Planet

27 Octobre 2010 à 10:58

Fire in the hole ! via Totalement Geek… ou pas

Casque, gilet pare-balles, maquillage noir sur le visage pour se camoufler. La guerre a commencé. Tous aux abris.

Et si les noms des communautés nous indiquaient ce qu'elles ne sont pas ? Et si, comme la République Démocratique du Congo qui est tout sauf une démocratie, le monde du libre était tout sauf libre ?

Je rampe à travers les billets qui explosent à deux pas de moi. Il y a bien-sûr ceux qui visent l'ennemi, les anti-microsoft ou les anti-Apple. Je les vois lancer leurs grenades, elles explosent au loin. Ouf, je ne suis pas touché. Mais il y en a qui ne tirent pas au loin, mais entre nous.

Je ne comprends pas. Y a-t-il une guerre civile ou chacun taperait sur son voisin pour la seule raison qu'il ne porte pas le bon logo sur son t-shirt ?

Je me cache derrière un mur et entends des explosions proches. Le monde du libre ne laisse pas la liberté à chacun d'utiliser ce qu'il veut. Nom de Dieu, c'est donc ça. Le commandement du libriste serait donc "Tu dois utiliser un logiciel libre... qui me plait".

Je vois un sniper sur un toit. Ce soldat-là est formé à tirer sur tout ce qui bouge un peu trop. Un logiciel a du succès ? Descendu. Une distribution est majoritaire ? Abattue. Rien ne doit sortir du lot. Le nivellement par le bas. Les services de renseignements l'aideront à trouver la faille: les rumeurs à très long terme ("Un jour Mark Shuttleworth rendra Ubuntu totalement propriétaire !", c'est un génie quand j'y pense. Arriver à rendre une distribution GNU/Linux propriétaire, c'est quand même pas rien !), les trolls velus ("Toute façon, cette distribution, c'est un clickodrome, c'est pour les n00b") et j'en passe et des meilleurs.

Mon Dieu, cette guerre est sans fin. Elle se nourrit des succès actuels et à venir. Lors de la sortie d'Ubuntu, cette distribution a été saluée unanimement et tout le monde se plaisait à citer son bug #1. Mais elle a pris trop d'importance, ce n'est pas bon pour les autres. Un peu comme si on ne parlait plus que de Lancelot du Lac en occultant tous les autres grands chevaliers. À coup sûr, on voudrait l'éliminer d'un bon coup de couteau dans le dos.

De derrière mon mur, j'entends une radio au loin qui crie à tue-tête ce qui ressemble fort à de la propagande: "Ubuntu a des armes de destructions massives ! Avec la grâce de Richard Stallman, nous allons régler ce problème."

Je ne sais plus contre qui me battre et s'il faut que je me batte. Je croyais que notre ennemi commun était la privation des libertés (dont les logiciels propriétaires) or les gens se battent entre eux parce qu'ils ne supportent pas l'idée que les autres n'utilisent pas les mêmes logiciels et ne partagent pas exactement les mêmes idées.

Ce n'était pas l'idée de la liberté, du monde libre et du monde des logiciels libres que je m'en faisais.

Que faire? Attendre derrière mon mur que tout s'arrête ?.. si un jour ça s'arrête... Ou capituler et abandonner une distribution qui me plait, qui me convient juste parce que des groupes de plus en plus virulents s'en plaignent ? Pourquoi veut-on me forcer à quitter une distribution (de préférence pour la leur) alors que je ne force personne à utiliser la mienne ?

C'est décidé, je continue à ramper afin d'éviter les balles perdues et les grenades qui sifflent à mes oreilles... mais je lance cette bouteille à la mer, ce drapeau blanc de paix et de réconciliation. Peut-être trouvera-t-il un écho chez certaines personnes ? Peut-être arrivera-t-on à stopper cette guerre interne pour se consacrer sur ce qui ne va vraiment pas ? Peut-être arrivera-t-on à faire comprendre à ceux qui l'ignorent encore que les logiciels propriétaires ne sont pas bons pour leur libertés sans pour autant imposer le point d'entrée dans le monde du libre ?

« Simple comme Ubuntu » - couverture par Alexandre Mory - Creative Commons By SaAvec un dépôt légal daté du 10 octobre 2010, soit le 10/10/10, ce qui peut signifier 42 en binaire, cette 9e mouture du « Simple comme Ubuntu » s’approche un peu plus de la réponse à « La grande question sur la vie, l’univers et le reste » telle que définie par Douglas Adams dans Le guide de voyageur galactique.

Toutefois rassurez-vous, si Didier Roche l’auteur de ce Framabook est un geek invétéré et un hacker hors-pair, son livre n’en reste pas moins le Guide du débutant sous Ubuntu, qui veut savoir où cliquer pour faire ce dont il a besoin et comprendre ce qui se passe quand il clique quelque part.

Comme à chaque sortie d’une version d’Ubuntu, tous les 6 mois depuis 5 ans, le « Simple comme Ubuntu » a été revu en détail et en profondeur pour correspondre rigoureusement à la version d’Ubuntu livrée avec le livre lors d’une commande chez InLibroVeritas. Pour cette 9e édition, cela correspond entre autre à la ré-écriture complète du chapitre 2 « Procédure d’installation », ou encore à un accompagnement de la meilleure intégration dans Ubuntu 10.10 des services de microblogage aux outils de communication en voix sur IP et messagerie instantanée embarqués dans la distribution.

Enfin, ce « Simple comme Ubuntu » est la deuxième édition imprimée intégralement en couleur, ce qui est du plus bel effet sur les nouvelles captures d’écrans de cette nouvelle version, notamment celles des jeux vidéo :-) Voyez par vous-même avec ces deux extraits des 54 pages du chapitre 9 consacré aux jeux :

« Simple comme Ubuntu » - Didier Roche - page 234 - Creative Commons By Sa

« Simple comme Ubuntu » - Didier Roche - page 236 - Creative Commons By Sa

Voici donc « Simple comme Ubuntu 10.10 » :

« Simple comme Ubuntu » - couverture par Alexandre Mory - Creative Commons By Sa

Et pour finir sans déroger aux traditions, voici le changelog proposé par l’auteur [1] :

  • remplacement de toutes les références de l’ancienne à la nouvelle version, ainsi que le nombre d’inscrits sur le forum ubuntu-fr. Comme d’hab :)
  • plus de powerpc, ajout de ARM;
  • support de langue incomplet -> c’est maintenant une boîte de dialogue qui apparaît;
  • précision sur les définitions de pppoe et du câble ethernet;
  • f-spot est remplacé par shotwell;
  • Les “sources de logiciel” se lance maintenant depuis la logithèque Ubuntu et plus depuis de le menu;
  • grand remaniement et réécriture du chapitre 2 : mise à jour de la procédure d’installation, complètement changée pour cette version;
  • précision au chapitre 5 maintenant que le mp3 peut être installé dès l’installation de Ubuntu;
  • mise à jour des informations pour bien insister sur le fait qu’une partition /home n’est absolument pas supplémentaire;
  • chapitre 3: réécriture de la description du menu supérieure (suppression de yelp, explication de l’indicator son et indicateur de message, mis à jour du me menu);
  • Nombreux changements dans le menu Préférences:
    • Chiffrement et trousseaux s’appellle maintenant Mots de passe et clés de;
    • Clavier -> changement léger de l’interface;
    • Ajout de Comptes de messagerie et VoIP et de comptes de microblogage;
    • Ajout de Input Method Switcher et Keyboard Input Methods;
    • Micro-blogage -> Microblogage;
    • Suppression de Partage de fichiers personnels;
    • Ajout de OpenJDK Java 6 Policy Tool;
    • Ajout de Paramètres de messagerie.
  • ajout de détails sur indicateur son, indicateur message et retravail de la description de la partie supérieure;
  • Firefox est maintenant mis à jour à chaque version, même sur des versions stables;
  • Le mode spatial n’est plus le mode par défaut de GNOME depuis 2.30;
  • Extension foxmarks -> Xmarks (+ note bientôt appelé à disparaître);
  • Suppression de Glipper, ajout de Parcellite;
  • Description de la procédure pour ouvrir le lecteur de CD mécaniquement;
  • Le nom des paquets de childsplay a changé;
  • mise à jour des images, photos, etc. ainsi que des typos/”fôtes” corrigées! Merci à la communauté :)

Notes

[1] Et que vous pouvez retrouver dans les sources LaTeX de l’ouvrage.

24 Octobre 2010 à 21:44

Jeux payants dans la logithèque Ubuntu via Prof Noel

Si vous faites une petite recherche dans la logithèque Ubuntu, vous remarquerez qu’une application propriétaire ET payante, un jeu dans notre cas, y a été ajoutée.



Je ne suis pas un « libre à tout prix », mais j’ignore encore si je dois m’en réjouir ou pleurer…. Chose certaine, c’est à suivre avec intérêt.

Et vous?

p.s. Stéphane Sébastien a essayé le jeu.

Également à lire.....

Juste un petit tuto dérivé de la procédure de restauration de Grub présenté ici pour indiquer comment réparer son système Ubuntu via un live-cd après un plantage lors d’une mise à niveau (panne de courant, erreur lors de la mise à niveau, système corrompu, …). Ce tuto est une réponse au commentaire de Craco, cette procédure lui a permis de remettre son système en état et à jour.

  • Récupérer un live-cd (ou live-usb) d’Ubuntu dans la version dont vous avez lancé la mise à niveau (pour une parfaite compatibilité)
    • Ex: Mise à niveau d’Ubuntu 10.04 à 10.10, utiliser le live-cd de la version 10.10.
  • Démarrer votre PC sur le live-cd (choisir « Essayer Ubuntu sans rien installer »)

Une fois sur le bureau, ouvrir un terminal puis saisir les commandes ci-dessous:

Download script_to_chroot.sh
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 #! /bin/bash   #Passer en root: sudo -s   #Monter la partition système contenant Linux sur votre disque dur: (sudo fdisk -l donne la liste des partitions, remplacer sda1 par le nom de la partition contenant Ubuntu (si nécessaire)): mount /dev/sda1 /mnt   #Monter /dev, /proc et copier les points de montages dans ce point de montage: mount -o bind /dev /mnt/dev mount -o bind /proc /mnt/proc cp /proc/mounts /mnt/etc/mtab   #Se chrooter dans ce système: chroot /mnt

A partir d’ici nous ne travaillons plus sur le live-cd mais sur votre propre installation d’Ubuntu, bien que si vous utilisez cette procédure c’est que votre système est déjà endommagé, veuillez être prudents dans les manipulations suivantes.

Nous allons maintenant lancer plusieurs commandes afin de réparer le système:

Download command_to_repair.sh
1 sudo dpkg --configure -a && sudo apt-get clean && sudo apt-get update && sudo apt-get dist-upgrade && sudo apt-get -f install

Cette commande (5 en 1, « && » permet de lancer plusieurs commandes à la suite les unes des autres) permet (dans l’ordre) de réparer la configuration du système, purger la liste des paquets en cache, mettre à jour la liste des paquets, relancer la mise à niveau vers 10.10 (ou supérieur) et réparer les paquets brisés (dépendances manquantes pour certaines applications).

Une fois cette série de commande exécutée avec succès, vous pouvez redémarrer votre poste, votre Ubuntu devrait à nouveau être opérationnel.

flattr this!

19 Octobre 2010 à 04:16

Prochaine étape: Ubuntu 11.04 via Prof Noel

Pratiquement dix jours après la sortie d’Ubuntu 10.10, les développeurs de Canonical ont annoncé l’activation des dépôts Natty Narwhal. La prochaine version d’Ubuntu qui sera lancée en avril 2011, succèdera à Maverick Meerkat.

Comme on pouvait s’y attendre, les dépôts d’Ubuntu 11.04 incluent très peu de modifications par rapport à ceux de Meerkat Maverick. Pour l’instant, la seule différence notable est l’inclusion du jeu de compilateur GNU GCC 4.5 au lieu de la version 4.4 utilisée dans Lynx et Maverick.

Précisément parce qu’il y a une transition vers GCC 4.5 la compilation de plusieurs paquets risque d’entraîner quelques erreurs, de sorte que, au moins dans les premières semaines de vie, les dépôts d’Ubuntu Natty Narwhal risquent d’être instables.

On en sait peu sur les fonctionnalités qui caractériseront Ubuntu 11.04. L’orientation que prendra la distribution se décidera au prochain sommet des développeurs Ubuntu (Ubuntu 11.04 Developer Summit) qui se tiendra à Orlando du  25 au 29 octobre.

L’arrivée de GNOME 3, l’intégration avec les services liés à Ubuntu One, l’élimination de la zone de notification et l’introduction de la barre de menu globale sont quelques-uns des aspects les plus probables (lire ici machine à rumeur) sur lesquels les développeurs devront discuter.

Note: L’image est sous licence CC by-nc-sa

Également à lire.....

18 Octobre 2010 à 03:21

Edubuntu en weblive via Prof Noel

Vous connaissez déjà sans doute le live cd, outil permettant d’essayer GNU/Linux dans votre ordinateur sans rien changer.

Mais puisque Edubuntu est livré dans un DVD, l’expérimenter peut aussi devenir une tâche longue.

Et bien si vous avez un ordinateur dans lequel Java est installé (Linux, MacOS X, Solaris or Windows), il est maintenant possible d’essayer la dernière version d’Edubuntu, la version éducative d’Ubuntu, directement dans le web, sans rien installer ou télécharger dans votre ordinateur. Afin de pouvoir expérimenter Edubuntu pendant 2 heures, il suffit simplement de suivre le lien suivant:

La session est à la base dans une machine virtuelle utilisant la dernière version stable instalée dans un serveur dédié (situé à Frankfurt en Allemagne). Afin de conserver une certaine fluidité, un maximum de 10 utilisateurs peuvent utiliser simultanément le weblive.

L’opérateur du serveur, Stéphane Graber, prépare la transition vers Natty Narwhal dès qu’une version suffisamment stable est disponible.

Note. Remarquer que dans mon cas, j’ai eu à installer (c’est automatique) un applet java (NX Web Companion) afin de pouvoir me connecter

Lien direct: http://www.edubuntu.org/vmmanager.

Également à lire.....

Cela fait un moment que je voulais pouvoir lancer mes applications rapidement avec mon clavier (recherche). J'ai testé le menu de Linux Mint et GnoMenu. Ils possèdent tout les deux un champ de recherche d'application mais finalement ces menus ne m'ont pas séduit. Je vous montre à quoi ils ressemblent à la fin de ce billet.

Icôn GNOME DoPlus tard, je suis tombé sur GNOME Do qui est exactement ce que je cherchais. Ce n'est pas un menu (celui par défaut de GNOME est finalement très bien) mais juste un lanceur permettant de chercher ses applications rapidement en tapant leur nom ou le début de leur nom (pour les lancer évidement). Il cherche aussi dans les fichiers, les marques-pages Firefox, les contacts Evolution ou Pidgin, etc.

GNOME Do

Je vais vous dire rapidement comment l'utiliser. C'est assez facile à prendre en main. Je ne vous parlerai pas des greffons ou du changement d'apparence. Consultez la documentation de Ubuntu-Fr pour en savoir plus.

Tout d'abord pour l'installer, il n'y a rien de plus simple : cliquez ici ou tapez la commande suivante dans un terminal.

sudo apt-get install gnome-do

Ensuite, ouvrez GNOME Do (Applications > Accessoires > GNOME Do). Une petite fenêtre apparait au milieu de l'écran. Vous pourrez la faire réapparaitre très facilement avec la combinaison de touche Super[1] + Espace. La touche Échap permet de fermer cette fenêtre.

GNOME Do

Le petit triangle en haut à droite permet d'accéder aux préférences où on peut demander à GNOME Do de se lancer au démarrage (dans l'onglet Général).

Pour lancer une recherche il suffit de commencer à taper votre mot clé. Sur la capture suivante je tape "fi" pour trouver Firefox. La touche Entrée lancera Firefox.

GNOME Do - Recherche de fi

Mais si on veut voir les autres résultats qui commence par "fi", on presse la flèche bas du clavier. Ainsi je peux choisir FileZilla en navigant avec les flèches.

GNOME Do - Recherche de fi avec propositions

La touche tabulation permet de choisir une action (à droite) lié à ce que vous avez trouvé (à gauche). Comme pour la recherche la flèche bas affiche les propositions.

GNOME Do - Action avec propositions

C'est en gros tout ce qu'il faut connaitre sur son utilisation.

Menus GNOME avec filtre de recherche

Je vous montre maintenant ce à quoi ressemble respectivement MintMenu et GnoMenu. Je ne les ai pas conservés car j'utilisais beaucoup le menu Raccourcis, j'avais juste besoin d'un lanceur.

MintMenu

Le .deb de MintMenu est téléchargeable dans leur dépôt. Cliquez sur la version de Linux Mint qui correspond à votre version d'Ubuntu, par exemple la version 10 Julia est basé sur Ubuntu 10.10 Maverick. Dans le liste des paquets vous trouverez mintmenu.

GnoMenu

Concernant GnoMenu, vous pouvez trouver son code source sur le site du projet Launchpad pour le compiler vous même ou tout simplement télécharger le .deb sur gtk-apps.org.

 

Notes :

[1] Appelée aussi Win, c'est la touche à gauche de Alt (très souvent avec le logo de Windows).

J’aurais aimé intituler ce billet: « Constante évolution » mais il n’aurait pas été fidèle au contenu principal de ce billet, l’Installation du pilote Wizardpen. Le pilote Wizardpen permet de faire fonctionner adéquatement les tablettes graphiques USB.

Mardi dernier je tentais l’installation d’une tablette graphique afin d’expérimenter un projet scolaire. Je n’avais jamais installé (ni même manipulé) une telle tablette. Bref, l’installation échoue, et par manque de temps, je ne cherche pas vraiment plus loin. Voilà qu’aujourd’hui, je décide de récidiver pendant la pause du midi avec mon ordinateur portable. Cinq minutes plus tard, la tablette fonctionne!

Pourtant, c’était la même manipulation. Mais bon, c’est la vie, et quand ça fonctionne,on  ne cherche pas toujours à comprendre :) .
Mais voilà que ce soir, à la lecture de mes fils RSS, je découvre que plus tôt ce matin, le mainteneur du paquet a tout simplement mis à jour son dépôt afin que le pilote fonctionne correctement avec Maverick.

Les manipulations qui suivent nécessitent des manipulations à effectuer avec des droits superutilisateurs (root) dont le mauvais usage peut engendrer des effets néfastes pour votre système. Je ne suis donc pas responsable de vos erreurs

Donc pour faire fonctionner une tablette graphique qui n’est pas reconnue nativement (par exemple KYE, Trust, AceCad Flair, UC-Logic, Genius Pen, SuperPen etc), on doit d’abord installer le dépôt du pilote Wizardpen.

On ajoute le dépot suivant:

sudo add-apt-repository ppa:doctormo/xorg-wizardpen

On met à jour les dépots:

sudo apt-get update

Et on installe le pilote:

sudo apt-get install xserver-xorg-input-wizardpen

Voilà c’est terminé, au redémarrage, votre tablette fonctionne.

Pour une liste des tablettes réputées fonctionner avec le pilote, il y a une liste au début de cette documentation.

Constante évolution? Ça vaut la peine de jeter un coup d’oeil à l’ancienne documentation….

Bon dessin!

Également à lire.....

Si vous désirez expérimenter la version de Firefox 4.0 beta 8 pre dans votre Ubuntu, il est possible de l’installer via les dépôts de développement quotidien (daily build).
C’est vraiment pour expérimenter la vitesse que j’en ai fait l’installation. Avec une interface en anglais et des plug-ins qui ne sont pas encore pleinement compatibles, nous sommes encore loin d’une utilisation grand public.
Mais si comme moi, vous voulez simplement suivre le projet au jour le jour, afin de suivre son évolution, je vous invite à faire ce qui suit :

Les manipulations qui suivent nécessitent des manipulations à effectuer avec des droits superutilisateurs (root) dont le mauvais usage peut engendrer des effets néfastes pour votre système. De plus les dépôts de développement quotidien (daily build) peuvent être instable, je ne suis donc pas responsable de vos erreurs.

On ajoute le dépot de développement quotidien suivant:

sudo add-apt-repository ppa:ubuntu-mozilla-daily/ppa

On met à jour les dépots:

sudo apt-get update

Et on installe Firefox

sudo apt-get install firefox-4.0

Bon champs de mine……

Également à lire.....

GnuckX - CC0 En juillet dernier, Framasoft animait le plus long atelier de l’histoire des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre : un traducthon courant pendant toutes les rencontres.

En effet, fidèles au poste dans la chaleur cuisante d’une salle de classe au dernier étage de l’ENSEIRB, des bénévoles de Framalang, Benjamin Jean de VeniVidiLibre.org, Alexis Kauffman et moi-même accueillions les courageux visiteurs ayant trouvé leur route jusqu’au traducthon 2.0, pour la plupart venus avec la ferme intention de nous aider à traduire le livre libre : « Imagine there is no Copyright ».

Et c’est ainsi qu’en à peine 5 jours, malgré la chaleur, les difficultés de réseau et une coupure de courant [1], l’ouvrage fut intégralement traduit, par plusieurs dizaines de bénévoles.

L’idée de traduire ce livre était venue à Alexis après l’avoir lu en version papier italienne, couverte par une licence CC-by-nd (Creative Commons attribution, sans dérivation). L’attribution nous permis de remonter à une version anglaise, couverte par une CC-by-nc-nd (ajoutant une clause de réutilisation non commerciale seulement), ce qui pouvait sembler paradoxal vu qu’Alexis l’avait acheté son livre… Toutefois, une mention supplémentaire s’ajoute, sur le site officiel, à la licence de la version originale :

No article in this book may be reproduced in any form by any electronic or mechanical means without permission in writing from the author.

Qui peut se traduire par :

Aucun article de ce livre ne peut être reproduit par quelque moyen électronique ou mécanique que ce soit, sans la permission écrite de l’auteur.

La suite du puzzle allait donc se résoudre en contactant l’auteur, ce qui est, d’une manière générale, la chose à faire en cas de doutes sur une licence [2].

Contacté, l’auteur nous répondit qu’il souhaitait que son œuvre soit au plus près possible du domaine public (ce qui est cohérent avec le titre de l’ouvrage). Benjamin Jean proposa donc la licence « Creative Commons Zero », ce qui convint très bien à l’auteur.

La licence CC0 a en effet été créée pour uniformiser mondialement la notion de domaine public, ou permettre de s’en approcher au plus près dans les juridictions, comme la France, où il n’est pas possible d’y placer soit même son œuvre.

Toutefois, à sa création la CC0 n’était pas applicable en France pour des raisons juridiques levées depuis, mais elle le demeurait pour l’instant pour une seconde raison, l’absence de version française. Il nous fallait donc remédier à ce petit inconvénient avant de pouvoir sortir notre prochain Framabook, et c’est ainsi que l’équipe de traduction de choc qui se cache derrière cette page, se mit à l’œuvre.

Nous sommes donc fier aujourd’hui de vous présenter la traduction, par Framalang et VVL, de la CC0 [3] ! Cette traduction est une contribution que nous avons bien entendu adressée à Creative Commons afin d’étoffer un peu le paysage des licences françaises touchant de domaine public, s’ajoutant ainsi à la récente licence « Information Publique Librement Réutilisable » utilisable uniquement par les organismes du secteur public dans le cadre de leurs démarches « OpenData » [4].

Creative Commons Zéro 1.0 - Domaine Public [5]

CC0 1.0 Universal - Public Domain Dedication

CreativeCommons.org - 17 décembre 2007
Traduction Framalang : Julien R., Barbidule, Goofy, Martin G., Siltaar, mben

CREATIVE COMMONS N’EST PAS UN CABINET D’AVOCATS ET NE FOURNIT PAS DE SERVICES DE CONSEIL JURIDIQUE. LA PUBLICATION DE CE DOCUMENT NE CRÉE AUCUNE RELATION JURIDIQUE ENTRE LES PARTIES ET CREATIVE COMMONS. CREATIVE COMMONS MET À DISPOSITION CETTE LICENCE EN l’ÉTAT, À SEULE FIN D’INFORMATION. CREATIVE COMMONS NE FOURNIT AUCUNE GARANTIE CONCERNANT L’UTILISATION DE CE DOCUMENT OU DES INFORMATIONS OU TRAVAUX FOURNIS CI-APRÈS, ET DÉCLINE TOUTE RESPONSABILITÉ POUR LES DOMMAGES RÉSULTANT DE L’UTILISATION DE CE DOCUMENT OU DES INFORMATIONS OU TRAVAUX FOURNIS CI-APRÈS.
Déclaration d’Intention

Les lois de la plupart des législations des états du monde accordent automatiquement des Droits d’Auteur et Droits Voisins (définis ci-dessous) au créateur et au(x) titulaire(s) de droits ultérieur(s) (ci-après, le « titulaire ») d’une œuvre originale protégeable par le droit de la propriété littéraire et artistique et/ou une base de données (ci-après, une « Œuvre »).

Certains titulaires souhaitent renoncer de façon définitive à ces droits sur une Œuvre dans le but de contribuer à un pot commun de travaux créatifs, culturels et scientifiques (les « Biens Communs ») que le public, de façon certaine et sans craindre d’actions ultérieures pour contrefaçon, a la possibilité d’utiliser comme base de travail, de modifier, d’incorporer dans d’autres travaux, de réutiliser et de redistribuer aussi librement que possible sous quelque forme que ce soit et à quelque fin que ce soit, y compris, et sans réserves, à des fins commerciales. Ces titulaires peuvent contribuer aux Biens Communs dans le but de promouvoir les idéaux de la culture libre et la production de travaux créatifs, culturels et scientifiques, ou pour acquérir une renommée ou une plus grande diffusion de leur Œuvre, notamment grâce à l’utilisation qui en sera faite par d’autres.

Pour ces raisons et/ou d’autres, et sans attendre aucune rémunération ou compensation supplémentaire, la personne associant la CC0 à une Œuvre (le « Déclarant »), dans la mesure où il ou elle est titulaire des Droits d’Auteur et des Droits Voisins de l’Œuvre, fait volontairement le choix d’appliquer la CC0 à l’Œuvre et de distribuer publiquement l’Œuvre sous les termes de cette licence, en toute connaissance de l’étendue de ses Droits d’Auteur et Droits Voisins sur l’Œuvre, ainsi que de la portée et des effets juridiques de la CC0 sur ces droits.

1. Droit d’Auteur et Droits Voisins

Une Œuvre mise à disposition sous la CC0 peut être protégée par les droits d’auteur et les droits voisins ou connexes (le « Droit d’Auteur et les Droits Voisins »). Le Droit d’Auteur et les Droits Voisins comportent, notamment, les droits suivants :

  1. Le droit de reproduire, adapter, distribuer, interpréter, diffuser, communiquer, et traduire une Œuvre ;
  2. Les droits moraux conservés par le ou les auteur(s) ou interprète(s) originaux ;
  3. Les droits relatifs à la diffusion et à la vie privée rattachés à l’image ou au portrait d’une personne représentée dans une Œuvre ;
  4. Les droits protégeant contre la concurrence déloyale à l’égard de l’Œuvre, sujets aux limitations prévues dans le paragraphe 4(a) ci-dessous ;
  5. Les droits protégeant l’extraction, la dissémination, l’utilisation et la réutilisation des données contenues dans une Œuvre ;
  6. Les droits relatifs aux bases de données (tels que ceux découlant de la Directive 96/9/CE du Parlement Européen et du Conseil du 11 mars 1996 concernant la protection juridique des bases de données, et de toute transposition au niveau national, y compris de toute version amendée ou révisée de cette directive) ;
  7. Tous autres droits similaires, équivalents ou correspondants partout dans le monde, basés sur des lois ou traités applicables, et toutes les transpositions nationale de ceux-ci.

2. Renonciation

Dans toute la mesure permise par la loi, mais sans l’enfreindre, le Déclarant annonce par la présente abandonner, céder et renoncer ouvertement, complètement, définitivement et irrévocablement, à tous ses Droits d’Auteur et Droits Voisins sur l’Œuvre ainsi qu’aux prétentions et intérêts à agir associés , qu’ils soient à cet instant connus ou inconnus (y compris les prétentions et intérêts à agir associés nés ou à naître), (i) partout dans le monde, (ii) pour la durée maximale prévue par les lois ou traités applicables (y compris les prolongations futures de cette durée), (iii) sur n’importe quel support actuel ou futur et quel que soit le nombre de copies, et (iv) pour toutes fins, y compris, et sans réserves, les fins commerciales, publicitaires ou promotionnelles (la « Renonciation »). Le Déclarant procède à la Renonciation au bénéfice de chacun des membres du plus large public et au détriment des héritiers et successeurs du Déclarant, avec la ferme volonté que cette Renonciation ne puisse faire l’objet d’aucune révocation, récision, résiliation, annulation, conclusion, ou de toute autre action en justice ou injonction susceptible d’interrompre la jouissance paisible de cette Œuvre par le public telle que prévue par la Déclaration d’Intention du Déclarant.

3. Licence Publique Supplétive

Dans le cas où une partie quelconque de la Renonciation et pour quelque raison que ce soit est jugée juridiquement nulle ou sans effet en vertu de la loi applicable, la Renonciation doit être préservée de la manière permettant la prise en compte la plus large de la Déclaration d’Intention du Déclarant. De plus, dans la mesure où la Renonciation est ainsi jugée, le Déclarant concède par la présente à chaque personne concernée une licence pour l’exercice des Droits d’Auteur et Droits Voisins du Déclarant sur l’Œuvre, gratuite, non transférable, non sous-licenciable, non exclusive, irrévocable et inconditionnelle (i) partout dans le monde, (ii) pour la durée maximale prévue par les lois ou traités applicables (y compris les prolongations futures de cette durée), (iii) sur n’importe quel support actuel ou futur et quel que soit le nombre de copies, et (iv) pour toutes fins, y compris, et sans réserves, les fins commerciales, publicitaires ou promotionnelles (la « Licence »). La licence sera réputée effective à la date à laquelle le Déclarant a appliqué CC0 à l’Œuvre. Dans le cas où une partie quelconque de la Licence, et pour quelque raison que ce soit, est jugée juridiquement nulle ou sans effet en vertu de la loi applicable, une telle invalidité partielle ou ineffectivité n’invalidera pas le reste de la Licence, et dans un tel cas le Déclarant déclare par la présente qu’il ou elle (i) n’exercera aucun de ses Droits d’Auteur ou Droits Voisins subsistant sur l’Œuvre et (ii) ne fera valoir aucune prétention ni intérêt à agir associés relatifs à l’Œuvre, ce qui serait opposé à la Déclaration d’Intention du Déclarant.

4. Limitations et exonérations de responsabilité
  1. Aucun droit sur une marque déposée ou un brevet détenu par le Déclarant n’est abandonné, cédé, licencié ou affecté d’une quelconque manière par le présent document;
  2. Le Déclarant propose la mise à disposition de l’Œuvre en l’état, sans déclaration ou garantie d’aucune sorte, expresse, implicite, légale ou autre, y compris les garanties concernant la commercialité, ou la conformité, les vices cachés et les vices apparents, dans toute la mesure permise par la loi applicable;
  3. Le Déclarant décline toute responsabilité dans la compensation des droits d’autres personnes qui peuvent s’appliquer à l’Œuvre ou à toute utilisation de celle-ci, y compris, et notamment, mais pas exclusivement, les Droits d’Auteur et Droits Voisins de toute personne sur l’Œuvre. En outre, le Déclarant décline toute responsabilité quant à l’obtention des consentements, autorisations et autres droits requis quelle que soit l’utilisation de l’Œuvre;
  4. Le Déclarant comprend et reconnaît que Creative Commons n’est pas partie prenante de ce document et n’a aucune responsabilité ni obligation à l’égard de la CC0 ou de l’utilisation de l’Œuvre.

Notes

[1] Notre travail étant réparti sur plusieurs documents EtherPad, cet incident généralement atroce dans une salle informatique se révéla joyeusement anecdotique.

[2] Petit aparté à ce propos, Framasoft organise, lors de la prochaine Ubuntu Party parisienne qui aura lieu du 5 au 7 novembre prochain, un atelier de libération d’œuvres non logicielles, qui consistera justement à contacter les auteurs d’œuvres numériques, publiées sur Internet sans licences précises et dont le Copyright par défaut bloque une idée de réutilisation… L’atelier est prévu pour le samedi 6 novembre à partir de 11h30.

[3] Oui, il fallait suivre pour les acronymes :-P

[4] L’annonce de RegardsCitoyens.org saluant la création de cette licence. Une analyse plus poussée sur le blog de Veni Vidi Libri.

[5] Crédit photo : GnuckX (Creative Commons Zero 1.0)

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