Planet

Okubax - CC-bySortie tout récemment, la dernière version 11.04 de la distribution GNU/Linux Ubuntu offre une spectaculaire nouvelle interface graphique baptisée Unity (cf cette vidéo) que Mark Shuttleworth lui-même n’hésite pas à qualifier de « changement le plus important jamais réalisé sur Ubuntu ».

Et si cette interface[1] se révélait être idéale pour le monde de l’éducation ?

C’est l’hypothèse avancée ci-dessous par Christopher Dawson (ZDNet) en appuyant ses dires par la similarité d’usage avec les smartphones dont nos étudiants sont friands et familiers.

Mais vous ne serez peut-être pas d’accord, d’autant que le chroniqueur s’aventure également à affirmer (ce qui ressemble un peu à un argument pro Mac) que les étudiants sont « des consommateurs peu intéressés à comprendre ce qu’il y a sous le capot » et que « moins ils en voient et mieux ça vaut ».

PS : Pour info, Framasoft sera présent « en force » à la prochaine Ubuntu Party de Paris du 27 au 29 mai prochain.

Ubuntu 11.04 : l’ordinateur idéal pour l’éducation ?

Ubuntu 11.04: The ultimate educational desktop?

Christopher Dawson - 5 mai 2011 - ZDNet Education
(Traduction Framalang : Don Rico et Goofy)

J’utilise Ubuntu 11.04 depuis la version alpha, et c’est mon système d’exploitation principal sur les divers netbooks qui vadrouillent chez moi. Mes lecteurs réguliers savent que j’utilise Ubuntu depuis un bout de temps, que ce soit comme serveur ou comme système d’exploitation pour mon ordinateur. Ces temps-ci, je passe beaucoup de temps sur mon Mac, qui est génial, mais c’est plus fort que moi : je me dis que la dernière version d’Ubuntu pourrait bien être l’ordinateur idéal dans le domaine de l’éducation, pour un tas de raisons.

D’ailleurs, il pourrait bien damer le pion à OS X et devenir mon système d’exploitation favori, mais pour l’instant la question n’est pas là. Le monde de l’éducation a plus à gagner que moi avec Ubuntu 11.04. Voici pourquoi.

La première fois que j’ai essayé Ubuntu, c’était sur de vieux ordinateurs de mon lycée, il y a quelques années, pour tenter d’économiser de l’argent avec des logiciels gratuits et prolonger un peu la vie de quelques ordinosaures. Ça a fonctionné, mais depuis, Ubuntu a fait bien du chemin. Et nos utilisateurs aussi, qu’ils soient adultes ou étudiants. Nous utilisons tous couramment des téléphones sous Android ou des iPhones et naviguons dans une interface qui assume sans complexe n’être pas du Windows. C’est là qu’intervient la nouvelle interface Unity. Steven J. Vaughan-Nichols a interviewé le fondateur de Canonical, Mark Shuttleworth, qui l’évoque en ces termes :

Shuttleworth a commencé par préciser que selon lui, le point le plus important avec Unity dans Ubuntu 11.04, c’était « d’apporter à un large public de consommateurs ce qui a toujours été au cœur de la plateforme Linux : du plaisir, des libertés, de l’innovation et des performances… »

Dans le domaine éducatif, bien plus que dans la plupart des industries, nos utilisateurs sont très consommateurs (du moins la plupart ont-ils une approche de consommateurs pour les nouvelles technologies). Il existe des exceptions remarquables, bien sûr. Je me garderais bien de ranger Karl Frisch parmi les consommateurs, par exemple, et beaucoup de ceux qui utilisent les technologies de manière vraiment innovante ne le sont certainement pas plus.

Mais nos étudiants, qui sont pourtant connectés en permanence, ignorent en général tout de ce qui se passe sous la coque de leur iPhone ou de leur PC sous Windows 7, et qui plus est, ils s’en fichent. Qu’on l’aime ou le déteste (partisans et détracteurs sont également nombreux), Unity remplit fort bien sa mission en masquant les entrailles de Linux pour attirer les accros de Windows comme des abeilles sur le miel. Avec Unity, la partie visible, c’est tout ce dont vous avez besoin.

Dans les établissements scolaires, cela revient à pouvoir choisir son navigateur Web, des logiciels de bureautique si vous n’avez pas opté pour une application en ligne, et tous les logiciels éducatifs que vous déciderez d’utiliser. Moins les étudiants et les professeurs en voient et mieux ça vaut (en-dehors des cours qui exigent d’en savoir ou d’en faire plus). Après tout, ils devraient surtout concentrer leurs efforts sur l’apprentissage et pas sur les joujoux high-tech, les gadgets ou autres sources de distraction qu’ils auraient sous la main.

En fait, Unity se rapproche d’Android plus que n’importe quel système d’exploitation avant lui. Ubuntu a enfin cessé de vouloir à tout prix imiter Windows ou OS X avec les bureaux Gnome et KDE, et c’est à présent le seul système de bureau à offrir une expérience proche de celle des appareils mobiles, ce qui parle à une vaste catégorie d’utilisateurs. Ces utilisateurs de téléphones Android ou d’iPhones basculent avec facilité entre les espaces de travail et les écrans où sont regroupées les icônes des applications qu’ils utilisent le plus fréquemment. On retrouve ce même fonctionnement avec Unity, qui simplifie l’utilisation d’un système stable et gratuit.

Et voilà qu’on reparle de gratuité. Il y a presque six ans, lorsque j’ai installé Ubuntu pour la première fois dans ce labo de misère, c’était parce qu’il était gratuit et ne craignait pas les programmes malveillants. Aujourd’hui, les programmes malveillants ne présentent dans l’ensemble toujours aucun danger, et le système d’exploitation reste libre et gratuit.

À l’évidence, si votre établissement a besoin d’applications essentielles à son activité qui ne sont pas disponibles sur Ubuntu, il faudra aller voir ailleurs. Sans même se pencher sur Edubuntu et les tonnes de logiciels éducatifs libres disponibles dans les dépôts d’Ubuntu, la grande majorité des établissements trouveront de quoi satisfaire pleinement leurs besoins dans l’interface épurée d’Unity. Pour ne rien gâcher, Ubuntu 11.04 démarre en un clin d’œil, sa prise en mains est facile quel que soit le niveau de l’utilisateur, et il fonctionne à merveille sur tous types de machines, de l’ordinateur de bureau le plus complet au plus petit des netbooks. Finies les versions remixées pour netbooks, juste une interface « unifiée » d’une machine à l’autre.

Shuttleworth sera le premier à reconnaître qu’il reste du chemin à faire, mais c’est un projet qui a franchi un pas décisif pour marquer sa différence. Et cette différence peut profiter directement aux professeurs et aux élèves, s’ils désirent retrouver sur leur ordinateur de bureau et leur laptop l’utilisation intuitive de leur smartphone.

Notes

[1] Crédit photo : Okubax (Creative Commons By)

08 Mai 2011 à 08:00

UDS Oneiric : c'est demain ! via DidRocks'blog

Demain débutera l'UDS Oneiric.

UDS logo

Pour rappel l'UDS[1] est le lieu de rendez-vous de toute la communauté afin de discuter, planifier, décider quelles nouvelles fonctionnalités et quelles décisions seront prises pour le prochain cycle de développement d'ubuntu. Dans ce cas, Ubuntu Oneirc Ocelot (qui sera la 11.10).

Pour cette édition, nous sommes tous à Budapest, Hongrie afin de travailler dur, discuter, mais évidemment ne pas délaisser la partie festive de l'évènement (oui, la bière coule à flot tous les soirs).

Étant déjà sur place depuis la semaine dernière, je peux vous affirmer que l'hôtel est plutôt sympatique et sera le lieu idéal de discuter de tout cela.

Mais que s'y passe-t-il?

Le détail de l'évènement est disponible à cette adresse. Prenez garde, celui-ci change très régulièrement ;). En plus des sessions plénières assez classiques (présentation, hilight sur certaines parties du projet), la majeure partie de la journée est en réalité des discussions regroupées par sujet précis (firefox vs chromium, unity design discussion, power manager on server…).

Voici par exemple le programme (chargé) de lundi: http://summit.ubuntu.com/uds-o/2011-05-09/#

Ces sessions sont centrées sur la participation de tout à chacun, ce qui signifie que l'évènement est ouvert à tous (et Canonical sponsore une grande partie de la communauté pour le voyage, l'hébergement ainsi que les déjeuners/dîners). Si jamais vous êtes en Hongrie dans les prochains jours, vous savez où venir ;)

De plus, le process de développement étant complètement ouvert, nous essayons que toute la communauté puisse avoir accès, suivre et participer à ces discussions. C'est pour cela que toutes les sessions sont broadcastées en direct sur l'Internet (vous pouvez donc les suivre en directes). Mais ce n'est pas tout: toutes les salles projettent une channel IRC (sur freenode) sur un des écrans. Il est donc possible pour vous de participer et de discuter directement avec la salle afin que cette release ait votre impact! Cela a marché de manière fantastique aux derniers UDS, j'espère que cela continuera :)

Tous les détails sur les moyens de participer à l'évènement tout en restant à distance sont disonibles à cette adresse: http://uds.ubuntu.com/participate/remote/

Alors n'hésitez pas! Il est rare qu'une distribution mette autant de moyens afin de permettre tout à chacun de participer à son niveau au processus de développement… et cela tous les 6 mois! Profitez-en et si vous êtes à Budapest, n'hésitez pas à me pinguer. La french connection sera là ;)

Notes

[1] Ubuntu Developer Summit

04 Mai 2011 à 10:54

Natty Party chez Giroll via Ubuntu Party

À l’occasion de la sortie d’Ubuntu 11.04 Natty Narwal, le collectif bordelais Giroll vous invite à une Install Party le samedi 14 mai 2011. Cet évènement est l’occasion pour vous :

  • de découvrir la toute dernière version d’Ubuntu,
  • de bénéficier de l’aide précieuse des Girolliens pour l’installation sur votre machine, soit en complément soit en remplacement de votre système actuel,
  • d’assister à des démonstrations et des ateliers permettant de «sécuriser son site Internet», découvrir les principes du mixage sous Ardour ou installer des logiciels libres utiles en orthophonie et pour l’accessibilité des patients.

À partir de 18h00, Radio Giroll reprend du service : Discussions et débats autour du logiciel et de la culture libre. Radio Giroll est ouverte à tous. Notre ligne chaude et le canal IRC sont à votre disposition pendant toute la soirée et même avant pour recueillir vos réactions, vos témoignages, vos questions… Côté performance, The Hobart Phase vous proposera un set électro, audio et vidéo. Le set sera bien entendu retransmis en live à la radio et sera suivi d’une interview du groupe.

La Natty Party Giroll aura lieu au centre d’animation Saint Pierre à Bordeaux, le 14 mai de 9h00 à 18h00.

 

Bonjour à toutes et à tous !

L'équipe, actuellement très réduite en nombre, est néanmoins fière de pouvoir vous présenter le numéro 46 du magazine Full Circle en français. Il se trouve, comme d'habitude, sur notre page Numéros.
Couv_46

Dans ce numéro, celui de février 2011, il y a tant de bonnes choses que je ne sais guère par où commencer.

  • Comme vous pouvez le constater sur la photo de la couverture, une nouvelle série débute. Elle est consacrée à la suite bureautique LibreOffice et nous sera très utile à tous ;
  • Par ailleurs, la télévision est à l'honneur : d'abord, il y a un tutoriel sur comment recevoir la télévision sur votre téléviseur en passant par Mythbuntu. Ensuite, il y a une critique du boîtier rigolo et original, Boxee Box, qui vous permet de voir des photos et d'entendre la musique provenant de vos ordinateurs domestiques, sur votre téléviseur, ainsi que du contenu - réseaux sociaux, applications, télévision - en provenance d'internet ;
  • La série Python, elle, reprend avec la partie 21 ;
  • La rubrique Labo Linux nous propose un premier article sur divers systèmes de fichiers plus ou moins connus ;
  • Enfin, le jeu présenté ce mois-ci s'appelle Braid... Il paraît tellement bien que vous aurez sans doute envie de l'essayer !

N'oubliez pas que quand vous écrivez au FCM, il faut le faire en anglais ET que nous, l'équipe de traduction française, voulons bien traduire vos questions et vos courriels. Il suffit de nous les envoyer en français (voir Écrire pour le FCM, p. 19).

N'oubliez pas non plus que l'équipe française a toujours besoin d'aide, notamment pour la relecture, mais vous serez les bienvenus quelle que soit votre spécialité. MERCI d'avance.

En vous souhaitant bonne lecture de ce nouveau numéro !

Toute l'équipe du FCM-fr

28 Avril 2011 à 01:42

Un miroir Tunisien pour Ubuntu via Nizarus

Je viens de découvrir suite à une discussion dans le salon IRC de notre communauté que nous avons depuis 2 semaines un miroir Tunisien pour Ubuntu à l’adresse suivante : http://ubuntu.mirror.tn/. Le miroir est même disponible dans la liste des serveurs alternatifs dans Synaptic (dans la version 11.04).

miroir-tnVoici à quoi ressemble mon fichier /etc/apt/sources.list avec ce miroir activé :

deb http://ubuntu.mirror.tn/ natty main restricted
deb http://ubuntu.mirror.tn/ natty-updates main restricted
deb http://ubuntu.mirror.tn/ natty universe
deb http://ubuntu.mirror.tn/ natty-updates universe
deb http://ubuntu.mirror.tn/ natty multiverse
deb http://ubuntu.mirror.tn/ natty-updates multiverse
deb http://ubuntu.mirror.tn/ natty-backports main restricted universe multiverse
deb http://ubuntu.mirror.tn/ natty-security main restricted
deb http://ubuntu.mirror.tn/ natty-security universe
deb http://ubuntu.mirror.tn/ natty-security multiverse

Ce miroir peut être un bon choix aujourd’hui pour faire la mise à jours vers la version 11.04 car il sera probablement moins saturée que les serveurs internationaux. Le site mirror.tn contient aussi d’autres projets libres tel que Fedora ou Mozilla.

Je veux juste ici souligner une très bonne idée de la part du e-vendeur TopAchat qui a décidé de ne plus livrer ses machines assemblées sans OS mais accompagnées d’une clé USB embarquant UbunTop, une Ubuntu légèrement modifiée.

Une très bonne idée

Des PC sans OS, presque l’ensemble des e-vendeurs en proposent. LDLC s’est le premier illustré avec ses configurations assemblées à prix plancher et récement avec ses net/notebook fournis sans OS. Beaucoup de libristes ont d’ailleurs applaudi l’initiative, voyant en cela une occasion de s’affranchir de la vente liée de Microsoft.

Là où Top Achat fait mieux c’est qu’il ne propose pas simplement ses modèles assemblés sans OS (ou au choix avec un OS Microsoft – le prix augmentant alors légitimement) mais avec un live USB Ubuntu customisé : UbunTop. Les utilisateurs peuvent alors faire l’expérience d’un système d’exploitation libre, rapide, puissant et sans surcoût! Si les geeks et linuxiens ne seront nullement étonnés, surement certains curieux voudront essayer et ensuite décider de ce qu’ils en pensent. Voila un très bon moyen pour TopAchat de se démarquer et pour le monde du libre de mieux se faire connaitre (si un OS est fournis avec une machine neuve, c’est qu’il est de bonne qualité).

UbunTop, kezako?

UbunTop est tout simplement une version de Ubuntu 10.10 légèrement modifiée (Ajout d’un dock cairo-dock, de quelques logiciels comme The Gimp et de liens vers le site TopAchat et le facebook du site).

Le tout est proposé sur une clé USB 4.0Go, laquelle peut aussi être achetée 15€ (ce qui est très raisonnable : prix de la clé USB et du travail de création). Cela présente un double avantage puisque si vous ne désirez pas installer UbunTop, ou même une fois l’installation terminée, vous pouvez formater la clé USB et vous vous retrouvez avec 4Go de stockage USB!  Et pour les 2-3 qui feront preuve de mauvaise fois en avançant qu’il s’agit de vente liée, je rétorquerai qu’il s’agit plus d’une offre d’essai gratuit. Si l’essai vous plait, vous pouvez le transformer en installant définitivement (ou en dual boot) UbunTop, sinon vous avez gagné une clé USB.

Pour les habitués de Ubuntu, si vous désirez faire connaissance avec la version customisée de TopAchat, UbuntuTop, elle est aussi disponible au téléchargement ICI.

BD Gleducar - CC byDeux familles voisines entrent dans un magasin d’informatique pour s’acheter un ordinateur. Le choix des uns diffère radicalement de celui des autres. Mais heureusement, ça se termine bien à la fin et la grande soeur de conclure : « Regardez les enfants, utiliser des logiciels libres donne envie aux gens d’aider les autres et de collaborer ! ».

Il existe une réelle dynamique en Amérique latine autour du logiciel libre.

Ayant compris son intérêt éducatif, plusieurs intiatives ont vu le jour. En Argentine, l’ONG Gleducar, composée d’enseignants, d’étudiants et d’activistes du logiciel libre, s’est fixée pour mission, depuis sa création en 2002, de favoriser le libre dans le monde de l’éducation.

Pour atteindre cet objectif, l’association développe de nombreux projets :

  • le don aux écoles et aux bibliothèques d’ordinateurs recyclés livrés avec des logiciels libres
  • la réalisation d’un film documentaire sur l’éducation (finalisation prévue en 2011)
  • la promotion de l’utilisation pédagogique de logiciels et de ressources libres
  • la formation à l’utilisation du logiciel libre JClic
  • la diffusion de la culture libre à travers une série de publications pour les enfants et les adolescents

Dans le cadre de ce dernier pojet, nommé Sembrando libertad (« Semer la liberté »), la réalisation d’un livre à destination des 5 à 12 ans est en cours de finalisation. Pour illustrer, l’utilité et l’intérêt des logiciels et de la culture libre, une bande dessinée, qui fera partie de cet ouvrage, a été réalisée (avec Inkscape). Comme elle nous paraissait particulièrement intéressante[1] et qu’elle est sous licence libre[2] le groupe de travail Framalang l’a traduite.

À mettre entre toutes les mains, notamment celles des plus jeunes !

BD Gleducar - CC by

Notes

[1] Par exemple pour accompagner le FramaDVD École ou encore le projet de Framakey École

[2] Creative Commons By

Text x script (Tango! project)La sortie d'une nouvelle version d'Ubuntu approche. Après la réinstallation de votre système vous aimerez retrouver facilement les applications que vous utilisez régulièrement. C'est simple, il suffit de se faire un petit script shell qui installe tout ce dont vous avez besoin. On tape une commande, on va faire un tour dehors parce qu'il fait beau et quand on rentre c'est fini.

J'entends déjà certains me dire qu'il y a aussi la mise à niveau qui permet de tout conserver. Mais étant un bidouilleur, j'aime bien retrouver un système propre de temps en temps. C'est comme un nettoyage de printemps qui arrive deux fois pas an.

Attention, une mauvaise utilisation de scripts ou de commandes avec les droits administrateur (sudo) peut endommager la stabilité du système. Soyez sûr de ce que vous faites. De plus, le script suivant installe des dépôts de logiciels non officiels, ce qui est également potentiellement dangereux.

Après les avertissements, assurez vous d'avoir les quelques connaissances techniques nécessaires. Vous devez savoir ce qu'est un terminal puisque le script sera lancé dans ce dernier. Vous devez avoir bien compris la commande apt-get et sudo.

Vous pouvez télécharger mon script en cliquant ici. C'est une nouvelle version de mon dernier script publié. Vous êtes libre de l'adapter à vos besoins.

Avant de l'exécuter, lisez le et modifiez le à votre convenance. Les lignes commençant par le caractère dièse (#) sont ignorées. Il faut rendre le script exécutable avec la commande chmod comme ci-dessous ou graphiquement avec un clic droit sur le fichier > Propriétés > Permissions > cochez Exécution (mais c'est plus long...).

cd repertoire/ou-se-trouve/le-script chmod u+x postinstall.sh

Maintenant vous pouvez l'exécuter avec les droits administrateur après l'installation du système comme ceci :

sudo ./postinstall.sh

Votre mot de passe vous sera demandé. Le script vérifie s'il possède les droits nécessaires. Une confirmation est demandée avant de lancer l'installation des paquets.

Vous pouvez également faciliter l'installation d'Ubuntu en utilisant une clé USB et conserver vos données et paramètres utilisateur en partitionnant votre disque dur.

Mise à jour du 29/04/2011 :

Mise à jour du 11/05/2011 :

  • Correction du script après expérimentation.

Ubuntu Tunisian LoCo Team

Ubuntu Tunisian LoCo Team

On nous pose souvent cette question partout où notre communauté passe et voici comment le faire. Aucune condition n’est nécessaire pour nous rejoindre, être un utilisateur de la distribution Ubuntu est une condition suffisante mais pas obligatoire, la porte est ouverte à tous les utilisateurs du Libres.

Maintenant, Pour suivre nos actions et pourquoi pas y participer il est recommander de :

  • Nous rejoindre dans notre liste de diffusion en s’inscrivant à cette adresse https://lists.ubuntu.com/mailman/listinfo/ubuntu-tn pour participer à nos discussions, répondre aux appels à participation que nous lançons, proposer des actions, assister les membres qui ont des problèmes, etc…
  • Essayer d’être présent dans notre salon IRC #ubuntu-tn sur freenode. Il suffit pour cela d’installer un client IRC ou se connecter directement avec votre navigateur préféré à cette adresse : http://webchat.freenode.net/?channels=ubuntu-tn. Le salon IRC est un moyen très pratique pour aider ou avoir une aide en temps réel. Nos réunions sont aussi organisée dans ce salon et tous le monde est convié pour y assister et participer.
  • Nous disposons aussi d’un forum qui n’est pas très actif http://tunisie.ubuntuforums.org/ mais il est un moyen pratique pour avoir une assistance et une aide de partout dans le monde.
  • Pour les amateurs de Facebook il a notre groupe où nous annonçant nos actions : http://www.facebook.com/home.php?sk=group_164107230291794&ap=1

Pour les membres qui veulent s’impliquer encore plus a la vie communautaire de la distribution Ubuntu, il est possible de s’inscrire dans le site https://launchpad.net et ainsi pouvoir participer au report de bug, a la traduction et pourquoi pas le développement. Dans Launchpad notre communauté dispose aussi d’un groupe qu’on vous recommande aussi de rejoindre https://launchpad.net/~ubuntu-tn-users.

Finalement un bonne nouvelle, notre communauté vient d’être re-approuvée comme communauté locale officielle grâce au travail de quelques dizaines de membres actifs de la communauté depuis la première approbation en Juillet 2008. Personnellement je souhaite voir encore plus de membres actifs qui s’impliquent de plus en plus dans la vie de notre communauté pour pouvoir partager notre passion de Ubuntu et des Logiciels Libres avec tous les Tunisiens et pour que notre future re-approbation (en Avril 2013) soit prise haut les mains.

Cet article, premier de la série Langue de Troll, sera un défouloir pour son auteur. Mauvaise foi, avis personnel purement subjectif, prise de position aveugle et 3615 my life ne pourront pas lui être reproché : c’est un TROLL!

Ubuntu, c’était mieux avant avant!

Dans quelques jours maintenant, 6 s’il faut être précis, Canonical proposera au téléchargement sa procaine version du sytème d’exploitation GNU/Linux Ubuntu 11.04, The Natty Narwhal. Youpiii, champomy, c’est la fête! En fait, à défaut de fête, c’est sans doute la version qui éveille le plus de défection chez moi depuis mes premiers pas sous Ubuntu. Franchement Ubuntu, c’est ce que c’était!

http://www.ubunlook.com.ar/2011/03/5-wallpapers-de-natty-narwhal.html

 

Petit flash back comme les aiment tant les films américains

Les premiers vrais pas sous GNU/Linux, je les ai fait lorsque j’étais étudiant par alternance. Mon tuteur, Michel, avait décidé de s’essayer au manchot et assez séduit par l’idée, je m’y étais aussi mis. Dans un monde totalement inconnu, j’ai d’abord testé différentes distribution sur mon PC portable du boulot (un vieux HP P3-800Mhz, 256Mo, pas franchement une bête de guerre). J’ai d’abord été débouté par Mandriva, trop instable à mon goût, puis rebuté par l’ostérité de Debian et je ne vous parle même pas de la galère pour faire fonctionner une Knoppix sur mon vieux coucou. Puis Michel m’a conseillé de tester la nouvelle Ubuntu, distribution toute jeune qui se voulait simple, accessible et performante. Ce que j’ai fait et je dois reconnaitre que si j’ai été loin d’accrocher avec Gnome, j’ai grandement apprécié de voir mon portable fonctionner Out-Of-The-Box sous Ubuntu. Toutefois, temps et motivation manquant, je n’ai pas poussé beaucoup plus loin l’expérience.

C’est 6mois/1an plus tard que j’ai décidé de renouveller l’expérience, plus par plaisir qu’autre chose.  Franchement attiré par le coté playskool de la chose (on a tous été jeune), j’ai craqué pour une Kubuntu qui m’a accompagné quelques mois. Puis, j’ai tout foiré (ahh quand on touche sans savoir, Linux aussi ca plante)… L’expérience fut positive mais a clairement illustré mon incompétence sur le sujet.

Vint alors le temps béni de mon EeePC 701, obtenu en avant première grâce à de très bonnes relations avec mon fournisseur (je travaillais dans une scté de vente et service info). Celui-ci tournait à l’époque sous Xandros. Il faut reconnaitre que le netbook en a vu de toutes les couleurs et a connu (rarement plus de 15jours) bien des installations : Windows XP, Ubuntu, Debian, gOS. A l’époque, des passionnés proposaient un dérivé de Ubuntu,dont j’ai oublié le nom, optimisé pour les faibles performances de l’engin, et qui donnera l’idée à Ubuntu de créer Ubuntu NetBook Remix qui deviendra ensuite Ubuntu Netbook Edition. C’était l’éclate!

Et c’est il y a 2ans et demi que j’ai remplacé le Windows XP de mon PC principal par un Linux. Une Ubuntu, qui serait totalement opérationnelle tout de suite, seule condition pour que Mme la geekette l’accepte sans trop de difficultés. Bien sûr, outre les bons cotés, j’ai aussi gouté aux mauvais : je n’ai peut-être eu qu’une seule mise à jour majeure qui a fonctionné sans encombre et reformatage (oui, je suis un bœuf).

Alors tout roule avec Ubuntu?

Effectivement, dans l’ensemble je pourrais dire que, jusque là, tout roulait avec Ubuntu. La distribution reste très bonne, complète et sympa d’utilisation. Puis est sortie la version 10.10, que je me suis empressé d’installer sur mon netbook (un EeePC1001PX) et de vite supprimer tant je n’ai jamais vu ma petite machine autant galérer qu’avec Unity. Comment une interface normalement prévue pour Netbook peut-elle être aussi gourmande en ressource?!

Puis, suite à un test de Mint pour GDF et suite aux insistances de Mme la geekette, qui en est tombée amoureuse, presque tous les PC de la maison ont vu leur Ubuntu être remplacé par un Linux Mint. Résultat des courses : un système rapide et bénéficiant des avantages de Ubuntu mais aussi d’un travail d’interfaçage et d’intégration hors norme.

Reste mon HTPC qui est toujours sous Ubuntu 10.10 Desktop Edition. Mais voila qu’Ubuntu décide de remplacer Gnome Shell par Unity et de supprimer par la même occasion UNE… C’est sans doute ici pour moi la goute d’eau qui fait déborder le vase.

Les points de discordes

Une distribution Linux doit, pour me plaire, répondre à quelques critère. Voici au final ce que je constate:

  • Out of the Box : 9/10 - Ubuntu est toujours dans les premieres distributions à intégrer les drivers nécessaires au fonctionnement d’un maximum de machines.
  • Simple de fonctionnement : 5/10 -  L’interface Unity me semble tout sauf intuitive et logique; je déteste.
  • Légère : 4/10 – Unity, encore et toujours, est bien trop gourmande pour moi. Si j’ai envie de voir mon PC souffrir de la lourdeur de son OS, je serai resté sous Windows.
  • Rapide de démarrage : 7/10 - Merci l’Ext4! Mais Ubuntu ne fait pas réellement mieux que ses concurrents…
  • Universelle : 3/10 – Quand je dis universelle, je pense à un support sur un maximum de machines x86 de moins de 5 ans (je ne suis pas trop difficile encore). Là encore, je suis déçu. Avec les 4.5Go de disque dur nécessaires, Ubuntu 11.04 ne pourra même pas être installé sur un EeePC 701 (qui n’a que 4Go de mémoire flash). Si la distribution ne doit être installée sur sur des postes récents, exit pour moi!

 

Pour revenir sur le travail d’interface de Unity, il y a quelques années Mark Shuttleworth annonçait en substance qu’il désirait que Ubuntu devienne aussi belle d’un Mac OS. J’ai du mal comprendre parce qu’avec son doc latérale, sa barre de menu commune et ses icones de fenêtre à gauche, j’ai l’impression que Canonical voulait dire faire d’Ubuntu une réplique de la Pomme. Franchement, si pour qu’Ubuntu devienne plus populaire, il lui faut devenir l’Apple du pauvre, alors il est révolu le temps ou on pensait que GNU/Linux serait devenir populaire en révolutionnant…

http://doc.ubuntu-fr.org/unity

Pour ma part, même si je ne parts pas très loin de Ubuntu par ce choix, je remplace Ubuntu par Mint et ne saurai que conseiller les gens de tester cette super distrib’. Pour les plus puriste existe aussi LMDE, qui est une Mint forké sur la base d’une Debian et non plus d’une Ubuntu.

Et pour mon poste à moi tout seul (pour lequel ma geekette ne poussera pas des cris d’horreur), ce sera bientôt ArchLinux ou Debian (la première me fait de l’oeil et la seconde me parle plus) et OpenBox qui m’attire de plus en plus! Enfin, après, c’est juste mon avis…

Pour vous faire votre propre avis sur Ubuntu 11.04, vous pouvez consulter ces différents liens :

Pages