Planet

06 Mai 2013 à 12:19

Des nouvelles d'Ubuntu Touch via Quack1

 

Dans un de mes derniers articles, je vous parlais d'Ubuntu Touch.

Ce matin Jono Bacon, Community Manager d'Ubuntu, a publié un article à propos d'Ubuntu Touch, dans lequel il donne quelques informations sur le futur OS pour mobiles et sur son développement.

On y apprend notamment que la version 1.0 est prévue pour Octobre 2013, soit au moment de la sortie de la version 13.10 d'Ubuntu, ce qui laisse présager une intégration d'Ubuntu Touch dans la version desktop d'Ubuntu. Le système pourrait ainsi être déployé chez les utilisateurs sur des mobiles au cours du premier semestre 2014.

Au niveau du développement, Jono Bacon donne un aperçu des équipes en place :

  • 15 équipes d'ingénieurs
  • 5 équipes de design
  • 5 "services teams"

Tout ceci totalisant plus de 150 personnes.

Il précise enfin que le développement avance à bon train, malgré la taille du projet, les fuseaux horaires différents entre chaque équipes et les problèmes que celles-ci on pu rencontrer en route.

Tout ceci aurait pu n'être qu'un discours pipeau et enjoleur de Community Manager, mais Jono Bacon annonce tout de même qu'à l'heure actuelle Ubuntu Touch n'est pas utilisable comme principal OS sur un mobile, puisque certaines fonctions ne sont pas ou très peu implémentées, et que cela reste des versions en cours de développement.

 

On s'aperçoit donc que le développement d'Ubuntu Touch suit son cours, il reste encore 6 mois aux équipes pour finaliser une version 1.0 qui soit utilisable par Mme. Michu.

J'attend donc avec encore plus d'impatience une version stable à installer sur un smartphone pour pouvoir la tester, ou au moins un portage d'Ubuntu Touch vers un modèle de smartphone que j'ai en stock à la maison pour pouvoir jouer un peu avec!

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06 Mai 2013 à 12:19

Des nouvelles d'Ubuntu Touch via Quack1

 

Dans un de mes derniers articles, je vous parlais d'Ubuntu Touch.

Ce matin Jono Bacon, Community Manager d'Ubuntu, a publié un article à propos d'Ubuntu Touch, dans lequel il donne quelques informations sur le futur OS pour mobiles et sur son développement.

On y apprend notamment que la version 1.0 est prévue pour Octobre 2013, soit au moment de la sortie de la version 13.10 d'Ubuntu, ce qui laisse présager une intégration d'Ubuntu Touch dans la version desktop d'Ubuntu. Le système pourrait ainsi être déployé chez les utilisateurs sur des mobiles au cours du premier semestre 2014.

Au niveau du développement, Jono Bacon donne un aperçu des équipes en place :

  • 15 équipes d'ingénieurs
  • 5 équipes de design
  • 5 "services teams"

Tout ceci totalisant plus de 150 personnes.

Il précise enfin que le développement avance à bon train, malgré la taille du projet, les fuseaux horaires différents entre chaque équipes et les problèmes que celles-ci on pu rencontrer en route.

Tout ceci aurait pu n'être qu'un discours pipeau et enjoleur de Community Manager, mais Jono Bacon annonce tout de même qu'à l'heure actuelle Ubuntu Touch n'est pas utilisable comme principal OS sur un mobile, puisque certaines fonctions ne sont pas ou très peu implémentées, et que cela reste des versions en cours de développement.

 

On s'aperçoit donc que le développement d'Ubuntu Touch suit son cours, il reste encore 6 mois aux équipes pour finaliser une version 1.0 qui soit utilisable par Mme. Michu.

J'attend donc avec encore plus d'impatience une version stable à installer sur un smartphone pour pouvoir la tester, ou au moins un portage d'Ubuntu Touch vers un modèle de smartphone que j'ai en stock à la maison pour pouvoir jouer un peu avec!

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01 Mai 2013 à 19:00

Geany un éditeur php pour Xubuntu via DuPot

Introduction

Quand on cherche un éditeur php on pense souvent soit d'un coté à quelque chose de complet comme Eclipse, Netbeans... (avec plugins adéquat) soit à gedit,vi ou un autre simple éditeur de texte

J'avais précédemment écrit un article, ou je mettais en avant un environnement de développement basé sur gedit sous Xubuntu, j'ai depuis découvert un nouvel éditeur encore mieux: Geany

Le cas de l'éditeur lourd

Quand on travail sur des environnement de développement intégré ou IDE on prend vite ses marques, on se surprend vite à apprécier le confort de ce type de logiciel.

Ses avantages

L'auto-complétion des variables est bien pratique pour éviter les erreurs de frappes/casse lors de la réutilisation de variable de constantes...

On gagne beaucoup de temps également lorsque l'on fait appel à un objet model par exemple pour récupérer une méthode utilisant une requête. Idem pour les plugins et autre classes utilisées.Il est toujours plus pratique lorsque l'on commence à taper le nom de l'objet d'avoir une liste de ses propriétés et méthodes, plutôt que de devoir chercher le fichier de la classe, l'ouvrir et aller y rechercher la méthode, propriété,constante recherchée :)

Idem pour les accolades/crochets/parenthèses, il est bien pratique lorsque l'on créé/utilise un tableau d'écrire le crochet ouvrant et que celui-ci soit automatiquement fermé, idem pour une fonction/méthode.

Ses inconvénients

Le problème de ce genre de logiciel c'est que pour être aussi confortable, ils doivent être plus gourmand en ressource :(

Un autre soucis est qu'ils ne peuvent pas être instanciés plusieurs fois: je travaille souvent sur plusieurs projets à la fois, et j'aime bien utiliser un bureau pour chaque projet avec sur chacun d'eux : un éditeur de code, un terminal (pour svn) ainsi qu'un navigateur pour vérifier le code saisi.

Le cas de l'éditeur léger Gedit

Contrairement à un IDE lourd comme Netbeans ou Eclipse, gedit n'est pas aussi confortable, mais il a d'autres avantages

Ses avantages

Contrairement à Netbeans/Eclipse, Gedit permet d'être instancié plusieurs fois, on peut ainsi avoir un bureau par projet avec sur chacun d'eux le couple Gedit/terminal/Navigateur

Il est rapide et léger à lancer, il n'est pas gourmand en ressource, il ne ralentit pas le système, il est ainsi très utilisable même en machine virtuelle

Lorsque l'on monte un répertoire distant SSH via gigolo, on peut ainsi naviguer/éditer facilement l'arborescence de son projet sur un serveur distant

Même si il n'est pas aussi confortable qu'un IDE, il propose tout de même l'auto-complétion des mots présents dans l'ensemble des fichiers ouverts, ainsi si vous voulez utilisez une classe modèle, vous l'ouvrez et repasser sur votre fichier de code, et dès que vous saisirez un début de méthode, il proposera l'auto-complétion de celle-ci ;)

Ses inconvénients

L'auto-complétion n'est pas "intelligente", l'éditeur va aussi bien proposer des noms de méthodes, des mots dans les commentaires ou des méthodes :(

Lors de l'au-complétion d'une méthode, l'éditeur va uniquement proposer un nom, on ne connaît pas les paramètres attendu ni quoi que ce soit :(

Le cas de Geany

Il arrive à être un bon compromis entre ces deux familles d'éditeur

Son installation

Geany est disponible dans les dépôts officiels de votre Xubuntu préféré.

Vous pouvez passer par le gestionnaire de logiciel "Logithèque Ubuntu"
note: pensez quand vous cliquez sur la fiche de Geany à cliquer sur "plus d'informations" pour cocher "Set of plugins for Geany"Ce paquet vous installera ainsi tous les plugins disponibles sur ce formidable éditeur.

Ses avantages

Il fonctionne un peu sur le même principe que Gedit, il faut ouvrir un fichier pour qu'il soit pris en compte dans sa mécanique d'auto-complétion.

Mais c'est une auto-complétion "plus intelligente" que Gedit, il va proposer des noms de variables et non tout les mots qui ressemble à la saisie.

L'au-complétion des méthodes indique également les paramètres attendus

On peut dans le panneau latéral voir les "symboles" : toutes les méthodes, instanciation de variable disponibles dans le fichier

Lorsque l'on clique sur une méthode utilisé, on peut aller rejoindre sa définition (soit d'un clic droit)

* note: fonctionne uniquement si le fichier contenant la méthode est ouverte ;)

Lorsque l'on parcoure une arborescence, on peut choisir de masque le reste de celle-ci afin de ne voir que celle de notre projet

Cet editeur propose des choses confortables comme la fermeture automatique des parenthèses/accolades/crochets, une indentation automatique, un guide d'indentation...

Lorsque via les onglets, on clique sur un fichier, le panneau latéral mets le focus sur le fichier dans l'arborescence du fichier.

Il alerte si il y a une modification sur le fichier distant, ainsi si vous faites une mise à jour svn, qu'un autre développeur modifie le fichier, vous aurez une alerte vous l'indiquant :)

Ses inconvénients

Comme gedit, il ne propose de l'intelligence que sur le périmètre des fichiers ouverts, il faut donc penser à ouvrir les dit fichiers pour pouvoir bénéficier de l'auto-complétion.

Conclusion

Comme vous avez pu le lire, Geany est un très bon compromis entre un IDE Lourd et un simple éditeur de code comme Gedit. Je le recommande chaudement pour la programmation de sites web en environnement linux/unix

30 Avril 2013 à 13:37

Ubuntu. Grandeur et Décadence ? via Quack1

 

Ça fait un moment déjà que je pensais à écrire cet article. Et finalement la sortie d'Ubuntu 13.04, aka The Raring Ringtail, et surtout les réactions suscitées ici et ont fini par me lancer dans cet article.

Un peu d'histoire

Pour commencer, posons quelques bases nécessaires à la compréhension du pourquoi de cet article. Canonical, société éditrice d'Ubuntu a publié jeudi dernier la version 13.04 de son système d'exploitation, soit la 18eme release stable depuis la création de l'OS.

Il y a 2 an, lors de la sortie de la version 11.04, Ubuntu abandonnait l'environnement de bureau Gnome, alors dans sa version 2, pour intégrer son propre environment, Unity, apportant dans le même temps une refonte graphique totale de son système et de nombreuses améliorations visuelles dignes de Mac OSX.

Ces changements n'ont malheureusement pas été totalement bénéfiques pour Ubuntu. Malgré qu'ils permettent à des néophytes d'intégrer beaucoup plus facilement le milieu GNU/Linux, de nombreux autres utilisateurs ont quitté le navire, faisant ainsi perdre à Ubuntu, selon Distrowatch, sa 1ere place au top des Distributions Linux les plus utilisées.

Cependant, le pire est arrivé au cours de la dernière année. Lors de la sortie de la version 12.10, Canonical choisi d'intégrer au Dash d'Unity des résultats de recherche Amazon, transitant par les serveurs de Canonical. Poussés par leur mentor Steve Jobs^W^WRichard Stallman, les plus barbus crient au scandale.

Plus tôt dans la même année, Canonical annonce travailler sur plusieurs grands projets. Une TV connectée tournant sur une version modifiée d'Ubuntu, une version d'Ubuntu pour Android, permettant de bénéficier d'un OS complet sur son téléphone, en branchant simplement celui-ci a un clavier et à un écran. Enfin, en fin d'année dernière, Ubuntu Touch, pour smartphones et tablettes est annoncé, puis présenté au CES 2013, apportant avec lui son lot d'améliorations par rapport à Android et iOS.

Cette dernière annonce à été suivie de l'annonce de Mir, nouveau moteur graphique développé pour remplacer le vieillissant X11 au sein d'Ubuntu, mais surtout au sein d'Ubuntu Touch, pour unifier les systèmes graphiques de tous les systèmes proposés par Canonical.

Enfin, la mouture "Avril 2013" de l'OS est publiée la semaine dernière, avec pour beaucoup, trop peu de nouveautés.

Mais alors?

Le "probleme" qui m'a amené à écrire ce billet, c'est que je lis de plus en plus d'articles chez d'autres blogueurs à propos des points que je viens justement de lister plus haut. Mais au moment de leur répondre par commentaire, je me rend compte que j'ai trop de choses à dire et que j'aurais à répéter trop souvent mes arguments pour chaque article. Donc je vais faire un gros billet global que je linkerais directement dans leurs commentaires!

Il ne faut cependant pas croire que je pense qu'ils ont tous complètement tort et que ce ne sont que des gros trolls. Au contraire, je suis parfois d'accord avec eux, et je ne pense pas que troller, d'un côté comme de l'autre, puisse faire avancer le débat.

Sur ces bonnes paroles, commençons! :-)

De la popularité d'Unity

La nouvelle interface graphique d'Ubuntu, depuis 2 ans déjà, est Unity. Plus User-Friendly, elle apporte comme grandes nouveautés la présence d'un lanceur d'applications sur la gauche de l'écran, d'un Dash qui permet de rechercher des fichiers et lancer des applications, et d'un menu unifié dans le haut de l'écran. Enfin, de nombreux effets visuels sont ajoutés, au moyen notamment de Compiz, qui est directement intégré à Unity.

Autant le dire clairement, c'est radicalement différent de Gnome 2, l'ancien gestionnaire de fenêtres de la distribution.

A mon sens, le seul inconvénient ici est la présence de Compiz, puisque cela rend plus difficile l'installation d'Ubuntu sur une machine plus légère et moins performante au niveau graphique. C'est pour cette raison qu'une version Unity2D avait été publiée pour désactiver les effets visuels et permettre à l'ensemble de tourner plus facilement sur des machines plus anciennes.

A part Compiz, je trouve que l'interface est très agréable à utiliser et permet de se passer presque complètement de souris. Lorsqu'il fallait avec Gnome 2 l'utiliser pour lancer une application en naviguant dans les menus, il suffit simplement ici d'appuyer sur la touche Super (ou Windows) puis de taper le nom du logiciel et faire Entrée pour lancer une application. Je ne vais pas détailler ici tous les raisons pour lesquelles j'apprécie Unity, vous pouvez en retrouver certaines dans un article que j'avais écrit il y a un an et qui est toujours d'actualité.

Je pense que si les haters critiquent autant Unity et Ubuntu c'est à la base parce qu'on leur change leur environnement pour quelque chose de plus moderne, de plus visuel, et de plus "accessible" qu'un Gnome 2. On peut d'ailleurs voir le même effet vis à vis de Gnome 3 qui tarde à plaire alors que c'est également du Gnome. Il suffit pour cela de regarder le nouvel engouement pour Xfce notamment.

Amazon dans le Dash - Le loup dans la bergerie?

Alors là on aborde les choses sérieuses... Ubuntu affiche depuis 1 ou 2 versions des résultats de recherche Amazon dans le Dash, en fonction de ce qui est tapé par l'utilisateur. Le problème n'est pas fondamentalement Amazon, mais plutôt le fait que les recherches et les résultats passent par les serveurs de Canonical pour être "anonymisés" avant d'atterrir chez Amazon. On a donc des données utilisateur qui passent chez Canonical.

En soi, ce n'est pas, à mon sens, un très gros problème. Je m'explique.

Cette fonctionnalité est très facilement desactivable via les paramètres du système. Donc OK, c'est actif par défaut, mais c'est pas le premier truc qu'on nous active par défaut sur un produit quelconque, et ce sera sûrement pas le dernier. Suffit de prendre 30 secondes pour décocher une case...

Ensuite, il faut un peut réfléchir à la qualité et à la quantité des informations qui sont envoyées à Amazon par cette fonctionnalité. Si les gens avaient utilisé un peu Unity avant de basher a tout va, ils auraient bien compris qu'on ne fait pas dans le Dash des recherches complexes dans lesquelles on donne toutes ses mensurations et le code de sa carte bleue. Au maximum, on va taper un nom de logiciel, bien souvent après avoir tapé 3 lettres l'application cherchée s'affiche et on appuie sur Entrée. Pour chercher de fichiers, c'est bien la même chose. Soit on connaît son nom, on tape 4 lettres et c'est fini, soit on passe directement par Nautilus pour être plus efficace. Donc au final Amazon et Canonical ne pourront pas faire grand chose de mes "Fir" et "Sub".

C'est le problème courant résolu par une analyse de risques, on croit qu'il y a un problème mais en fait non, on ne leak quasiment pas d'infos. Donc c'est sûr, après si les gens n'ont pas d'autre opinion que celle que Stallman leur a demandé d'avoir on va pas pouvoir avancer. (Oui, troll spotted ;-)).

Enfin, c'est il y a un point qu'il faut garder à l'esprit : Canonical est une entreprise qui, même si elle fait des logiciels libres, a besoin de faire rentrer de l'argent. Je pense donc que le partenariat avec Amazon peut leur permettre d'arriver à un équilibre financier, et si c'est le prix à payer pour avoir une distribution stable, qui marche, et qui soit libre, je suis OK avec ça.

Trop de diversification? Perte des efforts?

Je vous le disais en intro, Canonical a, depuis 1 an, énormément communiqué sur de nombreux produits dérivés d'Ubuntu, comme l'Ubuntu TV ou plus récemment Ubuntu Touch.

Il est vrai, comme le dit Frederic dans son article, que Canonical se diversifie beaucoup. Je cite Fred, qui lui même cite Cyrille Borne :

L’impression que me donne de plus en plus Canonical, c’est d’être la société qui essaie, qui propose, mais qui ne concrétise pas. Et encore quand je dis qui essaie, du fait de ne voir aucun appareil commercialisé, le terme est un peu fort.

Donc oui, Canonical propose beaucoup, la TV plus les smartphones, ça fait 2 grosses annonces en 1 an mais sans produit commercialisé. C'est vrai, pour l'instant, on n'a toujours rien. Mais le processus de développement d'un produit (qui plus est, un logiciel), puis la recherche de partenaires pour la partie hardware, puis la production, la communication, la mise en vente, ça peut prendre du temps. Autre point, on ne trouve pas, ou très peu, de TV connectée de ce type en ce moment, hormis l'Apple TV qui ne m'a pas l'air très utilisée. Peut être que Canonical attend que cette activité se développe avant de rentrer sur le marché. À vrai dire, je ne sais pas. En tout cas, une TV comme ça ça pourrait m'intéresser!

Pour les smartphones, je suis plus partagé. Je ne suis pas certain qu'Ubuntu Touch puisse vraiment faire la différence sur le marché, mais en même temps, à part les geeks, les gens ne cherchent pas à avoir forcément un iOS ou un Android. Dans mon entourage de non geeks, les gens connaissent l'iPhone, ok, normal, sinon ils connaissent "un LG", ou "un Samsung", sans savoir que tout ces appareils tournent sur le même OS. Donc dire qu'Ubuntu Touch serait de trop sur le "duopole iOS / Android". Je pense que les constructeurs sont un peu frileux à sortir de nouveaux produits, mais les consommateurs n'en auront que faire de savoir si c'est propulsé par de l'Android, de l'Ubuntu ou du Firefox OS. Le plus important, encore une fois, c'est la comm' autour de ça. Si c'est bien emballé pour que l'utilisateur lambda s'y intéresse, je pense que ça peut vraiment marcher. Ubuntu Touch m'a l'air vraiment prometteur de part ses nouveautés.

Canonical veut-il nettoyer l'univers des gestionnaires graphiques à grand coup de Mir (Vaisselle) ?

À propos de Mir, j'ai peu de chose à dire. La plupart des distrib' travaillent ou encouragent Wayland, Canonical fait le choix (fou ?) de tout plaquer et développer son propre manager graphique : Mir. La raison ? Avoir un système graphique unifié pour tous ses devices : Ubuntu, Ubuntu Touch (, Ubuntu TV ?). Le problème est que Mir ne sera (à priori) pas compatible avec Wayland, et que la portabilité entre les deux risque d'être complexe.

À mon sens, les deux partis sont en tort ici :

  • Les "anti-Mir" : l'interêt du libre n'est-il justement pas d'avoir du choix ? D'avoir une multitude d'outils interopérables entre eux pour offrir plus de choix aux utilisateurs ? En faisant le choix de développer Mir de son côté, Canonical permet aux utilisateurs de choisir un nouveau moteur graphique (ou pas...)
  • Canonical et l'équipe de Wayland sont également en tort, puisque le premier (ou second, c'est selon votre point de vue) point fort du monde du libre est d'offrir des services standards. Problème : les équipes de Mir et Wayland ne se sont pas accordées sur un format commun, une API commune, à offrir afin que l'utilisateur puisse changer à sa guise sans souci.

Je suis donc ici plus modéré que tous les trolls anti-Ubuntu : Canonical a bien fait de développer sa solution pour unifier son système sur plusieurs plate-formes, mais il aurait été, à mon sens, plus judicieux d'en parler avant et de se concerter avec les équipes de Wayland pour avoir de systèmes compatibles entre eux.

Ubuntu 13.04 trop maigre en nouveautés ?

Enfin, dernier point que je souhaitais aborder : la "maigre" release qu'est Ubuntu 13.04.

Alors, oui, Ubuntu 13.04 apporte peu de nouveautés par rapport aux précédentes releases de l'OS, l'utilisateur ne voit pas vraiment la différence par rapport à la 12.10, à part quelques modifications visuelles mineures. Mais, juste comme ça, je voudrais poser une question simple : quels sont les OS qui arrivent à sortir autant de nouveautés tous les 6 mois ? On a beau ne pas aimer Ubuntu et/ou Unity, il faut reconnaitre que Canonical travaille énormément sur son système, et apporte beaucoup au libre, notamment à Debian qui (si je me plante pas) reçoit des mises à jour d'Ubuntu...

On n'a donc peut être pas de nouveautés majeures et visuelles, par contre, le système est beaucoup plus stable et Unity moins gourmand en ressources que sur la version précédente. Je vois clairement la différence sur mon laptop pourtant pas si vieux (1 an 1/2). De nombreuses améliorations du code de coeur du système ont également été effectuées pour obtenir une qualité de code plus aboutie au sein d'un OS unifié pour toutes les plate-formes.

Donc, finalement, c'est plutôt bien de faire sa mise à jour je pense ;-)

Conclusion ?

En conclusion, j'aime toujours autant Ubuntu. Il ne faut pas oublier que si bon nombre de gens (du grand public) utilisent du libre aujourd'hui cela vient beaucoup d'Ubuntu. C'est pour moi une très bonne distribution, qui devient de plus en plus mature pour une utilisation massive par le grand public ou en entreprise.

Cependant, je garde un oeil sur les dérives "Apple-esque" de Canonical qui tend à vouloir peut être trop contrôler l'expérience de ses utilisateurs et les bloquer dans un environnement "tout-Ubuntu".

 

Voilà, messieurs-dames les trolls, si vous attendiez depuis le début de cet article pour vous lancez, allez-y, les commentaires sont tout à vous! :-)

30 Avril 2013 à 13:37

Ubuntu. Grandeur et Décadence ? via Quack1

 

Ça fait un moment déjà que je pensais à écrire cet article. Et finalement la sortie d'Ubuntu 13.04, aka The Raring Ringtail, et surtout les réactions suscitées ici et ont fini par me lancer dans cet article.

Un peu d'histoire

Pour commencer, posons quelques bases nécessaires à la compréhension du pourquoi de cet article. Canonical, société éditrice d'Ubuntu a publié jeudi dernier la version 13.04 de son système d'exploitation, soit la 18eme release stable depuis la création de l'OS.

Il y a 2 an, lors de la sortie de la version 11.04, Ubuntu abandonnait l'environnement de bureau Gnome, alors dans sa version 2, pour intégrer son propre environment, Unity, apportant dans le même temps une refonte graphique totale de son système et de nombreuses améliorations visuelles dignes de Mac OSX.

Ces changements n'ont malheureusement pas été totalement bénéfiques pour Ubuntu. Malgré qu'ils permettent à des néophytes d'intégrer beaucoup plus facilement le milieu GNU/Linux, de nombreux autres utilisateurs ont quitté le navire, faisant ainsi perdre à Ubuntu, selon Distrowatch, sa 1ere place au top des Distributions Linux les plus utilisées.

Cependant, le pire est arrivé au cours de la dernière année. Lors de la sortie de la version 12.10, Canonical choisi d'intégrer au Dash d'Unity des résultats de recherche Amazon, transitant par les serveurs de Canonical. Poussés par leur mentor Steve Jobs^W^WRichard Stallman, les plus barbus crient au scandale.

Plus tôt dans la même année, Canonical annonce travailler sur plusieurs grands projets. Une TV connectée tournant sur une version modifiée d'Ubuntu, une version d'Ubuntu pour Android, permettant de bénéficier d'un OS complet sur son téléphone, en branchant simplement celui-ci a un clavier et à un écran. Enfin, en fin d'année dernière, Ubuntu Touch, pour smartphones et tablettes est annoncé, puis présenté au CES 2013, apportant avec lui son lot d'améliorations par rapport à Android et iOS.

Cette dernière annonce à été suivie de l'annonce de Mir, nouveau moteur graphique développé pour remplacer le vieillissant X11 au sein d'Ubuntu, mais surtout au sein d'Ubuntu Touch, pour unifier les systèmes graphiques de tous les systèmes proposés par Canonical.

Enfin, la mouture "Avril 2013" de l'OS est publiée la semaine dernière, avec pour beaucoup, trop peu de nouveautés.

Mais alors?

Le "probleme" qui m'a amené à écrire ce billet, c'est que je lis de plus en plus d'articles chez d'autres blogueurs à propos des points que je viens justement de lister plus haut. Mais au moment de leur répondre par commentaire, je me rend compte que j'ai trop de choses à dire et que j'aurais à répéter trop souvent mes arguments pour chaque article. Donc je vais faire un gros billet global que je linkerais directement dans leurs commentaires!

Il ne faut cependant pas croire que je pense qu'ils ont tous complètement tort et que ce ne sont que des gros trolls. Au contraire, je suis parfois d'accord avec eux, et je ne pense pas que troller, d'un côté comme de l'autre, puisse faire avancer le débat.

Sur ces bonnes paroles, commençons! :-)

De la popularité d'Unity

La nouvelle interface graphique d'Ubuntu, depuis 2 ans déjà, est Unity. Plus User-Friendly, elle apporte comme grandes nouveautés la présence d'un lanceur d'applications sur la gauche de l'écran, d'un Dash qui permet de rechercher des fichiers et lancer des applications, et d'un menu unifié dans le haut de l'écran. Enfin, de nombreux effets visuels sont ajoutés, au moyen notamment de Compiz, qui est directement intégré à Unity.

Autant le dire clairement, c'est radicalement différent de Gnome 2, l'ancien gestionnaire de fenêtres de la distribution.

A mon sens, le seul inconvénient ici est la présence de Compiz, puisque cela rend plus difficile l'installation d'Ubuntu sur une machine plus légère et moins performante au niveau graphique. C'est pour cette raison qu'une version Unity2D avait été publiée pour désactiver les effets visuels et permettre à l'ensemble de tourner plus facilement sur des machines plus anciennes.

A part Compiz, je trouve que l'interface est très agréable à utiliser et permet de se passer presque complètement de souris. Lorsqu'il fallait avec Gnome 2 l'utiliser pour lancer une application en naviguant dans les menus, il suffit simplement ici d'appuyer sur la touche Super (ou Windows) puis de taper le nom du logiciel et faire Entrée pour lancer une application. Je ne vais pas détailler ici tous les raisons pour lesquelles j'apprécie Unity, vous pouvez en retrouver certaines dans un article que j'avais écrit il y a un an et qui est toujours d'actualité.

Je pense que si les haters critiquent autant Unity et Ubuntu c'est à la base parce qu'on leur change leur environnement pour quelque chose de plus moderne, de plus visuel, et de plus "accessible" qu'un Gnome 2. On peut d'ailleurs voir le même effet vis à vis de Gnome 3 qui tarde à plaire alors que c'est également du Gnome. Il suffit pour cela de regarder le nouvel engouement pour Xfce notamment.

Amazon dans le Dash - Le loup dans la bergerie?

Alors là on aborde les choses sérieuses... Ubuntu affiche depuis 1 ou 2 versions des résultats de recherche Amazon dans le Dash, en fonction de ce qui est tapé par l'utilisateur. Le problème n'est pas fondamentalement Amazon, mais plutôt le fait que les recherches et les résultats passent par les serveurs de Canonical pour être "anonymisés" avant d'atterrir chez Amazon. On a donc des données utilisateur qui passent chez Canonical.

En soi, ce n'est pas, à mon sens, un très gros problème. Je m'explique.

Cette fonctionnalité est très facilement desactivable via les paramètres du système. Donc OK, c'est actif par défaut, mais c'est pas le premier truc qu'on nous active par défaut sur un produit quelconque, et ce sera sûrement pas le dernier. Suffit de prendre 30 secondes pour décocher une case...

Ensuite, il faut un peut réfléchir à la qualité et à la quantité des informations qui sont envoyées à Amazon par cette fonctionnalité. Si les gens avaient utilisé un peu Unity avant de basher a tout va, ils auraient bien compris qu'on ne fait pas dans le Dash des recherches complexes dans lesquelles on donne toutes ses mensurations et le code de sa carte bleue. Au maximum, on va taper un nom de logiciel, bien souvent après avoir tapé 3 lettres l'application cherchée s'affiche et on appuie sur Entrée. Pour chercher de fichiers, c'est bien la même chose. Soit on connaît son nom, on tape 4 lettres et c'est fini, soit on passe directement par Nautilus pour être plus efficace. Donc au final Amazon et Canonical ne pourront pas faire grand chose de mes "Fir" et "Sub".

C'est le problème courant résolu par une analyse de risques, on croit qu'il y a un problème mais en fait non, on ne leak quasiment pas d'infos. Donc c'est sûr, après si les gens n'ont pas d'autre opinion que celle que Stallman leur a demandé d'avoir on va pas pouvoir avancer. (Oui, troll spotted ;-)).

Enfin, c'est il y a un point qu'il faut garder à l'esprit : Canonical est une entreprise qui, même si elle fait des logiciels libres, a besoin de faire rentrer de l'argent. Je pense donc que le partenariat avec Amazon peut leur permettre d'arriver à un équilibre financier, et si c'est le prix à payer pour avoir une distribution stable, qui marche, et qui soit libre, je suis OK avec ça.

Trop de diversification? Perte des efforts?

Je vous le disais en intro, Canonical a, depuis 1 an, énormément communiqué sur de nombreux produits dérivés d'Ubuntu, comme l'Ubuntu TV ou plus récemment Ubuntu Touch.

Il est vrai, comme le dit Frederic dans son article, que Canonical se diversifie beaucoup. Je cite Fred, qui lui même cite Cyrille Borne :

L’impression que me donne de plus en plus Canonical, c’est d’être la société qui essaie, qui propose, mais qui ne concrétise pas. Et encore quand je dis qui essaie, du fait de ne voir aucun appareil commercialisé, le terme est un peu fort.

Donc oui, Canonical propose beaucoup, la TV plus les smartphones, ça fait 2 grosses annonces en 1 an mais sans produit commercialisé. C'est vrai, pour l'instant, on n'a toujours rien. Mais le processus de développement d'un produit (qui plus est, un logiciel), puis la recherche de partenaires pour la partie hardware, puis la production, la communication, la mise en vente, ça peut prendre du temps. Autre point, on ne trouve pas, ou très peu, de TV connectée de ce type en ce moment, hormis l'Apple TV qui ne m'a pas l'air très utilisée. Peut être que Canonical attend que cette activité se développe avant de rentrer sur le marché. À vrai dire, je ne sais pas. En tout cas, une TV comme ça ça pourrait m'intéresser!

Pour les smartphones, je suis plus partagé. Je ne suis pas certain qu'Ubuntu Touch puisse vraiment faire la différence sur le marché, mais en même temps, à part les geeks, les gens ne cherchent pas à avoir forcément un iOS ou un Android. Dans mon entourage de non geeks, les gens connaissent l'iPhone, ok, normal, sinon ils connaissent "un LG", ou "un Samsung", sans savoir que tout ces appareils tournent sur le même OS. Donc dire qu'Ubuntu Touch serait de trop sur le "duopole iOS / Android". Je pense que les constructeurs sont un peu frileux à sortir de nouveaux produits, mais les consommateurs n'en auront que faire de savoir si c'est propulsé par de l'Android, de l'Ubuntu ou du Firefox OS. Le plus important, encore une fois, c'est la comm' autour de ça. Si c'est bien emballé pour que l'utilisateur lambda s'y intéresse, je pense que ça peut vraiment marcher. Ubuntu Touch m'a l'air vraiment prometteur de part ses nouveautés.

Canonical veut-il nettoyer l'univers des gestionnaires graphiques à grand coup de Mir (Vaisselle) ?

À propos de Mir, j'ai peu de chose à dire. La plupart des distrib' travaillent ou encouragent Wayland, Canonical fait le choix (fou ?) de tout plaquer et développer son propre manager graphique : Mir. La raison ? Avoir un système graphique unifié pour tous ses devices : Ubuntu, Ubuntu Touch (, Ubuntu TV ?). Le problème est que Mir ne sera (à priori) pas compatible avec Wayland, et que la portabilité entre les deux risque d'être complexe.

À mon sens, les deux partis sont en tort ici :

  • Les "anti-Mir" : l'interêt du libre n'est-il justement pas d'avoir du choix ? D'avoir une multitude d'outils interopérables entre eux pour offrir plus de choix aux utilisateurs ? En faisant le choix de développer Mir de son côté, Canonical permet aux utilisateurs de choisir un nouveau moteur graphique (ou pas...)
  • Canonical et l'équipe de Wayland sont également en tort, puisque le premier (ou second, c'est selon votre point de vue) point fort du monde du libre est d'offrir des services standards. Problème : les équipes de Mir et Wayland ne se sont pas accordées sur un format commun, une API commune, à offrir afin que l'utilisateur puisse changer à sa guise sans souci.

Je suis donc ici plus modéré que tous les trolls anti-Ubuntu : Canonical a bien fait de développer sa solution pour unifier son système sur plusieurs plate-formes, mais il aurait été, à mon sens, plus judicieux d'en parler avant et de se concerter avec les équipes de Wayland pour avoir de systèmes compatibles entre eux.

Ubuntu 13.04 trop maigre en nouveautés ?

Enfin, dernier point que je souhaitais aborder : la "maigre" release qu'est Ubuntu 13.04.

Alors, oui, Ubuntu 13.04 apporte peu de nouveautés par rapport aux précédentes releases de l'OS, l'utilisateur ne voit pas vraiment la différence par rapport à la 12.10, à part quelques modifications visuelles mineures. Mais, juste comme ça, je voudrais poser une question simple : quels sont les OS qui arrivent à sortir autant de nouveautés tous les 6 mois ? On a beau ne pas aimer Ubuntu et/ou Unity, il faut reconnaitre que Canonical travaille énormément sur son système, et apporte beaucoup au libre, notamment à Debian qui (si je me plante pas) reçoit des mises à jour d'Ubuntu...

On n'a donc peut être pas de nouveautés majeures et visuelles, par contre, le système est beaucoup plus stable et Unity moins gourmand en ressources que sur la version précédente. Je vois clairement la différence sur mon laptop pourtant pas si vieux (1 an 1/2). De nombreuses améliorations du code de coeur du système ont également été effectuées pour obtenir une qualité de code plus aboutie au sein d'un OS unifié pour toutes les plate-formes.

Donc, finalement, c'est plutôt bien de faire sa mise à jour je pense ;-)

Conclusion ?

En conclusion, j'aime toujours autant Ubuntu. Il ne faut pas oublier que si bon nombre de gens (du grand public) utilisent du libre aujourd'hui cela vient beaucoup d'Ubuntu. C'est pour moi une très bonne distribution, qui devient de plus en plus mature pour une utilisation massive par le grand public ou en entreprise.

Cependant, je garde un oeil sur les dérives "Apple-esque" de Canonical qui tend à vouloir peut être trop contrôler l'expérience de ses utilisateurs et les bloquer dans un environnement "tout-Ubuntu".

 

Voilà, messieurs-dames les trolls, si vous attendiez depuis le début de cet article pour vous lancez, allez-y, les commentaires sont tout à vous! :-)

gnome-ubuntu-tile

Parmi les ubunteros qui ont fait la mise à niveau vers la nouvelle version sortie il y a quelques jours, il doit bien y avoir des curieux (<troll>ou frustrés de unity</troll>), qui aimeraient essayer le nouveau bureau de Gnome 3.8. L’équipe du projet a pensé à eux et a mis en place un dépôt PPA afin de leurs faciliter l’installation de l’environnement de bureau.

Ouvrez un terminal et exécuter les lignes de commandes suivantes :

sudo add-apt-repository ppa:gnome3-team/gnome3 sudo apt-get update && sudo apt-get install gnome-shell ubuntu-gnome-desktop

Si vous avez déjà installé Gnome (celle du dépôt officiel de Ubuntu) et que vous souhaitez le mettre à jour :

sudo apt-get update && sudo apt-get dist-upgrade

Redémarrer votre ordinateur, une fois arrivé sur l’écran de connexion, choisissez Gnome et sitou :)

source

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Depuis l’essor de la virtualisation il est facile maintenant de faire des machines pour tout les usages, mais cela peut vite poser problème dans le cas de machine sous Linux.

Prenons un exemple concret vous êtes gérant du réseau informatique d’un CFA et vous aller avoir une formation Linux pendant 3 semaines.

Pendant cette période tous les étudiants vont créer une voir plusieurs machines et bien sur toute les mettre à jours via internet, et c’est la que sa coince car votre ligne internet risque de ne pas suffire a cet usage massif et permanent.

La solution est alors de mettre en place un miroir local de dépôts, ce n’est pas très compliquer et surtout vous utiliserez la bande passante de votre réseau local, plutôt que  celle de votre ligne internet.

Pour mettre en place ce système vous aurez besoin:

- D’une machine avec au minimum 200Go d’espace disque (avec 500Go vous serez à l’aise pour longtemps) sous Debian ou Ubuntu.

- Cette machine doit être connectée à internet

1) Installation et configuration coté serveur

Pour commencer nous allons installer le programme qui permet de créer un miroir local.

Debian: aptitude install apt-mirror

Ubuntu: sudo apt-get apt-mirror

Une fois le programme installer nous allons le configurer pour qu’il se synchronise avec les dépôts Debian Squeeze et Ubuntu 10.04

La première chose à faire est de déterminé ou seront stocké les fichiers pour ma part j’ai créer une petite arborescence dans /srv plutôt que d’utiliser la configuration par défaut qui est /var/spool/apt-mirror.

Je vais donc créer mon arborescence avec ces commandes:

(Ces commandes sont à éxécuter en tant qu’utilisateur « root »)

cd /srv mkdir -p /srv/apt-mirror/{mirror,skel,var} cp /var/spool/apt-mirror/var/*.sh /srv/apt-mirror/var/ mkdir www chown -R apt-mirror:apt-mirror /srv/apt-mirror chown -R www-data:www-data /srv/www

Voila notre arborescence est maintenant prète à être utiliser avec apt-mirror.

Nous allons maintenant allés renseigner le fichier de configuration pour apt-mirror.

Pour cela il faut modifier le mirror.list

Debian: nano /etc/apt/mirror.list

Ubuntu: sudo nano /etc/apt/mirror.list

La première étape est de modifier la configuration du programme pour qu’il prenne en compte l’arborescence que nous avons crée précédement.

Renseigner donc le fichier de configuration comme ceci:

############# config ##################
#
set base_path /srv/apt-mirror
#
set mirror_path $base_path/mirror
set skel_path $base_path/skel
set var_path $base_path/var
set cleanscript $var_path/clean.sh
set defaultarch i386
set postmirror_script $var_path/postmirror.sh
# set run_postmirror 0
set nthreads 20
set _tilde 0
#
############# end config ##############

Maintenant que nous avons configuré le dossier de destination il ne reste plus qu’a ajouter les sources logiciels souhaitée.

Dans mon cas Ubuntu 10.04 32 et 64 bits ainsi que Debian Squeeze 32 et 64 bits.

Voici les différentes sources disponible il ne vous reste plus qu’a insérer dans votre fichier celle que vous souhaitez.

Ubuntu 10.04 32 Bits

deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid main restricted universe multiverse
deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid-security main restricted universe multiverse
deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid-updates main restricted universe multiverse
deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid-proposed main restricted universe multiverse
deb http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid-backports main restricted universe multiverse

deb-src http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid main restricted universe multiverse
deb-src http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid-security main restricted universe multiverse
deb-src http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid-updates main restricted universe multiverse
deb-src http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid-proposed main restricted universe multiverse
deb-src http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid-backports main restricted universe multiverse

Ubuntu 10.04 64 Bits

deb-amd64 http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid main restricted universe multiverse
deb-amd64 http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid-security main restricted universe multiverse
deb-amd64 http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid-updates main restricted universe multiverse
deb-amd64 http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid-proposed main restricted universe multiverse
deb-amd64 http://archive.ubuntu.com/ubuntu lucid-backports main restricted universe multiverse

Debian Squeeze 32Bits

deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ squeeze main
deb http://security.debian.org/ squeeze/updates main contrib
deb http://ftp.fr.debian.org/debian/ squeeze-updates main contrib
deb http://ftp.fr.debian.org/debian squeeze main contrib non-free

deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ squeeze main
deb-src http://security.debian.org/ squeeze/updates main contrib
deb-src http://ftp.fr.debian.org/debian/ squeeze-updates main contrib

Debian Squeeze 64 Bits

deb-amd64 http://ftp.fr.debian.org/debian/ squeeze main
deb-amd64 http://security.debian.org/ squeeze/updates main contrib
deb-amd64 http://ftp.fr.debian.org/debian/ squeeze-updates main contrib
deb-amd64 http://ftp.fr.debian.org/debian squeeze main contrib non-free

Une fois les modifications finis enregistrez votre fichier et éxécutez la commande suivante:

Ubuntu: sudo apt-mirror

Debian: apt-mirror

Il ne vous reste pour le moment plus qu’a attendre la fin du téléchargement.

La durée du téléchargement dépend de la quantité de sources que vous voulez télécharger ainsi que de votre débit de connexion internet.

A titre indicatif la totalités des dépôts cités ci-dessus représente 179.9Go de téléchargement (au 17/03/2012).

Une fois le téléchargement terminé nous allons rendre notre dépôt accèssible en HTTP, pour cela nous allons dans un premier temps installer Apache comme serveur web.

Ubuntu: sudo apt-get install apache2

Debian: aptitude install apache2

Une fois l’installation d’apache terminée, éditez le fichier de site par défaut:

Ubuntu: sudo nano /etc/apache2/sites-available/default

Debian: nano /etc/apache2/sites-available/default

dans ce fichier modifier les deux lignes suivantes:

 DocumentRoot /var/www en DocumentRoot /srv/www

<Directory /var/www/> en <Directory /srv/www/>

Enfin il ne reste plus qu’a faire deux liens symbolique pour rendre votre dépôt disponible et créer une tâche planifiée afin que le dépôt se mette a jour quotidiennement.

Pour les liens sympbolique entrez c’est deux ligne de commandes:

ln -s /srv/apt-mirror/mirror/archive.ubuntu.com/ubuntu /srv/www/ubuntu

ln -s /srv/apt-mirror/mirror/ftp.fr.debian.org/debian /srv/www/debian

Pour la tâche planifiée ouvrez le fichier suivant: /etc/cron.d/apt-mirror

Ubuntu: sudo nano /etc/cron.d/apt-mirror

Debian: nano /etc/cron.d/apt-mirror

Dans ce fichier supprimez la ligne suivante:

#0 4 * * * apt-mirror /usr/bin/apt-mirror > /var/spool/apt-mirror/var/cron.log

par celle-ci:

0 4 * * * apt-mirror /usr/bin/apt-mirror > /srv/apt-mirror/var/cron.log

A partir de maintenant votre dépôt se mettra à jours tous les jours a 04h00 du matin.

Voila c’est finit pour la partie serveur on attaque maintenant la configuration coté client.

 

2) Installation et configuration coté client

Pour pouvoir utilisé votre dépôt vous allez devoir modifier le fichier sources.list de votre machine avec cette commande:

Ubuntu: sudo nano /etc/apt/sources.list

Debian: nano /etc/apt/sources.list

Dans ce fichier supprimez ou commantez toutes les lignes puis ajouter celles-ci selon votre distribution:

Ubuntu: deb http://votre_adresse_ip/ubuntu lucid main restricted multiverse universe

Debian:  deb http://votre_adresse_ip/debian squeeze main contrib non-free

Enregistrer le tout puis entrez la commande suivante:

Ubuntu: sudo apt-get update

Debian: sudo aptitude update

Si aucune erreur n’est retournée c’est que tout est paramétré correctement et que votre dépôt est prêt à l’emplois.

 

Nagios et Centreon deux logiciels qui n’ont plus à faire leur preuves dans le monde de l’entreprise et surtout de la surveillance d’équipement.

Mais il y a un inconvénient notable à ces deux logiciels: Leur mise en place.

En effet installer Nagios n’est déja pas une partie de plaisir mais l’administrer et configurer les sondes sans interfaces web relève des puriste Linuxiens.

De plus même si l’ont arrive maintenant à installer nagios depuis les dépot des plus grande distribution Linux l’intégration avec Centreon n’est pas vraiment encore au rendez-vous.

C’est pourquoi j’ai pris le temps de rédiger cet article et d’enregistrer ces vidéos afin de vous guidez du début de l’installation jusqu’à la configuration de sondes ou vous pourrez ensuite utiliser le produit de façon normale.

Alors c’est partit!

1) Prérequis

- Une machine assez conséquente en fonction du nombre des sonde que vous allez déployer.

- La machine doit utiliser une distribution basé sur Debian (Ubuntu, Debian)

- Cette machine doit impérativement être connectée à internet pour l’installation.

- Avoir les droit root sur cette machine.

 

2) Partie 1: La partie en ligne de commande

Bon comme tous logiciel sous Linux l’installation commence par la ligne de commande, je vous rassure vous n’aurez pas à entrer 200 ligne de commandes (au maximum une dizaine).

En premier lieux il va falloir récupérer le script d’installation de Nagios sur votre serveur pour ce faire rentrer cette commande dans votre terminal (avec ou sans droit root pour cette commande seulement)

wget http://download.openology.net/project/sinagios/Simple-Install-Nagios.tar.gz

Une fois l’archive téléchargée nous pouvons la décompressée avec cette commande:

tar xzvf Simple-Install-Nagios.tar.gz

Vous allez obtenir le fichier suivant: nagcent

Nous allons donc rendre ce fichier exécutable:

chmod +x sin-setup.sh

Il ne reste alors plus qu’a exécuter le script pour lancerl’installation

./sin-setup.sh

Au cours de la première partie de l’installation vous allez télécharger les prérequis au bon fonctionnement de Nagios et Centreon puis l’installateur va vous demandez plusieurs informations:

- Saisie d’un mot de passe poyur l’utilisateur nagios (Saisissez le mot de passe que vous souhaitez deux fois de suite)

- Saisie du mot de passe super utilisateur pour MySQL (Saisissez un mot de passe de votre choix mais souvenez vous en vous en aurez besoin pour la suite de l’installation)

- Acceptation de la licence Centreon (ATTENTION vous pouvez faire défilé jusqu’à 95% sans problème mais après allez y doucement car par défaut la licence n’est pas accepter donc si vous laissez le champs pour la validation vide au lieu de mettre « Y » vous allez devoir recommencer toute l’installation.

- Enfin l’installation va vous demander ou ce trouve plusieurs dossiers et fichiers dans ce cas la plusieurs cas sont possible:

- L’installateur trouve seul ce qu’il recherche donc dans ce cas la aucun souci.

- L’installateur ne trouve pas ce qu’il a besoin et vous demande si il peut le créer lui même pour vous dans ces cas la répondez toujours « Y ».

Enfin l’installation en ligne de commande est terminée vous n’avez plus qu’à faire la combinaison de touche CTRL+C afin de reprendre la main sur le terminal.

Voici une vidéo qui reprend toute les étape de la partie installation en ligne de commande:

 

3) Partie 2: Installation et configuration de de Centreon

Finaliser l’installation de Centreon en se connectant à l’adresse http://Ip_du_serveur/centreon/

  1. Bienvenue sur Centreon : NEXT
  2. Conditions générales : NEXT
  3. Configuration Environnement : NEXT
  4. Vérification Configuration : NEXT
  5. Vérification Composant PHP/Pear : NEXT
  6. Configuration Base de données : Indiquer le mot de passe à la base de donnée, NEXT
  7. Vérification Configuration Base de données : NEXT
  8. Configuration Interface Utilisateur : Tout remplir, NEXT
  9. Authentification LDAP : Non (ultérieurement), NEXT
  10. Fichier Configuration Centreon : NEXT
  11. Création Base de données : NEXT
  12. Post-Intallation : NEXT
  13. Se connecter en saisissant les identifiants saisis à l’étape 8 (Configuration Interface Utilisateur)

Une fois connecté à Centreon, nous allons pouvoir changer les attributes suivants :

  • Configuration\Users\Default Language : fr_FR_UTF-8
  • Configuration\Nagios : Cocher toutes les cases et cliquer sur Exporter

Le dernier coups de terminal :

cd /etc/init.d/ update-rc.d nagios defaults /etc/init.d/ndo2db start /etc/init.d/nagios start tail -f /usr/local/nagios/var/nagios.log | grep ndomod

Voici une vidéo vous montrant les étapes de la deuxième partie de l’installation ainsi que la méthode pour ajouter des machine et des services:

 

2013-04-26--1367002497_1278x769_scrot

Vous êtes toujours sous Ubuntu 12.10, vous utilisez une toute autre distribution et vous souhaitez voir à quoi ressemble la toute nouvelle version de Ubuntu, essayer ses nouveautés… etc. Mais par flemme ou par manque de temps, vous ne voulez pas la télécharger et l’installer. Ce n’est pas grave, sur le site officiel de Ubuntu vous pouvez la découvrir rien qu’avec votre navigateur web.

Je ne parle pas de regarder des screentshots, c’est beaucoup plus évolué que ça. En fait la visite guidée que propose le site, rerpoduit la même expérience que si vous l’avez installé sur votre disque dur. Pour vous donner un exemple tout simple, il est possible de lancer Firefox, de taper l’adresse d’un site et le visiter comme si vous le faites depuis desktop.

Apparemment, cette fonction existe depuis bien longtemps, mais comme avec le Ctrl-r pour l’historique bash, je ne l’ai découvert qu’aujourd’hui. Donc il est fort probable que je sois encore une fois, le seul mec qui n’est pas au courant, si c’est le cas mea culpa :).

source

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26 Avril 2013 à 14:53

Ubuntu-fr fête Ubuntu 13.04 via Ubuntu Party

Tout l’ubunterosphère en parle, une nouvelle version d’Ubuntu est sortie ce jeudi 25 avril.
Cette version 13.04 apporte essentiellement des améliorations visuelles, une optimisation de l’interface Unity ainsi que la mise à jour des logiciels embarqués comme LibreOffice.

Comme à chaque sortie, quelques festivités sont organisées un peu partout sur la planète mais il ne semble cette fois n’y en avoir qu’une seule en France : l’immanquable repas parisien ce samedi 27 avril soir. (Inscrivez-vous vite !)

L’autre petit événement, c’est l’Assemblée générale de l’association Ubuntu-fr, la structure légale de Ubuntu-fr.org (dorénavant aussi accessible via ubuntu.fr, youhou !). Cette réunion, qui marquera une étape importante dans la vie de l’association avec l’élection de son premier Conseil d’administration, sera publique et se tiendra ce samedi 27 avril de 14h à 19h, au Centre social La Clairière, 60 rue Grénéta, Paris 2ème. (Entrée libre, dans la limite des places disponibles)

Petit rappel (toujours pour les parisiens…), la traditionnelle Ubuntu Party de Paris est programmée pour les 1er et 2 juin 2013. Ce sera sa seizième édition !

 

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