Planet

Certains d’entre vous l’on peut être remarqué, le serveur, et donc par conséquent le blog, était indisponible depuis très tôt ce matin (depuis environ 01h00) jusqu’à très tard ce matin (jusqu’à environ 11h45). La cause, j’ai tenté de migrer la Dedibox, qui était sous Ubuntu 9.04, vers Ubuntu 9.10. Malheureusement, j’ai pensé que la migration allait se passer comme toutes les autres fois. Mais ça n’a pas été le cas comme vous avez pu vous en douter. Donc pour la mémoire (et m’obliger à prendre plus d’informations auparavant) et pour ceux qui tomberaient dans le piège également, voilà comment procéder pour garder son serveur fonctionnel.

On a correctement mis à jour votre installation de Ubuntu Server via les commandes suivantes :
~$ sudo aptitude update
~$ sudo aptitude full-upgrade
~$ sudo aptitude install update-manager-core
~$ sudo do-release-upgrade


Là tout est à jour, mais on a le malheur (qui a été le mien) de redémarrer après avoir remplacé dans le fichier menu.lst de GRUB les :

root=UUID=4564577843545963533

par des :

root=/dev/sda2

Manque de chance, le serveur ne veut pas booter quand même. Et ceci est dû au kernel utilisé par la Dedibox. Pour remédier à cela, il faut installer le kernel proposé dans les dépôts de Ubuntu. Immédiatement, on démarre le système de secours. Pour accéder à ce mode, on passe par l’interface d’administration, puis Système de secours et on clique Passer votre serveur en mode de secours. La machine est ainsi électriquement redémarrée et les identifiant / mot de passe du compte SSH nous sont donnés.

Préparons le terrain

Une fois connecté en SSH, on arrive sur un terminal sans privilèges d’administration. On va donc se les donner en utilisant le mot de passe qui nous a été fournis.
~$ sudo su -

Maintenant, on va monter les partitions pour déterminer vraiment d’où vient le souci et dans notre cas installer le kernel qui va bien. Pour cela, on utilise les commandes mount et chroot.
~# mkdir server

~# mount /dev/sda2 server
~# mount /dev/sda1 server/boot

~# mount --bind /proc server/proc
~# mount --bind /sys server/sys
~# mount --bind /dev server/dev

~# chroot server


À ce stade, on est sur notre serveur. On peut donc y effectuer les opérations nécessaires.

Réparons

Comme je l’ai dit plus haut, pour réparer les dégâts, il faut utiliser le kernel générique à la place du kernel Dedibox. On installe alors le paquet linux-server.
root@serveur sudo aptitude update
root@serveur sudo aptitude full-upgrade
root@serveur sudo aptitude install linux-server


On oublie surtout pas de remplacer le root=UUID=… par root=/dev/sda2 dans le fichier menu.lst de GRUB et voilà, la réparation est faite.

Chouette, ça marche !

La réparation est terminé, on peut revenir sur une utilisation normale du serveur. Cependant, il faut prendre soit de terminer tous les processus que l’on a lancé en chroot et de démonter toutes les partitions.
root@serveur exit

~# umount server/proc
~# umount server/sys
~# umount server/dev

~# umount server/boot
~# umount server

~# exit
~$ exit


Pour finir, on retourne dans la console d’administration Dedibox et on clique sur Cliquer ici pour repasser en mode normal. Et là, le boot devrait se faire sans aucun souci. Conclusion, il ne faut pas se précipiter et se dire que tout réinstaller est la seule solution. Ici, on a réparé le tout sans perte de données mais par contre il y a eu un downtime (et un long pour moi, je tiens à m’en excuser d’ailleurs). C’est après avoir été dans ce genre de situations, que l’on se dit que GNU/Linux c’est quand même vachement bien. Mais ce n’est pas une raison pour faire n’importe quoi !

Sources

Artisan Numérique
Forum Dedibox News

Objectif Libre, la société que j'ai fondé, va proposer une formation Ubuntu Server du 19 au 23 Avril 2010 à Toulouse.

Cette formation de 5 jours s'adresse aux personnes avec une connaissance initiale du système Linux et qui souhaitent acquérir une base solide dans l'administration de server Ubuntu au travers de cours théoriques et de travaux pratiques. Même si elle sera effectuée dans un environement Ubuntu Server, une grande partie des thèmes et des techniques abordées est également communes à d'autres distributions comme Debian ou Red Hat. La formation sera encadrée par un expert Linux qui est également un développeur Ubuntu officiel, donc n'hésitez pas à consulter la fiche de la formation pour plus de détails. Il reste des places disponibles donc n'hésitez pas à nous contacter pour vous inscrire...

Il existe également un autre moyen pour suivre cette formation. Comme cela est toujours le cas chez nos amis de Free Electrons, spécialistes de Linux Embarqué, pour remercier les contributeurs au logiciels libres, nous sommes heureux de proposer une place gratuite à cette formation. Ainsi si vous avez effectué une contribution significative au Libre, n'hésitez pas à nous contacter pour candidater. La date limite des dépots de candidature étant fixée au 23 Mars 2010. Le lauréat sera tiré au sort parmi les 10 contributeurs les plus méritants à nos yeux. Bien sur nous acceptons aussi bien les personnes sans emplois, que les étudiants ou les professionnels du moment qu'il contribuent au Libre. Les frais de déplacement et de logement éventuels pour venir à Toulouse, restent à la charge du lauréat (ou de sa société s'il s'agit d'un professionnel et que cette dernière est d'accord pour participer).

03 Mars 2010 à 22:29

Ubuntu, nouveau look via Le Blog du Davromaniak

On l’attendait depuis un moment, Ubuntu va changer de look c’est officiel. Nouveau thème pour le système, nouveau style pour le logo et la marque. Personnellement, j’aime le nouveau style sobre et surtout au revoir le marron que l’on a pu connaître (même si je l’aimais bien). Pour voir tout ça, rendez-vous ici et . Voilà enfin un petit coup de jeune pour notre mon système d’exploitation préféré. Il ne reste plus qu’à savoir si ce nouveau look va plaire à la communauté.

Au niveau des thèmes du système, il y en deux. Un relativement sombre et l’autre qui est plus clair. En revanche, sur les deux thèmes, les boutons de gestion d’une fenêtre (fermer, réduire, agrandir) sont maintenant placés sur la gauche (toujours en haut bien entendu) de la fenêtre. On constate que le tableau de bord de GNOME a droit à de nouvelles icônes.

   

Le thème du boot est également modifié pour quelque chose plus en accord avec les thèmes systèmes et le nouveau look.

Toujours dans la continuité les logos ont changé avec une nouvelle police, entre autre, que je trouve très réussite.

blackubuntulogo.png

Enfin pour terminer, les divers sites web, CDs et pochettes, les habits et accessoires vont être mis à la nouvelle mode.

On l’a tous remarqué (du moins les utilisateurs de GNOME, version >= 2.28). Les icônes se sont barrées. C’est un bug ? Non. Enfin si, mais un bug de l’esprit de ceux qui ont décidé ça. Avant la version 2.28, GNOME utilisait les icônes dans les menus et sur les boutons. Mes barres d’outils, quant à elles, possédaient des icônes avec un texte en dessous. Depuis la version 2.28, les icônes précédemment utilisées sont parties et les barres d’outils possèdent des icônes avec un texte sur la droite (mais pas toujours). Pour les barres d’outils, le style est complètement foireux et étrange, pour les icônes c’est peut-être pas terrible tant que l’on peut les réactiver. Tout ça, c’était possible avec GNOME 2.28. On pouvait utiliser les icônes (sans modifier directement les valeurs GConf) et modifier le style des barres d’outils. Avec GNOME 2.29, certaines personnes ont eu l’idée d’enlever l’onglet Interface disponible jusqu’à présent via Système > Préférences > Apparence. Et ça, malgré les protestations qu’il y a eu. De plus, les décideurs responsables de cette modification répondent de manière relativement agressive aux protestations. Sympa pour un tel projet. Sympa aussi pour les dyslexiques.



Bref, qu’est-ce qui se passe en ce moment ? L’interface par défaut ne doit plus être modifiable facilement ? Doit-on vraiment coder un outil spécial pour tweaker notre interface ? Quelle est la prochaine étape ? Ne plus nous permettre de changer de thème ? Aidez-moi à comprendre car là je n’arrive plus à suivre les décideurs… Bref, si vous développez des applications pour le bureau GNOME, forcez l’affichage des icônes et proposez la modification du style des barres d’outils, ça aidera peut-être les auteurs du crime à se rendre compte de la débilité d’avoir proposé un patch qui a permis d’enlever l’onglet Interface.

28 Février 2010 à 15:13

Jouer du piano sous Ubuntu via Pianopenguin

Je viens de m'acheter un clavier maitre M-AUDIO Keystation 88es pour pouvoir l'utiliser avec Jalmus et jouer du piano en silencieux.

Ce clavier est parfaitement reconnu en USB sans aucune autre intervention. Du vrai «Plug and Play» sous Linux c'est suffisamment remarquable pour être signalé. Le toucher n'est pas génial mais les claviers à «toucher marteaux», style FATAR, sont nettement plus chers.

Avant toute chose il faut installer le serveur audio Jack :

sudo apt-get install jackd qjackctl

Ajoutez vous au groupe «audio» en éditant le fichier :

sudo gedit /etc/group

Puis éditez le fichier /etc/security/limits.conf pour activer le temps réel en ajoutant les lignes suivantes :

# Support Temps réel pour le groupe audio @audio - rtprio 99 @audio - nice -10 @audio - memlock 250000

LinuxSampler

J'ai installé Linux Sampler sous Jaunty à partir des dépôts PPA de David Konsumer car le site officiel était hors ligne mais il est peut-être plus facile de l'installer en utilisant la méthode de Linux MAO.

Attention cette installation n'est valable que sur Jaunty et peut rendre instable votre système.

Ajoutez dans «Sources de mis à jour» le dépot ppa suivant : deb http://ppa.launchpad.net/david-konsumer/konsumer/ubuntu jaunty main

puis installez la clé :

sudo apt-key adv --keyserver keyserver.ubuntu.com --recv-keys 17DEA4FE

Vous pouvez installer les paquets suivants :

sudo apt-get install libasound2-dev libjack0 gigtools libgig-dev libgig6

Il n'est pas possible d'installer directement linuxsampler à cause d'un problème de dépendance. Il faut télécharger les deux fichiers liblinuxsampler_1.0.0-5_i386.deb et linuxsampler_1.0.0-5_i386.deb pour les modifier.

Copiez le code du script suivant (sources) dans un fichier edit-deb-control.sh puis rendez le exécutable :

#!/bin/bash EDITOR=gedit if [[ -z "$1" ]]; then echo "Syntax: $0 debfile" exit 1 fi DEBFILE="$1" TMPDIR=`mktemp -d /tmp/deb.XXXXXXXXXX` || exit 1 OUTPUT=`basename "$DEBFILE" .deb`.modfied.deb if [[ -e "$OUTPUT" ]]; then echo "$OUTPUT exists." rm -r "$TMPDIR" exit 1 fi dpkg-deb -x "$DEBFILE" "$TMPDIR" dpkg-deb --control "$DEBFILE" "$TMPDIR"/DEBIAN if [[ ! -e "$TMPDIR"/DEBIAN/control ]]; then echo DEBIAN/control not found. rm -r "$TMPDIR" exit 1 fi CONTROL="$TMPDIR"/DEBIAN/control MOD=`stat -c "%y" "$CONTROL"` $EDITOR "$CONTROL" if [[ "$MOD" == `stat -c "%y" "$CONTROL"` ]]; then echo Not modfied. else echo Building new deb... dpkg -b "$TMPDIR" "$OUTPUT" fi rm -r "$TMPDIR"

Modifiez les dépendances de liblinuxsampler_1.0.0-5_i386.deb :

./edit-deb-control.sh liblinuxsampler_1.0.0-5_i386.deb

Il faut modifier les références à libgig par libgig6 et supprimer les références inutiles :

Package: liblinuxsampler Source: linuxsampler Version: 1.0.0-5 Architecture: i386 Maintainer: Matt Flax <flatmax@pgb.unsw.edu.au> Installed-Size: 9144 Depends: libasound2 (>> 1.0.18), libc6 (>= 2.4), libgcc1 (>= 1:4.1.1), libjack0 (>= 0.116.1), libstdc++6 (>= 4.2.1), libuuid1 (>= 1.05), libgig6 (>= 3.3.0)

De même pour le paquet linuxsampler :

./edit-deb-control.sh linuxsampler_1.0.0-5_i386.deb Package: linuxsampler Version: 1.0.0-5 Architecture: i386 Maintainer: Matt Flax <flatmax@pgb.unsw.edu.au> Installed-Size: 328 Depends: libc6 (>= 2.3.6-6~), libgcc1 (>= 1:4.1.1), liblinuxsampler, libstdc++6 (>= 4.2.1), libuuid1 (>= 1.05), libgig6 (>= 3.3.0), libasound2-dev, libjack-dev

Il suffit ensuite d'installer les paquets modifiés :

sudo dpkg -i liblinuxsampler_1.0.0-5_i386.modfied.deb linuxsampler_1.0.0-5_i386.modfied.deb

Pour tester un son de piano vous pouvez télécharger la banque de son Gigasampler du Maestro Concert Grand de Mats Helgesson.

Téléchargez le client Fantasia pour linuxsampler ou installez le en français.

Lancez Jack en ligne de commande avec :

/usr/bin/jackd -R -dalsa -r44100 -n3 -D -i2 -o2

Losque je lance Jack avec Jack Control je n'ai plus le son en sortie audio (il doit y avoir une option qui gène ALSA).

Lancez «linuxsampler» en console puis exécutez «JSampler-0.9/dist/Fantasia-0.9.jar» avec JAVA.

Linuxsampler

Il faut créer les périphériques MIDI (entrée) et AUDIO (sortie) sur ALSA (pour moi la sortie Jack ne fonctionne pas).

Créez une nouvelle piste et chargez-y un instrument :

Instrument

Faites les connexions dans Jack Control et si tout est OK vous pourrez enfin jouer sur le Maestro Grand Concert ou tout autre instrument. Si le son grésille trop il faut modifier les paramètres FRAGMENTS (4) et FRAGMENTSIZE (256) sur la sortie AUDIO ou installer le noyau temps réel linux-rt (voir sur Linux MAO pour en savoir plus).

Le son est très correct et cela permet de travailler son piano en épargnant les oreilles des voisins.

Pianoteq

Pianoteq est un piano virtuel commercial disponible sous Linux. A la différence de Linux Sampler il n'utilise pas de banques de sons de pianos réels mais modélise les sons de l'instrument.

Vous pouvez télécharger la version de démonstration directement sur le site.

Il suffit de lancer le programme et de modifier les options pour utiliser Jack :

Pianotek_output

Faire les connections dans Jack :

Pianotek Jack

Pianotek est vraiment un logiciel extraordinaire, léger et extrêmement puissant :

Pianoteq

Avant d'essayer Pianoteq, j'avais tendance à penser que les pianos virtuels n'égaleraient jamais les pianos acoustiques. Mais les possibilités offertes par ce logiciel sont énormes par exemple dans l'exploration de la microtonalité (voir ce que fait Chris Vaisvil) ou dans la personnalisation de son piano (avec la version Pro où les paramètres de chaque note sont modifiables).

Tout n'est pas parfait et notamment du coté des claviers qui ne sont pas capables de rendre la richesse du toucher d'un piano acoustique (comme le staccato, louré ou legato) mais les claviers s'amélioreront et il sera tout à fait possible de gérer ces attaques ainsi que toutes les attaques ou systèmes de pédale imaginables, hors des contraintes physiques, en s'appuyant uniquement sur des modèles mathématiques. Pianoteq est malheureusement un peu cher (249 euros) et je vais devoir patienter avec Linux Sampler avant de m'offrir ce fantastique outil.

Depuis que Launchpad existe et qu’il propose des PPAs, on a vu le nombre de ses dépôts de paquets non-officiels augmenter de manière assez impressionnante. D’ailleurs, même moi je les utilise aussi bien pour obtenir certains paquets que pour en distribuer d’autres (comme java-gnome et GNOME Split). Le fait que de plus en plus d’utilisateurs ont recours à ce genre de dépôts m’a fait me poser une question. Est-il vraiment raisonnable, pour des questions de sécurité et stabilité du système, d’utiliser un nombre relativement élevé de PPAs ?

Revenons au début de la réflexion. Pourquoi utiliser un PPA ? Dans un premier cas, c’est pour obtenir des mises à jour de paquets, soit pour des corrections de bugs, soit pour obtenir la dernière version d’une bibliothèque ou d’un logiciel. Dans un deuxième cas, c’est pour obtenir des paquets encore non disponibles dans les dépôts officiels (pour de jeunes programmes notamment). Avec Karmic Koala, l’ajout d’un PPA peut se faire de manière très simple via la ligne de commande (add-apt-repository) ou via la logithèque. Grâce à ça, les utilisateurs, même novices, peuvent très facilement avoir accès à toutes sortes de dépôts personnels. Est-ce bien ou est-ce mal ? De mon point de vue, je dirais que c’est un peu des deux, le PPA a ses avantages (logiciels nouveaux ou à jour) mais ses défauts (stabilité ? sécurité ?). Malheureusement, ses défauts ne viennent pas tant du principe mais plutôt des gens qui vont packager les applications (n’étant pas un expert dans le domaine je ne peux pas vraiment critiquer ça). Lorsqu’un paquet entre dans Debian et donc dans Ubuntu lors de la synchronisation, il est considéré comme stable et sans risque pour le système. De plus, des personnes, des professionnels du packaging l’auront contrôlé et corrigé. Ceci n’est pas vrai avec un PPA. Le packageur, connaisseur ou non, va packager son application (en faire un paquet source) et l’envoyer sur Launchpad, la ferme de serveurs se chargera d’en faire un ou des paquets binaires. C’est quelque chose de très pratique et appréciable pour le développeur, ça peut l’être nettement moins pour l’utilisateur si son système plante à cause d’un paquet de mauvaise qualité.


Bref, il n’y a pas vraiment une vérité absolue. Un ou des PPAs ont une force et une faiblesse. Pour la faiblesse, l’utilisateur en est averti en général, et heureusement ! Cependant, il est facile de céder à la tentation pour utiliser la dernière version d’un logiciel car il a telle ou telle fonctionnalité en plus. Les PPAs sont sympas mais il ne faut pas en abuser. Si c’est le cas, je pense qu’une remise en cause de la part de l’utilisateur se doit d’être faite. Peut-être que Ubuntu n’est pas la distribution qui lui correspond le mieux. Peut-être que l’utilisateur appréciera davantage une distribution comme Arch Linux (et d’autres) qui ont des paquets toujours mis à jour. Vous aussi, vous avez un avis sur le sujet ? Partagez-le avec nous.

Je suis passé tout récemment sur lucid lynx et maj mon matériel. J'ai donc eu envie d'avoir plus d'effets tout aussi inutiles qu'indispensables sur mon bureau :)

Me voila donc à essayer l'un des éléments du futur troll gnome 3.0 : gnome-shell

warning.pngPetit rappel d'usage : Gnome-SHELL est encore expérimental - à mon humble avis - il peut survenir des erreurs et mettre à mal votre système ( freeze / perte des données de session gnome...)

Installation

$sudo apt-get install gnome-shell

Exécution

Pour le tester

$gnome-shell --replace

Pour revenir en arrière

$metacity --replace $gnome-panel

Gnome-shell comme window manager par défaut

Soit vous reprenez la méthode décrite dans la doc ubuntu-fr, soit vous modifiez les clés suivantes dans le registre gconf ( je préfère cette version car elle évite un démarrage préalable de compiz )

Démarrez gconf-editor , puis renseigner les valeurs suivantes dans la clé /desktop/gnome/applications/window_manager ( current et default ) :

Selection_004.png

Il suffit de redémarrer la session et gnome-shell devrait remplacer metacity :)

Pour ceux qui ne connaissent pas Spotify, c'est une application que l'on peut télécharger et installer sur sa machine afin d'écouter gratuitement et en toute légalité de la musique en streaming moyennant quelques pages publicitaires tous les quarts d'heure environ ou bien sans publicité, avec une meilleure qualité (320k) et un mode hors connexion pour la modique somme de 9,99€ par mois. Le catalogue est énorme et s'agrandit tous les jours. Last.fm est géré et pour chaque artiste, une liste conséquente d'artistes similaire vous aide à découvrir de nouveaux artistes ou à en retrouver des anciens oubliés.

Bref, une application que je recommande fortement à tous les amoureux de musique et ceux qui n'ont pas/plus envie d'utiliser eMule, BitTorrent ou les newsgroups. De plus, depuis peu, vous pouvez vous créer un compte librement alors que jusqu'à présent il fallait une invitation. Ça se passe sur http://www.spotify.com/fr/.

Maintenant que les présentations sont faites, intéressons-nous à son installation sur Ubuntu 9.10.

Tout d'abord il faut savoir que, pour le moment, il n'y a pas de version native linux, mais que cela fonctionne très bien avec wine... pour peu que l'on installe ce qu'il faut.

La documentation de Spotify pour l'installation de leur logiciel sous wine date un peu et, surtout, n'est pas spécifique à Ubuntu et n'indique donc pas un petit patch à installer.

Trêves de bavardages et préparons notre machine à recevoir Spotify.

Tout d'abord, il faut installer wine, mais comme je l'ai dit, il faut un petit patch. Attention, ce patch provient d'un dépôt tiers et ne fait donc pas parti de la distribution officielle. Il peut entrainer des problèmes plus ou moins graves sur votre ordinateur et la mort de petits poussins nains. Vous l'installez en connaissance de causes.

Ajoutez à vos repository le dépôt ppa suivant:
deb http://ppa.launchpad.net/neil-aldur/ppa/ubuntu karmic main

Récupérez ensuite sa clef:
sudo apt-key adv --recv-keys --keyserver keyserver.ubuntu.com D3E49C82

Maintenant, on fait une petite mise à jour et on installe wine:
sudo aptitude update && sudo aptitude install wine1.2

Une fois wine installé, il faut le configurer. La version patchée de wine que l'on vient d'installer nous permet de bénéficier du driver PulseAudio et donc, de ne pas avoir tout un tas de problème de son que l'on aurait avec le driver ALSA par exemple.

Lancez la configuration de wine:
winecfg

Vous aurez probabement un message d'alerte vous indiquant qu'il n'y a pas de driver audio configuré. C'est précisemment ce que nous sommes venu faire. Allez dans l'onglet audio, vérifiez bien que seul le pilote PulseAudio est coché, puis tout en bas dans "DirectSound" > "Accélération matérielle", choisissez "Émulation". Appuyez sur le bouton "Appliquer" puis "Tester le son" afin de voir si ça fonctionne (n'oubliez pas de régler le volume :D). Vous pouvez cliquer sur "Ok" pour fermer la configuration.

Maintenant passons à l'installation de Spotify. Il suffit d'aller sur le site prendre la version windows de Spotify et de lancer le programme grâce à wine. Par défaut, firefox prend en charge les .exe et vous propose automatiquement de les ouvrir avec wine. Sinon, téléchargez le fichier quelque part et lancez-le en tapant
wine "Spotify Installer.exe"

L'installation en elle-même n'est pas compliquée. Une fois installé, une petite fenêtre vous demander vos identifiants... que vous avez dû créer ou que vous pouvez créer maintenant sur le site.

Amusez-vous bien !

Cadeau bonus: si vous souhaitez que votre navigateur fétiche gère les liens Spotify, suivez le tuto officiel.

Je suis sur que beaucoup se souviennent de mon billet où je dénonçais une situation entre l'association ubuntu-fr et Canal+.

Plusieurs personnes ont relayés l'information (merci !) et j'ai été en relations avec un médiateur de chez canal+, qui je dois bien le dire a était parfait. Nous avons échangé plusieurs fois, il s'est occupé du dossier et aujourd'hui le facteur m'a amené les chèques de remboursement tant espérés.

Bref tout rentre dans l'ordre... Un grand merci donc à Alain Vogel pour son professionnalisme et à toutes les personnes qui nous ont montré leur soutien à travers leurs commentaires et leurs mails.

Comme on le sait maintenant, le futur Gnome 3.0 prévu pour septembre 2010 sera constitué de 2 nouveautés majeures :

  • Gnome-shell pour une gestion des bureaux et fenêtres de nouvelle génération
  • Gnome-zeitgeist pour une gestion des documents non plus par arborescence de fichiers mais par historique d’utilisation

Zeitgeist est en réalité un moteur (une API) qui enregistre les différents événements effectués sur l’ordinateur (lecture d’un film, d’une musique, ouverture ou création d’un fichier, visite d’un site web, conversation…) et permet de restituer ceux ci de manière chronologique. Zeitgeist propose une nouvelle façon de rechercher des fichiers : adieu les multiples répertoires afin d’accéder au fichier désiré, ici c’est par date de dernière utilisation/création que les fichiers sont recherchés. Mais puisqu’il n’est qu’un « moteur », il faut à Zeitgeist une interface graphique : sous gnome, ce sera Gnome-activity-journal.

Installation

Tout d’abord, Gnome-activity-journal n’est pas présent dans les dépôts officiels d’ubuntu, l’installation de ce logiciel est donc susceptible d’endommager votre système. Ne l’installer que si vous savez ce que vous faites !

Sinon l’installation est très simple, ouvrez un terminal et taper collez y ces 3 lignes :

sudo add-apt-repository ppa:zeitgeist/ppa
sudo aptitude update
sudo aptitude install gnome-activity-journal

Une fois installé, allez dans Applications > Accessoires > Activity journal pour l’ouvrir.

Une autre solution à l’aide de bzr et launchpad pour l’installer (un peu moins facile à installer mais permet d’obtenir la dernière version, celle que je présente ici)

Utilisation

Voilà les choses intéressantes ! Une fois Activity journal ouvert, on peut constater tout d’abord qu’il y a eu du travail sur l’interface depuis quelques mois (voir un précédent article que j’ai écris sur Gnome 3.0)

Ancienne version de Gnome-zeitgeist

Ancienne version de Gnome-zeitgeist

L’interface est vraiment simple. Elle est constituée d’une colonne par jour, deux flèches à gauche et à droite permettant de passer aux jours précédents et suivants. Une barre chronologique (en forme d’histogramme) en bas de fenêtre permet de se déplacer plus rapidement à une date précise (la taille de barres représentant l’activité du jour plus ou moins importante).

Gnome-activity-journal propose une interface très simple d'utilisation qui a beaucoup évoluée en quelques mois

Gnome-activity-journal propose une interface très simple d'utilisation qui a beaucoup évoluée en quelques mois

Pour chaque jour, tous les fichiers qui ont subis une activité son recensés. Ils sont classés en 3 parties temporelles « Morning », « Afternoon » et « Evening ». De plus, plutôt que d’indiquer au premier coup d’oeil les 25 fichiers musicaux écoutés ou les 18 vidéos visionnées dans l’après midi, les fichiers de même types sont regroupés par catégories afin d’alléger l’affichage. Un gros « + » indique ces regroupement qui sont dépliables afin d’accéder au détail des fichiers.

Une autre fonctionnalité intéressante est le pré-visionnage automatique de tous les types de fichiers lorsque l’on passe la souris sur leur nom. Le plus impressionnant est sans doute l’ouverture instantanée des vidéos dans une petite fenêtre comme le montre l’image ci dessous. C’est vraiment très pratique, ça marche également pour les fichiers textes ou musicaux bien sur.

Les vidéos sont prévisualisées instantanément au survol de la souris

Les vidéos sont prévisualisées instantanément au survol de la souris

Enfin, il est également possible de cliquer sur chaque nom de jour. On accède alors à l’activité détaillée heure par heure. L’activity journal prend ici toute son sens. Ce véritable « espion » enregistre et restitue toutes les activités effectuées et le restitue dans un schéma que je trouve relativement clair.

Un historique du jour heure par heure est également disponible

Un historique du jour heure par heure est également disponible

Pas de panique pour les paranoïaques, il est également possible – par un simple clic droit sur un nom de fichier – de supprimer celui ci de l’activity journal. D’ailleurs le clic droit propose également d’envoyer un fichier ouvert un jour précédent, directement sur « aujourd’hui ».

Le clic droit permet d'ouvrir, supprimer ou "marquer" un fichier

Le clic droit permet d'ouvrir, supprimer ou "marquer" un fichier

Conclusion

La question que l’on est en droit de se poser est la suivante : est ce que Gnome-activity-journal est réellement utile? Le logiciel rempli bien son rôle, l’interface est claire, bien réalisée, mais je dois dire que je n’ai pas ressenti le besoin de le lancer et son utilité ne me semble pas flagrante à priori. Cependant, Zeitgeist est présenté comme une des 2 grandes nouveautés de Gnome 3.0 avec Gnome-shell, il sera donc je présume profondément intégré dans gnome. Si ce dernier se révèle facile d’accès et non perdu au fin fond des menus comme d’autres logiciels, peut être que l’utilisateur sera plus poussé à l’utiliser et qu’alors il se révèlera utile sur le long terme. Il faut également prévoir un temps d’adaptation à cette nouvelle façon d’appréhender l’accès aux fichiers. Gnome-activity-journal a donc un certain potentiel, d’autant que le logiciel semble loin d’être terminé, mais il devra faire ses preuves sur le long terme.

Pages