Planet

Il n’y a pas qu’Ubuntu dans la vie des distributions GNU/Linux !

C’est ce que vient nous rappeler l’actualité, avec les sorties presque simultanées des nouvelles versions de Fedora et Slackware.

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Geektionnerd - Simon Gee Giraudot - CC by-sa

Crédit : Simon Gee Giraudot (Creative Commons By-Sa)

En janvier 2009, j’avais écrit un premier article sur Pyromaths mais les informations qui y figurent sont à présent obsolètes. En effet, en un peu plus d’un an, Pyromaths a bien évolué aussi bien au niveau de la diversité des exercices proposés que des composants de l’interface graphique avec le passage de wxPython à la bibliothèque PyQt ou encore sur les détails de la procédure d’installation sur Ubuntu.

pyromaths

http://www.pyromaths.org/

Présentation de Pyromaths

Pyromaths est un programme qui permet d’obtenir des fiches d’exercices de mathématiques au format pdf.
feuillesExercices
Les valeurs numériques des exercices sont aléatoires, ce qui signifie que les fiches générées avec Pyromaths proposeront à chaque fois des exercices différents. En plus des exercices, un corrigé détaillé est délivré. Les fiches obtenues sont d’une grande qualité typographique car Pyromaths utilise LaTeX pour composer les documents. Pyromaths s’adresse aussi bien aux professeurs de Mathématiques qu’aux collégiens ou aux lycéens qui veulent réviser de manière autonome.

http://www.pyromaths.org/

Un logiciel libre

Pyromaths est un logiciel libre et gratuit, distribué sous licence GPL.

feuilleExercice

Pyromaths est multi-plateforme et peut également s’utiliser directement en ligne sans rien installer.

EnLigne

http://www.pyromaths.org/enligne/

Installation de Pyromaths sur Ubuntu

En installant Pyromaths sur son ordinateur, on dispose de davantage de fonctionnalités: on peut choisir l’ordre des exercices, changer le titre de la fiche. On obtiendra également, en plus des fiches d’exercices en PDF, les fichiers au format LaTeX. L’installation permet aussi évidemment une utilisation de Pyromaths sans être connecté à l’Internet.

Pyromaths-Ubuntu

Avertissement : la procédure d’installation de Pyromaths sous Ubuntu décrite ci-dessous implique l’ajout d’un dépôt et d’un paquet non officiels. Il n’y a donc pas de support par Ubuntu en cas de problème, bug, trou de sécurité. Vous voilà averti ! ;-)

Il faut commencer par ajouter le dépôt Pyromaths à votre liste de dépôts:

echo "deb http://www.pyromaths.org/debs/ ./" | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/pyromaths.sources.list

Pour pouvoir récupérer les paquets de ce dépôt, il est nécessairer d’importer une clé d’authentification GPG. Cette clé permet de vérifier que tout paquet provenant du dépôt Pyromaths est un paquet valide, autorisé à s’y trouver :

sudo apt-key adv --recv-keys --keyserver pgp.mit.edu B39EE5B6

Il faut ensuite mettre à jour la liste des fichiers disponibles dans les dépôts :

sudo apt-get update

Pour finir, il n’y a plus qu’à installer le paquet Pyromaths ainsi que ses dépendances (PyQt4 et LaTeX avec les différents packages nécessaires à la compilation des documents créés par Pyromaths) :

sudo apt-get install pyromaths

Les mises à jours de Pyromaths s’effectueront ensuite de manière automatique.

Utilisation de Pyromaths sous Ubuntu

Pyromaths peut être lancé depuis le menu Applications > Éducation.
Après avoir choisi les exercices à générer, il n’y a qu’à cliquer sur le bouton Créer pour obtenir les fichiers.

Captures d’écran du billet : http://www.flickr.com/photos/gesnel/

Contribuer à Pyromaths

Pyromaths est un programme initié par Jérôme Ortais. Plusieurs contributeurs, dont je fais partie, participent également au développement de ce logiciel.
Si vous appréciez Pyromaths et que vous avez envie de soutenir un logiciel libre, il y a pusieurs manières d’apporter votre contribution:

  • Faire un don pour aider Jérôme à payer la location du serveur.
  • Promouvoir Pyromaths avec une bannière sur votre site web ou votre blog.
  • Contribuer à l’amélioration du logiciel en participant à son développement, par exemple en proposant de nouveaux exercices.
  • Ou bien tout simplement, encourager la poursuite du projet en laissant un message sur le forum de Pyromaths ;-) .
19 Mai 2010 à 07:52

UDS maverick : videos! via DidRocks'blog

Bien que je n'ai pas eu le temps cette fois-ci de relayer les infos du dernier UDS en long en large et en travers, voici quelques liens utiles.

En effet, quelques sessions de l'UDS ont été enregistrées, vous pouvez les retrouver sur le ubuntu developper channel. Je pense que d'autres viendront très bientôt.

De plus voici une vidéo très sympathique pour vous donner une idée des lieux où s'est déroulé l'UDS et un petit aperçu de l'ambiance qui y régnait.


UDS video

Vivement dans 6 mois ![1]

PS: oui, je suis sûr la vidéo, il faut juste bien chercher car ça passe très vite :)

Notes

[1] quoi, il y a une release à faire entre-temps??? :)

Ubuntu permet d’activer le chiffrement du dossier personnel lors de l’installation, grâce à eCryptfs.

Pourquoi chiffrer son dossier personnel ?

Parce que les documents personnels sont… personnels.
La demande du mot de passe à la connexion ou lors de la sortie de mise en veille ne protège absolument pas les données : il suffit de booter sur un LiveCD pour récupérer les données en clair très simplement.

Ces données peuvent être de toutes sortes :

  • des photos de vacances ;
  • l’historique de comptes en banque ;
  • les scans de documents administratifs ;
  • des mails ;
  • le contenu de discussions en messagerie instantanée ;
  • l’historique de navigation ;
  • les mots de passe enregistrés ;
  • bien d’autres choses…

Quand on sait que certains se font voler leur identité pour bien moins que ça… Vous me direz, certains n’ont pas besoin de se faire voler leurs données, ils donnent volontairement tous leurs mails privés à Google et plein d’autres infos à Facebook, alors… </troll>

Stockage des mots de passe

Je souhaiterais faire une parenthèse sur le stockage des mots de passe (sur un disque dur non chiffré).

Sur un système GNU/Linux, a priori il y a un trousseau de clés. Les logiciels peuvent l’utiliser pour enregistrer les mots de passe de manière sûre, en les chiffrant par une passphrase (par défaut le mot de passe du compte). C’est le cas par exemple d’Evolution, d’Empathy, de Gwibber… Pour voir les mots de passe enregistrés, il suffit d’ouvrir Applications > Accessoires > Mots de passe et clés de chiffrement.

Mais il y a un grand absent dans la liste des logiciels qui le gèrent : Firefox. Firefox enregistre les mots de passe quasiment en clair ; c’est dommage, c’est à lui qu’on donne la majorité de nos mots de passe. Du coup, si j’accède à un disque dur non chiffré, je peux récupérer tous les mots de passe enregistrés dans Firefox. D’ailleurs, c’est très simple : Édition > Préférences > Sécurité > Mots de passe enregistrés… > Afficher les mots de passe (ça devrait inciter les gens à verrouiller leur session quand ils s’absentent plus de 5 secondes). Il y a bien une option « Utiliser un mot de passe principal », mais comme il n’est pas intégré au système, il faut le renseigner une fois par session Firefox (en plus du mot de passe système donc). Cela suffit à dissuader de l’activer.

Je ne sais pas si c’est prévu pour Firefox 4.0, mais je pense que la sécurité des mots de passe aurait été plus utile que des thèmes à la manière de WinAmp il y a 10 ans (pardon on dit des personas)…

Ceci donne un argument de plus pour chiffrer son dossier personnel… Parenthèse fermée.

Mise en place du chiffrement

Pour activer le chiffrement du dossier personnel lors de l’installation, il suffit de choisir la bonne option :

(je vous conseille aussi d’utiliser une partition séparée pour /home)

Et voilà, c’est tout.

Enfin, pas tout-à-fait, car quand on chiffre ses données, il est certes important qu’elles soient protégées, mais il y a quelque chose d’encore plus important, c’est qu’elles soient récupérables…

Nous allons donc voir comment ça fonctionne, comment récupérer les données, ce à quoi il faut faire attention, etc.

Principe

Le système utilise une clé (une passphrase) pour chiffrer toutes les données avant de les écrire sur le disque. Elle est générée automatiquement, et devra être notée quelque part (sur un bout de papier à garder précieusement). Cette clé est elle-même chiffrée par une passphrase, qui est le mot de passe du compte utilisateur. Ainsi, lors de la connexion de l’utilisateur, la clé pourra être déchiffrée et utilisée pour lire et écrire des données.

Il faut bien distinguer ces deux passphrases :

  • la première est la passphrase de montage : c’est elle qui permet de monter et d’utiliser le répertoire chiffré ;
  • la seconde est la passphrase de login : c’est elle qui permet de déchiffrer la première, lors de la connexion de l’utilisateur.

Tant que vous connaissez la passphrase de montage, vous pourrez récupérer vos données.
Si vous connaissez uniquement la passphrase de login, vous pourrez normalement récupérer la passphrase de montage (mais c’est plus sûr de garder dans un coin la passphrase de montage, car on peut effacer involontairement le fichier permettant de faire le lien).
Si vous ne connaissez aucune des deux, vos données sont définitivement perdues…

Physiquement, les dossiers chiffrés sont stockés dans /home/.ecryptfs/USER/.Private.
Les données servant au chiffrement et au déchiffrement sont dans /home/.ecryptfs/USER/.ecryptfs.
Le répertoire /home/USER, quant à lui, n’existe pas physiquement : c’est juste une « vue » déchiffrée du répertoire .Private.

Remarque : les noms de fichiers étant eux-aussi chiffrés, ils ne comportent physiquement pas le même nombre de caractères que le nom de fichier « en clair » (d’autant plus qu’ils contiennent un préfixe). Ceci a une conséquence : en EXT4 les noms de fichiers ne doivent pas dépasser 256 caractères, mais un nom de fichier « en clair » d’environ 140 caractères entraîne un nom de fichier chiffré de 256 caractères. Les noms de fichiers sont donc limités à environ 140 caractères sur un dossier chiffré…

Connaître la passphrase de montage

Une fois le système démarré, il est possible de connaître la passphrase de montage :

$ ecryptfs-unwrap-passphrase Passphrase: (entrer ici la passphrase de login) 6ebf259226f1d0859e707eb4349a9476

D’ailleurs, lors du premier démarrage, Ubuntu vous demandera d’exécuter cette commande et de noter quelque part le résultat.

Pour récupérer cette passphrase sans que le système en question soit démarré (par exemple en accédant à la partition à partir d’un LiveCD), il faut préciser le fichier qui contient la passphrase de montage chiffrée :

$ ecryptfs-unwrap-passphrase /media/DISK/.ecryptfs/USER/.ecryptfs/wrapped-passphrase Passphrase: (entrer ici la passphrase de login) 6ebf259226f1d0859e707eb4349a9476

Changer la passphrase de login

On ne peut pas changer facilement la passphrase de montage, car il faudrait alors rechiffrer toutes les données. Par contre, la passphrase de login peut être aisément changée (puisque seule la passphrase de montage sera à rechiffrer).

En pratique, ce changement est fait automatiquement lors d’un changement de mot de passe du compte utilisateur.

Pour la changer manuellement (attention, il ne sera plus possible de démarrer correctement si la passphrase de login ne correspond pas au mot de passe de connexion) :

$ ecryptfs-rewrap-passphrase /home/.ecryptfs/USER/.ecryptfs/wrapped-passphrase Old wrapping passphrase: (entrer ici l'ancienne passphrase de login) New wrapping passphrase: (entrer ici la nouvelle passphrase de login)

Réinstaller le système d’exploitation

Pour réinstaller le système d’exploitation (par exemple pour y mettre une nouvelle version d’Ubuntu) en conservant son dossier personnel chiffré, il faut bien sûr avoir le /home sur une partition séparée, ne pas la formater lors de la nouvelle installation, mais il faut aussi utiliser le même login et le même mot de passe de connexion. Si vous respectez cette règle, vous n’avez rien de particulier à faire, tout est transparent.

Si vous avez changé le mot de passe, l’installation se déroule normalement sans avertissement, mais une fois le système installé, vous ne pourrez pas vous connecter (car vous n’avez pas de /home accessible). Si cela vous arrive, ce n’est pas bien grave, allez dans un TTY (Ctrl+Alt+F1), connectez-vous et changez manuellement votre passphrase de login (comme expliqué dans la section ci-dessus) pour la faire correspondre à votre mot de passe de connexion. Votre ancienne passphrase de login vous sera demandée.

Si malheureusement vous ne vous souvenez plus de votre ancienne passphrase de login (vous le faites exprès ou quoi ?), mais que vous possédez votre passphrase de montage, vous pouvez vous en sortir :

$ ecryptfs-wrap-passphrase /home/.ecryptfs/USER/.ecryptfs/wrapped-passphrase Passphrase to wrap: (entrez ici la passphrase de montage) Wrapped passphrase: (entrez ici la nouvelle passphrase de login)

Redémarrez le système, et normalement tout fonctionne.

Chiffrer son dossier personnel après installation

Il est également possible de chiffrer son dossier personnel une fois le système installé. Cependant, il y a une limitation très contraignante : il faut avoir comme espace libre 2,5× la taille de l’espace occupé par le dossier personnel, c’est-à-dire que la partition contenant /home ne doit pas être remplie à plus de 28%.

Avant toute chose, faire une sauvegarde sur un disque externe ou sur une autre machine (un problème pourrait entraîner la perte de toutes les données).

Le paquet ecryptfs-utils doit être installé :

sudo apt-get install ecryptfs-utils

La commande qui permet de migrer son home est ecyptfs-migrate-home. Cependant, aucune ressource de l’utilisateur du dossier personnel à migrer ne doit être utilisée (pas même un shell). On a donc besoin d’un autre utilisateur, par exemple root (provisoirement).

On réactive donc le compte root et on lui affecte un mot de passe :

sudo passwd root

Ensuite, il faut redémarrer la machine (déconnecter son compte ne suffit pas). Lors de l’écran de login, passer en TTY (Ctrl+Alt+F1), se connecter avec root, et exécuter :

ecryptfs-migrate-home -u USER

(en remplaçant USER par le nom de l’utilisateur dont le dossier personnel doit être migré)

Un peu de patience, il faut attendre un certain temps (qui se compte en heures selon la quantité de données et la puissance du processeur)…

Une fois terminé, se connecter avec l’utilisateur (repasser en mode graphique avec Ctrl+Alt+F7). Normalement tout doit fonctionner.
L’ancien dossier personnel (non chiffré) est dans /home/USER.xxxxxx.

Si tout s’est bien passé ce dossier doit être supprimé, et le compte root peut être désactivé :

sudo passwd --lock root

Récupérer ses données chiffrées

C’est la partie indispensable pour accepter d’utiliser un dossier personnel chiffré : être sûr de pouvoir récupérer ses données. Je vous conseille de tester cette procédure une fois le chiffrement mis en place.

Pour accéder aux données, il suffit d’un LiveCD d’une distribution avec un noyau Linux supérieur ou égal à 2.6.26. J’ai donc utilisé le LiveCD d’Ubuntu Lucid Lynx (10.04) pour mes tests, en m’inspirant de cette doc.

Tout d’abord, il faut monter la partition contenant les dossiers chiffrés (ça se fait graphiquement en cliquant sur le disque correspondant dans le menu Raccourcis). J’utiliserai l’emplacement /media/DISK comme exemple.

Tout ce que nous allons faire à partir de maintenant nécessite d’être root, passons donc root :

sudo -s

La signature de la clé de chiffrement des noms de fichiers sera nécessaire pour la suite :

root@ubuntu:/~# ecryptfs-add-passphrase --fnek Passphrase: (entrer la passphrase de montage) Inserted auth tok with sig [514d1d3af1a232cd] into the user session keyring Inserted auth tok with sig [7890544814a5865f] into the user session keyring

C’est le code entre crochets de la dernière ligne qui est important.

On va monter le répertoire chiffré dans un répertoire qu’on va appeler decrypted, créons-le :

root@ubuntu:/~# mkdir decrypted

Ensuite, on monte et on répond aux questions :

root@ubuntu:/~# mount -t ecryptfs /media/DISK/.ecryptfs/USER/.Private decrypted Selection [aes]: Selection [16]: Enable plaintext passthrough (y/n) [n]: Enable filename encryption (y/n) [n]: y Filename Encryption Key (FNEK) Signature [514d1d3af1a232cd]: 7890544814a5865f

(pour la FNEK, il faut bien préciser la signature qu’on a récupéré juste au-dessus)

Si tout s’est bien passé :

Attempting to mount with the following options: ecryptfs_unlink_sigs ecryptfs_fnek_sig=7890544814a5865f ecryptfs_key_bytes=16 ecryptfs_cipher=aes ecryptfs_sig=514d1d3af1a232d Mounted eCryptfs

Les données sont maintenant accessibles:

root@ubuntu:~# ls decrypted Bureau examples.desktop Modèles Public Vidéos Documents Images Musique Téléchargements

Pour démonter:

root@ubuntu:~# umount decrypted

Conclusion

Je pense qu’on a fait le tour de l’essentiel à savoir pour chiffrer son dossier personnel et pouvoir récupérer ses données. J’en ai profité pour chiffrer celui de mon ordinateur portable, tout fonctionne très bien.

Il faut cependant être conscient de deux choses.

Tout d’abord, les données personnelles ne sont pas présentes uniquement dans le répertoire /home, elles sont copiées dans /tmp, dans la RAM, dans le SWAP (il est également possible de chiffrer le SWAP, grâce à ecryptfs-setup-swap), etc. Le chiffrement est donc une étape essentielle dans la protection des données, mais il faut comprendre ce que ça protège (voir à ce sujet le guide d’autodéfense numérique).

Ensuite, ce chiffrement est là pour protéger la vie privée, pas pour cacher quelque chose à la justice. D’une part, le code pénal prévoit une peine de 3 ans et 45000€ d’amende pour refus de fournir la convention secrète de déchiffrement (autrement dit la clé). D’autre part, pour des sujets graves, nul doute que les États mettront les moyens pour casser la clé (qui est relativement faible, car proportionnée à l’objectif à atteindre, à savoir la protection de la vie privée).

Pour utiliser le chiffrement pour des communications plutôt que pour le stockage des données, vous pouvez consulter GnuPG : chiffrer et signer sous Ubuntu pour les nuls.

Amusez-vous bien.

Jasen Miller - CC byCe billet d’anticipation se demande si le navigateur Google Chrome n’est pas en route pour doucement mais sûrement tout écraser sur son passage et si la communauté du Libre peut ou doit y faire quelque chose, sachant que l’une des principales victimes collatérales pourrait bien être Firefox.

Je me souviens des premières interventions de Tristan Nitot, il y a quatre ans de cela, quand Firefox a commencé à émerger. Il s’agissait de casser le monopole de Microsoft qui avec son tristement célèbre Internet Explorer 6 ralentissait le Web tout entier en bloquant l’innovation. Ouvert, communautaire et, last but not least, de meilleure qualité, force est de constater que Firefox a parfaitement relevé le défi en devenant l’un des exemples emblématiques de la réussite du logiciel libre[1].

À Firefox le Web reconnaissant

On est ainsi passé d’une situation où Internet Explorer culminait à 95% de parts de marché et des miettes pour les autres à celle actuelle qui voit en Europe Internet Explorer à 57%, Firefox à 30%, Google Chrome à 6% et Safari à 5%.

Extraordinaire succès pour le navigateur de Mozilla et grands progrès pour les utilisateurs puisque Firefox a également directement participé à ce que toute la concurrence tende à respecter les standards d’Internet, facilitant ainsi la vie de tous les créateurs et lecteurs de pages Web. Et si on a pu parler d’un « Web 2.0 », avec ses riches et complexes applications en ligne, c’est aussi à Firefox qu’on le doit.

Contrat rempli haut la main. Firefox nous a effectivement et indéniablement offert un meilleur Internet. Et c’est un logiciel libre conduit par une fondation à but non lucratif qui nous a fait ce cadeau-là. Merci Firefox, merci Mozilla et derrière la fondation, merci à toute sa communauté.

Sauf que la situation a tant et si bien évolué que l’on peut légitiment se demander aujourd’hui si Firefox n’est pas en train, contre sa volonté, de vivre ses ultimes heures de gloire. N’assiste-t-on pas aux prémisses de la fin d’un cycle ? Son déclin aurait-il déjà commencé ? Doit-on s’y résoudre et quelles conséquences cela peut-il bien avoir pour le logiciel libre ?

Accusé levez-vous !

Pourquoi toutes ces questions qui peuvent sembler exagérées voire provocatrices ?

Parce que Google Chrome.

Le navigateur de la firme de Mountain View a beau ne réaliser aujourd’hui que 6% malheureuses petites parts de marché, il peut potentiellement faire très mal à Firefox. Jusqu’à devenir un « Firefox-killer » si la tendance actuelle persiste.

Car c’est bien cette tendance qui inquiète. Sur la dernière année en Europe et dans le monde, Internet Explorer a encore baissé mais, pour la première fois, Firefox a stagné, tandis que Google Chrome, en pleine phase d’ascension, a plus que triplé le nombre de ses utilisateurs.

Firefox, en croissance continue ces dernières années, se trouve donc si ce n’est stoppé dans son élan tout du moins fortement ralenti. On se dit alors que ce n’est pas forcément bien grave puisque Chrome capte avant tout des utilisateurs d’Internet Explorer sur le principe des vases communicants. Certes mais ce sont autant d’utilisateurs Windows qui, faisant l’effort de changer de navigateur, ne migrent pas vers Firefox.

Et puis, il ne faut pas se le cacher, il y a également des nouveaux venus chez Chrome provenant directement de Firefox. Je vous épargne les liens vers des billets de blogs anglophones ou francophones titrant « Pourquoi j’ai choisi de remplacer Firefox par Google Chrome », mais ils existent et seraient même de plus en plus nombreux, surtout depuis que Chrome accepte les extensions.

Le grand perdant est donc clairement Internet Explorer, ce dont on ne se plaindra pas. Mais on a un nouveau gagnant, c’est inédit et cela interpelle. Y a-t-il de la place pour ces deux rivaux déclarés de Microsoft dans un secteur qui a longtemps souffert d’une absence de concurrence ? Oui à court terme mais à long terme rien n’est moins sûr, malgré les rassurants discours officiels de Google et Mozilla qui prennent bien soin de ne jamais se critiquer mutuellement.

On ne vous le dira pas publiquement mais on se marche un peu sur les pieds (puisque les deux applications se ressemblent et se positionnent comme des alternatives à Internet Explorer). Pour s’en convaincre il suffit de chercher à comprendre ce qui a bien pu motiver Google à carrément sortir un nouveau navigateur plutôt que de contribuer avec Mozilla à l’amélioration de Firefox.

Pourquoi un tel succès ?

Google Chrome soufflera sa deuxième bougie en septembre prochain. Comment une application si jeune a-t-elle pu se faire si rapidement une place dans l’espace à priori sursaturé des navigateurs ?

Il y a bien sûr la force de frappe de Google. Pour la première fois on a vu la société se payer un peu partout d’agressives campagnes de publicité. On a vu également des invitations à le télécharger apparaître sur ses propres sites (YouTube, accueil du moteur de recherche…). À n’en pas douter ça aide à faire connaitre et diffuser son logiciel.

Mais il y a surtout la qualité du produit.

Là aussi il ne faut pas se le cacher, Google a réussi à innover en débarquant avec Chrome, directement sur les trois plateformes Windows, Mac et GNU/Linux. Sécurité, interface épurée (fidèle à la tradition Google), affichage fluide et agréable, onglets indépendants, moins gourmand en ressources, une très pratique recherche à même la barre d’adresses, la présence d’extensions dans la dernière version… et puis cet argument massue : la rapidité.

Il faut être de mauvaise foi pour ne pas reconnaitre que cette rapidité est réelle. Et elle est décisive parce que c’était et cela demeure, malgré les récents progrès de la version 3.6, l’un des défauts majeurs de Firefox.

On me reprochera la radicalité de ce qui va suivre, car tout est relatif dans ce bas monde, mais la raison principale de la croissance de Google Chrome est finalement d’une limpide simplicité : c’est techniquement parlant aujourd’hui le « meilleur » navigateur du marché.

Voilà ce que les ingénieurs de chez Google ont réussi à produire en à peine plus d’un an et demi ! Et l’essayer, c’est réellement prendre le risque de l’adopter.

Çà n’est qu’un début…

Oui, 6% de parts de marché pour Chrome, c’est aujourd’hui ridicule. Mais la dynamique est clairement en faveur du navigateur de Google.

Le rythme de développement de Chrome reste impressionnant. Ainsi on apprend aujourd’hui que la prochaine version 5 de Chrome sera 35% plus rapide que la précédente, c’est-à-dire l’actuelle, qui est déjà la plus rapide du marché ! Cette avance-là n’est pas prête d’être rattrapée…

Quant à la toute récente rumeur qui verrait pour la première fois Chrome (ou plutôt sa déclinaison libre Chromium) remplacer Firefox par défaut dans la prochaine version netbook de la distribution Ubuntu 10.10, elle fera à n’en pas douter jaser dans les chaumières ubunteros. L’exemple a valeur de symbole. Et si Chromium équipait par défaut toutes les versions d’Ubuntu demain ?

Et puis surtout il y a l’avènement annoncé de Google Chrome OS, ce système d’exploitation d’un nouveau genre que l’on trouvera pré-installé dans des ordinateurs neufs, et peut-être bien plus tôt que prévu. Ils ne remplaceront pas Windows du jour au lendemain, mais nul doute qu’ils trouveront leur public en augmentant d’autant l’effectif des utilisateurs du navigateur Chrome.

La gêne manifeste de la communauté du logiciel libre

Aujourd’hui que répondre à Tata Janine qui a comparé Firefox à Chrome et lui préfère ce dernier ? Quel navigateur installer sur le vieil ordinateur de Tonton Jacques alors qu’on sait très bien que Chrome ramera bien moins que Firefox ?

Qu’il est déjà loin le temps où Firefox n’avait que l’horrible Internet Explorer 6 en face de lui. Et qu’il était facile pour la communauté du Libre de trouver des arguments pour inciter à passer de l’un à l’autre. Google Chrome est un compétiteur d’un tout autre calibre pour Firefox.

Il y a donc sa redoutable qualité technique mais il y a aussi le fait que Google Chrome repose sur la couche libre Chromium. Ne l’oublions pas, Google Chrome n’est pas un logiciel libre mais presque !

Pour ne rien arranger, rappelons également la situation schizophrénique et paradoxale des ressources de la Mozilla Foundation apportées à plus de 90% par l’accord avec… Google ! Quand vous dépendez financièrement d’un partenaire qui se transforme jour après jour en votre principal concurrent, vous vous sentez légèrement coincé aux entournures !

Toujours est-il que Google soutient donc indirectement le développement de Firefox et nous propose, pour tout OS, le plus véloce des navigateurs dont la base est libre par dessus le marché. On comprendra alors aisément l’embarras de certains d’entre nous.

J’y vais ou j’y vais pas ? D’aucuns « résistent » mais d’autres « craquent ». Coupons la poire en deux en adoptant Chromium plutôt que Chrome ? C’est se donner momentanément bonne conscience, mais ne nous-y trompons pas, cela fait quand même le jeu de Google. Peut-être retrouve-t-on d’ailleurs ici la fameuse différence d’approche entre « ceux du logiciel libre » (éthique) et « ceux de l’open source » (technique), les seconds étant plus enclins que les premiers à franchir le pas.

Le débat est du reste également présent chez nous à Framasoft, puisqu’au sein de l’équipe Framakey certains ont récemment évoqué l’éventualité d’une clé plus rapide ne reposant plus sur Firefox mais sur Chromium.

En tout cas les statistiques du Framablog ne viennent pas contredire cette valse hésitation. Il y a un an on avait du Firefox à 71%, Internet Explorer à 16% et Chrome à 2%. Aujourd’hui, c’est du Firefox à 66%, Chrome à 11% et Internet Explorer à 9%. On peut supposer, chers et tendres lecteurs, que vous êtes un public averti, ce que tend à prouver les 35% qui arrivent ici sous GNU/Linux, mais cela n’empêche en rien un certain nombre d’entre vous d’avoir déjà adopté Chrome (ou Chromium ou Iron), visiblement parfois en lieu et place de Firefox.

Ce qu’il y a de caractéristique lorsque l’on discute avec quelques uns de ces nouveaux transfuges, c’est qu’il ne sentent pas forcément très fiers d’être passés à Google Chrome/Chromium. Jusqu’à éprouver comme un étrange sentiment de culpabilité d’avoir ainsi sacrifié leur fidélité à Mozilla sur l’autel du confort de leur navigation. Parce que, quand bien même aurait-on préféré Chromium à Chrome, on sait très bien que l’on se fait complice d’un Google toujours plus présent et puissant alors qu’on a plus que jamais besoin de structures comme Mozilla pour lui donner le change.

Passer de Thunderbird à Gmail n’était déjà par forcément très glorieux mais cela ne portait pas, pensait-on, à grande conséquence. Il en va différemment ici.

Au revoir et merci Firefox ?

Va-t-on se réveiller un jour en surfant plus agréablement mais en ayant perdu l’un des fleurons du logiciel libre ?

Firefox est potentiellement en danger car il est effectivement momentanément détrôné. La force marketing de Google conjuguée à l’impressionnante qualité du logiciel font aujourd’hui de Google Chrome la principale solution alternative à Internet Explorer sous Windows. Cette qualité est telle qu’elle réussit de plus à faire en sorte que même des membres aguerris de la communauté du Libre décident de l’adopter.

La belle affaire, me diriez-vous. Chrome est innovant, respectueux des standards et se base sur du libre, alors que le meilleur gagne et ainsi va la vie. Certes, sauf que nos choix ne sont pas anodins et à l’heure de l’informatique dans les nuages et de l’exploitation souvent trouble des données personnelles, nous aurions beaucoup à perdre à consolider encore davantage Google et affaiblir d’autant Mozilla.

D’un côté Google, multinationale à la taille démesurée, qui force peut-être l’admiration mais dont les contrats d’utilisation restent plus qu’ambigus. De l’autre côté Mozilla, fondation à but non lucratif dont le Manifeste aura d’autant plus de chances d’être influent que ses applications seront diffusées et utilisées.

À qui accorderiez-vous votre confiance ? Qui avez-vous envie de soutenir pour participer à rendre le Web tel que vous le souhaitez ?

J’ai évoqué plus haut ces blogs qui titrent : « Pourquoi je suis passé (la mort dans l’âme) de Firefox à Google Chrome ». Mais au sein de la même communauté on voit également fleurir en ce moment de nombreux billets diamétralement opposés qui pourraient se résumer ainsi : « Pourquoi j’ai fermé tous mes comptes Google en migrant vers des alternatives libres ». La préoccupation est là, la division également.

Oui, Firefox stagne et les indicateurs sont pour la première fois à la baisse. Mais rien n’est inéluctable et la tendance aura d’autant plus de chances de s’inverser que nous ne nous montrerons ni passifs ni complices.

Même si la différence de rapidité est flagrante au démarrage mais moins évidente à la navigation, même si les extensions lui donnent encore une longueur d’avance, il faut impérativement que Mozilla et sa communauté améliorent rapidement Firefox sinon le soutien deviendra de plus en plus délicat. La version 3.6 montre le chemin et la prochaine version 4.0 promet beaucoup et pourrait bien combler son retard voire passer devant.

Mais il convient également de se serrer les coudes et d’être solidaires face à l’adversité en ne quittant pas forcément le navire à la première vague venue. Ne dit-on pas que c’est dans les moments difficiles qu’on reconnaît ses vrais amis ?

Notes

[1] Crédit photo : Jasen Miller (Creative Commons By)

Un très court billet[1] dans le train de retour pour statuer que je n'ai pas eu/pris le temps de blogguer sur l'UDS maverick (Ubuntu Developer Summit) cette fois-ci.

Pour ceux qui ne connaissent pas l'UDS, il s'agit de la rencontre biannuelle des développeurs et de la communauté Ubuntu pour décider de la direction à prendre pour les 6 prochains mois. Ce cycle, nous étions dans un hôtel près de Bruxelles et de (trop) nombreuses sessions en parrallèles étaient intéressantes.

S'il n'y avait qu'une seule chose à retenir[2] : 10.10.10[3]! Nous ferons tout notre possible pour que la prochaine release d'ubuntu maverick sorte le 10 octobre 2010[4] et par conséquent, ubuntu maverick 10.10 sortira le 10/10/10[5]… Les plus geeks d'entre vous auront fait la relation avec le nombre 42 en binaire :)

La réponse universelle sera donc dans maverick, beaucoup de changements passionnant, aussi bien au niveau du desktop/server que de UNE qui aura droit à une toute nouvelle interface, appellée "unity". Et c'est sans parler d'ubuntu light, de l'intégration avec le cloud, des améliorations d'ubuntu one…

Vous avez aimé lucid ? Le cycle de développement de maverick sera passionnant et un réel nouveau challenge[6] pour Ubuntu et sa communauté, temps de s'y remettre !

Notes

[1] ne vous attendez pas à plus après une nuit de 4h

[2] en fait il y en a beaucoup plus :)

[3] "don't panic"

[4] don't panic ?

[5] don't panic !

[6] vous ai-je déjà dit "don't panic" ? ;)


Ubuntu utilise maintenant Plymouth pour le processus de démarrage graphique. C’est maintenant le noyau qui s’occupe de la configuration graphique à la place de Xorg : c’est plus joli, plus rapide…

Le problème, c’est que le logiciel propriétaire ne suit pas le rythme du logiciel libre. En particulier, le pilote NVIDIA propriétaire ne supporte pas encore cette fonctionnalité (alors que le pilote libre la gère correctement, mais ne supporte pas la 3D). Du coup, on se retrouve avec un splash screen très laid en basse résolution au démarrage.

Ce billet décrit comment avoir un logo à la bonne résolution (même si on n’obtiendra pas la fluidité possible actuellement avec le pilote libre). Une mise à jour sera peut-être disponible (espérons-le), avec un pilote NVIDIA propriétaire fonctionnant correctement. Si tel est le cas, merci de me prévenir, pour que je marque ce billet comme déprécié.

Contourner le problème

Attention : ces modifications modifient votre configuration graphique, elles pourraient empêcher votre système de fonctionner correctement.

Remplacez dans les étapes suivantes 1680x1050 par la définition de votre écran.

Tout d’abord, il faut prendre un post-it, un stylo, et écrire « ne plus acheter d’ordinateur avec une carte graphique nécessitant des pilotes propriétaires pour fonctionner ». Le coller ensuite bien en évidence pour s’en rappeler lors du prochain achat informatique.

Ensuite, installer le paquet v86d :

sudo apt-get install v86d

Puis éditer le fichier /etc/default/grub :

gksudo gedit /etc/default/grub

et remplacer la ligne :

GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet splash"

par :

GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT="quiet splash nomodeset video=uvesafb:mode_option=1680x1050-24,mtrr=3,scroll=ywrap"

et la ligne :

#GRUB_GFXMODE=640x480

par :

GRUB_GFXMODE=1680x1050

Puis exécuter les commandes suivantes :

echo 'uvesafb mode_option=1680x1050-24 mtrr=3 scroll=ywrap' | sudo tee -a /etc/initramfs-tools/modules echo FRAMEBUFFER=y | sudo tee /etc/initramfs-tools/conf.d/splash sudo update-grub2 sudo update-initramfs -u

Il ne reste plus qu’à redémarrer le système, le logo est maintenant joli.

Merci à softpedia pour cette astuce.

Il y a quelques années de cela nous avions fait de petits films d'animation avec mon fils en utilisant Stopmotion. Nous avons cette fois ci utilisé le très prometteur Luciole.

Le logiciel Luciole est donc un petit logiciel libre de capture et d'animation d'images.

Pour l'installer sur Ubuntu, activez les dépots inattendu.org.

Sur Jaunty Jackalope :

# liens vers repository.inattendu.org (Ubuntu jaunty jackalope) deb http://repository.inattendu.org jaunty main

puis :

sudo apt-get update sudo apt-get install luciole

La prise en main de Luciole est réellement un jeu d'enfant grâce à son interface sobre et efficace :

Luciole

Il est possible d'utiliser sa Webcam ou d'importer les images de son appareil photo puis il suffit de glisser les images souhaitées dans la partie dédiée au montage pour voir ainsi le film s'animer.

Luciole ne gère pas encore le son, j'ai donc installé OpenShot qui permet d'effectuer simplement le montage sonore et les transitions vidéos.

Pour l'installer sur Ubuntu il faut télécharger les fichiers deb des dépendances et du logiciel correspondants à votre version d'Ubuntu. Décompressez puis installez les dépendances avant d'installer OpenShot.

Je rappelle que toute installation hors des dépots peut présenter un risque pour la stabilité de votre système.

OpenShot répond à la même logique que Luciole : simplicité et efficacité. On importe notre vidéo générée par Luciole ainsi que les différents sons enregistrés par ailleurs pour monter notre vidéo finale :

OpenShot

Il suffit ensuite d'exporter le tout au format «Youtube» sans rentrer dans le détail des paramètres audio et vidéo qui ne sont pas toujours évidents à comprendre pour nous mais encore moins pour un enfant de 7 ans.

Voici le résultat :

J’ai fait l’acquisition, il y a peu de temps d’une clé USB TNT. Je me suis bien entendu documenté avant de l’acheter afin de ne pas avoir la mauvaise surprise que Ubuntu ne la reconnaisse pas. J’ai finalement opté pour une PCTV NanotStick (modèle 73e).

Bon l’avantage de cette clé, c’est qu’elle est reconnue directement par Ubuntu (depuis la 9.04 il paraît). Le problème pour moi c’est qu’avec l’antenne fournie, pas moyen de capter quelque chose. Bon, il faut dire que je suis à une distance assez élevée de l’émetteur TNT. Cependant, j’ai pu voir que tout marchait parfaitement avec une antenne de toit classique (chaînes normale  + chaînes HD). Alors comment fait-on ?


Mise en situation : il existe des logiciels spécialement conçus pour regarder des chaînes télévisuelles (genre Me-Tv, etc…). Avec ces logiciels normalement aucun souci, tout se fait facilement (configuration, enregistrement…). Mais personnellement, je tiens à garder l’excellent VLC comme lecteur vidéo. Pour pouvoir donc regarder la TNT avec VLC, il faut générer un fichier contenant une liste des chaînes disponibles avec plein de choses dedans. Pour créer ce fichier, on utilise le programme w-scan.

~$ sudo aptitude install w-scan
~$ w_scan -c FR -X > chaines.conf


La seconde commande permet donc de chercher les chaînes disponibles. Cela peut prendre du temps (chez moi une dizaine de minutes). Si aucune chaîne n’est détectée, cela vient probablement de l’antenne (c’est ce qu’il m’arrive avec l’antenne fournie). Donc il faut essayer avec une autre antenne plus performante (il va falloir que j’en cherche une qui marche, Arnaud, spécialiste TNT, si t’es dans le coin…). Si tout fonctionne bien, on obtient un fichier chaines.conf (voici le mien) avec plusieurs lignes (une par chaîne). Et là, il suffit simplement de lancer VLC et de lui indiquer d’ouvrir le fichier précédemment généré.

~$ sudo aptitude install vlc
~$ vlc chaines.conf


On peut aussi aller dans Média > Ouvrir un fichier (et préciser dans la fenêtre ouverte d’afficher tous les fichiers).


Il ne reste qu’à regarder ce qui est intéressant et voire enregistrer (il suffit d’aller faire un tour dans les menus de VLC). Ah j’oubliais, la télécommande peut servir mais juste pour contrôler le volume ou éteindre l’ordinateur. Pour le reste, il faut probablement faire des manipulations et/ou utiliser un logiciel comme Me-Tv. Le clé est petite, rétractable et jolie. Seul bémol : l’antenne qui ne capte rien chez moi. Dommage…

07 Mai 2010 à 08:30

Résultat du sondage via Libre Astux

Bonjour à tous,

Une semaine après la mise à disposition d’Ubuntu Lucid Lynx, voici les premiers résultats du sondage sur le déroulement de cette mise à niveau.

Nous pouvons constater que pour la plupart d’entre nous, la mise à niveau se passe plutôt bien, il y a évidemment les inconditionnels de la réinstallation complète, pour qui il ne doit pas y avoir de problèmes.

C’est d’ailleurs l’une des forces des systèmes d’exploitations Gnu/Linux, la facilité à changer de système tout en conservant ses paramètres via l’utilisation de points de montages séparés, notamment pour /home (répertoires personnels) et /var (surtout sur les serveurs).

De l’autre côté, nous avons environ 30% des mises à niveaux qui se passent sans soucis et environ 25% plus ou moins bien qui permettent de retrouver un système stable et opérationnel après quelques lègeres manipulations.

Et enfin, il y a ceux pour qui cette mise à niveau s’est mal passée, suite à divers problèmes, allant du reboot pendant la mise à niveau empêchant le redémarrage du système au crash de l’interface graphique en passant par les problèmes de configuration de Grub. Certains sont passés par les versions instables, ce qui augmente, au vu des retours, la possibilité d’un crash lors de la mise à niveau. Pour la plupart de ces utilisateurs, la réinstallation d’Ubuntu depuis le live-cd d’Ubuntu Lucid Lynx à résolu l’ensemble des problèmes.

Si certains ont des problèmes apparus avec la mise à niveau et qui n’ont pas été résolu lors d’une réinstallation complète, merci de nous en faire part, je n’ai pas intégré cette possibilité au sondage mais j’aimerai avoir des retours sur ces cas s’il y en a. Merci d’indiquer votre configuration afin de faciliter l’aide que l’on pourrait vous apporter.

Je laisse encore ce sondage à votre disposition afin de voir comment vont évoluer ces résultats d’ici la fin du mois.

Note: There is a poll embedded within this post, please visit the site to participate in this post's poll.

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