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Le week end des 27, 28 et 29 mai 2011, au Carrefour numérique de la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, se tiendra l’Ubuntu Party célébrant les logiciels libres et la sortie de la toute dernière version 11.04 d’Ubuntu. Cette version apporte le meilleur des logiciels libre, mais également un profond changement dans la façon d’utiliser votre ordinateur grâce à la nouvelle interface de bureau Unity.

À cette occasion, une centaine de bénévoles seront là pour vous accueillir et vous faire découvrir le monde du libre au travers de démonstrations, d’ateliers, de cours et de conférences sur les 3 jours de cette Ubuntu Party. Vous pourrez également venir avec votre ordinateur pour vous faire accompagner dans l’installation, la mise à jour ou simplement la configuration de votre système Ubuntu.

Nous mettons un point d’honneur à proposer régulièrement de nouveaux ateliers pour permettre à tous de découvrir en profondeur une activité en vous laissant le temps de tester à votre rythme. Pour cela, nous vous recommandons de venir avec votre pc portable, nous ne pouvons malheureusement pas fournir de postes pour ces ateliers. De plus, pour ceux qui sont intéressé par la récupération de données, munissez vous d’un support externe tel qu’un disque dur, ou un clé USB, en prenant soin d’en avoir fait une sauvegarde, cet atelier nécessitant une dextérité toute particulière.

Samedi 28 mai :

  • 13h00 – Devenir conférencier du libre
    Lionel Allorge et Frédéric Mandé reviennent une nouvelle fois dans cette édition pour vous faire partager leur expérience et vous inciter à devenir vous même conférencier et parler efficacement des logiciels libres.
  • 13h30 – Bidouillabilité
    Toujours le même atelier, mais systématiquement différent, Gabriel Pettier vous fera découvrir les joies de toucher à tout et de personnaliser à outrance votre environnement.
  • 16h00 – Aller plus loin avec la ligne de commande
    Après un cours d’initiation, ceux voulant aller plus loin auront deux heures complètes pour parfaire leurs connaissances de la ligne de commande, animé Vincent-Xavier Jumel qui se fera un plaisir de vous donner toutes ses astuces pour être un utilisateur expérimenté.
  • 16h00 – Ubuntu Serveur
    Nicolas Barcet vous fera découvrir cette version d’Ubuntu qu’on ne voit qu’au travers d’un terminal mais qui pourtant est utilisée par des millions d’hébergeurs de services internet.

Dimanche 29 mai :

  • 11h00 – Contribuer à Ubuntu
    Julien Lavergne vous expliquera les différentes possibilités offertes pour que vous aussi vous deveniez contributeur sur le projet Ubuntu.
  • 13h00 – Récupérer ses données
    Spécialiste de la récupération de données, Rémy Sabatier vous fera partager ses connaissances et son expertise.
  • 14h00 – HTML, CSS, JS… Les langages du web
    Les langages du web sont partout et Emmanuel Charpentier vous en expliquera les bases afin de vous permette un jour de faire votre propre site internet si vous le souhaitez.
  • 16h00 – Framapad, contribuer en ligne
    Pierre-Yves Gosset vous présentera ce formidable outil en ligne de collaboration basé sur etherpad, un éditeur de texte où tout le monde peut écrire en même temps dessus.
  • 16h00 – Outils de communication du contributeur
    Gauthier vous parlera des différents outils de communication utilisés dans la communauté, les avantages de chacun, et les programmes nécessaires pour les utiliser.

Découvrez l’ensemble du programme et les informations utiles sur le site http://ubuntu-paris.org/.


Le week end des 27, 28 et 29 mai 2011, au Carrefour numérique de la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, se tiendra l’Ubuntu Party célébrant les logiciels libres et la sortie de la toute dernière version 11.04 d’Ubuntu. Cette version apporte le meilleur des logiciels libre, mais également un profond changement dans la façon d’utiliser votre ordinateur grâce à la nouvelle interface de bureau Unity.

À cette occasion, une centaine de bénévoles seront là pour vous accueillir et vous faire découvrir le monde du libre au travers de démonstrations, d’ateliers, de cours et de conférences sur les 3 jours de cette Ubuntu Party. Vous pourrez également venir avec votre ordinateur pour vous faire accompagner dans l’installation, la mise à jour ou simplement la configuration de votre système Ubuntu.

Nous ouvrons 1h plus tôt pour cette édition, ce qui fait 1h de conférence en plus par jour rien que pour vous. Venez découvrir les évolutions des environnement de bureau et les différents aspect de la communauté du libre. Également au programme des conférences proche de l’actualité et de la défense de vos droits.

Vendredi 27 mai :

  • 13h00 – Utiliser les licences libres
    Benjamin Jean de l’association veni, vidi, libri viendra vous parler des avantages à utiliser des licences libres.
  • 14h30 – Les logiciels libre c’est quoi
    Simon Descarpentries vous présentera ce qu’est un logiciel libre dans un langage accessible à tous.
  • 15h30 – La clef usb, outil pédagogique
    Julia Buchner de Milliweb abordera les utilisations toute particulière des clé usb, véritable source de pédagogie.
  • 16h00 – Racketiciel
    Alain Coulais et ses actions pour défendre les droits des consommateurs contre la vente liée
  • 17h00 – GNU/Linux et Ubuntu en entreprise
    Antonin « Libfy! » vous montrera que les logiciels libres ont leur place en entreprise

Samedi 28 mai :

  • 10h15 – Introduction à Ubuntu
    Découvrez simplement ce qu’est Ubuntu avec Frédéric Mandé
  • 11h00 – Nouveautés Ubuntu et Unity
    Ce que contient cette nouvelle édition, et la nouvelle interface de bureau Unity, présenté par Didier Roche, un de ses principaux développeurs
  • 12h00 – Jouer sous Ubuntu
    Les jeux ont également leur place dans l’univers des logiciels libres, par Sébastien Bernery de JeuxLinux
  • 12h30 – Kubuntu
    Kubuntu c’est Ubuntu mais fournit avec l’environnement moderne KDE4, et qui vous sera présenté par Vincent-Xavier Jumel
  • 13h00 – Lubuntu, le bureau poids plume
    Julien Lavergne, un des principaux mainteneur de Lubuntu, vous montrera l’efficacité de l’environnement Lxde pour les ordinateurs les moins puissant
  • 13h30 - GNOME 3, le bureau de demain
    Frédéric Péters, release manager de GNOME, vous présentera l’évolution du bureau que vous connaissiez dans les versions précédentes d’Ubuntu et sorti il y a moins de 2 mois
  • 14h30 – La route est longue mais la voie est libre
    Une restrospective des activité de Framasoft par Alexis Kauffmann
  • 15h00 – Ubuntu Studio
    Laurent Bellegarde de l’association Lprod sera là pour vous montrer la puissance du libre dans le domaine de la création.
  • 16h00 – Le libre au delà du logiciel
    Pierre-Yves Gosset de Framasoft abordera toute la notion de libre qui ne s’arrête pas aux frontières des logiciels, mais est une culture en soit
  • 17h00 – Internet et liberté
    Jérémie Zimmermann de La Quadrature du Net sera là pour vous sensibiliser sur vos libertés sur internet

Dimanche 29 mai :

  • 10h15 -Introduction à Ubuntu
    Découvrez simplement ce qu’est Ubuntu avec Frédéric Mandé
  • 11h00 – Nouveautés Ubuntu et Unity
    Ce que contient cette nouvelle édition, et la nouvelle interface de bureau Unity, présenté par Didier Roche, un de ses principaux développeurs
  • 12h00 – Les femmes dans le libre
    Claire Corgnou et Jeanne Tadeusz parlerons de la position des femmes dans le libre
  • 12h30 – Ces formations universitaires sur les logiciels libres
    Romain Gauthier de UNG apportera des réponses sur la nécessité, le contenu et la qualité de ces formations essentielles.
  • 13h00 – Utiliser les licences libres
    Benjamin Jean de l’association veni, vidi, libri viendra vous parler des avantages à utiliser des licences libres
  • 14h00 – Le vrai mariage du siècle : vos données avec des formats ouverts !
    Thierry Stoehr de Formats Ouverts vous expliquera la nécessite d’utiliser des standards ouverts pour tout
  • 15h00 – La communauté Ubuntu-fr
    Découvrez la communauté francophone des utilisateurs d’Ubuntu et ses actions par Olivier Fraysse présent depuis sa création.
  • 15h30 – Mozilla et Firefox 4
    Vivien Nicolas et Louis-Rémi Babé de Mozilla, vous présenteront le navigateur internet dans sa version de bureau et également dans sa version mobile
  • 16h00 – Les grandes batailles autour du logiciel libre
    Jeanne Tadeusz en charge des affaires publique à l’April, vous présentera les grands dossiers en cours de l’association
  • 17h00 – Neutralité du net: les dernières nouvelles du front
    C’est un combat de tous les jours mené par Benjamin Bayart et l’association FDN pour défendre la neutralité des réseaux

Découvrez l’ensemble du programme et les informations utiles sur le site http://ubuntu-paris.org/.


Jule Berlin - CC byÇa y est, les premiers « ordinateurs Google », les Chromebooks - un Acer et un Samsung pour commencer - vont bientôt arriver sur le marché. Ils seront tous les deux munis du système d’exploitation maison Google Chrome OS (qui, rappelons-le, repose sur une couche open source Chromium OS).

Potentiellement il s’agit bien moins d’une évolution que d’une véritable révolution.

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans… mais souvenons-nous de nos premiers PC. On avait nos applications (téléchargées en ligne ou installées depuis un cédérom) que l’on mettait à jour volontairement et manuellement. Parmi ces applications, il y a une qui a pris de plus en plus d’importance au fil des ans, c’est notre navigateur Web. Mais on conservait encore du temps pour notre suite bureautique ou notre traitement d’images. Si on n’avait pas la chance d’être sur un OS libre alors il fallait aussi un antivirus. Et puis on avait nos fichiers, dans notre disque dur ou nos périphériques.

Avec un Chromebook, tout ceci disparaît d’un coup de baguette magique ! Direction : « le nuage » !

Ici notre ordinateur se confond avec notre navigateur et se transforme en un terminal de connexion à Internet (vous avez dit Minitel 2.0 ?). Nous n’avons plus à nous soucier des applications, de leurs mises à jour, des fichiers et de leur stockage. Ce sont les serveurs de Google qui s’en chargent pour nous. Quel confort, quelle praticité, quelle simplicité !

C’est bien l’image que souhaite nous en donner Google en tout cas dans cette signifiante publicité vidéo : le Chromebook ce n’est pas un ordinateur portable, ce n’est pas un portable qui a accès au Web, c’est le Web matérialisé dans le Chromebook, on peut tout faire désormais sur le Web, y accéder de n’importe où, etc. et la dernière phrase, emblématique : le Chromebook sera prêt quand vous le serez.

Bon, imaginons que ces ordinateurs soient massivement adoptés et qu’au fur à mesure que le temps passe et que la connexion en tout lieu s’améliore, ils soient de plus en plus plébiscités… en grignotant chaque jour davantage de part de marché. Alors, soyons un peu provocateur, il ne servira plus à rien de se rendre, comme nous la semaine prochaine[1], à l’Ubuntu Party de Paris. Car l’adoption ou la migration de Windows vers GNU/Linux sera alors complètement court-circuitée. Idem pour d’autres célèbres migrations, d’Internet Explorer à Firefox (bonjour Google Chrome), de MIcrosoft Office à LibreOffice (bonjour Google Documents). Framasoft aussi du reste ne servira plus à rien (ou presque) puisque son annuaire, ses clés ou ses dvd seront définitivement à ranger dans les archives du Web.

Le danger est réel pour « la communauté du libre ». D’autant qu’en son sein Google jouit d’une bien meilleure image qu’un Microsoft, Apple ou Facebook et que nous sommes nombreux à posséder un compte Gmail.

Mais le danger est encore plus réel pour le futur acheteur d’un Chromebook. Car la condition sine qua non pour l’utiliser c’est de posséder un compte Google et de souscrire de facto à ses conditions d’utilisation. Conditions pas toujours très claires quant à l’usage de vos données personnelles et qui peuvent changer à tout moment selon le bon vouloir de Google (et de ses actionnaires). Vous ne vendrez pas spécialement votre âme au diable, mais dites-vous bien que vous confiez tout, absolument tout, à la société commerciale américaine Google[2].

C’est, entre autres critiques, ce que souligne Ryan Cartwright dans la traduction ci-dessous.

Si le Chromebook devient un succès, peut-être allons-nous devenir de « vieux réacs du Web » (des « Zemmour du Web » !) avec notre souhait et notre souci de conserver le contrôle et donc la liberté sur nos serveurs, nos machines, nos applications, nos fichiers et nos données.

Mais au moins aura-t-on tenté de résister et de vous prévenir…

Chromebooks - Le futur commence aujourd’hui ?

Chromebooks - has the future arrived?

Ryan Cartwright - 18 mai 2011 - Free Software Magazine
(Traduction Framalang : Goofy et Lolo le 13)

On a l’impression que ça fait une éternité que Google a annoncé ChromeOS, ce qui bien sûr a fait couler beaucoup d’encre, y compris dans ce magazine. Maintenant que deux fabricants s’apprêtent à lancer deux modèles de Chromebooks, il pourrait être utile de se souvenir des problèmes liés au « système d’exploitation basé sur le nuage », en général et dans ce cas précis.

C’est quoi le « nuage » ?

Il n’y a pas de réelle définition de ce qu’est le « nuage ». C’est comme la « Propriété Intellectuelle » : c’est surtout un terme de marketing qu’on peut recycler à son gré pour lui faire dire ce qu’on veut. Quand j’utiliserai l’expression ici, « un système d’exploitation dans les nuages » est quelque chose où toutes les données et les applications utilisateurs sont sur le World Wide Web. La seule chose qui reste au plan du matériel lui-même, c’est un système d’exploitation basique sur un disque et un navigateur Web. Je suis certain qu’on peut trouver des définitions plus complexes et plus détaillées de système d’exploitation dans les nuages et/ou de ChromeOS, mais ma définition ira bien pour cet article.

Vie privée et confidentialité des données

Ce sera toujours le plus gros problème en ce qui concerne le système d’exploitation basé sur le nuage. Si vous-même en tant qu’utilisateur vous espérez stocker vos données en ligne, alors vous les mettez (avec beaucoup d’autres choses) en danger. Il y a assez d’exemples de données en lignes qui ont été lues par des personnes non autorisées pour rendre inquiétant un système d’exploitation entier basé sur ce concept. Alors qu’il est vrai que beaucoup de gens ne font pas l’effort de sécuriser leurs données sur un support externe, certains pensent que ces données seront protégées derrière une porte fermée. Oui, donner à ces soi-disant ordinateurs un accès au Web en fait des ressources ouvertes, même si la plupart des données personnelles de l’utilisateur lambda manquent d’intérêt pour les malfaisants. Cependant, réunissez toutes les données sur un simple serveur (ou un groupe de serveurs) et soudain les données deviennent bien plus attractives. Et plus elles sont attirantes plus le risque est élevé. Pour faire une analogie, c’est comme la différence entre ceux qui stockent leur économies dans un coffre-fort à la maison et ceux qui les confient à la banque. Le fait de passer de maison en maison pour faire une série de casses n’était pas très attirant pour les voleurs. Par contre, mettez tout cet argent dans un seul coffre-fort d’une banque et soudain le facteur de retour sur l’effort fait que la chose est bien plus séduisante.

Donc si ChromeOS m’autorisait à stocker mes données dans un serveur de mon choix et me laissait la possibilité d’avoir un autre apps store dans un autre endroit, alors au moins les données pourraient être davantage sous mon contrôle. C’est vrai, plein d’utilisateurs de ces Chromebooks n’y feront probablement pas attention mais sans même cette éventualité, il est inutile de chercher à leur faire comprendre l’idiotie de leur renoncement.

Accès

ChromeOS est conçu et vendu comme « basé sur le nuage », avec la Wi-Fi et la 3G (il existe des versions avec la wifi seule). Ce qui présente aussitôt à mes yeux un problème particulier. Que se passe-t-il quand vous n’avez pas de connexion ? Existe-t-il une option hors-connexion ? Mes recherches suggèrent que non mais pour être honnête toute la documentation sur ce point est soit du marketing de Google ou des fabricants soit rédigée au doigt mouillé sur des sites de technos qui veulent se positionner au plus haut dans les résultats des moteurs de recherche.

J’imagine que la cible marketing des Chromebooks sera le marché des netbooks et tablettes. J’ai noté qu’on utilisait la plupart du temps ce genre d’appareils dans des conférences ou des cafés. Il existe une bonne raison à ça — on trouve généralement dans ces endroits une connexion wifi à peu près correcte. Dans ce genre d’environnement le Chromebook conviendra parfaitement, mais si la connexion Internet devient un peu chancelante, que se passera-t-il ? Que va devenir un document que vous avez à moitié entamé au moment où la connexion s’interrompt ? Je suis certain que Google s’est penché sur le problème mais jusqu’à maintenant je n’ai pas vu grand-chose qui aille dans le sens d’une solution.

Pendant que j’y suis, parlons un peu de l’impression. Comme Chromebooks fait tout « dans le nuage », imprimer localement devient un problème. Il semble que la solution soit de connecter votre imprimante locale à l’Internet et d’imprimer via les serveurs de Google. Oui, vous avez bien lu, et je le répète : pour imprimer avec un Chromebook, vous aurez besoin d’utiliser une imprimante qui sera connectée au réseau. Donc, vous devez partager non seulement vos données avec Google, mais aussi votre imprimante. Bon d’accord en réalité la plupart des utilisateurs enregistreront leurs documents avec Google docs et les imprimeront depuis un ordinateur qui ne sera pas dans le nuage, à l’aide d’une imprimante locale. Mais même ainsi c’est à mes yeux un nouvel inconvénient.

Applis

Aucun appareil digne de ce nom ne peut être lancé sans une myriade d’applis. Dans le cas de Chromebook il existe des applis web pour le navigateur Chrome. Certaines sont gratuites, d’autres sont gratuites dans la période d’essai, d’autres enfin sont carrément commerciales. Aucune de celles que j’ai vues n’est libre au sens où nous en parlons ici. je ne suis pas toujours d’accord à 100% avec Richard Stallman (gare au troll) mais il a raison de déclarer :

« C’est aussi nul que d’utiliser un programme propriétaire. Faites vos opérations informatiques sur votre propre ordinateur avec votre programme respectueux de vos libertés. Si vous utilisez un programme propriétaire ou le serveur web de quelqu’un d’autre, vous êtes sans défenses. Vous êtes à la merci de celui qui a conçu le logiciel ». Richard Stallman, cité par le Guardian, 29 septembre 2008.

Il existe aussi un autre problème qui nous concerne en tant qu’utilisateurs de logiciels libres. La licence de ces applis web n’est pas mentionnée dans la boutique d’applis de Chrome. Google a probablement raison de prétendre que la plupart des utilisateurs de ChromeOS seront plus préoccupés par le prix que par la liberté, mais malgré tout l’absence d’information sur la licence soustrait un point important de l’esprit du public. Quand vous pensez à tout le temps qu’il a fallu pour avoir les libertés en informatique que nous avons aujourd’hui, omettre délibérément ces informations revient simplement à encourager les gens à ignorer les problèmes de liberté et de confidentialité. Les cyniques répondront que c’est le problème de Google (et autres géants du secteur informatique) et que c’est certainement payé par Android. Ce qui a été lancé comme un système d’exploitation pour mobile « basé sur Linux » est maintenant connu comme « Android de Google ». Tout comme si des questions importantes — mais finalement un peu barbantes — comme la sécurité, la confidentialité et la liberté devaient être sacrifiées sur l’autel non du prix cassé mais de l’accès facile. Tant qu’on peut le faire facilement, le sacrifice que vous devez faire passe inaperçu.

Pas ma tasse de thé

Vous aurez probablement deviné que le Chromebook ne figure pas en tête de la liste de cadeaux à me faire sur mon compte Amazon. Mais ce n’est pas un problème car je n’ai pas pour habitude de partager ma liste de vœux avec tout le monde. Il existe simplement beaucoup trop de problèmes importants à mes yeux qui restent sans solution et qui ne pourront être résolus compte-tenu du modèle économique de ChromeOS. Toutefois à la différence des iTrucs (que je déteste pour des raisons évidentes) et les tablettes, qui ne me donnent pas la moindre raison de les acheter (l’indice certain que je vieillis), j’ai comme l’intuition que les Chromebooks ne se vendront pas si bien que ça. La raison majeure c’est que beaucoup ne supporteront pas l’idée de devoir être toujours en ligne. Avoir une connexion un peu faiblarde pour un usage basique du Web c’est une chose, mais quand vous en avez besoin pour votre travail vous êtes vraiment très vite furieux. Mais je pense que les problèmes que je viens de soulever ne vont pas se dissiper. Nous autres dans la communauté du logiciel libre (encore une expression dont les contours sont flous), nous avons pris conscience depuis un certain temps des problèmes de libertés posés par « l’informatique dans le nuage », mais nous avons flirté avec ça sur le marché des appareils mobiles. Je crains que des entreprises propriétaires rapaces ne se mettent à vouloir prendre le contrôle de portions toujours plus vastes de nos vies grâce à des choses comme Chromebook. En quelque sorte ils auront plus vite résolu les problèmes de bande passante que ceux posés par le respect de la vie privée.

Retour vers le passé

La dernière fois que j’ai publié un billet sur ChromeOs j’ai fait quelques prédictions. Comme toujours dans ces cas-là, certaines étaient évidentes (le magasin ChromeOs, les netbooks plus petits et moins voraces en énergie), et d’autres restent encore à accomplir (le développement des logiciels qu’on paiera suivant la consommation). Mais l’une d’entre elles a malheureusement bien des chances de s’accomplir. Si les problèmes que j’ai soulignés dans ce billet comme la confidentialité et les libertés prennent de l’ampleur, alors les logiciels libres, sans forcément disparaître, vont sortir de la sphère d’influence publique et c’est une bien mauvaise chose.

Notes

[1] Voici le programme de l’UP de Paris qui aura lieu du 27 au 29 mai prochain. On notera pour ce qui concerne Framasoft : Le vendredi 27 mai à 13h Utiliser les licences libres par Benjamin Jean, à 14h30 Les logiciels libres c’est quoi par Simon Descarpentries - Le samedi 28 à 14h30 La route est longue mais la voie est libre par Alexis Kauffmann, à 16h Le libre au delà du logiciel par Pierre-Yves Gosset - Le dimanche 29 à 13h Utiliser les licences libres par Benjamin Jean, à 16h l’atelier Framapad, contribuer en ligne par Pierre-Yves Gosset.

[2] Crédit photo : Jule Berlin (Creative Commons By-Sa)

Le week end des 27, 28 et 29 mai 2011, au Carrefour numérique de la Cité des sciences et de l’industrie à Paris, se tiendra l’Ubuntu Party célébrant les logiciels libres et la sortie de la toute dernière version 11.04 d’Ubuntu. Cette version apporte le meilleur des logiciels libre, mais également un profond changement dans la façon d’utiliser votre ordinateur grâce à la nouvelle interface de bureau Unity.

À cette occasion, une centaine de bénévoles seront là pour vous accueillir et vous faire découvrir le monde du libre au travers de démonstrations, d’ateliers, de cours et de conférences sur les 3 jours de cette Ubuntu Party. Vous pourrez également venir avec votre ordinateur pour vous faire accompagner dans l’instalation, la mise à jour ou simplement la configuration de votre système Ubuntu.

Cette année, c’est 2 heures complètes de cours en plus que nous vous offrons le samedi et le dimanche soit 7h de cours par jours. La salle est équipée de plusieurs postes donc il n’est pas nécessaire d’amener votre ordinateur, néanmoins nous n’avons pas assez de postes pour tout le monde et donc si vous le pouvez amenez tout de même votre portable au cas où. Il faudra arriver une demi heure avant le cours qui vous intéresse pour vous y inscrire.

Initiation à Ubuntu (11h et 14h)
Faire vos premier pas sur Ubuntu, découvrir les actions de base, installer un programme, lancer le navigateur… toutes les actions courantes et bien plus vous seront expliquée afin de vous familiarisé avec le système.

Découvrir Unity (12h et 15h)
Il ne vous faudra pas longtemps pour vous familiariser avec Unity, mais ne voudriez-vous pas connaître toutes ses possibilités ? Découvrez tout ce qui fait d’Unity un environnement moderne conçu pour simplifier l’informatique et augmenter le confort d’utilisation.

Initiation à la ligne de commande (13h)
Austère, effrayante, dépassé, ce ne sont que quelques qualificatifs donnés par ceux qui ne l’utilisent pas. Et pourtant la ligne de commande n’a pas son égale pour réaliser des opérations complexes en écrivant une simple commande. Découvrez les bases de la ligne de commande, naviguez dans le système, commandez votre ordinateur et familiarisez vous avec cet environnement.

Découverte de la programmation (16h)
Nous vous le proposions en atelier à la dernière édition, afin que plus de personnes puissent découvrir la programmation, nous vous offrons cette fois un cours de 2h avec des postes sur place pour ceux qui ne peuvent pas amener le leur. N’hésitez plus et découvrez qu’il n’est pas si difficile d’écrire son premier programme.

 

Découvrez l’ensemble du programme et les informations utiles sur le site http://ubuntu-paris.org/.


Juste un mot pour vous parler brièvement de l’Ubuntu-Party qui a lieu du 27 au 29 mai 2011 à la Cité des sciences à Paris.

L’Ubuntu-Party est une super occasion de mieux se familiariser avec l’un des plus populaire des OS GNU/Linux. Envie de tester? Des installations d’Ubuntu y seront proposés (amenez donc votre PC perso) ainsi que des ateliers techniques en plus de cours et conférences.

Au programme (le programme peut-être à tout moment modifié. Plus d’infos ICI) :

Vendredi 27
Conférences

Utiliser les licences libres
Les logiciels libre c’est quoi
Wikipédia
Racketiciel
Ubuntu en entreprise

Samedi 28
Conférences

Introduction à Ubuntu
L’envrionnement Unity
Jouer sour Ubuntu
Kubuntu
Lubuntu, bureau poid plume
Gnome 3
La route est longue mais la voie est libre
Ubuntu Studio
Le libre au delà du logiciel
Internet et liberté

Cours d’initiation

Initiation à Ubuntu par Frédéric Mandé
Découvrir Unity par Didier Roche
Premiers pas en ligne de commande par Vincent-Xavier Jumel et Aurélien Couderc
Initiation à Ubuntu par Quentin Deixheimer
Découvrir Unity par Rudy André
Initiation à la programmation, par François Poulain et Emmanuel Charpentier

Ateliers

Devenir conférencier du Libre par Lionel Allorge et Frédéric Mandé
Bidouillabilité par Gabriel Pettier (2h-)
Aller plus loin avec la ligne de commande par Vincent-Xavier Jumer
Ubuntu Server par Nicolas Barcet (2h+)

Dimanche 29

Introduction à Ubuntu
L’envrionnement Unity
Les femmes dans le libre
Formations universitaires sur les logiciels libres
Utiliser les licences libres
Formats Ouverts
La communauté Ubuntu-FR
Mozilla et Firefox 4
Les grandes batailles autour du Logiciel Libre
La neutralité d’Internet

Cours d’initiation

Initiation à Ubuntu par Frédéric Mandé
Découvrir Unity par Didier Roche
Premiers pas en ligne de commande par Vincent-Xavier Jumel et Aurélien Couderc
Initiation à Ubuntu par Quentin Deixheimer
Découvrir Unity par Rudy André
Initiation à la programmation, par François Poulain et Emmanuel Charpentier

Ateliers

Outils de communication du contributeur
Récupérer ses données par Rémy Sabatier
HTML, CSS, JS, … Les langages du web par Emmanuel Charpentier
Framapad, contribuer en ligne par Simon Descarpentrie
Contribuer à Ubuntu

Information et contact ICI. La popularité d’Ubuntu et ce genre de salon ne peut faire du bien à l’image de GU/Linux, vous ne pensez pas?

Ubuntu 11.04 est sorti, et il propose désormais par défaut Unity.

Pour rappel, Unity est une surcouche graphique, plutôt populaire sur les netbook, qui change considérablement l’expérience utilisateur.

Pour le moment j’ai été plutôt dérouté. La mise à niveau a en effet supprimé bon nombre de mes réglages Compiz, qui ne sont pas directement compatibles avec Unity, et après les premiers problèmes graphiques, je suis revenu à l’interface Gnome d’origine.

J’imagine que je prendrais le temps de l’utiliser au fur et à mesure.

Affiche de la journée.

Affiche de la journée.

Comme il y a quelques jours à Hammam-Sousse, notre communauté était invité à l’ISET de Kairouan pour l’ouverture officiel d’un nouveau club, le Club de Promotion de l’Utilisation des Logiciels Libres : CPULL. Ce club a pour objectif la promotion de l’utilisation des logiciels libres dans l’institut. L’animation de cet évènement était assurée, donc, par notre communauté conjointement à la communauté Android en Tunisie : TunAndroid.

Après le mot d’ouverture et la présentation du club CPULL, la journée a commencée par une présentation de la distribution Ubuntu incluant la définition d’un logiciel libre. Après une pause café, deux autres présentations étaient données : Le développement pour android et les applications android pour le marché Tunisien.

Un public très attentif.

Un public très attentif.

Le déjeuner.

Le déjeuner.

L’après-midi et après un déjeuné consistant il y a eu deux sessions en parallèle. D’un coté la présentation des projets de fin d’études des étudiants qui travaillent avec android et de l’autre une install party de Ubuntu 11.04. Malgré le nombre très réduit de PC, cette install party a était suivie par un grand nombre d’étudiants.

Une grande présence lors de l'install party.

Une grande présence lors de l'install party.

En clôture de la journée, les organisateurs et membres du club CPULL on tenus à offrir plusieurs cadeaux à tous les animateurs de la journée. Bien évidemment et quand on est à Kairouan l’un des cadeaux indispensable est le makroudh. Un grand MERCI à tous les organisateurs et bon vent pour le nouveau club.

 

Attestation et Cadeaux.

Attestation et Cadeaux.

Photo Souvenir.

Photo Souvenir.

L’album photo complet de la journée est visible ici.

 

La fondation Raspberry Pi (ou Framboise Pi pour les adeptes de la langue de Molière) a présenté il y a peu son concept : la production d’un ordinateur minuscule destiné à l’éducation pour 25$ (soit 17€). Cerise sur le gâteau, il tourne sous Ubuntu!

Fondation Raspberry Pi est en fait une association caritative anglaise (dont le numéro d’enregistrement qui va vous changer la vie est 1129409 pour ceux qui veulent vérifier son existence) dont l’objectif est de promouvoir l’apprentissage de l’informatique , notamment à l’école niveau de l’école, avec un pincée de fun.

L’ordinateur proposé par la fondation est en fait destiné à devenir une plateforme d’apprentissage et de développement. Sans pour autant être furieusement différents de ce qui se fait (ses caractéristiques sont équivalente à ce qu’on retrouve dans bien des tablettes ou dans les plug’PC), le PC serait proposé à un prix tellement bas (25€) qu’il suffirait à le rendre attractif.

Voici les caractéristiques de la bête :

  • Processeur ARM11 cadencé à 700MHz
  • 128MB de SDRAM
  • OpenGL ES 2.0 et décodage du 1080p30 H.264
  • Sortie composite et HDMI
  • USB 2.0
  • SD/MMC/SDIO
  • Plateforme logicielle libre (Ubuntu, Iceweasel, KOffice, Python)

Voici 1 clichés du premiers prototype (équipé d’un port USB est d’un capteur CMOS 12MP) :

Éducation, développement et Open Source

S’il est un point que le PC de Raspberry Pi met en exergue c’est l’attrait de l’open source pour l’apprentissage.En terme d’interface de développement, Linux est souvent préféré. Son support ARM étant un énorme avantage. Je ne peux ici que penser aux cartes Beagleboard dont l’idée est assez comparable mais les capacités bien supérieures (et le tarif aussi). Le projet OLPC aussi misait sur l’opensource pour l’éducation avec son Sugar Labs et son Linux développé pour XO.

D’ailleurs, les première capture d’écran du PC Raspberry Pi le montre en train de fonctionne sous… Ubuntu (9.10)! Le PC devrait d’ailleurs être commercialisé pré-équipé de cette distribution.

 

Les développeurs vous invitent d’ailleurs à proposer différents logiciels open source dédiés à l’éducation (je cite : « Do you have open-source educational software we can use? Contact us at info@raspberrypi.org« ).

Finalement, rendu accessible grâce à des solutions ultra-attractives tels que ces PC à 25$, on peut penser que non Linux n’est pas mort mais au contraire se taille une petite place dans le monde ARM – qu’a bien trop longtemps délaissé Microsoft – et celui de l’éducation et du développement que l’émergence des pays en développement rend incontournable…

Bonus : une petite vidéo de présentation de Rasberry Pi et de son PC ultra-low-cost.


Pour des besoins de monitoring j’ai besoin de recevoir des alertes via le protocole XMPP (Jabber) et pour cela j’ai besoin d’envoyer des messages XMPP via mes scripts et donc la ligne de commande. Il existe certain script en Perl qui font cela mais j’ai une préférence pour le Python. Le seul existant en Python d’après mes recherches est xmpppy . Pour pouvoir utiliser ce script dans de bonne condition, il faudra ajouter une dépendance sur le paquet python-xmpp et rajouter des entrées dans la zone DNS de votre domaine.

Installation:

?View Code BASH
wget http://xmpppy.sourceforge.net/examples/xsend.py chmod +x xsend.py sudo apt-get install python-xmpp

 

Configuration:

  • De base le script utilise un fichier ~/.xsend mais il est possible de modifier le script pour pouvoir mettre les identifiants du compte éméteur. Je vais utiliser le fichier .xsend
?View Code BASH
nano ~/.xsend

Voici le contenu à mettre, il faut bien entendu replacer les éléments en Majuscules après le “=” pour que cela puisse fonctionner. Attention si le domaine est sur Google Apps, il faut que ce compte soit activé en se connectant au moins une fois à Gmail Apps et qu’il ajoute les contacts dont il a besoin. Sans cela aucun message ne passera.

#Uncomment fields before use and type in correct credentials. JID=USER@DOMAIN.TLD/RESSOURCE (/resource is optional) PASSWORD=SECRET
  • Le protocole XMPP permet d’utiliser des entrées DNS afin de trouver le serveur XMPP si celui ci n’est pas le domaine principal. Cet enregistrement DNS est un SRV comme suit:
_xmpp-server._tcp       28800  IN SRV    5 0 5269 xmpp-server.l.google.com. _xmpp-client._tcp       28800  IN SRV    5 0 5222 talk.l.google.com.
  • Sur Ubuntu 10.10 et Ubuntu 10.04, Python 2.6 est installé et pose problème avec les modules de chiffrement (md5 et sha). Il faut donc modifier une partie du code pour utiliser hashlib.

Changement dans le fichier /usr/lib/python2.6/dist-packages/xmpp/auth.py à partir de la ligne 24:


#import sha,base64,random,dispatcher,re
import hashlib,base64,random,dispatcher,re

#import md5

  • Sur Ubuntu 11.04 pas de soucis Python 2.7 est utilisé et tout fonctionne Out of the Box sans aucun message d’avertissement.

Tests:

Une fois les DNS configurés il est possible de les tester mais attention, pour que les modifications soient visible sur Internet cela peut prendre du temps, autant tester directement avec les DNS de son fournisseur DNS.

Si les DNS du FAI qui essaye d’envoyer le message ne sont pas encore à jour, il y a de forte chance que cela ne fonctionne pas encore. Les résultats suivant sont volontairement tronqués pour ne pas allonger inutilement l’article.

?View Code BASH
brice@capelle:~$ dig SRV _xmpp-server._tcp.DOMAINE.TLD @DNS.SUPPLYER.TLD   ;; QUESTION SECTION: ;_xmpp-server._tcp.DOMAINE.TLD. IN SRV   ;; ANSWER SECTION: _xmpp-server._tcp.DOMAINE.TLD. 28800 IN SRV 5 0 5269 xmpp-server.l.google.com.   brice@capelle:~$ dig SRV _xmpp-client._tcp.DOMAINE.TLD @DNS.SUPPLYER.TLD   ;; QUESTION SECTION: ;_xmpp-client._tcp.DOMAINE.TLD. IN SRV   ;; ANSWER SECTION: _xmpp-client._tcp.DOMAINE.TLD. 28800 IN SRV 5 0 5222 talk.l.google.com.

Si tous les tests précedents sont OK et que l’utilisateur a bien ajouté les contacts alors on peut tester l’envoi de messages:

?View Code BASH
./xsend.py DOMAIN_USER@DOMAIN.TLD SERVEUR core00 \: Down \!

Il prend aussi les variables sans problèmes:

?View Code BASH
./xsend.py DOMAIN_USER@DOMAIN.TLD SERVEUR $HOSTNAME \: Up \!

Les \ sont importants pour les caractères spéciaux afin de ne pas les interpréter, sinon le message ne passe pas ou alors le shell renvoi une erreur. Et il n’est pas besoin de mettre le message entre guillemets (“).

En espérant que cela puisse aider certains car j’ai eu beaucoup de mal à trouver des informations sur le sujet, même sur la documentations de Google.

Okubax - CC-bySortie tout récemment, la dernière version 11.04 de la distribution GNU/Linux Ubuntu offre une spectaculaire nouvelle interface graphique baptisée Unity (cf cette vidéo) que Mark Shuttleworth lui-même n’hésite pas à qualifier de « changement le plus important jamais réalisé sur Ubuntu ».

Et si cette interface[1] se révélait être idéale pour le monde de l’éducation ?

C’est l’hypothèse avancée ci-dessous par Christopher Dawson (ZDNet) en appuyant ses dires par la similarité d’usage avec les smartphones dont nos étudiants sont friands et familiers.

Mais vous ne serez peut-être pas d’accord, d’autant que le chroniqueur s’aventure également à affirmer (ce qui ressemble un peu à un argument pro Mac) que les étudiants sont « des consommateurs peu intéressés à comprendre ce qu’il y a sous le capot » et que « moins ils en voient et mieux ça vaut ».

PS : Pour info, Framasoft sera présent « en force » à la prochaine Ubuntu Party de Paris du 27 au 29 mai prochain.

Ubuntu 11.04 : l’ordinateur idéal pour l’éducation ?

Ubuntu 11.04: The ultimate educational desktop?

Christopher Dawson - 5 mai 2011 - ZDNet Education
(Traduction Framalang : Don Rico et Goofy)

J’utilise Ubuntu 11.04 depuis la version alpha, et c’est mon système d’exploitation principal sur les divers netbooks qui vadrouillent chez moi. Mes lecteurs réguliers savent que j’utilise Ubuntu depuis un bout de temps, que ce soit comme serveur ou comme système d’exploitation pour mon ordinateur. Ces temps-ci, je passe beaucoup de temps sur mon Mac, qui est génial, mais c’est plus fort que moi : je me dis que la dernière version d’Ubuntu pourrait bien être l’ordinateur idéal dans le domaine de l’éducation, pour un tas de raisons.

D’ailleurs, il pourrait bien damer le pion à OS X et devenir mon système d’exploitation favori, mais pour l’instant la question n’est pas là. Le monde de l’éducation a plus à gagner que moi avec Ubuntu 11.04. Voici pourquoi.

La première fois que j’ai essayé Ubuntu, c’était sur de vieux ordinateurs de mon lycée, il y a quelques années, pour tenter d’économiser de l’argent avec des logiciels gratuits et prolonger un peu la vie de quelques ordinosaures. Ça a fonctionné, mais depuis, Ubuntu a fait bien du chemin. Et nos utilisateurs aussi, qu’ils soient adultes ou étudiants. Nous utilisons tous couramment des téléphones sous Android ou des iPhones et naviguons dans une interface qui assume sans complexe n’être pas du Windows. C’est là qu’intervient la nouvelle interface Unity. Steven J. Vaughan-Nichols a interviewé le fondateur de Canonical, Mark Shuttleworth, qui l’évoque en ces termes :

Shuttleworth a commencé par préciser que selon lui, le point le plus important avec Unity dans Ubuntu 11.04, c’était « d’apporter à un large public de consommateurs ce qui a toujours été au cœur de la plateforme Linux : du plaisir, des libertés, de l’innovation et des performances… »

Dans le domaine éducatif, bien plus que dans la plupart des industries, nos utilisateurs sont très consommateurs (du moins la plupart ont-ils une approche de consommateurs pour les nouvelles technologies). Il existe des exceptions remarquables, bien sûr. Je me garderais bien de ranger Karl Frisch parmi les consommateurs, par exemple, et beaucoup de ceux qui utilisent les technologies de manière vraiment innovante ne le sont certainement pas plus.

Mais nos étudiants, qui sont pourtant connectés en permanence, ignorent en général tout de ce qui se passe sous la coque de leur iPhone ou de leur PC sous Windows 7, et qui plus est, ils s’en fichent. Qu’on l’aime ou le déteste (partisans et détracteurs sont également nombreux), Unity remplit fort bien sa mission en masquant les entrailles de Linux pour attirer les accros de Windows comme des abeilles sur le miel. Avec Unity, la partie visible, c’est tout ce dont vous avez besoin.

Dans les établissements scolaires, cela revient à pouvoir choisir son navigateur Web, des logiciels de bureautique si vous n’avez pas opté pour une application en ligne, et tous les logiciels éducatifs que vous déciderez d’utiliser. Moins les étudiants et les professeurs en voient et mieux ça vaut (en-dehors des cours qui exigent d’en savoir ou d’en faire plus). Après tout, ils devraient surtout concentrer leurs efforts sur l’apprentissage et pas sur les joujoux high-tech, les gadgets ou autres sources de distraction qu’ils auraient sous la main.

En fait, Unity se rapproche d’Android plus que n’importe quel système d’exploitation avant lui. Ubuntu a enfin cessé de vouloir à tout prix imiter Windows ou OS X avec les bureaux Gnome et KDE, et c’est à présent le seul système de bureau à offrir une expérience proche de celle des appareils mobiles, ce qui parle à une vaste catégorie d’utilisateurs. Ces utilisateurs de téléphones Android ou d’iPhones basculent avec facilité entre les espaces de travail et les écrans où sont regroupées les icônes des applications qu’ils utilisent le plus fréquemment. On retrouve ce même fonctionnement avec Unity, qui simplifie l’utilisation d’un système stable et gratuit.

Et voilà qu’on reparle de gratuité. Il y a presque six ans, lorsque j’ai installé Ubuntu pour la première fois dans ce labo de misère, c’était parce qu’il était gratuit et ne craignait pas les programmes malveillants. Aujourd’hui, les programmes malveillants ne présentent dans l’ensemble toujours aucun danger, et le système d’exploitation reste libre et gratuit.

À l’évidence, si votre établissement a besoin d’applications essentielles à son activité qui ne sont pas disponibles sur Ubuntu, il faudra aller voir ailleurs. Sans même se pencher sur Edubuntu et les tonnes de logiciels éducatifs libres disponibles dans les dépôts d’Ubuntu, la grande majorité des établissements trouveront de quoi satisfaire pleinement leurs besoins dans l’interface épurée d’Unity. Pour ne rien gâcher, Ubuntu 11.04 démarre en un clin d’œil, sa prise en mains est facile quel que soit le niveau de l’utilisateur, et il fonctionne à merveille sur tous types de machines, de l’ordinateur de bureau le plus complet au plus petit des netbooks. Finies les versions remixées pour netbooks, juste une interface « unifiée » d’une machine à l’autre.

Shuttleworth sera le premier à reconnaître qu’il reste du chemin à faire, mais c’est un projet qui a franchi un pas décisif pour marquer sa différence. Et cette différence peut profiter directement aux professeurs et aux élèves, s’ils désirent retrouver sur leur ordinateur de bureau et leur laptop l’utilisation intuitive de leur smartphone.

Notes

[1] Crédit photo : Okubax (Creative Commons By)

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