Planet

Les lecteurs de ce blog le savent, lorsque je suis en déplacement, j’utilise pour me connecter à internet le PC portable que me fournit mon employeur. Comme celui-ci est d’une part très verrouillé en accès internet et d’autre part sous Windows, je boote au démarrage sur le Live-USB d’une distribution de type Ubuntu, Voyager ou autre. Celle que j’utilise actuellement et à propos de laquelle j’avais déjà écrit un billet est Lubuntu car elle présente l’avantage de la légèreté et car elle permet à ce vieux Dell Latitude de démarrer relativement rapidement.

Comme je ne dors pas très bien dans les hôtels, j’aime écouter la radio. J’ai pris l’habitude pour cela d’utiliser l’application Radiotray. Je l’ai donc installé dans mon Live-USB Lubuntu 12.10 en ouvrant un terminal et en entrant la commande

sudo apt-get install radiotray

J’ai ensuite recopié mon fichier “bookmarks” afin de retrouver mes stations préférées et ai lancé l’application.

radiotray00

Cette dernière s’est bien ouverte dans le tableau de bord mais lorsque j’ai cliqué sur l’icône afin de choisir ma station, rien, aucun son.

radiotray04

J’ai donc creusé un peu et me suis rendu compte qu’il manquait les versions “bad” de Gstreamer. J’ai alors ouvert un terminal et entré la commande

sudo apt-get install gstreamer0.10-plugins-bad gstreamer0.10-plugins-bad-multiverse

Une fois l’installation terminée, Radiotray fonctionnait normalement.

radiotray05

Comme j’utilise Radiotray de façon récurrente, j’ai alors voulu le mettre dans la liste des applications au démarrage. Ce que j’ignorais, c’est que que contrairement à Ubuntu il n’existe pas dans Lubuntu d’icône me permettant d’ouvrir un quelconque gestionnaire d’applications. Il faut du coup ouvrir en mode administrateur le fichier contenant la liste de ces applications au démarrage en entrant dans un terminal la commande

sudo leafpad /etc/xdg/lxsession/Lubuntu/autostart

et rajouter dans cette liste la ligne

@radiotray

radiotray02

Je peux désormais écouter facilement mes radios préférées lorsque je suis en déplacement. Si vous souhaitez plus d’informations sur Radiotray, je vous invite à lire la documentation Ubuntu-fr. Vous y trouverez toutes les explications vous permettant d’utiliser l’application et d’y installer vos stations préférées.

Amusez-vous bien.

 

19 Février 2013 à 17:47

Ubuntu tablette est devoilé via Ubuntuser

Canonical a remis le couvert un mois après l'annonce du portage de Ubuntu sur smartphone. C'est maintenant au tour des tablettes sous Ubuntu d'avoir leur annonce. Cette huitième semaine de l'année 2013 va rester dans l'histoire de Ubuntu. Alors qu'on attendait sagement le 21 février pour installer Ubuntu sur nos smartphones, on vit (du verbe voir) lundi soir un compte à rebours sur le site de Ubuntu. Cette fois si avec le message "Tick, tock, tablet time !" qu'on peut traduire par "tic, toc, c'est l'heure de la tablette !". Et effet 24 heures après, Canonical annonce le portage de Ubuntu sur tablette, mais pas le même que sur celui fait sur Nexus 7 l'année dernière. Son interface est maintenant adaptée à une tablette.  

tablet-search

  Les fonctionnalités mises en avant pour cette tablette sont principalement :
  • Capacité à gérer le multitâche de manière efficace
  • Sécurité : avec la possibilité de gérer plusieurs comptes et ainsi que la possibilité  de crypter ses données.
  • Contrôle par la voie : tout comme Ubuntu pour Smartphone, cette version devrait profiter du HUD pilotable par la voie.
  • Une interface similaire à celle sur smartphone: les bords sont utilisés comme des zones d'actions.
  • Une interface centrée sur les Scopes
La convergence est également mise en avant. En effet l’idée de base est d'avoir un seul et unique système qui pourra s'installer aussi bien sur une TV, un PC, un smartphone ou une tablette. L'interface s'adaptera ensuite selon son environnement. Tout comme pour la version smartphone, la connexion d'une souris et d'un clavier permet de passer en mode d'affichage "bureau classique". Au niveau du support. En théorie, Ubuntu Tablet supportera des écrans de 6 à 22" et avec une définition de 100 à 450ppi. En pratique, ce sont les Nexus 10 et 7 qui seront supportés. Tout comme pour Ubuntu Phone, les images seront disponibles jeudi prochain (21 février) et logiquement le code source devrait être le même que la version que la version smartphone. L'ensemble de la documentation devrait être mis a jours sous peu. Et le SDK va avoir une mise à jour pour intégrer la tablette.     Ubuntu se pose ici en concurrence directe avec Microsoft, en offrant un produit orienté grand public, avec une interface moderne et efficace, et en offrant en plus la possibilité d'utiliser la tablette comme un véritable outil de travail avec tous les outils nécessaires pour les professionnels. On voit le projet d'interface Unity ce concrétiser. Rassembler plusieurs appareils sous la même interface, du moins sous le même principe/idéologie. Ordinateur: fait, tablette: fait, téléphone: fait. Qui sera le prochain ? La télé ? Les moniteurs pour voitures ? Une chose est sûre, l'actualité de Ubuntu n'a jamais été aussi passionnante à suivre.   ---------- Source
Ubuntu a levé le voile sur les applications qui seront installées par défaut. Le développement est ouvert. Les pages d'Ubuntu Wiki sont désormais accessibles, et d'intéressantes maquettes voient le jour. Ubuntu veut montrer qu'il n'est pas un système d'exploitation comme les autres, qu'il est plus ouvert. Tout le monde peut alors proposer l'interface, mais aussi les fonctions pour les applications qui viendront par défaut. De plus, il laisse entrevoir certaines applications par défaut qui insistent encore plus sur son héritage du monde du logiciel libre, comme le terminal ou l'explorateur de fichiers.  

Les applications

Note: le projet Ubuntu Phone est en plein développement. Certaines fonctions et interfaces peuvent encore changer d'ici-là.  

Agenda

Il permettra de gérer nos événements classiquement : ajouter, supprimer ou modifier des événements, et activer des notifications. L'affichage se fera par mois, année ou jour. On pourra le synchroniser à l'aide d'Ubuntu One pour peut-être transposer ses événements avec un ordinateur. ---------- lien wiki (en) 

Horloge / alarme

Elle permettra de lire l'heure, d'ajouter une alarme pour ainsi l'utiliser comme un réveil et elle disposera de la fonction chronomètre. ---------- lien wiki (en) 

Météo

Une application tout ce qu'il y a de plus classique, affichant la météo du jour et des jours à venir sur une ou plusieurs localisations paramétrées. ---------- lien wiki (en) 

Calculatrice

Comme la plupart des calculatrices sur smartphone, elle proposera deux modes : un mode classique et un mode scientifique avec les fonctions avancées (Pi, Sinus, Racine carré, etc.). On pourra aussi mémoriser des fonctions personnalisées. ---------- lien wiki (en) 

Client pour mails

Comme pour Thunderbird sur Ubuntu desktop, Ubuntu phone disposera d'une application pour lire, composer, classer ces emails. On aura la possibilité de configurer plusieurs comptes, IMAP ou POP3. ---------- lien wiki (en) 

Lecteur de flux RSS

Grâce au lecteur de flux RSS, on pourra lire l'actualité en toute tranquillité sur l'Ubuntu Phone. Au programme, la possibilité d'ajouter un flux, de les classer dans des dossiers, mettre un tag ou encore de partager un article. Espérons que le lecteur sera capable de lire tout type de contenu (photo, vidéo, etc). ---------- lien wiki (en) 

Gestionnaire de fichier

Cette application montre que Canonical ne bride pas le téléphone comme chez la concurrence. En effet, ce gestionnaire permettra de créer, supprimer, copier. Bref, d'organiser son espace de stockage comme sur un ordinateur. On a ici un téléphone ouvert, à contrario de la  concurrence, où l'on doit soit utiliser un ordinateur, soit installer une application tierce. ---------- lien wiki (en) 

Visionneuse de document

Bien qu'il est étonnant de voir cette application par défaut, elle peut se révéler pratique. Comme l'indique son nom, le seul et unique but de l'application est de lire des documents stockés sur le téléphone. Pour le moment, la priorité est sur la lecture de fichier de type texte (PDG, odt, docx, text, rtf). Mais il est possible que l'application soit compatible avec d'autres types de fichier, comme: les images (jpg, png, bmp), les tableurs (csw, ods, xslx), les présentations (odp, pptx). ---------- lien wiki (en) 

Terminal

Que serait Ubuntu sans son terminal ? Bien que maintenant on peut utiliser Ubuntu sans jamais ouvrir un terminal, ce serait bête de passer à coté d'un outil aussi pratique. Le couteau Suisse de linux sera donc installé par défaut sur l'Ubuntu Phone. Sans plus d'information, on peut penser qu'il disposera des même fonctionnalités que sur ordinateur. ---------- lien wiki (en) 

Services sociaux

L'importance des réseaux sociaux sur smartphone n'est plus à démontrer. Canonical le sait, c'est pourquoi on aura par défaut des applications pour ce type de service. Pour qu'ils soient bien intégré mais surtout pour ne pas attendre le développement d'application tierce, Ubuntu disposera par défaut d'une application pour: Youtube, Facebook et Twitter. ---------- lien wiki Youtube (en) lien wiki Facebook (en) lien wiki Twitter (en) 

Le développement

 

Le design

Une guideline pour les applications a été créé afin de rendre leur interface cohérente avec le système. Le principe d'une guideline est d'expliquer l'interface et ses éléments pour que les développeurs et designers aient une base pour travailler. Les personnes qu'ils le souhaitent peuvent proposer ou commenter les designs d'interfaces pour chaque application. Ces maquettes sont faites avec le logiciel Mybalsamiq. A l'heure actuelle, plus de 80 maquettes sont proposées. Ces prototypes d'interfaces ont servie aux designers de Canonical pour sortir un premier jet d'interfaces. Elles se veulent très simples et donc faciles à comprendre. Elles respectent trois points :
  1. Pour garder la concentration sur le contenu, aucun bouton ou autre est affiché.
  2. La navigation doit se faire naturellement. Les transitions et les animations doivent aider l'utilisateur à comprendre le fonctionnement.
  3. Un style sophistiqué. La police Ubuntu et les ombres doivent être bien choisi et bien placé.
 
  • Météo
  • Horloge
  • Agenda
  • Calculatrice
  ---------- lien Ubuntu guidelines (en) lien proposer des design (en) lien premiers design (en) 

Le code

Pour que la communauté puisse participer au développement, Canonical a sorti un guide dans la documentation wiki. Il indique comment écrire l'application et comment la mettre sur le Launchpad. L'application doit être écrite dans le langage QML et un SDK (kit de développement) a été mis en place. Nombreux sont les développeurs à manifester leur intérêt pour ce projet. La plupart sont des mordus du langage de programmation utilisé et des appareils exploitant ce langage (Nokia N9, Blackberry, etc). ---------- lien guide de développement (en) lien SDK (en) lien groupe launchpad (en) 

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On profite de l'article pour signaler qu'à partir du 21 février, Ubuntu sera installable sur le Samsung Galaxy Nexus et sur le Nexus 4 de LG. Il sera installable de la même manière qu'Ubuntu sur la tablette Nexus, c'est-à-dire via une application Ubuntu PC, qui fera tout le travail par une GUI. De plus le code source sera aussi disponible. Mais ça, c'est pour les testeurs. Initialement prévu pour 2014, les premiers smartphones à sortir officiellement sous Ubuntu vont être disponibles plus tôt que prévu. C'est en effet à partir d'octobre 2013 qu'on pourra mettre la main sur ces terminaux. Une bonne nouvelle ! ---------- Source 
En bêta depuis plusieurs mois, le client Steam est maintenant disponible officiellement au téléchargement. Même si le lancement a été un peu confus, le client Steam vient de faire son apparition officiellement. Vous pouvez donc le retrouver dès aujourd'hui dans la logithèque, que ce soit en 64bits ou 32bits. La version 32bits est annoncée comme compatible avec les versions 12.10,12.04,11.04,10.04 d'Ubuntu, tandis que la version 64bits est annoncée compatible seulement avec Ubuntu 12.10 et 12.04. //steam   Ce lancement s'accompagne d'une campagne de promotion avec des annonces sur le site Steam encourageant les utilisateurs à installer Ubuntu. Il est également possible de profiter d'une grosse promotion de 50% à 80% jusqu'au 21 février sur un certains nombre de titres. Pour les joueurs de Steam Forteress, il sera possible d'obtenir un Tux comme objet pour son personnage dans le jeu. Toutefois, cette offre reste limitée et sera réservée aux joueurs les plus réguliers.   Promo Steam Linux Actuellement, ce sont 60 jeux qui sont disponibles sous Steam. On retrouve beaucoup de jeux venant de studios indépendants, notamment un certain nombre déjà présent dans la logithèque Ubuntu. D'autres titres un peu plus orignaux ont fait leur apparition, comme Team fortress 2, Counter Strike 1.6, Counter Strike Source, Half-Life premier du nom, ou encore Portal 2. D'autres devraient suivre dans le courant de l'année, notamment les jeux s'appuyant sur le moteur 3D Source de Valve Studio. Au niveau stabilité, il reste encore du travail et les testeurs rencontrent encore un certains nombre de problèmes. Mais là aussi, le rythme des mises à jours est rapide et les choses devraient s'améliorer durant l'année. Les bêta-testeurs sous Ubuntu représentent déjà 1.12% des utilisateurs et l'on espère que ce chiffre va continuer de progresser avec la sortie officielle. On attend également d'autres projets du côté de Valve : une console sous Linux cette année et la sortie d'une nouveau moteur 3D directement compatible avec Linux.

Nous traduisons souvent Bruce Byfield, libre penseur du logiciel libre, sur le Framablog.

A-t-il raison d’affirmer qu’il est des sujets pour ainsi dire tabous dans la communauté et surtout que la situation a évolué, n’en déplaise à certains ?


Laëtitia Dulac - CC by


Neuf choses dont on ne discute jamais sur l’open source

9 Things That Are Never Admitted About Open Source

Bruce Byfield - 22 janvier 2013 - Datamation
(Traduction : Moosh, brandelune, Sky, ehsavoie, Astalaseven, petit bonhomme noir en haut à droite, mike, goofy, KoS, Mowee, arcady, maxlath, Astalaseven, mariek, VifArgent, Rudloff, VIfArgent, Penguin, peupleLa, Vilrax, lamessen + anonymous)

Quels sont les sujets tabous dans l‘open source de nos jours ? Certains peuvent se deviner mais d’autres pourraient bien vous surprendre.

On pourrait penser qu’un groupe de personnes intelligentes comme les membres de la communauté des logiciels libres et open source (NdT : FOSS pour Free and Open Source Software) seraient sans tabous. On pourrait s’attendre à ce qu’un tel groupe d’intellectuels juge qu’aucune idée n’est interdite ou gênante – mais ce serait une erreur.

Comme toute sous-culture, la communauté FOSS est cimentée par des croyances. Ces croyances contribuent à bâtir une identité commune : par conséquent, les remettre en cause revient à remettre en cause cette identité.

Certains de ces sujets tabous peuvent saper des évidences admises depuis vingt ans ou plus. D’autres sont nouveaux et contestent des vérités communément acceptées. Quand on les examine, on s’aperçoit que chacun d’entre eux peut être aussi menaçant que la déclaration de valeurs communes peut être rassurante.

Pourtant, même s’il est inconfortable d’interroger ces tabous, il est souvent nécessaire de le faire. Les croyances peuvent perdurer longtemps après le temps où elles s’appliquaient, ou après avoir dégénéré en semi-vérités. Il est utile de temps en temps de penser l’impensable, ne serait-ce que pour mettre ces croyances en phase avec la réalité.

Suivant cette logique, voici neuf observations sur l‘open source qui nécessitent selon moi un nouvel examen.

1. Ubuntu n’est plus le dernier grand espoir de l’open source

Quand Ubuntu est apparue il y a neuf ans, nombreux sont ceux qui l’ont considérée comme la distribution qui mènerait la communauté à dominer le monde. Débarquant de nulle part, Ubuntu s’est immédiatement concentrée sur le bureau comme aucune autre distribution avant elle. Des outils et des utilitaires furent ajoutés. De nombreux développeurs Debian trouvèrent un travail chez Canonical, la branche commerciale d’Ubuntu. Des développeurs virent leurs frais payés pour des conférences auxquelles ils n’auraient pas pu se rendre autrement.

Au fil du temps, une bonne partie de l’enthousiasme initial est retombée. Personne ne semble s’être intéressé à la demande de Mark Shuttleworth, le fondateur d’Ubuntu, à ce que les principaux projets coordonnent leurs cycles de livraison ; ils l’ont tout simplement ignorée. Mais on a vu des sourcils se froncer lorsqu’Ubuntu a commencé à développer sa propre interface plutôt que de contribuer à GNOME. Canonical a commencé à contrôler ce qui se passait dans Ubuntu, apparemment pas pour l’intérêt général mais surtout pour la recherche de profits. Nombreux, aussi, furent ceux qui n’apprécièrent pas l’interface d’Ubuntu, Unity, à sa sortie.

Pourtant, à écouter les employés de Canonical, ou les bénévoles Ubuntu, on aurait presque l’impression qu’il ne s’est rien passé pendant ces neuf dernières années. Lisez notamment le blog de Shuttleworth ou ses déclarations publiques : il se donne le rôle de figure de proue de la communauté et déclare que les « hurlements des idéologues » finiront par cesser devant son succès.

2. Le « cloud computing » sape les licences libres

Il y a sept ans, Tim O’Reilly affirmait que les licences libres étaient devenues obsolètes. C’était sa manière un peu dramatique de nous prévenir que les services en ligne mettent à mal les objectifs du logiciel libre. Comme le logiciel, le cloud computing offre aux utilisateurs l’usage gracieux des applications et du stockage, mais sans aucune garantie ou contrôle quant à la vie privée.

La Free Software Foundation (NdT : Fondation pour le Logiciel Libre) répondit à la popularité grandissante du cloud computing en dépoussiérant la GNU Affero General Public License, qui étend les idéaux du FOSS au cloud computing.

Après cela, pourtant, les inquiétudes à propos de la liberté logicielle au sein du cloud ont faibli. Identi.ca fut créé comme une réponse libre à Twitter, et MediaGoblin développé comme l’équivalent libre d’Instagram ou de Flickr, mais ce genre d’efforts est occulté par la compétition. On n’a pas mis l’accent sur l’importance des licences libres ou du respect de la vie privée dans le cloud.

Par conséquent, les avertissements de O’Reilly sont toujours aussi pertinents de nos jours.

3. Richard Stallman est devenu un atout contestable

Le fondateur de la Free Software Foundation et le moteur derrière la licence GNU GPL, Richard M. Stallman, est une des légendes des logiciels libres et open source. Pendant des années, il a été l’un des plus ardents défenseurs de la liberté du logiciel et la communauté n’existerait probablement pas sans lui.

Ce que ses supporters rechignent à admettre, c’est que la stratégie de Stallman a ses limites. Nombreux sont ceux qui disent que c’est un handicapé social, et que ses arguments se basent sur la sémantique — sur les mots choisis et comment ils influencent le débat.

Cette approche peut être éclairante. Par exemple, lorsque Stallman s’interroge sur l’analogie entre le partage de fichiers et les pillages perpétrés par les pirates, il révèle en fait le parti-pris que l’industrie du disque et du cinéma tente d’imposer.

Mais, malheureusement, c’est à peu près la seule stratégie de Stallman. Il dépasse rarement ce raisonnement qu’il utilise pour fustiger les gens, et il se répète même davantage que des personnes qui passent leur temps à faire des discours. Il est perçu de plus en plus, par une partie de la communauté, comme quelqu’un hors de propos voire même embarrassant. Comme quelqu’un qui fut efficace… mais ne l’est plus. Il semble que la communauté a du mal à admettre l’idée que Stallman a eu un impact certain pendant des années, mais qu’il est moins utile aujourd’hui. Soit il est défendu férocement pour son passé glorieux, soit il est attaqué comme un usurpateur parasite. Je crois que les affirmations concernant ce qu’il a accompli et son manque d’efficacité actuel sont vraies toutes les deux.

4. L’open source n’est pas une méritocratie

L’une des légendes que les développeurs de logiciels libres aiment à se raconter est que la communauté est une méritocratie. Votre statut dans la communauté est censément basé sur vos dernières contributions, que ce soit en code ou en temps.

L’idée d’une méritocratie est très attirante, en cela qu’elle forme l’identité du groupe et assure la motivation. Elle encourage les individus à travailler de longues heures et donne aux membres de la communauté un sentiment d’identification et de supériorité.

Dans sa forme la plus pure, comme par exemple au sein d’un petit projet où les contributeurs ont travaillé ensemble pendant de nombreuses années, la méritocratie peut exister.

Mais le plus souvent, d’autres règles s’appliquent. Dans de nombreux projets, ceux qui se chargent de la documentation ou bien les graphistes sont moins influents que les programmeurs. Bien souvent, vos relations peuvent influencer la validation de votre contribution au moins autant que la qualité de votre travail.

De même, la notoriété est plus susceptible d’influencer les décisions prises que le grade et les (surtout si elles sont récentes) contributions. Des personnes comme Mark Shuttleworth ou des sociétés comme Google peuvent acheter leur influence sur le cours des choses. Des projets communautaires peuvent voir leurs instances dirigeantes dominées par les sponsors privés, comme c’est de fait le cas avec Fedora. Bien que la méritocratie soit l’idéal, ce n’est presque jamais la seule pratique.

5. L’open source est gangrené par un sexisme systémique

Une autre tendance qui plombe l’idéal méritocratique est le sexisme (parfois sour la forme de la misogynie la plus imbécile) que l’on trouve dans quelques recoins de la communauté. Au cours des dernières années, les porte-parole du FOSS ont dénoncé ce sexisme et mis en place des règles officielles pour décourager quelques uns de ses pires aspects, comme le harcèlement pendant les conférences. Mais le problème demeure profondément ancré à d’autres niveaux.

Le nombre de femmes varie selon les projets, mais 15 à 20 pour cent peut être considéré comme un chiffre élevé pour un projet open source. Dans de nombreux cas, ce nombre est en dessous des cinq pour cent, même en comptabilisant les non-programmeurs.

De plus les femmes sont sous-représentées lors des conférences, à l’exception de celles où les femmes sont activement encouragées à faire part de leurs propositions (ces efforts entraînent, inévitablement, leur lot d’accusations quant à des traitements spéciaux et des quotas, quand bien même aucune preuve ne peut être avancée).

La plus grande évidence de sexisme se produit quotidiennement. Par exemple, Slashdot a récemment publié un entretien avec Rikki Ensley, membre de la communauté USENIX. Parmi les premiers commentaires, certains se référaient à une chanson populaire dont le refrain mentionne le prénom Rikki. D’autres discutent de son apparence et lui donnent des conseils pour avoir l’air plus « glamour ».

On assiste à des réactions du même ordre, et bien d’autres pires encore sur de nombreux sites dédiés au monde du libre ou sur IRC, dès qu’une femme apparaît, surtout s’il s’agit d’une nouvelle venue. Voilà qui dément les affirmations d’une communauté qui prétend ne s’intéresser qu’aux seules contributions, ou encore l’illusion que la sous-représentation des femmes serait simplement une question de choix individuels.

6. Microsoft n’est plus l’ennemi irréductible du logiciel libre

Il y a à peine plus d’une dizaine d’années, vous pouviez compter sur Microsoft pour traiter le monde du Logiciel Libre de « communiste » ou « anti-Américain », ou sur leurs intentions parfois divulguées dans la presse de vouloir détruire la communauté.

Une grande partie de la communauté s’accroche encore à ces souvenirs. Après tout, rien ne rassemble plus les gens qu’un ennemi commun, puissant et inépuisable.

Mais ce dont la communauté ne se rend pas compte, c’est que la réaction de Microsoft est devenue plus nuancée, et qu’elle varie d’un service à l’autre au sein de l’entreprise.

Nul doute que les dirigeants de Microsoft continuent de voir le logiciel libre comme un concurrent, bien que les dénonciations hautes en couleur aient cessé.

Cependant, Microsoft a pris conscience que, compte-tenu de la popularité du logiciel libre, les intérêts à court terme de l’entreprise seraient mieux servis si elle s’assurait que les outils libres (en particulier les langages de programmation les plus populaires) fonctionnent correctement avec ses propres produits. C’est d’ailleurs la mission principale du projet Microsoft Open Technologies. Récemment, Microsoft est même allé jusqu’à publier une courte déclaration faisant l’éloge de la dernière version de Samba, qui permet l’administration des serveurs Microsoft depuis Linux et les systèmes Unix (NdT : Voir aussi cette FAQ en français publiée par Microsoft).

Bien sûr, il ne faut pas non plus s’attendre à voir Microsoft devenir une entreprise open source ou faire des dons désintéressés d’argent ou de code à la communauté. Mais, si vous faites abstraction des vieux antagonismes, l’approche égoïste de Microsoft à l’égard du logiciel libre n’est pas très différente de nos jours de celle de Google, HP, ou n’importe quelle autre entreprise.

7. L’innovation des interfaces stagne

En 2012, nombreux furent ceux qui n’ont pas adopté GNOME 3 et Unity, les deux dernières interfaces graphiques majeures. Cet abandon fut largement lié à l’impression que GNOME et Ubuntu ignoraient les préoccupations des utilisateurs et qu’ils imposaient leur propre vision, sans concertation.

À court terme, cela a mené à la résurrection de GNOME 2 sous des formes variées.

En tant que prédécesseur de GNOME 3 et de Unity, GNOME 2 fut un choix évident. C’est une interface populaire qui n’impose que peu de restrictions aux utilisateurs.

Quoi qu’il en soit, cela risque d’être, à long terme, étouffant pour l’innovation. Non seulement parce que le temps passé à ressuciter GNOME 2 n’est pas mis à profit pour explorer de nouvelles voies, mais parce que cela semble être une réaction à l’idée même d’innovation.

Peu sont ceux, par exemple, qui sont prêts à reconnaître que GNOME 3 ou Unity ont des fonctionnalités intéressantes. Au contraire, les deux sont condamnés dans leur ensemble. Et les développements futurs, tels l’intention de GNOME de rendre la sécurisation et la confidentialité plus simples, n’ont pas reçu l’attention qu’ils méritaient.

Au final, au cours des prochaines années, l’innovation en sera probablement réduite à une série de changements ponctuels, avec peu d’efforts pour améliorer l’ergonomie dans son ensemble. Même les développeurs hésiteront à tenter quoi que ce soit de trop différent, afin d’éviter le rejet de leurs projets.

Je me dois d’applaudir le fait que les diverses résurrections de GNOME 2 marquent le triomphe des requêtes des utilisateurs. Mais le conservatisme qui semble accompagner ces aboutissements m’inquiète : j’ai bien peur que cette victoire n’engendre d’autres problèmes tout aussi importants.

8. L’open source est en train de devenir une monoculture

Ses partisans aiment à revendiquer que l’un des avantages du logiciel libre et open source, c’est d’encourager la diversité. À la différence de Windows, les logiciels libres sont supposés être plus accueillants pour les idées nouvelles et moins vulnérables aux virus, la plupart des catégories de logiciels incluant plusieurs applications.

La réalité est quelque peu différente. À la lecture d’une étude utilisateurs vous remarquerez un modèle plutôt constant : une application ou technologie recueille 50 à 65% des votes, et la suivante 15 à 30%.

Par exemple, parmi les distributions, Debian, Linux Mint et Ubuntu, qui utilisent toutes le format de packet en .DEB, recueillent 58% du choix des lecteurs 2012 du Linux Journal, que l’on peut comparer aux 16% recueillis par Fedora, openSUSE, et CentOS, qui utilisent quant à elles le format .RPM.

De même, Virtualbox atteint 56% dans la catégorie « Meilleure solution de virtualisation », et VMWare 18%. Dans la catégorie « Meilleure gestion de versions », Git recueille 56% et Subversion 18%. La catégorie la plus asymétrique est celle des « Suites bureautiques » dans laquelle LibreOffice recueille 73% et (sic) Google Docs 12%.

Il n’y avait que deux exceptions à cette configuration. La première était la catégorie « Meilleur environnement de bureau », dans laquelle la diversification des dernières années était illustrée par les scores de 26% pour KDE, 22% pour GNOME 3, 15% pour GNOME 2 et 12% pour Xfce. La deuxième catégorie était celle de « Meilleur navigateur web »dans laquelle Mozilla Firefox recueillait 50% et Chromium 40%.

De manière générale, les chiffres ne rendent pas compte d’un monopole, mais dans la plupart des catégories, la tendance est là. Au mieux, on pourrait dire que, si la motivation n’est pas le profit, le fait d’être moins populaire n’implique pas que l’application va disparaître. Mais si la concurrence est saine, comme tout le monde aime à le dire, il y a tout de même des raisons de s’inquiéter. Quand on y regarde de près, les logiciels libres sont loin d’être aussi diversifiés que ce que l’on croit.

9. Le logiciel libre est bloqué si près de ses objectifs

En 2004, les logiciels libres et open source en étaient au stade où ils couvraient la plupart des usages de base des utilisateurs : envoi de courriels, navigation sur internet et la plupart des activités productives sur ordinateur. En dehors des espoirs de disposer un jour d’un BIOS libre, il ne manquait plus que les pilotes pour les imprimantes 3D et les cartes WiFi pour atteindre l’utopie d’un système informatique entièrement libre et open source.

Neuf ans plus tard, de nombreux pilotes libres de carte WiFi et quelques pilotes libres de cartes graphiques sont disponibles - mais nous sommes loin du compte. Pourtant la Free Software Foundation ne mentionne que rarement ce qui reste à faire, et la Linux Foundation ne le fait pratiquement jamais, alors même qu’elle sponsorise l’OpenPrinting database, qui liste les imprimantes ayant des pilotes libres. Si l’on combinait les ressources des utilisateurs de Linux en entreprise, on pourrait atteindre ces objectifs en quelques mois, pourtant personne n’en fait une priorité.

Admettons que certaines entreprises se préoccupent de leur soi-disant propriété intellectuelle sur le matériel qu’elles fabriquent. Il est possible également que personne ne veuille courir le risque de fâcher leurs partenaires commerciaux en pratiquant la rétroingénierie. Pourtant, on a bien l’impression que l’état actuel de statu quo persiste parce que c’est déjà bien assez, et que trop peu de personnes ont à cœur d’atteindre des objectifs dont des milliers ont fait le travail de leur vie.

Des discussions, non des disputes

Certains ont peut-être déjà conscience de ces sujets tabous. Cependant, il est probable que chacun trouvera dans cette liste au moins un sujet pour se mettre en rogne.

Par ailleurs, mon intention n’est pas de mettre en place neuf aimants à trolls. Même si je le voulais, je n’en aurais pas le temps.

Ces lignes sont plutôt le résultat de mes efforts pour identifier en quoi des évidences largement admises dans la communauté devraient être remises en question. Je peux me tromper. Après tout, je parle de ce que j’ai pris pour habitude de penser, moi aussi. Mais au pire, cette liste est un bon début.

Si vous pensez qu’il y a d’autres sujets tabous à aborder et à reconsidérer au sein de la communauté des logiciels libres et open source, laissez un commentaire. Cela m’intéresse de voir ce que je pourrais avoir oublié.

Crédit photo : Laëtitia Dulac (Creative Commons By)


Bonjour à tous. Bienvenue dans ce nouveau numéro de la revue de presse francophone sur Ubuntu. 
Quelques changements vont avoir lieu dans cette revue de presse. 
Tout d'abord le rythme de sortie va considérablement changé. D'hebdomadaire (ou presque), il passera en bimensuel. En effet, je viens de commencer un nouveau projet : Ubuntu RozetStone, un blog qui propose des traductions d'articles de blogs, interviews et autres vidéos sur Ubuntu, de l'équipe de Canonical, ou d'acteurs majeurs de la distribution Ubuntu. 
Deuxième changement, la revue de presse ne sera plus publiée sur Scribd.com mais sur Ubuntu One. Ce sera ainsi plus facile pour moi de corriger ce document. De nombreuses personnes s'étant plaintes d'une orthographe, voire d'une grammaire des plus douteuses. (Mille pardon, je ne me relis pas assez) 
Quoiqu'il en soit, ces quinze derniers jours ont apportés leur lots d'actualités. En effet, Canonical réfléchirait à faire évoluer sont cycle de sortie entre les versions LTS. D'une version tout les six mois, il se pourrait que le rythme de sortie des Ubuntu non LTS passe à un rythme de rolling release (c'est à dire que de nouvelles fonctionnalités apparaissent au fur et à mesure). 
En ce qui concerne Ubuntu Phone, il ne devrait pas y avoir de logithèque dédiée à la sortie du premier appareil proposant nativement le nouvel OS pour smartphones de Canonical. Au lieu de cela, Canonical proposerait un socle d'applications installées par défaut. Ils ont d'ailleurs lancé un appel à l'aide pour le développement de ces applications. 
Si certains utilisateurs quittent la distribution de Canonical, pour des raisons qui leur sont propres (comme passer sur la marque à la pomme comme tout vrai geek façon François Fillon), d'autres ont eu une très mauvaise surprise en installant Ubuntu sur des portables de la marque Samsung. Il semblerait que l'UEFI ait transformé les portables en... brique. 
Quand à Stormfly, ils ne proposent ni plus ni moins qu'un live USB d'Ubuntu dans un bracelet. 
L'ensemble des articles est disponible comme d'habitude en PDF, EPUB, mais aussi sur le site de la Revue de Presse Francophone sur Ubuntu, Pinterest et également sur Scoop.it. D'ailleurs, si vous désirez soumettre des articles pour la Revue de Presse sur Ubuntu, c'est au travers du service Scoop.it que je vous invite à le faire (topic Ubuntu French Press Review). 
Bonne lecture !!! 
- Winael -


Ubuntu pourrait transiter vers un cycle de développement de deux ans

PC INpact - Le 23 Janvier 2013 par @Vincent Hermann

« Ubuntu réfléchit à changer complètement son rythme de développement. Alors que les utilisateurs peuvent actuellement profiter d’une nouvelle version tous les six mois, l’éditeur Canonical souhaiterait passer sur un cycle de deux ans entrecoupé de « rolling releases ». Un changement qui nécessitera du travail et qui n’aura pas forcément que des avantages. » 

Ubuntu se cale sur un rythme de publication en continu

ZDnet - Le 23 Janvier 2013 par La rédaction de ZDnet

« Canonical semble décidé à remettre en cause l'un de ses piliers : le rythme de publication des nouvelles versions d'Ubuntu. Des changements peut-être perturbants pour les utilisateurs, mais sans doute positifs à terme. »

Canonical reconsidère un nouveau rythme de développement

Clubic - Le 23 Janvier 2013 par +Guillaume Belfiore 

« La société Canonical éditant la distribution GNU/Linux Ubuntu, envisage une nouvelle fois de revoir son rythme de développement. »

Ubuntu : vers une rolling release

Génération NT - Le 24 Janvier 2013 par +Jérôme Garay 

« Les développeurs d'Ubuntu débattent autour d'un modèle de rolling release pour la distribution Linux. »

Ubuntu Phone : Canonical lance un appel pour les applications par défaut

Clubic - Le 24 Janvier 2013 par +Guillaume Belfiore 

« Canonical lance un appel auprès de sa communauté de développeurs et de designers afin de concevoir les applications qui seront livrées par défaut au sein de son système mobile. »

Canonical envisage une rolling release pour Ubuntu

MacGénération - Le 24 Janvier 2013 par +Stéphane Moussie 

« Alors qu'OS X et Windows adoptent un cycle de mise à jour annuel , Canonical pourrait choisir une approche différente pour Ubuntu. »

Canonical lance un appel pour les applications par défaut de son OS mobile

Logiciel.net - Le 24 Janvier 2013 par Jeremy 

« L’éditeur de Linux/Ubuntu, Canonical, a annoncé en début de mois, ses ambitions sur le marché des OS pour terminaux mobiles. C’est ainsi qu’il prévoit la sortie prochaine d’Ubuntu Phone, concurrent direct d’iOS et Windows phone, et qui devrait se retrouver dans les terminaux de certains constructeurs de Smartphones. »

Ubuntu 13.04 : dev news #2 

TooLinux - Le 28 Janvier 2013 par +Ubuntuser 

« L’arrivée d’Ubuntu Raring s’approchant à grands pas, le rythme s’accélère en ce début d’année ! »

Le premier smartphone Ubuntu n'aura pas accès au marché d'applications

Génération NT - Le 28 Janvier 2013 par +Mathieu Mercky 

« Richard Collins, responsable produit de Canonical a récemment publié quelques précisions sur les Ubuntu Phones à venir. L'OS mobile se voudra très simple, au point de ne pas proposer d'applications tierces immédiatement. »

Ubuntu : j’arrête !

01.net - Le 28 Janvier 2013 par +Yann Serra 

« Pourquoi le plus célèbre des Linux sur PC ne remplit plus sa fonction opérationnelle et comment s’en sortir. »

Tenter d'installer Linux peut verrouiller définitivement des portables Samsung 

PC INpact - Le 31 Janvier 2013 par +Damien Labourot 

« De nombreux utilisateurs rapportent qu'une tentative d'installation d'Ubuntu via une méthode classique ou l'utilisation d'un live CD sur certains PC portables Samsung exploitant l'UEFI aurait la fâcheuse conséquence de les verrouiller...définitivement. »

Canonical veut aider dans le développement d’applications pour les Ubuntu Phones

Blog Nouvelles Technologies - Le 31 janvier 2013 par +Yohann Poiron 


« Après avoir annoncé sa gamme de téléphones plus tôt dans le mois, Canonical est maintenant à la recherche de développeurs pour l’aider dans ses plans de disposer d’un « store apps » de base, comprenant une douzaine d’applications prêtes à aller sur les Ubuntu Phones dès que ces derniers arriveront sur les étales. »

Des portables Samsung semblent allergiques à l'installation de Linux.

Sur la Toile - Le 01 Février 2013 par +Olivier Toyounet

« De nombreux utilisateurs rapportent qu'une tentative d'installation d'Ubuntu via une méthode classique ou l'utilisation d'un live CD sur certains PC portables Samsung exploitant l'UEFI aurait la fâcheuse conséquence de les verrouiller...définitivement. Pour rappel, l'UEFI (interface micrologicielle extensible unifiée) définit un logiciel intermédiaire entre le firmware et le système d'exploitation. Selon le site H-Online , si le symptôme semble simple, la conséquence pour l'utilisateur est plutôt dramatique, explications : »

Stormfly : un bureau sous Ubuntu au poignet

Génération NT - Le 05 Février 2013 par +Mathieu Mercky 

« Le scénario est bien connu : il est difficile de faire confiance aux enfants lorsqu'ils souhaitent utiliser l'ordinateur familial, entre contrôle parental et risque de contamination virale, la simple utilisation des comptes utilisateur ne suffit pas toujours. StormFly souhaite proposer une parade à ces risques. »
Lancé il y a quelques semaines, Ubuntu Phone continue de faire parler de lui. La base du système qui s'appuie sur Qt pourrait se rapprocher d'autres solutions comme Sailfish ou Plasma Active. En effet, un certain nombre de nouveaux OS pour téléphones intelligents en gestation sont basés sur Qt (et plus particulièrement QML) sur lequel viennent se greffer des API adaptés aux usages mobiles. On retrouve ainsi :
  • Plasma Active, l'interface mobile de l'environnement KDE;
  • Salfish, le nouvel OS pour smartphone créé par les anciens employés de Nokia;
  • BlackBerry 10, le nouvel environnement de Black Berry.
À cette liste, on peut ajouter maintenant Ubuntu Phone, qui se base lui aussi sur Qt. À cela, Sailfish et et Ubuntu se rapprochent par l'usage important du "swipe". Le swipe est le fait d'utiliser les bords de l'écran comme zone réactive. Par conséquent, comme l'évoque un développeur de KDE, Johan Thelin, ces points communs permettent de créer une seule interface pour plusieurs plate-formes en utilisant un seul IDE. Et un rapprochement au niveau des API pourraient encore faciliter les travail des développeurs. Dans la continuité de cette réflexion, après une discussion sur IRC, c'est un développeur de Canonical, Zoltán Balogh, qui a envoyé un mail pour proposer ce rapprochement sur la liste de diffusion de Qt -- discussion reprise par un membre de KDE sur son blog. L'idée n'est pas seulement de se rapprocher pour faciliter la création d'interface entre Sailfish, Plasma Active et Ubuntu Phone, mais aussi d'essayer de rapprocher les API, proposer un format de paquet commun ou encore un mode unifié de diffusion des applications. Tout cela autour de Qt. C'est ici une belle opportunité. Après les ratés entre Canonical et GNOME, un rapprochement avec les très actives communautés présentes autour de Qt et d'autres entreprises du monde de la téléphonie mobile pourrait devenir une association gagnante, permettant d'un coté d'avoir des systèmes différents et variés, et d'un autre côté faciliter le travail des développeurs pour le développement des applications.
Les possesseurs de téléphones intelligents propulsés par Android 4.0 (Ice Cream Sandwich), 4.1 (Jelly Bean) ou toute autre version ultérieure ont généralement constaté la difficulté d'accéder au contenu de leur appareil avec Ubuntu. Qu'ils se réjouissent: une nouvelle version de GVFS vient améliorer la situation! Ce changement n'étant pas rétro-porté vers Ubuntu 12.04 LTS et 12.10, le nouveau GVFS 1.15.2 peut être téléchargé depuis un PPA. Effectuer une mise à niveau de GVFS permettra à votre appareil sous Android -- ainsi que tous vos autres périphériques (appareils photos, baladeurs, appareils portables multimédia...) -- d'être mieux reconnu par Ubuntu. Vous serez alors en mesure de transférer des fichiers depuis et vers votre téléphone intelligent à l'aide de votre gestionnaire de fichiers Nautilus ou Thunar, de synchroniser votre médiathèque avec votre lecteur de musique Rhythmbox ou Banshee, et télécharger vos photos depuis et vers votre appareil avec le gestionnaire de photos Shotwell. /!\ Notez cependant que la version de GVFS proposée ici provient du dépôt personnel (PPA) de Philip Langdale, le développeur du greffon MTP pour GVFS; bien qu'étant testé, elle pourrait néanmoins rendre votre système instable ou entrer en conflit avec des futures mises à jour d'Ubuntu. Pour procéder à la mise à jour de GVFS, suivez les instructions suivantes:
  1. Ouvrez un terminal et exécutez les commandes suivantes:sudo add-apt-repository ppa:langdalepl/gvfs-mtp sudo apt-get update
  2. Ouvrez ensuite le gestionnaire de mises à jour, puis appliquez l'ensemble des mises à jour proposées;
  3. Enfin, lorsque les mises à jour sont installées, redémarrez votre système.
Une fois la mise à jour complétée, branchez votre téléphone mobile sous Android à votre ordinateur à l'aide de son câble USB. Patientez quelques secondes: rapidement, votre gestionnaire de fichiers s'ouvre et vous affiche le contenu de votre appareil. Notez que si votre téléphone est verrouillé par un mot de passe, une phrase de passe, un motif, une reconnaissance faciale ou un autre mécanisme de sécurité, vous devrez d'abord le déverrouiller. Un appareil verrouillé apparaîtra comme étant vide dans votre gestionnaire de fichiers.  

Mais... pourquoi y a-t-il eu un problème de compatibilité?

La réponse est désormais bien connue. Les problèmes de compatibilité sont dus au changement de protocole de transfert de fichiers survenu au passage à Android 4.0. Les appareils livrés nativement avec Android 2.x (Gingerbread) utilisaient un protocole de stockage de masse (USB MSC), ce qui permettait au téléphone d'être reconnu comme un disque dur externe ou une clé USB. Ce protocole donne un accès direct à la mémoire de stockage -- plus techniquement parlant: un accès direct au système de fichiers du téléphone. Une restriction liée à ce mode d'accès est qu'un seul des appareils peut accéder au système de fichiers à la fois: soit le téléphone, soit l'ordinateur. Ceci ne posait pas de difficulté avec les appareils livrés avec l'ancienne génération d'Android, car la mémoire des appareils avaient été fractionnée en deux partitions: une partition réservée aux applications et une partition dédiée aux données de l'utilisateur. Ainsi, lorsque l'ordinateur devait accéder aux données du téléphone, Android rendait la partition inaccessible à ce dernier. Un seul appareil accède au système de fichiers à la fois. Mais ce mode de fonctionnement avait ses limites. En effet, plus les applications pour Android devenaient imposantes, plus on constatait que limiter l'espace réservé aux applications était handicapant. La solution trouvée était de fusionner les partitions d'applications et de données utilisateur: toute la mémoire du téléphone pouvait ainsi être utilisée pour tous les usages. Cependant, puisqu'il n'y avait plus qu'une seule partition, on ne pouvait plus utiliser le protocole de stockage de masse pour le transfert de fichiers. Entre en jeu le Media Transfer Protocol (MTP). Cet autre protocole de transfert de fichiers fonctionne différemment: plutôt que d'accéder directement au système de fichiers de l'appareil, l'ordinateur communique ses requêtes au système d'exploitation du téléphone, et celui-ci transmet alors les fichiers demandés ou inscrit les fichiers reçus. L'ordinateur ne voit jamais directement la mémoire de stockage de l'appareil mobile; il ne communique qu'avec l'OS de l'appareil, et c'est ce dernier qui effectue les opérations sur les fichiers. Tout irait pour le mieux, si ce n'est qu'Ubuntu gère assez mal le protocole MTP...  

GVFS et les autres méthodes

D'autres solutions existent pour accéder au stockage de l'appareil Android depuis Ubuntu. Une des solutions populaires est Go-Mtpfs, qui ajoute une pile supplémentaire de prise en charge du protocole MTP. Le désavantage de cette méthode est qu'elle nécessite une intervention manuelle de l'utilisateur avant d'accéder au contenu du téléphone. D'autres solutions sont l'usage d'applications mobiles telles AirDroid ou, pour les appareils de Samsung, Kies Air. Ces solutions ont l'avantage de ne nécessiter aucun câble USB entre l'appareil et l'ordinateur: tous les transferts s'effectuent par réseau WiFi, à travers un navigateur Web. Cependant, elles peuvent être moins intéressantes lorsque vous vous trouvez sur un réseau non sécurisé ou public. L'intérêt de GVFS est qu'il s'agit d'une composante de base d'Ubuntu, bien intégrée dans le système. Ainsi, l'appareil mobile est reconnu par le gestionnaire de fichiers, mais aussi les lecteurs de musique Rhythmbox, Banshee, Clementine et Amarok, pour synchroniser sa médiathèque, et le gestionnaire de photos Shotwell, pour synchroniser sa photothèque. De quoi réconcilier les utilisateurs d'Ubuntu avec le protocole MTP? Pas si convaincu, mais c'est déjà un net pas en avant vers une meilleure prise en charge de ce protocole. ---------- Source: "Upgrade To Gvfs With MTP Support In Ubuntu 12.10 Or 12.04 To Easily Connect Android 4.0+ Devices", WebUpd8

I-Nex est une application qui affiche sur une interface graphique claire tous les composants installés sur votre PC : CPU, GPU, carte mère, carte son, disques durs, RAM, réseau,USB ainsi que quelques informations système.

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Non content d’afficher des informations sur le matériel, I-Nex permet également de générer un rapport avancé pour lequel vous pouvez sélectionner les éléments à inclure et qui peut directement être envoyé à un service tel que Pastebin (et d’autres). Il dispose également d’une option pour prendre une capture d’écran de la fenêtre I-Nex directement depuis l’application.

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Voici quelques captures d’écran permettant de se rendre compte de la diversité des informations fournies par I-Nex :

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I-Nex n’étant pas présent dans les dépôts d’Ubuntu, vous ne devez l’installer qu’en toute connaissance de cause. De plus, cette application utilisant la toute dernière version de gambas3, vous devez ajouter son PPA, y-compris pour Ubuntu 13.04 en ouvrant un terminal et en entrant la commande :

sudo add-apt-repository ppa:nemh/gambas3

Vous devez ensuite entrer le PPA d’I-Nex avec la commande

sudo add-apt-repository ppa:i-nex-development-team/stable

puis mettre la liste de vos dépôts à jour avec la commande

sudo apt-get update

et enfin lancer l’installation en entrant :

sudo apt-get install i-nex

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I-Nex est désormais présent dans votre dash.

Amusez-vous bien.

Source: Webupd8

 

 

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XBMC, le célèbre Media Center open source, vient d’annoncer la sortie de sa nouvelle mouture (la 12, Frodo de son petit nom).  Je vous propose de la découvrir brièvement.

J’utilise XBMC au quotidien sur mon Media Center depuis maintenant plus d’un an et demi et avec pleine satisfaction. Malgré tout, je lui ai toujours reproché de ne pas gérer nativement le support TV PVR. Pour ma part quand j’ai entendu que la nouvelle version de XBMC – Frodo – allait gérer cette technologie j’ai été pris de l’envie de tester dès sa sortie en RC. J’ai pu jouer un peu avec et à part un bug de gestion de log, je dois reconnaître que XBMC12 en RC2 était déjà très convaincante!

Au menu des principales nouveautés de XBMC 12 Frodo, on trouve :

  • Support HD audio (dont DTS-MA et Dolby True-HD)
  • Support de Live TV et PVR
  • Décodage vidéo h.264 10bit (aka Hi10P)
  • Support de OSX 64bit
  • Amélioration de la gestion des images (gère un plus grand nombre de types d’images)
  • Support du Raspberry PI
  • Support de la plate-forme Android
  • Amélioration de la gestion de Airplay
  • Amélioration du support des télécommandes sous Windows et Linux
  • Filtrage avancée de la bibliothèque
  • Amélioration du partage UPnP

Pour ma part, je note 3 superbes évolutions longtemps attendues :

  1. Le support Android : c’est devenu incontournable avec les Google TV, les dongles TV Android ou encore les tablettes à gogo!
  2. Le support Raspberry Pi : le Pi faisait déjà tourner OpenELEC. Maintenant ce pourra être XBMC natif.
  3. Le support du Live TV/PVR : j’ai longtemps rêvé de ce support natif au lieu de jongler avec MythTV. Je n’ai pas pu le tester n’ayant plus de couverture hertzienne dans mon logement mais les premiers retours semblent positifs.

Pour illustrer mes dires, je vous ai trouvé une petit vidéo de XBMC 12 sous Ubuntu 12.10 en fonctionnement avec Live TV :

 

Pour installer la dernière version de XBMC sous Windows, il suffit de télécharger l’installeur ici et suivre les étapes d’installation.

Pour installer la beta de XBMC sous Ubuntu, il suffira de taper ces commandes (ajout du ppa  non-stable de XBCM et installation) :

sudo apt-get install python-software-properties pkg-config sudo add-apt-repository ppa:team-xbmc sudo apt-get update sudo apt-get install xbmc

Avertissement : Attention, l’utilisation de dépôts non officiels peut occasionner des dysfonctionnements de votre poste si elle est fait sans certaines précautions de bases (s’assurer notamment du sérieux du dépôt).

J’ai fait tourner XBMC 12RC1 sur mon portable sous Linut Mint 14 pendant quelques jours et n’ai constaté qu’un moindre bug (l’application ne se quittait pas complètement et remplissait sans cesse le fichier xbmc.log lequel atteignait 28Go lorsque j’ai killé les process xbmc) ; l’application était d’ors et déjà bien stable.

Tous les repository ne sont pas encore compatibles avec cette version mais la bibliothèque d’add-ons est déjà bien complète.

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Pour installer la version Android de XBMC, il suffit de télécharger le *.apk ici en ayant coché la case « autoriser l’installation de logiciels tiers ». J’attendais avec impatience ce support de Android : je me vois bien avec XBMC sur un dongle Android connecté à ma TV…

L’application est bluffante de réactivité (enfin je l’ai testé sur un RAZR HD quand même). On accède sans problème aux données du téléphone pour les consulter. Le support vidéo n’est pas encore parfait et les vidéo HD en 1080 saccadent (pas de soucis en deçà). Voila quelques captures de XBMC depuis mon mobile sous Android (ICS) :

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Vous trouverez toutes les informations sur XBMC pour Android sur le Wiki XBMC Android.

Pour les autres plates-formes (Mac, Raspebbry Pi, etc), je vous invite à vous rendre sur la page de téléchargement du site officiel de XBMC.

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