Planet

Plee l’ours, plus connu sous son titre anglophone Plee the bear,  est un jeu né de l’imagination de deux étudiants nantais pendant leurs révisions aux examens. On incarne dans ce jeu de plates-formes un ours grognon parti à la recherche de son fils pour lui remonter les bretelles. Ce petit garnement a effectivement mangé tout le miel des réserves et s’est enfui !

Pour la rentrée, une nouvelle version de ce jeu libre débarque et apporte son petit lot de nouveautés:

  • boss du fin de niveau de la forêt
  • nouveau système de sauvegarde
  • les éditeurs de jeu ont été mis à jour
  • amélioration de la version anglaise
  • nouveaux sons

A cette occasion, les deux développeurs ont accepté de répondre à nos questions pour Geek De France :

1- Du côté personnel, pouvez-vous vous présenter en quelques mots, vos études et/ou votre travail?

Julien Jorge: 29 ans. J’ai fait une formation informatique deug/licence/master à la Fac de sciences et techniques de Nantes, puis je suis resté un peu à l’université le temps de faire une thèse en informatique sur le problème du sac-à-dos. Depuis un an je bosse dans une boîte éditant un logiciel d’extraction de besoins métiers.
Sébastien Angibaud: J’ai 29 ans. J’ai un doctorat en informatique (réalisé dans le bureau voisin de Julien) et je suis maintenant enseignant en BTS informatique. Mes passes-temps sont Plee, mon jardin, le football, les mots croisés et la chasse au trésor nommée « les  12 énigmes de Dalmas ».

2- Quel est votre système d’exploitation principal? Si c’est GNU/Linux, quelle distribution?

J.J.:Ubuntu bien sûr :)
S.A.: Linux avec la distribution Ubuntu.

3- Êtes-vous vous-mêmes des joueur de jeux libres, si oui lesquels?

J.J.: Je joue beaucoup à Plee the Bear… mais rien d’autre de libre en ce moment. Je me suis bien amusé avec WarMUX, Enigma ou encore Nexuiz il y a quelques années. Sinon je joue sur DS et Wii à Mario, Sonic, Donkey Kong et Zelda. Mais on sort du sujet là.
S.A.: Je suis un peu ce qui se passe, mais j’y joue pratiquement jamais.

4- Pouvez-vous nous expliquer la genèse du personnage Plee qui tranche avec l’omniprésent personnage de Tux que l’on retrouve si souvent dans les jeux libres?

J.J.: Au début du deuxième semestre de notre année de maîtrise nous nous sommes demandés si nous étions capables de faire un jeu de plates-formes façon Mario ou Sonic de l’époque 16 bits. L’idée de départ était de faire un clone de Sonic, puis nous nous sommes rapidement dit que ce serait mieux de faire un truc original pour éviter les histoires de droits. Nous voulions aussi nous démarquer des autres jeux libres en allant à l’opposé de leurs caractéristiques classiques ; donc pas de « c’est un clone de tel jeu », pas de manchot, des graphismes léchés et des musiques soignées.
S.A.:  Durant nos études, nous avons souhaité réaliser un jeu vidéo de A à Z, et ce, sans reprendre un personnage déjà connu. Dans mes souvenirs, nous avons décidé assez vite du personnage de Plee et de la trame de l’histoire.

5- Du côté technique, quels sont les technologies employés (langage(s) informatique(s), bibliothèques utilisé(s), format du contenu (images, sons, animations), quels logiciels utilisez-vous pour le développement?

J.J.: Nous codons en C++, avec beaucoup de Boost et de libclaw que je développe en parallèle. La SDL est présente aussi pour le son, les entrées et l’initialisation de l’affichage, après quoi nous utilisons OpenGL. Nous utilisons aussi wxWidgets pour les éditeurs de niveaux, d’animations et de personnages.
Les images sont en PNG et les sons au format Ogg Vorbis. Les animations, les personnages et les niveaux sont conçus dans des fichiers XML que nos éditeurs vérifient et compilent dans un format lisible par le moteur.
Et pour produire tout cela nous utilisons Emacs pour coder, Gimp pour dessiner et TuxGuitar pour faire de la musique. La musique est ensuite convertie en WAV via Timidity et on passe le résultat dans Audacity pour gérer les boucles.
Pour les premières versions nous compilions même la version Windows avec MinGW via Wine, parce que ça fait du 100 % libre. Mais dès la troisième version j’ai redémarré sous Windows… C’est casse-pied mais plus simple que via Wine :)
S.A.:  logiciels : aucun. Juste l’éditeur de texte xemacs.

6- Du côté communautaire, Plee est-il conçu plutôt de manière communautaire ou plutôt comme un projet personnel?

J.J.: Nous essayons d’attirer la communauté sur le projet, sans succès. Du coup ça a l’air d’un projet personnel. Nous sommes une communauté de deux personnes :)

7- Quels sont les outils que vous avez mis en place pour recevoir les éventuelles contributions?

J.J.: Nous avons mis en place un beau wiki plein de documentation en français et nous avons écrit des tutoriels pour faire des niveaux et des objets. Nous avons aussi ajouté un forum pour encourager les discussions et il y a bien sûr les outils fournis par défaut par SourceForge.net.

8- Faites-vous appel à des ressources externes comme on peut en trouver sur FreeGameDev, OpenGameArt, Freesound.org ou Transifex?

J.J.: Nous avons utilisé quelques sons de freesound.org dans les premières versions, avant d’apprendre que leur licence (la CC Sampling Plus 1.0) n’était pas libre au sens Debian. Or, si t’es accepté chez Debian t’es accepté partout. Du coup nous avons remplacé ça par des sons maison.
Pour les graphismes nous ne faisons que de l’original. D’une part ça nous embêterait que quelqu’un se dise « tiens, j’ai déjà vu cette image dans un autre jeu », d’autre part il est très difficile de trouver des ressources graphiques de sources différentes qui se marient bien.
Par contre je ne connaissait pas transifex.net et ça pourrait bien nous servir. Le jeu n’est traduit qu’en français, anglais et en partie en norvégien. C’est peu.

9- Du côté du développement, Plee est-il en manque de contributions ou reçoit-il suffisamment d’intérêt de la part de la communauté?

J.J.: Sans hésitation : en manque. Grave.
Nous avons eu de nombreuses contributions, mais rien de continu, et ça a souvent été coûteux à obtenir. En général c’est le résultat d’une période de doute sur l’avenir de Plee. Quand j’ai l’impression que je vais arrêter je lance un appel à contributions. J’ai essayé linuxfr.org, jeuxlinux.fr, gamedev.net et developpez.com. Les trois premiers ont donné de bon résultats, nous avons eu un graphiste, Raphaël Giudici, qui a bossé pendant un bon moment et un développeur, Sébastien Debrard, qui nous a envoyé des tonnes de patchs de nettoyage et de corrections de bugs, en plus de faire un plugin Gimp pour faciliter la création des polices de caractères. J’étais très content des retours de gamedev.net, même si ce n’est pas orienté vers le libre : Kiera Whalen a complètement revu notre piètre anglais, dans le jeu et sur le site, et Philip Bradbury nous a fait de supers sons pour Plee.
Beaucoup de ressources viennent d’amis, c’est plus facile de leur demander. J’ai un ami qui dessine très bien (pub copinage : Julien Lassalle (http://julienlassalle.free.fr/), graphiste de génie ; un sens du détail hors du commun), qui est à l’origine du design de Plee et qui nous a fait plein de super dessins. Et j’ai un autre ami qui est un très bon musicien (pub copinage : Florian Massuyeau, excellent guitariste et bassiste ; une oreille et un sens de la mélodie exceptionnels) et qui nous fait des musiques à l’occasion. C’est lui qui a fait le thème de la forêt, de l’introduction et du mini-jeu d’entraînement au lancer de pierres.
J’en oublie sûrement. Le gros problème est qu’il n’y a pas de contribution spontanée de la communauté, nous sommes obligés de venir les chercher et c’est très coûteux en moral et en temps.
S.A.: Nous souhaiterions d’avantage de contributions, que ce soit pour les images, les sons, le code. Mais peu de gens ont été intéressés pour l’instant.

10- Avez-vous déjà proposé ou pensez-vous proposer un jour Plee-the-bear au Google Summer of Code, comme l’ont déjà fait FreedroidRPG, Hedgewar ou Unknown Horizons?

J.J.: Nous y avons pensé, mais je rate l’appel à chaque fois. Là encore, c’est de l’organisation et du temps, et je ne les ai pas eu au bon moment. Mais l’expérience m’intéresse vraiment.

11- Il y a grosso-modo deux versions par an, une majeur l’été, et une mineure l’hiver. Est-ce que cette fréquence des sorties est choisie ou subite?

J.J.: Idéalement je sortirais une version majeure tous les six mois mais nous avons rarement assez de contenu pour ça. Nous essayons de planifier globalement mais il y a trop d’aléas dans les temps libres, donc ça repousse tout le temps.
S.A.: Subite (en partie par mon irrégularité de contribution)

12- Du côté célébrité, j’ai vu qu’il y avait un projet de kart avec Plee pour le jeu SuperTuxKart, étais-tu au courant, êtes-vous heureux de cette reconnaissance?

J.J.: J’ai vu ça ça il y a quelques temps et ça fait extrêmement plaisir :) Malheureusement je crois que c’est abandonné à cause d’un problème de droits sur le modèle qui a servi de base (cf. ICI).
D’une manière générale, tout ce qui fait référence à Plee et qui ne vient pas de nous me fait extrêmement plaisir. Ça confirme que nous ne faisons pas ça pour rien.
S.A.: Oui, l’auteur nous en a d’abord parlé.

13- Un peu de teasing pour les prochaines version de Plee : j’ai noté sur le site personnel de Julien Jorge quelque chose de terriblement subversif… le personnage de Dieu serait le grand ennemi du jeu, Plee est-il le premier héro athée?

J.J.: Quand nous réfléchissions au jeu en maîtrise nous nous disions qu’il fallait un méchant vraiment très fort. Nous nous sommes demandés qu’est-ce qui était surpuissant, et la réponse est bien sûr « Dieu ». C’est le genre de truc idiot qui nous amuse…
S.A.: Dieu seul le sait !

14- Comment voyez-vous l’avenir pour Plee?

J.J.: Un avenir plein d’améliorations géniales mais longues à sortir. J’espère qu’on aura fini le jeu avant notre retraite !
S.A.: Bel mais long.

Merci à Julien Jorge et Sébastien Angibaud d’avoir répondu à nos questions. Pour conclure, j’espère que ce petit billet encouragera certains à devenir de futur contributeurs, car ce jeu le mérite largement.

Voici une petite vidéo de présentation de Plee the bear (version 0.4, actuellement, le jeu est en 0.6) :

 

Quelques liens pour Plee the Bear :

Site officiel : http://plee-the-bear.sourceforge.net

Wiki : http://plee-the-bear.sourceforge.net/wiki/index.php/Accueil

Site Julien Jorge : http://julien.jorge.free.fr/gfx-plee-the-bear.html

Forum : http://sourceforge.net/apps/phpbb/plee-the-bear/

 

20 Septembre 2011 à 18:20

Voici le Numéro 51 via Full Circle Mag FR

Bonjour à toutes et à tous !

L'équipe française du magazine Full Circle est heureuse de vous présenter le numéro 51 du FCMfr, celui de juillet 2011. Vous pouvez le télécharger sur notre page Numéros, en cliquant sur l'image de la couverture (ci-dessous) ou, enfin, en cliquant sur « Télécharger les numéros » en haut à droite de cette page.

Couv_51
Au fil de ses 47 pages, vous trouverez, outre les rubriques habituelles :

  • La critique d'un logiciel de généalogie, GRAMPS, qui paraît formidable, ainsi que celle de « Shadowgrounds » et de « Shadowgrounds Survivor » deux jeux inclus dans le forfait Frozenbyte Humble ;
  • Des tutoriels : KDE 4.6, 2ème et dernière partie, comment participer au développement d'Ubuntu, partie 3, l'usage des styles de page, des en-têtes et des pieds de page dans LibreOffice et la partie 25 de la programmation en Python, où vous créerez votre propre calculatrice ;
  • enfin, bien sûr, il y a Command & Conquer (Dzen2 et Conky), l'histoire personnelle d'un Kazakh en Chine et une incitation à l'écriture sous forme d'opinion.


Merci beaucoup à tout ceux qui ont répondu à notre appel et sont venus nous aider sur le Wiki ! C'est grâce, notamment à la présence de ces nouveau traducteurs et relecteurs que nous avons pu sortir ce numéro 51 si rapidement (à peine 3 semaines après la sortie du 50) !

Cependant, il reste, bien entendu, de la place pour d'autres bonnes âmes !

En attendant de vous voir ou revoir sur le Wiki et le Forum, nous espérons que vous profiterez bien de ce numéro,

Toute l'équipe du FCMfr

Aujourd’hui, je vais vous apprendre à créer une live USB avec persistance illimitée (enfin bien entendu, elle ne dépassera pas la capacité de votre disque du externe / clé USB). Grin  Normalement il est impossible de le faire du fait des limitations du FAT32 qui est obligatoire pour booter sur une clé USB mais j’ai trouvé une parade simple.  Devil

En effet, lorsque vous créez une live USB persistante, un ficher casper-rw se trouve à la racine de votre clé USB. C’est ce fichier qui contient toutes les données personnelles (paramètres des applications, applications installées,  documents enregistrés, etc…). Malheureusement, pour pouvoir booter, la partition contenant l’Ubuntu live doit être formatée en FAT32 et c’est de là que le problème vient puisqu’il est impossible d’enregistrer un fichier de plus de 4Go.  Frown

Les avantages de ma méthode :

  • C’est la méthode la moins connus mais la plus simple. La plupart des autres techniques sont des « bidouilles » et sont souvent dures à mettre en place.
  • Elle permet de pouvoir récupérer les données qui sont stockées puisqu’elles seront dans une partition à part. 
  • La live USB crée sera d’une stabilité extrême et n’aura quasiment aucunes différences par rapport à une installation traditionnelle. Je peux vous confirmer cela car je tourne tous les jours sur mon disque dur externe.  Smile
  • Enfin, le temps compté pour faire la manipulation est de 5 min et ne demande AUCUNE LIGNE DE COMMANDE À TAPER ! Les débutants pourront donc très bien suivre ce tuto.  Grin

Tout d’abord, vous devez posséder deux choses :

  • Un cd contenant l’image de Ubuntu gravée (ou dérivé comme Kubuntu, Xubuntu, Hybryde OS, etc.…). Vous pouvez télécharger la dernière version officielle  d’Ubuntu ici ou les dérivés ici. Sachez que la distribution Hybryde OS est une excellente distribution qui propose 9 interfaces graphiques (dont gnome 3, KDE, XFCE, Unity, etc.…) Laugh , l’ISO peut être téléchargé ici.
  • Une clé USB ou disque dur externe d’au moins 2GO. (en sachant qu’utiliser cette méthode sur une clé de moins de 4 GO est un peu inutile vu que les limitations du FAT32 ne vous concerneront pas, mais cela peut vous permettre de récupérer les documents qui seront présent en cas de besoin. A vous de choisir donc ! Yes )

 

1)      Démarrez sur le cd gravé précédemment en sélectionnant votre lecteur CD/DVD dans le BIOS. Vous pouvez aussi utiliser directement installation en dur mais dans tous les cas vous devrez possédez l’image disque d’Ubuntu.

2)      Lorsque vous verrez un icône de clavier en bas de l’écran, appuyez sur une touche du clavier puis faites entrer sur la sélection par défaut (de mémoire « Essayer Ubuntu sans l’installer »). Et oui, j’ai beau l’utiliser tous les jours, je n’ai pas retenu l’intitulé. Wink

Après un temps de chargement plus ou moins long, vous atterrissez sur un bureau gnome 2.

 

Première étape :            Création d’une live USB standard.

 

Cliquez sur système → Administration → Créateur de disque de démarrage.

Si vous êtes depuis un CD, l’image disque sera automatiquement sélectionnée. Si vous êtes sur une installation,  cliquez sur « Autre » et pointez l’image disque d’Ubuntu (ou celle d’un dérivé).
Sélectionnez ensuite votre clé USB / DD externe.

/!\ Attention : Ne pas cliquer sur « Effacer le disque » car il ne formate  non pas la partition sélectionnée, mais TOUTES les partitions du DD externe / Clé USB. J’en ai fait les frais il y a quelques mois.  Cry

Cochez « Enregistré sur un espace réservé supplémentaire » et mettez le minimum, soit 1Go. Ne vous inquiétez pas, je vous expliquerai le pourquoi du comment.  High Five!

Attendez quelques minutes. Lorsque vous aurez un message comme quoi vous pouvez démarrer sur la clé, retirez et rebranchez le périphérique.

 

Deuxième étape :          Augmentation de la taille de l’espace persistant

 

Après avoir rebranché la clé, ouvrez le poste de travail. A la racine de votre clé, vous devrez trouver un fichier casper-rw . Supprimez le et videz la corbeille (disponible en bas à droite de l’écran).
Explication : En effet, c’est ce fichier qui contient l’espace persistant. Si je vous ai demandé de mettre sa taille au minimum, c’est pour gagner du temps à la création de la clé. Nous allons le remplacer par une partition qui portera son nom afin de « faire croire » à l’ordinateur que c’est le vrai fichier et il utilisera donc la partition qui aura la taille que vous définirez ci-dessous pour stocker les données.

Ouvrez Gparted (Système → Administration → Gestionnaire de partitions Gparted).

En haut à gauche de la fenêtre qui vient de s’ouvrir, sélectionnez votre périphérique en vous fiant à sa taille.

Démontez toute les partitions via un clic droit sur chacune d’entre elles.

Faites un clic droit sur celle que vous avez sélectionnée au moment de créer le live USB et cliquez sur « Redimensionner/Déplacer la partition ».

Réduisez la taille de la partition au maximum, en gardant quand même quelques dizaines d’Mo de marge. Go Away  Validez l’opération.
Un espace non alloué doit être disponible. Sélectionnez-le et appuyez sur l’icône de création de partition. Réglez la taille en bougeant la flèche de droite. Dans « Créer comme », laissez partition primaire. Dans « Système de fichier » mettez ext2. Enfin, dans Etiquette entrez «casper-rw» SANS majuscule ni espace.

Cliquez sur ajouter puis validez avec l’icône en haut de la fenêtre. Un peu de patience, cela peut prendre plusieurs minutes en fonction de la taille du disque.

 

Voilà, votre clé usb persistante est créée. Vous pouvez démarrez dessus comme pour une live usb traditionnelle.   Cool

Je vous ferai peu être une vidéo de démonstration d’ici quelques jours si j’ai le temps !

18 Septembre 2011 à 14:24

Le Google Trends Ubuntu 2011 via Taltan.Blog.Bkp

google_trend_ubuntu_debian_suse_mandriva_fedora-2011.pngUbuntu souffle cette année sa septienne bougie, cela fait donc 7 ans quasiment que j’utilisais Ubuntu quotidiennement, je ne sais pas pas si on peut mettre en parallèle les fameuses crises à 3, 7 et 10 ans dans un couple mais je suis aller voir ailleurs, du coté de chez Debian (la source...). C'est peut être un peu par lassitude mais aussi par rapport à l'orientation générale que prend Ubuntu, une histoire de gout, quoi ! En outre je trouve qu'Unbutu s'est « empatté » avec le temps (la comparaison avec le couple s'arréte là) et malgré les évolutions matérielles depuis le phacochère verruqueux je trouve que le narval chic bien moins réactif qu'il ne le devrait. D'un autre coté c'est normal vu que chez les adultes un phacochère pèse entre 50 et 150 kg alors que le narval peut atteindre 1500 kg... Faut-il y voir un lien de causalité, bien sûr que non, évidemment, surtout si l'on considère la future version d'Ubuntu, l'ocelot onirique qui pèse à l'age adulte entre 10 et 20 kg. Bon, arrêtons là ces considérations animalières et revenons en à nos moutons (qui, notons-le, peuvent être aussi lourds que des phacochères).

C'est en 2007 que j'ai fait mon premier « Google Trends Ubuntu » en comparant Ubuntu, Suse, Fedora, Debian et Mandriva, les cinq principales distributions GNU/Linux à mon sens. Pour mèmo, Google Trends permet de comparer et d'analyser l’usage et le comportement des mots clés lors des recherches Google. Cet outil d'analyse n'est sûrement pas le plus pertinent, néanmoins cela donne une bonne vision de la progression du taux de pénétration d'Ubuntu et permet à force de recoupement d'avoir des résultats exploitables de manière générale. A l'époque, en seulement 3 ans d'existence, Ubuntu avait déjà dépassé toutes les autres distributions tout en restant dans la même échelle d'utilisation. En 2008, La courbe d'Ubuntu était en croissance permanente tandis que les autres stagnaient plutôt, l'écart se creusait. En 2009, à l'auré de son cinquième anniversaire, je précisais que la « bulle » Ubuntu n'avait pas explosé, d’ailleurs, à l'époque, Mark Shuttleworth indiquait même que « Ubuntu croît de 100 % chaque année ». On notait, pour la première fois depuis la naissance d'Ubuntu, qu'à l'occasion du pic induit par la sortie de Karmic Koala, la courbe « Ubuntu » dépasse la courbe « Linux », ce qui allait dans le sens de l'analyse que framablog faisait, c'est à dire que dans l'esrpit du grand public, Linux = Ubuntu. On pouvait noter également que la courbe Ubuntu continuait de croître alors que les autres étaient plutôt sur la phase descendante.

Qu'en est-il en 2011 ? Toujours sur le même principe, le Google Trends « Ubuntu, Suse, Fedora, Debian et Mandriva » donne les courbes suivantes :

google_trend_ubuntu_debian_suse_mandriva_fedora-2011.png

Que constate-t-on au premier coups d'œil, et bien que, contrairement à 2009, la bulle Ubuntu a à priori explosé. 2010 et 2011 affichent une chute significative de la courbe pour atteindre des niveaux similaires à 2007, voir inférieurs. Même les pics dus au nouvelle version tous les six mois sont moins importants qu'auparavant. Dans le même temps toutes les autres courbes baissent, même celle de « Linux ». Peut-on en conclure à une baisse d’intérêt globale pour les distributions GNU/Linux, je ne crois pas. Regardons les choses de plus près.

La famille des distributions GNU/linux est une grande famille, pour s'en convaincre il suffit de jeter un œil à la GNU/Linux Distribution Timeline sur l'excellent site éponyme. Les distributions vivent, certaines naissent, d'autres meurent, d'autres évoluent. Est-ce que le 5 distributions testées sont toujours représentatives ? Pas forcement. Pour l'entrevoir il suffit de tester les 12 principales distributions (sur les 12 derniers mois selon DristroWatch), à savoir, dans l'ordre : Ubuntu, Mint, Fedora, Debian, OpenSUSE, Arch, PCLinuxOS, Puppy, CentOS, Sabayon, Mandriva et Slackware. On remarque qu'il y a quatre catégories, ceux qui baissent franchement, ceux qui baissent légèrement, ceux qui augmentent légèrement et ceux qui augmentent franchement, avec une grande majorité de baisses franches :

La palme de la baisse revient à Mandriva et celle de la hausse à Linux Mint, les choses sont claires aujourd'hui quant à leurs dynamiques opposées :

google_trend_linux_mint_mandriva-2011.png

Il est intéressant de mettre à la même échelle les distributions qui sont en hausses afin d'avoir une idée du volume. Il s'agit donc de mettre sur le même plan CentOS, Linux Mint et Arch Linux :

google_trend_centos_arch_mint-2011.png

On peut constater Linux Mint est bien au dessus de Arch Linux. Il est à noter également que que CentOS est bien au dessus des deux autres. D'ailleurs le cas de CentOS est intéressant car en légère mais constante évolution à la hausse et aujourd'hui au dessus de OpenSUSE et Mandriva et quasiment à hauteur de Fedora et Debian (est-ce l'orientation pro de CentOS qui veut ça ?) :

google_trend_centos_debian_suse_mandriva_fedora-2011.png

On pourrait donc expliquer la relative baisse de la courbe Ubuntu par un déplacement des centres d’intérêts vers d'autres distributions, notamment celles qui affichent des hausses, soit fortes ou constante dans le temps, respectivement les récentes Linux Mint, Arch Linux et la professionnelle CentOS. Mais toutes proportions gardées, Ubuntu reste très largement au dessus des toutes les autres mais en baisse, légère mais constante depuis deux ans. Est-ce une des conséquences des choix et des évolutions que Canonical nous « impose »...

Pour conclure il est intéressant de mesurer l'écart actuelle entre « Ubuntu » et « Linux », comme en 2009 :

google_trend_ubuntu_linux-2011.png

Et sur les douze derniers mois :

google_trend_ubuntu_linux-12mois-2011.png

Les deux courbes sont toujours aussi proches, voir d'avantage qu'en 2009, mais cela est du à la baisse de la courbe linux et non à la hausse de celle d'Ubuntu. Comme on pouvait s'y attendre, les pics semestriels liés au nouvelles versions d'Ubuntu sont toujours présents. Qu'en sera-t-il si Ubuntu adopte un nouveau rythme de développement mensuel ?. Au final, l'équation Linux = Ubuntu est toujours d'actualité, mais n'assistons nous pas au début de la fin de l’hégémonie Ubuntienne. Je reprends donc ma question de 2009 qui du coups aujourd'hui n'a pas la même signification :

Alors, épiphénomène ou lame de fond ? Le débat reste ouvert... Prochain rdv dans un an !

20100612124759_Imagemagick-logo.pngOn ne présente plus ImageMagick, une suite d'utilitaire en ligne de commandes incroyablement puissante qui permet de créer, de convertir, de modifier, d'afficher des images dans tous les formats possibles et imaginables, couper, tordre, changer les couleurs, pivoter, additionner, soustraire, etc..... enfin bref, on peut quasiment tout faire, et tout cela en ligne de commande, donc en le combinant à un langage de script notre imagination ne suffirait pas à atteindre les limites ! La documentation ImageMagick sur le site Ubuntu-fr donne un bref aperçu de sa puissance, quant la documentation officielle qui recense de manière exhaustive toutes les options, elle donne simplement le vertige tant les possibilités sont infinies ! Je vous présente ci dessous une seule commande dont je me sert relativement souvent, la concaténation d'image en deux temps trois mouvements :

Pour installer le paquet ImageMagick si vous ne l'avez pas déja :

apt-get install imagemagick

Exemple pour concaténer n images de gauche à droite sans bordure

montage +frame +shadow +label -geometry +0+0 -tile nx1 image1.jpg image2.jpg image3.jpg ....... image(n-1).jpg image(n).jpg image_result.jpg

Pour concaténer de haut en bas, remplacer nx1 par 1xn

Exemple pour 3 images

Images d'origines

concatenate_01.png

Concaténation de gauche à droite
montage +frame +shadow +label -geometry +0+0 -tile 3x1 01.jpg 02.jpg 03.jpg image_result_lr.jpg

concatenate_r01.png

Concaténation de haut en bas
montage +frame +shadow +label -geometry +0+0 -tile 1x3 01.jpg 02.jpg 03.jpg image_result_tb.jpg

concatenate_r02.png

ffmpeg-handbrake-logo.pngJe suis un Freenaute convaincu depuis de longues années, aujourd'hui heureux possesseur d'une FreeBox v6 (auquel il ne manque que la cafetière HTCPCP ) équipé d'un NAS de 250 Go et je dois bien avouer que je me lâche sur les enregistrements de programme TV. Le problème avec les enregistrements à partir d'une FreeBox, c'est le format de fichier un peu « bancale » car un fois récupéré sur le PC (Debian / Ubuntu), il est très difficile de le travailler, c'est à dire de le ré-encoder, le couper, etc... Enfin c'est plutôt le conteneur de la vidéo (.m2ts) qui est relativement exotique car les codecs de compression du son et de l'image sont quant à eux tout à fait standards, il s'agit en effet du codage H.264 (ou MPEG-4 AVC) pour la vidéo et du codage AAC (Advanced Audio Coding) pour le son. Vous trouverez ci dessous quelques astuces très simples qui vous permettrons de travailler ces fichiers (convertir / couper) sous un système Linux (Debian squeeze ou Ubuntu en l’occurrence, mais bien d'autres également) à l'aide de FFmpeg ou HandBrake :

Convertir en Xvid avec FFMPEG

Le format Xvid est le format passe-partout par excellence. Dans l’exemple ci dessous le codage audio choisi est le MP3, lui aussi format passe partout.

ffmpeg -i "mon_fichier.m2ts" -threads 3 -r 29.97 -vcodec libxvid -s 1024x576 -aspect 16:9 -b 2000k -qmin 3 -qmax 5 -bufsize 4096 -mbd 2 -bf 2 -acodec libmp3lame -ar 48000 -ab 128k -ac 2 "mon_fichier.avi"

Quelques explications :

  • -i "mon_fichier.m2ts" : fichier en entrée, c'est le fichier m2ts
  • -threads 3 : j'utilise 3 thread pour l’encodage, j'ai en effet un processeur 4 cœurs
  • -vcodec libxvid : c'est le codec de compression vidéo, Xvid en l'occurence
  • -b 2000k : c'est le taux de bitrate vidéo, c'est à dire le taux de compression, plus il est élevé, plus la qualité de la vidéo sera bonne mais plus le fichier final sera lourd
  • -s 1024x576 -aspect 16:9 : c'est la résolution de la vidéo et le ratio d'aspect. Lorsque on enregistre un programme en HD la résolution est importante, l'idée est de réduire la résolution pour réduire le poids du fichier final (1024x576, 640x360, 512x288, etc...). A modifier si la vidéo est en 4/3
  • -acodec libmp3lame : c'est le codec de compression audio, mp3 en l'occurence
  • -ab 128k : c'est le taux de compression audio, 128k suffit dans la plupart des cas pour le commun des mortels
  • "mon_fichier.avi" : fichier en sortie, c'est le fichier avi

Une fois le fichier converti il est très simple de « retailler » la vidéo pour le débarrasser des parties superflues, car je ne sais pas vous, mais quand je programme un enregistrement je déborde largement avant et après pour être certain de ne rien rater... Cela peut ce faire trés simplement a l'aide de l’excellent avidemux. Le tuto suivant explique parfaitement la méthode : http://www.lprod.org/wiki/doku.php/video:avidemux:nettoyage_video

Convertir en mp4 (H264) avec FFMPEG

Pour réduire sensiblement la taille du fichier tout en gardant une très bonne qualité, je vous conseille le format mp4 avec le codage H264 pour la vidéo et aac pour le son

ffmpeg -i "mon_fichier.m2ts" -threads 3 -acodec libfaac -ab 128k -vcodec libx264 -b 3000k -s 1280x720 -flags +loop -cmp +chroma -partitions +parti8x8+parti4x4+partp8x8+partp4x4+partb8x8 -subq 7 -trellis 1 -refs 6 -bf 16 -directpred 3 -b_strategy 1 -bidir_refine 1 -coder 1 -me_range 16 -g 250 -keyint_min 25 -sc_threshold 40 -i_qfactor 0.71 -rc_eq 'blurCplx^(1-qComp)' -qcomp 0.6 -qmin 10 -qmax 51 -qdiff 4 -y "mon_fichier.mp4"

Quelques explications :

  • -i "mon_fichier.m2ts" : fichier en entrée, c'est le fichier m2ts
  • -threads 3 : toujours 3 thread pour l’encodage
  • -vcodec libxvid : c'est le codec de compression vidéos, H264 en l'occurence
  • -b 3000k : même chose que décrit plus haut. Par défaut ce taux sur un fichier m2ts d'un enregistrement de programme en HD oscille entre 4500 et 8000. Ici 3000 est un bon compromis
  • -s 1280x720 -aspect 16:9 : même chose que décrit plus haut, 1280x720 étant un bon compromis pour garder l'aspect HD (1024x576 fonctionnement bien aussi).
  • -acodec libfaac : c'est le codec de compression audio, aac en l'occurence
  • -ab 128k : même chose que décrit plus haut
  • "mon_fichier.mp4" : fichier en sortie, c'est le fichier mp4
  • Tout le reste : je ne sais pas trop, mais ce qui est certain c'est que le résultat en vaut la chandelle...

Une fois le fichier converti il est également très simple de « retailler » la vidéo à l'aide d'avidmeux comme décrit précédemment

Convertir en matroska (mkv / H264) avec HandBrake

J'ai découvert HandBrake il y à peu et je crois que c'est le seul « GUI » qui m'a permit d'encoder correctement un fichier .m2ts. Il est simple et puissant à la fois, un must... Je ne vais pas détailler l"utilisation d'HandBrake, le web foissone de très bon tutos, ici ou ou encore ici. Dans un sens il n'y a pas besoin de tutos tellement ce logiciel est simple d'utilisation et intuitif.

handbrake.png

Voici les réglages que j'utilise pour avoir un bon compromis taille fichier / qualité

  • Conteneur : mkv
  • Résolution : 1280x720 ou 1024x576 pour du 16/9
  • Bitrate vidéo : entre 2000 et 3000
  • Bitrate audio : entre 128k et 160k
  • Sinon le plus simple est de définir une taille maximum de fichier en sortie à ne pas dépasser et tout se règle automatiquement !

Une fois le fichier converti, il n'est pas possible de le « retailler » avec avidemux, il sera nécessaire d'utiliser MKVmerge... et c'est aussi simple qu'avec avidemux, à voir ici par exemple

Tout ce qui est décrit ici doit aussi fonctionner avec les fichiers .ts de la FreeBox v5...

Si vous fréquentez régulièrement les forums comme par exemple celui d’Ubuntu-fr, vous devez parfois insérer des captures d’écran dans vos posts afin d’illustrer vos propos. Pour cela, vous devez soit ouvrir un onglet supplémentaire dans votre navigateur afin d’uploader cette image sur un site dédié à cet usage, soit utiliser une extension spécifique.

Nochka85 a décidé de simplifier la vie des utilisateurs de l’environnement Unity d’Ubuntu en créant un lanceur autorisant le « Drag & Drop » ou « Glisser & Déposer » si vous préférez la langue de Molière. Il suffit alors de faire glisser l’image dans le lanceur pour qu’elle soit automatiquement uploadée vers Uppix.net et pour que le code contenant l’adresse de cette dernière soit inscrit dans le presse papier. Il ne rete plus qu’à faire un « coller » ou [Ctrl] + [V]dans son message afin qu’elle apparaisse sous forme de miniature.

Si vous souhaitez insérez directement la photo à la place de la miniature, il faut ouvrir l’application en cliquant sur le lanceur et choisir le code à insérer qui une fois validé se retrouve inscrit dans le presse papier.

À ce jour, l’outil ne conserve que la dernière image uploadée mais Nochka travaille sur la possibilité de conserver l’historique. Les mises à jour s’effectuent depuis le lanceur.

Si vous souhaitez être informé de ces dernières, suivez le fil sur le forum !

Attention, cette application ne se trouvant pas dans les dépôts officiels d’Ubuntu, ne l’installez qu’en toute connaissance de cause.

Ouvrez un terminal et entrez la commande suivante :

wget http://dl.dropbox.com/u/169600/dnd2share_unity/dnd2share_unity-install.sh && chmod u+x dnd2share_unity-install.sh && ./dnd2share_unity-install.sh

Le script va s’exécuter et installer toutes les données nécessaires dans le dossier caché .dnd2share_unity de votre home. Unity sera alors automatiquement relancé (ne soyez donc pas surpris) afin que le nouveau lanceur se retrouve dans le dock.

Enfin, afin d’illustrer le fonctionnement de Dnd2share, je vous propose cette courte vidéo.

[There is a video that cannot be displayed in this feed. Visit the blog entry to see the video.]

Amusez-vous bien

 

 

Billets reliés

Récemment (et du fait des commémorations du 11 Septembre), j’ai voulu récupérer des photos que j’avais prises en 2001 à New York suite à un déplacement professionnel. A l’époque je n’avais pas d’appareil photo numériques, donc pas de photos stockées sur un disque dur. J’en ai une bonne vingtaine et je n’ai pas envie de les passer une à une au scanner et ensuite faire la manipulation pour la sauvegarde de chacune. Donc je suis parti sur la chose suivante :

  • Les scanner 4 par 4
  • Lancer un petit script qui va les extraire de chaque fichier scanné.

Je part donc sur cette manipulation et donc au final je me retrouve avec plusieurs fichiers contenant chacun 4 photos. J’ai pris la précaution de bien mettre mes photos les une à coté des autres, bien collées. Ce qui me donne ceci après le scan. :

Maintenant, la chose à faire est de savoir la dimension des photos dans le fichier scanné. Pour ceci on peut utiliser les outils standard d’édition d’images sous Linux, j’ai choisi Gimp. J’utilise donc l’outil de sélection (petit rectangle en pointillés) pour pouvoir dessiner un rectangle sur une photos et je regarde ensuite la taille de mon rectangle : ici 1172×1726

Le script devra donc découper 4 rectangles de cette taille (largeur 1172 pixels, hauteur 1726 pixels). Pour ce faire je vais utiliser les outils de imagemagick et en particulier le programme ‘convert‘ . Il faut donc installer imagemagick si ce n’est pas fait, par exemple sous ubuntu : sudo apt-get install imagemagick.

Le script est très simple. Je défini les valeurs de largeur (w) et de hauteur (h) puis je lance 4 fois la commande convert en déplaçant le point de départ de la sélection :

h=1726
w=1172
convert $1 -crop ${w}x${h}+0+0 out/$1_1.png
convert $1 -crop ${w}x${h}+$w+0 out/$1_2.png
convert $1 -crop ${w}x${h}+0+$h out/$1_3.png
convert $1 -crop ${w}x${h}+$w+$h out/$1_4.png

J’appelle ce script crop4.sh par exemple, je le rend exécutable  (chmod u+x crop4.sh)  et je le mets dans un répertoire , par exemple $HOME/bin. Ensuite je me positionne où sont mes images et je crée un répertoire ‘out’ pour y mettre les photros découpées et je le lance sur chacune de mes images.

$HOME/bin/crop4.sh ny1.png
$HOME/bin/crop4.sh ny2.png
etc…

Je me retrouve ensuite avec chacune des photos découpées dans le fichier ny1_1.png, ny_1_2.png, etc….

Ensuite une manipulation de rotation terminera le travail (ça je l’ai fait à la main..).


Je pense qu’il y a d’autres solutions pour faire ce même travail, peut être le logiciel de scanner peut le faire, a voir. Et vous comment processez vous vos photos pour faire ce genre de choses ?. Si vous avez des astuces ou des petits trucs, n’hésitez pas a le dire.

Telecharger l'article au format PDF

Fonctionnement-IpJetable.pngDepuis plus d'un an et demi j'utilise le service de VPN IPjetable, d’abord avec Ubuntu puis aujourd'hui avec Debian Squeeze. Ce VPN utilise le protocole PPTP, très facilement configurable et nativement supporté sous Linux. Je ne vais pas expliquer ce qu'est un VPN, d'autres l'ont trés bien fait, notamment l'excellent Korben, ni comment on le configure sous Debian, c'est enfantin (exemple ici, et c'est valable pour toutes distros sous Gnome). Le souci lorsqu'on utilise un service de VPN (même payant) c'est le déconnexion aléatoire de temps en temps. Pour gérer la reconnexion automatique, plusieurs solutions existent à base de scripts ou alors plus visuelles avec vpnautoconnect par exemple, mais aucune de ces solutions ne répond exactement à mon besoin qui est le suivant :

  • Reconnexion automatique en cas de coupure du VPN
  • Support du protocole PPTP
  • Maîtrise total du processus de connexion
  • Pas de connexion automatique au démarrage de la machine
  • Solution à base de scripts
  • Solution portable sur d'autres distributions que Debian
  • Garder la possibilité de se connecter normalement avec NetworkManager (Gnome)

L’idée est donc d'avoir deux icônes sur le tableau de bord, le premier pour lancer la connexion VPN (avec reconnexion automatique en cas de coupure de VPN) et le second pour couper le VPN. Pour ce faire je me suis largement inspiré d'une série de scripts que coredump a mise à disposition sur le forum d'ubuntu.fr, merci à lui pour son gros travail... La solution se résume donc à quatre scripts.

Pré-requis

La configuration du VPN a l'aide de NetworkManager doit être effective, sous Debian Squeeze (64 bits), il est nécessaire d'installer quelques paquets :

apt-get install network-manager-pptp-gnome network-manager-pptp pptp-linux

Pour la configuration, le tuto sur le site d'IPjetable explique bien la procédure de configuration. Il est à noter que sur toutes les distributions 64 bits que j'ai pu tester, j'ai du renseigner, pour le champ passerelle, l'adresse IP du VPN plutot que son FQDN pour que cela fonctionne correctement. Pensez à noter dans un coin le « Nom de la connexion » (IPjetable dans mon cas), il sera utile pour la suite afin de renseigner les variables dans les scripts.

VPN01_connection-service

C'est le script le plus important, il utilise D-bus pour contrôler le NetworkManager, vous trouverez l'explication de son fonctionnement ici. Vous pouvez le récupérer ici : VPN01_connection-service

Une fois récupéré il faut le placer dans le répertoire /usr/local/bin/ en le renommant « connection-service » et le rendre exécutable (commande à exécuter en root)

cp VPN01_connection-service /usr/local/bin/connection-service chmod +x /usr/local/bin/connection-service

Ce script permet de contrôler en ligne de commande le lancement, l’arrêt et le status du VPN, il peut s'utiliser de manière autonome par rapport aux scripts suivants. Exemples (il faut être root) :

Démarrer le VPN « IPjetable »
connection-service IPjetable start
Vérifier le status (en marche ou arrêté) du VPN
connection-service IPjetable status
Eteindre le VPN « IPjetable »
connection-service IPjetable stop

VPN02_02-loop-vpn

C'est le script qui permet de vérifier en boucle que la connexion VPN est bien active et la relancer si nécessaire, ils est à copier dans le répertoire /etc/NetworkManager/dispatcher.d et à renommer en « 02-loop-vpn » sans le rendre exécutable. Pour info, les scripts qui sont mis dans le répertoire /etc/NetworkManager/dispatcher.d sont exécutés automatiquement à chaque changement d’état du réseau. Donc tant que le script 02-loop-vpn n'est pas rendu exécutable, il sera inactif, c'est là l'astuce ! Vous pouvez récupérer ce script ici : VPN02_02-loop-vpn

#!/bin/bash

CONNECTION_NAME="IPjetable" # renseignez ici le nom de votre connexion VPN

while ! connection-service "$CONNECTION_NAME" status
do
  connection-service "$CONNECTION_NAME" start
  sleep 10
done

Puis (en root)

cp VPN02_02-loop-vpn /etc/NetworkManager/dispatcher.d/02-loop-vpn

VPN03_vpnstart

Ce script permet le lancement de la connexion VPN et d'activer la reconnexion automatique en rendant exécutable le script 02-loop-vpn. Il nécessite le paquet zenity. Il est à placer dans le répertoire /usr/local/bin en le renommant « vpnstart » et à rendre exécutable (commande à exécuter en root). Vous pouvez le récupérer ici : VPN03_vpnstart

#!/bin/bash
# Nécessite le paquet zenity : apt-get install zenity

VPN_NAME="IPjetable"  # renseignez ici le nom de votre connexion VPN

foo=`gksudo -u root -k -m "Entrer votre mot de passe ROOT" /bin/echo "Do you have root access?"`
chmod +x /etc/NetworkManager/dispatcher.d/02-loop-vpn
connection-service "$VPN_NAME" start |
(
echo "# Connexion à $VPN_NAME en cours..." ; sleep 5
) |
zenity --progress --width=400 --auto-close --title="Connexion du VPN $VPN_NAME" --pulsate
cp VPN03_vpnstart /usr/local/bin/vpnstart chmod +x /usr/local/bin/vpnstart

Le résultat de la commande vpnstart sera :

vpn_start1.png

VPN04_vpnstop

Ce script permet de couper la connexion VPN et de désactiver la reconnexion automatique en rendant non exécutable le script 02-loop-vpn. Il nécessite le paquet zenity. Il est à placer dans le répertoire /usr/local/bin en le renommant « vpnstop » et à rendre exécutable (commande à exécuter en root). Vous pouvez le récupérer ici : VPN04_vpnstop

#!/bin/bash
# Nécessite le paquet zenity : apt-get install zenity

VPN_NAME="IPjetable"  # renseignez ici le nom de votre connexion VPN

foo=`gksudo -u root -k -m "Entrer votre mot de passe ROOT" /bin/echo "Do you have root access?"`
chmod -x /etc/NetworkManager/dispatcher.d/02-loop-vpn
connection-service "$VPN_NAME" stop |
(
echo "# Déconnexion $VPN_NAME en cours..." ; sleep 5
) |
zenity --progress --width=400 --auto-close --title="Déconnexion du VPN $VPN_NAME" --pulsate
cp VPN04_vpnstop /usr/local/bin/vpnstop chmod +x /usr/local/bin/vpnstop

Le résultat de la commande vpnstop sera :

vpn_stop2.png

Conclusion

Voila tout est prêt, il ne reste plus qu'a créer deux lanceurs, un pointant vers « vpnstart » et l'autre vers « vpnstop ». Par exemple : lanceurs_vpn.png

vpn_start.png

vpn_stop.png

Vous pouvez récupérer les icônes ici : VPN_icons.tar.gz

Liens

Dans cet article nous parlerons de la scission avec Ubuntu, des critiques envers GNOME Shell et nous reviendrons sur les différences entre KDE et GNOME. 

Après avoir passé des années à se concentrer sur la stabilité ainsi que sur la mise en place d'améliorations qui ne perturbent pas l'utilisateur, le bureau GNOME a récemment pris un risque important en lançant une nouvelle version.GNOME 3.0 introduit une nouvelle expérience utilisateur qui rompt avec la plupart des concepts précédemment en vigueur.

gnome3-logo.png
GNOME concepteur et développeur William Jon McCann de Red Hat.William Jon McCann, développeur chez Red Hat, fut l'un des instigateurs de cette rupture. Lors du récent Desktop Summit (NdT : événement permettant aux développeurs et communautés des bureaux GNOME et KDE de se rencontrer périodiquement pour travailler) à Berlin, Andreas Proschofsky a eu la chance de parler à McCann de l'avenir de GNOME3, de la manière dont le projet reçoit les critiques et de l'importance du développement d'applications optimisées pour GNOME3.





GNOME Concepteur et développeur chez Red Hat - William Jon McCann









DocumentsderStandard.at: Après avoir été en développement depuis de nombreuses années, GNOME 3.0 a enfin été publié il y a quelques mois. Êtes-vous heureux du rendu final?William Jon McCann : Ouais, je suis certainement fier de ce que nous avons accompli. Quand on regarde en arrière il y a toujours des trucs qu'on aurait aimés faire avec plus de temps pour les finitions ou le polissage.Mais avec GNOME 3.2 qui sort six mois après GNOME 3.0, nous avons l'occasion de faire évoluer le travail comme nous voulions le faire.
derStandard.at: Quels sont les principaux points que vous avez dû sauter pour 3.0?McCann: Je pense que la plupart des bases sont là, les interactions de base sont en place. Sauf pour le Tactile. L'utilisation de Gnome3 via un écran tactile est une fonctionnalité qui arrivera très bientôt. Mais tant du côté du design que de la mise en œuvre, nous n'avions pas le temps d'y arriver, on en avait vraiment déjà trop à faire.
Mais en ce qui concerne le futur de GNOME3 il y a encore beaucoup de choses à faire. Ce que nous avons essayé de faire avec 3.0 c'est juste d'aborder le cœur de



Gnome musiquel'interface et nous avons travaillé l'interaction avec l'utilisateur de base. L'initiative majeure qui va suivre est le développement d'applications pour GNOME3.
Et une fois que nous aurons mieux compris à quoi ressemblent les applications de GNOME3, nous aurons alors de meilleures possibilités de développement autour de cette plateforme. Et cela inclut l'écriture de nouvelles directives et de meilleures interfaces utilisateurs ainsi que des API simplifiés.

derStandard.at: Pensez-vous que GNOME a déjà une longue expérience avec les développeurs ?McCann: Oh - nous avons beaucoup de travail à faire. Nous n'avons pas une bonne expérience du tout. Surtout si on la compare à certaines plateformes plus faciles à développer, les plates-formes mobiles ou même par rapport au Web.Quant aux applications que nous voulons écrire pour GNOME, nous en avons une liste d'environ 6 à 10 que nous considérons comme des  différentes « classes d'applications» qui sont des utilitaires de base .


PhotosLes fonctions que chaque ordinateur doit être capable de faire. Comme la gestion des photos, des musiques et des documents. Donc, nous voulons écrire certains de ces services de base, qui font plus partie de l'OS que d'une application tierce.Dans le processus de développement, il est essentiel de découvrir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas et il est sans doute nécessaire de prendre des décisions au niveau de la conception des boites à outils qui permettent de fabriquer des applications. Donc, j'espère que dans le développement de - disons - l'application de documents - sur laquelle nous sommes en train de travailler - nous en apprendrons plus sur la façon dont GTK+4 doit être conçu. Quelles services, nous aurons besoin afin de mettre au point des applications pour GNOME3.

derStandard.at: Allez-vous écrire entièrement de nouvelles applications ou bien réutiliser l'existant?McCann: Que ce soit ou non un nouveau code - c'est aux développeurs de décider. barre videNous ne souhaitons vraiment pas imposer quoi que ce soitafin de laisser les gens choisir. Mais au moins, pour une poignée de choses, nous voulons concevoir quelque chose qui soit spécifique à GNOME3. Qui soit cohérent avec le reste de l'interface, qui utilise toutes les bonnes interactions à droite, qui utilise correctement le menu approprié et est conçu pour un portable ou une tablette. Donc, nous voulons mener par l'exemple.

derStandard.at: Voulez-vous définir une relation avec les développeurs qui détermine quels langages et quels outils utitliser ?
McCann:
Je pense qu'il faut voir ce qui apparaîtra lors de ce processus. Nous allons voir ce qui fonctionne, ce qui peut nous permettre d'arriver à cet objectif d'interface utilisateur en utilisant la manière la plus efficace. Nous voulons peu de redondance, nous voulons peu de chevauchement, nous voulons de la cohérence - en réalité les mêmes objectifs que nous avions pour l'expérience utilisateur de Gnome2. Il y a un parallèle fort ici.
Les gens pensent que les choses sont radicalement différentes, mais elles ne le sont pas réellement. Ce qu'il faut en réalité c'est un processus de conception autour de l'expérience du développeur. Car les développeurs sont des utilisateurs du système tout autant que les utilisateurs finaux. En fait, dans certains cas, ils sont encore plus importants, car s'ils n'existaient pas, comment voudriez-vous concevoir le système? C'est pour ça que les autres plateformes se concentrent vraiment sur le fait de rendre aussi facile que possible d'écrire des applications. Et c'est quelque chose que nous venons de commencer à faire. Il est possible d'écrire des applications, mais ce n'est certainement pas si facile.

derStandard.at: Outre des trucs comme des documents et de la musique, pouvez-vous mentionner  d'autres exemples de ces «applications de base»?
McCann:
  Celles qui sont les plus essentielles sont celles qui interagissent avec le bureau central lui-même - comme le shell. Des fonctions comme  «Rechercher une information et s'en souvenir", pour lesquelles on utilisait le gestionnaire de fichiers "autrefois".  Nous les décomposons en quelques éléments:  "Musique", "Photos", "Documents", "Vidéos" - même si les vidéos ne doivent pas nécessairement être dans une application séparée, car elles sont soit de la musique, soit de la photo. Et puis  pour les "Téléchargements" - nous avons quelques idées très sommaires sur la façon de les gérer de façon centralisée et en amont.Mais en dehors de ça, il y a deux ou trois autres choses qui touchent à gnome-shell lui même. Le plus évident c'est le calendrier qui est déjà dans un endroit bien en vue dans GNOME3. Il serait vraiment agréable d'avoir un calendrier simple intégré au système. Un client de messagerie électronique simple serait aussi très agréable,  un client avec toutes les interactions comme on  les attend d'un environnement comme GNOME3. Nous avons Evolution,  dont nous pouvons certainement apprendre beaucoup ou réutiliser certaines parties  - mais si quelqu'un veut repartir de zéro , c'est très bien aussi.
Ce sont les idées de base. Mais nous en avons aussi quelques autres, comme l'accès à distance que nous aimerions améliorer. C'est dans GNOME depuis quelques temps, mais toujours ressenti comme un peu rajouté.

derStandard.at: Dans le  passé, Zeitgeist et une vue en journal ont été proposés à quelques reprises comme une solution pour la fonction «Rechercher une information et  s'en souvenir". Alors comment est-ce que ça se met en place avec les documents de GNOME et toutes les autres applications à venir?
McCann:
  Eh bien - GNOME documents a une vue qui est une sorte de chronologie.  Les vues en journal ne ressemblent généralement à rien parce qu'elles sont remplies automatiquement. Dans le monde réel, on prend des notes explicites de ce qui est important. Alors, les journaux sont difficiles à faire automatiquement, car ils deviennent vite confus, car tout ce qu'on fait n'est pas important. C'est un problème lié à la fonction de recherche de documents qui est difficile a traiter.

Alors ce que nous avons essayé de faire - dans notre vision de la gestion des documents de GNOME - c'est de montrer seulement les choses qui sont «lié au travail» - ou des documents genre PDF, et on obtient une liste chronologique des choses qu'on a ajoutées. Ça n'est en aucun cas une idée nouvelle, Google Docs l'utilise dans leur interface principale. Et ça semble fonctionner assez bien pour les gens. Les  choses sur le dessus de la pile sont plus pertinentes et les choses qui vieillissent, ou sont par nature moins fréquemment utilisées disparaissent de votre vue.

Que les gens utilisent ou non Zeitgeist pour faire ça- J'essaie de  rester en dehors des questions de mise en œuvre. Zeitgeist est certainement une approche. La personne qui travaille sur les documents en ce moment est Cosimo Cecchi. Et ce que je pense de tout ça, c'est que la personne qui travaille dessus devrait être décisionnaire. Honnêtement, je ne sais pas si il y a encore d'autres journaux en développement ou non. Mais il y a certainement de la place pour des gens qui travaillent ensemble.

derStandard.at: Ayant poussé la gestion de périphérique dans gnome-shell et travaillant maintenant sur ​​toutes ces applications nouvelles: Quel rôle le gestionnaire de fichiers devra avoir dans le futur?
McCann:
Espérons un rôle beaucoup moins important. Les gestionnaires de fichiers ne vont en aucun cas disparaître. Mais il aura une jolie interface avancée, et c'est important si on veut vraiment bidouiller son système de fichiers ou faire de l'organisation complexe de fichiers. Et puis ça ne fonctionne vraiment qu'avec des trucs qui sont locaux - ou du moins qui font semblant d'être locaux, comme nous le faisons avec les systèmes de fichiers réseau aujourd'hui.Mais je pense que ce qui devient aujourd'hui de plus en plus commun, c' est que les gens utilisent des services dans les nuages ​​pour ce types de données. Les photos ont été l'un des premiers services à être disponible dans les nuages - vous le voyez, Flickr et Picasa sont des succès énormes. Et les documents sont également de plus en plus hébergés dans le nuage. La musique l'a été plus tard, elle a résisté à cause de toutes sortes de complications juridiques, mais les gens les ont contournées en utilisant YouTube pour écouter de la musique.Les quantités de musique qu'on peut stocker sur des appareils, finalement, sont limitées et il est de plus en plus courant d'avoir tout un tas de ces appareils personnels. Et dès qu'on parle synchronisation appareils-données, c'est une vraie plaie.C'est une des raisons pour lesquelles Apple et d'autres ont décidé de s'éloigner du gestionnaire de fichiers pour quelque chose comme un gestionnaire de données, ce qu'est devenu iTunes une fois qu'il a cessé d'être simplement un lecteur de musique. Il s'agit d'obtenir les données de votre hub numérique, d'un ordinateur portable ou de bureau afin de les transférer vers votre appareil. C'est la plaque tournante de la synchronisation.Dans le même temps nous avons aussi besoin de satisfaire les gens qui ne veulent que travailler localement, par respect pour la vie privée ou pour d'autres raisons. derStandard.at:  Donc l'objectif - en général -, c'est qu'il n'y ait plus d'importance, si certaines formes de données sont stockées localement ou dans une sorte de service dans le nuage?
McCann:
  C'est le genre d'objectif ambitieux - et nous espérons y arriver. Mais ce que je cherche vraiment à obtenir c'est: Vous avez un nouveau périphérique, vous vous y connectez pour la première fois, vous créez votre compte et vous lui donnez des informations à propos de vous-même,  de votre identité en ligne. Vous lancez ce service et "par magie" vos données apparaissent dans votre lecteur de musique, dans votre application photo, votre gestionnaire de courrier électronique ou dans vos différentes applications. Les choses devraient juste être là, sans aucun effort supplémentaire. Mais ce sera seulement le cas avec le nouveau système, nous avons également besoin de respecter l'héritage - ou l'usage courant, où l'on a beaucoup de choses au niveau local . Donc théoriquement je visualise  toutes ces choses comme différents fournisseurs de données. Et j'obtiens une vue agrégée de tous mes documents.

derStandard.at: Dans ce modèle, ne serait-il alors pas judicieux de revisiter les idées autour de quelque chose comme le "Bureau GNOME en ligne" (Idée lancée précédemment et finalement abandonnée), c'est-à-dire avoir une identité combinée stockée quelque part, ainsi on a une connexion centrale et toutes ses données sont remplies automatiquement?
McCann:
Je pense que beaucoup d'idées de cette initiative ont du sens. Je pense que c'était très difficile à l'époque et peut-être trop tôt dans le monde pour y arriver. Alors oui ce serait un avenir possible, de se connecter à un compte central GNOME et d'obtenir tous les services immédiatement.La façon dont ça marche aujourd'hui c'est que non seulement on se connecte à son ordinateur,  mais aussi a tous les services dans toutes les applications.C'est comme des niveaux superposés et ceux-ci ont différents points communs. La première étape est de prendre du recul et de fournir un service où l'on puisse s'identifier au niveau du bureau,de sorte que les applications l'obtiennent automatiquement. Mais ce que vous proposez aurait certainement du sens. Pour prendre encore un peu de recul et se connecter à tous les services à la fois.

derStandard.at: Mais qu'arrive-t-il dans un tel modèle quand il n'y a pas de connexion internet disponible?
McCann:  Je pense que nous pouvons faire beaucoup de choses. Il y a deux exemples dont nous pouvons apprendre:Le premier c'est - quelque chose que vous risquez de rencontrer ici à la conférence - nous n'avons pas toujours une bonne connectivité. C'est pourquoi beaucoup de personnes font à l'avance une copie locale de Google Maps sur leur téléphone, car ils ne peuvent pas avoir confiance dans la ligne internet, quand ils sont à la recherche d'un métro - ou d'un dîner. C'est donc là un modèle que nous pouvons suivre. Une mise en cache proactive et explicite. Un autre exemple nous est donné par Google Music: La façon dont ça fonctionne est celle-ci, si vous jouez une chanson, elle sera disponible hors ligne par la suite - au moins pour quelque temps. Et je pense que dans la combinaison de ces deux exemples nous pouvons obtenir un résultat assez proche de ce que doit fournir ce genre de services, même lorsque vous êtes déconnecté.

derStandard.at: Lorsque nous parlons du nuage, nous parlons surtout de services non-libres. Est-ce alors faire un "bureau libre" moins "libre"?
McCann:
Je crois qu'il existe une forte motivation pour la plupart d'entre nous - moi y compris - pour s'assurer que nos vies numériques soient libres et gratuites. Les choses sont telles moins libres parce que nous utilisons des services non-libres? Je pense qu'elles le sont probablement. Mais cela doit-il nous arrêter? Non, ce que je veux veux dire, c'est que presque chacun de nous utilise Google pour quelque chose. Et même si Google est pas mal pour l'instant, tu ne connais pas l'avenir. c'est une société et ils doivent faire ce qui est bon pour leurs actionnaires, ce qui ne veut pas nécessairement dire que c'est bon pour nous ou pour nos droits liés à nos libertés numériques. Que ce soit bon ou non, l'intégration de Gnome avec les services Web ne change rien au fait que nous sommes déjà nombreux à les utiliser. Ainsi, à court terme, nous essayons d'intégrer des services que les gens utilisent déjà. Mais j'espère que ce qui va arriver - et c'est là que ça devient un peu de la spéculation - c'est que ça va attirer l'attention sur le fait, que beaucoup de ces services ne sont pas libres, ainsi les gens passeront un certain temps pour développer de meilleures solutions.

derStandard.at: Récemment il ya eu quelques critiques très sonore à propos de GNOME 3.0, comment les gérez-vous en tant que projet?
McCann:
Je pense que cela nous touche en tant que communauté plus sur un plan personnel que ça ne le fait sur un plan professionnel.Il n'est jamais agréable d'entendre les gens pour qui vous avez tellement de respect émettre une opinion très mesquine. Mais c'est leur droit, chacun a une voix sur l'Internet et ils peuvent exprimer ce qu'ils pensent. Nous écoutons tout et nous ne voulons rien ignorer. Cependant,nous avons effectivement à rester concentrés sur ce que nous essayons d'accomplir.
Malheureusement sur ​​Internet - et dans le logiciel libre en particulier - nous avons beaucoup de personnes dont les voix ne sont pas très audibles, et nous devons prendre leurs besoins en comptes ainsi que celles des personnes qui sont plus bruyantes. C'est très difficile à faire et il est très délicat de savoir ce que les gens moins bavards recherchent. Donc, nous devons rester sensibles aux deux parties.
Aussi comment réagissons-nous à ces dernières critiques ? C'est très difficile, de ne pas provoquer tous ceux qui sont nécessairement d'accord avec l'un ou l'autre.
Dans un certain sens, les gens qui sont contre quelque chose pensent qu'ils ont quelque chose en commun, mais quand vous regardez plus en détail - ce que bien sûr nous essayons de faire - il y a très peu d'accords sur beaucoup d'autres choses, mis à part ce qu'ils n'ont pas envie de voir mis en pratique.

derStandard.at: Mais vous vous dites qu'il y a eu des critiques valables exprimés ou tout cela viens juste "de personnes qui haîssent les changements» ?McCann: C'est certainement valable dans le sens ou à partir du moment où les personnes ne conçoivent pas l'environnement, il ne peut en effet être ce qu'ils aiment.. Et c'est bien, il y a beaucoup de différents produits qui peuvent s'adapter à leurs façons spécifiques de travailler. Mais si vous regardez les choses d'un point de vue historique, ce n'est pas la première fois que nous rencontrons de telles réactions.
Beaucoup des personnes qui maintenant affirment que GNOME2 était vraiment une grande chose pour eux étaient certains des opposants les plus virulents des choses que nous avons réalisées avec GNOME2. Les gens oublient que nous sommes le même groupe de personnes qui ont construit GNOME2 et ce n'est pas que nous ne savons pas ce qui était bon à ce sujet. Mais nous savons aussi ce qui n'a pas fonctionné.Certains des commentaires sont certainement valables et nous allons les utiliser pour prendre des décisions éclairées dans le cycle de GNOME3 - rappelez-vous que nous avons seulement eu un communiqué de ce jour. Au cours des entretiens, nous avons fait remarquer qu'il nous a fallu huit, à neuf ans pour arriver là où en est GNOME2 et nous avons eu seulement quatre mois depuis GNOME3. Donc, il y a beaucoup de choses que nous avons encore à faire.Il y a beaucoup de manque dans notre histoire.
Les gens vont regarder certaines choses et dire «Pourquoi est-ce là? Ça a réellement un sens?". Et dans de nombreux cas, c'est parce que nous n'avons pas encore vraiment fini. Et ce qui va commencer à se passer, c'est que notre expérience va devenir un peu plus complète une fois passé ce cycle. Je ne dis pas que tous ces gens seront complètement convaincus et c'est malheureux, mais je pense qu'avec le temps les gens vont réaliser que ce que nous avons fait a été pour le moins réfléchi.

derStandard.at: Est-il même possible d'avoir un bureau qui convient à tout le monde - aux utilisateurs novices et aux "hackers du noyau"?McCann: Je pense effectivement que nous pouvons obtenir un résultat assez proche. Je ne pense pas que nous sommes tous si différents à la fin. Il y a beaucoup de choses que nous avons en commun. Qui n'aime pas écouter de la musique? Qui n'a pas besoin de vérifier ses emails, qui n'a pas besoin de discuter avec des amis? Où rechercher une carte pour savoir comment se rendre à un dîner, ou même utiliser le web ou la plupart des utilisations quotidiennes d'aujourd'hui. Il y a tellement de choses en communs. Nous finissons par nous concentrer sur les différences plus que nous devrions.Vous voyez beaucoup de pirates utilisant Mac OS X ces jours-ci et je pense que c'est un peu malheureux et il y a probablement de nombreuses raisons pour lesquelles font ça, mais ce n'est pas immédiatement ce que vous pourriez penser d'un super pirate axée système d'exploitation.

derStandard.at:  Dans son discours au "Desktop Summit " 'Richards Nick a dit qu'il pense que les extensions sont la voie à suivre afin de répondre à des cas d'utilisations différentes et pour expérimenter de nouvelles fonctions. Êtes-vous d'accord?
McCann: 
Les extensions sont définitivement là afin de donner aux personnes ayant des besoins non standards la possibilité de participer à ce système. Richards Nick en a donné un bonne exemple dans son discours. Chez Intel, ils ont un très étrange système de numérotation des semaines. Et  c'est quelque chose qui n'aurait pas pu aller dans GNOME3,parce que c'est utile pour une seule entreprise dans le monde, alors ce n'est pas quelque chose que vous vous attendez à être un élément standard d'un système d'exploitation.
Cependant, il est totalement indispensable pour ceux qui ont un calendrier qui utilise ce système de semaine. Et je pense que c'est quelque chose qui peut être facilement résolu en utilisant une extension.D'autre part il y a quelques cas où les extensions ne sont probablement pas dans notre meilleur intérêt. Et cela ne signifie pas que nous allons les bloquer, c'est juste quelque chose dont nous devons être conscients. Les extensions qui tournent sous GNOME3 afin de reproduire GNOME2 sont quelque peu contre-productives pour un certain nombre de raisons. En partie parce que c'est très déroutant pour les développeurs tiers.
Si  vous voulez écrire une application pour GNOME3 - et c'est quelque chose  que nous voulons vraiment encourager - il est important de savoir que les choses sont dans certains lieux ainsi vous savez à quoi vous attendre.

Nous ne sommes pas seulement des utilisateurs d'ordinateurs de bureau libre,nous sommes aussi ses défenseurs et nous faisons partie de l'équipe de conception. Partout où nous allons, les gens regardent par dessus nos épaules et disent: «Hé c'est cool, c'est quoi?" puis nous avons la chance de parler de GNOME, une chance de parler de logiciel libre. Et je pense qu'il y a beaucoup d'intérêts à avoir cette expérience qui vous montre un monde vraiment cohérent. Avec GNOME2, nous n'avons pas fait ça particulièrement bien parce que le bureau de chacun était différent.
Alors, quand les gens le regardent, ils ne voient pas quelque chose d'unifiés, ils vous voient comme faisant partie d'un mouvement plus large. Et je pense que c'est une chose utile à examiner lors de la personnalisation de votre bureau. Mais ce n'est pas quelque chose que nous pourrons toujours empêcher.Et  y a un autre point utile à examiner: Il est important de commencer à se concentrer sur la mise aux point d'applications pour le système avant de passez beaucoup de temps à bricoler le système d'exploitation. Nous sommes tous des geeks, on aime à jouer et explorer et c'est ainsi que nous apprenons - et c'est important. Mais il y a un risque de passer trop de temps à peaufiner le système d'exploitation pour nos besoins individuels et de moins se concentrer sur  les choses qui feront que notre écosystème global sera plus complet.

Donc je pense qu'il faut une meilleure utilisation du temps afin de se concentrer sur l'écriture d'applications excellentes, afin d'avoir un meilleur rendu des logiciels dans l'intention de faire venir des développeurs tiers dans notre écosystème en offrant une expérience de développeur incroyable, en ayant la plate-forme la plus simple du monde de manière à écrire des applications plutôt que de passer beaucoup de temps à écrire leurs propres extensions.

derStandard.at: En lisant en biais les commentaires après la sortie de GNOME3 il semble pour le moins que certaines des critiques proviennent du fait que les fonctionnalités de GNOME3 ne sont pas facilement détectables par ceux qui utilisent le nouveau modèle de l'expérience utilisateur, qui n'est  pas seulement un copier coller des vieux concepts de Windows 95. Donc, il y a un besoin fort d'avoir des «instructions visuelles" pour des trucs comme appuyer sur la touche Alt pour arriver à atteindre le menu d'arrêt?
McCann:
Jakub Steiner a abordé cette question dans son discours au "Desktop Summit " et il m'a dit quelque chose d'assez intéressant et je suis d'accord avec ça: Même si ce serait mieux dans un certain sens que tout soit découvrable facilement, vous ne le pouvez tout simplement pas. Non seulement à cause de la laideur visuelle que ça introduirait, mais aussi parce que quand vous faites un bon design en vue de vous concentrer sur l'objectif principal de la fonction.Vous voulez mettre en place une utilisation par défaut la plus simple possible.
Si vous mettez en place des possibilités de contournement en les mettant dans une position visuelle évidente, vous allez réellement nuire à vos objectifs premiers. Ça aplatit le terrain alors que ce que vous voulez vraiment c'est une sorte de courbe en cloche, où les choses qui sont les plus importantes, les plus souvent utilisées sont les plus faciles à mettre en œuvre. Et les choses qui sont moins fréquemment utilisées, moins encouragées, peuvent être un peu moins évidentes, un peu moins détectables.Avons nous fait les bons choix dans la manière dont nous présentons ses fonctionnalités, c'est certainement discutable. Mais spécialement pour l'arrêt, nous pensons que suspendre doit être encouragée. C'est la meilleure façon d'utiliser votre système. Vous n'avez pas à vous soucier de redémarrer vos applications, vous n'avez pas à vous soucier de revenir à la page où vous étiez. Ça a été un sujet sensible pour beaucoup de raisons, en partie parce que les gens n'ont pas confiance en la mise en veille sous Linux depuis longtemps et nous l'avons tous évités comme quelque chose qui ne fonctionne pas lorsque vous voulez l'utiliser. Mais ça fonctionne maintenant pour la plupart et si ça ne l'est pas nous devrions nous mettre tous à hurler. En fait, nous devrions être beaucoup plus exigeants lors de nos tests et vérifier l'intégration afin de s'assurer que ça fonctionne toujours.

derStandard.at: Étant donné que GNOME utilise maintenant une conception piloté par des processus: Comment fonctionne l'interaction entre les concepteurs et les développeurs ?McCann: Nous avons essayé de renforcer le rôle de conception dans le processus de développement de GNOME3 . Nous avions beaucoup de conception dans GNOME2 - et c'est ce qui - outre les principes du logiciel libre - a amené beaucoup d'entre nous dans GNOME, mettre l'accent sur la conception, rendre la vie des gens meilleure. Nous avons un peu perdu cela de vue pendant le cycle de GNOME2 et nous avons essayé de revenir à cette base lorsque nous avons commencé GNOME3.Nous n'avons pas vraiment un processus très formellement défini. Mais nous avons essayé différentes choses, des façons différentes de travailler.
Dans le modèle de conception spécifique à GNOME Shell, nous avons fait beaucoup de choses différentes. Certains morceaux que nous avons essayé de définir de manière très stricte, très soigneusement dans le tout début, puis nous avons donné la main aux développeurs. En d'autres moments, nous faisons l'exact opposé, en faisant juste un croquis ou une image et ensuite en travaillant itérativement à travers le processus, main dans la main avec le développeurs.
Et ça dépend aussi du développeur: Je connais un développeur qui n'aime vraiment pas ses dessins sommaires, il veut avoir quelque chose de très bien défini et pensé de sorte qu'il suffit de s'en aller et de le faire. D'autres veulent vraiment travailler avec vous, ils veulent s'asseoir dans un canal avec vous, ou même en personne, et vous commencez à travailler avec elle.Donc, c'est très fluide - et ça doit l'être. Nous sommes tous dans différents fuseaux horaires, nous parlons sur IRC, de sorte qu'un processus très formel est impossible de toute façon.

derStandard.at: Une des critiques que j'ai entendue soulevées à quelques reprises ici à la conférence, c'est que l'équipe de conception définirait désormais elle-même ce qui se passe dans GNOME. Donc:  devez-vous être plus ouvert ou est-ce juste une supposition erronée?McCann: Premièrement: Il est très difficile d'appeler ça une équipe parce que nous n'avons  aucune forme d'adhésion - si «l'équipe de conception de GNOME» est celle qui accélère pour faire de la conception. Elle n'est pas un corps élu, elle n'est certainement pas un groupe sélectionné. Se sont seulement des gens qui font ce travail. Tout comme le reste de GNOME. Donc n'importe qui peut y adhérer. Nous recevons certainement des critiques et des suggestions sur ce que les gens font, mais quelqu'un comme Allan Day est un bon exemple. Il est quelqu'un qui a juste intensifié son travail et s'est impliqués, il est maintenant membre de  "l'équipe de conception de GNOME". C'est juste un gars comme les autres qui a sauté le pas, fait un excellent travail et qui est maintenant respecté par de nombreuses personnes dans la communauté.Une autre chose qu'il est intéressant de noter, c'est que cette équipe n'a pas une sorte de pouvoir décisionnel. L'autorité de GNOME repose presque exclusivement sur les responsables des modules. Un concepteur n'est rien tant que quelqu'un ne met pas en œuvre sa conception. Ainsi, la prise de décision ultime passe par le code - le code c'est la loi. Si un concepteur fait quelque chose dont un mainteneur n'est pas convaincu  - ça n'arrive pas. Et si quelques uns n'aiment pas les dessins que nous faisons, ils peuvent faire les leurs - ou convaincre quelqu'un d'autre qui le fait pour eux. Et cela arrive, cela arrive beaucoup de fois.

Je pense qu'avec le temps les gens se rendront compte que nous avons un talent assez étonnant dans ce groupe - et je m'inclus moi-même y compris dans cela. Je veux dire que les gens avec qui je travaille sont fantastiques, certains d'entre eux sont les meilleurs au monde. Je sais pertinemment que certaines des personnes d'Apple et de WebOS regarde jusqu'à Jakub par exemple, en mettant en lien son travail sur leurs blogs.

derStandard.at: Vous avez parlé de l'idée d'un OS GNOME dans le passé. Alors, quel est le raisonnement derrière cette idée?McCann: Je ne peux pas prétendre que c'est une idée originale, l'idée de GNOME OS est là depuis au moins 2003 ou plus. A un moment il y avait même une liste de diffusion. Et je pense que les raisons d'aujourd'hui sont très semblables à celle de l'époque. Et il y a peu de raisons: C'est tout simplement trop difficile de travailler sur GNOME et c'est trop dur de le fabriquer. Il y a trop de visions différentes. Toutes les distributions sont légèrement différentes et sont en concurrence alors qu'elles devraient collaborer. Lorsque l'on veut vraiment arriver à ce lieu de «l'excellence», de quelque chose qui est mieux conçu, mieux testés, avec plus de contributeurs, nous avons besoin de rendre cette objectif plus facile à atteindre. Plus facile pour les développeurs de travailler durant le processus de développement, plus facile pour les tiers de  le mettre en place sur leurs équipements  et meilleur pour les utilisateurs finaux.Pour rendre les choses meilleures pour les utilisateurs finaux, nous devons améliorer considérablement la qualité du système. Et cela signifie que nous devons faire beaucoup mieux avec nos tests. Par exemple, la suspension et la reprise, ces questions dont nous avons abordé plus tôt. La façon dont les choses se font maintenant, c'est "OK" - pour nous, mais nous sommes un peu désolé de l'échec de l'utilisateur moyen. Lorsque les utilisateurs moyens jettent  leurs ordinateurs portables, en les mettant  dans leur sac et qu'il ne se suspend pas, ils sont déçus et ils n'utiliseront plus jamais votre produit à nouveau. La manière de répondre à cette question, c'est que pour chaque changement que vous faites lors de la conception, vous testez le système. Et cela nécessite de bien connaître le système - et nous appelons cela un système d'exploitation, non ? Ainsi, le système d'exploitation est fondamental dans mon idée d'expérience du système, il est composé de l'expérience utilisateur et de l'expérience des développeurs. Ce sont deux choses que nous devons réussir.

derStandard.at: Vous avez Linux comme cible, ou est-ce "juste" un détail de mise en œuvre?McCann: Je pense que c'est notre cible. Si vous regardez les autres systèmes d'exploitation dans notre écosystème, MeeGo, Android, WebOS, Linux est une évidence. Disons que vous commencez avec l'idée d'une certaine expérience utilisateur et vous vous dites "Que dois-je faire pour cela?", Vous descendez vers le plus bas niveau, pour construire le système dont vous avez besoin afin d'atteindre les objectifs que vous avez énoncés. Et quand vous allez au fond et que vous avez besoin de parler à votre matériel, vous avez besoin d'un noyau, vous voulez des drivers. Et si aujourd'hui c'est encore une question - je ne sais pas. C'est Linux, c'est gratuit, c'est génial, c'est rapide.

derStandard.at: Comment GNOME OS se positionnerait face aux distributions traditionnelles comme Fedora ?McCann: Pour être honnête: je ne sais pas, ce sont juste des idées que j'ai, donc je ne sais même pas si nous les ferons. Je pense juste que cela pourrait améliorer notre expériences donc je tente de la «vendre» à tout le monde. C'est juste une vision que je partage avec d'autres personnes et qui  a été présenté pour la première fois il y a deux ans. J'espère que tout le monde voudra y participer et je suggère que ce serait une bonne occasion de mettre beaucoup de nos différences derrière nous. Et les différences sont si petites, comme le format des paquets et d'autres choses similaires. Ça n"a tout simplement aucun sens si nous essayons de réaliser la même chose.Maintenant c'est un peu naïf, c'est vrai. Comme nous l'avons vu depuis deux ans les choses ont un peu changé de sorte que nous avons eu moins de collaboration que par le passé. Les gens vont aller faire des choses différentes - et ils ont certainement ce droit. Mais je pense toujours que si on attribue de la valeur à GNOME, et nous croyons en GNOME, nous devons faire ce qu'il faut pour notre propre vision. Et je pense que nous pouvons faire presque n'importe quoi avec le talent que nous avons au sein de notre communauté. Nous voulons changer le monde, en étant le meilleur système d'exploitation sur la planète - je pense qu'il ne devrait pas y avoir grand chose qui nous arrête.

derStandard.at: Si vous jetez un oeil autour de la conférence, vous verrez beaucoup moins les développeurs de Canonical que ces dernières années. Même si Ubuntu utilise encore en grandes parties GNOME - est-ce le signe d'une scission dans la communauté?McCann: Je pense que cette division est déjà arrivée il ya quelque temps. Comme je l'ai dit, les deux choses qui comptent sont l'expérience des utilisateurs finaux et l'expérience des développeurs. Et si ceux-ci sont différentes, vous ne pouvez pas partager plus longtemps les mêmes objectifs. Vous n'êtes plus en train de construire le même produit. Nous avons en fait partager beaucoup des mêmes éléments avec WebOS. Et nous aimons WebOS, mais faisons-nous la même chose? Non, nous faisons des choses différentes. Ils ont des noms différents, différentes identités, des comportements différents et différentes API.Donc je pense qu'il est important de se rappeler que vous pouvez être deux personnes différentes et être toujours amis. Il n'y a rien qui dit que vous avez tous à être les mêmes. Cependant, c'est malheureux dans le même temps, car nous avons moins d'aide que nous en avons eu avant et certaines personnes se sont retrouvées prises au milieu.

derStandard.at: Dans l'une des sessions sur la relation de GNOME et KDE, il a été critiqué qu'il y ait à des duplications inutiles autour du bureau libre. Unity est juste un autre cas de cette situation?McCann: Je pense que les gens s'inquiètent parfois trop des chevauchements. Beaucoup d'entre nous ont des compétences très techniques, et nous aimons regarder une partie du code source, le remanier et dire: "cette partie fait quelque chose de semblable à ceci, il partage un même modèle avec cela, je pense que nous pouvons transformer cela en un seul morceau». C'est une optimisation très naturelle, nous travaillons en tant qu'ingénieurs - et aussi en tant que designers et nous nous plaisons à simplifier. Mais je pense aussi qu'il y a des lectures qui peuvent être quelque peu contre-productives quand elles empêchent de regarder en avant, vers les objectifs à atteindre.Donc, ça ne me dérange pas que soit KDE soit GNOME fassent des choses en double, car nous avons beaucoup d'occasions de partager, le noyau Linux, D-Bus, le X-Server - il y a tellement de choses qui sont partagées. Je pense que beaucoup de ce travail est du domaine de la conférence Linux Plumbers (Conférence qui réunie les travaux autours de Linux), je pense que c'est l'endroit idéal pour parler de coopération à des niveaux inférieurs du système. Où non seulement GNOME et KDE peuvent se réunir, mais d'autres qui utilise la "pile Linux de base". Nous pourrions avoir des gens de MeeGo, d'Android, de WebOS.

derStandard.at: Ça fait du «Desktop sommet" quelques choses d'obsolètes ...McCann: Mon opinion personnelle là dessus: c'est que c'est un fait. Je ne sais pas combien de personnes partagent cette opinion. Mais je pense vraiment que dans une perspective de l'utilisateur final et du développeur tiers, GNOME et KDE sont des systèmes d'exploitation différents. Autant que MeeGo est un système d'exploitation différent. (Andreas Proschofsky, derStandard le, 15/08/11)

Article original par le journal Derstandard.at http://derstandard.at/1313024283546/Interview-GNOME-Designer-Jon-McCann-about-the-future-of-GNOME3

Traduction Française par jeromeenligne, Philippe Scoffoni, Geek de France, et quelques personnes de Framalang Reitzel, schaffner.
Avec l'aide technique du Framapad !!! (Travail de texte à plusieurs), de google Traduction, de linguee,



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