Planet

GeTax, le logiciel de saisie de déclaration d’impôts pour les contribuables genevois (disponible également pour la plupart des autres cantons suisses) est sorti il y a quelques mois, mais malgré tous les efforts consentis pour aider l’éditeur du logiciel DV Bern et l’administration fiscale du canton pour qu’ils réalisent des paquets d’installation utilisables par le commun des mortels, force est de constater que si vous n’êtes pas un administrateur système Linux confirmé, il vous sera à nouveau impossible d’installer ou d’utiliser ce logiciel sans l’aide d’un tiers.

En effet, les instructions données par l’équipe de GeTax sont plus que lacunaires :

Téléchargez le fichier ci-dessus, et après téléchargement :

  • ouvrez un terminal,
  • positionnez-vous dans le répertoire où se trouve le fichier d’installation (avec la commande « cd ») ;
  • tapez la formule magique (sic) : sh ./getax2010_linux_v120.bin
    et GeTax2010 s’installe.

Si par votre pratique régulière de la magie noire et diverses incantations de commandes obscures vous arrivez par miracle à installer GeTax avec ces instructions (si c’est le cas, pensez à passer une certification Linux, vous êtes prêts !), vous vous retrouverez néanmoins comme les autres années avec toute une palette de problèmes secondaires déjà décrits en 2009 (impossible d’ouvrir les PDF avec le lecteur par défaut, pas de raccourci sur le bureau ou dans le menu des applications pour lancer GeTax, etc.).

J’ai pourtant au fil des années proposé de nombreuses solutions à DV Bern et à l’administration :

  • Pour GeTax 2008, après avoir décrit en détails comment installer ce logiciel, j’ai communiqué à l’équipe de GeTax une liste des problèmes et fourni les patches nécessaires pour les corriger ; j’ai ensuite construit des paquets d’installation faciles à utiliser pour les utilisateurs des distributions Linux les plus connues.
  • Pour GeTax 2009, l’administration fiscale a fait appel a mes services pour réaliser de nouveaux paquets et je les en remercie ; néanmoins, ils n’ont pas été diffusés depuis leur site ou le CD-ROM officiel ce qui a évidemment grandement limité leur intérêt (plus d’un millier de contribuables ont néanmoins téléchargé les paquets depuis mon site).
  • Pour GeTax 2010, j’ai été en communication avec DV Bern et l’administration fiscale de plusieurs cantons qui m’ont indiqué ne pas avoir les ressources nécessaires pour réaliser ces paquets eux-mêmes ou avec mon concours (max. 1 à 2 jours de travail).

Il faut savoir que les problèmes rencontrés avec GeTax touchent de façon identique toutes les autres applications de l’éditeur de ce logiciel (déclaration pour les personnes morales, certificats de salaires, etc.) et qu’il est difficile à comprendre pourquoi ils ne résolvent pas ces problèmes à la source (il suffirait en effet d’appliquer mes corrections et de mettre à disposition un dépôt officiel pour ces logiciels afin de profiter des mises à jour automatiques proposées par le système d’exploitation).

À cause de tous ces défauts et de mon investissement dans ce domaine, comme chaque année, plusieurs dizaine de personnes me contactent afin de me demander comment installer ce logiciel ou générer le PDF de la déclaration et je me retrouve à fournir du support technique à la place des administration fiscales concernées. De leur côté, les administrations indiquent qu’elles ne reçoivent pas assez de plaintes ou n’ont pas assez de contribuables sous Linux pour considérer cette situation comme un problème (on retrouve ici un problème déjà rencontré avec l’implémentation de Linux dans les écoles publiques : si on remet aux utilisateurs des outils volontairement déficients, ceux-ci préféreront utiliser une solution alternative (utiliser un poste de travail sous Windows, faire faire leur déclaration par un tiers), plutôt que de perdre du temps à se plaindre aux personnes sensées leur fournir ces outils.

J’invite donc les utilisateurs Linux de GeTax (VaudTax, JuraTax, VSTax, etc.), GeTaxPM,  Certificat de salaires, etc. qui souhaitent mettre un terme à cette situation à contacter leurs administrations afin de se plaindre du traitement déplorable qui est fait aux utilisateurs de Linux qui disposent pourtant du système d’exploitation sous lequel l’installation de logiciels est certainement l’une des fonctions les plus abouties et simples en comparaison de Windows et Mac OSX.

N’hésitez pas à commenter cet article ou mes paquets d’installation dans vos commentaires et retrouvez mes paquets GeTax sur http://getax.ernstfamily.ch (je n’aurai pas le temps cette année de les tester sur autant de distributions, versions et architectures que l’année passée, mais n’hésitez pas à me contacter en cas de difficulté avec votre distribution de Linux ou configuration particulière).

flattr this!

J’ai récemment migré mon poste de test vers Ubuntu 11.04 (Natty Narwhal, version Alpha 3, Amd64), comme d’habitude, non pas une installation complète mais une mise à niveau via la commande:

update-manager -d

qui permet de mettre à jour le système vers la version de développement.

Une fois la mise à niveau effectuée, l’interface graphique ne s’est pas relancée automatiquement, problème lié au pilote nvidia précédemment utilisé. Une fois le fichier de configuration de xorg renommé à l’aide de la commande suivante:

sudo mv /etc/X11/xorg.conf /etc/X11/xorg.conf.old

Gdm ne se lance pas tout seul, je relance gdm dans les services au démarrage (désactivé automatiquement lors de la mise à niveau ???):

sudo update-rc.d -f gdm defaults

Puis suit un redémarrage du système, je retrouve enfin mon écran de login. Une fois logué (session classique), je reconfigure le pilote nvidia via l’interface graphique en exécutant nvidia-xconfig puis nvidia-settings.

Je retrouve l’usage de mes 2 écrans en twinview (bureau en continu sur les 2 écrans).

Autres problèmes:

Unity:

Sur mon poste et malgré plusieurs tentatives, impossible d’utiliser l’interface « Unity » pourtant configurée en tant qu’interface par défaut lors du login (choisir « interface classique » au login pour basculer sur gnome)

Firefox 4:

Incompatibilité de profil entre Firefox 3.6 et Firefox 4, impossible de lancer Firefox 4 même en safe mode, j’ai du renommer mon profil afin qu’un nouveau puisse être crée. j’ai ensuite réimporté mes favoris sur celui-ci.

mv /home/user/.mozilla /home/user/.mozilla.ff3_6

Une fois cette manipulation effectuée, Firefox 4 se lance sans problème. La restauration des favoris se fait via le gestionnaire de bookmark => Import => Sélectionner le dernier fichier de backup dans le profil « .mozilla.ff3_6″.

Pour le reste, tout semble fonctionner convenablement hormis quelques freeze complet (arret disques durs + perte clavier et souris) de temps en temps, problème récurrent sur ce poste depuis Ubuntu 9.10. (spécifique à la version 64 bits)

Pour test, une Debian Squeeze est également installée sur ce poste, sur le même disque dur et avec les même applications, je n’ai pas le moindre problème de freeze.

Certains d’entre vous ont déjà testé cette future version d’Ubuntu, d’autres s’y interressent et se demande s’ils peuvent franchir le pas avant la mise à disposition de la version finale. Cette version ne me semble pas encore suffisamment stable pour ceux qui ne s’y connaissent pas suffisamment en ligne de commande. De plus Unity proposé comme interface par défaut est encore loin d’être opérationnel sur cette version en tout cas.

Si vous rencontrez d’autres problèmes spécifiques, que vous ayez ou non trouvé une solution, venez partager votre expérience en laissant un commentaire afin de recenser les problèmes les plus fréquents avec cette nouvelle version (La version beta 1 est prévue pour le 31 mars 2011 pour une version finale le 28 avril 2011).

flattr this!

Voici une méthode permettant d’installer LibreOffice 3 à partir d’un dépôt Personal Package Archive (PPA). L’avantage du PPA par rapport à l’installation manuelle à partir des fichiers « .deb » est de recevoir les mises à jour ainsi que les mises à niveau automatiquement.

Veuillez noter que OpenOffice.org et LibreOffice ne peuvent coexister. Installer LibreOffice en suivant ces instructions supprimera OpenOffice.org de votre système.

Les manipulations qui suivent nécessitent des manipulations à effectuer avec des droits superutilisateurs (root) dont le mauvais usage peut engendrer des effets néfastes pour votre système. Je ne suis donc pas responsable de vos erreurs.

L’installation

Dans un terminal (Applications> Accessoires> Terminal):

sudo add-apt-repository ppa:libreoffice/ppa

On met à jour:

sudo apt-get update

On installe me « meta-package » LibreOffice:

sudo apt-get install libreoffice

Ensuite l’intégration pour gnome:

sudo apt-get install libreoffice-gnome

Et pour terminer la langue française:

sudo apt-get install libreoffice-l10n-fr

Voilà un tout nouveau LibreOffice

Notes:

Il est possible d’installer des applications spécifiques de LibreOffice, au lieu de toutes les applications.

  • libreoffice-writer: Traitement de textes
  • libreoffice-calc: Feuille de calcul
  • libreoffice-impress: Présentations
  • libreoffice-draw: Dessin
  • libreoffice-base: Base de données
  • libreoffice-math: Éditeur d’équations
  • libreoffice-filter-mobiledev: Filtres pour dispositifs mobiles

Si vous utilisez KDE comme bureau, l’intégration peut se faire par la commande suivante:

sudo apt-get install libreoffice-kde

Source

Également à lire.....

Étant l'heureux possesseur d'une freebox V6, et étant comme tout le monde en incapacité de lire les fichiers de sous-titre (srt), j'ai décidé ce week-end d'essayer de régler le problème (principalement pour la tranquilité du ménage ;)).

Lire les fichiers srt

Résumons, le protocole UPnP, utilisé entre la freebox server et le freebox player, ne permet pas de lire les fichiers srt (ce n'est tout simplement par suppporté par le protocole).

La solution est donc de se servir d'un serveur[1] domestique (celui où se trouve ce blog en réalité), afin de réencoder au fur et à mesure la vidéo avec les sous-titres et ne proposer qu'un flux unique contenant la réunion des deux. Pour cela, j'ai utilisé mediatomb sur mon serveur lucid, et après avoir corrigé et simplifié le script sur la documentation francophone d'ubuntu, j'ai enfin accès aux vidéos, avec des sous-titres sur la freebox V6! Pour ceux qui veulent en savoir plus, voir les avantages et les inconvénients du transcoding.

Vidéos sur Youtube

Vu qu'il m'arrive (rarement) de regarder quelques émissions sur Youtube, je me suis dit qu'il serait dommage de s'arrêter en si bon chemin :)

Je me suis donc mis en quête d'envoyer les flux mp4 (H.264) directement au freebox player. La documentation officielle de mediatomb explique cela assez bien. Il suffit d'ajouter un:

<account user="utilisateur" password="mot de passe"/> au bon endroit du fichier de configuration (/etc/mediatomb/config.xml), puis de changer la section:

@@<YouTube enabled="yes" refresh="28800" update-at-start="yes" purge-after="604800" racy-content="exclude" hd="no"> <favorites user="utilisateur"/> <standardfeed feed="most_viewed" time-range="today"/> <playlists user="utilisateur"/> <uploads user="utilisateur"/> <standardfeed feed="recently_featured" time-range="today"/> </YouTube>@@

en replaçant bien entendu le nom d'utilissateur et le mot de passe aux bons endroits.

Cependant, cela ne marchait pas (je n'avais pas accès au compte "Online Service") de mediatomb. En lisant la documentation, il est fait état que cette fonctionnalité utilise curl. Pas de problème, un apt-get install curl fixe cela! Cependant, après un redémarrage de mediatomb, je ne vois toujours rien à part les flux récents sur Youtube :/

Quelques recherches montrent rapidement que la version incluse dans la 10.04 (0.12.0~svn2018) de mediatomb, ne supporte plus YouTube. Je trouve alors le ppa de micahg (le mainteneur d'ubuntu) qui a backporté 0.12.1 pour lucid.

Installation et hop redémarrage! Je vois alors toujours les flux récents et mes favoris, mais le Freebox player m'indique que le fux n'est pas valide. Que se passe-t-il?

En regardant les logs, je vois que mediatomb se reçoit (méchamment) une page 404 de Youtube. Après un peu de recherche, il semble que Youtube ait récemment changé quelques adresses. Un patch posté sur le bugtracker de mediatomb corrige ceci. Je l'ai intégré à 0.12.1 et envoyé sur mon ppa pour lucid. Après installation, tout se passe bien, je vois donc les vidéos sur Youtube sur la freebox V6. Il me suffit d'ajouter les vidéos en favoris sur mon compte pour y avoir directement accès par upnp sur tous mes lecteurs :)

Mais quel fût ma stupeur en voyant de nombreuses erreurs (tâches vertes, freeze complet, etc.) sur cette vidéo par exemple. Voulant vérifier que le problème venait bien de médiatomb, je me suis rué sur ma playstation 3. Elle cependant, lit cette même vidéo avec le même serveur UPnP mediatomb parfaitement… je peux mettre en pause, accélérer, arrêter.

Bref, encore du travail à faire au niveau de la Freebox V6 et de son player? Il semble bien, aussi bien pour trouver une solution pour ces sous-titres que dans les codecs supportés (même si le H.264 est officiellement supporté). Report de bug pour le freeplayer ici.).

Notes

[1] redondance!

Numereeks est heureux de vous annoncer le lancement de son nouveau site d'actualités "Bbox Actus", consacré à la Bbox de Bouygues Telecom. Il reprend tous nos articles et dossiers autour des produits ainsi que des services de l'opérateur sur un site spécialement dédié.


La motivation pour lancer un tel site est née de plusieurs constatations :

- De nombreux visiteurs arrivent sur Numereeks après avoir tapé des mots clés comme "bbox", "ideo" ou "bouygues" sur Google

- D'autres utilisent également le moteur interne du site pour trouver des actualités autour de Bouygues

- Contrairement à Free, SFR ou Orange, il n'existe aujourd'hui que peu de sites dédiés aux offres de l'opérateur

- Certains de nos articles consacrés à la Bbox ou à Bouygues Telecom sont beaucoup consultés

- L'actualité de Bouygues est riche ces dernières semaines

Le site d'actualités consacré à la Bbox de Bouygues Telecom
Si vous disposez déjà d'un compte sur Numereeks, inutile d'en recréer un autre, vous pourrez l'utiliser pour vous connecter directement sur Bbox Actus.

Nous avons mis à votre disposition un flux RSS ainsi que des pages Facebook et Twitter afin de vous permettre de vous tenir informés le plus rapidement possible sur l'actualité de votre opérateur.

Nous espérons que Bbox Actus saura vous satisfaire et vous promettons des nouveautés dans le futur si le succès du site est au rendez-vous.

En attendant nous vous souhaitons une bonne visite sur www.bbox-actus.com et vous remercions de votre indulgence, la peinture est encore fraîche !

Ubuntu Font FamilyJ'ai récemment changé la police de ce blog. J'ai choisi la police Ubuntu qui a l'avantage d'être libre (Ubuntu Font Licence 1.0) donc utilisable dans vos propres documents. Lisez la suite de cet article pour savoir comment l'appliquer à votre site web sans que l'internaute ait besoin de la télécharger.

Cela est possible grâce à Google Font API. Il suffit d'ajouter deux lignes à votre site.

  • Dans le header de votre page HTML ajoutez la ligne <link rel="stylesheet" type="text/css" href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Ubuntu:regular,italic,bold,bolditalic&amp;subset=Latin" />
  • Dans votre feuille de style CSS, à la ligne qui définit la famille de police ajoutez en premier "Ubuntu". Ça donne la ligne suivante dans mon cas : font-family: Ubuntu, Verdana, Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif;

Et voilà le texte de votre site s'affiche avec une nouvelle police !

L'inconvénient est que la validation W3C du CSS (niveau 2.1) ne passe plus. C'est vraiment dommage pour les gens comme moi qui tiennent à respecter les standards. C'est valide en CSS niveau 3.

Bien sûr on peut la télécharger au format TTF pour l'utiliser dans des documents textes. Sous Ubuntu 10.10 (maverick) et supérieure : apt-get install ttf-ubuntu-font-family et pour les autres : ubuntu-font-family-0.70.1.zip.

J'utilise la version 10.04 LTS d'Ubuntu depuis sa sortie, ça fait donc presque un an. Au fil des mises à jour, des nouveaux noyaux sont installés, rendant obsolètes les anciens. Le problème, c'est qu'à chaque nouveau noyau, ça fait 2 lignes supplémentaires dans la liste du Grub au démarrage de la machine.

D'habitude (avec les anciennes version d'Ubuntu, et donc de Grub), je modifiais juste le fichier de conf du Grub (/boot/grub/menu.lst) pour effacer de la liste les anciens noyaux. C'est une mauvaise solution et c'est plus compliqué à faire avec la nouvelle version de Grub. J'ai donc décidé de faire les choses correctement : supprimer les anciens noyaux. Je gagne ainsi de la place sur mon disque dur et dans ma liste de Grub.

I. Connaitre les noyaux installés

Nous allons commencer par regarder les noyaux qui sont installés sur notre machine. Pour cela, on utilise la commande suivante :

sudo dpkg -l | grep linux

Cela nous affiche tous les paquets installés sur notre machine contenant le mot "linux". Dans cette liste, ce sont ces entrées qui nous intéressent :

ii  linux-headers-2.6.32-25              2.6.32-25.45                                    Header files related to Linux kernel version
ii  linux-headers-2.6.32-25-generic      2.6.32-25.45                                    Linux kernel headers for version 2.6.32 on x
ii  linux-headers-2.6.32-26              2.6.32-26.48                                    Header files related to Linux kernel version
ii  linux-headers-2.6.32-26-generic      2.6.32-26.48                                    Linux kernel headers for version 2.6.32 on x
ii  linux-headers-2.6.32-27              2.6.32-27.49                                    Header files related to Linux kernel version
ii  linux-headers-2.6.32-27-generic      2.6.32-27.49                                    Linux kernel headers for version 2.6.32 on x
ii  linux-headers-2.6.32-28              2.6.32-28.55                                    Header files related to Linux kernel version
ii  linux-headers-2.6.32-28-generic      2.6.32-28.55                                    Linux kernel headers for version 2.6.32 on x
ii  linux-headers-generic                2.6.32.28.32                                    Generic Linux kernel headers
ii  linux-image-2.6.32-25-generic        2.6.32-25.45                                    Linux kernel image for version 2.6.32 on x86
ii  linux-image-2.6.32-26-generic        2.6.32-26.48                                    Linux kernel image for version 2.6.32 on x86
ii  linux-image-2.6.32-27-generic        2.6.32-27.49                                    Linux kernel image for version 2.6.32 on x86
ii  linux-image-2.6.32-28-generic        2.6.32-28.55                                    Linux kernel image for version 2.6.32 on x86

Dans mon exemple, on voit que mon noyau actuel (le plus récent) est le 2.6.32-28 et que j'ai 3 vieux noyaux, les -25, -26 et -27 (j'ai déjà fait le ménage dans ma liste, hier, j'avais jusqu'au -21).

II. Supprimer les noyaux obsolètes

Avant tout, une petite mise en garde s'impose, cette opération n'est pas anodine, attention à ce que vous faites, ne supprimez pas n'importe quoi ;)


Ici, je vais supprimer le noyau 2.6.32-25.

Pour supprimer une version, j'exécute simplement cette commande :

sudo aptitude purge linux-headers-2.6.32-25 linux-headers-2.6.32-25-generic linux-image-2.6.32-25-generic

On voit qu'il n'y a que 3 fichiers à renseigner, le "linux-headers", "linux-headers-generic" et "linux-image-generic". Aptitude supprimera les dépendances qui sont devenues inutiles et lancera la commande de reconstruction du grub en supprimant ce noyau.

Je note que 185Mo seront libérés suite à cette suppression. J'ai supprimé de la sorte 6 anciens noyaux, soit un gain de 1,11Go !



Attention : Il est conseillé de conserver un ou deux noyaux précédent l'actuel. Par ailleurs, évitez de supprimer le noyau le plus récent ;)

Ça faisait quelques temps que je cherchais l'option ultime qui me permettrait de mettre automatiquement au premier plan empathy lorsqu'un de mes contacts entamait une discussion. Je n'avais qu'une alerte via libnotify. Ce comportement est natif sous pidgin, mais vu que le client de messagerie instantanée sous ubuntu est désormais empathy, je me suis décidé à le tester. J'ai finalement opté pour ce logiciel.

Après quelques semaines mois jours de bataille avec empathy (fierté oblige :D ), je me suis décidé à poser cette question sur le forum ubuntu. Et la qu'est-ce que j'apprends, tout est dans les préférences! Comme si je ne les avais pas regardées....

Bon, ne doutant pas de la parole de mon interlocuteur, je me suis décidé à tout tester ... et oui, tout est dans les préférences, mais mal expliqué.

Pour avoir le comportement souhaité, il faut décocher l'option "Afficher les évènements dans la zone de notification". Vous aurez donc une alerte dans la zone de notification ( logique...) et une fenêtre de discussion au premier plan.

Capture-Preferences-empathy.png

En espérant que ca serve à d'autres...

Mark Robinson - CC byC'est un billet un peu technique que nous vous proposons aujourd'hui. Il évoque la « quête du 100% libre » des distributions GNU/Linux.

En effet, vous l'ignoriez peut-être, mais rares sont les distributions GNU/Linux qui soient « totalement libres ».

Ainsi la fort pratique distribution Linux Mint installe dès le départ des codecs (MP3, divX...) et des plugins (Java, flash...) propriétaires. On ne peut donc la considérer comme libre.

Mais, plus subtil, la très populaire distribution Ubuntu non plus, car elle embarque en son sein des drivers propriétaires comme ceux pour les cartes graphiques Nvidia et ATI.

Ces drivers sont des exemples de firmwares (ou micrologiciel), ces logiciels intégrés dans un composant matériel, et ils constituent le sujet principal de notre billet, et traduction, du jour.

Debian est l'une des plus anciennes et célèbres distributions GNU/Linux. Elle sert de base de développement à de nombreuses autres distributions, dont justement Ubuntu et Linux Mint.

L'une des principales caractéristiques de Debian, outre sa stabilité reconnue et le grand nombre d'architectures matérielles supportées, est de ne dépendre directement d'aucune société commerciale : comme le navigateur Firefox de la fondation Mozilla, Debian est le fruit d'une association à but non lucratif. Et si Mozilla possède son Manifesto, Debian a son fameux contrat social.

Elle se trouve actuellement dans sa version 5.0 mais la nouvelle version 6 (nom de code « Squeeze ») devrait sortir d'ici quelques jours.

Or le projet Debian a annoncé que cette nouvelle version bénéficierait, à sa sortie, d'un noyau Linux « libéré», c'est à dire débarrassé de tout firmware qui ne serait pas libre[1]. Cette décision a suscité un certain nombre de d'interrogations autour des conséquences pratiques pour l'utilisateur : allait-il pouvoir continuer à faire fonctionner pleinement sa machine avec cette nouvelle version ?

C'est à ces interrogations que répond l'un des développeurs du projet ci-dessous.

Mythes et réalités concernant les firmwares et leur non-retrait de Debian

Myths and Facts about Firmwares and their non-removal from Debian

Alexander Reichle-Schmehl - 20 janvier 2011 - Tolimar's Blog
(Traduction Framalang : Antistress, Penguin et Goofy)

L'annonce par le projet Debian de la publication de Squeeze avec un noyau Linux complètement libre a retenu l'attention, ce qui n'est pas une mauvaise chose. Pourtant il semble que cette annonce ait parfois été mal interprétée ou mal relayée. Je vais essayer de résumer les principales erreurs et d'y répondre.

  • Mythe : Debian a retiré tous les firmwares de ses noyaux !
  • Réalité : Non, cette décision ne concerne que les noyaux qui seront inclus dans la prochaine version Debian 6.0 Squeeze. Les noyaux de la version stable actuelle Debian 5.0 Lenny restent tels quels... sauf que, bien sûr, nous réaliserons les mises à jour de sécurité qui s'imposent les concernant, mais ils continueront de contenir les mêmes firmwares qu'actuellement.
  • Mythe : Debian est en train de dégrader ses noyaux en en retirant des choses.
  • Réalité : Debian a transféré certains firmwares de sa section principale (NdT : main) vers sa section non-libre (NdT : non-free). Ils sont toujours présents, dans la section dédiée aux logiciels qui ne répondent à nos critères tels qu'ils résultent des principes du logiciel libre selon Debian (NdT : The Debian Free Software Guidelines – ou DFSG).
  • Mythe : La plupart des utilisateurs ne vont plus pouvoir installer Debian.
  • Réalité : les firmwares non-libres resteront disponibles à travers notre infrastructure. Ceux qui sont requis durant l'installation (par exemple pour contrôler l'accès au réseau ou au périphérique de stockage) peuvent également être chargés durant l'installation (qu'ils soients sur un CD ou une clé USB). Nous proposons des archives compressées de ces fichiers (décompressez les simplement sur une clé USB et branchez-la quand cela vous est demandé durant l'installation) ainsi que des images ISO permettant de créer un CD d'installation par le réseau qui contiennent déjà ces fichiers. Bien entendu, elles vont continuer d'exister, même aprés la publication de Squeeze.
  • Mythe : Ces fimwares sont requis, les ôter ne sert à rien et ne rend pas service à l'utilisateur.
  • Réalité : Oui, ces firmwares sont en effet nécessaires au fonctionnement de certains pilotes de certains matériels. Mais tout le monde n'en veut pas. À présent que nous sommes capables de charger ces firmwares sur demande (au lieu de devoir les compiler dans le pilote lui-même), nous pouvons les proposer séparément. Cela permet ainsi à ceux qui ont besoin de firmwares non-libres de les utiliser tandis que que ceux qui n'en veulent pas bénéficieront d'une installation qui en sera dénuée.
  • Mythe : Ah, encore un coup des fêlés de la liberté du projet Debian...
  • Réalité : Il n'y a pas que nous en réalité : nous n'y serions jamais parvenus sans la coopération d'un certain nombre de développeurs du noyau Linux. Et nous ne sommes pas les seuls intéressés par la création d'un noyau libre, d'autres distributions importantes ont également conscience du problème. Citons par exemple le récent commentaire d'un développeur du projet Fedora évoquant des changements dans un de ces firmwares non-libres. Il semble donc que Debian ait simplement été le premier à réaliser le problème des firmwares non-libres.
  • Mythe : Debian fait allégeance à Stallman.
  • Réalité : Je ne me suis pas entretenu avec Richard Stallman à ce sujet mais je pense que Debian n'est pas encore assez libre pour lui ; pour autant que je sache, il aimerait la disparition pure et simple de la section non-libre, ou au minimum qu'elle ne soit plus mentionnée nulle part.

Il reste donc une question : qu'il y a t-il de mal avec les firmwares non-libres ? Ne s'agit-il pas simplement de petits programmes exécutés par le microprocesseur du périphérique concerné ? Pourquoi s'en faire ? Bonne question ! Mettons de côté les problèmes juridiques qui sont susceptibles de se poser, et concentrons-nous sur l'aspect pratique. Le nœud du problème tient au fait que, sans leur code source (et les outils pour les compiler), les firmwares ne sont qu'une suite aléatoire de nombres pour nous. Nous ne savons pas ce qu'ils font, nous ne pouvons pas les analyser ni les améliorer. Nous ne pouvons pas les changer, nous ne pouvons pas assurer leur suivi. Peut-être avez-vous été lire le commentaire du développeur Fedora dont le lien a été donné plus haut ? Je le cite à nouveau car il me semble qu'il a très bien résumé le problème :

Mise à jour des firmwares qlogic 2400 et 2500 vers la version 5.03.13. Que fait la version 5.03.13 ? Personne ne le sait hormis QLogic et ils ne le disent pas. Je leur ai posé la question et ils m'ont répondu que l'information ne pouvait être donnée sans accord de confidentialité. Je vous invite donc à imaginer ce que fait ce firmware et les bogues qu'il corrige. Tant que vous y êtes, imaginez un monde où les fabricants publieraient le code source de leurs firmwares.

À présent que vous savez que nous ne pouvons assurer le suivi de ces firmwares, vous pourriez vous demander si c'est vraiment utile de toute façon. Quels dégâts pourraient bien faire à votre ordinateur un simple petit programme logé dans un périphérique ? Eh bien un scientifique a déjà fait la démonstration d'un firmware pour certaines cartes réseau qui dissimulait un cheval de troie. Donc non seulement c'est un problème en soi, mais cela peut même être un problème de sécurité !

Résumons-nous. Oui, Debian a modifié quelque chose dans ses noyaux. Non, ils vont continuer de fonctionner comme d'habitude. Certains utilisateurs devront peut-être activer le dépôt non-libre mais ce n'est pas obligatoire. Les firmwares nécessaires à l'installation sont aussi disponibles et peuvent être chargés lors du processus d'installation. Alors pourquoi tout ce ramdam ?

À propos, ceux d'entre vous qui craignent de ne pas se rappeler les liens des images ISO et des archives compressées, souvenez-vous de deux choses: wiki et Firmware. Vous trouverez tout ce dont vous avez besoin sur la page Firmware du wiki Debian.

Notes

[1] Crédit photo : Mark Robinson (Creative Commons By)

J'ai besoin au quotidien de pouvoir coder en PHP. Cela peut aller du tout nouveau framework de tests atoum, symfony 2… à du code pourri développé par d'autres et/ou du Drupal 6. Je n'ai donc pas trop le choix, il me faut PHP 5.2 sur ma machine.

Jusqu'à maintenant j'avais opté pour la facilité avec une installation complètement différente (vm, autre serveur) pour PHP5.3 et ça fonctionnait très bien. Mais c'était une situation stupide et bancale, genre un "proto en prod".

Les outils genre MAMP, Xampp étaient proscrits et j'ai une sainte horreur de MacPort et Fink. J'aime en revanche beaucoup homebrew. Malheureusement, PHP rentre en conflict avec la politique du créateur de ne pas surcharger les libs inclues dans Mac OS X, ce qui est le cas de PHP avec la version 5.3.2 (que je ne compte pas utiliser).

Pour avoir les deux et pouvoir switcher facilement, j'ai donc utilisé des forks git hébergés sur github :

  • PHP 5.2 depuis bozktek, qui vient juste de passer à la version 5.2.17 et qui propose une option de compilation FPM (que je n'utilise pas)
  • PHP 5.3 depuis ampt

Dans ces deux cas, je n'utilise pas exactement la version proposée, mais *oh joie* d'Homebrew et Git, modifier une Formula est très aisé et tout est sauvegardé / packagé / versionné avec git. Du bon combo gagnant !

La formula de PHP 5.2 proposé plus haut se nomme *php52* alors que celle de PHP 5.3 *php*. C'est gentil, ça évite les conflits.

Pour finir les installation ou plus de détails, je vous invite à lire le dernier billet de mon excellent collègue de Clever Age : Vincent Lemaire, Apache, mySQL et PHP 5.3 avec Homebrew. Ce qui nous intéresse ici c'est de pouvoir switcher entre l'un et l'autre.

Pour passer de PHP 5.2.17 à PHP 5.3.5

bash # binaries files links cd `brew --prefix` brew unlink php52 brew link php # apache configuration cd /tmp sudo cp /etc/apache2/httpd.conf /etc/apache2/httpd.conf.bak sed -e "s/php\/5.3.5/php52\/5.2.17/g" /etc/apache2/httpd.conf > httpd.conf.tmp sudo mv httpd.conf.tmp /etc/apache2/httpd.conf sudo apachectl restart

Pour passer de PHP 5.3.5 à PHP 5.2.17

# binaries files links cd `brew --prefix` brew unlink php52 brew link php # apache configuration cd /tmp sudo cp /etc/apache2/httpd.conf /etc/apache2/httpd.conf.bak sed -e "s/php52\/5.2.17/php\/5.3.5/g" /etc/apache2/httpd.conf > httpd.conf.tmp sudo mv httpd.conf.tmp /etc/apache2/httpd.conf sudo apachectl restart

Puis

A vous de voir si vous allez plus loin : configuration php.ini, extension PHP. Mais le principe est là.

Je me suis intégré une version plus complexe de tout ça dans mon workflow de gestion de configuration de ma machine à base de git, fabric, lien logique pour en glander le moins possible, et c'est bien pratique et très élégant !

ps : chasse aux trolls, en python virtualenv c'est vachement plus intelligent ET JE LE SAIS !

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