Planet

Le jeudi 23 Juin je vais participer et intervenir au premier OpenDay à Toulouse à l'ENSEEIHT avec pour thématique : Quelles alternatives aux systèmes d’information propriétaires ? Cet événement marque aussi une des premières actions commune que nous avons dans le groupe SoLibre, auquel je participe bien sur avec ma société Objectif Libre.

Je vais donc participer à la conférence autour de Linux, du cloud computing et de la sécurité qui s'y rapporte qui aura lieu à 16h en abordant bien sur Ubuntu... Mais il y a sûrement de nombreuses autres thématiques qui vous intéresseront en regardant le programme de la journée.

Et puis si vous ne pouvez pas vous libérer dans la journée, venez donc nous retrouver le soir, puisque nous continuons à la Cantine (celle de Toulouse..). Dans ce cas une inscription est demandée (pour des simples problématique d'approvisionnement). Tous les intervenants de la journée seront présent autour d'un cocktail avec de nouvelles animations et conférences autour du libre.

Enfin il est important de noter que cette journée sera couplée (même lieu et horaires) avec un autre événement du libre sur Toulouse ce jour là : l'Eclipse Party organisé conjointement par Toulibre et le JUG de Toulouse. Autant dire que vous n'avez plus d'excuse pour ne pas venir nous voir !

Je vous présentais en début de mois Classic Menu Indicator, un lanceur d’applications accessible depuis le tableau de bord Unity  de votre Ubuntu 11.04 Natty Narwhal. J’indiquais alors :

cet indicateur est encore perfectible puisque d’une part il est non modifiable et puisque d’autre part il ne me propose ni l’accès à la rubrique « Raccourci », ni à la rubrique « Système »

Bonne nouvelle, cet indicator vient d’évoluer et les accès aux rubriques « Préférences » et « Administration » y sont désormais intégrées.

La deuxième évolution, plus discrète, concerne l’icône mono de l’indicateur qui s’intègre beaucoup mieux dans l’environnement Unity d’Ubuntu.

  • Avant :

  • Après :

Il ne manque plus que l’accès aux raccourcis mais gageons que cela arrive rapidement.

Pour bénéficier de ces dernières évolutions ainsi que des prochaines, il suffira d’ajouter l’adresse des dépôts et de lancer (ou relancer) l’installation de Classic Menu Indicator. Comme ce dernier n’est pas présent dans les dépôts officiels d’Ubuntu, ne suivez la procédure ci-dessous qu’en toute connaissance de cause. Il convient également de préciser qu’il s’agit encore d’une version Alpha susceptible de présenter quelques bugs.

Ouvrez un terminal et copiez la commande suivante :

sudo add-apt-repository ppa:diesch/testing && sudo apt-get update && sudo apt-get install classicmenu-indicator

Redémarrez votre session.

Amusez-vous bien.

Billets reliés

Comme on s’y attendait, beaucoup d’ubunteros ont été frustré par la nouvelle version d’Ubuntu et son interface polémique, Unity. Nombreux sont ceux qui ont soit opté pour un autre environnement de bureau (KDE, XFCE…) soit qui ont carrément migré vers une autre distribution quand ils ont compris que la rupture était consommée entre Gnome et Canonical au vu des différends qui opposent les deux entités, d’ailleurs si on se fie aux chiffres du mois dernier publiés sur DistroWatch.com, Ubuntu est passé troisième derrière Fedora et Linux Mint grands gagnants du passage à Ubuntu.

Cependant, certains utilisateurs d’ubuntu n’arrivent pas à couper le cordon ombical avec leur distro mais souhaitent tout de même installer Gnome 3 et gnome shell au moins pour se faire une idée avant de passer à un autre DE, et comme toujours avec GNU/Linux rien n’est impossible l’équipe Gnome 3 a mis en place un ppa :

sudo add-apt-repository ppa:gnome3-team/gnome3
sudo apt-get update
sudo apt-get dist-upgrade
sudo apt-get install gnome-shell gnome3-session
gnome-shell –replace

Et voilà, j’espère que ça vous aidera à faire votre choix.

Cet article Installer Gnome3 et gnome shell sur Ubuntu 11.04 est apparu en premier sur crowd42.

No related posts.

Régulièrement je propose sur ce blog des applications, des applets, des indicators… qui ne proviennent pas des dépôts officiels d’Ubuntu. Bien entendu, j’indique alors de n’installer ces applications qu’en toute connaissance de cause en rouge et en caractères gras mais… qui lit ce type d’avertissement ? Il est facile lorsque l’application en question ne convient pas ou ne convient plus de la supprimer à l’aide d’un sudo apt-get remove mais quid des dépôts ajoutés ?

Commentaire original posté par nova_jerem
Étant donné le nombre de ppa dont vous faites mention dans vos articles, il serait peut-être judicieux de faire un post sur ppa-purge…

C’est suite à ce commentaire que j’ai décidé d’écrire ce billet.

Plusieurs solutions existent pour supprimer ces fameux PPA.

  • En ligne de commande

La première solution consiste à enlever le PPA en question à l’aide d’une simple ligne de commande à entrer dans un terminal :

sudo apt-add-repository --remove ppa:nom_du_dépôt

Cette solution ne supprimera pas les paquets du PPA en question. Si vous souhaitez également les supprimer, il faudra au préalable installer PPA-purge en passant soi par la logithèque Ubuntu, soit en entrant dans un terminal la commande

sudo apt-get install ppa-purge

Une fois PPA-purge installé, la commande pour supprimer le PPA et ses paquets sera

sudo ppa-purge ppa:nom_du_dépôt

Si vous ne vous souvenez pas du nom du PPA installé, ouvrez votre centre de commande Ubuntu en passant par le bouton d’extinction du tableau de bord et en choisissant « réglages du système » et sélectionnez « Sources de logiciels » onglet « autres logiciels » (ou dans la rubrique Administration pour les menus Gnome).

  • À l’aide d’une interface graphique

Alin Andrei a concocté il y a quelques temps un outil permettant à la fois de lister ses PPA, de les supprimer avec ou sans les paquets, d’en rechercher de nouveaux sur Launchpad, de vérifier les doublons, de les sauvegarder, de les restaurer…

Pour utiliser les différentes fonctionnalités de Y PPA Manager puisque tel est son nom, il faudra penser à double cliquer sur la fonction désirée.

Y PPA Manager n’étant pas dans les dépôts officiels d’Ubuntu, vous ne devez l’installer qu’en toute connaissance de cause… en ajoutant un nouveau PPA !

Pour ce faire, il faut ouvrir un terminal et entrer la commande suivante :

sudo add-apt-repository ppa:webupd8team/y-ppa-manager && sudo apt-get update && sudo apt-get install y-ppa-manager

Y PPA Manager se trouve désormais dans la rubrique Système de votre dash Unity (ou dans la rubique Outils Système de votre menu Gnome).

Amusez-vous bien

Billets reliés

17 Juin 2011 à 18:56

RMLL 2011, du 9 au 14 juillet via Ubuntu Party

 

Dans quelques jours démarrera l’édition 2011 des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre. Cette année, les RMLL seront à Strasbourg, du 9 au 14 juillet prochains.

Comme les années précédentes, Ubuntu et Ubuntu-fr seront présents, dans le village Associatif ou au travers de conférences :
* Didier Roche (alias Didrocks), auteur du Framabook Simple comme Ubuntu et développeur Ubuntu, présentera Unity, la nouvelle interface d’Ubuntu.
* Raphaël Badin et Vincent Ladeuil présenteront Launchpad, plateforme de collaboration pour la distribution Ubuntu. Même si Launchpad n’est pas spécifique à Ubuntu, la conférence sera axée sur les fonctionnalités spécifiques à la distribution Ubuntu et les évolutions en cours.

Ubuntu-fr sera évidemment présente dans le Village Associatif aux côtés de nombreuses autres associations œuvrant dans l’univers du logiciel libre. Nous participerons également aux Journées Grand Public.

 

Participer en tant que bénévole
Pendant la manifestation, l’organisation a un besoin important de bénévoles pour assurer de très nombreuses tâches (Captation vidéo, accueil, transport de matériel…). Vous pouvez rejoindre l’équipe des bénévoles.

 

Informations pratiques

Site officiel

Réservations

Beaucoup de personnes semblent se demander où trouver l'information sur ce qu'il passe sur la version de développement (actuellement oneiric ocelot, qui deviendra la 11.10 en octobre prochain).

Cependant, c'est assez simple et Canonical ainsi que la communauté dépense énormément d'énergie[1] pour que tout le développement soit le plus transparent possible.

Planification

Comme indiqué dans mon post précédent, toutes les décisions sur une version de développement sont prises à l'UDS (Ubuntu Developer Summit), conférences et discussions ouvertes à tous et gratuitement. Si jamais vous n'avez pas la chance de pouvoir vous y déplacer, j'ai indiqué dans les liens précédents les moyens conséquents mis en place pour suivre en directe les nombreuses discussions en parallèles ainsi que de donner quelques retours en directs (par IRC que l'on lit lors des sessions)… et ceci, tous les 6 mois !

Si jamais vous avez manqué ces discussions, vous avez un channel youtube pour revoir les vidéos des sessions importantes (il n'est malheureusement pas possible de filmer toutes les sessions). Cependant, toutes les sessions ont eu un flux audio disponible et enregistrée (par le flux que l'on passe en direct) et sont disponibles). Donc il est toujours possible de rattraper! :) Il y a un article partageant l'expérience de suivre l'UDS à distance qui semble indiquer que cela fonctionne plutôt bien.

Développement

Bien sûr, ceci n'est pas suffisant pour avoir une méthode de développement globale et ouvertes. Nous avons de nombreuses listes de diffusion où chacun peut s'inscrire (certaines listes sont modérées si vous y écrivez quelque chose et les ubuntu member peuvent directement y poster, les autres ont besoin d'une relecture avant l'acceptation sur la liste).

Je dirais que les listes importantes sont : ubuntu-announce, ubuntu-devel, puis la mailing liste suivant votre domain d'intérêt: ubuntu-desktop par exemple.

Cependant, si vous voulez suivre le projet globalement, cela n'est pas suffisant. Il faut savoir que tous les blueprints (spécifications) que l'on créé sur launchpad sont disponibles. Un blueprint en général correspond à une discussion à l'UDS. Nous essayons de diviser ces blueprints en "tâches" et indiquons un statut sur chacune d'elle (todo, in progress, done, postponed…). Il est possible d'avoir une vue générale sur cette page récapitulant tous les statuts.

En regardant globalement, vous pouvez voir les sujets les plus importants, voir le statut par équipe, par individu au jour le jour et voir les progrès! Il est également possible de voir tout simplement, ce qui est prévu pour les prochains milestones alpha2, alpha3…

Pour des annonces plus hauts niveau, il y a encore le fridge récemment renommé ubuntu-news. Mettez un sticker dessus ;)

Bref, peu de projet à ma connaissance mettent autant d'effort pour avoir un process de développement aussi ouvert et accessible facilement à qui veut se renseigner, donc n'hésitez pas à y jeter un oeil !

Contribuer au développement

Nous essayons également de promouvoir de plus en plus et d'aider la contribution au développement du projet même. Pour cela, je ne paraphraserais pas l'excellent post et interview qu'à posté Daniel hier. Avoir des petites tâches identifiées et faciles d'accès mais qui font toute la différence est le meilleur moyen d'avoir une première contribution couronnée de succès !

Je voulais faire cet article depuis longtemps, j'espère qu'il servira et pourra faire référence quand quelqu'un demande ou indique qu'il ne sait pas ce qu'il passe ou ce qui arrivera dans la prochaine version. Les informations sont là et sont de plus en plus accessibles à toute personne ayant un niveau basique en anglais. Pour les autres, faîtes appel à votre entourage ou à la communauté pour vous aidez à traduire ;)

Notes

[1] et d'argent

Lorsque l’on travaille sur plusieurs bureaux, il est pratique d’une part de savoir sur lequel on se trouve à l’instant « t » et d’autre part d’en changer facilement.

Workspaces Indicator permet non seulement d’avoir cet affichage dans le tableau de bord Unity d’Ubuntu mais également de passer sans effort d’un bureau à l’autre en cliquant sur le numéro de l’espace souhaité.

Le menu préférences, quant à lui, offre la possibilité de modifier le nombre de bureaux, le nombre de ligne et le nombre de colonnes désirés.

Workspaces Indicator n’étant pas présent dans les dépôts officiels d’Ubuntu, il ne faudra l’installer qu’en toute connaissance de cause en ouvrant un terminal et en entrant la commande suivante afin d’ajouter l’adresse des dépôts, de mettre à jour la liste de ces derniers et enfin de lancer l’installation :

sudo add-apt-repository ppa:geod/ppa-geod && sudo apt-get update && sudo apt-get install indicator-workspaces

Il ne reste plus qu’à relancer sa session

Amusez-vous bien.

Source : Ubuntu Geek

Billets reliés

Depuis quelques temps, le wifi sur mon asus eeepc 1000H était assez instable avec Ubuntu 11.04.

wifi.jpg

Il fallait systématiquement désactiver le WIFI et le réactiver pour pouvoir me connecter. De plus, ce dernier était par la suite assez instable.

Ma configuration

  • Matériel : Asus eeepc 1000H
  • OS: Ubuntu 11.04 32 bits

Télécharger le driver

Aller sur la page dédiée sur site de l'éditeur.

  • Entrez votre nom et mail
  • cliquer sur "accept"
  • Téléchargez le fichier
  • le renommer en .tar.gz ( petits filous ...)

Adaptation de l'archive

Décompressez l'archive et modifiez les fichiers suivants

./os/linux/config.mk

Mettre la configuration suivante :

HAS_WPA_SUPPLICANT=y [...] HAS_NATIVE_WPA_SUPPLICANT_SUPPORT=y

./common/cmm_wpa.c

Modifiez la clé WPA_MIX_PAIR_CIPHER FlexibleCipher pour que la valeur associée soit WPA_TKIPAES_WPA2_TKIPAES.

WPA_MIX_PAIR_CIPHER FlexibleCipher = WPA_TKIPAES_WPA2_TKIPAES;

Compilation et installation

Compilation des sources

sudo make sudo make install

Suppression de l'ancien module

$sudo ifconfig wlan0 down $sudo rmmod rt2860sta $sudo mv /lib/modules/$(uname -r)/kernel/drivers/staging/rt2860/rt2860sta.ko /lib/modules/$(uname -r)/kernel/drivers/staging/rt2860/rt2860sta.ko.DIST

Installation du nouveau module

$sudo depmod -a $sudo modprobe rt2860sta $sudo cp ./os/linux/rt2860sta.ko /lib/modules/$(uname -r)/kernel/drivers/staging/rt2860/

Prise en compte au démarrage

modifier le fichier /etc/modules en ajoutant la ligne suivante

rt2860sta

1 reboot

And IT S ALIVE !!!

14 Juin 2011 à 18:42

Unity : Présent & Futur via Nizarus

MAJ : Suite à une mauvaise interprétation de l’horaire à cause du décalage horaire, la session est reportée pour le Mardi 21/06/2011 à 20h en Tunisie et à 21h en France. Désolé pour le désagrément causé.

La communauté Ubuntu Tunisie organise une session questions/réponses autour de “Unity son présent et son futur”. Cette session qui se déroulera le 14 Juin 2011 à 20h00 (heure de Tunis) aura lieu sur le salon IRC #ubuntu-tn et elle sera animée par Didier Roche qui a gentiment accepté notre invitation. Didier pourra nous parler aussi des principales décisions prises lors du dernier UDS concernant la future version de Ubuntu la 11.10 alias Oneiric Ocelot.

Donc soyez nombreux et préparez vos questions, la session ne durera que 1h30.

Pour ceux qui ne connaissent pas Didier, alias didrocks, il est un développeur chez Canonical chargé du projet Unity. Il est aussi l’auteur de l’ouvrage de référence pour les débutants “Simple comme Ubuntu“.


Je vais expliquer dans ce billet pourquoi et comment installer Tiny Tiny RSS, un gestionnaire de flux RSS sur son serveur.

Motivations

Pourquoi un serveur ?

Il existe de nombreux clients d’agrégateurs de flux, tels que Liferea sous Gnome ou NewsFox dans Firefox.

Cependant, un tel client pose principalement deux problèmes.

  • Le premier, c’est le temps d’attente de mise à jour des flux. Lors du démarrage, les flux ne sont pas disponibles immédiatement : il faut patienter le temps qu’il mette à jour chacun des flux auxquels nous sommes abonnés, ce qui peux prendre plusieurs minutes.
  • Le second, c’est la synchronisation : nous ne pouvons pas lire nos flux à plusieurs endroits (maison, travail, mobile…) en gardant la synchronisation (les flux que nous avons lu sont marqués comme lus sur un ordinateur, mais pas sur un autre).

Un gestionnaire de flux doit donc, d’après moi, forcément être hébergé sur un serveur.

Pourquoi son serveur ?

De nombreux services en ligne proposent la gestion de flux RSS (Google Reader, NetVibes, etc.).

Pourquoi donc héberger un tel service sur son propre serveur ?

  • Par principe. Comme pour le blog ou les mails, autant auto-héberger son propre contenu, qui n’a rien à faire ailleurs.
  • Filtrage en entreprise. Les agrégateurs de flux connus sont souvent bloqués par les proxies d’entreprise. Un service perso sur son propre serveur aura beaucoup moins de risque d’être filtré.
  • Données personnelles. Les flux auxquels chacun est abonné et les articles lus sont une information importante pour quiconque souhaite renseigner un profil d’utilisateur. Par exemple, pour modifier les résultats d’un moteur de recherche (ou bien d’autres choses).
  • Censure. Les flux RSS peuvent être une source d’information essentielle (c’est ma source d’information principale). Si nous en laissons la gestion à un hébergeur, comment nous assurer qu’il ne supprimera pas des flux les informations qui le dérangent ? Par exemple, s’il décide malencontreusement de supprimer tous les articles qui parlent de Wikileaks ? Je sais que ce n’est pas imaginable dans un pays démocratique.
    Mais regardons quand même (au hasard) l’exemple de Google, qui continue d’étendre l’auto-censure de son moteur de recherche, dans un pays exerçant des pressions politiques et commericales pour retirer des contenus dérangeants hors de toute décision judiciaire (parfois en supprimant des entrées DNS, même pour un contenu légal dans le pays concerné), pressions auxquelles peu d’entreprises résistent, y compris lorsqu’il s’agit d’obtenir des informations politiques… et ils ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin, pour lutter contre ce qu’ils appellent « piratage ». Mais non, censurer certains flux pour des raisons politiques est inimaginable dans un pays démocratique.

Installation

Je vais expliquer l’installation de Tiny Tiny RSS pour ma configuration, à savoir Ubuntu Server 11.04, avec Apache et MySQL.
Je vais l’installer dans ~/flux (le répertoire flux de mon home), avec un lien symbolique /var/www/flux. L’application sera accessible à partir de flux.rom1v.com. Adaptez ces valeurs selon vos besoins.

Dépendances

Tiny Tiny RSS a besoin de php5-curl :

sudo apt-get install php5-curl

Téléchargement

Télécharger la dernière version en bas de la page officielle (actuellement la 1.5.4).

Extraire l’archive dans ~/ :

tar xzf tt-rss-1.5.4.tar.gz

Et renommer le répertoire :

mv tt-rss-1.5.4 flux

Base de données

Il faut ensuite initialiser la base de données, grâce aux scripts fournis. Pour cela, aller dans le répertoire des scripts :

cd flux/schema

Puis se connecter à MySQL :

$ mysql -uroot -p Enter password:

Une fois connecté, créer la base de données flux :

mysql> CREATE DATABASE flux; Query OK, 1 row affected (0,00 sec)

Puis créer un utilisateur flux avec les droits sur cette base (on pourra générer son mot de passe grâce à pwgen) :

mysql> GRANT ALL PRIVILEGES ON flux.* TO flux@localhost IDENTIFIED BY 'unmotdepasse'; Query OK, 0 rows affected (0.04 sec)

Initialiser la base de données :

mysql> USE flux Database changed mysql> \. ttrss_schema_mysql.sql

La base de données est prête.

Configuration

Retourner dans le répertoire ~/flux :

cd ..

Copier le modèle du fichier de configuration :

cp config.php-dist config.php

Puis l’éditer, par exemple :

nano config.php

Modifier les informations de connexion à la base de données :

define('DB_TYPE', "mysql"); define('DB_HOST', "localhost"); define('DB_USER', "flux"); define('DB_NAME', "flux"); define('DB_PASS', "unmotdepasse");

Modifier l’URL d’accès à l’application, pour moi :

define('SELF_URL_PATH', 'http://flux.rom1v.com');

Désactiver le mode utilisateur unique (sans quoi l’accès à l’application sera public sans authentification) :

define('SINGLE_USER_MODE', false);

Si Tiny Tiny RSS est installé à la racine du site (c’est mon cas : flux.rom1v.com/), il faut modifier le répertoire d’icônes, car /icons est réservé par Apache :

define('ICONS_DIR', "tt-icons"); define('ICONS_URL', "tt-icons");

Je conseille de désactiver la vérification des nouvelles versions, car lorsque le site de Tiny Tiny RSS ne répond plus, l’application rencontre des difficultés :

define('CHECK_FOR_NEW_VERSION', false);

Pour les performances, activer la compression :

define('ENABLE_GZIP_OUTPUT', true);

Enfin, une fois que la configuration est terminée, modifier la ligne :

define('ISCONFIGURED', true);

Les modifications du fichier de configuration sont terminés.

Maintenant, renommer le répetoire icons (comme dans le fichier de configuration) :

mv icons tt-icons

Serveur web

Il faut maintenant héberger l’application sur Apache.

Tout d’abord, donner les droits à www-data sur les répertoires où il a besoin d’écrire :

sudo chown -R www-data: cache tt-icons lock

Puis faire un lien symbolique vers le répertoire /var/www/ :

sudo ln -s ~/flux /var/www/

Créer (au besoin) un nouveau VirtualHost pour le site, dans le répertoire /etc/apache2/sites-available (pour moi dans un fichier nommé flux.rom1v.com) :

<VirtualHost *:80> DocumentRoot /var/www/flux ServerName flux.rom1v.com <Directory /var/www/flux/> Options FollowSymLinks MultiViews AllowOverride All Order allow,deny allow from all </Directory> ErrorLog /var/log/apache2/flux_error.log CustomLog /var/log/apache2/flux_access.log combined </VirtualHost>

Activer le site :

sudo a2ensite flux.rom1v.com

Redémarrer Apache (un simple reload aurait suffit si nous n’avions pas installé php5-curl tout à l’heure) :

sudo service apache2 restart

Configuration utilisateur

Compte utilisateur

L’application doit maintenant fonctionner. S’y connecter, avec l’utilisateur admin et le mot de passe password (l’utilisateur par défaut), puis aller dans la configuration et changer le mot de passe.

Importation et exportation

Tiny Tiny RSS permet l’importation et l’exportation d’un fichier OPML. Il est ainsi possible de migrer facilement d’un gestionnaire de flux à un autre.

Intégration à Firefox

Il est possible d’associer son instance de Tiny Tiny RSS à Firefox : toujours dans la configuration, dans l’onglet Flux, Intégration à Firefox, cliquer sur le bouton.

Pour tester, se rendre sur un site, et afficher la liste des flux disponibles. Pour cela, cliquer sur le petit icône à gauche de l’adresse, puis sur Plus d’informations…, sur l’onglet Flux (s’il y en a un), et enfin sur le flux désiré. Par exemple, pour ce blog :

En cliquant sur S’abonner maintenant, Firefox devrait proposer d’utiliser Tiny Tiny RSS.

Programmation de la mise à jour des flux

Il reste encore une étape importante : le serveur doit régulièrement mettre à jour le contenu de chacun des flux auxquels nous sommes abonnés.

Plusieurs méthodes sont décrites sur cette page. Certaines chargent les flux séquentiellement (par cron notamment), ce qui peut poser problème : supposons que nous soyons abonnés à 300 flux, avec une mise à jour toutes les 30 minutes, ça donne une moyenne de 6 secondes par flux. Si certains sites sont long à répondre, la mise à jour risque de dépasser le temps imparti, et cron va lancer une nouvelle tâche avant que la précédente soit terminée (heureusement Tiny Tiny RSS pose un verrou, donc il ne fera rien la seconde fois, mais du coup nous perdons une mise à jour). Ceci est d’autant plus dommage que l’essentiel de la durée nécessaire est le temps de connexion à chacun des sites : mieux vaut donc paralléliser le chargement.

C’est la raison pour laquelle je préfère la dernière méthode : lancer un démon multi-processus au démarrage du serveur. Par contre, étant donné le fonctionnement du démon proposé, il ne semble pas possible d’en faire un script init.d propre. Le plus simple est donc de rajouter dans /etc/rc.local :

start-stop-daemon -c www-data -Sbx /var/www/flux/update_daemon2.php

Vous pouvez exécuter cette commande maintenant pour charger les flux la première fois.

Ce démon utilise plusieurs processus (par défaut 2), qui mettent à jour les flux par blocs (par défaut, de 100). Pour changer ces variables (par exemple pour avoir 5 processus qui chargent des blocs de 50), dans config.php :

define('DAEMON_FEED_LIMIT', 50);

et dans update_daemon2.php :

define('MAX_JOBS', 5);

Autres interfaces

Une interface mobile en HTML est intégrée. Pour y accéder, il suffit d’ajouter à l’URL /mobile.

Pour Android, il existe également une application : ttrss-reader-fork (à tester, mais je la trouve assez buggée). Pour lui permettre l’accès, il est nécessaire de sélectionner « Activer les API externes » dans la page de configuration de Tiny Tiny RSS.

Conclusion

Vous n’avez plus de raison de laisser traîner vos flux RSS n’importe où ;-)

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