Planet

Si depuis l’installation d’Ubuntu 11.10 Oneiric Ocelot vous n’entendez plus de musique à l’ouverture de votre session et que cette dernière vous manque, voici une manière simple de la réactiver.

Il convient en fait de copier l’intégralité des fichiers se trouvant dans le dossier « stereo » (/usr/share/sounds/ubuntu/stereo/) à l’intérieur du dossier « sounds » (/usr/share/sounds/)


Pour effectuer cette opération, il suffit d’ouvrir un terminal et d’entrer la commande suivante :

sudo cp /usr/share/sounds/ubuntu/stereo/* /usr/share/sounds/

Les fichiers sont désormais dans le dossier « sounds »


Lors de votre prochaine connexion, le son d’accueil sera alors actif.

Amusez-vous bien

Billets reliés

05 Décembre 2011 à 06:00

[TEST] PC LDLC Vulcain SP2 via Geek de France

 

LDLC.com a décidé il y a quelques temps d’étoffer son offre par un ensemble de PC portables sans OS. A l’occasion de la sortie de la nouvelle version d’Ubuntu et dans l’objectif de tester le guide de tux-planet, j’ai eu l’occasion de tester l’un de ces modèles, le Vulcain SP2-2-S10.

Pour commencer, je vous propose une courte vidéo de présentation de la bête :

Le Vulcain SP2 est en fait un châssis Textorm M13A SU7300, équipé et vendu par LDLC sous son nom. Celui-ci embarque un processeur Intel SU7300, de 2Go de RAM, 120 de SSD, une webcam (JMicron 1,3MP), le WIFI et le Bluetooth pour un écran 13 pouces.

Accessoires

Le Vulcain est vendu sans OS mais pas sans accessoires. En effet, il est proposé avec un pavé numérique USB et une housse néoprène griffés LDLC. C’est une bonne attention qui apporte une plus-value au PC (surtout la housse).

Design et ergonomie

En terme de design, ce PC est vraiment bonne surprise. Alors que je m’attendais à une machine insipide, dont le pedigree chinois ne ferait aucun doute, le Vulcain a une bouille plutôt réussie et sobre. La coque est en plastique, imitant le métal brossé, de couleur bronze (et non pas gris/maronnâtre comme je le dis dans ma vidéo…). En y regardant de plus près, on constate qu’au niveau de la charnière, les plastiques du châssis sont un peu moins rigides, sans pour autant paraître faiblards.

Le Vulcain est plutôt fin (2.2cm), particulièrement léger et assez petit grâce à son écran 13pouces. De fait, son gabarit le prépare à un usage nomade.

Cette petite taille s’assortit d’une connectique réduite à l’essentiel :

  • sur le flanc gauche : deux prises USB, un lecteur SD/XD Pro, une prise VGA et la prise chargeur électrique
  • sur le flanc droit : un port USB, les entrée/sortie jack, une prise RJ45, un port antivol et une ouïe d’aération

Pas de lecteur CD/DVD qui prendrait trop de place, il faudra installer son OS depuis une clé USB ou un lecteur DVD externe. Je trouve dommage que le branchement électrique se fasse sur le côté, ce que je trouve moins pratique…

On ouvre la machine (qui ne se ferme pas par une saleté de petit clip qui se casse au bout d’un an, merci ldlc/textorm) sur un ensemble châssis/clavier/touchpad noir agrémenté de touche de gris métal chromé. A gauche du clavier on retrouve 5 LED qui indiquent la charge, les accès SSD, le verrouillage majuscule, le verrouillage numérique et le WIFI.  Au dessus du clavier, 3 boutons permettent d’allumer le PC, d’activer/désactiver le WIFI et de réduire la luminosité de l’écran.

A l’usage, on s’habitue très vite à la disposition des  touches du clavier et il est fort agréable à utiliser. C’est moins vrai pour le touchpad qui n’est pas spécialement agréable, ni précis.

Sous la machine, la batterie s’intègre parfaitement au châssis et ne boudine pas l’ordinateur. C’est la seule pièce amovible directement sous le PC. Sous celle-ci, on trouve une encoche pour insérer une SIM (3G?).

Voici une galerie photo de la bête pour vous faire une idée :

[Show as slideshow] [View with PicLens] p1060749x800 p1060751x800 p1060752x800 p1060753x800 p1060754x800 p1060755x800 p1060756x800 p1060757x800 p1060758x800 p1060759x800 p1060761x800 p1060762x800 p1060763x800 p1060764x800 p1060765x800 p1060766x800 p1060767x800 p1060771x800 p1060773x800

Démontage et accès RAM/HDD

LDLC le permettant avec maintien de la garantie, je vous propose d’ouvrir la machine pour une éventuelle upgrade. Pour ce faire, il va falloir retirer les 9 vis du châssis (cf. photo ci dessous). Puis, on glisse le capot vers soi pour le démonter. La RAM et le disque dur sont facilement accessibles. Sur ce modèle, LDLC intègre par défaut un SSD OCZ de 120Go et 2 Go de RAM.

Disque dur  et RAM sont les seuls éléments remplaçables par soi-même sans perte de garantie constructeur. La carte WIFI, aussi,  peut-être remplacée mais sans maintien de la garantie.

Allez Van Dame, full Contact!

Allumons donc la bête puis installons-y quelques OS pour s’assurer de sa compatibilité out-of-the-box (ou pas). Pour ce test, j’ai installé sur le Vulcain les OS suivants :

  • Windows 7 x32
  • Windows 7 x64
  • Windows 8 developer preview  x64
  • Ubuntu 11.10 x32 – (Unity et Gnome Shell)
  • Ubuntu 11.10 x64 – (Unity et Gnome Shell)

Pour installer les OS Windows à l’aide d’une clé USB, j’ai utilisé l’utilitaire Windows 7 USB/DVD download tool de Microsoft. Pour Ubuntu, j’ai utilisé Unetbootin.

Windows 7 oui, mais x32 de préférence

Le PC  est vendu comme compatible Windows 7 et fourni avec un CD de drivers. Malheureusement, les drivers ne sont fournis que pour la version x32 du système d’exploitation. Ce n’est pas spécialement pénalisant puisque seul un driver n’est pas reconnu (je ne suis pas parvenu à trouver lequel pour en forcer l’installation) et que le système 7 x64 fonctionne parfaitement sur le Vulcain.

Si la machine s’en sort plutôt bien sous Windows 7, notamment grâce à son SSD, elle n’obtient une note de performance que de 3,1/7,9.

Attention toutefois : les drivers fournis (sur CD pour un PC qui n’en a pas le lecteur…) ne sont pas proposés au téléchargement par Textorm sur son site Internet. Ne le perdez donc pas!

Windows 8, Windows 7 interfacé?

Le support matériel du Textorm sous Windows 8 developer preview  est tout à fait identique à celui de Windows 7. De fait, le problème de drivers est le même que sous Windows 7 pour la version x64. Après, le système Windows 8, prévu pour les tablettes est très léger. Je le trouve malgré tout, par son interface, inadapté à ce type de PC mais ici, la faute revient à Windows 8.

Presque taillé pour Ubuntu

Je dis presque car si le PC est out-of-the-box compatible avec la dernière version de Ubuntu en date (11.10), les touches de fonction fonctionnent sans indications, ce qui rend difficile le fait de savoir si sa webcam est active, etc.

La machine est assez puissante pour encaisser sans problème les interfaces performancophages que sont Unity et Gnome Shell. Malgré tout, la carte vidéo est loin d’être ultra puissante. Elle renvoie un résultat de à la commande glxgears un FPS de 59.516 images par secondes.

timcruz@DeLorean:~$ glxinfo | grep « direct rendering »

direct rendering: Yes

timcruz@DeLorean:~$ glxgears

Running synchronized to the vertical refresh.  The framerate should be

approximately the same as the monitor refresh rate.

298 frames in 5.0 seconds = 59.516 FPS

Le PC est tout de même capable de lire une vidéo HD en 1080p sans problème. Tant pour la version x32 que x64, le support est complet (ce qui est logique). Pour les curieux, voici une copie du lspci et lsusb de la bête : lspci_lsusb (9).

J’ai malgré tout rencontré quelques petits bugs sous Ubuntu que je n’ai pas connus sous Windows, toutes versions confondues :

  • lag du poste pendant une 20aine de secondes une fois la session ouverte. Je pense que le problème peut venir d’un support incomplet du SSD, pourtant j’ai appliqué les différentes configurations recommandées dans la doc Ubuntu.
  • arrêt incomplet du poste qui vide toute sa batterie. D’ailleurs, le problème n’a absolument pas lieu si on éteint le PC avec la commande sudo poweroff.
  • le PC a aussi rencontré un ou deux kernel panic lors du branchement de disques USB.

Malgré ces quelques problèmes, le PC tournant parfaitement sous Ubuntu, je dois avouer que durant mon test, je n’ai presque jamais eu à revenir sous Windows. La machine est tout à fait adaptée au système Linux et celui-ci est taillé sur mesure pour l’usage auquel ce genre de poste est dévolu (web/multimédia).

Performances générales

Comme je le disais plus haut, la puce vidéo qui équipe le Vulcain est loin d’être la plus puissante qui existe. De fait, la machine se retrouve vite à la traîne pour ce qui est jeux vidéos et 3D mais sait traiter les vidéos HD. Toutefois, les performances du Vulcain sont peu au dessus de celles des netbooks les plus puissants. Cela s’explique surtout par le fait que la plate-forme SU7300 de Intel est maintenant un peu vieillissante (mais nettement plus abordable que son équivalent pour ultrabook) face aux puces AMD Brasos.

La machine est donc beaucoup plus à l’aise pour un usage multimédia/web/chat, etc. D’ailleurs, si vous désirez vous faire une idée de la performance de la webcam, voici une photo prise avec :

En terme d’autonomie, la puce Intel ne s’en sort pas trop mal et permet au Vulcain d’offrir une autonomie mesurée – en utilisation web/multimedia, wifi activé – sous Linux de 4h00, pour 4h20 sous Windows. Elle peut encore être améliorée grâce à des utilitaires tels que Jupiter qui optimisent la puissance délivrée en fonction du besoin réel. En désactivant les puces inutiles comme la webcam ou le WIFI selon l’usage voulu, on peut réussir à flirter avec les 5heures d’autonomie en usage multimédia.

Caractéristiques techniques

ModèleLDLC Vulcain SP2-2-S10 (Textorm M13A SU7300)Système d’exploitationaucun – compatible Windows 7 et Ubuntu 11.10 (noyau Linux 3.0)ProcesseurIntel Core 2 Duo SU7300 (1.3 GHz – FSB 800 MHz – Cache 3 Mo)ChipsetMobile Intel GS45 ExpressMémoire RAM2Go DDR2 800 – PC2-6400StockageSSD OCZ 120Go SATA3Lecteur de carteMemory Stick, Multimedia Card, SD (Secure Digital)RéseauEthernet 10/100 Mbps – WiFi N 150MbpsConnectiquesBluetooth – 1 x Casque (Jack 3.5mm Femelle), 1 x Micro (Jack 3.5mm Femelle), 1 x RJ45, 2 x USB 2.0, VGA (D-sub 15 Femelle)Batterie6500 mAh – 4 cellules (Autonomie annoncée 5,5h – mesurée 4h20)

 

L’avis de la geekette

Seul (gros) bémol: le touchpad: je ne m’y suis toujours pas faite! Sinon ce serait pour ce genre de PC que je quitterais mon netbook. Son format est idéal pour mon usage quotidien, il est si léger qu’il permet de travailler dans le canapé, il est rapide (pour les impatients comme moi), son clavier est agréable et silencieux, et en plus sa robe bronze brossée est vraiment belle et originale!

 

Mon avis sur le Vulcain SP2

Pour juger le Vulcain SP2, il faut avant tout le replacer dans son contexte. En proposant à la vente des PC portables sans OS, LDLC vise un public geek susceptible d’y installer un système alternatif. J’ai clairement l’impression d’être dans la cible visée et honnêtement, je pense que la machine tient ses promesses : rapidité, support multi-OS et performances. Si quelques bugs ternissent le tableau, le poste fonctionne d’une façon très agréable. Le faible poids et le gabarit de la machine en font une machine nomade de premier ordre et comble aisément les lacunes des netbooks : performances, écran et résolution.

03 Décembre 2011 à 09:40

Sauvegarde incrémentale du blog via Littlewing

Voici un billet rapide expliquant la procédure que j'ai mise en œuvre pour faire des sauvegardes incrémentales de mon blog, tout du moins la partie WEB ( je n'ai pas la main sur la base de données ). J'effectue la sauvegarde grâce à rsync. Par défaut, cet outil ne supporte pas FTP. On peut néanmoins utiliser curlftpfs qui permet de monter une arborescence FTP dans le système de fichier.

Remarque : J'ai fait ces manipulations sur mon PC ubuntu 11.10 mais c'est reproductible sur toute distribution GNU/LINUX.

Pré-requis

$ sudo apt-get install curlftpfs rsync

Montage de l’arborescence distante

dans le fichier /etc/fstab, ajouter la ligne suivante:

curlftpfs#monID:monPASSWORD@monftpserver monchemindemontage fuse rw,user,allow_other,uid=1000,_netdev,noauto 0 0

Pour monter l’arborescence :

$sudo mount monchemindemontage

Lancement de la sauvegarde

rsync -rtv --progress monchemindemontage monrepertoiredesauvegarde

Bonjour à toutes et à tous !

Voici la question que Ronnie pose dans le numéro 55 du FCM, celui de novembre 2011 :

« Aimeriez-vous participer à une réunion mensuelle informelle sur IRC avec l'équipe du FCM ?

Pour donner votre réponse, allez à http://goo.gl/BEuYb».

En cliquant sur le lien, vous arriverez à une question principale et à plusieurs sous-questions (pourvues, celles-là, de menus déroulants). La question principale est la suivante :

Si nous organisons une réunion mensuelle, pensez-vous être intéressé ? Les réunions seraient très informelles et vous donneriez, à vous les lecteurs, l'occasion de communiquer vos idées et vos pensées à l'équipe du FCM.

La première sous-question est : Vous joindriez-vous à nous sur IRC une fois par mois ? Et les réponses possibles sont Peut-être... (Maybe), Oui, sans aucun doute ! (Yes, defnitely !), Non, c'est pas mon truc (Nah, not my kinda thing), et Oui, mais je ne suis pas certain de savoir comment faire fonctionner l'IRC (Yes, but I'm not sure how to work IRC).

La deuxième : Pas sur IRC. Peut-on utiliser ceci à la place ? Là il y a un cadre où vous pouvez mettre votre suggestion.

Troisième question : Quel jour vous convient le mieux ? (choisissez tous les jours ou vous seriez libre d'assister à une telle réunion). Vous pouvez cocher tous les jours que vous voulez - la liste commence avec lundi (Monday).

Ensuite : Quelle semaine du mois vous convient le mieux ? Cochez tout ce qui vous convient. La première, la deuxième, la troisieme ou la quatrième.

Et quelles heures (en TU) vous conviennent le mieux ? 18-19h (TU), 19-20h (TU), 21-22h (TU) 22-23h (TU) ou 23-24h (TU). N.B. TU = Temps universel, ce que les anglais appellent Greenwich Mean Time ou GMT. Actuellement, la France est à TU +1.

Enfin, Votre commentaire (Soyez bref, s'il vous plaît).

Comme toujours, nous sommes prêts à traduire votre commentaire, le cas échéant. Il suffit de nous l'envoyer à webmaster@fullcirclemag.fr et nous le rendrons en anglais tout de suite, ou presque !

À bientôt !

L'équipe du FCM en français.

Steve Winton - CC byVoici un billet un brin polémique qui affirme que le logiciel libre (et non l’open source) perd actuellement de son influence et que la Free Software Foundation de Richard Stallman en porte une lourde responsabilité.

Il est signé du chroniqueur Bruce Byfield que nous avons souvent traduit par le passé et qu’on ne peut soupçonner de troller pour troller. Il s’agit au contraire d’un réel et sincère amour déçu[1].

D’accord, pas d’accord ? Trop américano-centré ? En France, en Europe, il en va différemment ? Le logiciel libre se résume-t-il à la FSF ? etc. Il va sans dire que nous vous attendons dans les commentaires sinon c’est pas drôle :-)

7 raisons qui expliquent pourquoi le logiciel libre perd de son influence

7 Reasons Why Free Software Is Losing Influence

Bruce Byfield - 22 Novembre 2011 - Datamation
(Traduction Framalang : Goofy)

Pourquoi les idéaux du logiciel libre sont-ils moins populaires qu’il y a cinq ans ? La réponse n’est pas évidente et un peu polémique.

Il y a cinq ans, quand la majeure partie du code Java a été publiée sous licence GPL (General Public License), Sun Microsystems a pris soin d’associer la FSF (Free Software Foundation) à l’annonce, d’obtenir une déclaration d’approbation de Richard Stallman, le président de la FSF, et d’Eben Moglen son conseiller juridique.

Aujourd’hui, on voit mal quelle entreprise serait susceptible de faire le même effort. Lentement mais sûrement, le logiciel libre a perdu l’influence qu’il exerçait au sein de la communauté qu’il a créée.

Pratiquement il est difficile d’employer l’expression FOSS (Free and Open Source Software) en espérant être compris. Dans la plupart des cas, l’expression « logiciel libre », que l’on n’entend pratiquement plus, a été remplacée par « open source ».

Que s’est-il donc passé ?

Je ne dispose pas de chiffres précis à l’appui mais je suggère ici au moins sept raisons possibles. Certaines externes à la FSF, d’autres résultant directement de ses prises de décision. Choix qui ont pu paraître sensés à une époque mais ont eu parfois des effets pervers à long terme, quand ils n’ont pas été effectués trop hâtivement…

1. Trop de bonnes causes, pas assez de ressources

La FSF fonctionne avec une équipe dirigeante de moins d’une douzaine de personnes, et avec des bénévoles. Ses revenus pour 2010 étaient de 1,23 million de dollars. Avec de telles ressources, elle soutient le projet GNU, aide des entreprises et des projets à se conformer aux licences libres, et lance une dizaine de campagnes, depuis la lutte contre les DRM et les initiatives anti-Windows jusqu’aux efforts pour convaincre le plus grand nombre d’utiliser des formats audio libres.

Tous ces efforts sont dignes d’intérêt en eux-mêmes, mais pour rarement mentionnés et relayés, ils ne trouvent que peu d’écho. Mais ce sont là des problèmes bien plus nombreux que ceux qu’a traités la FSF dans le passé, et elle le fait avec à peine quelques centaines de milliers de dollars de plus qu’en 2006, quand ses ressources lui permettent difficilement de mener à bien une seule de ces actions. Par conséquent la FSF finit par se révéler inefficace, et rares sont les campagnes qui captivent l’attention générale au sein de la communauté, plus rares encores celles qui atteignent leur objectif.

2. On ne trouve pas de nouveaux adeptes et on néglige les anciens

Ces cinq dernières années, la FSF s’est efforcée d’investir son activité sur les réseaux sociaux, pour atteindre un plus large public. Le mérite de ces efforts revient essentiellement aux actions du précédent directeur général Peter Brown, parce qu’il a une trajectoire personnelle d’activiste. C’est un pas en avant dont j’ai dit tout le bien que je pensais à l’époque, et je considère encore que c’est une bonne stratégie.

Malheureusement, cette tentative a largement échoué, certainement là encore victime de ressources trop limitées. Par ailleurs il s’agissait dans le mouvement d’établir une distinction entre la FSF et le plus technique projet GNU. J’ai entendu beaucoup de développeurs exprimer leur réticence quant aux positions activistes de la FSF en souhaitant qu’elle recentre ses activités sur le logiciel. Au final la FSF a aggravé son cas : échouant à gagner de nouveaux publics à sa cause, éloignant d’elle ses adeptes déjà existants.

3. Ubuntu a remplacé Debian

Nombreux sont ceux qui ne s’en souviennent plus aujourd’hui, mais il y a cinq ans, la communauté Debian était une référence pour le logiciel libre. Elle n’était pas toujours d’accord avec la FSF, en fait, Debian était réputé pour suivre son propre chemin, imposer sa propre définition du logiciel libre, et se faire un avis autonome sur des questions comme celle de savoir si la licence GNU Free Documentation est vraiment une licence libre (oui, c’est Debian qui décidait après un long débat, dans certaines occasions). Et encore récemment quand la FSF a créé la version 3 de la GPL, elle a pris soin de consulter les représentants de Debian.

Toute aigreur mise à part, en tant que distribution basée sur la communauté la plus répandue, Debian a donné une crédibilité supplémentaire à la reconnaissance du logiciel libre. Tout du moins Debian a-t-elle aidé à donner l’impression d’une communauté suffisamment grande pour avoir des différences. Aujourd’hui, cependant, alors que Debian est une distribution plus influente que jamais, une bonne part de la notoriété dont elle jouissait a été captée par sa dérivée Ubuntu. Et ce n’est pas la faute d’Ubuntu qui, soutenue par une entreprise commerciale qui doit rechercher le profit, n’hésite pas à renoncer à certains principes du logiciel libre par commodité

Avec cet allié et partenaire de la FSF qui devient moins influent, c’est toute la cause du logiciel libre qui s’est affaiblie. À défaut de mieux, la controverse et les débats avec Debian ont aidé à garder présents à l’esprit de la communauté les problèmes de principes.

4. Le défi des nouvelles technologies n’est pas relevé

De nouvelles technologies aient été introduites ces cinq dernières années. Or la stratégie majeure de la FSF a été de les dénoncer, puis de les ignorer. Ces derniers temps, Stallman a ainsi vilipendé l’informatique dans les nuages, les e-books, les téléphones mobiles en général et Android en particulier.

Dans chaque cas, Stallman a souligné à juste titre les problèmes concernant la vie privée et les droits du consommateurs, ce que les autres ont souvent oublié de mentionner. Le problème c’est qu’en continuant d’ignorer ces nouvelles technologies on ne résout rien, et que le mouvement du logiciel libre devient moins pertinent dans la vie des gens. Beaucoup sont attirés par ces nouvelles technologies, et d’autres sont contraints de les utiliser pour échanger, travailler et communiquer avec la majorité.

La licence libre Affero GNU GPL de la FSF devait etre tout indiquée pour l’informatique dans le nuage. Pourtant, selon les statistiques de Black Duck, elle n’est dans le fait que trop rarement utilisée, seulement 401 logiciel sont sous cette licence alors qu’il existe des centaines de milliers de logiciels sous licence libre. En persistant à mettre l’accent sur l’ordinateur de bureau traditionnel, le logiciel libre se tient à distance des technologies actuelles pour lesquelles justement il serait le plus nécessaire.

6. La scission de la licence GPL

En juin 2007, la FSF a publié la version 3 de la GPL. Cette mise à jour s’efforçait de prendre en compte les nouvelles technologies et les moyens de contourner les clauses de la version 2. Cette nouvelle version a été le résultat d’une concertation sans précédent entre la communauté et les entreprises parties prenantes.

Toutefois, cette consultation demandait d’atteindre un consensus. Lorsque Linus Torvalds a décidé que le noyau Linux resterait sous la GPLv2, la FSF est allée de l’avant vers la GPLv3 sans en tenir compte.

Sur le moment, la décision a paru sensée pour éviter une impasse. Mais on se retrouve actuellement avec une GPLv2 utilisée par 42,5% des logiciels libres contre moins de 6,5% pour la GPLv3 selon Black Duck.

Avant cette révision majeure, la licence GPL contribuait à unifier la communauté, et la FSF, en tant que créateur, promoteur et défenseur de la GPL, avait une forte présence en son sein. Or aujourd’hui, la GPLv2 est considérée comme la version que privilégient les supporters de l’open source, et la GPLv3 celle des défenseurs du logiciel libre. Et non seulement l’ensemble de la philosophie du logiciel libre en apparaît affaiblie, mais encore le fossé s’élargit entre logiciel libre et open source.

Plus encore, comme si la situation n’était pas déjà assez mauvaise, il semble qu’il y ait une tendance à adopter des licences permissives qui n’exigent pas le partage du code, comme le font toutes le versions de la GPL.

6. On n’assiste pas aux conférences

Richard Stallman et beaucoup d’autres membres de la FSF refusent de participer à des conférences qui n’utilisent pas l’expression exacte « GNU/Linux » en lieu et place du simple « Linux » dans leur intitulé et leur promotion. En fait Stallman est connu pour refuser de s’exprimer devant un groupe de journalistes qui n’utiliseraient pas la bonne nomenclature, c’est-à-dire la sienne (NdT : cf la librologie Les mots interdits de Richard Stallman).

La principale exception à ma connaissance est Eben Moglen, dont le travail à la Software Freedom Law Center implique beaucoup de gens qui se revendiquent comme des supporters de l’open source.

Je comprends que ce refus soit une question de principe. Cependant, en dépit de tous les moyens de communication qu’offre Internet, le contact et la communication directs demeurent importants pour la communauté. En maintenant coûte que coûte leurs idéaux, les défenseurs du logiciel libre se sont rendus invisibles, se coupant des réseaux sociaux et autres associations informelles qui émergent lorsque les gens se parlent dans la vraie vie.

7. Richard Stallman fait des gaffes

En tant que fondateur et principal porte-parole de la FSF, Richard Stallman a joué un rôle décisif dans l’histoire du logiciel libre. Personne ne peut le contester et personne ne reviendra là-dessus

Mais l’entêtement de Stallman, qui a aidé la diffusion et l’essor des principes du logiciel libre, semble maintenant à beaucoup un handicap. Stallman affiche de façon continuelle son obsession des définitions qui détournent des principaux points pour lesquels la liberté logicielle est nécessaire. De plus, ces temps-ci, il semble ne vouloir jamais rater la moindre occasion de critiquer, pas toujours avec pertinence, la philosophie de l’open source,

Pire encore, Stallman a tout un passé de gaffeur, sans jamais admettre avoir eu tort. En juillet 2009, il a suscité la controverse en refusant de retirer une remarque sexiste qu’il avait faite au Desktop Summit à la Grande Canarie. Plus récemment, Stallman notait à propos de Steve Jobs « je ne suis pas content qu’il soit mort, mais je suis content qu’il soit parti », puis il a précisé son propos quelques semaines plus tard. Le problème ce n’est pas qu’il ait eu tort d’accuser Jobs de rendre populaires des technologies fermées, c’est que beaucoup de gens ont trouvé que ses déclarations étaient indélicates et inopportunes en parlant d’un homme qui venait de mourir, et qu’un responsable d’organisation aurait dû montrer plus de bon sens et ne pas faire de suite de telles remarques.

Stallman est loin de représenter à lui seul l’ensemble du logiciel libre, mais force est de constater que beaucoup de gens ont une mauvaise opinion de ce mouvement à cause de lui.

Renverser la vapeur

Aucune des raisons mentionnées ci-dessus ici n’est fatale en elle-même. Cependant, additionnées, elles forment une longue trame sur laquelle on peut expliquer pourquoi les idéaux de la FSF et des logiciels libres exercent moins d’influence qu’auparavant.

En tant que supporter du logiciel libre, je ne peux qu’espérer que ce manque d’influence pourra être renversé. Cinq ans c’est court, et je ne vois aucune raison qui pourrait empêcher le logiciel libre de récupérer le temps et le terrain perdus.

Le seul problème est de savoir si les membres influents du logiciel libre vont admettre les problèmes et les corriger… Je l’espère, mais je ne suis pas très optimiste quant à la réponse.

Notes

[1] Crédit photo : Steve Winton (Creative Commons By)

Depuis le passage à Ubuntu 11.10, impossible de lire ses fichiers mp3 locaux. Spotify nous gratifie d’un joli message nous indiquant qu’il y a une erreur avec le décodeur audio.

Attention, même si ce sont des paquets issues des dépôts officiels d’Ubuntu, le fait d’installer des paquets des paquets d’une ancienne version n’est pas supporté par Ubuntu. Vous êtes seul responsable de vos agissements, ne venez pas vous plaindre si vous avez tué un manchot sans défense (ben oui, ce sont les morses qui ont des défenses).

Pour régler ce problème, télécharger les 3 fichiers suivants:

OS 32bits:

wget https://launchpad.net/~ubuntu-security/+archive/ppa/+build/2789249/+files/libavcodec52_0.6.2-1ubuntu1.1_i386.deb
wget https://launchpad.net/~ubuntu-security/+archive/ppa/+build/2789249/+files/libavformat52_0.6.2-1ubuntu1.1_i386.deb
wget https://launchpad.net/~ubuntu-security/+archive/ppa/+build/2789249/+files/libavutil50_0.6.2-1ubuntu1.1_i386.deb

OS 64bits:

wget https://launchpad.net/~ubuntu-security/+archive/ppa/+build/2789247/+files/libavutil50_0.6.2-1ubuntu1.1_amd64.deb
wget https://launchpad.net/~ubuntu-security/+archive/ppa/+build/2789247/+files/libavcodec52_0.6.2-1ubuntu1.1_amd64.deb
wget https://launchpad.net/~ubuntu-security/+archive/ppa/+build/2789247/+files/libavformat52_0.6.2-1ubuntu1.1_amd64.deb

Ensuite, installez-les:
sudo dpkg -i libav*

Et relancez Spotify :)

Il peut arriver que l'on ait besoin de bidouiller un paquet existant, le plus souvent pour appliquer une correction de bogue à une application non encore publié sous une version plus récente. La procédure est relativement simple :

  1. Récupérer le paquet source via apt-get source nom-du-paquet-source ;
  2. Rendez-vous dans le répertoire du paquet source et faîtes ce qui doit fait (patch, etc) ;
  3. Exécuter debchange --nmu "bla bla bla" en tapant une description appropriée de la modification effectuée, cela incrémentera le numéro de version de sorte que le système n'écrasera pas votre paquet par celui d'origine ;
  4. Exécuter debuild ;
  5. Installer et profitez de votre paquet !

Bon, j'espère sincèrement ne pas vous saturer par la haute fréquence de mes billets…

ClipGrab est une application libre permettant à la fois de télécharger des vidéos sur internet et de les convertir en différents formats comme WMV, MPEG4, OGG Theora, MP3 (audio) et OGG Vorbis (audio).

La recherche de vidéos s’effectue sur YouTube.

Vous pouvez également si vous le souhaitez télécharger des vidéos sur les sites Clipfish, Collegehumor, Dailymotion, MyVideo, MySpass, Sevenload, Tudou et Vimeo en indiquant le lien de la vidéo désirée.

Comme le montre la capture d’écran ci-dessus, le choix du format se fait au lancement du téléchargement.

ClipGrab n’étant pas disponible dans les dépôts officiels d’Ubuntu, vous ne devez l’installer qu’en toute connaissance de cause en ouvrant un terminal et en entrant la commande :

sudo add-apt-repository ppa:clipgrab-team/ppa && sudo apt-get update && sudo apt-get install clipgrab

ClipGrab est désormais accessible depuis votre dash.

Pour installer ClipGrab dans d’autres distributions, il vous suffit de vous rendre sur le site de l’application.

Amusez-vous bien.

 

Billets reliés

Alors que Firefox 8 est sorti il y a à peine plus de deux semaines, La fondation Mozilla propose déjà aux utilisateurs de télécharger la première bêta de sa prochaine mouture. Une des nouveautés majeures de cette version est  la nette amélioration de l’exécution de javascript (44 % plus rapide que Firefox 8).

Si vous êtes du genre peu patient et que vous souhaitez tester cette bêta sans attendre la sortie officielle de la version stable -chose que je recommande, car Mozilla se plaint souvent du peu de remonté de bugs des versions GNU/Linux – voilà un petit billet pour vous expliquer comment l’installer via les dépôts ppa de Mozilla.

Pour l’installer donc, commencer par ajouter ce dépôt ppa avec la commande suivante :

$ sudo add-apt-repository ppa:mozillateam/firefox-next

Ensuite mettez à jour votre sources.list :

$ sudo apt-get update

Enfin, installer la nouvelle version de firefox :

$ sudo apt-get install firefox

Une dernière chose, n’oublier pas de mettre à jour votre distribution régulièrement, pour télécharger les mises à jours proposé par Mozilla.

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25 Novembre 2011 à 17:46

World of Warcraft sur Linux via Quack1

Certains d'entre vous jouent peut être à World Of Warcraft sur Linux en utilisant wine.Pour ceux qui souhaiteraient le faire, il y a un très bon tutoriel dédié dans la doc d'Ubuntu.

Personnellement, la chose m'avait un peu rebutée à cause d'un nombre d'images par secondes (ips ou fps(en anglais)).

J'ai découvert hier matin une petite astuce pour l'augmenter considérablement.

Il suffit de cocher l'option "Réduire la latence" dans les options vidéo de World of Warcraft :

Bon, évidemment, l'image est un peu plus moche qu'avant, mais ça n'empêche absolument pas de jouer :P Et ça nous évite de devoir rebooter sur Windows pour pouvoir geeker entre 2 lignes de codes!!

J'espère que ça marchera aussi chez vous, mais il n'y a pas de raisons ;)

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