Planet

Étant l'heureux possesseur d'une freebox V6, et étant comme tout le monde en incapacité de lire les fichiers de sous-titre (srt), j'ai décidé ce week-end d'essayer de régler le problème (principalement pour la tranquilité du ménage ;)).

Lire les fichiers srt

Résumons, le protocole UPnP, utilisé entre la freebox server et le freebox player, ne permet pas de lire les fichiers srt (ce n'est tout simplement par suppporté par le protocole).

La solution est donc de se servir d'un serveur[1] domestique (celui où se trouve ce blog en réalité), afin de réencoder au fur et à mesure la vidéo avec les sous-titres et ne proposer qu'un flux unique contenant la réunion des deux. Pour cela, j'ai utilisé mediatomb sur mon serveur lucid, et après avoir corrigé et simplifié le script sur la documentation francophone d'ubuntu, j'ai enfin accès aux vidéos, avec des sous-titres sur la freebox V6! Pour ceux qui veulent en savoir plus, voir les avantages et les inconvénients du transcoding.

Vidéos sur Youtube

Vu qu'il m'arrive (rarement) de regarder quelques émissions sur Youtube, je me suis dit qu'il serait dommage de s'arrêter en si bon chemin :)

Je me suis donc mis en quête d'envoyer les flux mp4 (H.264) directement au freebox player. La documentation officielle de mediatomb explique cela assez bien. Il suffit d'ajouter un:

<account user="utilisateur" password="mot de passe"/> au bon endroit du fichier de configuration (/etc/mediatomb/config.xml), puis de changer la section:

@@<YouTube enabled="yes" refresh="28800" update-at-start="yes" purge-after="604800" racy-content="exclude" hd="no"> <favorites user="utilisateur"/> <standardfeed feed="most_viewed" time-range="today"/> <playlists user="utilisateur"/> <uploads user="utilisateur"/> <standardfeed feed="recently_featured" time-range="today"/> </YouTube>@@

en replaçant bien entendu le nom d'utilissateur et le mot de passe aux bons endroits.

Cependant, cela ne marchait pas (je n'avais pas accès au compte "Online Service") de mediatomb. En lisant la documentation, il est fait état que cette fonctionnalité utilise curl. Pas de problème, un apt-get install curl fixe cela! Cependant, après un redémarrage de mediatomb, je ne vois toujours rien à part les flux récents sur Youtube :/

Quelques recherches montrent rapidement que la version incluse dans la 10.04 (0.12.0~svn2018) de mediatomb, ne supporte plus YouTube. Je trouve alors le ppa de micahg (le mainteneur d'ubuntu) qui a backporté 0.12.1 pour lucid.

Installation et hop redémarrage! Je vois alors toujours les flux récents et mes favoris, mais le Freebox player m'indique que le fux n'est pas valide. Que se passe-t-il?

En regardant les logs, je vois que mediatomb se reçoit (méchamment) une page 404 de Youtube. Après un peu de recherche, il semble que Youtube ait récemment changé quelques adresses. Un patch posté sur le bugtracker de mediatomb corrige ceci. Je l'ai intégré à 0.12.1 et envoyé sur mon ppa pour lucid. Après installation, tout se passe bien, je vois donc les vidéos sur Youtube sur la freebox V6. Il me suffit d'ajouter les vidéos en favoris sur mon compte pour y avoir directement accès par upnp sur tous mes lecteurs :)

Mais quel fût ma stupeur en voyant de nombreuses erreurs (tâches vertes, freeze complet, etc.) sur cette vidéo par exemple. Voulant vérifier que le problème venait bien de médiatomb, je me suis rué sur ma playstation 3. Elle cependant, lit cette même vidéo avec le même serveur UPnP mediatomb parfaitement… je peux mettre en pause, accélérer, arrêter.

Bref, encore du travail à faire au niveau de la Freebox V6 et de son player? Il semble bien, aussi bien pour trouver une solution pour ces sous-titres que dans les codecs supportés (même si le H.264 est officiellement supporté). Report de bug pour le freeplayer ici.).

Notes

[1] redondance!

Numereeks est heureux de vous annoncer le lancement de son nouveau site d'actualités "Bbox Actus", consacré à la Bbox de Bouygues Telecom. Il reprend tous nos articles et dossiers autour des produits ainsi que des services de l'opérateur sur un site spécialement dédié.


La motivation pour lancer un tel site est née de plusieurs constatations :

- De nombreux visiteurs arrivent sur Numereeks après avoir tapé des mots clés comme "bbox", "ideo" ou "bouygues" sur Google

- D'autres utilisent également le moteur interne du site pour trouver des actualités autour de Bouygues

- Contrairement à Free, SFR ou Orange, il n'existe aujourd'hui que peu de sites dédiés aux offres de l'opérateur

- Certains de nos articles consacrés à la Bbox ou à Bouygues Telecom sont beaucoup consultés

- L'actualité de Bouygues est riche ces dernières semaines

Le site d'actualités consacré à la Bbox de Bouygues Telecom
Si vous disposez déjà d'un compte sur Numereeks, inutile d'en recréer un autre, vous pourrez l'utiliser pour vous connecter directement sur Bbox Actus.

Nous avons mis à votre disposition un flux RSS ainsi que des pages Facebook et Twitter afin de vous permettre de vous tenir informés le plus rapidement possible sur l'actualité de votre opérateur.

Nous espérons que Bbox Actus saura vous satisfaire et vous promettons des nouveautés dans le futur si le succès du site est au rendez-vous.

En attendant nous vous souhaitons une bonne visite sur www.bbox-actus.com et vous remercions de votre indulgence, la peinture est encore fraîche !

Ubuntu Font FamilyJ'ai récemment changé la police de ce blog. J'ai choisi la police Ubuntu qui a l'avantage d'être libre (Ubuntu Font Licence 1.0) donc utilisable dans vos propres documents. Lisez la suite de cet article pour savoir comment l'appliquer à votre site web sans que l'internaute ait besoin de la télécharger.

Cela est possible grâce à Google Font API. Il suffit d'ajouter deux lignes à votre site.

  • Dans le header de votre page HTML ajoutez la ligne <link rel="stylesheet" type="text/css" href="http://fonts.googleapis.com/css?family=Ubuntu:regular,italic,bold,bolditalic&amp;subset=Latin" />
  • Dans votre feuille de style CSS, à la ligne qui définit la famille de police ajoutez en premier "Ubuntu". Ça donne la ligne suivante dans mon cas : font-family: Ubuntu, Verdana, Geneva, Arial, Helvetica, sans-serif;

Et voilà le texte de votre site s'affiche avec une nouvelle police !

L'inconvénient est que la validation W3C du CSS (niveau 2.1) ne passe plus. C'est vraiment dommage pour les gens comme moi qui tiennent à respecter les standards. C'est valide en CSS niveau 3.

Bien sûr on peut la télécharger au format TTF pour l'utiliser dans des documents textes. Sous Ubuntu 10.10 (maverick) et supérieure : apt-get install ttf-ubuntu-font-family et pour les autres : ubuntu-font-family-0.70.1.zip.

J'utilise la version 10.04 LTS d'Ubuntu depuis sa sortie, ça fait donc presque un an. Au fil des mises à jour, des nouveaux noyaux sont installés, rendant obsolètes les anciens. Le problème, c'est qu'à chaque nouveau noyau, ça fait 2 lignes supplémentaires dans la liste du Grub au démarrage de la machine.

D'habitude (avec les anciennes version d'Ubuntu, et donc de Grub), je modifiais juste le fichier de conf du Grub (/boot/grub/menu.lst) pour effacer de la liste les anciens noyaux. C'est une mauvaise solution et c'est plus compliqué à faire avec la nouvelle version de Grub. J'ai donc décidé de faire les choses correctement : supprimer les anciens noyaux. Je gagne ainsi de la place sur mon disque dur et dans ma liste de Grub.

I. Connaitre les noyaux installés

Nous allons commencer par regarder les noyaux qui sont installés sur notre machine. Pour cela, on utilise la commande suivante :

sudo dpkg -l | grep linux

Cela nous affiche tous les paquets installés sur notre machine contenant le mot "linux". Dans cette liste, ce sont ces entrées qui nous intéressent :

ii  linux-headers-2.6.32-25              2.6.32-25.45                                    Header files related to Linux kernel version
ii  linux-headers-2.6.32-25-generic      2.6.32-25.45                                    Linux kernel headers for version 2.6.32 on x
ii  linux-headers-2.6.32-26              2.6.32-26.48                                    Header files related to Linux kernel version
ii  linux-headers-2.6.32-26-generic      2.6.32-26.48                                    Linux kernel headers for version 2.6.32 on x
ii  linux-headers-2.6.32-27              2.6.32-27.49                                    Header files related to Linux kernel version
ii  linux-headers-2.6.32-27-generic      2.6.32-27.49                                    Linux kernel headers for version 2.6.32 on x
ii  linux-headers-2.6.32-28              2.6.32-28.55                                    Header files related to Linux kernel version
ii  linux-headers-2.6.32-28-generic      2.6.32-28.55                                    Linux kernel headers for version 2.6.32 on x
ii  linux-headers-generic                2.6.32.28.32                                    Generic Linux kernel headers
ii  linux-image-2.6.32-25-generic        2.6.32-25.45                                    Linux kernel image for version 2.6.32 on x86
ii  linux-image-2.6.32-26-generic        2.6.32-26.48                                    Linux kernel image for version 2.6.32 on x86
ii  linux-image-2.6.32-27-generic        2.6.32-27.49                                    Linux kernel image for version 2.6.32 on x86
ii  linux-image-2.6.32-28-generic        2.6.32-28.55                                    Linux kernel image for version 2.6.32 on x86

Dans mon exemple, on voit que mon noyau actuel (le plus récent) est le 2.6.32-28 et que j'ai 3 vieux noyaux, les -25, -26 et -27 (j'ai déjà fait le ménage dans ma liste, hier, j'avais jusqu'au -21).

II. Supprimer les noyaux obsolètes

Avant tout, une petite mise en garde s'impose, cette opération n'est pas anodine, attention à ce que vous faites, ne supprimez pas n'importe quoi ;)


Ici, je vais supprimer le noyau 2.6.32-25.

Pour supprimer une version, j'exécute simplement cette commande :

sudo aptitude purge linux-headers-2.6.32-25 linux-headers-2.6.32-25-generic linux-image-2.6.32-25-generic

On voit qu'il n'y a que 3 fichiers à renseigner, le "linux-headers", "linux-headers-generic" et "linux-image-generic". Aptitude supprimera les dépendances qui sont devenues inutiles et lancera la commande de reconstruction du grub en supprimant ce noyau.

Je note que 185Mo seront libérés suite à cette suppression. J'ai supprimé de la sorte 6 anciens noyaux, soit un gain de 1,11Go !



Attention : Il est conseillé de conserver un ou deux noyaux précédent l'actuel. Par ailleurs, évitez de supprimer le noyau le plus récent ;)

Ça faisait quelques temps que je cherchais l'option ultime qui me permettrait de mettre automatiquement au premier plan empathy lorsqu'un de mes contacts entamait une discussion. Je n'avais qu'une alerte via libnotify. Ce comportement est natif sous pidgin, mais vu que le client de messagerie instantanée sous ubuntu est désormais empathy, je me suis décidé à le tester. J'ai finalement opté pour ce logiciel.

Après quelques semaines mois jours de bataille avec empathy (fierté oblige :D ), je me suis décidé à poser cette question sur le forum ubuntu. Et la qu'est-ce que j'apprends, tout est dans les préférences! Comme si je ne les avais pas regardées....

Bon, ne doutant pas de la parole de mon interlocuteur, je me suis décidé à tout tester ... et oui, tout est dans les préférences, mais mal expliqué.

Pour avoir le comportement souhaité, il faut décocher l'option "Afficher les évènements dans la zone de notification". Vous aurez donc une alerte dans la zone de notification ( logique...) et une fenêtre de discussion au premier plan.

Capture-Preferences-empathy.png

En espérant que ca serve à d'autres...

Mark Robinson - CC byC'est un billet un peu technique que nous vous proposons aujourd'hui. Il évoque la « quête du 100% libre » des distributions GNU/Linux.

En effet, vous l'ignoriez peut-être, mais rares sont les distributions GNU/Linux qui soient « totalement libres ».

Ainsi la fort pratique distribution Linux Mint installe dès le départ des codecs (MP3, divX...) et des plugins (Java, flash...) propriétaires. On ne peut donc la considérer comme libre.

Mais, plus subtil, la très populaire distribution Ubuntu non plus, car elle embarque en son sein des drivers propriétaires comme ceux pour les cartes graphiques Nvidia et ATI.

Ces drivers sont des exemples de firmwares (ou micrologiciel), ces logiciels intégrés dans un composant matériel, et ils constituent le sujet principal de notre billet, et traduction, du jour.

Debian est l'une des plus anciennes et célèbres distributions GNU/Linux. Elle sert de base de développement à de nombreuses autres distributions, dont justement Ubuntu et Linux Mint.

L'une des principales caractéristiques de Debian, outre sa stabilité reconnue et le grand nombre d'architectures matérielles supportées, est de ne dépendre directement d'aucune société commerciale : comme le navigateur Firefox de la fondation Mozilla, Debian est le fruit d'une association à but non lucratif. Et si Mozilla possède son Manifesto, Debian a son fameux contrat social.

Elle se trouve actuellement dans sa version 5.0 mais la nouvelle version 6 (nom de code « Squeeze ») devrait sortir d'ici quelques jours.

Or le projet Debian a annoncé que cette nouvelle version bénéficierait, à sa sortie, d'un noyau Linux « libéré», c'est à dire débarrassé de tout firmware qui ne serait pas libre[1]. Cette décision a suscité un certain nombre de d'interrogations autour des conséquences pratiques pour l'utilisateur : allait-il pouvoir continuer à faire fonctionner pleinement sa machine avec cette nouvelle version ?

C'est à ces interrogations que répond l'un des développeurs du projet ci-dessous.

Mythes et réalités concernant les firmwares et leur non-retrait de Debian

Myths and Facts about Firmwares and their non-removal from Debian

Alexander Reichle-Schmehl - 20 janvier 2011 - Tolimar's Blog
(Traduction Framalang : Antistress, Penguin et Goofy)

L'annonce par le projet Debian de la publication de Squeeze avec un noyau Linux complètement libre a retenu l'attention, ce qui n'est pas une mauvaise chose. Pourtant il semble que cette annonce ait parfois été mal interprétée ou mal relayée. Je vais essayer de résumer les principales erreurs et d'y répondre.

  • Mythe : Debian a retiré tous les firmwares de ses noyaux !
  • Réalité : Non, cette décision ne concerne que les noyaux qui seront inclus dans la prochaine version Debian 6.0 Squeeze. Les noyaux de la version stable actuelle Debian 5.0 Lenny restent tels quels... sauf que, bien sûr, nous réaliserons les mises à jour de sécurité qui s'imposent les concernant, mais ils continueront de contenir les mêmes firmwares qu'actuellement.
  • Mythe : Debian est en train de dégrader ses noyaux en en retirant des choses.
  • Réalité : Debian a transféré certains firmwares de sa section principale (NdT : main) vers sa section non-libre (NdT : non-free). Ils sont toujours présents, dans la section dédiée aux logiciels qui ne répondent à nos critères tels qu'ils résultent des principes du logiciel libre selon Debian (NdT : The Debian Free Software Guidelines – ou DFSG).
  • Mythe : La plupart des utilisateurs ne vont plus pouvoir installer Debian.
  • Réalité : les firmwares non-libres resteront disponibles à travers notre infrastructure. Ceux qui sont requis durant l'installation (par exemple pour contrôler l'accès au réseau ou au périphérique de stockage) peuvent également être chargés durant l'installation (qu'ils soients sur un CD ou une clé USB). Nous proposons des archives compressées de ces fichiers (décompressez les simplement sur une clé USB et branchez-la quand cela vous est demandé durant l'installation) ainsi que des images ISO permettant de créer un CD d'installation par le réseau qui contiennent déjà ces fichiers. Bien entendu, elles vont continuer d'exister, même aprés la publication de Squeeze.
  • Mythe : Ces fimwares sont requis, les ôter ne sert à rien et ne rend pas service à l'utilisateur.
  • Réalité : Oui, ces firmwares sont en effet nécessaires au fonctionnement de certains pilotes de certains matériels. Mais tout le monde n'en veut pas. À présent que nous sommes capables de charger ces firmwares sur demande (au lieu de devoir les compiler dans le pilote lui-même), nous pouvons les proposer séparément. Cela permet ainsi à ceux qui ont besoin de firmwares non-libres de les utiliser tandis que que ceux qui n'en veulent pas bénéficieront d'une installation qui en sera dénuée.
  • Mythe : Ah, encore un coup des fêlés de la liberté du projet Debian...
  • Réalité : Il n'y a pas que nous en réalité : nous n'y serions jamais parvenus sans la coopération d'un certain nombre de développeurs du noyau Linux. Et nous ne sommes pas les seuls intéressés par la création d'un noyau libre, d'autres distributions importantes ont également conscience du problème. Citons par exemple le récent commentaire d'un développeur du projet Fedora évoquant des changements dans un de ces firmwares non-libres. Il semble donc que Debian ait simplement été le premier à réaliser le problème des firmwares non-libres.
  • Mythe : Debian fait allégeance à Stallman.
  • Réalité : Je ne me suis pas entretenu avec Richard Stallman à ce sujet mais je pense que Debian n'est pas encore assez libre pour lui ; pour autant que je sache, il aimerait la disparition pure et simple de la section non-libre, ou au minimum qu'elle ne soit plus mentionnée nulle part.

Il reste donc une question : qu'il y a t-il de mal avec les firmwares non-libres ? Ne s'agit-il pas simplement de petits programmes exécutés par le microprocesseur du périphérique concerné ? Pourquoi s'en faire ? Bonne question ! Mettons de côté les problèmes juridiques qui sont susceptibles de se poser, et concentrons-nous sur l'aspect pratique. Le nœud du problème tient au fait que, sans leur code source (et les outils pour les compiler), les firmwares ne sont qu'une suite aléatoire de nombres pour nous. Nous ne savons pas ce qu'ils font, nous ne pouvons pas les analyser ni les améliorer. Nous ne pouvons pas les changer, nous ne pouvons pas assurer leur suivi. Peut-être avez-vous été lire le commentaire du développeur Fedora dont le lien a été donné plus haut ? Je le cite à nouveau car il me semble qu'il a très bien résumé le problème :

Mise à jour des firmwares qlogic 2400 et 2500 vers la version 5.03.13. Que fait la version 5.03.13 ? Personne ne le sait hormis QLogic et ils ne le disent pas. Je leur ai posé la question et ils m'ont répondu que l'information ne pouvait être donnée sans accord de confidentialité. Je vous invite donc à imaginer ce que fait ce firmware et les bogues qu'il corrige. Tant que vous y êtes, imaginez un monde où les fabricants publieraient le code source de leurs firmwares.

À présent que vous savez que nous ne pouvons assurer le suivi de ces firmwares, vous pourriez vous demander si c'est vraiment utile de toute façon. Quels dégâts pourraient bien faire à votre ordinateur un simple petit programme logé dans un périphérique ? Eh bien un scientifique a déjà fait la démonstration d'un firmware pour certaines cartes réseau qui dissimulait un cheval de troie. Donc non seulement c'est un problème en soi, mais cela peut même être un problème de sécurité !

Résumons-nous. Oui, Debian a modifié quelque chose dans ses noyaux. Non, ils vont continuer de fonctionner comme d'habitude. Certains utilisateurs devront peut-être activer le dépôt non-libre mais ce n'est pas obligatoire. Les firmwares nécessaires à l'installation sont aussi disponibles et peuvent être chargés lors du processus d'installation. Alors pourquoi tout ce ramdam ?

À propos, ceux d'entre vous qui craignent de ne pas se rappeler les liens des images ISO et des archives compressées, souvenez-vous de deux choses: wiki et Firmware. Vous trouverez tout ce dont vous avez besoin sur la page Firmware du wiki Debian.

Notes

[1] Crédit photo : Mark Robinson (Creative Commons By)

J'ai besoin au quotidien de pouvoir coder en PHP. Cela peut aller du tout nouveau framework de tests atoum, symfony 2… à du code pourri développé par d'autres et/ou du Drupal 6. Je n'ai donc pas trop le choix, il me faut PHP 5.2 sur ma machine.

Jusqu'à maintenant j'avais opté pour la facilité avec une installation complètement différente (vm, autre serveur) pour PHP5.3 et ça fonctionnait très bien. Mais c'était une situation stupide et bancale, genre un "proto en prod".

Les outils genre MAMP, Xampp étaient proscrits et j'ai une sainte horreur de MacPort et Fink. J'aime en revanche beaucoup homebrew. Malheureusement, PHP rentre en conflict avec la politique du créateur de ne pas surcharger les libs inclues dans Mac OS X, ce qui est le cas de PHP avec la version 5.3.2 (que je ne compte pas utiliser).

Pour avoir les deux et pouvoir switcher facilement, j'ai donc utilisé des forks git hébergés sur github :

  • PHP 5.2 depuis bozktek, qui vient juste de passer à la version 5.2.17 et qui propose une option de compilation FPM (que je n'utilise pas)
  • PHP 5.3 depuis ampt

Dans ces deux cas, je n'utilise pas exactement la version proposée, mais *oh joie* d'Homebrew et Git, modifier une Formula est très aisé et tout est sauvegardé / packagé / versionné avec git. Du bon combo gagnant !

La formula de PHP 5.2 proposé plus haut se nomme *php52* alors que celle de PHP 5.3 *php*. C'est gentil, ça évite les conflits.

Pour finir les installation ou plus de détails, je vous invite à lire le dernier billet de mon excellent collègue de Clever Age : Vincent Lemaire, Apache, mySQL et PHP 5.3 avec Homebrew. Ce qui nous intéresse ici c'est de pouvoir switcher entre l'un et l'autre.

Pour passer de PHP 5.2.17 à PHP 5.3.5

bash # binaries files links cd `brew --prefix` brew unlink php52 brew link php # apache configuration cd /tmp sudo cp /etc/apache2/httpd.conf /etc/apache2/httpd.conf.bak sed -e "s/php\/5.3.5/php52\/5.2.17/g" /etc/apache2/httpd.conf > httpd.conf.tmp sudo mv httpd.conf.tmp /etc/apache2/httpd.conf sudo apachectl restart

Pour passer de PHP 5.3.5 à PHP 5.2.17

# binaries files links cd `brew --prefix` brew unlink php52 brew link php # apache configuration cd /tmp sudo cp /etc/apache2/httpd.conf /etc/apache2/httpd.conf.bak sed -e "s/php52\/5.2.17/php\/5.3.5/g" /etc/apache2/httpd.conf > httpd.conf.tmp sudo mv httpd.conf.tmp /etc/apache2/httpd.conf sudo apachectl restart

Puis

A vous de voir si vous allez plus loin : configuration php.ini, extension PHP. Mais le principe est là.

Je me suis intégré une version plus complexe de tout ça dans mon workflow de gestion de configuration de ma machine à base de git, fabric, lien logique pour en glander le moins possible, et c'est bien pratique et très élégant !

ps : chasse aux trolls, en python virtualenv c'est vachement plus intelligent ET JE LE SAIS !

David Dennis - CC by-saPatrick A., je l’ai rencontré en novembre dernier lors de l’Ubuntu Party 10.10 à la Cité des Sciences. Il était assis près du stand Framasoft et j’ai tout de suite été intéressé par son projet liant la communauté Emmaüs et les logiciels libres.

Nous nous sommes retrouvés pour déjeuner et nous avons discuté pendant près d’une heure dudit projet, de la société actuelle et bien sûr, des logiciels et ressources libres. « Ne pas subir, toujours agir ! », telle est la devise première d’Emmaüs, et elle lui va si bien que j’ai eu envie de mettre son projet mais aussi son engagement en valeur, en lui proposant une interview ultérieure par courriel pour le Framablog.

Patrick contribue à sa manière à aider les plus démunis en reconditionnant d’anciens PC avec des logiciels libres (soit sous Windows, soit directement sous GNU/Linux Ubuntu) et en les revendant à très bas prix. L’argent ainsi récolté permet de faire vivre des compagnons d’Emmaüs. À sa manière, et à la manière de l’abbé Pierre il y plus de 60 ans, il participe à un monde plus ouvert, plus respectueux de l’humain et plus solidaire [1].

Si il n’est pas seul sur ce projet, il est toujours à la recherche de bonnes volontés pour l’aider à améliorer ses scripts d’installation, ou plus généralement à mettre ses compétences informatiques au service de cette noble cause. N’hésitez pas à nous contacter, nous nous ferons un plaisir de relayer votre message à Patrick.

Entretien avec Patrick, bénévole chez Emmaüs

Bonjour Partick, peux-tu te présenter ?

Cette question est la première que vous me posez, mais c’est ma dernière à laquelle j’ai répondu, car la tâche n’est pas aisée. En essayant de ne pas faire trop long, pour ménager les lecteurs, à mes yeux ce sont les autres questions les plus importantes.

Pour vous répondre, je vais faire une liste style interrogatoire de police, il faut que je me prépare à cela, car ça pourrait me servir dans un futur proche ;-)

  • âge 45 ans ;
  • marié depuis 20 ans, un enfant de 23 ans ;
  • né à Perpignan, vécu plus exactement à Pollestres, village de mes grands-parents paternels ;
  • études : Lycée technique Bac F2, DUT et diplôme d’ingénieur en Génie Électrique ;
  • je travaille depuis plus de 20 ans sur la région parisienne dans un groupe de « haute technologie », comme ils disent ;-)

Mon engagement au sein d’Emmaüs et du bénévolat date de mai dernier. Jusque là j’avais envie de faire du bénévolat, mais comme beaucoup je n’avais pas le temps, ou plutôt je ne voulais pas le prendre. Mais à cette époque, je me suis dit qu’il fallait essayer de faire quelque chose, car je ne supportais plus que notre société laisse tout partir à la dérive.

Cela correspond aussi à une phase de changement de vie, où l’on comprend que si on ne fait pas ce que l’on a envie de faire à 45 ans après il sera trop tard.

Avec ces interrogations sur mon futur et à la lecture de cette phrase, « Dans toute difficulté, il y a une opportunité » d’Albert Einstein, j’ai décidé d’agir pour une cause et je me suis tourné vers le bénévolat chez Emmaüs. D’abord je voulais aider les personnes dans la rue, celles que je croisais dans le RER sans oser agir, puis sur les conseils de ma femme, je me suis tourné vers une aide dans le domaine informatique (voir ci-dessous), mais je ne pensais pas que cet acte allait me conduire aussi loin dans mon engagement.

À l’heure actuelle je me suis engagé dans d’autres combats face à cette société en crise. Je fais référence aux dernières lois de réforme de la retraite, à la catastrophe économique provoquée par les puissances financières, tout cela quand il y a de plus en plus de gens qui se retrouvent à mourir de froid dans les rues d’une des plus grandes capitales du monde !

Mes engagements sont pour les libertés en général et pas uniquement le logiciel libre. Si il n’y avait que ce dernier à libérer, nous serions dans un monde idyllique. Mais non, il y a beaucoup de choses à libérer. C’est pourquoi j’ai pris comme fond d’écran des PC reconditionnés : « Un jour, le monde sera libre ! » (voir image ci-dessous en fin d’article), mais seulement si nous faisons tous front ensemble.

Actuellement j’œuvre aussi pour la liberté des personnes, des biens et des entreprises, en aidant les autres dans ces combats, et en m’engageant syndicalement au sein de mon entreprise.

J’espère que mon témoignage aura un écho au sein des communautés du logiciel libre, afin que certains viennent à leur tour participer et soutenir. Car il y a urgence à faire bouger cette société qui a remplacé notre belle devise républicaine par : « Libéralisme, Égoïsme, Finance (ou Futilité) ».

Voila mes engagements et mon état d’esprit actuel, qui ne sont pas facile à vivre avec mes ex-amis et mes collègues de travail. Je n’ai pas la même vision du monde, et je suis parfois considéré dans mon milieu professionnel comme un « fou de gauche » !

Quelques mots sur Emmaüs ? (on a tous une vague idée, mais noir sur blanc, c’est mieux)

Vous savez, je ne suis pas un spécialiste du mouvement Emmaüs, mais en voici ma vision :

Le mouvement a été créé par l’abbé Pierre (originaire de Lyon, ville d’une partie des membres de Framasoft je crois), figure emblématique au point d’avoir été élu l’homme le plus aimé des français, plus d’une quinzaine de fois (il a même demandé à la presse de ne plus le faire figurer dans ces sondages pour laisser un peu de visibilité aux autres).

Cet homme était un religieux, ça tout le monde le sait, mais il s’est aussi engagé dans la résistance en 1940. Il aurait participé à fonder le maquis du massif du Vercors. Ami du général de Gaulle, il a fait de la politique sous ses conseils, après la Seconde Guerre Mondiale, et a été élu député à plusieurs reprises. Le mouvement Emmaüs est né en 1949 à Neuilly-Plaisance, dans une ancienne auberge de jeunesse. Durant le terrible hiver 54, il a lancé un appel radiophonique en faveur des plus démunis, c’est ce que l’on a appelé « l’Appel de la bonté » (cf le film Hiver 54). C’est à ce moment là que les communautés d’Emmaüs vont prendre leur essor. À l’heure actuelle il y environ 148 communautés en France, et plus d’une trentaine dans le monde.

Le principe des communautés est d’aider les plus démunis en leur fournissant un logement, de la nourriture et de l’argent de poche. En retour les compagnons (c’est comme cela qu’on appelle les personnes pour lesquels ce mouvement est né) doivent travailler pour la communauté en fonction de leurs moyens physiques, intellectuels et de leurs choix. Comme dans le monde libéral, les compagnons ont droit à une retraite (je ne sais pas à quel âge ils y ont droit), mais lorsqu’ils ne peuvent plus travailler, ils peuvent s’il le veulent, rester dans la communauté.

Pour pouvoir faire vivre les compagnons chaque communauté vend les dons des particuliers, et plus rarement des entreprises. Ces dons sont de toutes sortes, cela va du cendrier de bistrot à la marque d’une boisson alcoolisée jusqu’à un pavillon. Les dons sont triés, remis en état, puis vendus au sein de chaque communauté. Chaque communauté est indépendante et vit du fruit de son propre travail. Une communauté est gérée par un ou plusieurs directeurs par alternance, afin de coordonner le travail des compagnons.

Les objectifs de chaque communauté sont :

  • Fournir le logement aux compagnons (environ une cinquantaine de personnes par communauté);
  • Fournir la nourriture à ces mêmes compagnons, et aux salariés pendant leurs services;
  • Payer toutes les charges : salaires des directeurs, essence des camions de livraison, etc.
  • Donner de l’argent pour aider d’autres associations humanitaires à l’étranger;
  • Envoyer du matériel pour des associations humanitaires;
  • Acheter des maisons pour loger d’autres démunis;
  • etc.

À la tête des communautés, il y a Emmaüs-France qui coordonne et assure la logistique de l’ensemble. Il y a aussi la Fondation Abbé Pierre plus axée sur la communication (exemple de campagne) et la collecte des dons des entreprises. Au total ce sont environ 14 000 personnes qui participent au mouvement (4 000 compagnons, 4 000 salariés et 6 000 bénévoles).

Comment as-tu connu le logiciel libre ?

Dans le cadre de mon travail et de ma passion j’ai découvert le logiciel libre il y a une dizaine d’années.

J’ai connu Framasoft vers 2004, et c’est vous qui m’avez aidé sur le choix de SPIP pour développer un petit site intranet dans le cadre de mon travail. J’avais déjà à l’époque fait des tests d’installations sur les distributions Mandrake, Knoppix, et un peu plus tard Ubuntu. J’ai migré mon informatique personnelle sous Ubuntu il a deux/trois ans quand j’ai cassé un Windows XP Pro en voulant mettre à jour un logiciel de musique propriétaire (iTunes pour ne pas le nommer) !

Comment en es-tu venu à faire le lien Emmaüs / logiciel libre ? (motivations personnelles, éthique, etc.)

Je voulais participer à une cause humanitaire à force de voir cette misère quotidienne dans les transports en commun que je prend tous les jours de la semaine. D’abord j’ai voulu faire de la distribution de nourriture pour les plus démunis, mais ma femme m’a conseillé d’utiliser mes compétences en informatique pour aider Emmaüs.

J’ai pris contact avec leur service bénévolat, je voulais être affecté à la place la plus adaptée pour leur organisation. Je ne voulais pas spécialement travailler pour la communauté de Neuilly-Plaisance, que je connais depuis quinze ans maintenant, car je ne savais pas qu’il faisait du reconditionnement de PC, je n’en avais vu aucun lors de mes visites en tant que client, et pour cause, ils se sont vendus très vites, et c’est très bien.

Toujours est-il que le service du bénévolat, m’a renvoyé sur la communauté de Neuilly-Plaisance. Lors de mon arrivée, j’ai rencontré Djebar, le bénévole responsable informatique, qui travaillait tout seul à l’époque et qui avait beaucoup de mal à s’en sortir. Je lui ai demandé comment il travaillait et ce qu’il voulait que je fasse, ce qui lui prenait le plus de temps. Il m’a répondu que c’était l’installation des machines, donc j’ai commencé par faire un petit script d’installation en mode « unattend » [2].

Comme il perdait encore plus de temps sur la partie désinstallation des logiciels sur les machines XP, je me suis lancé également sur la désinstallation.

Quels sont les services que toi et les autres compagnons proposez ?

Maintenant, depuis deux semaines nous avons mis en place un mini Cyber-Espace (deux machines) pour présenter l’utilisation d’Ubuntu, avant la vente des machines. Notre but étant de vendre des machines pour faire vivre la communauté, mais aussi de faire en sorte que les acheteurs soient satisfaits de leurs achats. Nous préférons, ne pas vendre, que faire de la vente forcée, car le but est d’avoir le moins de retour possible et donner une bonne image de notre engagement et de notre travail.

Pour participer à rompre la fracture numérique nous vendons des machines d’occasions de l’ordre de 60 à 80 euros et les écrans plats de 15, 17 pouces entre 20 et 40 euros.

Je tente de diffuser mon travail à toutes les personnes et associations qui œuvrent pour les biens communs. En ce moment j’essaye de faire une installation Ubuntu en mode PXE [3], pour permettre la mise à jour de machines dans une école au Burkina Faso. Cette école a été équipée par Hervé S. et d’autres professeurs il y a deux ans. Je suis en contact avec lui depuis la dernière Ubuntu Party de Paris.

D’où proviennent les matériels à reconditionner ?

Le matériel reconditionné vient essentiellement de dons de particuliers. Les entreprises donnent mais c’est alors un lot de machines d’un seul coup et depuis huit mois que je travaille chez Emmaüs, je n’ai pas encore vu un don de machines provenant des entreprises.

Pourquoi avoir choisi de faire deux versions (GNU/Linux et Windows) ? Pourquoi ne pas l’avoir fait uniquement sous GNU/Linux ?

Mon responsable voulait vendre des machines et cela est plus simple sur XP, car les clients ne connaissent pas Ubuntu et GNU/Linux. Il avait déjà fait une expérience à ce sujet par le passé, mais cela n’avait pas donné de bons résultats. Et c’est aussi pour cela que je médiatise notre travail (merci à vous), car la communication est un outil nécessaire aujourd’hui.

Pourquoi Ubuntu ? Pourquoi XP ?

Pour XP, la vente est plus facile, mais le temps et les scripts d’installations plus complexes.

Pour Ubuntu, l’installation est plus simple, car on formate le disque dur, mais la vente est beaucoup plus difficile.

Comment sont gérées les licences Windows XP ? Achat ? Récupération ?

C’est à cause des problèmes de licences que nous mettons pour l’instant des machines sous Ubuntu, car les licences sont celle incluses dans le PC, et nous prenons grand soin à désinstaller les programmes hors XP pour conserver la licence d’origine.

Peux-tu nous en dire plus sur ces scripts d’installation ?

Pour les scripts sous XP vous trouverez en pièce-jointe ci-dessous le manuel d’installation.

Pour Ubuntu j’utilise à l’heure actuelle un fichier « preseed » [4] pour l’installer, puis un script Bash pour installer les programmes annexes, configurer Firefox, le bureau, le dock…

Ces scripts sont-ils librement téléchargeables ? Si oui, peut-on avoir le lien ?

Non pas pour l’instant, car je ne suis pas encore pleinement satisfait de mon travail et je n’ai pas de site pour mettre ces scripts. Je pourrais faire un site ou un blog mais avant d’avoir une grande visibilité, je serai à la retraite, même en tenant compte des prolongations présentes et futures ;-)

En revanche, si vous me proposez de mettre ces scripts sur votre site je suis partant et j’en serais ravi. J’aimerai avant que vous fassiez des essais pour mettre quelque chose de vraiment opérationnel et même utilisable par Madame Michu.

Quels sont les retours des utilisateurs ? (sur XP modifié et sur Ubuntu ?)

Nous n’avons pas de retour des utilisateurs, sauf une fois, une personne avait rapporté sa machine, car il n’arrivait pas à lancer certains logiciels et pour cause, le script ne les avaient pas installés. Il y avait un petit bug dans le script. C’était les premières machines livrées avec ce XP modifié.

Maintenant nous n’avons pas de retour, donc cela fonctionne. Lors de la vente de la première machine Ubuntu, j’ai demandé à la cliente de me faire un retour sur l’utilisation de sa machine, mais toujours rien depuis 15 jours. C’est dommage de ne pas avoir de retour, mais c’est dans la logique de l’époque actuelle, les gens ne font rien et sont en permanence en train de zapper d’un loisir à l’autre sans autre but que celui d’oublier leur vie routinière.

Il faudrait que les gens suivent plus souvent la devise des compagnons d’Emmaüs, « Ne pas subir, toujours agir », mais on se retrouve plutôt avec « Métro Boulot Dodo ». On est loin du « Liberté Égalité Fraternité » qui anime mon travail et le logiciel libre.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour ce projet ? (ce qui marche, ce qui bloque, etc.)

Les perspectives au niveau développement sont les suivantes :

  • Faire une installation PXE;
  • Faire une version ISO d’Ubuntu et des scripts ainsi que les paquets pour pouvoir faire une installation offline, afin de fournir un DVD à tout le monde car beaucoup de personnes n’ont pas encore Internet;
  • En même temps que cette version ISO, faire la documentation de mise en œuvre de l’installation (remarque : je ne l’ai pas fait car je veux l’effectuer pour une installation indépendante);
  • Faire une version dérivée de la Framakey Ubuntu Remix, personnalisée avec le dock que j’utilise (Pyg de Framasoft m’a dit que cela était faisable, donc à suivre);
  • Associer des artistes musiciens, photographes pour promouvoir leurs œuvres et leurs talents (à l’heure actuelle j’ai mis un lien sur le site de Pat D., qui fait des photos pour Emmaüs et j’ai un projet de diaporama avec elle pour une vente d’objets recyclés et personnalisés à la communauté de Neuilly-Plaisance).

Les perspectives au niveau diffusion sont les suivantes :

  • Avoir une visibilité sur le site Framasoft, cela serait super bien pour faire du buzz ;-)
  • Évangéliser l’Emmaüs de Perpignan/Pollestres (je cite ce village car il y a peine 6 mois, je ne savais pas que l’Emmaüs de Perpignan se trouvait dans mon village natal, comme quoi le monde n’est peut-être pas encore libre mais il est petit !). J’emploie ce verbe « Évangéliser » même si je ne suis pas croyant, car cela va être difficile de convaincre le directeur, avec qui j’ai déjà eu un contact téléphonique, de passer sur Ubuntu, car il pense que les clients ne sont pas prêts. Mon but étant qu’il accepte de faire un mini Cyber-Espace avec deux machines en libre service (pour tout le monde ou en fonction de la configuration des lieux en libre service pour les futurs clients), et qu’il mette deux machines Ubuntu toujours en vente;
  • Prendre contact avec les « Ateliers sans frontière », contact fournit par YoBoY;
  • Diffuser les versions XP, et surtout la version Ubuntu sur les Emmaüs de la région parisienne.
  • Diffuser sur les MJC, puisque j’ai des contacts à ce niveau.
  • Puis m’attaquer à la diffusion sur les associations de la ville de Paris.

Comment peux-t-on aider ?

Déjà en me témoignant votre enthousiasme, mais aussi en informant comme ici sur nos actions.

Si vous voulez aller plus loin dans votre soutien, ma dernière idée serait de mettre en réseau les Emmaüs et/ou toutes les associations vendant des machines avec des logiciels libres et/ou ayant mis un place un Cyber-Espace, etc. On pourrait ainsi dessiner une carte de France sur un site web où nous trouverions à chaque fois les contacts, le nombres de machines vendues, celles disponibles, etc. Ce serait utile pour les personnes ou associations désireuses d’avoir des informations, voulant utiliser ces distributions, cherchant une formation, etc.

Quelles sont les personnes qui participent de près ou de loin à ce projet ?

Je ne suis pas tout seul pour faire vivre ce projet, même si pour l’instant je suis le seul à faire du développement (ce n’est pas faute d’avoir essayé d’impliquer des ex-amis pour les sortir de leur mal de vivre) et de faire de la diffusion.

Dans l’ordre d’arrivée et de soutien à ce projet, je tiens à remercier les compagnonnes et les compagnons de route suivants :

  • Laurence A. - Pour m’avoir entrainé malgré elle sur cette route sinueuse, et qui m’épaule quotidiennement;
  • Djebar R. - Pour son implication dans le bénévolat, et son enthousiasme;
  • Olive et Sab - Pour leurs engagements au sein de la communauté Emmaüs Neuilly-Plaisance, et d’être toujours partants pour suivre mes idées les plus folles;
  • José - Pour me mettre à la porte tous les samedi soir de la « Fontaine », et m’éviter ainsi de passer la nuit à l’atelier;
  • Antony 81 - Pour son travail tous les jours, et sa volonté : « Don’t give up my friend »;
  • César Henri - Pour ces connaissances en informatique de pointe, et ses tests de destruction de machines XP ;-)
  • Yann D. - Pour son enthousiasme et ses implications futures, quand il aura réussi ces examens ;-)
  • Sylvain D. - Pour son support dans le monde nébuleux et pas très libre d’Apple;
  • Ubuntu et plus particulièrement YoboY et Kinouchou - Pour leurs accueils à la dernière Ubuntu-Party;
  • Gérard P. - Pour son soutien inconditionnel à mon travail, pour avoir fait du buzz sur ce travail lors de la dernière Ubuntu-Party et son idée géniale de Cyber-Espace interne au sein des communautés Emmaüs pour montrer « l’EmmaBuntu », comme il souhaite que j’appelle cette distribution ;-)
  • Hervé S. - Pour son travail pour une école au Burkina Faso, son soutien et ses conseils techniques, sans oublier ses corrections sur mon catalan;
  • Pat D. - Pour ses photos et son soutien au mouvement ;
  • et vous bien sûr, toute la grande équipe de Framasoft, sans qui ce travail n’aurait pas été possible.

Un dernier mot pour la route (nécessairement longue, mais nécessairement libre) ?

La route est longue cela tout le monde le sait, mais elle est sinueuse et glissante par temps de neige. Ce qui est dommage c’est que si peu de monde s’y engage ne serait-ce que pour un temps. Ils préfèrent souvent tous prendre des autoroutes déjà tracées.

Pour ma part je l’ai prise lorsque j’ai lu phrase d’Albert Einstein (pour rappel : « Dans toute difficulté, il y a une opportunité. »), et j’espère ne plus la quitter.

Merci pour ton engagement en faveur du logiciel libre et pour la réponse à cette interview.

Merci à vous tous pour votre travail, sincèrement sans vous je ne serais pas là où j’en suis. C’est pour cette raison que j’ai choisi un fond d’écran Framasoft (voir ci-dessous) pour mettre en valeur les PC reconditionnés et non pas un fond écran dédié aux causes d’Emmaüs.

Je suis désolé d’avoir donné autant de détails à vos questions, mais ce n’est pas ma faute c’est à cause de mon nom :-)

Bonnes fêtes de fin d’année à vous tous, en liberté.

Patrick

Emmaüs - Bureau Ubuntu

Notes

[1] Crédit photo : David Dennis (Creative Commons By-Sa)

[2] Qui ne nécessite pas la supervision d’un humain pour cliquer sur « Ok » à tout bout de champs. Un peu à l’image de Framapack.org

[3] Directement depuis le réseau, et sans nécessiter de système d’exploitation sur la machine cible.

[4] Fichier d’instructions pour l’installation.

Logo de StarCraft II Wings of LibertyJ'ai voulu tenté l'expérience de jouer à un jeu Windows (StarCraft II) sur Ubuntu. Le résultat est un échec très certainement à cause du pilote propriétaire de ma carte graphique ATI Mobility Radeon HD 4500 Series. Malheureusement, sans lui, il n'y a pas de 3D ! Je n'ai pas pu faire une capture d'écran du résultat. Des bandes verticales de l'image étaient décalées.

Informez-vous avant d'acheter une carte graphique. Consultez des listes de cartes graphique compatible comme celle-ci.

Si vous aussi vous voulez tenter le coup, lisez la suite tout en image.

Tout d'abord il est conseillé de désactiver les effets de Compiz et d'activer le pilote propriétaire de votre carte graphique.

  • Allez dans le menu Système > Préférences > Apparence. Dans l'onglet Effets visuels, sélectionnez Aucun.
  • Allez dans le menu Système > Administration > Pilotes supplémentaires. S'il y a un pilote propriétaire pour votre carte graphique, activez le.

Maintenant, il faut installer PlayOnLinux soit avec un clic sur le lien précédent, soit avec la commande suivante.

sudo apt-get install playonlinux

Si vous souhaitez avoir la toute dernière version de PlayOnLinux, installez d'abord le dépôt playonlinux.com. Attention, l'utilisation de dépôts tiers peut rendre votre système instable.

sudo wget http://deb.playonlinux.com/playonlinux_`lsb_release -sc`.list -O /etc/apt/sources.list.d/playonlinux.list && sudo apt-get update >/dev/null

PlayOnLinux est installé, lancez le à partir du menu Applications > Jeux > PlayOnLinux. Cliquez sur le bouton Installer et sectionnez StarCraft II Wings of Liberty.

PlayOnLinux lancement PlayOnLinux recherche de StarCraft II

Ensuite, suivez les instructions de l'assistant. Si c'est la première fois que vous utilisez PlayOnLinux un autre assistant devrait vous demander d'installer les polices Microsoft.

PlayOnLinux - Assistant d'installation

PlayOnLinux - Assistant d'installation

Si vous choisissez la version DVD, attendez que le DVD soit monté avant de cliquer sur Suivant.

PlayOnLinux - Assistant d'installation PlayOnLinux - Assistant d'installation

Enfin, la mise à jour de StarCraft II se lance.

StarCraft II - Installeur

Une fois l'installation terminée, les mises à jours se lancent et ça prend du temps. Un avertissement m'indique que mon pilote vidéo pourrait ne plus être à jour. Ça commence mal mais je ne perds pas espoir.

StarCraft II - Mise à jour avec avertissement pilote vidéo

StarCraft II - Fin de la mise à jour

Ne cliquez pas sur Jouer car il faut d'abord terminer le processus d'installation de PlayOnLinux. Vous pouvez fermer cette fenêtre.

PlayOnLinux - Assistant d'installation PlayOnLinux - Assistant d'installation

On vous demande la taille de votre mémoire graphique. Si vous ne la connaissez pas, entrez la commande suivante dans un terminal (Ctrl + Alt + T).

lspci -v

Cherchez la ligne contenant VGA compatible controller. Lisez la première ligne suivante qui commence par Memory. Chez moi j'ai Memory at d0000000 (32-bit, prefetchable) [size=256M], donc ma mémoire graphique est de 256Mb.

lspci -v

Terminez l'assistant d'installation. On vous demande si vous voulez des raccourcis sur votre bureau, mais chez moi ils ne marchent pas.

Enfin ! Votre jeu est installé. Il est temps de l'exécuter ! Cliquez sur Exécuter après avoir sélectionné StarCraft II Wings of Liberty et prier.

PlayOnLinux avec StarCraft II installé

Chez moi ça ne marche pas ! La 3D semble fonctionner puisque je vois la planète tourner en arrière-plan mais des bandes verticales de la partie gauche de l'image sont décalées. Je n'ai pas pu faire de capture d'écran.

J'ai tenté de réinstaller ce jeu en utilisant le pilote libre de ma carte graphique. Les menus s'affichent bien mais pas de 3D !

StarCraft II - Menu

StarCraft II utilisant le pilote libre de ma carte graphique (pas de 3D)

J’utilise régulièrement Virtualbox pour tester des distributions Linux et pour avoir un Windows au cas où. J’avais déjà écrit des articles sur ce logiciel montrant comment procéder pour utiliser une distribution ou Windows :

Ce petit billet me servira également de mémo car ce n’est pas la première fois que je me pose la question. En effet, comment lancer un système Linux facilement en ligne de commande et aussi en raccourci bureau ?. Voyons donc ceci.

Virtualbox est fourni avec plusieurs programmes en ligne de commande

  • VBoxManage : Interface en ligne de commande pour communiquer avec l’API Virtualbox.
  • VBoxSDL : une simple interface graphique pour les machines virtuelle
  • VirtualBox : l’interface graphiquye de Virtualbox qui permet de tout gérer

Tout d’abord , nous allons regarder la liste des machines virtuelle installées sur le système avec la commande VBoxManage

VBoxManage list vms
Oracle VM VirtualBox Command Line Management Interface Version 3.2.10
(C) 2005-2010 Oracle Corporation
All rights reserved.

« Windows » {efe6b510-bb99-440e-9c0c-7d7a0e24693f}
« Test ISO » {fc2e807f-c073-493d-925b-6d44eef7b837}
« Ubuntu 10.10″ {3ef3a948-7823-4598-a034-9aa3bd9a45af}
« Chakra Linux » {5f66206c-7eb8-44f1-bbf3-8576f0372c10}

On voit donc ici que j’ai 4 machines virtuelles déclarées. Si on veut avoir des infos sur la machine, il suffit de taper VBoxManage showvminfo « Ubuntu 10.10″ par exemple pour avoir la configuration de la machine Ubuntu 10.10. Pour ceux que ca interesse la doc complète de VBoxManage se situe ici sur le site de Virtualbox : VBoxManage

Maintenant pour lancer une machine virtuelle directement, ce n’est pas bien plus compliqué. c’est cette fois avec le programme VBoxSDL.

Par exemple :

  • VBoxSDL -startvm « Ubuntu 10.10″
  • VBoxSDL -startvm 3ef3a948-7823-4598-a034-9aa3bd9a45af

Lance Ubuntu 10.10 directement. (soit donc par le nom , soit par l’ID)
Pour passer en plein écran au démarrage il faut rajouter l’option : –fullscreen

L’inconvénient avec ceci c’est que l’on ne peut apparemment pas sauvegarder l’état de la machine virtuelle comme on peut le faire par l’interface graphique. Le démarrage se ferà donc à chaque fois comme lors du démarrage d’un PC sous Linux.

Mise à jour (07 Déc.) : En fait on peut également lancer la machine virtuelle avec la commande VBoxManage comme suit :

  • VBoxManage startvm « Ubuntu 10.10″

L’avantage c’est que là on peut contrôler la totalité de la machine (sauvegarde de l’état, ajout de périphériques, etc..).
merci à RA pour son commentaire sur cette commande.

Il va sans dire que ceci fonctionne bien une fois que votre système à été configuré au moins une fois avec l’interface graphique de Virtualbox, de cette façon la première commande list vms vous donne une liste.

Maintenant, pour lancer tout celà rapidement, c’est également simple. Il suffit de créer un lanceur sur votre bureau. Un clic droit sur le bureau fait apparaitre le menu

menu_126

On configure le lanceur :

creer-un-lanceur_127

Il apparait sur le bureau :

selection_128

Et en cliquant dessus ca donne ceci au final :

ubuntu-1010-oracle-vm-virtualbox_129

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