Planet

En bêta depuis plusieurs mois, le client Steam est maintenant disponible officiellement au téléchargement. Même si le lancement a été un peu confus, le client Steam vient de faire son apparition officiellement. Vous pouvez donc le retrouver dès aujourd'hui dans la logithèque, que ce soit en 64bits ou 32bits. La version 32bits est annoncée comme compatible avec les versions 12.10,12.04,11.04,10.04 d'Ubuntu, tandis que la version 64bits est annoncée compatible seulement avec Ubuntu 12.10 et 12.04. //steam   Ce lancement s'accompagne d'une campagne de promotion avec des annonces sur le site Steam encourageant les utilisateurs à installer Ubuntu. Il est également possible de profiter d'une grosse promotion de 50% à 80% jusqu'au 21 février sur un certains nombre de titres. Pour les joueurs de Steam Forteress, il sera possible d'obtenir un Tux comme objet pour son personnage dans le jeu. Toutefois, cette offre reste limitée et sera réservée aux joueurs les plus réguliers.   Promo Steam Linux Actuellement, ce sont 60 jeux qui sont disponibles sous Steam. On retrouve beaucoup de jeux venant de studios indépendants, notamment un certain nombre déjà présent dans la logithèque Ubuntu. D'autres titres un peu plus orignaux ont fait leur apparition, comme Team fortress 2, Counter Strike 1.6, Counter Strike Source, Half-Life premier du nom, ou encore Portal 2. D'autres devraient suivre dans le courant de l'année, notamment les jeux s'appuyant sur le moteur 3D Source de Valve Studio. Au niveau stabilité, il reste encore du travail et les testeurs rencontrent encore un certains nombre de problèmes. Mais là aussi, le rythme des mises à jours est rapide et les choses devraient s'améliorer durant l'année. Les bêta-testeurs sous Ubuntu représentent déjà 1.12% des utilisateurs et l'on espère que ce chiffre va continuer de progresser avec la sortie officielle. On attend également d'autres projets du côté de Valve : une console sous Linux cette année et la sortie d'une nouveau moteur 3D directement compatible avec Linux.

Nous traduisons souvent Bruce Byfield, libre penseur du logiciel libre, sur le Framablog.

A-t-il raison d’affirmer qu’il est des sujets pour ainsi dire tabous dans la communauté et surtout que la situation a évolué, n’en déplaise à certains ?


Laëtitia Dulac - CC by


Neuf choses dont on ne discute jamais sur l’open source

9 Things That Are Never Admitted About Open Source

Bruce Byfield - 22 janvier 2013 - Datamation
(Traduction : Moosh, brandelune, Sky, ehsavoie, Astalaseven, petit bonhomme noir en haut à droite, mike, goofy, KoS, Mowee, arcady, maxlath, Astalaseven, mariek, VifArgent, Rudloff, VIfArgent, Penguin, peupleLa, Vilrax, lamessen + anonymous)

Quels sont les sujets tabous dans l‘open source de nos jours ? Certains peuvent se deviner mais d’autres pourraient bien vous surprendre.

On pourrait penser qu’un groupe de personnes intelligentes comme les membres de la communauté des logiciels libres et open source (NdT : FOSS pour Free and Open Source Software) seraient sans tabous. On pourrait s’attendre à ce qu’un tel groupe d’intellectuels juge qu’aucune idée n’est interdite ou gênante – mais ce serait une erreur.

Comme toute sous-culture, la communauté FOSS est cimentée par des croyances. Ces croyances contribuent à bâtir une identité commune : par conséquent, les remettre en cause revient à remettre en cause cette identité.

Certains de ces sujets tabous peuvent saper des évidences admises depuis vingt ans ou plus. D’autres sont nouveaux et contestent des vérités communément acceptées. Quand on les examine, on s’aperçoit que chacun d’entre eux peut être aussi menaçant que la déclaration de valeurs communes peut être rassurante.

Pourtant, même s’il est inconfortable d’interroger ces tabous, il est souvent nécessaire de le faire. Les croyances peuvent perdurer longtemps après le temps où elles s’appliquaient, ou après avoir dégénéré en semi-vérités. Il est utile de temps en temps de penser l’impensable, ne serait-ce que pour mettre ces croyances en phase avec la réalité.

Suivant cette logique, voici neuf observations sur l‘open source qui nécessitent selon moi un nouvel examen.

1. Ubuntu n’est plus le dernier grand espoir de l’open source

Quand Ubuntu est apparue il y a neuf ans, nombreux sont ceux qui l’ont considérée comme la distribution qui mènerait la communauté à dominer le monde. Débarquant de nulle part, Ubuntu s’est immédiatement concentrée sur le bureau comme aucune autre distribution avant elle. Des outils et des utilitaires furent ajoutés. De nombreux développeurs Debian trouvèrent un travail chez Canonical, la branche commerciale d’Ubuntu. Des développeurs virent leurs frais payés pour des conférences auxquelles ils n’auraient pas pu se rendre autrement.

Au fil du temps, une bonne partie de l’enthousiasme initial est retombée. Personne ne semble s’être intéressé à la demande de Mark Shuttleworth, le fondateur d’Ubuntu, à ce que les principaux projets coordonnent leurs cycles de livraison ; ils l’ont tout simplement ignorée. Mais on a vu des sourcils se froncer lorsqu’Ubuntu a commencé à développer sa propre interface plutôt que de contribuer à GNOME. Canonical a commencé à contrôler ce qui se passait dans Ubuntu, apparemment pas pour l’intérêt général mais surtout pour la recherche de profits. Nombreux, aussi, furent ceux qui n’apprécièrent pas l’interface d’Ubuntu, Unity, à sa sortie.

Pourtant, à écouter les employés de Canonical, ou les bénévoles Ubuntu, on aurait presque l’impression qu’il ne s’est rien passé pendant ces neuf dernières années. Lisez notamment le blog de Shuttleworth ou ses déclarations publiques : il se donne le rôle de figure de proue de la communauté et déclare que les « hurlements des idéologues » finiront par cesser devant son succès.

2. Le « cloud computing » sape les licences libres

Il y a sept ans, Tim O’Reilly affirmait que les licences libres étaient devenues obsolètes. C’était sa manière un peu dramatique de nous prévenir que les services en ligne mettent à mal les objectifs du logiciel libre. Comme le logiciel, le cloud computing offre aux utilisateurs l’usage gracieux des applications et du stockage, mais sans aucune garantie ou contrôle quant à la vie privée.

La Free Software Foundation (NdT : Fondation pour le Logiciel Libre) répondit à la popularité grandissante du cloud computing en dépoussiérant la GNU Affero General Public License, qui étend les idéaux du FOSS au cloud computing.

Après cela, pourtant, les inquiétudes à propos de la liberté logicielle au sein du cloud ont faibli. Identi.ca fut créé comme une réponse libre à Twitter, et MediaGoblin développé comme l’équivalent libre d’Instagram ou de Flickr, mais ce genre d’efforts est occulté par la compétition. On n’a pas mis l’accent sur l’importance des licences libres ou du respect de la vie privée dans le cloud.

Par conséquent, les avertissements de O’Reilly sont toujours aussi pertinents de nos jours.

3. Richard Stallman est devenu un atout contestable

Le fondateur de la Free Software Foundation et le moteur derrière la licence GNU GPL, Richard M. Stallman, est une des légendes des logiciels libres et open source. Pendant des années, il a été l’un des plus ardents défenseurs de la liberté du logiciel et la communauté n’existerait probablement pas sans lui.

Ce que ses supporters rechignent à admettre, c’est que la stratégie de Stallman a ses limites. Nombreux sont ceux qui disent que c’est un handicapé social, et que ses arguments se basent sur la sémantique — sur les mots choisis et comment ils influencent le débat.

Cette approche peut être éclairante. Par exemple, lorsque Stallman s’interroge sur l’analogie entre le partage de fichiers et les pillages perpétrés par les pirates, il révèle en fait le parti-pris que l’industrie du disque et du cinéma tente d’imposer.

Mais, malheureusement, c’est à peu près la seule stratégie de Stallman. Il dépasse rarement ce raisonnement qu’il utilise pour fustiger les gens, et il se répète même davantage que des personnes qui passent leur temps à faire des discours. Il est perçu de plus en plus, par une partie de la communauté, comme quelqu’un hors de propos voire même embarrassant. Comme quelqu’un qui fut efficace… mais ne l’est plus. Il semble que la communauté a du mal à admettre l’idée que Stallman a eu un impact certain pendant des années, mais qu’il est moins utile aujourd’hui. Soit il est défendu férocement pour son passé glorieux, soit il est attaqué comme un usurpateur parasite. Je crois que les affirmations concernant ce qu’il a accompli et son manque d’efficacité actuel sont vraies toutes les deux.

4. L’open source n’est pas une méritocratie

L’une des légendes que les développeurs de logiciels libres aiment à se raconter est que la communauté est une méritocratie. Votre statut dans la communauté est censément basé sur vos dernières contributions, que ce soit en code ou en temps.

L’idée d’une méritocratie est très attirante, en cela qu’elle forme l’identité du groupe et assure la motivation. Elle encourage les individus à travailler de longues heures et donne aux membres de la communauté un sentiment d’identification et de supériorité.

Dans sa forme la plus pure, comme par exemple au sein d’un petit projet où les contributeurs ont travaillé ensemble pendant de nombreuses années, la méritocratie peut exister.

Mais le plus souvent, d’autres règles s’appliquent. Dans de nombreux projets, ceux qui se chargent de la documentation ou bien les graphistes sont moins influents que les programmeurs. Bien souvent, vos relations peuvent influencer la validation de votre contribution au moins autant que la qualité de votre travail.

De même, la notoriété est plus susceptible d’influencer les décisions prises que le grade et les (surtout si elles sont récentes) contributions. Des personnes comme Mark Shuttleworth ou des sociétés comme Google peuvent acheter leur influence sur le cours des choses. Des projets communautaires peuvent voir leurs instances dirigeantes dominées par les sponsors privés, comme c’est de fait le cas avec Fedora. Bien que la méritocratie soit l’idéal, ce n’est presque jamais la seule pratique.

5. L’open source est gangrené par un sexisme systémique

Une autre tendance qui plombe l’idéal méritocratique est le sexisme (parfois sour la forme de la misogynie la plus imbécile) que l’on trouve dans quelques recoins de la communauté. Au cours des dernières années, les porte-parole du FOSS ont dénoncé ce sexisme et mis en place des règles officielles pour décourager quelques uns de ses pires aspects, comme le harcèlement pendant les conférences. Mais le problème demeure profondément ancré à d’autres niveaux.

Le nombre de femmes varie selon les projets, mais 15 à 20 pour cent peut être considéré comme un chiffre élevé pour un projet open source. Dans de nombreux cas, ce nombre est en dessous des cinq pour cent, même en comptabilisant les non-programmeurs.

De plus les femmes sont sous-représentées lors des conférences, à l’exception de celles où les femmes sont activement encouragées à faire part de leurs propositions (ces efforts entraînent, inévitablement, leur lot d’accusations quant à des traitements spéciaux et des quotas, quand bien même aucune preuve ne peut être avancée).

La plus grande évidence de sexisme se produit quotidiennement. Par exemple, Slashdot a récemment publié un entretien avec Rikki Ensley, membre de la communauté USENIX. Parmi les premiers commentaires, certains se référaient à une chanson populaire dont le refrain mentionne le prénom Rikki. D’autres discutent de son apparence et lui donnent des conseils pour avoir l’air plus « glamour ».

On assiste à des réactions du même ordre, et bien d’autres pires encore sur de nombreux sites dédiés au monde du libre ou sur IRC, dès qu’une femme apparaît, surtout s’il s’agit d’une nouvelle venue. Voilà qui dément les affirmations d’une communauté qui prétend ne s’intéresser qu’aux seules contributions, ou encore l’illusion que la sous-représentation des femmes serait simplement une question de choix individuels.

6. Microsoft n’est plus l’ennemi irréductible du logiciel libre

Il y a à peine plus d’une dizaine d’années, vous pouviez compter sur Microsoft pour traiter le monde du Logiciel Libre de « communiste » ou « anti-Américain », ou sur leurs intentions parfois divulguées dans la presse de vouloir détruire la communauté.

Une grande partie de la communauté s’accroche encore à ces souvenirs. Après tout, rien ne rassemble plus les gens qu’un ennemi commun, puissant et inépuisable.

Mais ce dont la communauté ne se rend pas compte, c’est que la réaction de Microsoft est devenue plus nuancée, et qu’elle varie d’un service à l’autre au sein de l’entreprise.

Nul doute que les dirigeants de Microsoft continuent de voir le logiciel libre comme un concurrent, bien que les dénonciations hautes en couleur aient cessé.

Cependant, Microsoft a pris conscience que, compte-tenu de la popularité du logiciel libre, les intérêts à court terme de l’entreprise seraient mieux servis si elle s’assurait que les outils libres (en particulier les langages de programmation les plus populaires) fonctionnent correctement avec ses propres produits. C’est d’ailleurs la mission principale du projet Microsoft Open Technologies. Récemment, Microsoft est même allé jusqu’à publier une courte déclaration faisant l’éloge de la dernière version de Samba, qui permet l’administration des serveurs Microsoft depuis Linux et les systèmes Unix (NdT : Voir aussi cette FAQ en français publiée par Microsoft).

Bien sûr, il ne faut pas non plus s’attendre à voir Microsoft devenir une entreprise open source ou faire des dons désintéressés d’argent ou de code à la communauté. Mais, si vous faites abstraction des vieux antagonismes, l’approche égoïste de Microsoft à l’égard du logiciel libre n’est pas très différente de nos jours de celle de Google, HP, ou n’importe quelle autre entreprise.

7. L’innovation des interfaces stagne

En 2012, nombreux furent ceux qui n’ont pas adopté GNOME 3 et Unity, les deux dernières interfaces graphiques majeures. Cet abandon fut largement lié à l’impression que GNOME et Ubuntu ignoraient les préoccupations des utilisateurs et qu’ils imposaient leur propre vision, sans concertation.

À court terme, cela a mené à la résurrection de GNOME 2 sous des formes variées.

En tant que prédécesseur de GNOME 3 et de Unity, GNOME 2 fut un choix évident. C’est une interface populaire qui n’impose que peu de restrictions aux utilisateurs.

Quoi qu’il en soit, cela risque d’être, à long terme, étouffant pour l’innovation. Non seulement parce que le temps passé à ressuciter GNOME 2 n’est pas mis à profit pour explorer de nouvelles voies, mais parce que cela semble être une réaction à l’idée même d’innovation.

Peu sont ceux, par exemple, qui sont prêts à reconnaître que GNOME 3 ou Unity ont des fonctionnalités intéressantes. Au contraire, les deux sont condamnés dans leur ensemble. Et les développements futurs, tels l’intention de GNOME de rendre la sécurisation et la confidentialité plus simples, n’ont pas reçu l’attention qu’ils méritaient.

Au final, au cours des prochaines années, l’innovation en sera probablement réduite à une série de changements ponctuels, avec peu d’efforts pour améliorer l’ergonomie dans son ensemble. Même les développeurs hésiteront à tenter quoi que ce soit de trop différent, afin d’éviter le rejet de leurs projets.

Je me dois d’applaudir le fait que les diverses résurrections de GNOME 2 marquent le triomphe des requêtes des utilisateurs. Mais le conservatisme qui semble accompagner ces aboutissements m’inquiète : j’ai bien peur que cette victoire n’engendre d’autres problèmes tout aussi importants.

8. L’open source est en train de devenir une monoculture

Ses partisans aiment à revendiquer que l’un des avantages du logiciel libre et open source, c’est d’encourager la diversité. À la différence de Windows, les logiciels libres sont supposés être plus accueillants pour les idées nouvelles et moins vulnérables aux virus, la plupart des catégories de logiciels incluant plusieurs applications.

La réalité est quelque peu différente. À la lecture d’une étude utilisateurs vous remarquerez un modèle plutôt constant : une application ou technologie recueille 50 à 65% des votes, et la suivante 15 à 30%.

Par exemple, parmi les distributions, Debian, Linux Mint et Ubuntu, qui utilisent toutes le format de packet en .DEB, recueillent 58% du choix des lecteurs 2012 du Linux Journal, que l’on peut comparer aux 16% recueillis par Fedora, openSUSE, et CentOS, qui utilisent quant à elles le format .RPM.

De même, Virtualbox atteint 56% dans la catégorie « Meilleure solution de virtualisation », et VMWare 18%. Dans la catégorie « Meilleure gestion de versions », Git recueille 56% et Subversion 18%. La catégorie la plus asymétrique est celle des « Suites bureautiques » dans laquelle LibreOffice recueille 73% et (sic) Google Docs 12%.

Il n’y avait que deux exceptions à cette configuration. La première était la catégorie « Meilleur environnement de bureau », dans laquelle la diversification des dernières années était illustrée par les scores de 26% pour KDE, 22% pour GNOME 3, 15% pour GNOME 2 et 12% pour Xfce. La deuxième catégorie était celle de « Meilleur navigateur web »dans laquelle Mozilla Firefox recueillait 50% et Chromium 40%.

De manière générale, les chiffres ne rendent pas compte d’un monopole, mais dans la plupart des catégories, la tendance est là. Au mieux, on pourrait dire que, si la motivation n’est pas le profit, le fait d’être moins populaire n’implique pas que l’application va disparaître. Mais si la concurrence est saine, comme tout le monde aime à le dire, il y a tout de même des raisons de s’inquiéter. Quand on y regarde de près, les logiciels libres sont loin d’être aussi diversifiés que ce que l’on croit.

9. Le logiciel libre est bloqué si près de ses objectifs

En 2004, les logiciels libres et open source en étaient au stade où ils couvraient la plupart des usages de base des utilisateurs : envoi de courriels, navigation sur internet et la plupart des activités productives sur ordinateur. En dehors des espoirs de disposer un jour d’un BIOS libre, il ne manquait plus que les pilotes pour les imprimantes 3D et les cartes WiFi pour atteindre l’utopie d’un système informatique entièrement libre et open source.

Neuf ans plus tard, de nombreux pilotes libres de carte WiFi et quelques pilotes libres de cartes graphiques sont disponibles - mais nous sommes loin du compte. Pourtant la Free Software Foundation ne mentionne que rarement ce qui reste à faire, et la Linux Foundation ne le fait pratiquement jamais, alors même qu’elle sponsorise l’OpenPrinting database, qui liste les imprimantes ayant des pilotes libres. Si l’on combinait les ressources des utilisateurs de Linux en entreprise, on pourrait atteindre ces objectifs en quelques mois, pourtant personne n’en fait une priorité.

Admettons que certaines entreprises se préoccupent de leur soi-disant propriété intellectuelle sur le matériel qu’elles fabriquent. Il est possible également que personne ne veuille courir le risque de fâcher leurs partenaires commerciaux en pratiquant la rétroingénierie. Pourtant, on a bien l’impression que l’état actuel de statu quo persiste parce que c’est déjà bien assez, et que trop peu de personnes ont à cœur d’atteindre des objectifs dont des milliers ont fait le travail de leur vie.

Des discussions, non des disputes

Certains ont peut-être déjà conscience de ces sujets tabous. Cependant, il est probable que chacun trouvera dans cette liste au moins un sujet pour se mettre en rogne.

Par ailleurs, mon intention n’est pas de mettre en place neuf aimants à trolls. Même si je le voulais, je n’en aurais pas le temps.

Ces lignes sont plutôt le résultat de mes efforts pour identifier en quoi des évidences largement admises dans la communauté devraient être remises en question. Je peux me tromper. Après tout, je parle de ce que j’ai pris pour habitude de penser, moi aussi. Mais au pire, cette liste est un bon début.

Si vous pensez qu’il y a d’autres sujets tabous à aborder et à reconsidérer au sein de la communauté des logiciels libres et open source, laissez un commentaire. Cela m’intéresse de voir ce que je pourrais avoir oublié.

Crédit photo : Laëtitia Dulac (Creative Commons By)


Bonjour à tous. Bienvenue dans ce nouveau numéro de la revue de presse francophone sur Ubuntu. 
Quelques changements vont avoir lieu dans cette revue de presse. 
Tout d'abord le rythme de sortie va considérablement changé. D'hebdomadaire (ou presque), il passera en bimensuel. En effet, je viens de commencer un nouveau projet : Ubuntu RozetStone, un blog qui propose des traductions d'articles de blogs, interviews et autres vidéos sur Ubuntu, de l'équipe de Canonical, ou d'acteurs majeurs de la distribution Ubuntu. 
Deuxième changement, la revue de presse ne sera plus publiée sur Scribd.com mais sur Ubuntu One. Ce sera ainsi plus facile pour moi de corriger ce document. De nombreuses personnes s'étant plaintes d'une orthographe, voire d'une grammaire des plus douteuses. (Mille pardon, je ne me relis pas assez) 
Quoiqu'il en soit, ces quinze derniers jours ont apportés leur lots d'actualités. En effet, Canonical réfléchirait à faire évoluer sont cycle de sortie entre les versions LTS. D'une version tout les six mois, il se pourrait que le rythme de sortie des Ubuntu non LTS passe à un rythme de rolling release (c'est à dire que de nouvelles fonctionnalités apparaissent au fur et à mesure). 
En ce qui concerne Ubuntu Phone, il ne devrait pas y avoir de logithèque dédiée à la sortie du premier appareil proposant nativement le nouvel OS pour smartphones de Canonical. Au lieu de cela, Canonical proposerait un socle d'applications installées par défaut. Ils ont d'ailleurs lancé un appel à l'aide pour le développement de ces applications. 
Si certains utilisateurs quittent la distribution de Canonical, pour des raisons qui leur sont propres (comme passer sur la marque à la pomme comme tout vrai geek façon François Fillon), d'autres ont eu une très mauvaise surprise en installant Ubuntu sur des portables de la marque Samsung. Il semblerait que l'UEFI ait transformé les portables en... brique. 
Quand à Stormfly, ils ne proposent ni plus ni moins qu'un live USB d'Ubuntu dans un bracelet. 
L'ensemble des articles est disponible comme d'habitude en PDF, EPUB, mais aussi sur le site de la Revue de Presse Francophone sur Ubuntu, Pinterest et également sur Scoop.it. D'ailleurs, si vous désirez soumettre des articles pour la Revue de Presse sur Ubuntu, c'est au travers du service Scoop.it que je vous invite à le faire (topic Ubuntu French Press Review). 
Bonne lecture !!! 
- Winael -


Ubuntu pourrait transiter vers un cycle de développement de deux ans

PC INpact - Le 23 Janvier 2013 par @Vincent Hermann

« Ubuntu réfléchit à changer complètement son rythme de développement. Alors que les utilisateurs peuvent actuellement profiter d’une nouvelle version tous les six mois, l’éditeur Canonical souhaiterait passer sur un cycle de deux ans entrecoupé de « rolling releases ». Un changement qui nécessitera du travail et qui n’aura pas forcément que des avantages. » 

Ubuntu se cale sur un rythme de publication en continu

ZDnet - Le 23 Janvier 2013 par La rédaction de ZDnet

« Canonical semble décidé à remettre en cause l'un de ses piliers : le rythme de publication des nouvelles versions d'Ubuntu. Des changements peut-être perturbants pour les utilisateurs, mais sans doute positifs à terme. »

Canonical reconsidère un nouveau rythme de développement

Clubic - Le 23 Janvier 2013 par +Guillaume Belfiore 

« La société Canonical éditant la distribution GNU/Linux Ubuntu, envisage une nouvelle fois de revoir son rythme de développement. »

Ubuntu : vers une rolling release

Génération NT - Le 24 Janvier 2013 par +Jérôme Garay 

« Les développeurs d'Ubuntu débattent autour d'un modèle de rolling release pour la distribution Linux. »

Ubuntu Phone : Canonical lance un appel pour les applications par défaut

Clubic - Le 24 Janvier 2013 par +Guillaume Belfiore 

« Canonical lance un appel auprès de sa communauté de développeurs et de designers afin de concevoir les applications qui seront livrées par défaut au sein de son système mobile. »

Canonical envisage une rolling release pour Ubuntu

MacGénération - Le 24 Janvier 2013 par +Stéphane Moussie 

« Alors qu'OS X et Windows adoptent un cycle de mise à jour annuel , Canonical pourrait choisir une approche différente pour Ubuntu. »

Canonical lance un appel pour les applications par défaut de son OS mobile

Logiciel.net - Le 24 Janvier 2013 par Jeremy 

« L’éditeur de Linux/Ubuntu, Canonical, a annoncé en début de mois, ses ambitions sur le marché des OS pour terminaux mobiles. C’est ainsi qu’il prévoit la sortie prochaine d’Ubuntu Phone, concurrent direct d’iOS et Windows phone, et qui devrait se retrouver dans les terminaux de certains constructeurs de Smartphones. »

Ubuntu 13.04 : dev news #2 

TooLinux - Le 28 Janvier 2013 par +Ubuntuser 

« L’arrivée d’Ubuntu Raring s’approchant à grands pas, le rythme s’accélère en ce début d’année ! »

Le premier smartphone Ubuntu n'aura pas accès au marché d'applications

Génération NT - Le 28 Janvier 2013 par +Mathieu Mercky 

« Richard Collins, responsable produit de Canonical a récemment publié quelques précisions sur les Ubuntu Phones à venir. L'OS mobile se voudra très simple, au point de ne pas proposer d'applications tierces immédiatement. »

Ubuntu : j’arrête !

01.net - Le 28 Janvier 2013 par +Yann Serra 

« Pourquoi le plus célèbre des Linux sur PC ne remplit plus sa fonction opérationnelle et comment s’en sortir. »

Tenter d'installer Linux peut verrouiller définitivement des portables Samsung 

PC INpact - Le 31 Janvier 2013 par +Damien Labourot 

« De nombreux utilisateurs rapportent qu'une tentative d'installation d'Ubuntu via une méthode classique ou l'utilisation d'un live CD sur certains PC portables Samsung exploitant l'UEFI aurait la fâcheuse conséquence de les verrouiller...définitivement. »

Canonical veut aider dans le développement d’applications pour les Ubuntu Phones

Blog Nouvelles Technologies - Le 31 janvier 2013 par +Yohann Poiron 


« Après avoir annoncé sa gamme de téléphones plus tôt dans le mois, Canonical est maintenant à la recherche de développeurs pour l’aider dans ses plans de disposer d’un « store apps » de base, comprenant une douzaine d’applications prêtes à aller sur les Ubuntu Phones dès que ces derniers arriveront sur les étales. »

Des portables Samsung semblent allergiques à l'installation de Linux.

Sur la Toile - Le 01 Février 2013 par +Olivier Toyounet

« De nombreux utilisateurs rapportent qu'une tentative d'installation d'Ubuntu via une méthode classique ou l'utilisation d'un live CD sur certains PC portables Samsung exploitant l'UEFI aurait la fâcheuse conséquence de les verrouiller...définitivement. Pour rappel, l'UEFI (interface micrologicielle extensible unifiée) définit un logiciel intermédiaire entre le firmware et le système d'exploitation. Selon le site H-Online , si le symptôme semble simple, la conséquence pour l'utilisateur est plutôt dramatique, explications : »

Stormfly : un bureau sous Ubuntu au poignet

Génération NT - Le 05 Février 2013 par +Mathieu Mercky 

« Le scénario est bien connu : il est difficile de faire confiance aux enfants lorsqu'ils souhaitent utiliser l'ordinateur familial, entre contrôle parental et risque de contamination virale, la simple utilisation des comptes utilisateur ne suffit pas toujours. StormFly souhaite proposer une parade à ces risques. »
Lancé il y a quelques semaines, Ubuntu Phone continue de faire parler de lui. La base du système qui s'appuie sur Qt pourrait se rapprocher d'autres solutions comme Sailfish ou Plasma Active. En effet, un certain nombre de nouveaux OS pour téléphones intelligents en gestation sont basés sur Qt (et plus particulièrement QML) sur lequel viennent se greffer des API adaptés aux usages mobiles. On retrouve ainsi :
  • Plasma Active, l'interface mobile de l'environnement KDE;
  • Salfish, le nouvel OS pour smartphone créé par les anciens employés de Nokia;
  • BlackBerry 10, le nouvel environnement de Black Berry.
À cette liste, on peut ajouter maintenant Ubuntu Phone, qui se base lui aussi sur Qt. À cela, Sailfish et et Ubuntu se rapprochent par l'usage important du "swipe". Le swipe est le fait d'utiliser les bords de l'écran comme zone réactive. Par conséquent, comme l'évoque un développeur de KDE, Johan Thelin, ces points communs permettent de créer une seule interface pour plusieurs plate-formes en utilisant un seul IDE. Et un rapprochement au niveau des API pourraient encore faciliter les travail des développeurs. Dans la continuité de cette réflexion, après une discussion sur IRC, c'est un développeur de Canonical, Zoltán Balogh, qui a envoyé un mail pour proposer ce rapprochement sur la liste de diffusion de Qt -- discussion reprise par un membre de KDE sur son blog. L'idée n'est pas seulement de se rapprocher pour faciliter la création d'interface entre Sailfish, Plasma Active et Ubuntu Phone, mais aussi d'essayer de rapprocher les API, proposer un format de paquet commun ou encore un mode unifié de diffusion des applications. Tout cela autour de Qt. C'est ici une belle opportunité. Après les ratés entre Canonical et GNOME, un rapprochement avec les très actives communautés présentes autour de Qt et d'autres entreprises du monde de la téléphonie mobile pourrait devenir une association gagnante, permettant d'un coté d'avoir des systèmes différents et variés, et d'un autre côté faciliter le travail des développeurs pour le développement des applications.
Les possesseurs de téléphones intelligents propulsés par Android 4.0 (Ice Cream Sandwich), 4.1 (Jelly Bean) ou toute autre version ultérieure ont généralement constaté la difficulté d'accéder au contenu de leur appareil avec Ubuntu. Qu'ils se réjouissent: une nouvelle version de GVFS vient améliorer la situation! Ce changement n'étant pas rétro-porté vers Ubuntu 12.04 LTS et 12.10, le nouveau GVFS 1.15.2 peut être téléchargé depuis un PPA. Effectuer une mise à niveau de GVFS permettra à votre appareil sous Android -- ainsi que tous vos autres périphériques (appareils photos, baladeurs, appareils portables multimédia...) -- d'être mieux reconnu par Ubuntu. Vous serez alors en mesure de transférer des fichiers depuis et vers votre téléphone intelligent à l'aide de votre gestionnaire de fichiers Nautilus ou Thunar, de synchroniser votre médiathèque avec votre lecteur de musique Rhythmbox ou Banshee, et télécharger vos photos depuis et vers votre appareil avec le gestionnaire de photos Shotwell. /!\ Notez cependant que la version de GVFS proposée ici provient du dépôt personnel (PPA) de Philip Langdale, le développeur du greffon MTP pour GVFS; bien qu'étant testé, elle pourrait néanmoins rendre votre système instable ou entrer en conflit avec des futures mises à jour d'Ubuntu. Pour procéder à la mise à jour de GVFS, suivez les instructions suivantes:
  1. Ouvrez un terminal et exécutez les commandes suivantes:sudo add-apt-repository ppa:langdalepl/gvfs-mtp sudo apt-get update
  2. Ouvrez ensuite le gestionnaire de mises à jour, puis appliquez l'ensemble des mises à jour proposées;
  3. Enfin, lorsque les mises à jour sont installées, redémarrez votre système.
Une fois la mise à jour complétée, branchez votre téléphone mobile sous Android à votre ordinateur à l'aide de son câble USB. Patientez quelques secondes: rapidement, votre gestionnaire de fichiers s'ouvre et vous affiche le contenu de votre appareil. Notez que si votre téléphone est verrouillé par un mot de passe, une phrase de passe, un motif, une reconnaissance faciale ou un autre mécanisme de sécurité, vous devrez d'abord le déverrouiller. Un appareil verrouillé apparaîtra comme étant vide dans votre gestionnaire de fichiers.  

Mais... pourquoi y a-t-il eu un problème de compatibilité?

La réponse est désormais bien connue. Les problèmes de compatibilité sont dus au changement de protocole de transfert de fichiers survenu au passage à Android 4.0. Les appareils livrés nativement avec Android 2.x (Gingerbread) utilisaient un protocole de stockage de masse (USB MSC), ce qui permettait au téléphone d'être reconnu comme un disque dur externe ou une clé USB. Ce protocole donne un accès direct à la mémoire de stockage -- plus techniquement parlant: un accès direct au système de fichiers du téléphone. Une restriction liée à ce mode d'accès est qu'un seul des appareils peut accéder au système de fichiers à la fois: soit le téléphone, soit l'ordinateur. Ceci ne posait pas de difficulté avec les appareils livrés avec l'ancienne génération d'Android, car la mémoire des appareils avaient été fractionnée en deux partitions: une partition réservée aux applications et une partition dédiée aux données de l'utilisateur. Ainsi, lorsque l'ordinateur devait accéder aux données du téléphone, Android rendait la partition inaccessible à ce dernier. Un seul appareil accède au système de fichiers à la fois. Mais ce mode de fonctionnement avait ses limites. En effet, plus les applications pour Android devenaient imposantes, plus on constatait que limiter l'espace réservé aux applications était handicapant. La solution trouvée était de fusionner les partitions d'applications et de données utilisateur: toute la mémoire du téléphone pouvait ainsi être utilisée pour tous les usages. Cependant, puisqu'il n'y avait plus qu'une seule partition, on ne pouvait plus utiliser le protocole de stockage de masse pour le transfert de fichiers. Entre en jeu le Media Transfer Protocol (MTP). Cet autre protocole de transfert de fichiers fonctionne différemment: plutôt que d'accéder directement au système de fichiers de l'appareil, l'ordinateur communique ses requêtes au système d'exploitation du téléphone, et celui-ci transmet alors les fichiers demandés ou inscrit les fichiers reçus. L'ordinateur ne voit jamais directement la mémoire de stockage de l'appareil mobile; il ne communique qu'avec l'OS de l'appareil, et c'est ce dernier qui effectue les opérations sur les fichiers. Tout irait pour le mieux, si ce n'est qu'Ubuntu gère assez mal le protocole MTP...  

GVFS et les autres méthodes

D'autres solutions existent pour accéder au stockage de l'appareil Android depuis Ubuntu. Une des solutions populaires est Go-Mtpfs, qui ajoute une pile supplémentaire de prise en charge du protocole MTP. Le désavantage de cette méthode est qu'elle nécessite une intervention manuelle de l'utilisateur avant d'accéder au contenu du téléphone. D'autres solutions sont l'usage d'applications mobiles telles AirDroid ou, pour les appareils de Samsung, Kies Air. Ces solutions ont l'avantage de ne nécessiter aucun câble USB entre l'appareil et l'ordinateur: tous les transferts s'effectuent par réseau WiFi, à travers un navigateur Web. Cependant, elles peuvent être moins intéressantes lorsque vous vous trouvez sur un réseau non sécurisé ou public. L'intérêt de GVFS est qu'il s'agit d'une composante de base d'Ubuntu, bien intégrée dans le système. Ainsi, l'appareil mobile est reconnu par le gestionnaire de fichiers, mais aussi les lecteurs de musique Rhythmbox, Banshee, Clementine et Amarok, pour synchroniser sa médiathèque, et le gestionnaire de photos Shotwell, pour synchroniser sa photothèque. De quoi réconcilier les utilisateurs d'Ubuntu avec le protocole MTP? Pas si convaincu, mais c'est déjà un net pas en avant vers une meilleure prise en charge de ce protocole. ---------- Source: "Upgrade To Gvfs With MTP Support In Ubuntu 12.10 Or 12.04 To Easily Connect Android 4.0+ Devices", WebUpd8

I-Nex est une application qui affiche sur une interface graphique claire tous les composants installés sur votre PC : CPU, GPU, carte mère, carte son, disques durs, RAM, réseau,USB ainsi que quelques informations système.

i-nex02

Non content d’afficher des informations sur le matériel, I-Nex permet également de générer un rapport avancé pour lequel vous pouvez sélectionner les éléments à inclure et qui peut directement être envoyé à un service tel que Pastebin (et d’autres). Il dispose également d’une option pour prendre une capture d’écran de la fenêtre I-Nex directement depuis l’application.

I-nex10

Voici quelques captures d’écran permettant de se rendre compte de la diversité des informations fournies par I-Nex :

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I-Nex n’étant pas présent dans les dépôts d’Ubuntu, vous ne devez l’installer qu’en toute connaissance de cause. De plus, cette application utilisant la toute dernière version de gambas3, vous devez ajouter son PPA, y-compris pour Ubuntu 13.04 en ouvrant un terminal et en entrant la commande :

sudo add-apt-repository ppa:nemh/gambas3

Vous devez ensuite entrer le PPA d’I-Nex avec la commande

sudo add-apt-repository ppa:i-nex-development-team/stable

puis mettre la liste de vos dépôts à jour avec la commande

sudo apt-get update

et enfin lancer l’installation en entrant :

sudo apt-get install i-nex

i-nex01

I-Nex est désormais présent dans votre dash.

Amusez-vous bien.

Source: Webupd8

 

 

xbmc_logo

XBMC, le célèbre Media Center open source, vient d’annoncer la sortie de sa nouvelle mouture (la 12, Frodo de son petit nom).  Je vous propose de la découvrir brièvement.

J’utilise XBMC au quotidien sur mon Media Center depuis maintenant plus d’un an et demi et avec pleine satisfaction. Malgré tout, je lui ai toujours reproché de ne pas gérer nativement le support TV PVR. Pour ma part quand j’ai entendu que la nouvelle version de XBMC – Frodo – allait gérer cette technologie j’ai été pris de l’envie de tester dès sa sortie en RC. J’ai pu jouer un peu avec et à part un bug de gestion de log, je dois reconnaître que XBMC12 en RC2 était déjà très convaincante!

Au menu des principales nouveautés de XBMC 12 Frodo, on trouve :

  • Support HD audio (dont DTS-MA et Dolby True-HD)
  • Support de Live TV et PVR
  • Décodage vidéo h.264 10bit (aka Hi10P)
  • Support de OSX 64bit
  • Amélioration de la gestion des images (gère un plus grand nombre de types d’images)
  • Support du Raspberry PI
  • Support de la plate-forme Android
  • Amélioration de la gestion de Airplay
  • Amélioration du support des télécommandes sous Windows et Linux
  • Filtrage avancée de la bibliothèque
  • Amélioration du partage UPnP

Pour ma part, je note 3 superbes évolutions longtemps attendues :

  1. Le support Android : c’est devenu incontournable avec les Google TV, les dongles TV Android ou encore les tablettes à gogo!
  2. Le support Raspberry Pi : le Pi faisait déjà tourner OpenELEC. Maintenant ce pourra être XBMC natif.
  3. Le support du Live TV/PVR : j’ai longtemps rêvé de ce support natif au lieu de jongler avec MythTV. Je n’ai pas pu le tester n’ayant plus de couverture hertzienne dans mon logement mais les premiers retours semblent positifs.

Pour illustrer mes dires, je vous ai trouvé une petit vidéo de XBMC 12 sous Ubuntu 12.10 en fonctionnement avec Live TV :

 

Pour installer la dernière version de XBMC sous Windows, il suffit de télécharger l’installeur ici et suivre les étapes d’installation.

Pour installer la beta de XBMC sous Ubuntu, il suffira de taper ces commandes (ajout du ppa  non-stable de XBCM et installation) :

sudo apt-get install python-software-properties pkg-config sudo add-apt-repository ppa:team-xbmc sudo apt-get update sudo apt-get install xbmc

Avertissement : Attention, l’utilisation de dépôts non officiels peut occasionner des dysfonctionnements de votre poste si elle est fait sans certaines précautions de bases (s’assurer notamment du sérieux du dépôt).

J’ai fait tourner XBMC 12RC1 sur mon portable sous Linut Mint 14 pendant quelques jours et n’ai constaté qu’un moindre bug (l’application ne se quittait pas complètement et remplissait sans cesse le fichier xbmc.log lequel atteignait 28Go lorsque j’ai killé les process xbmc) ; l’application était d’ors et déjà bien stable.

Tous les repository ne sont pas encore compatibles avec cette version mais la bibliothèque d’add-ons est déjà bien complète.

xbmc12-4 xbmc12-3 xbmc12-1 xbmc12 xbmc12-5 xbmc12-6 xbmc12-7 xbmc12-8

Pour installer la version Android de XBMC, il suffit de télécharger le *.apk ici en ayant coché la case « autoriser l’installation de logiciels tiers ». J’attendais avec impatience ce support de Android : je me vois bien avec XBMC sur un dongle Android connecté à ma TV…

L’application est bluffante de réactivité (enfin je l’ai testé sur un RAZR HD quand même). On accède sans problème aux données du téléphone pour les consulter. Le support vidéo n’est pas encore parfait et les vidéo HD en 1080 saccadent (pas de soucis en deçà). Voila quelques captures de XBMC depuis mon mobile sous Android (ICS) :

xbmc-android-1 xbmc-android-2 xbmc-android-3 xbmc-android-4 xbmc-android-5 xbmc-android-6 xbmc-android-7 xbmc-android-8

Vous trouverez toutes les informations sur XBMC pour Android sur le Wiki XBMC Android.

Pour les autres plates-formes (Mac, Raspebbry Pi, etc), je vous invite à vous rendre sur la page de téléchargement du site officiel de XBMC.

Alors que le nouveau gestionnaire de bureau d'Ubuntu, Unity, reste encore très limité au niveau de sa personnalisation, quelques logiciels essayent toutefois de pallier à ce défaut. On peut citer parmi eux Ubuntu Tweak, Unsettings, etc. Un nouveau logiciel venant combler cette lacune est en développement. Son nom ? Unity-Tweak-Tool     Sa différence ?   Il se distingue des autres programmes de personnalisation principalement grâce à son organisation qui le rend clair. Séparé en plusieurs catégories, il se veut simple et compréhensible par tout le monde. On peut donc trouver la catégorie Dash, Bureau, Launcher, etc. De plus, il se trouve très bien intégré visuellement avec Ubuntu grâce à ses icônes basées sur les fuites des icônes 13.04, toutefois pas encore dans le PPA, on se contentera des icônes monochromes pour le moment . La barre d'outils quant à elle, possède des icônes monochromes, qui elles, resteront.   Un autre point positif est qu'il supporte les Quick Lists et le HUD. Les développeurs (qui sont une équipe entière, ils m'ont demandé de bien le préciser ! ) ont bien fait comprendre qu'ils voulaient un logiciel facile et complet, utilisable par un novice autant que par un utilisateur avancé, car ce type de logiciel de personnalisation est très peu fréquent sur Ubuntu.   Son inconvénient actuel ?   Malheureusement, il ne fonctionne que sur Quantal et Raring et non pas sur la dernière LTS... J'ai questionné les développeurs sur le Backport pour la 12.04 LTS et voici leur réponse :
Sadly porting it to 12.04 would require A LOT of work, cuz currently Mechanig is built on top of gsettings (dconf-editor) and a bunch of settings for P are in gconf-editor, which would require backporting and rewriting a lot of the backend. I'm not saying that we are not gonna do it, but it is not a priority :)
En clair, Unity-Tweak-Tool (d'ancien nom, Mechanig) est basé sur Dconf-editor et la 12.04 LTS sur Gconf-editor, il faudrait donc presque tout réécrire, le message fini par le fait que ce n'est pas impossible de voir un Backport dans l'avenir, mais ce n'est pas dans leurs priorités. Donc pour ceux qui veulent de la stabilité, vivement la 14.04 ! D'où le fait que ce ne soit qu'un inconvénient actuel pour les possesseurs de la 12.04 LTS et non définitif. De plus, la seule langue supportée pour le moment par ce logiciel, est bien entendu l'anglais...   Toutefois, dans l'ensemble, beaucoup d'options sont d'ores et déjà disponibles ! On a par exemple la possibilité de choisir d'afficher la couleur caméléon sur l'icône d'une application tout le temps, seulement une fois lancée, ou encore un halo autour de l'icône... De rendre la barre de menu transparente, ou encore de choisir l'action qui se déclenchera en faisant glisser la fenêtre en haut, à gauche ou à droite (Windows Snapping) et pleins d'autres fonctions très sympa !   Comment installer Unity-Tweak-Tool ?  
sudo add-apt-repository ppa:freyja-dev/unity-tweak-tool-daily sudo apt-get update sudo apt-get install unity-tweak-tool
| ! | L'application est encore en développement actif, donc instable. L'installation d'un dépôt externe peut également causer une certaine instabilité sur votre ordinateur.

J'ai commandé mon Raspberry Pi sur RS Components le samedi soir et je l'ai reçu le jeudi matin suivant. J'ai été agréablement surpris de la rapidité de livraison (et de la provenance de mon colis : Forbach, en Allemagne). Coup de chance, j'ai reçu ma carte SD le même jour. Ma première question pratique s'est donc posée : à partir de ma Ubuntu, comment puis-je installer la distribution Raspbian sur cette carte SD ?

sdcard.png

Téléchargement

Comme indiqué dans mon titre, j'ai choisi la distribution Raspbian, basée, comme son nom l'indique, sur une Debian. Pour la télécharger, il suffit de se rendre sur la page de téléchargement du site de la fondation Raspberry Pi.

Choisissez la distribution Raspbian "wheezy" en lien direct ou en téléchargement torrent. Vous obtenez un fichier zip qu'il ne vous reste plus qu'à extraire (sur le Bureau dans notre exemple) afin d'avoir le fichier final (.img) qui fait environ 1.9 Go.

Installation

Une fois votre fichier img extrait, vous pouvez insérer votre carte SD dans votre ordinateur (dans mon cas, j'ai un lecteur de carte SD intégré à ma machine). La carte SD est automatiquement montée sur le filesystem.

Vous pouvez la voir en tapant cette commande dans votre terminal : df

Voici le résultat chez moi :

benjamin@benjamin-Latitude-D420:~$ df
Sys. fich.     1K-blocks    Util. Disponible Uti% Monté sur
/dev/sda5       40776268 33725768    4979156  88% /
udev              759592        4     759588   1% /dev
tmpfs             306756      884     305872   1% /run
none                5120        0       5120   0% /run/lock
none              766884      548     766336   1% /run/shm
/dev/mmcblk0p1   3864064     4032    3860032   1% /media/3032-3965

On voit tout en bas de la liste que ma carte SD est la /dev/mmcblk0p1 montée dans le répertoire /media/3032-3964. Ici, /dev/mmcblk0p1 est la partition 1 (p1) du périphérique /dev/mmcblk0 (à retenir).

Il faut commencer par démonter cette partition grâce à la commande suivante : sudo umount /dev/mmcblk0p1

Après un dernier contrôle via la commande df, on voit bien que la partition n'est plus présente (et donc démontée).

On peut désormais copier l'image de la Raspbian sur notre carte. Pour ça, il suffit de taper la commande suivante dans votre terminal :

sudo dd if=Bureau/2012-12-16-wheezy-raspbian.img of=/dev/mmcblk0

if (input file) correspond au fichier à copier, il faut donc mettre le chemin de votre fichier image.
of (output file) correspond au périphérique sur lequel vous souhaitez le copier. Ici, il faut mettre le nom du périphérique soit, dans mon cas /dev/mmcblk0 (comme vu ci-dessus). Si vous mettez le nom de la partition, cela ne fonctionnera pas.

La copie peut prendre de longues minutes, prenez votre mal en patience :)

Premier démarrage

Une fois que la distribution est copiée sur la carte, vous n'avez plus qu'à mettre cette dernière dans votre Raspberry Pi. Ensuite, deux solutions s'offrent à vous :
  • soit vous branchez directement votre Raspberry Pi sur un écran avec la sortie HDMI, vous pouvez ainsi profiter de votre joujou immédiatement ;
  • soit vous utilisez SSH pour vous y connecter via le réseau (SSH est activé par défaut dans cette distribution).

Il vous suffit pour cela d'insérer la carte SD dans votre Raspberry Pi, d'y brancher un câble réseau et de le brancher électriquement. Une adresse IP lui sera automatiquement attribuée par votre box/serveur DHCP.

Petite astuce pour connaître l'adresse IP attribuée à votre machine sans être dessus, vous pouvez scanner votre réseau à la recherche d'une nouvelle adresse IP grâce à la commande suivante (à taper sur votre PC et à adapter en fonction de votre sous-réseau) :

nmap -sP 192.168.0.0/24

Premier résultat chez moi avant branchement du Raspberry :

benjamin@benjamin-Latitude-D420:~$ nmap -sP 192.168.0.0/24

Starting Nmap 5.21 ( http://nmap.org ) at 2013-01-29 19:10 CET
Nmap scan report for 192.168.0.1
Host is up (0.0040s latency).
Nmap scan report for 192.168.0.13
Host is up (0.00027s latency).
Nmap done: 256 IP addresses (2 hosts up) scanned in 2.28 seconds

Deuxième résultat après branchement du Raspberry, on voit donc qu'il a récupéré l'adresse 192.168.0.14

benjamin@benjamin-Latitude-D420:~$ nmap -sP 192.168.0.0/24

Starting Nmap 5.21 ( http://nmap.org ) at 2013-01-29 19:10 CET
Nmap scan report for 192.168.0.1
Host is up (0.0040s latency).
Nmap scan report for 192.168.0.13
Host is up (0.00027s latency).
Nmap scan report for 192.168.0.14
Host is up (0.010s latency).
Nmap done: 256 IP addresses (3 hosts up) scanned in 2.48 seconds

Vous n'avez plus qu'à vous connecter en SSH grâce à la commande suivante :

ssh pi@192.168.0.14

Le mot de passe par défaut est "raspberry".

Voila, vous voici avec votre nouveau jouet prêt à l'emploi. Dans le prochain article, je vous expliquerai comment configurer une clé WiFi afin de vous passer du câble réseau.

À bientôt

raspberry_pi_case.JPG

Bonjour à tous. Bienvenue dans ce nouveau numéro de la revue de presse francophone sur Ubuntu.

Pas beaucoup de nouvelles cette semaine. Da Vinci qui lance une tablette tactile multiboot avec Ubuntu en Italie et Valve qui pousse toujours un peu plus ses utilisateurs vers notre système d'exploitation favori.
L'ensemble des articles est disponible comme d'habitude en PDF, EPUB, mais aussi sur le site de la Revue de Presse Francophone sur Ubuntu, Pinterest et également sur Scoop.it. D'ailleurs, si vous désirez soumettre des articles pour la Revue de Presse sur Ubuntu, c'est au travers du service Scoop.it que je vous invite à le faire (topic Ubuntu French Press Review).Bonne lecture !!!- Winael -


Da Vinci Mobile lance une nouvelle tablette en dual boot Android/Ubuntu 

Tablette-tactile.net - Le 16 Janvier 2013 par Patrick


« Ce n’est pas le Saint Graal de la tablette libre, mais c’est assurément un premier pas vers un terminal fonctionnant sur la distribution GNU/Linux qu’est Ubuntu. Da Vinci Mobile Technology, une société italienne propose une tablette équipée d’Android et Ubuntu en dual boot : la Nibbio. »

Nibbio/Kite - Une tablette sous Android… et Ubuntu

Android-France.fr - Le 16 Janvier 2013 par +Leïla Campier 

« Alors que nous attendions avec impatience des nouvelles d’Ubuntu pour smartphones, une tablette tournant sous Android et Ubuntu a fait son apparition. »

Valve fait la promo de Steam pour Linux et pousse les joueurs vers Ubuntu 

Clubic - Le  Janvier 2013 par +Audrey Oeillet 

« Bien qu'encore proposé en version bêta, Steam pour Linux est de plus en plus mis en avant par Valve sur sa plateforme. Le studio de développement à l'origine de Half-Life et de Left 4 Dead encourage même les joueurs à passer sur Ubuntu. »

UbuntuFrenchPressReview_20130116-20130122 by vinzjobard

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