux, d52fr, Bab et moi

Pour le numéro 103 :

  • Le scribeur, Bab
  • Les traducteurs, AE, d52fr, erlevo et frangi
  • Les relecteurs, Bab, d52fr, Ekel, erlevo et moi-même, AuntieE

J’explique dans cet article comment migrer ses données sur deux disques récents : un SSD pour les partitions systèmes et un disque de grande capacité (3 To) pour la partition home et les autres partitions. Cela me permet d’aborder deux sujets à propos du partitionnement : les volumes LVM2 et les tables de partitions GPT.

J’ai voulu tester les possibilités offertes par LVM (logical volume management) et sa souplesse de gestion des tailles des partitions sur mon ordinateur de bureau. Pour l’utilisation que je compte avoir de ces nouveaux disques, il me semble que c’est la meilleure solution. Le but est de pouvoir facilement ajouter, supprimer et redimensionner une partition système (que je monte en /) tout en profitant des performances et de la rapidité d’accès des fichiers sur un SSD. J’aime tester de nombreuses distributions en multi-boot sur mon ordi et pouvoir changer de version, sans toucher à mes données qui restent dans la partition /home, sur un disque dur standard.

Un peu de théorie pour mieux comprendre pourquoi j’ai choisi GPT et LVM2 pour mes nouvelles partitions.

Les avantages de GPT (GUID Partition Table) :

– Contrairement à une table de partition MSDos (MBR : master boot record) limité à 4 partitions primaires (ou 3 partitions primaires et 1 étendue), la création d’une table de partition GPT permet d’ajouter jusqu’à 128 partitions et de passer la barrière qui limite la taille à 2,2 To sur un même disque.

– Chaque disque et chaque partition utilise un identifiant unique (UUID : Universally Unique IDentifier).

– Une seconde table de partition (backup) est écrite sur le dernier secteur logique du disque : permet une récupération des informations en cas de problème sur la première table de partition.

Important : les disques récents utilisent un formatage aligné sur des secteurs de 4 Ko (8 x 512 octets) noté HD AF (Advanded Format), de manière à optimiser l’espace disque et les taux de transfert. Les outils de partitionnement linux (fdisk, gdisk, parted et gparted) alignent automatiquement les partitions avec des secteurs de 4 Ko. Ce qui signifie que la première partition commencera toujours au secteur 2048.

Pour installer le gestionnaire de démarrage GRUB sur un disque GPT, vous devez réserver une partition avec le drapeau (flag) « Bios Boot » ou « Bios Grub » du type « EF02 ». On utilisera l’espace inoccupé entre les secteurs 34 et 2047 du disque pour cela.

Voir les pages https://wiki.archlinux.org/index.php/GUID_Partition_Table et https://wiki.archlinux.org/index.php/GRUB#GUID_Partition_Table_.28GPT.29_specific_instructions pour plus de détails.

Passons à la pratique, voici comment j’ai procédé :

– Avant d’éteindre le PC pour installer physiquement les nouveaux disques, on installe les paquets lvm2, gparted et gdisk : 

sudo apt-get install lvm2 gparted gdisk

– on démarre l’ordi et on commence par bien repérer les noms des disques et des partitions avec l’utilitaire graphique GParted (Gnome Partition Editor), exemple :

Gparted-sdaIl ne s’agit pas de faire d’erreur au moment de créer les partitions. Pour ne pas écraser vos données existantes, je vous conseille de faire des copies d’écran pour chaque disque et de les coller dans un document LibreOffice que vous créez pour l’occasion. Vous avez ainsi toutes ces données sous la main. Une autre bonne idée est de donner un nom à chacune de vos partition. Uniquement si la partition est démontée, vous pouvez modifier l’étiquette avec GParted (click droit, Etiquette). Faites-le avec un liveCD ou une clé USB bootable, GParted est installé par défaut sur les ISO Ubuntu.

La suite des opérations s’effectue avec les privilèges de l’utilisateur root, administrateur du système. Ouvrez un terminal et tapez : sudo -i

– On utilise l’outil Gdisk pour créer une table de partition GPT, (adaptez le nom du disque, ici /dev/sdc, à votre cas particulier) : les commandes à taper après le prompt de gdisk sont :

x (mode expert), l (set the sector alignment value), 1, m (retour au menu nornal), n (ajouter une nouvelle partition), 1 (premier secteur), 2047 (dernier secteur), EF02 (type de partition), p (affiche les changements), w (enregistre la nouvelle table de partition et quitte gdisk). J’ai mis en gras les commandes à taper :

root@Desktop-P5QL-E:~# gdisk /dev/sdc
GPT fdisk (gdisk) version 0.8.8
Partition table scan:
MBR: not present
BSD: not present
APM: not present
GPT: not present
Creating new GPT entries.
Command (? for help): x
Expert command (? for help): l
Enter the sector alignment value (1-65536, default = 2048): 1
Expert command (? for help): m
Command (? for help): n
Partition number (1-128, default 1):
First sector (34-320173022, default = 34) or {+-}size{KMGTP}: 34
Last sector (34-320173022, default = 320173022) or {+-}size{KMGTP}: 2047 Current type is ‘Linux filesystem’
Hex code or GUID (L to show codes, Enter = 8300): EF02
Changed type of partition to ‘BIOS boot partition’
Command (? for help): p
Disk /dev/sdc: 234441648 sectors, 111.8 GiB
Logical sector size: 512 bytes
Disk identifier (GUID): 86C5440D-9CAF-4948-A1C2-AC567E61AF75
Partition table holds up to 128 entries
First usable sector is 34, last usable sector is 234441614
Partitions will be aligned on 1-sector boundaries
Total free space is 234439567 sectors (120 GiB)
Number Start (sector) End (sector) Size Code Name
1 34 2047 1007.0 KiB EF02 BIOS boot partition
Command (? for help): w
Final checks complete. About to write GPT data. THIS WILL OVERWRITE EXISTING PARTITIONS!!
Do you want to proceed? (Y/N): y
OK; writing new GUID partition table (GPT) to /dev/sdc.
The operation has completed successfully.

 

Pour ne pas rendre ce post trop long et trop indigeste, je décrirai en détail la création et la gestions des partitions logiques LVM2 dans un prochain article.

Flattr this!

Mise à jour 3 décembre 2015 : Framasoft co-signe, avec de nombreuses associations et syndicats, un communiqué de presse dénonçant un partenariat indigne des valeurs affichées par l’Education Nationale.

C’est depuis les années 1970-1971 que le gouvernement français élabore et met en œuvre des plans informatiques (« numériques » dit-on aujourd’hui) pour l’Éducation Nationale. L’année la plus marquante, qui a fini par introduire vraiment des ordinateurs entre les murs de nos écoles, ce fut 1985 avec le lancement du plan Informatique Pour Tous (IPT) par L. Fabius.

La firme Microsoft a petit à petit avancé ses pions au cœur de l’Éducation nationale et, depuis lors, nous assistons à des accords réguliers entre le ministère et Microsoft, chiffrant l’usage de ses produits à plusieurs millions d’euros à chaque fois… avec un succès pour le moins mitigé. À tel point que les citoyens se sont récemment mobilisés autour de cette question en plébiscitant l’usage de logiciels libres dans les services publics lors de la consultation numérique initiée par la ministre Axelle Lemaire.

Et pourtant, comme un pied de nez à cette consultation, la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a signé pas plus tard qu’hier un énième accord avec Microsoft. 13 millions d’euros pour s’assurer que les collégiens et collégiennes utilisent quotidiennement des logiciels et comptes Microsoft (quitte à fournir les tablettes). Cet argent servira donc à épier le comportement des élèves (pour leur fournir un « service personnalisé ») ainsi qu’à la formation de leurs enseignant-e-s à ces logiciels privateurs.

Tweet (im)pertinent et parodique de JcFrog en réaction à cette annonce

Tweet (im)pertinent et parodique de JcFrog en réaction à cette annonce
https://twitter.com/jcfrog/status/671394109974814720

En somme, un pas supplémentaire est donc effectué par Microsoft dans le monopole de l’informatique à l’école, jusqu’à saturer les élèves et les enseignants de solutions exclusives, centralisant et analysant les données des élèves selon des algorithmes dont le ministère n’a pas réclamé les clés (pas d’engagement à l’interopérabilité, ni à l’ouverture du code source).

Or, les enseignants ne manquent pas pour expérimenter et mettre en œuvre des solutions basées sur des logiciels libres. Des solutions plus ouvertes, plus malléables, et plus efficaces pour atteindre les objectifs d’un réel apprentissage de l’informatique par les élèves et une appropriation des outils dans leurs diversités et leurs logiques. Par exemple, les tablettes Tabulédu sont une solution pensée pour les classes de primaire dans le respect des données et des libertés des élèves.

Tabulédu en image.

Tabulédu en image.

Pour le collège, c’est en Espagne qu’on peut trouver de l’inspiration. En Mai 2014, le Framablog publiait Fin du support XP, un collège espagnol migre vers Ubuntu. Ce samedi 24 novembre 2015, Fernando Lanero, l’enseignant à l’origine de cette migration était invité à l’Ubuntu party parisienne pour y donner une conférence, interprétée dans sa version Francophone par Framasoft en la personne de Genma.

Dans son discours, Fernando nous montre que la migration n’est pas une question technique (une personne ayant les compétences et le temps peut le faire), mais bel et bien un enjeu d’éducation. Quel modèle d’éducation voulons-nous pour les enfants ? Quelles valeurs souhaitons nous leurs transmettre ? Les valeurs du logiciel propriétaire et privateur, pour lequel copier c’est voler, comprendre c’est tricher ? Ou bien celles du logiciel libre, celle du partage et de l’appropriation des connaissances ?

Le texte ci-dessous est une synthèse de son discours, reprenant les principales idées.

Ubuntu pour libérer les écoles – Linux pour l’éducation

Utiliser Ubuntu au sein d’une école augmente grandement les ressources éducatives et emmène les élèves au sein d’une nouvelle dimension éducative.

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Pourquoi choisir le logiciel libre ?

Le logiciel libre, c’est non seulement une question technique ; mais il s’agit avant tout d’une question d’éthique, sociale, et politique. Ces aspects-là sont beaucoup plus importants que l’aspect technique.

Pour des raisons techniques :

  • auditable : toute personne qui en a les connaissances peut lire le code source du logiciel libre ;
  • résistant aux malwares : en optant pour Linux, les virus informatiques, la dégradation du système et de nombreux problèmes techniques divers ont disparu instantanément ;
  • sain et sécurisé : parfait pour un usage par des enfants ;
  • il permet de réutiliser du matériel. Ubuntu est en général bien plus performant que Windows sur du vieux matériel, nous n’avons pas de nécessité à être constamment en train d’acheter du nouveau matériel ;
  • un grand support via sa communauté.

Ce changement permet également à l’école économiser de l’argent. Ne pas avoir à acheter des licences pour les systèmes d’exploitation propriétaires, les suites bureautiques et des outils anti-virus a déjà permis à l’école d’économiser environ 35 000 euros dans l’année 2014-2015.

« Évidemment, il est beaucoup plus intéressant d’investir cet argent dans l’éducation. »

Pour des raisons non-techniques :

  • augmentation de la dimension éducative de l’Informatique ;
  • la liberté du logiciel joue un rôle fondamental dans l’éducation ; le logiciel libre diffuse la connaissance humaine ;
  • le logiciel libre soutient l’éducation, le logiciel propriétaire au contraire l’interdit ;
  • il y a transmission d’un esprit de collaboration et de coopération ;
  • le code source et les méthodes du logiciel libre font partie de la connaissance humaine. Au contraire, le logiciel propriétaire est secret, la connaissance restreinte, ce qui est à l’opposé de la mission des établissements d’enseignement ;
  • pour plus de cohérence avec les valeurs de l’école. Le choix du logiciel libre est non seulement une question technique ; il est également une question d’éthique, sociale et politique.

« La liberté et la coopération sont des valeurs essentielles du logiciel libre. Le système GNU implémente la valeur du partage ; le partage étant bon et bénéfique au progrès humain. »

Avec quoi ?

  • les logiciels libres permettent de comprendre notre environnement technique quotidien ;
  • les logiciels libres sont une forme d’éducation en eux-mêmes, d’une certaine façon ;
  • Ubuntu offre une large gamme de logiciels éducatifs et de matériels certifiés ;
  • Ubuntu fournit un accès sécurisé et accessible aux étudiants, enseignants et administrateurs scolaires.

Quand changer ?

Maintenant.

  • Windows XP est un système propriétaire et obsolète ;
  • la majorité des problèmes rencontrés avant la migration étaient liées à la transmission des virus via les clefs USB utilisées pour les documents.

« Pourquoi amener Ubuntu à l’école ? Parce que les enfants sont l’avenir d’une société. S’ils savent ce qu’est Ubuntu, ils seront plus “ouverts” et plus “libres” quand ils deviendront adultes. »

Pour qui ?

  • pour les élèves les enfants sont naturellement curieux, ils ne sont pas du tout réticents au changement car ils cherchent la nouveauté et le changement ;
  • pour les enseignants et professeurs

« Quand un professeur enseigne avec une application propriétaire, il est face à un véritable choix. Il oblige les élèves à acheter des logiciels ou à les copier illégalement. Avec les logiciels libres, les professeurs ont le contrôle de la situation et ils peuvent alors se concentrer sur l’éducation. »

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Comment migrer ?

  • impliquer au sein du projet les personnes qui croient dans ce modèle d’éducation globale ;
  • solliciter la communauté du logiciel libre ;
  • utiliser toutes les ressources disponibles.

Quelles étapes ?

  • prendre une grande inspiration : une migration ce n’est pas facile et vous trouverez face à beaucoup plus de problèmes que vous n’imaginiez au début ;
  • évaluer les besoins, les coûts, les économies ;
  • commencer les migrations doucement, très doucement. Commencer en remplaçant programmes propriétaires sur Windows par du logiciel libre. Le changement pour Ubuntu se fera de façon naturelle ;
  • former les enseignants à l’utilisation d’Ubuntu et des nouvelles applications ;
  • faire de la pub (beaucoup) Vous devez expliquer ce que vous faites et pourquoi c’est une bonne chose.

Construire ?

Choisir la bonne option pour les besoins de votre école n’est pas facile, mais la mettre en œuvre est encore plus difficile :

  • évaluer les machines que vous allez migrer et la prise en charge du matériel ;
  • choisir la bonne version d’Ubuntu (envisager par exemple l’usage de la version dédiée à l’éducation, Edubuntu) ;
  • utiliser la même interface graphique sur chaque ordinateur ; l’interface utilisateur doit être homogène ;
  • il faut adapter la distribution aux besoins scolaires et toujours garder à l’esprit les besoins de l’école. Le plus important est l’expérience de l’utilisateur final ;
  • il faut toujours garder en tête que les utilisateurs finaux, ce sont les élèves. Ce qui compte vraiment, c’est leur éducation. Les changements doivent donc se concentrer sur eux. Le passage au logiciel libre doit permettre d’améliorer leur éducation.

Rappelez-vous, nous ne nous battons pas contre Microsoft. Nous nous battons contre une mauvaise expérience éducative. Notre mission est de diffuser la connaissance humaine et de préparer les élèves à être de bons membres de leur communauté.

Résultats de cette migration

Ce sont :

  • plus de 120 ordinateurs migrés durant 2014-2015 ;
  • plus de 1 200 étudiants ayant un contact avec Ubuntu par an ;
  • autour de 35 000€ qui ont pu être investis dans l’éducation, et non plus dans des licences Microsoft ;
  • des ordinateurs plus fiables et donc cela laisse plus de temps pour faire de l’éducatif.

« L’open source est une puissante alternative aux logiciels propriétaires. La preuve en est que de nombreuses municipalités, de gouvernements et d’entreprises sont en train d’adopter les solutions open source. Il est donc temps que les écoles et les universités fassent de même. »

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Merci à Fernando Loreno pour son partage d’expérience,

Et à Genma pour la traduction.

Chère Éducation nationale…

Via son fil Twitter, le ministère incite le monde du Libre à proposer des solutions… en feignant d’oublier que cela fait des années que les acteurs du Libre s’échinent à se faire entendre des décideurs politiques.

Cher ministère… mais surtout chères académies, rectorats, enseignant-e-s et personnel encadrant : ces solutions existent déjà et vous êtes à l’origine de nombre d’entre elles. Nous nous permettrons simplement d’en énumérer quelques unes avec ces liens :

Cette liste est loin d’être exhaustive.

Il faut changer de paradigme

“Il faut changer de logiciel”, dirait-on dans la novlangue actuelle. Au-delà de la question – importante – de l’usage des logiciels libres à l’école, et des coûts de migration, l’Éducation Nationale doit se poser la question de son rôle : former de futurs citoyens éclairés libres de leurs opinions et de leurs choix, ou de futurs travailleurs-consommateurs ? Sous-traiter à Microsoft (ou Apple, ou Google) le champ du numérique éducatif, c’est refuser aux élèves la capacité d’être acteurs du numérique de demain, en leur proposant uniquement une place de figurants.

L’enjeu central se porte aujourd’hui sur les valeurs que l’école souhaite porter : le Ministère de l’Éducation Nationale est il prêt à encourager réellement le développement des ressources libres à l’école ? En accompagnant les enseignants à publier sous licence Creative Commons, en travaillant avec les communautés pour améliorer les logiciels existants ou en créer de nouveaux, en se positionnant clairement du côté du bien commun et du partage de la connaissance, etc.

Ou préfère-t-elle laisser la place à des acteurs – spécialistes de “l’optimisation fiscale” – dont l’objectif n’est pas l’émancipation des élèves et enseignants, mais au contraire leur enfermement dans des usages et des formats leur permettant de faire perdurer une économie de la rente ?

24 Novembre 2015 à 17:57

Sortie du numéro 102 via Full Circle Mag FR

Bonjour à toutes et à tous !

Le numéro 102, celui d'octobre 2015, est fin prêt en français. Vous pouvez le visionner ou le télécharger sur notre page Numéros ou le télécharger en cliquant directement sur la photo de couverture ci-dessous.

issue102fr.png

Parmi les nouveautés de ce mois-ci, il y a - notamment :

  • Un article sur comment avoir le beurre et l'argent du beurre : Windows 10, UEFI et Linux sur une même machine ;
  • Un tutoriel sur la création d'une installation minimale étoffée selon vos propres souhaits ;
  • Et, dans Linux Lab, l'effacement d'anciens disques durs de façon draconienne nous est détaillé par Charles !

À part ces intéressants articles fouillés, il y a les bonnes rubriques habituelles et même une critique littéraire sur Data and Goliath de Bruce Schneier, un des véritables gourous de la sécurité...

Bonne lecture !

Toute l'équipe du FCMfr, dont

  • Le scribeur : Bab
  • Les traducteurs : AE, (c'est moi), d52fr, erlevo, fredphil91 et lejimi
  • Les relecteurs : Bab, d52fr, erlevo et moi-même, AuntieE
15 Novembre 2015 à 11:20

Pourquoi je suis passé à Travis CI via kmelia

travis-ci-logo

J’ai déjà écrit un article sur Magnum CI et je trouve ce projet vraiment bien. Mais le problème, c’est que depuis un moment le service s’est dégradé : les serveurs tombent en rade et je n’ai plus de réponses aux demandes de support.

J’ai refait plusieurs fois mes projets pour qu’ils utilisent le meilleur de la plateforme, mais la dernière fois j’ai laissé tombé : je suis passé à Travis CI !

Mais Travis CI ne fonctionne qu’avec Github (snif), qu’à cela ne tienne je l’utiliserai avec Bitbucket 😉

Mise en place

Bitbucket vers Github

On va utiliser la fonctionnalité « miroir » de Git, pour créer et mettre à jour un dépôt sur Github depuis Bitbucket :

# create mirror from Bitbucket.org git clone --mirror https://bitbucket.org/<user>/<repository>.git cd <repository>.git # set remote push to Github.com git remote set-url --push origin git@github.com:<user>/<repository>.git # mirror Bitbucket.org to Github.com git fetch --prune origin && git push --mirror

Pour mettre à jour le dépôt, il suffit de relancer la commande surlignée. Vous pouvez donc aisément laisser tourner un script sur votre machine Ubuntu, afin d’avoir des mise à jours en temps réel.

On peut aussi imaginer mettre un Webhook sur Bitbucket qui indique à votre machine qu’une mise à jour doit avoir lieu 😉

Instructions à lancer

Le gros avantage de Travis CI, c’est de pouvoir tester son code sur plusieurs versions de PHP et ça c’est vraiment royal ! On peut réellement maitriser les tests unitaires de son projet.

Voici un exemple de configuration pour le projet Fresh Symfony :

language: php php: - 5.4 - 5.5 - 5.6 branches: only: - master - develop - release/2.3_LTS env: global: - COMPOSER_CACHE_DIR=.composer-cache/ script: sh phing.sh phpunit.run

Prenez le temps de lire la documentation officielle qui est très bien faite, ainsi que les spécificités par langage, par exemple pour PHP.

Résultat

On obtient une validation des tests unitaires sur l’ensemble des versions de PHP souhaitées, avec également une vue détaillée des autres branches du dépôt Git sélectionnées.

travis-ci-1

29 Octobre 2015 à 17:37

Sortie du numéro 101 via Full Circle Mag FR

Bonjour à toutes et à tous !

L'équipe française du magazine Full Circle est heureuse de pouvoir vous proposer le numéro 101, celui de septembre 2015, la veille de la sortie du numéro 102 en anglais. Juste à temps ! Mais il faut dire que nous travaillons en parallèle sur un Numéro spécial consacré à GIMP. Bref ! Vous pouvez télécharger le 101 sur notre page Numéros ou en cliquant directement sur l'image ci-dessous :

issue101.png

Comme d'habitude, c'est un numéro plein d'articles intéressants, sans parler des rubriques habituelles :

  • des tutoriels, dont LibreOffice, Inkscape, création d'un site Web et, bien entendu, celui signalé sur la couverture ;
  • un test de Drupal 7 sur Ubuntu Server ;
  • et, ce qui a bien intrigué notre équipe, un long article sur les émulateurs de jeux de console rétros, accompagné de la présentation du jeu The Talos Principle qui récolte 5 étoiles dans le FCM et des critiques élogieuses partout.

En attendant le prochain, ainsi que le Numéro spécial dédié à GIMP, nous vous en souhaitons bonne lecture.

  • Le scribeur : d52fr
  • Les traducteurs : alanward (qui a traduit son article sur la mise à jour de logiciels sous Ubuntu), AE, d52fr, erlevo, lejimi
  • Les relecteurs : Bab, d52fr, Ekel, erlevo, lejimi et moi, AuntieE.

Comme vous pourrez le constater, il reste de la place pour VOUS !

Ce week-end, problème inconnu au démarrage de mon Ubuntu 12.04, le symptôme étant un plantage de LightDM avec un retour sur la console virtuelle.

La première chose que je teste, c’est de redémarrer LightDM qui a du planter 😉

sudo service lightdm restart

Mais rien n’y fait.

Inspection

Il faut alors chercher du côté des logs d’erreurs pour avoir une explication :

  • le premier point d’entrée : /var/log/lightdm/lightdm.log,
  • mais aussi ce fichier de log récent : /var/log/lightdm/x-0.log.

On peut alors lire :

Error: API mismatch: the NVIDIA kernel module has version XXX, but this NVIDIA driver component has version YYY. Please make sure that the kernel module and all NVIDIA driver components have the same version.

Donc en gros, y a un souci sur une différence de version de NVIDIA et il ne sait pas quoi faire, donc ça plante.
Pour résoudre ce problème, la solution à appliquer est la purge 😉

Solution

Tout d’abord, récupérer l’ensemble des paquets installé par NVIDIA :

ii nvidia-173-modaliases ... ii nvidia-304 ... ii nvidia-319 ... ii nvidia-331 ... ii nvidia-340 ... ii nvidia-340-uvm ... ii nvidia-96-modaliases ... ii nvidia-common ... ii nvidia-current ... ii nvidia-settings ... ii nvidia-settings-304 ... ii nvidia-settings-319 ...

Ensuite, il faut tous les purger ! Vous pouvez y aller par petit bout, mais il faut vérifier que tous les paquets sont bien purgés à la fin.

sudo apt-get purge nvidia-current nvidia-settings nvidia-common nvidia-304 nvidia-319 nvidia-331 nvidia-340 nvidia-96-modaliases nvidia-173-modaliases

Et enfin, il faut ré-installer NVIDIA pour réparer le conflit de numéro de version :

sudo apt-get install nvidia-current sudo reboot

Et logiquement, l’écran de connexion au démarrage LightDM fonctionne de nouveau !

30 Septembre 2015 à 16:10

Le Numéro du Siècle via Full Circle Mag FR

Bonjour à toutes et à tous,

L'équipe française du magazine Full Circle est vraiment très heureuse de vous présenter LE NUMÉRO CENT de la revue, traduit en français. Vous pouvez le télécharger sur notre page Numéros ou en cliquant sur l'image de couverture ci-dessous;

Numero100.png

Le Numéro 100 est vraiment un numéro exceptionnel, tellement exceptionnel qu'il est impossible de tout vous dire. Il y a notamment :

  • 100 PAGES,
  • 100 trucs et astuces Inkscape,
  • 100 Q. et R. d'une bêtise incroyable,
  • des histoires personnelles (sur 17 pages), y compris celle de Ronnie, le rédacteur en chef,
  • de l'histoire (des virus informatiques, de la rubrique C&C, du Full Circle...),
  • les tutoriels habituels et des nouveaux aussi

ainsi qu'un coup d'œil sur notre équipe et comment nous travaillons !

Bref, c'est un grand numéro, un numéro à savourer sans modération...

Nous vous en souhaitons bonne lecture !

  • Le scribeur : Bab
  • Les traducteurs : alanward (qui a traduit ses propres articles !), AE, d52fr, frangi, fredphil91, lejimi
  • Les relecteurs : Bab, d52fr, Darkjam, Ekel, erlevo, frangi, lejimi et moi, AuntieE.

ET il reste de la place pour VOUS, si le cœur vous en dit !

24 Août 2015 à 19:21

Voici le numéro 99 via Full Circle Mag FR

Bonjour à toutes et à tous !

L'équipe française du FCMfr est heureuse de pouvoir vous livrer ce numéro, celui de juillet 2015, quatre jours avant la sortie du prochain numéro en anglais. Comme d'habitude, vous pouvez le lire ou le télécharger sur notre page Numéros ou le télécharger directement en cliquant sur l'image de couverture ci-dessous.

issue99fr.png

Voici un bref aperçu de ce numéro, le dernier à deux chiffres (!) :

  • La critique des deux nouveaux Téléphones Ubuntu : le BQ Aquaris E5 et le Meizu MX4, une vraie bête de course, celui-là ;
  • Quatre des cinq tutoriels habituels - LaTeX, LibreOffice, JavaScript et Inkscape - car, malheureusement, Greg, l'auteur de la série Python, est toujours un peu souffrant ;
  • Dans la rubrique Sécurité, une présentation de TAILS (qui utilise TOR pour la navigation Web) sur une clé USB persistante ; et
  • La critique de deux jeux sous Ubuntu : Brutal Doom (encore plus fou que l'original !) et Dreamfall Chapters...

En attendant le méga numéro 100..., nous vous en souhaitons bonne lecture !

Toute l'équipe du FCMfr dont, Bab, le scribeur, les traducteurs d52fr, fredphil91 et moi, et les relecteurs, Bab, d52fr, Ekel, qui nous a fait un petit coucou, et moi-même, AuntieE.

deja-dup-1L’outil Déjà Dup est vraiment très pratique pour sauvegarder ces données facilement et rapidement.
La seule chose que vous devez savoir c’est que les sauvegardes seront incrémentales. Cela implique qu’on peut retrouver des fichiers supprimés ou accéder à plusieurs versions d’un fichier.

C’est génial, mais ça prend de la place 😉

Car ce n’est pas l’idéal de sauvegarder de manière incrémentale des fichiers et des dossiers qui vont continuellement changer ou avoir des suppressions fréquentes (par exemple le dossier ~/Downloads).

Exemple avec un comparatif entre une sauvegarde unique et de multiples sauvegardes de mon dossier personnel :

683M user 306M backup/deja-dup-one-time 1,1G backup/deja-dup-incremental

Au pire, quand ça prend trop de place, vous changez le dossier de destination de la sauvegarde pour recommencer sur une sauvegarde toute neuve, toute propre !

Référence sur la documentation Ubuntu-fr

Pages