Planet

Comme à mon habitude, je n’ai pas su patienter, j’ai hier soir lancé la mise à niveau de ma Ubuntu 12.10 vers la version bêta de la prochaine Ubuntu 13.04 Raring Ringtail. La première modification visible à l’écran concerne l’évolution de certaines icônes comme le logo et les fichiers.

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La deuxième modification que j’ai instantanément découvert est le nouveau look de Nautilus.

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Le dash m’a semblé plus réactif et propose de nouvelles fonctions intéressantes, notamment dans la rubrique “Documents” puisque l’on peut avoir un aperçu de certains fichiers et que l’on peut à partir du dash les joindre à un courriel.

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Le dock propose lui aussi de sympathiques évolutions comme la possibilité lorsque une application a plusieurs fenêtres ouvertes de basculer facilement de l’une à l’autre.

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Le gestionnaire de mises à jour a également été modifié et plutôt que de faire apparaître la liste de l’intégralité des paquets à mettre à jour, ne sont mentionnées que les applications concernées, libre à vous d’aller voir le détail des paquets impactés.

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Le message d’extinction de l’ordinateur a également été modifié.

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Quelques gadgets m’ont fait sourire comme dans le menu “Mouse & Touchpad” la fonction test de la souris.

Raring15

Bien entendu, d’autres nouveautés intéressantes sont au programme d’Ubuntu 13.04 Raring Ringtail. Vous pouvez pour en savoir plus lire les billets d’Ubuntuser et de La vache libre. Vous pouvez également, mais à vos risques et périls bien entendu mettre votre Ubuntu 12.10 à niveau vers cette version 13.04 en tapant simultanément les touches [Alt] et [F2] de votre clavier et en entrant la commande

update-manager -d

raring01 Réfléchissez bien avant de cliquer sur “Mise à niveau…” car je n’assurerai pas le SAV puis laissez-vous guider. Raring03

Seconde chance, êtes-vous sûr et certain de vouloir tenter l’expérience ?

Raring06

Vous ne pourrez pas dire que vous n’étiez pas au courant.

Amusez-vous bien.

06 Avril 2013 à 01:30

Ubuntu 13.04: dev news #3 via Ubuntuser

Prévue pour le 23 avril, Ubuntu 13.04, nom de code The Raring Ringtail, est maintenant dans sa dernière ligne droite. Faisons un point sur les nouveautés parues récemment. Comme lors des développements précédents, nous avons passé la période de "feature freeze". C'est à dire que plus aucune nouvelle fonctionnalités ne devait être incluses sauf via des demandes d'exceptions. Plusieurs exceptions ont été demandés notamment par Mark Shuttleworth. On retrouvait :
  • Une amélioration de la gestion de la vie privée avec la possibilité de géré finement les données envoyée ou non pour le recherches en ligne via le Dash.
  • Une extension des recherches en lignes avec plusieurs dizaines de nouvelles sources
  • La possibilité de réaliser des achats directement depuis le dash.
L'ensemble de ces fonctionnalités ont été au final reporté, devant le manque de temps. Décision plutôt bienvenue pour amélioré la stabilité générale de la distribution mais qui réduit d'autant les nouveautés.

Nouvelles icônes :

Certains icônes ont été redessinées. On retrouve donc le gestionnaire de mise à jours, le gestionnaire de fichiers et la logithèque identifiés par de nouvelles images. Ce sont bien celles aperçues plus tôt dans le cycle, mais elles n'ont été implantées qu'il y a très peu de temps. Un petit aperçu du nouveau thème d'icônes créées par Matthieu James ?...

Nouveaux icônes Ubuntu

 

Boîte de dialogue (éteindre, redémarrer, fermer la session) :

Unity continue à affirmer sa philosophie en redessinant la boite de dialogue pour éteindre, redémarrer, fermer la session, etc. Qui était jusque celle de Gnome 2. Une boîte de dialogue qui ressemble énormément au Dash, mais d'une couleur plus sombre. Les boutons sont cependant beaucoup plus facile d'accès dû à leur taille !   36  

Amélioration du tableau de bord :

Comme pour le HUD, le moteur de recherche du tableau de bord (Dash) est maintenant plus permissif quant aux erreurs de frappe lors de la saisie d'un terme de recherche. Une faute de frappe n'est plus pénalisée, le moteur recherchant des termes semblables avec davantage de tolérance. Par exemple, une recherche avec le terme erroné "fierfxo" trouve tout de même le navigateur Web "Firefox". De plus la réactivité à été amélioré.

Prévisualisation :

Les prévisualisations ont été améliorés, avec de meilleurs performances, mais également l'arrivée d'options selon les éléments visualisés. Ainsi il sera possible d'installer ou lancer une application, Ecouter une musique, visualiser ou partager un fichier, etc.

Amélioration du lanceur d'applications :

Plusieurs petites fonctionnalités ont fait leurs apparition pour le dock :
  • Il est possible de voir la liste des fenêtres ouvertes pour une même application. Par exemple plusieurs documents Writer ouverts. Il suffit pour cela d'ouvrir le menu lié à l'icône via un click droit.
  • Les Clés USB et les disques dur affichent maintenant un fond coloré lorsqu'ils sont ouverts
  • Il n'y plus qu'un seul bureau au lieu de 4 précédemment. Par conséquent l’icône pour afficher les autres bureaux n'est plus présent par défaut. Cette option peut être configurée via le panneau de configuration
  • Il est maintenant possible d'afficher un icône pour faire passer le bureau au premier plan.

Les fonds d'écrans :

La 13.04 d'Ubuntu sera la première version à intégrer un fond d'écran par défaut en HD. De plus, les fonds d'écrans de la communauté ont été sélectionnés à la fin du mois de mars.
  • Winter_Fog_by_Daniel_Vesterskov
  • Trazo_solitario_by_Julio_Diliegros
  • Stop_the_light_by_Mato_Rachela
  • Roof_Tiles_by_Finn_Sturdy
  • Pantano_de_Orellana_by_mgarciaiz
  • Morning_Sun_on_Frost-Covered_Leaves_by_Gary_A_Stafford
  • Leftover_by_Sagar_Jain
  • Last_breath…_by_Francisco_Javier_Epinoza_Pérez
  • Landing_by_Nic_Dahlquist
  • Fleurs_de_Prunus_24_by_Jérôme_Boivin
  • Cacomixtle_Ubunteño_by_Carlos_and_Paula_Morales
  • Brother_typewriter_by_awdean1
  • Begonia_by_fatpoint21
  • 36
 
Trois versions d'Ubuntu arriveront prochainement en fin de période de maintenance. À partir du 9 mai, il n'y aura plus de soutien par Canonical pour Ubuntu 8.04 LTS The Hardy Heron (édition pour serveur), Ubuntu 10.04 LTS The Lucid Lynx (édition pour poste de travail) et Ubuntu 11.10 The Oneiric Ocelot (serveur et poste de travail). Commencez dès maintenant à planifier vos mises à niveau. Les mises à jour de sécurité et critiques sont publiées pour une durée pré-déterminée pour chaque version d'Ubuntu. Les versions LTS pour serveur sont soutenues pendant une période de cinq ans. Pour Ubuntu 8.04 LTS The Hardy Heron, sortie le 24 avril 2008, cette période atteint son terme. Cette version a introduit un gestionnaire de pare-feu simplifié (UFW), la prise en charge de KVM directement par le noyau Linux et l'installation sur une partition iSCSI NAS. Les versions LTS à destination des postes de travail, de leur côté, sont soutenues pendant une période de trois ans. Cette période tire à sa fin pour Ubuntu 10.04 LTS The Lucid Lynx, sortie le 29 avril 2010.1 Le lynx lucide aura marqué l'histoire d'Ubuntu par son radical changement d'identité visuelle -- il abandonne le marron pour des teintes violacées. Il aura aussi lancé Ubuntu One Music Store, le magasin virtuel de musique de Canonical bien intégré à Ubuntu. Et Ubuntu 10.04 LTS aura été la plate-forme sur laquelle sont apparus les indicateurs d'applications (app indicators), un des éléments précurseurs au développement de l'interface Unity. Enfin, les versions régulières sont maintenues pendant 18 mois suivant la publication de la version finale.2 Sortie le 13 octobre 2011, Ubuntu 11.10 The Oneiric Ocelot achève ce parcours. L'ocelot aura été un tournant en intégrant de nombreux changements toujours présents dans les versions actuelles d'Ubuntu : il passe au noyau Linux 3.0, il intègre GNOME 3, il remplace le gestionnaire de session par LightDM, il intègre les loupes (lens) à même le tableau de bord et il redessine complètement la Logithèque.
  • Ubuntu 8.04 LTS "The Hardy Heron"
  • Ubuntu 10.04 LTS "The Lucid Lynx"
  • Ubuntu 11.10 "The Oneiric Ocelot"
Si vous utilisez encore l'une de ces versions d'Ubuntu et n'avez pas encore envisagé un scénario de mise à niveau, profitez du prochain mois pour l'élaborer. À partir du 9 mai 2013, il n'y aura plus de nouvelle alerte de sécurité, ni de nouvelle mise à jour publiée concernant ces trois versions d'Ubuntu. S'il n'est pas obligatoire de procéder à une mise à niveau vers une version plus récente d'Ubuntu, elle reste néanmoins plus que conseillée. L'assistance technique pour ces versions d'Ubuntu deviendra progressivement plus difficile à obtenir, puisque de moins en moins de gens les utilisent, passant à une version plus récente d'Ubuntu. De plus, de l'information à propos d'elles deviendra plus difficile à trouver, car la documentation sera tranquillement mise à jour pour refléter les nouvelles avancées d'Ubuntu. Enfin, conserver un système qui n'est plus maintenu peut être considéré comme un risque de sécurité.  

Quelles options de mises à niveau s'offrent à moi ?

Il est fortement encouragé d'effectuer une mise à niveau de votre système vers une version plus récente, toujours soutenue d'Ubuntu. Voici les options qui s'offrent à vous:  
  • En mise à niveau, vous ne pouvez migrer directement que vers la version 12.04 LTS d'Ubuntu (The Precise Pangolin). Le gestionnaire de mises à jour vous propose d'effectuer une migration vers Ubuntu 12.04 LTS ; suivez simplement les instructions qui s'affichent à l'écran pour procéder à la mise à niveau.
 
  • La mise à niveau vers une version ultérieure — 12.10 ou (bientôt) 13.04 — n'est pas directement prise en charge. Pour ce faire, vous devrez suivre une chaîne de mises à niveau ou réinstaller complètement un système Ubuntu neuf. Surveillez les annonces dans votre gestionnaire de mises à jour afin de procéder à la mise à niveau, ou téléchargez un média d'installation d'une nouvelle version d'Ubuntu.
  Mettez votre système à niveau vers Ubuntu 12.04 LTS!  

Que faire si je ne souhaite pas mettre mon système à niveau ?

Pour ceux qui souhaiteraient tout de même rester sur leur héron, leur lynx ou leur ocelot, notez que les dépôts officiels ne proposeront bientôt plus de paquets/logiciels pour ces trois versions. Ceux-ci seront migrés vers un dépôt d'archives, destinés à contenir les logiciels des versions obsolètes d'Ubuntu. Les paquets de ces dépôts ne sont évidemment plus mis à jour ; néanmoins, vous pourrez ainsi continuer à utiliser la Logithèque ou tout autre système d'installation de logiciels. À partir du 9 mai prochain, vous devrez changer le contenu du fichier /etc/apt/sources.list, listant l'ensemble des sources de logiciels auxquels vous avez accès, afin que le serveur de source soit "http://old-releases.ubuntu.com/ubuntu/".  

Version d'Ubuntu soutenue

Pour information, les versions d'Ubuntu profitant de mises à jour de sécurité sont les suivantes:
  • Ubuntu 12.04 LTS, avec des mises à jour de sécurité jusqu'en avril 2017 pour serveurs et postes de travail ;
  • Ubuntu 12.10, avec des mises à jour de sécurité jusqu'en avril 2014 ;
  • À partir du 25 avril, Ubuntu 13.04, avec des mises à jour de sécurité jusqu'en janvier 2014.
  Source: The Fridge Image de couverture: "Ubuntu Wallpaper" par icantthinkofaname-09, CC BY-SA --------- 1 : Cette annonce ne concerne que la version pour postes de travail d'Ubuntu 10.04 LTS. La version pour serveurs profite encore de correctifs de sécurité jusqu'en avril 2015. 2 : À partir d'Ubuntu 13.04, à paraître au cours du mois d'avril, ce cycle de maintenance sera modifié. La période de soutien pour une version régulière d'Ubuntu sera réduite à neuf mois. Cette décision ne sera pas rétro-active ; la seule version régulière encore soutenue sous ce régime, Ubuntu 12.10, sera maintenue jusqu'en avril 2014.

Geary est un client mail léger et efficace que j’avais testé il y a quelque temps et qui ne m’avait pas convaincu car il ne pouvait gérer qu’une seule adresse courriel.
Heureusement, la version 0.3 sortie ce 19 mars 2013 autorise enfin la prise en charge de plusieurs comptes IMAP que l’on peut gérer directement par le menu “Comptes”.

Geary02

Créer un compte n’est pas sorcier. Si votre adresse courriel est chez Yahoo ou chez Gmail, il vous suffit de la renseigner ainsi que votre mot de passe, le compte se paramétrera tout seul comme un grand. S’il dépend d’un autre FAI sous protocole IMAP, il suffira de renseigner l’adresse des serveurs entrant et sortant.

Geary01

Une fois vos comptes paramétrés, l’interface est épurée et pratique. Elle utilise beaucoup moins de ressources système que Thunderbird.

Geary03

Le HTML est pris en compte et les pièces jointes sont visibles sous forme d’aperçus. Même l’avatar de l’expéditeur apparaît. Une icône permet d’enregistrer la pièce jointe, de répondre à l’expéditeur, de transférer le message, etc.

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Lorsque vous recevez des courriels chargés d’images, c’est à vous de décider si vous souhaitez ou non les télécharger.

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Lorsque vous écrivez un nouveau message, l’adresse d’expédition par défaut est celle du dossier où vous vous trouviez en mode lecture. Vous pouvez bien évidement la modifier à tout moment.

Geary04

Même si l’icône courriel du tableau de bord Unity de votre Ubuntu ne bleuit pas lorsque vous recevez un nouveau message, Geary y est directement accessible.

Geary08

De plus, l’indication des messages non lus est présente dans le dock Unity de votre Ubuntu.

Geary09

Le seul regret que l’on puisse avoir est que cette nouvelle mouture de Geary ne se trouve pas dans les dépôts officiels d’Ubuntu. Vous pouvez tout de même si vous le souhaitez, si vous savez ce que vous faîtes et si vous ne craignez pas de rencontrez quelques bugs de temps en temps l’installer en indiquant l’adresse du dépôt de la version “daily” en ouvrant un terminal et en entrant la commande :

sudo add-apt-repository ppa:yorba/daily-builds

Vous devez ensuite mettre à jour vos dépôts à l’aide de la commande

sudo apt-get update

puis enfin installer Geary 0.3 en entrant la commande

sudo apt-get install geary

Amusez-vous bien.

Après une réunion du conseil technique d'Ubuntu, différentes propositions concernant le cycle de développement et de soutien d'Ubuntu ont été discutées, et un premier lots de décisions ont été prises. Seules les propositions avancées par Mark Shuttleworth, le fondateur d'Ubuntu, étaient à l'agenda de la dernière réunion du conseil technique. Les membres du conseil présents à la réunion (Matt Zimmerman, Colin Watson et Stéphane Graber), ainsi que d'autres acteurs de la communauté, les ont évaluées. Puis, des décisions ont été prises au cours de trois votes, qui ont tous été acceptés à 3-0.  

Période de maintenance réduite à partir d'Ubuntu 13.04

La durée de la période de maintenance des versions régulières d'Ubuntu a été évaluée au cours de deux votes. Le premier vote était à savoir si la proposition de diminuer cette période devait être acceptée et, dans l'affirmative, combien de temps cette période devait durer. Suite au vote, les distributions régulières, publiées tous les six mois, vont voir leur cycle de maintenance modifié : elles seront soutenues seulement neuf mois. Cette décision a été prise afin de décharger les développeurs d'une surcharge de travail de maintenance, pour qu'ils puissent se concentrer sur les plus récentes avancées. Ce changement suppose que les utilisateurs des versions régulières mettront à niveau leur distribution sur une base fréquente, tout en laissant une période de grâce de trois mois pour migrer vers la version ultérieure. Le second vote concernait le moment où cette nouvelle décision allait prendre effet. Certains mainteneurs ont avancé, lors des discussions, que le plus tôt serait le mieux ; ainsi, ils désiraient que la durée réduite de la maintenance soit rétro-portée à Ubuntu 12.10. Le comité technique s'est opposé à cette suggestion, puisque cela reviendrait sur une promesse faite aux utilisateurs quant à la durée de vie de cette version d'Ubuntu. Plutôt, il a été convenu à l'unanimité que le nouveau cycle de maintenance débuterait avec la prochaine Ubuntu 13.04, à venir en avril. À noter que cette modification ne s'appliquera qu'aux versions régulières d'Ubuntu. Les versions LTS continueront d'être soutenues sur une période prolongée de cinq ans.  

Suivre continuellement la version de développement

Enfin, le troisième point abordé à la réunion était l'accès continu aux dernières versions de développement. À l'issu des discussions, il a été convenu qu'un mécanisme sera mis en place afin de rendre possible d'avoir toujours à disposition la plus récente version de développement sans avoir à effectuer de mise à niveau. Ce ne sera toutefois pas une "vraie" version en développement continu (rolling release). En fait, si la manière d'implanter la chose n'est pas encore entièrement définie, il semblerait qu'elle s'enligne pour être simplement un dépôt "virtuel" qui sera en réalité un lien symbolique constamment mis à jour vers le dépôt de la dernière version en cours de développement. Cependant, le comité technique s'est contenté de voter -- favorablement -- sur la proposition "Permettre aux utilisateurs de suivre continuellement la version de développement sans avoir à explicitement faire une mise à niveau" ; le mécanisme sera évalué plus tard, possiblement par d'autres comités, tels celui responsable de la gestion des dépôts officiels.  

D'autres décisions à venir

Ces décisions prises par le conseil technique sont finales -- à tout le moins, pour ce cycle de développement. Pour qu'elles soient discutées à nouveau, il faudra que quelqu'un les ramène sur la table plus tard, dans un autre cycle de développement. Par contre, on attend encore que d'autres décisions soient prises d'ici un an. Il est notamment question d'offrir sur les versions LTS des mises à jour plus importantes pendant leur période de maintenance, afin d'éviter que ces versions ne deviennent obsolète trop rapidement. Il est ici question de rendre plus flexible l'acceptation de nouvelles versions des logiciels phares (LibreOffice, Firefox, The GIMP...), mais aussi du rétro-portage d'éléments centraux au système, tels l'interface Unity. Pour Ubuntu, il s'agit en effet de répondre a plusieurs contraintes. D'un côté, les comités doivent tenir compte des besoins des utilisateurs, que ce soit les particuliers du grand public ou les professionnels en entreprise. De l'autre côté, ils doivent tenir compte des besoins des partenaires, comme les assembleurs d'ordinateurs (OEM) et les formateurs. Il faut aussi faire entrer dans l'équation les contraintes liées à la convergence d'Ubuntu sur poste de travail, tablette et smartphone. Enfin, et ce n'est pas le moins important, il est nécessaire que l'ensemble des comités et des équipes internes d'Ubuntu soient en mesure de suivre le rythme choisi et puisse s’adapter aux futures évolutions. Beaucoup d'autres annonces sont à prévoir dans les prochains mois. Nous attendons la suite avec impatience!

Je viens enfin de trouver la bonne solution pour ubuntu 12.04 et une puce wifi centrino qui tourne avec le pilote iwliwifi (voir la première partie ici):

De manière ponctuelle :

sudo iwconfig wlan0 power off

De manière permanente :

Editer en root le ficher /usr/lib/pm-utils/power.d/wireless, et remplacer la ligne 39 :

iwconfig_batt="power off"

par

iwconfig_batt="power off"

Cela désactive la gestion de la gestion de la consommation électrique sur batterie, mais ne ralentit plus votre connexion...

Source : http://syntaxionist.rogerhub.com/intel-centrino-wireless-n-2200-ubuntu-1mbps-workaround.html

Depuis quelques temps, j'ai en tête un "projet" que j'aimerais bien mettre en place chez moi : un cloud personnel. Ayant un serveur@home avec deux disques durs (avec réplication de l'un sur l'autre), je souhaitais en faire un serveur de stockage de mes données (présentes sur plusieurs PC fixes et portables) via un logiciel de cloud. Au départ, j'ai testé Owncloud (version 5) mais je n'ai pas été convaincu donc j'ai cherché un autre logiciel. Le deuxième plus "connu" est Sparkleshare, j'ai décidé de le tester.

Voici comment j'ai installé le serveur sur une Debian Squezze et le client sur une Ubuntu 10.04 et une 12.04. Je vous donnerai ensuite mes impressions sur cette solution.

graphic.png

I. Serveur

Installation

Nous allons utiliser un assistant très pratique pour installer et configurer le serveur Sparkleshare. Cet assistant s'appelle dazzle. Pour l'obtenir, il suffit de lancer cette commande (en tant que root) :

curl https://raw.github.com/hbons/Dazzle/master/dazzle.sh --output /usr/bin/dazzle && chmod +x /usr/bin/dazzle

Une fois installé, vous devez utiliser la commande dazzle pour configurer le serveur :

dazzle setup

L'assistant effectuera toutes les actions nécessaires pour la mise en place de Sparkleshare :

  1. Vérification de la présence de git et installation si nécessaire
  2. Création d'un compte utilisateur "storage" qui sera utilisé pour utiliser Sparkleshare
  3. Configuration du compte "storage" (en particulier des accès SSH, car tout se fait en SSH)
  4. Rechargement du serveur SSH

Note : À ce moment, j'ai eu une erreur avec mon serveur SSH. Il refusait de redémarrer et m'affichait l'erreur suivante :

/etc/ssh/sshd_config line 93: Directive 'AuthorizedKeysFile' is not allowed within a Match block

Il s'agit d'une erreur due aux lignes ajoutées par Sparkleshare à la fin du fichier /etc/ssh/sshd_config (utilisée pour l'accès SSH au compte "storage"). Après pas mal de recherches, je me suis rendu compte que l'erreur était due à la version de mon openssh-server. Sur ma Debian Squeeze, la version installée était la 5.5 (1:5.5p1-6+squeeze3). La configuration ajoutée par Sparkleshare n'est compatible qu'avec la version d'openssh-server 6.x.

Pour remédier à ce problème, j'ai dû mettre à jour mon openssh-server via les dépôts testing de Debian (ce qui a nécessité une mise à jour du paquet libc6-dev) au passage. Cela a installé la version 6 (1:6.0p1-4) d'openssh-server et cela a résolu mon problème.

Configuration

Maintenant que mon serveur est installé, j'ai créé (toujours via dazzle) un répertoire destiné à accueillir mes données à synchroniser. Pour ce faire, il faut utiliser la commande suivante :

dazzle create DOSSIER

ou en crypté :

dazzle create-encrypted DOSSIER_CRYPTE

Voici le résultat de la commande :

Creating encrypted project "DOSSIER_CRYPTE"...
  -> /usr/bin/git init --bare /home/storage/DOSSIER_CRYPTE-crypto
  -> /usr/bin/git config --file /home/storage/DOSSIER_CRYPTE-crypto/config receive.denyNonFastForwards true
  -> echo "*.DMG -delta" >> /home/storage/DOSSIER_CRYPTE-crypto/info/attributes      
  -> chown --recursive storage:storage /home/storage
  -> chmod --recursive o-rwx /home/storage/DOSSIER_CRYPTE-crypto
 
Project "DOSSIER_CRYPTE-crypto" was successfully created.
To link up a SparkleShare client, enter the following
details into the "Add Hosted Project..." dialog:
 
  Address: ssh://storage@mon_ip:mon_port
  Remote Path: /home/storage/DOSSIER_CRYPTE-crypto
 
To link up (more) computers, use the "dazzle link" command.

On voit que le dossier est créé dans le répertoire /home/storage (qui est la homedir de notre utilisateur storage).

Voila, la partie serveur est presque terminée, il faudra faire une dernière action lors de la configuration de notre client mais nous verrons cela plus bas.


II. Client

Installation

Sparkleshare n'est pas officiellement packagé pour Ubuntu dans ses versions 10.04 jusqu'à 11.10. Ceci dit, un dépôt PPA est disponible (compatible avec Ubuntu 10.04 -> 11.10). Il ne s'agit pas des dépôt officiels, aussi, installez-le en connaissance de cause. Vous devez l'ajouter et lancer l'installation grâce à ces commandes :

sudo add-apt-repository ppa:warp10/sparkleshare
sudo apt-get update
sudo apt-get install sparkleshare libwebkit1.1-cil git-core python-nautilus

Depuis la version 12.04, tout est packagé de base, donc cette commande sera suffisante :

sudo apt-get install sparkleshare libwebkit1.1-cil git-core python-nautilus

Configuration

Le premier lancement du client vous permettra de renseigner quelques informations (nom, prénom, adresse mail) et vous affichera un petit tuto. Une fois passé cette présentation, il va falloir "relier" le client avec le serveur. Pour cela, récupérez le contenu du fichier présent dans le répertoire SparkleShare de votre homedir (il s'agit de la clé publique du client). Retournez sur le serveur puis lancez la commande suivante :

dazzle link

Après avoir appuyé sur Entrée, vous n'avez plus qu'à coller la clé publique de votre client, valider une dernière fois et le tour est joué.

Dernière étape, l'ajout du nouveau dépôt (le répertoire que nous avons créé ci-dessus) sur le client. Pour cela, il suffit de cliquer sur l'icône Sparkleshare de votre zone de notification puis "Ajouter un projet hébergé" :

spar1.png

Choisissez ensuite "on my own server" (notez que vous pouvez vous brancher sur des serveurs git publics tels que Github) puis renseignez l'adresse de votre serveur et le répertoire de destination (il s'agit des données que vous avez eu lors de la configuration du répertoire sur le serveur) :

    Address: ssh://storage@mon_ip:mon_port
    Remote Path: /home/storage/DOSSIER_CRYPTE-crypto

spar2.png

Après avoir validé, vous avez accès à votre répertoire (qui sera synchronisé avec tous les clients en temps réel).

spar3.png

Note : Je n'ai pas testé les clients Mac et Windows mais je suppose que l'installation et surtout la configuration sont à peu près identiques.


III. Conclusion

Sparkleshare est un très bon logiciel. Les échanges sont chiffrés (via SSH), rapides, l'installation n'est pas trop difficile et c'est basé sur git. Malheureusement, le gros point noir qui est vraiment rédhibitoire pour moi c'est que je ne peux pas retrouver mes fichiers directement sur le serveur. Dans le fameux répertoire créé sur le serveur, tout est hashé, crypté, bref, complètement inutilisable :

spar4.png

Autrement dit, il faut obligatoirement avoir un client pour accéder aux données. Moi je voulais pouvoir avoir les données disponibles depuis les clients mais également directement sur mon serveur. Sparkleshare ne propose pas cela.

C'est la raison pour laquelle je n'irai pas plus loin dans mon utilisation de cet outil. Il faut que j'en trouve un autre. Si vous avez des idées, faites-moi signe :)

Ubuntu Touch, révélé au public en début d'année, est depuis en plein développement. Il entre en concurrence directe avec des systèmes d'exploitation pour appareils mobiles qui ont maintenant plus de six ans. Saura-t-il tirer son épingle du jeu ? Saura-t-il éviter les pièges qu'ont rencontrés ses aînés ? Le principal but du portage d'Ubuntu sur tablettes et smartphones n'est pas d'offrir aux actuels utilisateurs d'Ubuntu de nouveaux appareils où ils peuvent installer leur système préféré ; il s'agit plutôt d’attirer des brebis égarées dans l'écosystème Ubuntu. Le fondateur d'Ubuntu, Mark Shuttleworth, laisse entendre qu'avec un nombre grandissant d'utilisateurs d'Ubuntu Touch sur les appareils mobiles, le nombre d'utilisateurs d'Ubuntu sur ordinateurs et téléviseurs ira aussi en augmentant. Le hic, c'est que ces brebis ne gambadent pas librement dans les prés. Chaque berger fait des pieds et des mains pour garder jalousement ses brebis dans son propre pré. Le pâtre va alors devoir proposer une herbe réellement plus verte pour les attirer. Google et Apple sont en effet déjà bien présents sur le marché avec leur propre système pour appareils mobiles : Android et iOS. Ces deux systèmes sont maintenant bien connus et populaires auprès du grand public, alors que les autres solutions proposées par les concurrents -- telles BlackBerry OS et Windows Phone -- peinent à séduire. Ubuntu Touch aura alors peu de chance de se tailler une place dans ce marché s'il n'apporte pas de réelle valeur ajoutée. Il sera cantonné aux seuls adeptes d'Ubuntu. La première chose que va faire la brebis est de comparer les fonctionnalités des iOS et Android face celles d'Ubuntu Touch. Étudions ça !  

L'écran de verrouillage

iOS : L'écran de verrouillage d'iOS en est un classique : il se contente de présenter la date et l'heure, ainsi que des notifications. Pour accéder aux fonctionnalités du téléphone, on est obligé de déverrouiller l'écran. Android : Le système de Google dispose aussi d'un écran de verrouillage, mais plus flexible. En plus des capacités de verrouillage comme pour iOS, on peut aussi ajouter des applications et des petits utilitaires (widgets) directement sur l'écran de verrouillage. Ubuntu Touch : Dans Ubuntu Touch, il n'y a pas d'écran à débloquer. On peut accéder directement aux fonctionnalités du téléphone par les bords de l’écran de l'appareil.

Vainqueur : sur Ubuntu, toutes les fonctions sont accessibles par les bords de l'écran. Il n'y a donc pas besoin d'écran de verrouillage. On n'a pas de "barrière" entre l'utilisateur et son smartphone ; on a plutôt un écran d’accueil. C'est une bonne idée et un avantage face à la concurrence.

    Lockscrenn

L'écran principal

iOS : L'écran principal est constitué de la liste de toutes les applications. Android : L'écran principal est très personnalisable. On peut y mettre des widgets et des raccourcis pour des applications. Le nombre d'écrans principaux peut aussi être augmenté, de manière à classer ses raccourcis favoris ou ses widgets selon des catégories. Ubuntu Touch : L'écran principal est construit à partir des actions fréquemment accomplies par l'utilisateur : il comprend les raccourcis ves les applications les plus souvent utilisées, les contacts les plus fréquemment appelés ou textés, la musique la plus écoutée et les vidéos les plus regardées. En glissant les écrans vers la gauche et la droite, on accède aux menus plus étoffés "Apps", "People", "Music" et "Videos", recensant toutes les informations de l'appareil. Ils rappellent grandement les loupes (lens) déjà implantés dans Unity.

Vainqueur : difficile d’attribuer un vainqueur. Chaque système a sa vision bien différente. Mais à mon humble avis, l'écran principal de iOS est trop limité et celui d'Android demande trop de paramétrage. Ubuntu semble être le bon compromis, malgré la redondance qu'il y a entre les éléments visibles sur l'écran d'accueil et leur apparition aussi dans les diverses loupes.

  home  

Démarrer une application

iOS : Sur iOS, l'écran principal est la liste des applications. Ainsi, pour démarrer une application, il suffit d'appuyer sur son icône dans la liste directement visible. On retourne à la liste des applications / l'écran principal en appuyant sur le bouton "Home" depuis n'importe quelle application. Android : Pour démarrer une application, il suffit là encore d'appuyer sur son icône. Elle peut être démarrée depuis l'écran principal, si un raccourci vers celle-ci a été créé. Sinon, il faut ouvrir le menu des applications, qui est un raccourci dédié accessible depuis l'écran principal. Ubuntu Touch : Le design est similaire à celui d'Ubuntu pour postes de travail. Les applications favorites s'ajoutent dans le lanceur gauche, qui se révèle par un glisser du bord gauche de l'appareil vers le centre de l'écran. L'ensemble des applications est accessible dans la loupe "Applications".

Vainqueur : iOS est le système dont les applications sont le plus facile d'accès. N'importe qui saura démarrer une application sur iOS. On retombe toujours sur la liste d'applications, organisée ou pas. Malgré tout, Ubuntu ne se laisse pas faire. En effet, le lanceur d'applications est très, très, très pratique. Peu importe où l'on se trouve dans l'appareil, on peut le révéler pour charger ses applications favorites. C'est une bonne idée, mais encore faut-il savoir comment le révéler.

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Sortir d'une application

iOS : Appuyer sur le bouton physique "Home" ferme l'application en cours et retourne l'utilisateur à l'écran principal / la liste des applications. Android : La diversité des appareils fait que la tâche s'effectue différemment d'un appareil à l'autre. Sur un Nexus, on peut sortir d'une application soit avec le bouton "Retour", soit avec le bouton "Home". Ubuntu Touch : Pour fermer une application il faut faire un geste horizontal du bord gauche de l'écran jusqu'au bord droit.

Vainqueur : difficile d’attribuer un vainqueur. C'est en effet serré entre Ubuntu Touch et iOS. Dans un premier temps, on peut penser que la meilleure solution est celle d'iOS, car un bouton physique est plus intuitif. Mais à force d’utilisation, la gestuelle à faire sur Ubuntu Touch est très naturelle et plus rapide à accomplir que l'appui sur un bouton physique.

 

Changement d'application en cours

iOS : Un double-clic sur le bouton ouvre un bandeau avec l’icône des applications en cours. On n'a plus qu'à choisir une application. Android : Un bouton sur l'écran est affecté à cette fonction. On appuie dessus, puis un menu s'ouvre avec les fenêtres des applications ouvertes. On choisit ensuite l'application voulue. Ubuntu Touch : Sur notre ordinateur avec Ubuntu, on peut basculer d'une fenêtre à une autre avec la combinaison de touches ALT+TAB ; on retrouve la fonction similaire dans Ubuntu Touch. En faisant un geste du bord droit vers la gauche, on fait défiler les différentes applications en cours d'utilisation.

Vainqueur : sur Ubuntu, on fait défiler les applications en cours avec le même mouvement pour tourner les pages d'un livre. C'est naturel et utile. Sur iOS et Android j'ai toujours une tonne d'application ouvertes qui tourne en fond pour rien. On n'a pas ce problème avec Ubuntu Touch : on pense à fermer l'application (à l'aide du HUD) quand on ne l'utilise plus. La gestion des applications en cours est bien plus pratique dans Ubuntu Touch.

 

Le centre de notification

iOS : un centre de notification paramétrable qui affiche des messages, e-mails, des rappels de calendrier, etc. On ne peut interagir avec les notifications. Android : iOS s'étant inspiré d'Android, on retrouve un centre de notification similaire. Malgré tout, il est plus pertinent grâce aux dispositions des notifications, le système Google Now et il peut avoir des commandes pour des applications, comme des boutons pour le lecteur de musique. Ubuntu Touch : le centre de notification de Ubuntu Touch n'affiche que les notifications liées aux messages. On retrouve les SMS, e-mails, tweets, etc. Point intéressant, on peut directement répondre à un message dans le centre de notification.

Vainqueur : Android dispose du centre de notification le plus intéressant. Même si Google Now peut faire peur à cause de toutes les données qu'il récupère, on trouve un centre de notification complet. Notons que celui de Ubuntu est aussi intéressant, car on peut directement répondre depuis le centre de notification.

  notification  

Les points forts

iOS : L'OS est très facile à utiliser. iOS dispose aussi du plus grand magasin d'applications. Enfin, il s'intègre très bien à l'écosystème créé par Apple, avec la tonne de périphériques pouvant être pris en charge. Android : Les services de Google sont d'excellente facture et ajoutent une indéniable plus value à Android. Les appareils avec Android sont généralement facilement gérables à partir d'autres OS. Enfin, Android se retrouve dans de très nombreux appareils, allant du haut de gamme à l'entrée de gamme. Ubuntu Touch : L'interface s'adapte au matériel sur lequel il est branché (téléphone et tablette, mais également ordinateur et affichage du téléviseur s'il est raccordé à ceux-ci par une station d'accueil). Canonical prévoit une grande facilité de synchronisation et de gestion à partir d'autres systèmes d'exploitation déjà présents (Windows, Mac OS X, Linux...). Enfin, le code de l'OS est ouvert, facilitant la personnalisation et le portage vers de nombreuses plateformes.  

Le verdict

Après avoir lu le comparatif ci-dessus, vous vous attendez sûrement à un verdict. Ubuntu Touch sera-t-il un succès ? Je ne pourrai pas répondre, le milieu de la hight-tech étant beaucoup trop imprévisible. Combien de personnes ont rigolé lors de la présentation de l'iPad ? Combien d'analystes ont annoncé la fin de PlayStation au lancement de la PS3 ? Combien d'employés de Microsoft ont cru au succès commercial de la Surface Pro (troll) ? Beaucoup trop, je ne veux pas en faire partie. Tout de même, Ubuntu Touch attire ! Pas seulement car il est libre et a une grande communauté, mais aussi parce que le système révèle des défauts chez la concurrence et y réplique différemment. L’écosystème d'Ubuntu devient alors un objectif très intéressant. Canonical, la société derrière Ubuntu, fait de plus en plus polémique dans le milieu du libre. Mais elle a au moins le mérite de proposer un produit libre qui fait sérieusement concurrence à des mastodontes du logiciel propriétaire. J'ai hâte de pouvoir utilisé quotidiennement Ubuntu Touch. J’espère qu'à long terme, le succès sera là. Car s'il y a plus de monde qui utilise l'écosystème Ubuntu, ce système d'exploitation deviendra encore plus abouti, et le logiciel libre sera davantage démocratisé !
On parlait en janvier dernier d'un utilitaire nommé Unity Tweak Tool, dont le but est de personnaliser l'interface Unity. Le logiciel est maintenant disponible directement depuis la Logithèque, pour Ubuntu 13.04. Plus besoin d'aller trifouiller dans les arcanes de l'Éditeur Dconf ou de CompizConfig Settings Manager pour chercher les paramètres les plus populaires à personnaliser pour Unity. L'outil Unity Tweak Tool, développé par l'équipe Freyja, propose une interface claire, propre et intuitive. Unity Tweak Tool fait maintenant partie des logiciels présents dans les dépôts officiels d'Ubuntu 13.04, dont la version finale devrait être disponible au mois d'avril. Ceci signifie donc que l'utilitaire peut être installé dans Ubuntu à partir de la Logithèque sans devoir ajouter de source de logiciels supplémentaire. Cet ajout dans les dépôts officiels devrait rendre cet outil plus accessible à davantage d'utilisateurs avides de personnalisation. Référez-vous à notre article de janvier dernier pour en connaitre plus sur les fonctionnalités de Unity Tweak Tool.   Unity Tweak Tool est maintenant dans la Logithèque  

Installation

Ubuntu 13.04 (The Raring Ringtail)

Les utilisateurs d'Ubuntu 13.04 retrouvent Unity Tweak Tool directement dans la Logithèque. Il suffit d'effectuer une recherche à l'aide du nom du logiciel (unity tweak tool) pour le voir apparaître dans la liste des logiciels disponibles. Pour les amateurs de la ligne de commande, Unity Tweak Tool peut aussi être installé en terminal par apt-get. Le nom du paquet est simplement unity-tweak-tool : sudo apt-get install unity-tweak-tool  

Ubuntu 12.10

L'ajout d'un dépôt PPA est néanmoins toujours requis pour Ubuntu 12.10 ; Unity Tweak Tool n'a pas été rétro-porté dans les dépôts officiels d'Ubuntu 12.10. Pour procéder à l'installation du logiciel dans cette version d'Ubuntu, exécutez les commandes suivantes dans un terminal : sudo add-apt-repository ppa:freyja-dev/unity-tweak-tool-daily sudo apt-get update sudo apt-get install unity-tweak-tool Unity Tweak Tool se trouvera ensuite dans votre tableau de bord.  

Ubuntu 12.04 LTS

Unity Tweak Tool n'est pas disponible pour Ubuntu 12.04 LTS, les efforts d'adaptation du logiciel étant trop importants pour le rendre compatible avec la dernière version LTS d'Ubuntu. Pour les utilisateurs de la dernière version LTS d'Ubuntu actuellement soutenue, d'autres logiciels tels Ubuntu Tweak et Unsettings sont disponibles à travers leur PPA respectif. ----------

Source: WebUpd8

Privacy Indicator est un indicateur que l’on trouve dans le tableau de bord Unity d’Ubuntu. Il permet d’une part d’indiquer rapidement quels paramètres de confidentialité sont utilisés ou non et d’autre part de les activer ou désactiver rapidement selon le besoin du moment.

Indicateur de confidentialité

Les paramètres pris en charge par Privacy Indicator sont :

  • “Utiliser les résultats de recherche en ligne dans le tableau de bord ” : si cette option est activée, le Dash Unity envoie des requêtes de recherche sur un serveur chez Canonical pour obtenir des résultats de recherche supplémentaires (Amazon).

Dash et recherche en ligne

  • “Enregistrer les activités (l’esprit du temps)” : J’adore cette traduction littérale du mot allemand Zeitgest !!! Si cette option est activée, un service exécuté localement appelé Zeitgeist recueille des informations sur l’activité des utilisateurs, les enregistre dans le dossier personnel de l’utilisateur et permet à d’autres programmes les utiliser. Zeitgeist est un journal d’activités. Il enregistre les activités de l’utilisateur et les évènements (fichiers ouverts, sites Web visités, conversations avec d’autres personnes, etc.) et rend l’information pertinente disponible aux autres applications. Il permet de déterminer les relations entre des éléments en se basant sur les modèles d’utilisation.Les fichiers ayant été ouverts sont indexés, et peuvent faire l’objet de recherches rapides sur leur nom ou leur contenu, via une interface dédiée comme la zone de recherche du dash de Unity (source Ubuntu-fr)
  • “Effacer la liste des fichiers récents” : comme son nom l’indique, cette fonction permet d’effacer la liste des fichiers utilisés récemment.

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  • “Effacer le journal de l’esprit du temps” : il s’agit bien entendu d’effacer les éléments contenus dans le journal d’activité Zeitgest.

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  • “Afficher le nom réel dans le panneau” : cette option sert à faire apparaître ou non le nom d’utilisateur dans le tableau de bord Unity.

Clapico

Privacy Indicator n’est pas disponible dans les dépôts officiels d’Ubuntu. De plus, il s’agit de la version Alpha, ce qui signifie qu’elle peut présenter des bugs importants même si en ce qui me concerne je n’ai rien remarqué depuis cinq jours d’utilisation. Elle ne fonctionne que sous Ubuntu 12.10 Quantal Quetzal aussi, vous ne devez l’installer qu’en toute connaissance de cause en ouvrant un terminal et en entrant les commandes suivantes :

sudo add-apt-repository ppa:diesch/testing

puis

sudo apt-get update && sudo apt-get install indicator-privacy

Si vous ne souhaitez pas installer cette application, la plupart des réglages présentés ci-dessus sont accessibles depuis l’application Vie privée.

vie privée

Amusez-vous bien.

Source d’inspiration : Julien (un fidèle lecteur de ce blog)

Source : Florian Diesch

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