Planet
Bien que le festival des Vieilles Charrues ne débute que le 19 juillet, je suis déjà toute impatiente d’y être. Comme quand on part en colo étant gamin et qu’on prépare sa valise des lustres à l’avance, j’ai déjà pensé à ce que j’allais caser dans la mienne. Je me suis résolue à ne pas emporter mon laptop, mais pour moi qui y suis la plupart du temps, ce sera difficile de m’en passer. Je m’inquiétais tellement de devoir vivre sans le web pendant ces 4 jours que je me suis renseignée.
Ouf ! Le festival offre une connexion Wifi, dont l’accès est mis en place au « webcafé Ubuntu» par une équipe de 12 adeptes d’Ubuntu et du logiciel libre en général. Yoboy, Olive, Benjamin, Joanna, Snip, deux Eric, Bluedid, Spineaker, Quesh et Lapin. Je compte sur cette équipe de choc pour me permettre de rester connectée pendant toute la durée du festival !
En plus de nous fournir un accès internet, grâce à 12 postes fonctionnant via deux ordinateurs, l’animation du « web café » est assurée par le dynamisme de l’équipe et de la musique libre (Linux MAO) jouée en live. Je me vois déjà là-bas, à partager sur les réseaux sociaux mes impressions sur les concerts de la veille.
Le truc, c’est que je ne connais rien à Ubuntu, ce système d’exploitation propulsé par le noyau Linux. C’est l’occasion de découvrir, me direz-vous. La team sera de toute façon là pour me guider dans mes premiers pas, c’est rassurant. Une boutique de goodies libres sera ouverte, et si l’envie m’en prend je repartirai avec un CD d’installation Ubuntu, qui sait ?

Alors rendez-vous au « webcafé Ubuntu » du vendredi au dimanche aux heures d’ouverture de « La garenne » pour découvrir Ubuntu et rester connecté !
Dans cet article nous allons passer en revue le support de notre plate-forme de prédilection et plus largement les contributions au logiciel libre chez les principaux éditeurs et studios de jeu vidéo au monde.
Prologue
D’abord, je tiens à présenter mes excuses auprès de ceux qui ont eu la malchance de se faire avoir par le poisson d’avril que j’avais fait l’année dernière. Bien qu’il ait pu susciter de faux espoirs à l’époque, à la lumière des événements actuels, je peux oser dire que cet article était prophétique… Noooon, je plaisante, la rumeur avait été lancée bien avant mon poisson d’avril, je n’ai fait que surfer dessus!!
http://geektionnerd.net/tag/steam/
A source et à vapeur!
C’est désormais officiel et sur toutes les lèvres des joueurs amateur du manchot, Steam et le moteur Source feront leur entrée sur notre plate forme préférée avant fin 2012 : le rédacteur du site Phoronix, Michael Larrabel l’a confirmé, puisqu’il a eu l’insigne honneur d’être invité dans les locaux des studios Valve par son cofondateur Gabe Newell lui-même. L’invitation n’était pas innocente : le site anglophone Phoronix est devenu en huit ans une référence dans l’actualité du support matériel sous GNU/Linux grâce à ses benchmarks de puces graphiques et leur performance avec les principaux moteurs 3D open source.
Une communauté de spécialiste s’est donc naturellement formée sur les forums du site Phoronix, où l’on retrouve aussi bien des ingénieurs travaillant dans le secteur des puces graphiques, que des développeurs de pilotes graphique ouvert ou non et des développeurs de moteur 3D.
C’est donc pour son carnet d’adresses bien fournit que le patron de Valve a fait appel au rédacteur de Phoronix, afin de faire le plein de talents Linuxiens pour optimiser le moteur Source. D’ailleurs deux des nouvelles recrues ne sont autre que Forest Hale, alias Lord Havoc, le développeur principal du moteur DarkPlaces utilisé par la version open source de Nexuiz et donc aussi par son fork Xonotic et David White, instigateur et créateur d’une des plus belles réussite du libre ludique, le jeu de stratégie en tour par tour Battle for Wesnoth (note: penser à faire un billet complet là-dessus) et du sympathique jeu de plate-forme Frogatto.
Si vous êtes développeur avec une âme , sachez que Valve est toujours à la recherche de talent linuxien pour mener à bien son entreprise donc si vous êtes un développeur passionné par notre plate-forme libre et que vous n’avez pas peur de traverser l’Atlantique, vous pourriez postuler pour travailler dans un des plus fameux studios de jeu vidéo au monde.
Source : Phoronix
De la fumée sans feu…
Au dernier Ubuntu Developper Summit qui a eu lieu le 10 mai dernier, il y avait un invité de marque, d’habitude absent de ce genre de manifestation : le deuxième plus grand éditeur au monde EA (Electronic Arts). Mais malheureusement l’annonce faite durant le sommet n’avait rien d’excitant. Les deux premiers jeux disponibles dans l’Ubuntu Software Center ? – Lords of Ultima, un jeu multiplateforme en Javascript et Command & Conquer Tiberium Alliance, un jeu de stratégie massivement multijoueurs… en Flash. Tout deux des jeux jouables donc à travers un navigateur Web, on ne peut pas vraiment parler de support de la distribution GNU/Linux de Canonical.
Du côté Open Source, EA a ouvert le code de Sim City et une partie du premier Sim… on est là aussi, loin derrière l’ouverture de code des moteurs de jeu de la génération précédente comme pratiquée par id Software surtout quand on sait que les parties de code mise à disposition sur gpl.ea.com sont en fait des librairies Qt et le moteur de rendu Web WebKit, deux produits déjà sous licence GPL, on est plus dans une mise en conformité légal avec la licence GPL.
Un Tim ôté, plus de manchot enragé.
Depuis le départ de Timothée… non, pas votre hôte… l’ancien employé d’Id Software, alias TTimo, surnommé parfois ZeroWing en référence au sous-domaine zerowing.idsoftware.com, où l’on trouve les utilitaires pour jouer au jeux Id nativement sous GNU/Linux…
Son départ avait fait craindre l’arrêt du support de GNU/Linux pour Rage à juste titre puisque John Carmack, cofondateur d’Id, s’est fendu d’une réponse lapidaire sur Twitter qui laisse peu d’espoir de voir un client linux natif pour Rage :
« J’ai entendu dire qu’il fonctionnait bien sous Wine. Pas de plans pour un client natif Linux. »
Source : Jeuxlinux.fr
Le diable ne passera par gnou
Dans une récente interview accordé à Jay Wilson, le responsable principal du jeu Diablo III, à la question de savoir si comme Valve, Blizzard comptait sortir leur jeu sous Linux, celui-ci a répondu en substance qu’il préférait voir les fonctionnalités supplémentaires sortir plus vite que prévu plutôt que de supporter la plateforme GNU/Linux, belle mentalité.
Pire, Blizzard vient de bannir les joueurs Linux utilisant Wine!
Source : l’interview sur AusGamers
Ubi et Oubli ?
Après avoir relaté ce qui se passait chez ces concurrents américains, la question s’est posé quant à notre champion français des éditeurs mondiaux : qu’elle était la place du support de notre plateforme et plus largement du logiciel libre chez Ubisoft ?
- Pour ce qui est du support la réponse est simple et limpide : rien.
- Pour ce qui est de la contribution au logiciel libre, là, il y a quelque chose d’intéressant : UbiArt
UbiArt est un framework permettant de créer facilement des animations en 2D à partir de n’importe quel dessin, en ajoutant facilement des os pour former un squelette d’animation. La vidéo de présentation présente sur le site sera beaucoup plus parlante pour les béotiens en animation. Ce framework, créé par l’équipe d’Ubisoft Montpellier, a surtout été utilisé dans la création du jeu Rayman Origins et c’est donc Michel Ancel, le légendaire concepteur de jeu vidéo (créateur entre autres de Rayman, des Lapins crétins et de Beyond Good and Evil) qui a annoncé son intention de publié le framework en open source. Malheureusement un an après cette annonce, et le succès du jeu Rayman Origins et la mise en chantier d’un Rayman Origins 2, plus de nouvelles sur la mise à disposition du framework, ni de date de sortie. Comme dirais les anglophones « Wait and see » !
Source : develop
Conclusion
Si vous avez un peu lu mes précédents articles, vous savez que mon cœur penche plutôt pour la libération de code ou le développement de jeu libre. Bien que dans ce billet, il ne soit question que d’éditeurs et de studios de jeu vidéo avec des jeux propriétaires au code fermé, il est indéniable que si les grands éditeurs commencent à s’intéresser à notre système d’exploitation de prédilection.
Cela fera peut-être changer les mentalités des utilisateurs et fera surtout tomber l’un des derniers gros rempart à l’adoption du système d’exploitation libre par le grand public et améliorer en même temps le support graphique libre qui est toujours à la traîne face au pilote graphique propriétaire et cela même sous GNU/Linux ce qui est une gageure pour un système d’exploitation libre.
ACTA menace les libertés fondamentales en ligne, la neutralité du Net, l’innovation, l’accès et le partage des technologies libres, de la culture, des médicaments génériques et des semences.
Le mercredi 4 juillet, le Parlement européen aura une occasion historique de rejeter l’ACTA dans son ensemble, de l’enterrer politiquement une fois pour toutes.
Les membres du Parlement européen de tous les groupes politiques doivent suivre les recommandations des cinq commissions parlementaires qui ont toutes invité à rejeter l’ACTA.
Un rejet définitif de l’ACTA constituerait une formidable victoire pour les citoyens du monde entier, ainsi que pour la démocratie et citoyenneté européenne.
Un tel vote doit également sonner/retentir comme un signal d’alarme pour les décideurs politiques à travers l’Europe, les incitant à rompre avec un cycle sans fin de politiques répressives. Il est temps de réformer les régimes de droit d’auteur et des brevets en faveur des citoyens et des contributeurs à la culture et à l’innovation.
L’accès et le partage des connaissances et de la culture sont essentiels pour la construction de sociétés ouvertes et démocratiques. Nous demandons aux législateurs européens de regarder au-delà du rejet de l’ACTA et de travailler à un nouveau cadre juridique qui nourrirait nos pratiques plutôt que les détruire, un cadre juridique adapté à l’ère numérique.
Signataires :
* ABUL (France) http://www.abul.org * Access (International) https://www.AccessNow.org * Act Up-Paris (France) http://www.actupparis.org * AFUL (France) http://aful.org * April (France, Europe) http://april.org * Atlatszo.hu (Hungary) http://www.atlatszo.hu/ * Article 19 (International) http://www.article19.org * Asociatia pentru Tehnologie si Internet (Romania) - http://www.apti.ro * Association L'Ange Bleu (France) http://www.ange-bleu.com * Bits of Freedom (Netherlands) http://bof.nl/ * CLX (France) http://clx.asso.fr * Constant, association for Arts and Media (Belgium) http://www.constantvzw.org * Digitale Gesellschaft e.V. (Germany) https://digitalegesellschaft.de * DFRI (Sweden) https://dfri.se * Electronic Frontier Finland (Finland) http://www.effi.org/ * Electronic Frontier Foundation (USA) http://www.eff.org * Electronic Frontier Norway (Norway) http://efn.no/ * European Digital Rights (EU) http:http://www.edri.org * Fédération FDN (France) http://ffdn.org * Foundation for a Free Information Infrastructure (EU) http://www.ffii.org/ * Foundation for Information Policy Research (UK, EU) http://www.fipr.org/ * Framasoft (France) http://www.framasoft.org * Free and Open Source Software Foundation (Poland) http://fwioo.pl/ * Free Culture Forum (Spain) http://fcforum.net * Free Hardware Foundation (Italy, Europe) http://fhf.it * Free Knowledge Institute (Netherlands, Europe) http://freeknowledge.eu * FriBit (Norway) http://www.fribit.no * Fundacja Projekt: Polska (Poland) http://projektpolska.pl/ * GreenNet (United Kingdom) http://www.gn.apc.org/ * Hungarian Autonomous Center for Knowledge (Hungary) http://hsbp.org * International Association of IT Lawyers (International) http://www.iaitl.org * International Federation for Human Rights (International) http://www.fidh.org * Internet Society Poland (Poland) http://isoc.org.pl * IT-Political Association of Denmark (Denmark) http://itpol.dk * Iuridicum Remedium (Czech Republic) http://www.iure.org * Julia Group (Sweden) http://www.juliagruppen.se * La Quadrature du Net (France, Europe) http://laquadrature.net * L'Autre Net (France) http://lautre.net * Linux Club Italia (Italy) http://linux-club.org * Modern Poland Foundation (Poland) http://nowoczesnapolska.org.pl/ * MOGiS e.V. (Germany, Europe) http://mogis-verein.de * Net Users' Rights Protection Association (Belgium) http://nurpa.be * Norwegian Unix Users Group (Norway), http://www.nuug.no/ * Open Rights Group (United Kingdom) http://www.openrightsgroup.org/ * Open Standards Alliance (Hungary) http://nyissz.hu/ * Panoptykon Foundation (Poland) http://panoptykon.org/ * Reporters Without Borders (International) http://www.rsf.org * Société européenne de l'Internet (France, Europe) http://www.ies-france.eu * Telecomix (International) http://telecomix.org * TransAtlantic Consumer Dialogue (International) http://www.tacd.org/ * Ubuntu-fr (France) http://ubuntu-fr.org * Utopia Cinemas (France) http://www.cinemas-utopia.org * Vrijschrift (NL) https://www.vrijschrift.org/Lien permanent : https://www.laquadrature.net/fr/finissons-en-avec-acta-lue-doit-proteger-nos-biens-communs
Si vous êtes amené à parler ou écrire dans la langue de Shakespeare, vous avez peut-être des difficultés quant aux tournures de phrases et vous serez sans doute heureux de découvrir PYEnglish : Practice Your English.
Cette application propose une multitude de phrases à conjuguer dans une forme et un temps demandé. Vous pouvez ensuite écouter cette fameuse phrase à condition de ne pas craindre la voix robotique et synthétique de la machine ! Vous pouvez l’écouter ci-dessous pour en juger par vous-même.
Le site officiel de l’application propose même de charger des phrases créées par d’autres utilisateurs, voire même de créer les vôtres pour à votre tour en faire profiter tout un chacun.

Une fois le fichier téléchargé, allez dans “File” puis “Open Sentences File…” pour le charger dans PYEnglish.
PYEnglish n’étant pas dans les dépôts officiels d’Ubuntu, vous ne devez l’installer qu’en toute connaissance de cause en ouvrant un terminal et en entrant la commande :
sudo add-apt-repository ppa:costales/pyenglish && sudo apt-get update && sudo apt-get install pyenglish
Une fois l’installation terminée, relancez votre session, ouvrez votre dash et cherchez PYEnglish
Amusez-vous bien.
Source : iloveubuntu
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J'ai déjà parlé de LaTeX dans un autre article où je présente un exemple de rapport de stage. LaTeX permet aussi de faire des présentations sous forme de diapositives, idéal pour une soutenance de stage. C'est ce que j'ai fait l'année dernière, alors je partage un modèle de présentation en LaTeX qui, je l'espère, servira à des étudiants. LaTeX est particulièrement utile dans les domaines scientifiques notamment pour les formules mathématiques et la coloration de code source.
J'ai utilisé le package Beamer avec son thème Warsaw pour créer cette présentation. Il y a d'autres packages LaTeX mais Beamer est un des meilleurs.
Les prérequis sont les mêmes que pour le rapport avec Ubuntu : installer installer les paquets texlive et texlive-lang-french.
Vous pouvez télécharger le rendu au format PDF et les sources LaTeX en cliquant respectivement sur les images ci-après.
Je rappelle rapidement l'utilisation dans un terminal. Commencez par télécharger les sources et les extraire.
wget http://blog.hikoweb.net/public/doc/slides-latex.zip unzip slides-latex.zip cd slides-latex/ chmod +x make.sh clean.shEnsuite, compilez et visionnez le rendu.
./make.sh # générer le fichier PDF evince slides.pdf & # ouvrir le fichier PDF ./clean.sh # nettoyer les fichiers temporaires
Vous pouvez modifier cette présentation à votre goût. De nombreuse personnalisations sont possibles. Vous trouverez votre tout ce dont vous avez besoin sur Internet, par exemple sur Devoloppez.com ou sur Tuteurs.ens.fr.
Il est possible d'insérer du code source colorisé dans les diapositives à l'aide de Minted. Référez-vous à mon article sur le sujet. La procédure est la même sauf qu'il faut ici ajouter un paramètre à la frame comme ci-dessous.
\begin{frame}[containsverbatim]{Code colorisé avec Minted} \begin{minted}[fontsize=\scriptsize]{python} # le code source ici \end{minted} \end{frame}
Vous pouvez télécharger ci-dessous le même modèle de présentation avec une page supplémentaire contenant du code source colorisé.
Signal fort et beau symbole, en 2007 il avait été décidé de passer les postes des députés sous GNU/Linux Ubuntu et OpenOffice.org (cf ces témoignages). Arrive aujourd’hui le temps du renouvellement et les députés, fraîchement élu(e)s ou réélu(e)s, ont le choix du choix, avec Windows ou Ubuntu et Microsoft Office ou LibreOffice.
François Revol est un acteur bien connu de la communauté francophone du logiciel libre. Il fait ici acte de citoyenneté en prenant le temps d’adresser une lettre détaillée et personnalisée à son député sur ce sujet à ses yeux bien plus important qu’il n’y paraît. Nous vous invitons à vous en inspirer pour en faire de même, si vous partagez ses arguments et sa préoccupation.
Parce que nous ne souhaitons pas avoir une Assemblée nationale plus rose mais moins libre…

Objet : Système d’exploitation de votre ordinateur
Madame, Monsieur le Député,
Si ce n’est déjà fait, et que personne n’a choisi à votre place, vous allez devoir prendre une décision très importante, que vous pourrez considérer comme anodine mais qui pourtant est cruciale.
Pour cette législature, conformément à la demande de la questure, vous avez le choix du système d’exploitation (SE) qui sera utilisé sur votre ordinateur. La législature précédente avait permis un énorme progrès par l’installation de GNU/Linux[1] sur toutes les machines des députés auparavant sous Windows, mettant ainsi à leur disposition un système plus éthique, plus économique, plus flexible, et participant à restaurer une certaine indépendance européenne dans le secteur du logiciel. Il semble au contraire pour cette législature, pour certaines raisons obscures et surtout exprimées bien tardivement, qu’il ait été décidé de vous laisser le choix. L’histoire dira, et surtout votre choix, si c’est un recul ou un progrès, et si vous avez usé sagement de ce qui pour beaucoup d’entre nous est encore un luxe, puisque précieux mais trop peu répandu.
En effet, malgré l’interdiction par la loi de la vente liée[2], le choix du système d’exploitation lors de l’achat d’un ordinateur par un particulier relève encore du plus rare des luxes, réservé aux seules entreprises. Si l’on en croit les revendeurs et fabricants, le particulier est simplement trop stupide pour faire un choix éclairé. L’excuse d’une complexité accrue de production est également caduque, les offres existantes pour les entreprises montrant la viabilité de proposition du choix. En fait il s’agit surtout de préserver des monopoles établis, ceux d’une entreprise américaine bien connue pour avoir été sanctionnée par la Commission européenne pour cette même raison.
Pourtant le choix du système d’exploitation est important à plusieurs titres, même en laissant l’éthique de côté, ayant même des conséquences sur la relocalisation d’emplois.
Ainsi par exemple le choix d’un SE libre permet, en plus de répondre aux questions d’indépendance, d’interopérabilité, et d’adaptabilité, de générer une activité de développement logiciel locale nécessaire à une adaptation au plus près des besoins, adaptation impossible avec du logiciel propriétaire qui dépend entièrement du bon vouloir de l’éditeur. En effet, le logiciel libre, par essence, est distribué avec son code source et la liberté de modification, permettant ainsi la création et la mise en concurrence d’expertises non subordonnées à l’éditeur original. La mutualisation des coûts de production des logiciels libres participe aussi de la création de biens communs. Comme nombre de sujets connexes liés au numérique, le logiciel libre transcende donc le bipartisme.
Certains d’entre vous ont d’ailleurs signé le Pacte Logiciel Libre lors de la campagne, d’autres lors de précédentes législatures ont voté pour ou contre certains projets de loi dommageables au logiciel libre, comme DADVSI ou HADOPI, créant ainsi du tracas y compris à des universitaires français, comme les auteurs du logiciel de lecture vidéo VLC, obligés de demander à la HADOPI comment contourner les DRM[3] du BluRay. La HADOPI n’a d’ailleurs pas été d’une grande utilité pour résoudre la violation de la licence de FFmpeg/LibAV, logiciel libre auquel j’ai modestement contribué, commise par un sous-traitant d’Orange4 pendant plus d’un an. Il s’agit pourtant ici également de protection des auteurs. Il est intéressant de plus de noter qu’Orange comptait parmi les fiers sponsors officiels de l’inutile sommet « eG8 » où la question de la protection des auteurs a été abordée. La Commission européenne n’étant d’ailleurs pas en reste, tant par sa tentative de faire adopter le traité ACTA[4] que la directive sur le brevet unitaire qui bien qu’utile sur le principe laisse entrer le logiciel dans le champ de la brevetabilité, ce qui ne saurait être plus grotesque puisque le logiciel est une expression de la pensée humaine et donc naturellement sous le régime du droit d’auteur.
Tous ces problèmes ont en commun le manque de considération des « acteurs », entreprises – pourtant grandes utilisatrices de logiciel libre – comme législateur. Ceci vient autant de la perception erronée de l’informatique comme un sujet purement technique et économique, que des effets de la vente liée, effets devenant rétroactivement causes de renforcement des monopoles. Le grand public est en effet gardé dans l’ignorance, croyant que le choix qui est fait pour lui est dans son intérêt, que « ça marche comme ça », et que « Linux ça marche pas », ce qui dans la plupart des cas est dû au manque de support matériel, lui-même résultant de l’indisponibilité des spécifications techniques du matériel, puisque bien sûr les fabricants préfèrent distribuer plutôt des pilotes pour Windows que les spécifications, qui sont pourtant le « manuel utilisateur » du matériel par le logiciel et devraient être publiques, ceci étant justement la conséquence du monopole déjà évoqué.
L’ironie de la situation étant que même Microsoft a été victime de cet état de fait, puisque lors de la sortie de Windows Vista, certains périphériques fournis uniquement avec des pilotes pour les versions précédentes de Windows n’étaient plus utilisables, mettant ainsi en colère les utilisateurs devant néanmoins acheter Windows Vista avec leur nouvelle machine, sans toutefois pouvoir utiliser certains périphériques pourtant neufs mais dont le fabricant refusait de fournir un pilote mis à jour.
Quand aux très rares matériels « certifiés Linux » disponibles, ils sont généralement seulement sommairement testés une fois pour toute certification, et de plus vraiment un « luxe » au vu des prix pratiqués.
Malgré des campagnes d’information au public de la part d’associations de promotion du logiciel libre comme l’April ou l’AFUL, ainsi que plusieurs procès gagnés par des particuliers, l’inaction de la DGCCRF est manifeste, et le status quo demeure depuis maintenant plus d’une décennie.
En effet, le problème de la vente liée, loin d’être récent, est par exemple une des causes majeures de la fermeture en 2001 de Be, Inc., éditeur du système d’exploitation BeOS, que j’ai utilisé pendant 10 ans. Déjà à l’époque Microsoft s’imposait sur les ordinateurs PC par le verrouillage du processus de démarrage, et en interdisant aux revendeurs par des contrats secrets d’installer un autre SE, la seule tentative de Be, Inc. de fournir des ordinateurs pré-installés avec son système ayant été torpillée, Hitachi se contentant alors de laisser BeOS sur le disque dur mais sans le rendre disponible au démarrage, ni même documenté et donc de facto inaccessible.
Plus tard, un éditeur de logiciel allemand ayant tenté de reprendre le développement de ce même système a également dû fermer, toujours par manque de ventes et à cause du monopole de fait de Microsoft sur le marché, me causant au passage un licenciement économique.
C’est d’ailleurs l’échec commercial de BeOS qui a conduit à la création du système d’exploitation libre Haiku auquel je contribue actuellement, dans l’idée de perpétuer son originalité, comme on tenterait de préserver une espèce nécessaire à la technodiversité. Pourtant, même si c’est un projet plus ludique que commercial à l’heure actuelle, la vente liée nous pose problème tout comme aux auteurs de Linux. En effet, la non disponibilité des spécifications matérielles chez certains fabricants et de nombreux constructeurs rend impossible l’écriture des pilotes de périphériques pourtant nécessaire à leur utilisation.
Cet état de fait est d’ailleurs une régression. En effet à une certaine époque la plupart des machines électroniques (téléviseurs, électrophones, mais aussi ordinateurs) étaient livrées avec les schémas complets. J’ai ainsi par exemple, dans le manuel utilisateur de mon premier ordinateur (un ORIC Atmos), la description de son fonctionnement interne et toute la documentation permettant d’interfacer du matériel, et l’importateur avait même publié les plans. L’obsolescence programmée a pris le pas depuis lors.
Ce luxe donc, auquel vous avez droit, m’a été refusé à l’achat de mon dernier ordinateur portable. Non seulement le fabricant refuse de rembourser la licence de Windows 7 que je n’ai jamais demandée, mais il ne m’a toujours pas communiqué les spécifications nécessaires à l’adaptation du système que je désire utiliser et auquel je contribue. J’en suis donc réduit lorsque je tente de l’utiliser actuellement à une résolution graphique inférieure à ce que l’écran permet et sans aucune accélération matérielle, pas de connexion réseau, et l’impossibilité de produire du son, sans parler des fonctions moins essentielles, que pourtant j’ai payées. Pourtant, ainsi que je l’ai dit, ces spécifications constituent le « manuel utilisateur » du matériel par le logiciel, et forment donc en ce qui me concerne, des «caractéristiques essentielles »[5]. D’ailleurs, cette même machine avec GNU/Linux que j’utilise également cause régulièrement des problèmes pour la même raison, à savoir la non disponibilité des spécifications qui empêche la correction d’un bogue du pilote vidéo pourtant documenté depuis plus d’un an.
La vente liée cause du tort également à des éditeurs français, comme Mandriva, qui publiait une distribution de GNU/Linux depuis 1998, initialement appelée « Mandrake Linux », que j’ai d’ailleurs un temps utilisée, mais n’a pas réussi à s’imposer et a donc disparu récemment. On ne peu que déplorer le résultat de cette concurrence pas vraiment libre et certainement faussée.
Et pourtant le logiciel libre permet de développer de nombreux [modèles économiques différents|http://www.april.org/livre-blanc-des-modele-economiques-du-logiciel-libre], ouvrant des perspectives d’emploi pour des PME innovantes, si la loi ne le défavorise pas.
Par ces temps de crise, il ne serait d’ailleurs pas inutile de s’intéresser aux optimisations fiscales, pour ne pas parler d’évasion, que certaines entreprises multinationales pratiquent, Microsoft en premier mais également Apple. L’absence de détail des prix lors de la vente liée pose d’ailleurs des questions légitimes quand à la répartition de la TVA.
La pratique par Microsoft du verrouillage du processus de démarrage, que j’évoquais plus haut à propos des PC, est d’ailleurs toujours d’actualité puisque bien évidemment les prochaines tablettes « compatibles Windows 8 » devront implémenter obligatoirement le mécanisme dit « SecureBoot », qui au prétexte de limiter les virus rendra totalement impossible l’installation d’un système libre. Et donc alors même que le combat contre la vente liée s’éternise sur les PC, il est presque déjà perdu sur les machines qui les remplaceront bientôt, alors même que ce sont toujours des ordinateurs malgré tout, dont l’utilisateur devrait garder le contrôle, contrôle qui s’exprime en premier sur le choix des logiciels qu’il voudra pouvoir utiliser ou non.
Le choix d’installer Windows s’apparente ainsi plus au non-choix, à un blanc-seing laissé à Microsoft quand au contrôle de votre machine, avec la sécurité qu’on lui connaît. C’est aussi un choix de facilité, au vu de la situation actuelle, mais également la caution d’une situation inacceptable.
Le choix d’installer GNU/Linux, sur une machine de bureau, est avant tout moral et éthique avant d’être pragmatique, alors que sur un serveur il s’impose plus logiquement. C’est pourtant tout autant un choix de sécurité, puisque le code source ouvert garantit le contrôle que l’on a sur le système, comme l’absence de porte dérobée. C’est aussi un choix courageux et téméraire, par l’entrée dans ce qui reste encore une minorité technologiquement discriminée. Mais ce serait aussi un signal fort envers les développeurs qui créent ces logiciels, les utilisateurs confortés dans leur choix difficile, et enfin les fabricants de matériels qui pour certains encore n’ont pas compris qu’il était de leur devoir et de leur intérêt de considérer tous les utilisateurs.
Ne vous y trompez pas, la majorité des problèmes qui pourraient survenir lors de l’utilisation de GNU/Linux ne sont pas de son fait ou des développeurs qui l’ont écrit, mais bien de Microsoft, Apple, et d’autres éditeurs, qui par leur politique de fermeture compliquent inutilement l’interopérabilité entre leur système et les autres, à dessein bien sûr, puisque leur but est le monopole. D’ailleurs il est à prévoir des incompatibilités entre GNU/Linux et l’infrastructure choisie par la questure pour la gestion des courriels, à savoir Microsoft Exchange, bien connu pour ne respecter aucun standard hormis le sien, c’est à dire donc aucun, puisque les formats et protocoles d’Exchange ne sont en rien normalisés ni donc standard (de jure). Alors même que les logiciels de courriel de GNU/Linux respectent de nombreux standards et normes. Pour résumer, dire que GNU/Linux pose problème serait simplement inverser la situation causée par ces monopoles.
Une métaphore que j’utilise depuis des années sans succès, mais pourtant découverte aussi récemment par un juge, s’énonce ainsi :
« La vente liée d’un système d’exploitation avec un ordinateur revient à l’obligation d’embauche d’un chauffeur à l’achat d’une voiture. »
Ceci vous semble absurde ? À moi aussi. C’est pourtant la pratique actuelle.
En tant qu’ingénieur, auteur de logiciels libres, citoyen et électeur, ce sujet me tient à cœur, et il me semble nécessaire qu’au moins la législation actuelle soit appliquée, à défaut d’évoluer. J’espère vous avoir éclairé sur ce choix important qui vous incombe, non dénué de symbole, et qui je le rappelle est un luxe pour le particulier même informé. Je reste à votre disposition pour toute discussion.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur le Député, l’expression de ma considération la plus distinguée.
François Revol
Crédit photo : Takato Marui (Creative Commons By-Sa)
Notes
[1] Le système libre GNU fonctionnant sur le noyau Linux, lui aussi libre.
[2] Article L.122-1 du code de la consommation
[3] Digital Rights Management, en français MTP pour « Méthodes Techniques de Protection »
[4] Anti-Counterfeiting Trade Agreement, ou Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC)
[5] Au titre de l’article L-111-1 I. du code de la consommation.
Unity Translator Lens est un outil permettant de traduire des mots ou des expressions en utilisant le dash d’unity.
Il suffit d’ouvrir le dash, de choisir langue d’origine et langue recherchée puis de taper le texte à traduire pour obtenir instantanément le résultat. Plusieurs langues sont disponibles mais les chemins peuvent être parfois tortueux puisque pour passer de l’anglais an français il faudra d’abord traduire de l’anglais vers l’espagnol puis de l’espagnol vers le français, ce qui peut parfois réserver quelques surprises quant au résultat.
Unity Translator Lens n’étant pas disponible dans les dépôts officiels d’Ubuntu, vous ne devez l’installer qu’en toute connaissance de cause en ouvrant un terminal et en entrant la commande :
sudo add-apt-repository ppa:atareao/lenses && sudo apt-get update && sudo apt-get install unity-lens-translator apertium-en-ca apertium-eo-ca apertium-eo-es apertium-es-ca apertium-es-gl apertium-es-pt apertium-es-ro apertium-eu-es apertium-fr-ca apertium-fr-es apertium-oc-ca apertium-oc-es apertium-pt-ca aperti
Tapez simultanément sur les touches [Alt] et [F2] et, afin de relancer Unity, entrez la commande
unity --replace
Une nouvelle lens apparaît alors dans le dash.
Amusez-vous bien.
Source : iloveubuntu
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Avec ce Conky, il ne sera plus possible de prétexter ne pas avoir vu le temps passer ! Après Conky Cronograph Station, voici Revolutionary Clock qui si contrairement au premier n’indique pas la météo permet d’avoir l’heure et la date en quatre exemplaires ainsi que quelques informations concernant l’utilisation de votre ordinateur.
Ce conky n’étant pas disponible dans les dépôts officiels d’Ubuntu, vous ne devez l’installer qu’en toute connaissance de cause.
L’adresse des dépôts étant la même que celle de Conky Cronograph Station, elle n’est à indiquer que si vous ne l’avez pas déjà fait en ouvrant un terminal et en entrant la commande :
sudo add-apt-repository ppa:upubuntu-com/conky
Vous devez ensuite mettre à jour la liste des dépôts à l’aide de la commande
sudo apt-get update
Et enfin lancer l’installation avec la commande
sudo apt-get install revolutionary-clock
Revolutionary Clock se trouve alors dans la rubrique “Applications” de votre dash.
En ce qui me concerne, je préfère tout de même Conky Cronograph Station d’une part pour sa météo et d’autre part parce que moins envahissant sur mon écran.
Amusez-vous bien.
Source : Up Ubuntu
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Si comme cela peut parfois encore se produire dans certaines chambres d’hôtel vous n’avez d’autre possibilité que le câble ethernet pour vous connecter à internet, voici un moyen très simple de transformer votre ordinateur portable en Hotspot Wi-Fi pour pouvoir y connecter vos autres appareils.
Allez dans les paramètres système d’Ubuntu par le bouton d’extinction situé à droite dans le tableau de bord.
Dans la rubrique “Matériel”, cliquez sur “Réseau”
Une fois la fenêtre “Réseau” ouverte, dans la rubrique “Sans fil”, cliquez sur “Utilisez comme point d’accès Wifi…”
Vous pouvez alors dans la fenêtre “Modification de Hotspot” qui vient de s’ouvrir renommer le SSID si cela vous fait plaisir
C’est dans l’onglet “Sécurité sans fil” que vous pourrez décider de mettre une clé WEP ou non (WPA n’est pas proposé).
Assurez vous que dans l’onglet “Paramètres IPv4″, à la rubrique “Méthode”, “Partagé avec d’autres ordinateurs” soit bien sélectionné si vous souhaitez que les appareils que vous connectez sur ce hotspot puisse bénéficier de la connexion internet.
Une fois vos paramètres enregistrés, lorsque vous cliquez sur “Utiliser comme point d’accès WiFi”, vous êtes automatiquement déconnecté du Wi-Fi, vous devez donc obligatoirement être connecté par câble pour être connecté à internet. Un message apparaît alors dans la zone de notification pour vous informer que votre hotspot est fonctionnel.
Vous pouvez maintenant connecter vos appareils Wi-Fi à ce hotspot. Pour vérifier si tout fonctionne, j’essaye à partir de mon ordinateur de bureau et j’obtiens sans problème la connexion sans fil.
Il ne me reste plus qu’à contrôler l’accès à internet… qui comme prévu fonctionne à merveille.
Pour stopper le hotspot et réutiliser le Wi-Fi de votre ordinateur pour vous connecter normalement à internet, retournez dans “Réseau” et cliquez sur”Interrompre le point d’accès WiFi”.
Amusez-vous bien.
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Texte écrit par Gwen Desliens.
Dimanche 17 juin, deux poumons ont cessé de bouger, paralysés par une tumeur suffisamment maligne pour avoir logé dans une cervicale, écrasant la moelle épinière. Leur propriétaire est mort dans la journée et ainsi prirent fin 3 années de combat et de douleur. Contrairement à la plupart des personnes, pour helly, ce fut peu avant ses 20 ans que les gros ennuis commencèrent et que la vie devint difficile.
Ça, c'est le côté noir du tableau, mais le noir n'était pas la seule couleur chérie par Robin Ressault, alias helly, il aimait aussi le bleu. Par son avatar de Konata (Lucky Star) il était notre « truc bleu ». La couleur du calme, de la serenité, mais aussi celui de l'océan au fort caractère. helly avait suffisamment de caractère pour tourner sous forme de blagues ses déboires cancérologiques. Et les lecteurs scientifiques savent à quel point les cancers osseux sont cruels.
Ce n'était pas un simple utilisateur GNU/Linux (passé par plusieurs distributions, de Ubuntu à une LSF complètement tordue), mais aussi un modérateur de l'équipe du forum ubuntu-fr.org. Il était juste, à l'écoute, il reconnaissait ses erreurs, même s'il adorait troller et s'amuser dans les discussions animées du « Café ». Son dernier coût d'éclat : rédiger à l'avance le topic annonçant sa mort, le placer dans le trash, pour qu'on le rendre visible le jour de sa mort. Un topic post-mortem annonçant la mort de son auteur, qui dit mieux ? Et point de lacrymogènes dans son texte, mais encore cette position sereine, laissant transparaitre un fort caractère et des pointes d'humour bien présentes.
En plus de modo, il assurait la lourde tâche de membre du TdCT : le Topic des Couche-Tard. Lieu de débauche virtuel, de trolls éternels, d'échanges culturels, de fausses querelles, de recettes de quenelles… et bien d'autres ! À celui qui se couche le plus tard, le plus de points. Il a du devenir couche-tôt et lève-tard à cause de sa santé mais il est resté parmi nous, notre truc bleu tant aimé qui nous faisait voir la vie du bon côté. On s'inquiétait en cas d'absence de poste 24h d'affilée, il revenait en nous engueulant parce qu'il n'était pas mort, non mais ho ! Et puis il a du cesser d'écrire, paralysé et extrêmement fatigué. Des coups de fils réguliers et de trop rares visites m'ont permis de continuer à donner des nouvelles de lui à toute la bande. On a gardé espoir. J'ai gardé espoir jusqu'à ce que j'entende « Robin est mort, c'est terminé. ». « terminé », c'est donc cela ?
Jeudi 21 juin auront lieu ses obsèques où plusieurs membres du TdCT et de ubuntu-fr en général vont se rendre. Nous préparons quelques objets pour lui rendre hommage, bien que nous sachions que c'est surtout aux vivants que cela va faire du bien.
En attendant, le dernier hommage à lui rendre est d'exécuter sa dernière volonté concernant sa vie sur internet : troller, blaguer, déconner, discuter, se détendre sur son topic post-mortem super classe.
À toute la communauté, merci d'avoir animé les dernières années de sa vie et d'avoir souri avec lui dans toutes les situations.
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