Planet

04 Avril 2010 à 20:20

Jack, Patchage et Timemachine via Pianopenguin

Suite à mon billet précédent sur les logiciels permettant de jouer du piano sous Ubuntu je souhaiterai maintenant enregistrer directement ce que je joue.

J'utilise pour ce faire deux petits outils très spécifiques qui font finalement peu de chose mais le font simplement et efficacement : ne serait-ce pas aussi cela l'esprit « Logiciel Libre ».

Patchage permet de connecter les différents logiciels Jack de manière graphique. On déplace et connecte les différents composants directement avec la souris. Mon utilisation de Jack est relativement basique mais cet outil se révèle particulièrement intéressant sur des systèmes plus complexes.

Patchage est disponible dans les dépots il suffit donc pour l'installer de taper

sudo apt-get install patchage

Jack Timemachine permet d'enregistrer directement le son en sortie du logiciel. Un gros bouton pour lancer l'enregistrement, l'affichage du niveau sonore, que demander de plus ? Timemachine enregistre un certain nombre de secondes avant l'appui du bouton (10 par défaut) et vous évite ainsi de rater le début de votre improvisation.

Pour l'installer :

sudo apt-get install timemachine

Pour le lancer dans un terminal avec un enregistrement au format wav et un buffer d'une minute :

timemachine -f wav -t 60

Voici ce que cela donne graphiquement :

Patchage

Et musicalement, appréciez la qualité des Rhodes de Pianoteq et la faiblesse de mon improvisation blues :

Blues en Ré

Tout cela fonctionne parfaitement avec Pianoteq mais pas avec LinuxSampler pour lequel je n'ai aucun son en sortie. Je pense installer la version 10.04 d'Ubuntu Studio dés qu'elle sera stable en espérant que cela résolve enfin mon problème de son.

Depuis 6 ans, une bande de fou furieux s'est mise en tête de redonner une vie libre au cultissime Transport Tycoon de 1995.

Pour les plus jeunes ou les plus ignares, c'est un jeu où l'on prend le contrôle d'une société de transport et où l'ont doit transporter des marchandises d'un point A à un point B afin de gagner de l'argent et devenir le maître du monde (un peu comme Minus et Cortex, donc). Le jeu est en 3D isométrique comme on les faisait à l'époque, le tout sur un fond de musique jazzy bien sympathique.

Depuis mars 2004 et la toute première version 0.1 d'OpenTTD ("Open" car OpenTTD est open source et "TTD" pour Transport Tycoon Deluxe, une version sortie 1 an après la version originale et qui apporte quelques améliorations), des centaines de personnes ont contribué non seulement à réécrire le jeu original, mais en plus à l'améliorer, apportant de nouveaux graphismes, sons et, tout dernièrement, musiques. De plus, OpenTTD est multijoueur.

Le 1er avril 2010, au milieu de tous les poissons plus ou moins gros est sorti discrètement la première version finale et entièrement libre d'OpenTTD. Jusqu'à présent il fallait encore quelques fichiers de données du jeu original, mais plus maintenant. Presque 20 000 commits auront été nécessaire pour sortir cette version finale. Quel travail et quelle réussite !!! Cerise sur le gâteau, le version 1.0.0 s'accompagne (enfin) d'un paquet natif pour Ubuntu (32/64 bits, Karmic/Lucid).

Vous pouvez allez voir quelques screenshots d'OpenTTD v1.0.0 ou bien aller le télécharger sur le site officiel.

Attention, OpenTTD est disponible dans les dépôts mais n'est pas à jour (v0.7.5 dans les dépôts Lucid). Si vous installez OpenTTD depuis le site officiel, sachez que ce paquet provient d'un dépôt tiers et ne fait donc pas parti de la distribution officielle. Il peut entrainer des problèmes plus ou moins graves sur votre ordinateur et la mort de petits poussins nains. Vous l'installez en connaissance de causes.

Pour installer OpenTTD, il suffit donc de télécharger le paquet Ubuntu depuis le lien ci-dessus. Installez-le grâce à GDebi. Ensuite, il faut télécharger les graphismes en allant sur http://bundles.openttdcoop.org/opengfx/releases/. Prenez la dernière version du zip (actuellement la 0.2.3) et décompressez le dans le répertoire ~/.openttd/content_download/data/. Enfin, lancez-le (Applications > Jeux > OpenTTD). Fermez le message qui vous dit que les effets sonores de secours ont été chargés. Cliquez sur "Vérifier le contenu en ligne". Une fois la mise à jour de la liste effectuée, cherchez et cochez "Musique de base OpenMSX" et "Sons de base OpenSFX" et cliquez sur "Télécharger" en bas à droite. Fermez la fenêtre de téléchargement puis de mise à jour et allez dans "Options". Sélectionnez OpenSFX dans "Sons de base". Fermez cette fenêtre et voilà :)

Amusez-vous bien !

J’ai récemment repris mon tutoriel pour la personnalisation d’un live-cd Ubuntu. Je désirai créer un live usb, une clé usb contenant une distribution Ubuntu live personnalisée, qui du coup dépasse la capacité d’un cd et contient les applications dont j’ai besoin.

Pour toute la partie concernant la modification du live-cd jusqu’à la reconstruction du squashfs, je vous renvoi au premier tutoriel.

Par contre je vais ici détailler la fin du processus avec notamment la personnalisation de l’interface et des applications au démarrage mais aussi donner quelques éléments utiles concernant la création de l’iso et l’installation de celui-ci sur une clé USB.

Rappel sur la reconstruction du squashfs:

Il faut systématiquement régénérer l’initrd avant le processus de reconstruction du squashfs via la commande:

update-initramfs -k all -u

et ce dans le chroot puis démonter /proc, /sys et /dev avant de sortir du chroot via exit.

sudo umount /dev

sudo umount /sys

sudo umount /proc

sudo rm /etc/resolv.conf

exit

Création de l’image iso:

La création de l’iso consiste en une commande mais doit être précédée de la copie de l’initrd.gz et de vmlinuz ainsi que de la régeneration de l’empreinte md5 du système:

sudo cp squashfs/boot/vmlinuz-2.6.31-20-generic iso/casper/vmlinuz

sudo cp squashfs/boot/initrd.img-2.6.31-20-generic iso/casper/initrd.gz

cd squashfs

sudo bash -c "find . -path ./isolinux -prune -o -type f -not -name md5sum.txt -print0 | xargs -0 md5sum | tee md5sum.txt"

cd ..

sudo mkisofs -r -V "Custom Ubuntu Live CD" -cache-inodes -J -l -b isolinux/isolinux.bin -c isolinux/boot.cat -no-emul-boot -boot-load-size 4 -boot-info-table -o custom-live-cd-i386.iso iso

Notre image iso ainsi crée se nomme « custom-live-cd-i386.iso« .

Personnalisation de l’interface et des applications au lancement du système:

Le moyen le plus simple pour personnaliser ces éléments est de lancer la distribution précédemment crée dans une machine virtuelle puis de personnaliser l’interface et les données du /home à son gout puis créer une archive de ce /home contenant toutes les modifications apportées:

tar -cvzf /tmp/perso-home.tar.gz /home/ubuntu

Il suffira ensuite de récupérer cette archive par quelque moyen que ce soit (mail, ftp, ssh, …) puis de l’extraire dans le dossier /etc/skel de votre squashfs:

scp /tmp/perso-home.tar.gz 192.168.0.1:/tmp

tar -xvzf /tmp/perso-home.tar.gz /livecd/squashfs/etc/skel/

Puis vérifier à l’aide de la commande:

ls -al /livecd/squashfs/etc/skel/

Vous devriez voir ce qui était tout à l’heure dans votre répertoire personnel.

Une fois toutes les modifications effectuées, il faut reprendre à l’étape « reconstruction du squashfs » puis régénérer l’iso.

Installer votre distribution sur une clé USB:

Formater votre clé usb:

sudo mkfs.vfat /dev/sdx1

L’installation d’une distribution sur clé usb se fait très facilement via l’utilitaire Unetbootin.

Il faut monter cette clé avant d’utiliser Unetbootin:

sudo mount /dev/sdx1 /mnt

sudo unetbootin

Il suffit de choisir l’iso et le disque de destination (clé usb). L’installation devrait se passer sans problème.

Une fois content de votre distribution, vous aimeriez certainement pouvoir l’installer plus rapidement sur d’autres clé usb. Il vous suffit de dupliquer cette clé dans un fichier qui vous servira à créer les autres clés.

Dupliquer une clé usb:

La ou les clés usb concernées ne doivent pas être montées:

sudo umount /dev/sdx1

La duplication se fait à l’aide de la commande « dd » qui permet d’effectuer des copies bloc par bloc, ici par bloc de 1024 kbits:

Dupliquer une clé vers un fichier:

dd if=/dev/sda | gzip -v9 | dd of=/emplacement/de/la/sauvegarde/ghost.gz bs=1024k

Dupliquer un fichier vers une clé: (opération inverse)

zcat /emplacement/de/la/sauvegarde/ghost.gz | dd of=/dev/sda bs=1024k

Dupliquer directement une clé usb sur une autre:

dd if=/dev/sdx of=/dev/sdy bs=1024k

Vous êtes maintenant en possession de tous les éléments permettant de personnalisation une distribution pour en faire un live-usb.

flattr this!

Comme vous le saviez peut-être, aujourd’hui est sortie la version 2.30 de GNOME. Cette version qui devait à la base être nommée 3.0 n’est qu’une étape vers GNOME 3.0. Qu’est-ce que GNOME ? C’est un environnement de bureau axé sur la simplicité, qui offre à l’utilisateur des applications pour pouvoir exploiter son ordinateur du mieux possible. Il offre également pour les développeurs tout un panel de bibliothèques qui permet de développer des applications s’intégrant au bureau GNOME de la manière la plus conviviale possible.


C’est donc aujourd’hui (31 mars 2010) que la version 2.30 de GNOME sort. Au programme, un mode d’affichage partagé pour Nautilus, Empathy qui progresse grâce à des méthodes de drag’n’drop et une meilleure gestion de quelques protocoles de messagerie instantanée, une synchronisation automatique de notes de Tomboy, le lecteur de PDF Evince améliore sa gestion de l’impression et ajoute la possibilité d’attacher des notes, enfin la navigateur Epiphany se voit octroyé de nouvelles fonctionnalités. Bien entendu, je ne fais pas toute la liste des nouveautés car il y a une page pour ça.

Pour ma part, je m’intéresse particulièrement aux changements opérés dans les bibliothèques et surtout GTK+ 2.20 afin de savoir où aller avec java-gnome (qui devrait commencer à tirer partie de GNOME 2.30). N’oublions pas également que GNOME 2.30 sera (et même est déjà utilisé) pour la version, déjà très populaire, 10.04, aussi connu sous le nom de Lucid Lynx, de Ubuntu. Celle-ci sera d’ailleurs une nouvelle LTS (Long Term Support).

Il ne nous reste qu’à apprécier cette nouvelle release (de manière globale) et regarder comment va se profiler le futur et révolutionnaire GNOME 3.0.

Puisque nous avons eu quelques demandes provenant de la capitale, nous avons décidé de faire la même chose que sur Toulouse : une formation d'administration Ubuntu Server à Paris pour laquelle nous allons offrir une place à un membre actif de la communauté du Logiciel Libre.

Cette prochaine session aura lieu du 17 au 21 Mai 2010 et comme toujours chez Objectif Libre, cette formation est dispensée par un expert du domaine, qui fait partie des développeurs de la distribution. Vous serez donc entre de bonnes mains !

Enfin Objectif Libre dispose d'un numéro d'Organisme de Formation Agrée (73 31 05467 31), ce qui fait que vous avez donc la possibilité de faire financer tout ou partie des frais de formation par votre OPCA, notamment aux titres du plan de formation pour les employeurs ainsi que du DIF (Droit Individuel à la Formation) pour les salariés. Bref plus de raison de ne pas assister à cette formation !


Tout le monde a entendu parler de la balise <video/>, la nouveauté la plus médiatisée d’HTML5. Le format vidéo à utiliser sur le web fait polémique (Theora ou H264) à cause de brevets logiciels, toujours bien présents dès il s’agit de freiner l’innovation. Une situation qu’à mon avis seul Google peut résoudre. Mais ce n’est pas l’objet de ce billet, pour l’instant, le format, c’est OGG Theora. Il suffit de placer un fichier ogv quelque part sur un serveur, et Firefox sait la lire.

Un problème survient cependant dès qu’on veut y accéder sur HTTPS plutôt qu’HTTP : on ne peut pas seeker dans la vidéo (c’est-à-dire qu’on ne peut pas déplacer le curseur pour se positionner à n’importe quel endroit), et on ne connaît pas sa durée totale.

Quelle différence entre l’accès en HTTP et HTTPS?

En HTTP, on reçoit la taille du fichier vidéo :

$ curl --compressed -I http://.../video.ogv HTTP/1.1 200 OK Server: Apache … Content-Length: 26959501 Content-Type: video/ogg

En HTTPS, on ne la reçoit pas, car le flux est compressé en gzip.

$ curl --compressed -k -I https://.../video.ogv HTTP/1.1 200 OK Server: Apache … Content-Encoding: gzip Content-Type: video/ogg

(-k permet d’autoriser l’utilisation d’un certificat SSL non reconnu)

C’est la source du problème. Pourquoi ce comportement différent par défaut entre HTTP et HTTPS, je n’en sais rien (si quelqu’un peut m’éclairer…).

Par contre, il est très facile de désactiver la compression pour certains types de fichiers, comme les images ou les vidéos (compression qui n’a de toute façon aucun intérêt ces fichiers sont déjà compressés).

Pour cela, il suffit de rajouter une ligne dans /etc/apache2/mods-available/deflate.conf :

SetEnvIfNoCase Request_URI \.(?:gif|jpe?g|png|ogg|oga|ogv)$ no-gzip dont-vary

et de recharger Apache :

sudo service apache reload

Et maintenant, ça fonctionne correctement sur HTTPS :

$ curl --compressed -k -I https://.../video.ogv HTTP/1.1 200 OK Server: Apache … Content-Length: 26959501 Content-Type: video/ogg

Gwibber est un client de micro-blogging open source pour Linux.

Spécialement adapté à Gnome, développé avec python et GTK, il est intégré par défaut dans sa version 2 à Ubuntu 10.04 Lucid Lynx. Il est bien sûr intégré à d’autres distributions.

Ce logiciel va vous permettre, à la manière d’un Tweetdeck utilisant la technologie Adobe Air, de retrouver sur une interface unique vos différents profils sur les réseaux sociaux et d’y intéragir. Les réseaux disponibles sont pour le moment Identi.ca,  StatusNet, Facebook, Twitter, FriendFeed, Flickr, Digg et BrightKite et Qaiku, moins répandus.

J’avais testé Gwibber sur Debian il y a quelques temps, je n’avais pas du tout été convaincu par la première version, un peu comme gTwitter, et avec mon installation récente d’Ubuntu Lucid, j’ai eu l’occasion de découvrir la seconde branche de développement.

Niveau fonctionnalités, le logiciel est complet:

  • Tous les réseaux sont réunis
  • Réducteurs d’URL intégrés
  • Possibilité d’intéragir selon le réseau (« retweet » pour Twitter, « aimer » de facebook etc…).
  • Possibilité de publier sur un réseau distinct ou sur tous les réesaux simultanément
  • Chaque réseau est différencié sur la barre située à gauche (messages privés, replies, images etc…)
  • Différents thèmes sont disponibles
  • Moteur de recherches efficace intégré

Gwibber est disponible sur une bonne partie des distributions Linux. L’installation est classique et il n’est pas nécessaire d’ajouter de dépôts tiers, juste à activer les dépôts universe et multiverse pour Ubuntu.

Il existe néanmoins des dépôts PPA proposant des daily-builts du logiciel.

A noter que le projet a sa page Launchpad ultra complète où le code source est d’ailleurs disponible au téléchargement.

Pour les utilisateurs de versions plus anciennes d’Ubuntu, je vous invite à consulter la documentation Ubuntu Francophone.

En conclusion, je trouve ce client de micro-blogging assez évolué pour en faire un sérieux outil de veille. Parfaitement intégré à Gnome (GTK oblige), c’est un client qui plaira à nos amis utilisateurs d’identi.ca, Twitter et Facebook.

Ressources:



Gwibber: un client de microblogging sous Linux est un article publié sur Another Pinky Punky. Si vous l'avez aimé, n'hésitez pas et rejoignez-nous sur notre page Facebook ou sur Twitter

Gwibber est un client de micro-blogging open source pour Linux.

Spécialement adapté à Gnome, développé avec python et GTK, il est intégré par défaut dans sa version 2 à Ubuntu 10.04 Lucid Lynx. Il est bien sûr intégré à d’autres distributions.

Ce logiciel va vous permettre, à la manière d’un Tweetdeck utilisant la technologie Adobe Air, de retrouver sur une interface unique vos différents profils sur les réseaux sociaux et d’y intéragir. Les réseaux disponibles sont pour le moment Identi.ca,  StatusNet, Facebook, Twitter, FriendFeed, Flickr, Digg et BrightKite et Qaiku, moins répandus.

J’avais testé Gwibber sur Debian il y a quelques temps, je n’avais pas du tout été convaincu par la première version, un peu comme gTwitter, et avec mon installation récente d’Ubuntu Lucid, j’ai eu l’occasion de découvrir la seconde branche de développement.

Niveau fonctionnalités, le logiciel est complet:

  • Tous les réseaux sont réunis
  • Réducteurs d’URL intégrés
  • Possibilité d’intéragir selon le réseau (« retweet » pour Twitter, « aimer » de facebook etc…).
  • Possibilité de publier sur un réseau distinct ou sur tous les réesaux simultanément
  • Chaque réseau est différencié sur la barre située à gauche (messages privés, replies, images etc…)
  • Différents thèmes sont disponibles
  • Moteur de recherches efficace intégré

Gwibber est disponible sur une bonne partie des distributions Linux. L’installation est classique et il n’est pas nécessaire d’ajouter de dépôts tiers, juste à activer les dépôts universe et multiverse pour Ubuntu.

Il existe néanmoins des dépôts PPA proposant des daily-builts du logiciel.

A noter que le projet a sa page Launchpad ultra complète où le code source est d’ailleurs disponible au téléchargement.

Pour les utilisateurs de versions plus anciennes d’Ubuntu, je vous invite à consulter la documentation Ubuntu Francophone.

En conclusion, je trouve ce client de micro-blogging assez évolué pour en faire un sérieux outil de veille. Parfaitement intégré à Gnome (GTK oblige), c’est un client qui plaira à nos amis utilisateurs d’identi.ca, Twitter et Facebook.

Ressources:



Gwibber: un client de microblogging sous Linux est un article publié sur Another Pinky Punky. Si vous l'avez aimé, n'hésitez pas et rejoignez-nous sur notre page Facebook ou sur Twitter

26 Mars 2010 à 00:38

Trop de code... via BastNic's Blog

Je deviens à mon grand regret un simple spectateur de tout ce qui se publie sur Internet. Trop de projets symfony, drupal, de choses à tester (Jelix sur bitbucket, Symfony 2.0 sur github[1], Drupal 7, les NoSQL, toutes les APIs qui s'ouvrent de partout, etc), et malgré tout les journées ne font toujours que 24h.

On se revoit aux conférences ? (Paris Web, sfLive, RMLL (à Bordeaux \o/)

Notes

[1] Git vaincra


Pour continuer ma série d’articles sur l’auto-hébergement de ses mails, je vais présenter l’installation de SpamAssassin.

Pour mon serveur mail (et plus généralement pour les outils que j’utilise), j’essaie de mettre en place uniquement ce dont j’ai besoin. Et jusqu’ici, je n’avais pas l’utilité d’un anti-spams, ne recevant aucun courrier indésirable. Mais depuis peu, j’en reçois un de temps en temps… C’est donc l’occasion de m’y mettre.

Installation et configuration

Il existe plusieurs méthodes, j’ai choisi la plus simple : c’est procmail qui fournit les mails à SpamAssassin.

Il faut tout d’abord installer et configurer procmail, puis installer le paquet spamassassin :

sudo apt-get install spamassassin

Ensuite, rajouter dans ~/.procmailrc la règle suivante (copiée de la doc) :

# Pipe the mail through spamassassin (replace 'spamassassin' with 'spamc' # if you use the spamc/spamd combination) # # The condition line ensures that only messages smaller than 250 kB # (250 * 1024 = 256000 bytes) are processed by SpamAssassin. Most spam # isn't bigger than a few k and working with big messages can bring # SpamAssassin to its knees. # # The lock file ensures that only 1 spamassassin invocation happens # at 1 time, to keep the load down. # :0fw: spamassassin.lock * < 256000 | spamassassin

Enfin, éditer /etc/spamassassin/local.cf.

Pour uniquement ajouter les en-têtes de spam (ce qui est suffisant pour filtrer), il faut changer la valeur de report_safe :

report_safe 0

Pour ajouter un tag dans le sujet d’un mail considéré comme un spam :

rewrite_header Subject *****SPAM*****

Il est également possible de configurer le score requis pour qu’un mail soit considéré comme un spam. Plus cette valeur est faible, plus le filtre est agressif.
La valeur par défaut (5.0) est un peu faible, je vous conseille d’augmenter un peu si vous voulez limiter les faux-positifs :

required_score 6.0

Rajouter éventuellement les lignes suivantes :

# Langues attendues (les autres auront un score plus élevé) ok_languages fr # Rapports en français lang fr

Pour ajouter un expéditeur en liste blanche, rajouter :

whitelist_from any@mail.com

Test

Pour tester, le plus simple est de mettre un filtre très sévère, par exemple avec un score négatif :

required_score -2

En m’envoyant un mail à moi-même qui contient comme sujet test, je constate à la réception que les en-têtes ont été modifiés :

Subject: *****SPAM***** test Date: Thu, 25 Mar 2010 21:19:52 +0100 Message-Id: <1269548392.9798.9.camel@rom-laptop> X-Spam-Flag: YES X-Spam-Checker-Version: SpamAssassin 3.2.5 (2008-06-10) on rom-eeebox X-Spam-Level: *** X-Spam-Status: Yes, score=3.9 required=-2.0 tests=ALL_TRUSTED,

Le mail a bien été détecté comme un spam. Ça fonctionne.

Filtrage

Maintenant que les spams sont détectés, il faut les traiter (les déplacer dans un dossier prévu à cet effet).

Il suffit pour cela de créer un dossier sur le serveur :

maildirmake.dovecot ~/Maildir/.Spams

et d’ajouter la règle suivante dans ~/.procmailrc (plus d’infos) :

:0 * ^X-Spam-Status: Yes .Spams/

Conclusion

Les spams auront maintenant un peu plus de mal à se glisser dans ma boîte mail.

La configuration présentée ici est vraiment minimale. Selon son efficacité il faudra peut-être l’affiner.

Voir aussi

Mes précédents billets sur l’auto-hébergement des mails :
Hébergez vos mails sur Ubuntu Server (et libérez-vous)
Installer un webmail (RoundCube) sur Ubuntu Server
Ajouter l’authentification SMTP sur un serveur mail
Trier ses mails directement sur le serveur (procmail)

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