Planet

David Dennis - CC by-saPatrick A., je l’ai rencontré en novembre dernier lors de l’Ubuntu Party 10.10 à la Cité des Sciences. Il était assis près du stand Framasoft et j’ai tout de suite été intéressé par son projet liant la communauté Emmaüs et les logiciels libres.

Nous nous sommes retrouvés pour déjeuner et nous avons discuté pendant près d’une heure dudit projet, de la société actuelle et bien sûr, des logiciels et ressources libres. « Ne pas subir, toujours agir ! », telle est la devise première d’Emmaüs, et elle lui va si bien que j’ai eu envie de mettre son projet mais aussi son engagement en valeur, en lui proposant une interview ultérieure par courriel pour le Framablog.

Patrick contribue à sa manière à aider les plus démunis en reconditionnant d’anciens PC avec des logiciels libres (soit sous Windows, soit directement sous GNU/Linux Ubuntu) et en les revendant à très bas prix. L’argent ainsi récolté permet de faire vivre des compagnons d’Emmaüs. À sa manière, et à la manière de l’abbé Pierre il y plus de 60 ans, il participe à un monde plus ouvert, plus respectueux de l’humain et plus solidaire [1].

Si il n’est pas seul sur ce projet, il est toujours à la recherche de bonnes volontés pour l’aider à améliorer ses scripts d’installation, ou plus généralement à mettre ses compétences informatiques au service de cette noble cause. N’hésitez pas à nous contacter, nous nous ferons un plaisir de relayer votre message à Patrick.

Entretien avec Patrick, bénévole chez Emmaüs

Bonjour Partick, peux-tu te présenter ?

Cette question est la première que vous me posez, mais c’est ma dernière à laquelle j’ai répondu, car la tâche n’est pas aisée. En essayant de ne pas faire trop long, pour ménager les lecteurs, à mes yeux ce sont les autres questions les plus importantes.

Pour vous répondre, je vais faire une liste style interrogatoire de police, il faut que je me prépare à cela, car ça pourrait me servir dans un futur proche ;-)

  • âge 45 ans ;
  • marié depuis 20 ans, un enfant de 23 ans ;
  • né à Perpignan, vécu plus exactement à Pollestres, village de mes grands-parents paternels ;
  • études : Lycée technique Bac F2, DUT et diplôme d’ingénieur en Génie Électrique ;
  • je travaille depuis plus de 20 ans sur la région parisienne dans un groupe de « haute technologie », comme ils disent ;-)

Mon engagement au sein d’Emmaüs et du bénévolat date de mai dernier. Jusque là j’avais envie de faire du bénévolat, mais comme beaucoup je n’avais pas le temps, ou plutôt je ne voulais pas le prendre. Mais à cette époque, je me suis dit qu’il fallait essayer de faire quelque chose, car je ne supportais plus que notre société laisse tout partir à la dérive.

Cela correspond aussi à une phase de changement de vie, où l’on comprend que si on ne fait pas ce que l’on a envie de faire à 45 ans après il sera trop tard.

Avec ces interrogations sur mon futur et à la lecture de cette phrase, « Dans toute difficulté, il y a une opportunité » d’Albert Einstein, j’ai décidé d’agir pour une cause et je me suis tourné vers le bénévolat chez Emmaüs. D’abord je voulais aider les personnes dans la rue, celles que je croisais dans le RER sans oser agir, puis sur les conseils de ma femme, je me suis tourné vers une aide dans le domaine informatique (voir ci-dessous), mais je ne pensais pas que cet acte allait me conduire aussi loin dans mon engagement.

À l’heure actuelle je me suis engagé dans d’autres combats face à cette société en crise. Je fais référence aux dernières lois de réforme de la retraite, à la catastrophe économique provoquée par les puissances financières, tout cela quand il y a de plus en plus de gens qui se retrouvent à mourir de froid dans les rues d’une des plus grandes capitales du monde !

Mes engagements sont pour les libertés en général et pas uniquement le logiciel libre. Si il n’y avait que ce dernier à libérer, nous serions dans un monde idyllique. Mais non, il y a beaucoup de choses à libérer. C’est pourquoi j’ai pris comme fond d’écran des PC reconditionnés : « Un jour, le monde sera libre ! » (voir image ci-dessous en fin d’article), mais seulement si nous faisons tous front ensemble.

Actuellement j’œuvre aussi pour la liberté des personnes, des biens et des entreprises, en aidant les autres dans ces combats, et en m’engageant syndicalement au sein de mon entreprise.

J’espère que mon témoignage aura un écho au sein des communautés du logiciel libre, afin que certains viennent à leur tour participer et soutenir. Car il y a urgence à faire bouger cette société qui a remplacé notre belle devise républicaine par : « Libéralisme, Égoïsme, Finance (ou Futilité) ».

Voila mes engagements et mon état d’esprit actuel, qui ne sont pas facile à vivre avec mes ex-amis et mes collègues de travail. Je n’ai pas la même vision du monde, et je suis parfois considéré dans mon milieu professionnel comme un « fou de gauche » !

Quelques mots sur Emmaüs ? (on a tous une vague idée, mais noir sur blanc, c’est mieux)

Vous savez, je ne suis pas un spécialiste du mouvement Emmaüs, mais en voici ma vision :

Le mouvement a été créé par l’abbé Pierre (originaire de Lyon, ville d’une partie des membres de Framasoft je crois), figure emblématique au point d’avoir été élu l’homme le plus aimé des français, plus d’une quinzaine de fois (il a même demandé à la presse de ne plus le faire figurer dans ces sondages pour laisser un peu de visibilité aux autres).

Cet homme était un religieux, ça tout le monde le sait, mais il s’est aussi engagé dans la résistance en 1940. Il aurait participé à fonder le maquis du massif du Vercors. Ami du général de Gaulle, il a fait de la politique sous ses conseils, après la Seconde Guerre Mondiale, et a été élu député à plusieurs reprises. Le mouvement Emmaüs est né en 1949 à Neuilly-Plaisance, dans une ancienne auberge de jeunesse. Durant le terrible hiver 54, il a lancé un appel radiophonique en faveur des plus démunis, c’est ce que l’on a appelé « l’Appel de la bonté » (cf le film Hiver 54). C’est à ce moment là que les communautés d’Emmaüs vont prendre leur essor. À l’heure actuelle il y environ 148 communautés en France, et plus d’une trentaine dans le monde.

Le principe des communautés est d’aider les plus démunis en leur fournissant un logement, de la nourriture et de l’argent de poche. En retour les compagnons (c’est comme cela qu’on appelle les personnes pour lesquels ce mouvement est né) doivent travailler pour la communauté en fonction de leurs moyens physiques, intellectuels et de leurs choix. Comme dans le monde libéral, les compagnons ont droit à une retraite (je ne sais pas à quel âge ils y ont droit), mais lorsqu’ils ne peuvent plus travailler, ils peuvent s’il le veulent, rester dans la communauté.

Pour pouvoir faire vivre les compagnons chaque communauté vend les dons des particuliers, et plus rarement des entreprises. Ces dons sont de toutes sortes, cela va du cendrier de bistrot à la marque d’une boisson alcoolisée jusqu’à un pavillon. Les dons sont triés, remis en état, puis vendus au sein de chaque communauté. Chaque communauté est indépendante et vit du fruit de son propre travail. Une communauté est gérée par un ou plusieurs directeurs par alternance, afin de coordonner le travail des compagnons.

Les objectifs de chaque communauté sont :

  • Fournir le logement aux compagnons (environ une cinquantaine de personnes par communauté);
  • Fournir la nourriture à ces mêmes compagnons, et aux salariés pendant leurs services;
  • Payer toutes les charges : salaires des directeurs, essence des camions de livraison, etc.
  • Donner de l’argent pour aider d’autres associations humanitaires à l’étranger;
  • Envoyer du matériel pour des associations humanitaires;
  • Acheter des maisons pour loger d’autres démunis;
  • etc.

À la tête des communautés, il y a Emmaüs-France qui coordonne et assure la logistique de l’ensemble. Il y a aussi la Fondation Abbé Pierre plus axée sur la communication (exemple de campagne) et la collecte des dons des entreprises. Au total ce sont environ 14 000 personnes qui participent au mouvement (4 000 compagnons, 4 000 salariés et 6 000 bénévoles).

Comment as-tu connu le logiciel libre ?

Dans le cadre de mon travail et de ma passion j’ai découvert le logiciel libre il y a une dizaine d’années.

J’ai connu Framasoft vers 2004, et c’est vous qui m’avez aidé sur le choix de SPIP pour développer un petit site intranet dans le cadre de mon travail. J’avais déjà à l’époque fait des tests d’installations sur les distributions Mandrake, Knoppix, et un peu plus tard Ubuntu. J’ai migré mon informatique personnelle sous Ubuntu il a deux/trois ans quand j’ai cassé un Windows XP Pro en voulant mettre à jour un logiciel de musique propriétaire (iTunes pour ne pas le nommer) !

Comment en es-tu venu à faire le lien Emmaüs / logiciel libre ? (motivations personnelles, éthique, etc.)

Je voulais participer à une cause humanitaire à force de voir cette misère quotidienne dans les transports en commun que je prend tous les jours de la semaine. D’abord j’ai voulu faire de la distribution de nourriture pour les plus démunis, mais ma femme m’a conseillé d’utiliser mes compétences en informatique pour aider Emmaüs.

J’ai pris contact avec leur service bénévolat, je voulais être affecté à la place la plus adaptée pour leur organisation. Je ne voulais pas spécialement travailler pour la communauté de Neuilly-Plaisance, que je connais depuis quinze ans maintenant, car je ne savais pas qu’il faisait du reconditionnement de PC, je n’en avais vu aucun lors de mes visites en tant que client, et pour cause, ils se sont vendus très vites, et c’est très bien.

Toujours est-il que le service du bénévolat, m’a renvoyé sur la communauté de Neuilly-Plaisance. Lors de mon arrivée, j’ai rencontré Djebar, le bénévole responsable informatique, qui travaillait tout seul à l’époque et qui avait beaucoup de mal à s’en sortir. Je lui ai demandé comment il travaillait et ce qu’il voulait que je fasse, ce qui lui prenait le plus de temps. Il m’a répondu que c’était l’installation des machines, donc j’ai commencé par faire un petit script d’installation en mode « unattend » [2].

Comme il perdait encore plus de temps sur la partie désinstallation des logiciels sur les machines XP, je me suis lancé également sur la désinstallation.

Quels sont les services que toi et les autres compagnons proposez ?

Maintenant, depuis deux semaines nous avons mis en place un mini Cyber-Espace (deux machines) pour présenter l’utilisation d’Ubuntu, avant la vente des machines. Notre but étant de vendre des machines pour faire vivre la communauté, mais aussi de faire en sorte que les acheteurs soient satisfaits de leurs achats. Nous préférons, ne pas vendre, que faire de la vente forcée, car le but est d’avoir le moins de retour possible et donner une bonne image de notre engagement et de notre travail.

Pour participer à rompre la fracture numérique nous vendons des machines d’occasions de l’ordre de 60 à 80 euros et les écrans plats de 15, 17 pouces entre 20 et 40 euros.

Je tente de diffuser mon travail à toutes les personnes et associations qui œuvrent pour les biens communs. En ce moment j’essaye de faire une installation Ubuntu en mode PXE [3], pour permettre la mise à jour de machines dans une école au Burkina Faso. Cette école a été équipée par Hervé S. et d’autres professeurs il y a deux ans. Je suis en contact avec lui depuis la dernière Ubuntu Party de Paris.

D’où proviennent les matériels à reconditionner ?

Le matériel reconditionné vient essentiellement de dons de particuliers. Les entreprises donnent mais c’est alors un lot de machines d’un seul coup et depuis huit mois que je travaille chez Emmaüs, je n’ai pas encore vu un don de machines provenant des entreprises.

Pourquoi avoir choisi de faire deux versions (GNU/Linux et Windows) ? Pourquoi ne pas l’avoir fait uniquement sous GNU/Linux ?

Mon responsable voulait vendre des machines et cela est plus simple sur XP, car les clients ne connaissent pas Ubuntu et GNU/Linux. Il avait déjà fait une expérience à ce sujet par le passé, mais cela n’avait pas donné de bons résultats. Et c’est aussi pour cela que je médiatise notre travail (merci à vous), car la communication est un outil nécessaire aujourd’hui.

Pourquoi Ubuntu ? Pourquoi XP ?

Pour XP, la vente est plus facile, mais le temps et les scripts d’installations plus complexes.

Pour Ubuntu, l’installation est plus simple, car on formate le disque dur, mais la vente est beaucoup plus difficile.

Comment sont gérées les licences Windows XP ? Achat ? Récupération ?

C’est à cause des problèmes de licences que nous mettons pour l’instant des machines sous Ubuntu, car les licences sont celle incluses dans le PC, et nous prenons grand soin à désinstaller les programmes hors XP pour conserver la licence d’origine.

Peux-tu nous en dire plus sur ces scripts d’installation ?

Pour les scripts sous XP vous trouverez en pièce-jointe ci-dessous le manuel d’installation.

Pour Ubuntu j’utilise à l’heure actuelle un fichier « preseed » [4] pour l’installer, puis un script Bash pour installer les programmes annexes, configurer Firefox, le bureau, le dock…

Ces scripts sont-ils librement téléchargeables ? Si oui, peut-on avoir le lien ?

Non pas pour l’instant, car je ne suis pas encore pleinement satisfait de mon travail et je n’ai pas de site pour mettre ces scripts. Je pourrais faire un site ou un blog mais avant d’avoir une grande visibilité, je serai à la retraite, même en tenant compte des prolongations présentes et futures ;-)

En revanche, si vous me proposez de mettre ces scripts sur votre site je suis partant et j’en serais ravi. J’aimerai avant que vous fassiez des essais pour mettre quelque chose de vraiment opérationnel et même utilisable par Madame Michu.

Quels sont les retours des utilisateurs ? (sur XP modifié et sur Ubuntu ?)

Nous n’avons pas de retour des utilisateurs, sauf une fois, une personne avait rapporté sa machine, car il n’arrivait pas à lancer certains logiciels et pour cause, le script ne les avaient pas installés. Il y avait un petit bug dans le script. C’était les premières machines livrées avec ce XP modifié.

Maintenant nous n’avons pas de retour, donc cela fonctionne. Lors de la vente de la première machine Ubuntu, j’ai demandé à la cliente de me faire un retour sur l’utilisation de sa machine, mais toujours rien depuis 15 jours. C’est dommage de ne pas avoir de retour, mais c’est dans la logique de l’époque actuelle, les gens ne font rien et sont en permanence en train de zapper d’un loisir à l’autre sans autre but que celui d’oublier leur vie routinière.

Il faudrait que les gens suivent plus souvent la devise des compagnons d’Emmaüs, « Ne pas subir, toujours agir », mais on se retrouve plutôt avec « Métro Boulot Dodo ». On est loin du « Liberté Égalité Fraternité » qui anime mon travail et le logiciel libre.

Quelles sont les perspectives d’avenir pour ce projet ? (ce qui marche, ce qui bloque, etc.)

Les perspectives au niveau développement sont les suivantes :

  • Faire une installation PXE;
  • Faire une version ISO d’Ubuntu et des scripts ainsi que les paquets pour pouvoir faire une installation offline, afin de fournir un DVD à tout le monde car beaucoup de personnes n’ont pas encore Internet;
  • En même temps que cette version ISO, faire la documentation de mise en œuvre de l’installation (remarque : je ne l’ai pas fait car je veux l’effectuer pour une installation indépendante);
  • Faire une version dérivée de la Framakey Ubuntu Remix, personnalisée avec le dock que j’utilise (Pyg de Framasoft m’a dit que cela était faisable, donc à suivre);
  • Associer des artistes musiciens, photographes pour promouvoir leurs œuvres et leurs talents (à l’heure actuelle j’ai mis un lien sur le site de Pat D., qui fait des photos pour Emmaüs et j’ai un projet de diaporama avec elle pour une vente d’objets recyclés et personnalisés à la communauté de Neuilly-Plaisance).

Les perspectives au niveau diffusion sont les suivantes :

  • Avoir une visibilité sur le site Framasoft, cela serait super bien pour faire du buzz ;-)
  • Évangéliser l’Emmaüs de Perpignan/Pollestres (je cite ce village car il y a peine 6 mois, je ne savais pas que l’Emmaüs de Perpignan se trouvait dans mon village natal, comme quoi le monde n’est peut-être pas encore libre mais il est petit !). J’emploie ce verbe « Évangéliser » même si je ne suis pas croyant, car cela va être difficile de convaincre le directeur, avec qui j’ai déjà eu un contact téléphonique, de passer sur Ubuntu, car il pense que les clients ne sont pas prêts. Mon but étant qu’il accepte de faire un mini Cyber-Espace avec deux machines en libre service (pour tout le monde ou en fonction de la configuration des lieux en libre service pour les futurs clients), et qu’il mette deux machines Ubuntu toujours en vente;
  • Prendre contact avec les « Ateliers sans frontière », contact fournit par YoBoY;
  • Diffuser les versions XP, et surtout la version Ubuntu sur les Emmaüs de la région parisienne.
  • Diffuser sur les MJC, puisque j’ai des contacts à ce niveau.
  • Puis m’attaquer à la diffusion sur les associations de la ville de Paris.

Comment peux-t-on aider ?

Déjà en me témoignant votre enthousiasme, mais aussi en informant comme ici sur nos actions.

Si vous voulez aller plus loin dans votre soutien, ma dernière idée serait de mettre en réseau les Emmaüs et/ou toutes les associations vendant des machines avec des logiciels libres et/ou ayant mis un place un Cyber-Espace, etc. On pourrait ainsi dessiner une carte de France sur un site web où nous trouverions à chaque fois les contacts, le nombres de machines vendues, celles disponibles, etc. Ce serait utile pour les personnes ou associations désireuses d’avoir des informations, voulant utiliser ces distributions, cherchant une formation, etc.

Quelles sont les personnes qui participent de près ou de loin à ce projet ?

Je ne suis pas tout seul pour faire vivre ce projet, même si pour l’instant je suis le seul à faire du développement (ce n’est pas faute d’avoir essayé d’impliquer des ex-amis pour les sortir de leur mal de vivre) et de faire de la diffusion.

Dans l’ordre d’arrivée et de soutien à ce projet, je tiens à remercier les compagnonnes et les compagnons de route suivants :

  • Laurence A. - Pour m’avoir entrainé malgré elle sur cette route sinueuse, et qui m’épaule quotidiennement;
  • Djebar R. - Pour son implication dans le bénévolat, et son enthousiasme;
  • Olive et Sab - Pour leurs engagements au sein de la communauté Emmaüs Neuilly-Plaisance, et d’être toujours partants pour suivre mes idées les plus folles;
  • José - Pour me mettre à la porte tous les samedi soir de la « Fontaine », et m’éviter ainsi de passer la nuit à l’atelier;
  • Antony 81 - Pour son travail tous les jours, et sa volonté : « Don’t give up my friend »;
  • César Henri - Pour ces connaissances en informatique de pointe, et ses tests de destruction de machines XP ;-)
  • Yann D. - Pour son enthousiasme et ses implications futures, quand il aura réussi ces examens ;-)
  • Sylvain D. - Pour son support dans le monde nébuleux et pas très libre d’Apple;
  • Ubuntu et plus particulièrement YoboY et Kinouchou - Pour leurs accueils à la dernière Ubuntu-Party;
  • Gérard P. - Pour son soutien inconditionnel à mon travail, pour avoir fait du buzz sur ce travail lors de la dernière Ubuntu-Party et son idée géniale de Cyber-Espace interne au sein des communautés Emmaüs pour montrer « l’EmmaBuntu », comme il souhaite que j’appelle cette distribution ;-)
  • Hervé S. - Pour son travail pour une école au Burkina Faso, son soutien et ses conseils techniques, sans oublier ses corrections sur mon catalan;
  • Pat D. - Pour ses photos et son soutien au mouvement ;
  • et vous bien sûr, toute la grande équipe de Framasoft, sans qui ce travail n’aurait pas été possible.

Un dernier mot pour la route (nécessairement longue, mais nécessairement libre) ?

La route est longue cela tout le monde le sait, mais elle est sinueuse et glissante par temps de neige. Ce qui est dommage c’est que si peu de monde s’y engage ne serait-ce que pour un temps. Ils préfèrent souvent tous prendre des autoroutes déjà tracées.

Pour ma part je l’ai prise lorsque j’ai lu phrase d’Albert Einstein (pour rappel : « Dans toute difficulté, il y a une opportunité. »), et j’espère ne plus la quitter.

Merci pour ton engagement en faveur du logiciel libre et pour la réponse à cette interview.

Merci à vous tous pour votre travail, sincèrement sans vous je ne serais pas là où j’en suis. C’est pour cette raison que j’ai choisi un fond d’écran Framasoft (voir ci-dessous) pour mettre en valeur les PC reconditionnés et non pas un fond écran dédié aux causes d’Emmaüs.

Je suis désolé d’avoir donné autant de détails à vos questions, mais ce n’est pas ma faute c’est à cause de mon nom :-)

Bonnes fêtes de fin d’année à vous tous, en liberté.

Patrick

Emmaüs - Bureau Ubuntu

Notes

[1] Crédit photo : David Dennis (Creative Commons By-Sa)

[2] Qui ne nécessite pas la supervision d’un humain pour cliquer sur « Ok » à tout bout de champs. Un peu à l’image de Framapack.org

[3] Directement depuis le réseau, et sans nécessiter de système d’exploitation sur la machine cible.

[4] Fichier d’instructions pour l’installation.

Logo de StarCraft II Wings of LibertyJ'ai voulu tenté l'expérience de jouer à un jeu Windows (StarCraft II) sur Ubuntu. Le résultat est un échec très certainement à cause du pilote propriétaire de ma carte graphique ATI Mobility Radeon HD 4500 Series. Malheureusement, sans lui, il n'y a pas de 3D ! Je n'ai pas pu faire une capture d'écran du résultat. Des bandes verticales de l'image étaient décalées.

Informez-vous avant d'acheter une carte graphique. Consultez des listes de cartes graphique compatible comme celle-ci.

Si vous aussi vous voulez tenter le coup, lisez la suite tout en image.

Tout d'abord il est conseillé de désactiver les effets de Compiz et d'activer le pilote propriétaire de votre carte graphique.

  • Allez dans le menu Système > Préférences > Apparence. Dans l'onglet Effets visuels, sélectionnez Aucun.
  • Allez dans le menu Système > Administration > Pilotes supplémentaires. S'il y a un pilote propriétaire pour votre carte graphique, activez le.

Maintenant, il faut installer PlayOnLinux soit avec un clic sur le lien précédent, soit avec la commande suivante.

sudo apt-get install playonlinux

Si vous souhaitez avoir la toute dernière version de PlayOnLinux, installez d'abord le dépôt playonlinux.com. Attention, l'utilisation de dépôts tiers peut rendre votre système instable.

sudo wget http://deb.playonlinux.com/playonlinux_`lsb_release -sc`.list -O /etc/apt/sources.list.d/playonlinux.list && sudo apt-get update >/dev/null

PlayOnLinux est installé, lancez le à partir du menu Applications > Jeux > PlayOnLinux. Cliquez sur le bouton Installer et sectionnez StarCraft II Wings of Liberty.

PlayOnLinux lancement PlayOnLinux recherche de StarCraft II

Ensuite, suivez les instructions de l'assistant. Si c'est la première fois que vous utilisez PlayOnLinux un autre assistant devrait vous demander d'installer les polices Microsoft.

PlayOnLinux - Assistant d'installation

PlayOnLinux - Assistant d'installation

Si vous choisissez la version DVD, attendez que le DVD soit monté avant de cliquer sur Suivant.

PlayOnLinux - Assistant d'installation PlayOnLinux - Assistant d'installation

Enfin, la mise à jour de StarCraft II se lance.

StarCraft II - Installeur

Une fois l'installation terminée, les mises à jours se lancent et ça prend du temps. Un avertissement m'indique que mon pilote vidéo pourrait ne plus être à jour. Ça commence mal mais je ne perds pas espoir.

StarCraft II - Mise à jour avec avertissement pilote vidéo

StarCraft II - Fin de la mise à jour

Ne cliquez pas sur Jouer car il faut d'abord terminer le processus d'installation de PlayOnLinux. Vous pouvez fermer cette fenêtre.

PlayOnLinux - Assistant d'installation PlayOnLinux - Assistant d'installation

On vous demande la taille de votre mémoire graphique. Si vous ne la connaissez pas, entrez la commande suivante dans un terminal (Ctrl + Alt + T).

lspci -v

Cherchez la ligne contenant VGA compatible controller. Lisez la première ligne suivante qui commence par Memory. Chez moi j'ai Memory at d0000000 (32-bit, prefetchable) [size=256M], donc ma mémoire graphique est de 256Mb.

lspci -v

Terminez l'assistant d'installation. On vous demande si vous voulez des raccourcis sur votre bureau, mais chez moi ils ne marchent pas.

Enfin ! Votre jeu est installé. Il est temps de l'exécuter ! Cliquez sur Exécuter après avoir sélectionné StarCraft II Wings of Liberty et prier.

PlayOnLinux avec StarCraft II installé

Chez moi ça ne marche pas ! La 3D semble fonctionner puisque je vois la planète tourner en arrière-plan mais des bandes verticales de la partie gauche de l'image sont décalées. Je n'ai pas pu faire de capture d'écran.

J'ai tenté de réinstaller ce jeu en utilisant le pilote libre de ma carte graphique. Les menus s'affichent bien mais pas de 3D !

StarCraft II - Menu

StarCraft II utilisant le pilote libre de ma carte graphique (pas de 3D)

J’utilise régulièrement Virtualbox pour tester des distributions Linux et pour avoir un Windows au cas où. J’avais déjà écrit des articles sur ce logiciel montrant comment procéder pour utiliser une distribution ou Windows :

Ce petit billet me servira également de mémo car ce n’est pas la première fois que je me pose la question. En effet, comment lancer un système Linux facilement en ligne de commande et aussi en raccourci bureau ?. Voyons donc ceci.

Virtualbox est fourni avec plusieurs programmes en ligne de commande

  • VBoxManage : Interface en ligne de commande pour communiquer avec l’API Virtualbox.
  • VBoxSDL : une simple interface graphique pour les machines virtuelle
  • VirtualBox : l’interface graphiquye de Virtualbox qui permet de tout gérer

Tout d’abord , nous allons regarder la liste des machines virtuelle installées sur le système avec la commande VBoxManage

VBoxManage list vms
Oracle VM VirtualBox Command Line Management Interface Version 3.2.10
(C) 2005-2010 Oracle Corporation
All rights reserved.

« Windows » {efe6b510-bb99-440e-9c0c-7d7a0e24693f}
« Test ISO » {fc2e807f-c073-493d-925b-6d44eef7b837}
« Ubuntu 10.10″ {3ef3a948-7823-4598-a034-9aa3bd9a45af}
« Chakra Linux » {5f66206c-7eb8-44f1-bbf3-8576f0372c10}

On voit donc ici que j’ai 4 machines virtuelles déclarées. Si on veut avoir des infos sur la machine, il suffit de taper VBoxManage showvminfo « Ubuntu 10.10″ par exemple pour avoir la configuration de la machine Ubuntu 10.10. Pour ceux que ca interesse la doc complète de VBoxManage se situe ici sur le site de Virtualbox : VBoxManage

Maintenant pour lancer une machine virtuelle directement, ce n’est pas bien plus compliqué. c’est cette fois avec le programme VBoxSDL.

Par exemple :

  • VBoxSDL -startvm « Ubuntu 10.10″
  • VBoxSDL -startvm 3ef3a948-7823-4598-a034-9aa3bd9a45af

Lance Ubuntu 10.10 directement. (soit donc par le nom , soit par l’ID)
Pour passer en plein écran au démarrage il faut rajouter l’option : –fullscreen

L’inconvénient avec ceci c’est que l’on ne peut apparemment pas sauvegarder l’état de la machine virtuelle comme on peut le faire par l’interface graphique. Le démarrage se ferà donc à chaque fois comme lors du démarrage d’un PC sous Linux.

Mise à jour (07 Déc.) : En fait on peut également lancer la machine virtuelle avec la commande VBoxManage comme suit :

  • VBoxManage startvm « Ubuntu 10.10″

L’avantage c’est que là on peut contrôler la totalité de la machine (sauvegarde de l’état, ajout de périphériques, etc..).
merci à RA pour son commentaire sur cette commande.

Il va sans dire que ceci fonctionne bien une fois que votre système à été configuré au moins une fois avec l’interface graphique de Virtualbox, de cette façon la première commande list vms vous donne une liste.

Maintenant, pour lancer tout celà rapidement, c’est également simple. Il suffit de créer un lanceur sur votre bureau. Un clic droit sur le bureau fait apparaitre le menu

menu_126

On configure le lanceur :

creer-un-lanceur_127

Il apparait sur le bureau :

selection_128

Et en cliquant dessus ca donne ceci au final :

ubuntu-1010-oracle-vm-virtualbox_129

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23 Novembre 2010 à 18:46

Kontakt 4 sous Ubuntu Studio via Pianopenguin

J'utilise Linuxsampler pour jouer du piano virtuel sous Ubuntu mais il ne fonctionne actuellement qu'avec les bibliothèques de sons au format Gigastudio. Les derniers samples sortis comme le Fiazoli de Imperfect Samples sont disponibles au format NKI de Native Instruments Kontakt. J'ai donc testé l'installation de Kontakt via wine.

Attention : la méthode d'installation par compilation peut présenter un risque pour la stabilité de votre système.

Il faut tout d'abord installer wine et jack avec les bibliothèques de développement :

sudo apt-get install wine wine1.2-dev libjack0 libjack-dev qjackctl

Téléchargez la dernière version de wine asio (0.8) sur le site officiel et le SDK ASIO sur le site de Steinberg.

Décompressez le tout puis copiez le fichier «ASIOSDK2/common/asio.h» dans le répertoire «wineasio».

Compilez wineasio en tapant dans le terminal :

make

sudo make install

Enregistrez ensuite le fichier dll dans la base de registre de wine :

regsvr32 wineasio.dll

Lancer la configuration de wine «winecfg» pour sélectionner ALSA dans l'onglet «AUDIO» (sans cela votre clavier MIDI ne serait pas reconnu) :

Wine Audio

Installez Kontakt en utilisant wine.

Lancez qjackclt et démarrez le serveur jack.

Au lancement de Kontakt sélectionnez le driver «ASIO» :

Options Kontakt

Vous devez normalement avoir les connexions Jack suivantes :

Pianotek Jack

Cela fonctionne parfaitement, par contre j'ai remarqué que j'avais bien plus de xruns qu'avec Linuxsampler et j'ai été obligé d'augmenter la latence dans les paramètres du serveur Jack (échantillons 256 avec une fréquence d'échantillonnage à 32000 Hz).

Kontakt4

Lorsque j’avais commencé à regarder ce qui existait au niveau des GPS, j’avais également découvert le projet Openstreetmap. Et je m’étais rendu compte que les GPS de marques Garmin étaient souvent mentionnées dans les sites web, dans les programmes Linux, etc … Etant de nature à toujours vouloir personnaliser mes appareils, je me suis donc orienté vers cette marque. Et , je me rends compte maintenant que j’ai bien fait. Je ne dénigre absolument pas les autres marques , mais pour l’utilisation que je veux faire de mon GPS, Garmin me semble tout adapté.

J’avais déjà fait il y a quelques temps un article sur Openstreetmap pour pouvoir participer au projet de cartographie libre mondiale : Openstreetmap, GPS Garmin NUVI 250W et Linux

Cet article sera consacré cette fois-ci au rajout d’une carte routable dans le GPS grâce à un outil disponible sous Linux : QLandKarte GT. Ce programme est l’équivalent de Mapsource sous Windows.

Pour l’installation de tous les outils nécessaires vous pouvez vous référer à cet article sur GPSPassion : GPS Garmin sous Linux

J’ai donc installé les outils suivants avec Synaptic : GPSBabel , Gpsd , Gebabbel
Ensuite, j’ai téléchargé les dernières versions de Qlandkarte et Qlandkartegt-garmin

Voilà donc pour les installations des outils.

Maintenant , il faut récupérer des cartes openstreetmap. Pour ce faire, il existe un site qui génère des cartes openstreetmap avec les infos pour les pistes VTT, les randonnées, etc… Ce site est OpenMTBmap . Sur la page téléchargement des cartes, on peut trouver son bonheur pour tous les continents :

selection_088

Je vais donc télécharger le fichier openmtbmap – France pour récupérer les cartes de la France, et tant que j’y suis je vais récupérer également celle du continent Africain. En effet, sur mon GPS actuellement je n’ai que l’Europe de disponible : City Navigator Europ NT 2009, et partant en cette fin d’année en famille à la Réunion, mon GPS n’affiche rien pour cet endroit…Je vais tacher d’y remédier….

89

Comme vous le voyez c’est bien vide pour la Réunion !

171

Mais on va y remédier …

Pour commencer , il faut extraire les fichier dans le .exe de cartes, car vous l’avez vu les fichier France et Africa sont des EXE. Ce sont en fait des fichiers auto-décompressibles sous windows…. Pour pouvoir les utiliser sous Linux il vous faut installer le package : p7zip-full avec par exemple la commande : sudo apt-get install p7zip-full. Ensuite vous décompressez le fichiers dans le répertoire de votre choix, par exempl france et africa pour faire simple en lancant la commande : 7z e mtbfrance.exe. Vous obtenez quelques chose de semblable a ceci :


7-Zip 9.04 beta  Copyright (c) 1999-2009 Igor Pavlov  2009-05-30
p7zip Version 9.04 (locale=fr_FR.utf8,Utf16=on,HugeFiles=on,1 CPU)

Processing archive: ../mtbafrica.exe

Extracting  $PLUGINSDIR/InstallOptions.dll
………
Extracting  mapset.img
Extracting  Copyright gmt.exe.txt
Extracting  Copyright.txt
Extracting  Ueber die SRTM Konturlinien Installation.txt
Extracting  about the contourline installation.txt
Extracting  readme_deutsch.txt
Extracting  readme_english.txt
Extracting  regions copyrighted by www.viewfinderpanoramas.org.txt
Extracting  create_gmapsupp.img.bat
Extracting  create_mapsource_installationfiles.bat
Extracting  create_mapsource_installationfiles_with_mkgmap.bat
Extracting  install_openmtbmap.bat
Extracting  uninstall_6536.bat
Extracting  unregister_or_reregister_address_search_6536.bat
Extracting  clasaf.TYP
Extracting  thinaf.TYP
Extracting  tradaf.TYP
Extracting  wideaf.TYP
Extracting  gmt.exe
Extracting  mapset_mdr.img
Extracting  mapset.mdx
Extracting  mapset.tdb
Extracting  65360000.img
…..
Extracting  65360028.img

Everything is Ok

Files: 63
Size:       154170560
Compressed: 101161312

C’est maintenant que les chose intéressantes vont commencer…Il faut donc lancer le programme QlandKarte GT qui doit se trouver dans le menu Accessoires. A noter sur le site du logiciel, un petit manuel d’aide mais qui permet de faire les choses de bases. Le programme étant lancé, l’interface se défini comme ceci :

qlandkarte-gt_089

Il faut donc charger une carte que l’on vient de décompresser, pour ce faire il faut faire les actions suivantes :

  • Menu Fichier -> Charger une carte
  • Sélectionner le type de fichiers à : Garmin (*.tdb)
  • Aller dans le répertoire ou les fichiers ont été décompressé -> choisir le fichier mapset.tdb puis cliquer sur Ouvrir

selectionner-une-carte-_090

Ensuite, le logiciel demande de charger un mapset, je choisi le mapset_mdr.img qui est le plus détaillé par rapport au mapset.img.

selectionner-la-carte-principale-pouropenmtbmap_france_12112010_093

L’interface montre maintenant la carte de France importée. Pour l’agrandir, il suffit de presser F2 puis de sélectionner la zone à agrandir et relacher :

qlandkarte-gt_091

qlandkarte-gt_092

Je pourrais m’arrêter là , c’est à dire me limiter à la France, mais l’intérêt de ce programme permet de jouer avec plusieurs cartes. Je vais donc charger de la même manière la carte Africa dans le logiciel. Ce qui me donne au final après avoir mis le zoom assez petit :

qlandkarte-gt_094

Je vois donc la France et le continent Africain.

Bien entendu, je ne vais pas mettre le continent Africain en entier dans mon GPS, il faut donc maintenant sélectionner les cartes à rajouter. Je vais donc sélectionner ma carte France et l’ile de la Réunion.

Pour la carte France, je zoom sur la carte France et appuie sur la touche F5 pour sélectionner les zones de cartes à rajouter au fichier final pour le GPS. A noter, qu’il faut double-cliquer pour bien activer la carte de France et donc pour pouvoir sélectionner les zones a ajouter. J’obtiens donc ceci :

qlandkarte-gt_095

Les zones à ajouter sont maintenant sélectionnées en bleu. Pour déselectioner une zone il suffit de presser F5 puis la zone a désélectionner. On remarquera dans le coin inférieur droits des informations sur le fichier final. Dans mon cas : gmapsupp.img d’une taille de 568 Mo et contenant 145 zones. Je vais maintenant rajouter la Réunion. Je procède de la même manière en activant la carte Africa en double-cliquant sur son nom sur le panneau latéral gauche.Ce qui donne :

qlandkarte-gt_096

On remarquera ici que la zone sélectionnée est assez grande, en fait les continents et pays sont divisé en portions, ce qui explique celà :

qlandkarte-gt_097

On voit maintenant que le nombre de zones à été augmenté de 2 : 145 (France)  +2 (Réunion) = 147.

Maintenant il faut exporter tout ca vers le GPS. Il y a 2 solutions. Soit on exporte directement dans la mémoire du GPS si il y a assez de place, soit (suivant votre modèle) on exporte dans une carte SD. Sur le modèle Nuvi 250W que j’ai, je choisi la 2ème option. Je connecte donc mon GPS sur le PC avec le cordon USB fourni. Le GPS se met en marche et après quelques secondes, sur mon bureau Ubuntu apparaissent 2 icones. Une pour le GPS (mémoire flash) et une autre pour ma carte SD :

selection_098

Je double click sur l’icone de la carte SD et il faut absolument créer un répertoire : GARMIN . Maintenant, dans le logiciel il faut aller pointer vers ce répertoire. Sur ma Ubuntu, il se trouve sous : /media/40A2-05B3/GARMIN. Pour l’export, il suffit de cliquer sur la zone ou se trouve l’information de gmapsupp.img avec le nombre de zones, et à ce moment là le bouton Exporter va devenir actif.

selection_099

En cliquant sur Exporter, une fenêtre apparait et c’est là qu’il faut choisir le répertoire /media/40A2-05B3/GARMIN par exemple pour mon cas :

creer-un-fichier-gmapsuppimg_100

Ensuite, il faut cliquer sur exporter. Suivant la taille du fichier (ici 580Mo environ), le transfert va être long ou pas. Pour mon cas ca doit bien mettre 20 minutes….Une fois terminé, le logiciel va vous rendre la main, et il suffira de cliquer sur fermer.

Une fois ceci fait, maintenant dans la carte SD vous devriez avoir ceci :

selection_101

Maintenant, il faut déconnecter le GPS (qui qse trouve en mode USB) afin de le faire redémarrer. Pour ce faire, il faut cliquer sur les icônes de déconnexion de périphériques dans le navigateur de fichier (en rouge ci-dessous) dans le panneau latéral gauche  :

selection_102

Une fois le GPS redémarré, pour vérifier que tout s’est bien passé, il faut aller voir dans les paramètres si la carte a bien été chargée. Ca se confirme avec quelque chose du genre :

49

On voit donc ici la carte originale + la carte de France Openmtbmap + la carte Africa openmtbmap. En faisant cette fois un zoom sur l’europe, on voit clairement les zones de découpes que l’on avait sur le logiciel :

106

Maintenant allons-donc voir ce qui se passe au niveau de la Réunion. Je me déplace donc vers la région de l’ile avec l’écran tactile, et je fais le zoom sur l’ile. Ca me semble déjà beaucoup mieux qu’avant:

147

Je fais un zoom sur une zone et là c’est nickel, tout est détaillé :

165

Voilà, maintenant le GPS peut s’envoler vers la Réunion sans problème !

A noter que le logiciel peut faire encore de nombreuses choses dont je n’ai pas parlé : Mettre des points, faire des tracés, et surement d’autres choses que je ne connais pas encore.

Amusez vous bien !

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12 Novembre 2010 à 16:44

Geektionnerd : Gendarmuntu via Framasoft

Annoncée en janvier 2008 au cours du salon Solutions Linux, la migration des ordinateurs de la Gendarmerie nationale française vers Ubuntu a pris forme la semaine dernière, avec l’annonce, après un test grandeur nature sur 7000 postes, de la migration prochaine des 85 000 machines de ce corps d’armée vers le système GNU/Linux le plus « grand public ». Au total, ce sont près de 100 000 employés de la gendarmerie qui travailleront d’ici 2015 quotidiennement à l’aide de logiciels libres, à l’instar de nos députés et de leurs assistants. Cela libérera-t-il également les consciences ? C’est la question que pose Gee cette semaine.

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Crédit : Simon Gee Giraudot (Creative Commons By-Sa)

12 Novembre 2010 à 08:33

Ma première Ubuntu Party via YoBoY

Le weekend dernier c'est déroulé l'Ubuntu Party 10.10 de Paris. C'était la première fois pour moi en tant que grand manitou de l'organisation. Apparemment tout c'est bien passé, j'ai même eu pas mal de retours positifs, et quelques remarques pour que l'on puisse encore s'améliorer. Bien entendu, je ne suis pas tout seul pour organiser ça, et j'ai pu compter sur une équipe de personnes que je remercie (ils se reconnaîtront) pour tout préparer en amont, et d'une armée de bénévoles venues des quatre coins de la France, et même de plus loin pour que tout fonctionne pendant les 3 jours de cette Ubuntu Party. Je n'oublie pas non plus l'aide précieuse de David Forgeron qui travaille au Carrefour Numérique et des différentes personnes qui nous aident à la Cité des sciences et de l'industrie, et qui nous accueillent toujours chaleureusement. Et oui, 3 jours, on est un peu fous, ça c'est certain, mais ça en vaux la peine.

Ubuntu Party 10.10 groupeSi je comptes bien, entre les excellents conférenciers et intervenants divers que l'on a eu, les associations tels que l'April, Mozilla, Wikimédia, Bépo, La Quadrature du Net, Framasoft, In Libro Veritas et Parinux qui nous ont épaulés, OxyRadio qui a couvert l'évènement et les bénévoles, sur tout le weekend ça doit faire environ 150 personnes qui sont là pour faire découvrir Ubuntu et les logiciels libres au plus grand nombre. Pour cette édition nous avons pu comptabiliser environ 3000 personnes sur les 3 jours. C'est moins que les précédentes éditions vous l'aurez remarqué, mais pour ma première fois, je trouve que c'est un bon chiffre, et bizarrement, le dimanche a enregistré plus de monde que le samedi, alors que d'habitude c'est le contraire. À n'en pas douter, pour la prochaine édition, nous battrons un record.

Ubuntu Party 10.10 LunchLa journée du vendredi, à l'image d'un gros Premier Samedi du libre, mais avec des conférences, c'est bien passée, quoique un peu calme au niveau des conférences. Il faudra certainement que l'on travaille ce point. Le samedi était beaucoup plus classique du fait que nous avions investit tout l'espace contrairement au vendredi, et la décoration actuelle des lieux avec pour thème la science fiction a plu à tout le monde. Le samedi soir, après une petite photo souvenir du groupe, on a fini au restaurant coréen Matsuba non loin de là que tout le monde apprécie. Le dimanche enfin, à l'image du samedi mais avec plus de monde, c'est également bien déroulé. La journée, ainsi que la party, se sont terminés sur la conférence de Benjamin Bayart de FDN qui a durée une heure de plus avec une salle comble. Le temps de tout ranger, on a fini la soirée autour d'une pizza.

Sinon vous serez heureux d'apprendre que la date pour la prochaine Ubuntu Party 11.04 à Paris aura lieu les 27, 28 et 29 mai 2011. On va encore une fois essayer de toucher un public différent sur cette journée supplémentaire du vendredi, et principalement des groupes de scolaires pour les sensibiliser à la culture du libre.

Je vous laisse admirer les quelques photos de l’événement qui sont déjà passé sur la toile et dont sont tirés mes illustrations.

Tags: ubuntuubuntu-frévénementplanet ubuntu-fr
12 Novembre 2010 à 08:33

Ma première Ubuntu Party via YoBoY

Le weekend dernier c'est déroulé l'Ubuntu Party 10.10 de Paris. C'était la première fois pour moi en tant que grand manitou de l'organisation. Apparemment tout c'est bien passé, j'ai même eu pas mal de retours positifs, et quelques remarques pour que l'on puisse encore s'améliorer. Bien entendu, je ne suis pas tout seul pour organiser ça, et j'ai pu compter sur une équipe de personnes que je remercie (ils se reconnaîtront) pour tout préparer en amont, et d'une armée de bénévoles venues des quatre coins de la France, et même de plus loin pour que tout fonctionne pendant les 3 jours de cette Ubuntu Party. Je n'oublie pas non plus l'aide précieuse de David Forgeron qui travaille au Carrefour Numérique et des différentes personnes qui nous aident à la Cité des sciences et de l'industrie, et qui nous accueillent toujours chaleureusement. Et oui, 3 jours, on est un peu fous, ça c'est certain, mais ça en vaux la peine.

Ubuntu Party 10.10 groupeSi je comptes bien, entre les excellents conférenciers et intervenants divers que l'on a eu, les associations tels que l'April, Mozilla, Wikimédia, Bépo, La Quadrature du Net, Framasoft, In Libro Veritas et Parinux qui nous ont épaulés, OxyRadio qui a couvert l'évènement et les bénévoles, sur tout le weekend ça doit faire environ 150 personnes qui sont là pour faire découvrir Ubuntu et les logiciels libres au plus grand nombre. Pour cette édition nous avons pu comptabiliser environ 3000 personnes sur les 3 jours. C'est moins que les précédentes éditions vous l'aurez remarqué, mais pour ma première fois, je trouve que c'est un bon chiffre, et bizarrement, le dimanche a enregistré plus de monde que le samedi, alors que d'habitude c'est le contraire. À n'en pas douter, pour la prochaine édition, nous battrons un record.

Ubuntu Party 10.10 LunchLa journée du vendredi, à l'image d'un gros Premier Samedi du libre, mais avec des conférences, c'est bien passée, quoique un peu calme au niveau des conférences. Il faudra certainement que l'on travaille ce point. Le samedi était beaucoup plus classique du fait que nous avions investit tout l'espace contrairement au vendredi, et la décoration actuelle des lieux avec pour thème la science fiction a plu à tout le monde. Le samedi soir, après une petite photo souvenir du groupe, on a fini au restaurant coréen Matsuba non loin de là que tout le monde apprécie. Le dimanche enfin, à l'image du samedi mais avec plus de monde, c'est également bien déroulé. La journée, ainsi que la party, se sont terminés sur la conférence de Benjamin Bayart de FDN qui a durée une heure de plus avec une salle comble. Le temps de tout ranger, on a fini la soirée autour d'une pizza.

Sinon vous serez heureux d'apprendre que la date pour la prochaine Ubuntu Party 11.04 à Paris aura lieu les 27, 28 et 29 mai 2011. On va encore une fois essayer de toucher un public différent sur cette journée supplémentaire du vendredi, et principalement des groupes de scolaires pour les sensibiliser à la culture du libre.

Je vous laisse admirer les quelques photos de l’événement qui sont déjà passé sur la toile et dont sont tirés mes illustrations.

Tags: ubuntuubuntu-frévénementplanet ubuntu-fr
12 Novembre 2010 à 08:33

Ma première Ubuntu Party via YoBoY

Ubuntu Party 10.10 installLe weekend dernier c'est déroulé l'Ubuntu Party 10.10 de Paris. C'était la première fois pour moi en tant que grand manitou de l'organisation. Apparemment tout c'est bien passé, j'ai même eu pas mal de retours positifs, et quelques remarques pour que l'on puisse encore s'améliorer. Bien entendu, je ne suis pas tout seul pour organiser ça, et j'ai pu compter sur une équipe de personnes que je remercie (ils se reconnaîtront) pour tout préparer en amont, et d'une armée de bénévoles venues des quatre coins de la France, et même de plus loin pour que tout fonctionne pendant les 3 jours de cette Ubuntu Party. Je n'oublie pas non plus l'aide précieuse de David Forgeron qui travaille au Carrefour Numérique et des différentes personnes qui nous aident à la Cité des sciences et de l'industrie, et qui nous accueillent toujours chaleureusement. Et oui, 3 jours, on est un peu fous, ça c'est certain, mais ça en vaux la peine.

Ubuntu Party 10.10 groupeSi je comptes bien, entre les excellents conférenciers et intervenants divers que l'on a eu, les associations tels que l'April, Mozilla, Wikimédia, Bépo, La Quadrature du Net, Framasoft, In Libro Veritas et Parinux qui nous ont épaulés, OxyRadio qui a couvert l'évènement et les bénévoles, sur tout le weekend ça doit faire environ 150 personnes qui sont là pour faire découvrir Ubuntu et les logiciels libres au plus grand nombre. Pour cette édition nous avons pu comptabiliser environ 3000 personnes sur les 3 jours. C'est moins que les précédentes éditions vous l'aurez remarqué, mais pour ma première fois, je trouve que c'est un bon chiffre, et bizarrement, le dimanche a enregistré plus de monde que le samedi, alors que d'habitude c'est le contraire. À n'en pas douter, pour la prochaine édition, nous battrons un record.

Ubuntu Party 10.10 LunchLa journée du vendredi, à l'image d'un gros Premier Samedi du libre, mais avec des conférences, c'est bien passée, quoique un peu calme au niveau des conférences. Il faudra certainement que l'on travaille ce point. Le samedi était beaucoup plus classique du fait que nous avions investit tout l'espace contrairement au vendredi, et la décoration actuelle des lieux avec pour thème la science fiction a plu à tout le monde. Le samedi soir, après une petite photo souvenir du groupe, on a fini au restaurant coréen Matsuba non loin de là que tout le monde apprécie. Le dimanche enfin, à l'image du samedi mais avec plus de monde, c'est également bien déroulé. La journée, ainsi que la party, se sont terminés sur la conférence de Benjamin Bayart de FDN qui a durée une heure de plus avec une salle comble. Le temps de tout ranger, on a fini la soirée autour d'une pizza.

Sinon vous serez heureux d'apprendre que la date pour la prochaine Ubuntu Party 11.04 à Paris aura lieu les 27, 28 et 29 mai 2011. On va encore une fois essayer de toucher un public différent sur cette journée supplémentaire du vendredi, et principalement des groupes de scolaires pour les sensibiliser à la culture du libre.

Je vous laisse admirer les quelques photos de l’événement qui sont déjà passé sur la toile et dont sont tirés mes illustrations.

12 Novembre 2010 à 08:33

Ma première Ubuntu Party via YoBoY

Ubuntu Party 10.10 installLe weekend dernier c'est déroulé l'Ubuntu Party 10.10 de Paris. C'était la première fois pour moi en tant que grand manitou de l'organisation. Apparemment tout c'est bien passé, j'ai même eu pas mal de retours positifs, et quelques remarques pour que l'on puisse encore s'améliorer. Bien entendu, je ne suis pas tout seul pour organiser ça, et j'ai pu compter sur une équipe de personnes que je remercie (ils se reconnaîtront) pour tout préparer en amont, et d'une armée de bénévoles venues des quatre coins de la France, et même de plus loin pour que tout fonctionne pendant les 3 jours de cette Ubuntu Party. Je n'oublie pas non plus l'aide précieuse de David Forgeron qui travaille au Carrefour Numérique et des différentes personnes qui nous aident à la Cité des sciences et de l'industrie, et qui nous accueillent toujours chaleureusement. Et oui, 3 jours, on est un peu fous, ça c'est certain, mais ça en vaux la peine.

Ubuntu Party 10.10 groupeSi je comptes bien, entre les excellents conférenciers et intervenants divers que l'on a eu, les associations tels que l'April, Mozilla, Wikimédia, Bépo, La Quadrature du Net, Framasoft, In Libro Veritas et Parinux qui nous ont épaulés, OxyRadio qui a couvert l'évènement et les bénévoles, sur tout le weekend ça doit faire environ 150 personnes qui sont là pour faire découvrir Ubuntu et les logiciels libres au plus grand nombre. Pour cette édition nous avons pu comptabiliser environ 3000 personnes sur les 3 jours. C'est moins que les précédentes éditions vous l'aurez remarqué, mais pour ma première fois, je trouve que c'est un bon chiffre, et bizarrement, le dimanche a enregistré plus de monde que le samedi, alors que d'habitude c'est le contraire. À n'en pas douter, pour la prochaine édition, nous battrons un record.

Ubuntu Party 10.10 LunchLa journée du vendredi, à l'image d'un gros Premier Samedi du libre, mais avec des conférences, c'est bien passée, quoique un peu calme au niveau des conférences. Il faudra certainement que l'on travaille ce point. Le samedi était beaucoup plus classique du fait que nous avions investit tout l'espace contrairement au vendredi, et la décoration actuelle des lieux avec pour thème la science fiction a plu à tout le monde. Le samedi soir, après une petite photo souvenir du groupe, on a fini au restaurant coréen Matsuba non loin de là que tout le monde apprécie. Le dimanche enfin, à l'image du samedi mais avec plus de monde, c'est également bien déroulé. La journée, ainsi que la party, se sont terminés sur la conférence de Benjamin Bayart de FDN qui a durée une heure de plus avec une salle comble. Le temps de tout ranger, on a fini la soirée autour d'une pizza.

Sinon vous serez heureux d'apprendre que la date pour la prochaine Ubuntu Party 11.04 à Paris aura lieu les 27, 28 et 29 mai 2011. On va encore une fois essayer de toucher un public différent sur cette journée supplémentaire du vendredi, et principalement des groupes de scolaires pour les sensibiliser à la culture du libre.

Je vous laisse admirer les quelques photos de l’événement qui sont déjà passé sur la toile et dont sont tirés mes illustrations.

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