Planet

06 Septembre 2009 à 17:05

Premier aperçu de SoftwareStore via Ubuntulesjours

Software store (précédemment appelé App Center), est un nouveau logiciel permettant de gérer les paquets et dépôts. Il sera intégré dans Karmic Koala puis évoluera au fil des versions pour aquérir de plus en plus de fonctionnalités (voir la roadmap sur la page du wiki). D’après ce qui est annoncé, ce logiciel pourrait bien être une petite tuerie qui simplifiera grandement la gestion des paquets, dépôts et mises à jour.

Dans la version alpha 5 de Karmic, j’ai voulu constater l’avancement de ce logiciel. Un gros travail a déjà été effectué et le logiciel est fonctionnel au niveau de l’installation des paquets, mais il reste encore du boulot à l’équipe de développement d’ici la sortie de Karmic. J’ai pris quelques captures d’écran afin de présenter la bête.

Tout d’abord, Software Store (j’aime pas trop le nom, surtout si l’on veut faire une abbréviation…) n’est pas présent par défaut dans l’alpha 5 et j’ai du l’installer (via synaptic :D ). Il est alors présent dans Système>Administration>Ubuntu Sofware Store. Pour le moment, les fonctionnalités sont limitées.

Il y a une barre de recherche principale, qui permet de rechercher le logiciel de manière instantanée dès que l’on saisi les premières lettres, comme la recherche rapide de synaptic. Cette recherche devra être tolérante aux erreurs de frappe. Un panneau latéral permet quant à lui de voir les logiciels à installer ou ceux déjà installés. Dans le futur seront présents aussi dans cette barre latérale, un historique, des listes personnalisées de paquets, etc. (voir le wiki pour les détails)

softs_general

Il est possible de choisir une catégorie (Accessoire, Bureautique, Jeux…, ce sont les même catégories que celles du menu Application d’Ubuntu). Une fois cette catégorie choisie, Bureautique par exemple, la liste des application qu’il est possible d’installer apparaît. On remarque que ça ressemble beaucoup plus à « Ajouter/Supprimer des applications » qu’à Synaptic.

soft_categ

On peut faire ensuite une recherche avec la barre du haut pour filtrer les résultats. Par exemple si l’on recherche le logiciel Gnumeric.

soft_recherche

Il suffit de cliquer sur le nom du logiciel pour accéder à une page de présentation, avec un screenshot s’il est disponible, un lien vers le site web du logiciel, etc. Il est alors possible de l’installer grâce à un bouton Install en bas de page. Il y a également une ligne Price, qui indique free si le logiciel est gratuit (pour le moment, seuls des logiciels gratuits sont proposés), mais qui amène une des fonctionnalités annoncées de Sofware Store, la possibilité d’acheter et de télécharger des logiciels payants. (ça va faire grincer des dents certains, je le sens!)

soft_gnumericsoft_gnumeric2

Un nouvelle catégorie « in progress » apparaît alors dans le panneau latéral. On peut y voir la liste des logiciels en cours de téléchargement. C’est un des gros avantages de Software Store, il est possible de faire autre chose pendant qu’un logiciel s’installe, au contraire de Synaptic.

soft_installation

En allant sur « Installed Sofware », on a la liste des logiciels déjà installés (qui ont alors disparus de la rubrique « Get Free Software »). Cette fois ci, si l’on clique sur le nom d’un logiciel, le bouton d’installation est remplacé par un bouton Remove permettant la désinstallation.

Bon je vais m’arrêter là pour la description, car en fait le logiciel est pas mal buggé, la recherche ne fonctionne pas quand on a sélectionné une catégorie, les listes sont inversées, la page « in progress » ne s’affiche pas toujours, bref  c’est encore en plein développement donc rien de très étonnant au final. De plus, certaines fonctionnalités ne sont pas encore implantées, comme la popularité des applications. Enfin, niveau apparence, on est pas encore tout à fait au niveau de ce qui est annoncé sur le wiki (c’est assez moche là :o ) mais pareil, ça devrait venir avec le temps.

Si la sortie de Software Store est prévue pour Karmic, le remplacement de Synaptic n’est prévue que pour la 10.4 (soit en avril 2010) et on le comprend bien car il reste beaucoup de boulot à faire. Les bases sont quand même là et le logiciel semble très simple d’utilisation.

Une chose m’intrigue tout de même, avec Synaptic il est possible d’installer toutes sortes de dépendances, librairies, etc. Avec Sofware Store, apparemment seuls les « logiciels » sont présent. Faudra t’il donc toujours passer par Synaptic ou apt-get install pour télécharger la lib32toto.01-xx-dbg qui manque pour faire fonctionner un logiciel? Si quelqu’un à la réponse qu’il n’hésite pas à laisser un commentaire, ça m’intéresse :)

Pour plus d’informations :

La page du wiki officiel : https://wiki.ubuntu.com/SoftwareStore
La page de launchpad : https://launchpad.net/software-store
Un article de présentation que j’ai écris au moment de l’annonce

26 Août 2009 à 19:50

ASRock ION 330 sous Ubuntu via Pianopenguin

J'ai finalement craqué pour l'ASRock ION 330 en remplacement de mon vieux PC qui rendait l'âme.

Le Nettop ASRock ION 330 a de nombreux avantages par rapport à un PC standard :

  • il est fournit sans OS et je n'ai donc pas à payer une licence Microsoft que je n'utiliserai pas,
  • le matériel fonctionne parfaitement sous Linux,
  • il a des performances assez remarquables compte tenu du prix de l'engin : processeur Intel Atom dual-core 1.6GHz, carte graphique ION, disque dur 2.5' de 320 G,
  • il est peu encombrant et silencieux (il est possible de le rendre encore plus silencieux avec le bios 1.40 mais attention à ce qu'il ne chauffe pas trop),
  • il a surtout une très faible consommation électrique (autour de 30 Watts) qui en fait un ordinateur «écologique» (si sa durée de vie n'est pas trop courte).

Installation

J'ai tout d'abord testé la version bêta de Seven et cela fonctionnait plutôt bien avec un démarrage ultra rapide grâce à l' «Instant Boot» malheureusement disponible uniquement sous Windows.

J'ai hésité entre la version 32 et la version 64 bits d'Ubuntu mais par peur de rencontrer des difficultés notamment avec certains jeux ou flash j'ai préféré prendre la version 32 bits. La version 64 bits semble réellement intéressante pour ceux qui font de l'encodage ou pour la vidéo HD.

L'installation en elle même s'est déroulée sans problème mais j'ai pas mal bataillé pour installer les pilotes de la carte graphique ION ceux-ci n'étant pas proposés par le gestionnaire de pilotes .

Remarque : l'installation de pilotes hors des dépôts officiels représente un risque d'instabilité pour votre système.

J'ai essayé le repository de Avenard mais j'ai du rater quelque chose car impossible de démarrer le gdm après installation.

J'ai donc utilisé la méthode manuelle :

Téléchargez le pilote sur le site de Nvidia. J'ai préféré installer la version 190.18, certains utilisateurs ayant reportés des erreurs avec la toute dernière version 190.25.

Avant toute chose, installez les paquets suivants :

sudo apt-get install build-essential cdbs fakeroot dh-make debhelper debconf libstdc++5 dkms xserver-xorg-dev linux-headers-$(uname -r)

Ouvrez une autre session (CTRL-ALT-F1) puis stoppez l'interface graphique :

sudo /etc/init.d/gdm stop

Exécutez le fichier .run que vous avez téléchargé :

sudo sh ./NVIDIA-Linux-x86-190.18-pkg1.run -k $(uname -r) --x-module-path=/usr/lib/xorg/modules --x-library-path=/usr/lib

Redémarrez :

sudo shutdown -r now

Tout semble correct :

NVidia

Premiers tests

J'ai testé la dernière version de Sauerbraten avec une résolution correct et un niveau de détail élevé : le jeu est totalement fluide (autour de 30 fps). La carte graphique ION semble très bien faire son travail :

Sauerbraten

Je me suis aussi amusé à tester pour la première fois Compiz-Fusion : il y a peut -être des paramètres à régler au niveau du pilote Nvidia mais cela fonctionne déjà vraiment bien (bureau 3D , effets de fenêtre, transparence ...) :

Compiz

Aucun problème non plus concernant l'hibernation ou les animations Flash.

Conclusion

L'Asrock ION fonctionne donc parfaitement avec Ubuntu : relativement puissant, silencieux et économique il correspond parfaitement à mes besoins.

La nouvelle a circulé très vite et presque partout : Pidgin 2.6.1, offrant des fontionnalités voix et vidéo, est sortie le mardi 18 août 2009. Pas besoin de refaire un résumé de ce qui change, tout est .

Jusqu'à maintenant, il y avait plusieurs moyens de profiter de la dernière version de Pidgin sous Ubuntu 9.04. On pouvait soit utiliser le paquet de getdeb dans lequel les fonctionnalités voix et vidéo sont désactivées. Sinon, il y avait aussi Stemp qui nous avait cuisiné son paquet avec voix et vidéo. Mais on peut, dès maintenant, profiter de toute la version 2.6.1 via le PPA des développeurs de Pidgin. En effet, les paquets disponibles ont été mis à jour.


Attention, les manipulations qui suivent doivent être effectuées avec les droits d'administrateur ce qui peut poser un risque !

Pour profiter du PPA de Pidgin, il faut commencer par éditer, avec notre éditeur de texte favori (VIM, GEdit, JEdit, Nano, Emacs, etc... personellement je préfère VIM donc la suite se fera avec) et en tant qu'administrateur, le fichier /etc/apt/sources.list.
~$ sudo vim /etc/apt/sources.list

À la fin du fichier (on tape G sous VIM pour s'y rendre, puis i pour rentrer en mode insertion), on ajoute les deux lignes suivantes :
deb http://ppa.launchpad.net/pidgin-developers/ppa/ubuntu jaunty main
deb-src http://ppa.launchpad.net/pidgin-developers/ppa/ubuntu jaunty main


Puis enfin, on enregistre et ferme le fichier (Echap suivi de :wq sous VIM).

Notez qu'il est également possible d'ajouter le PPA via Synaptic (Système > Administration > Gestionnaire de paquets Synaptic). Pour cela, il faut ouvrir la fenêtre de gestion des dépôts via Configuration > Dépôts, aller dans l'onglet Logiciels de tierces parties, cliquer sur le bouton Ajouter et entrer la première ligne (celle ne contenant pas deb-src) dans la fenêtre qui s'est ouverte. Enfin, pour valider l'entrée, il suffit de cliquer sur le bouton Ajouter une source de mise à jour.


Depuis quelques temps maintenant, Launchpad utilise une clé OpenPGP par PPA afin de signer les paquets. Donc pour éviter d'avoir une erreur lors des mises à jour, on ajoute la clé du dépôt de Pidgin :
~$ sudo apt-key adv --keyserver keyserver.ubuntu.com --recv-keys A1F196A8


Enfin, on peut mettre a jour notre version de Pidgin soit via le gestionnaire de mises à jour, soit avec Synaptic, ou encore en ligne de commande :
~$ sudo aptitude update
~$ sudo aptitude full-upgrade


Et il ne nous reste plus qu'à profiter de la voix et de la vidéo (que je n'ai pas eu le loisir d'essayer, si quelqu'un est intéressé faites moi signe) avec les protocoles XMPP (GTalk / Jabber) mais on peut, bien entendu, aussi profiter des autres changements.

19 Août 2009 à 03:43

Quakelive disponible pour linux via Skate in Mars

Les plus joueurs d'entre vous connaissent sûrement déjà Quake Live, une "reprise" de quake 3 par ses auteurs qui se joue à partir d'un navigateur.

L'interface est ainsi accessible constamment (et obligatoirement) online, ce qui permet à id Software de contrôller les statistiques des joueurs, les mises à jour ainsi que le contenu publicitaire (ingame comme dans le "site").

Contrairement à ce qu'on peut croire cette version qui se lance depuis un navigateur web n'est pas en java ou encore en flash. Il s'agit d'un plugin (binaire) que l'on installe et qui contiendra de quoi lancer le jeu. Les données du jeu seront elles stockées dans votre home (plus exactement dans ~/.quakelive, pour un poids d'environ 300Mo). Il n'y a donc pas de soucis de performance : si votre machine peut faire tourner quake 3, elle fera tourner quake live.

Le jeu est en bêta publique depuis un petit moment, mais la grand nouvelle est que l'on peut maintenant y acceder nativement sous linux, y compris Ubuntu !
En effet depuis aujourd'hui le jeu est compatible sous linux et mac, à la condition d'utiliser firefox, le support d'autres navigateurs tels que ceux basés sur webkit (chromium, konqueror) devant arriver ultérieurement.

Après un petit test rapide tout marche plutôt bien, les bindings (définitions des touches) sont légèrement différentes que sous windows mais votre souris 9 boutons sera bien reconnue. En jouant en plein écran j'ai toutefois eu quelques crashs et mon dual screen (à base de ATI en dual head) à sauté (chose que j'avais déjà expérimenté avec quake 3).
Les développeurs étant très actifs, on peut espérer que tout problème grave sera résolu rapidement.

Rendez-vous donc sur www.quakelive.com pour (re)découvrir ce jeu et y jouer dès maintenant !
Et encore merci a id Software pour leur support des OS dits "alternatifs" et continuer à nous laisser profiter de notre distribution favorite.

19 Août 2009 à 03:43

Quakelive disponible pour linux via Skate in Mars

Les plus joueurs d'entre vous connaissent sûrement déjà Quake Live, une "reprise" de quake 3 par ses auteurs qui se joue à partir d'un navigateur.

L'interface est ainsi accessible constamment (et obligatoirement) online, ce qui permet à id Software de contrôller les statistiques des joueurs, les mises à jour ainsi que le contenu publicitaire (ingame comme dans le "site").

Contrairement à ce qu'on peut croire cette version qui se lance depuis un navigateur web n'est pas en java ou encore en flash. Il s'agit d'un plugin (binaire) que l'on installe et qui contiendra de quoi lancer le jeu. Les données du jeu seront elles stockées dans votre home (plus exactement dans ~/.quakelive, pour un poids d'environ 300Mo). Il n'y a donc pas de soucis de performance : si votre machine peut faire tourner quake 3, elle fera tourner quake live.

Le jeu est en bêta publique depuis un petit moment, mais la grand nouvelle est que l'on peut maintenant y acceder nativement sous linux, y compris Ubuntu !
En effet depuis aujourd'hui le jeu est compatible sous linux et mac, à la condition d'utiliser firefox, le support d'autres navigateurs tels que ceux basés sur webkit (chromium, konqueror) devant arriver ultérieurement.

Après un petit test rapide tout marche plutôt bien, les bindings (définitions des touches) sont légèrement différentes que sous windows mais votre souris 9 boutons sera bien reconnue. En jouant en plein écran j'ai toutefois eu quelques crashs et mon dual screen (à base de ATI en dual head) à sauté (chose que j'avais déjà expérimenté avec quake 3).
Les développeurs étant très actifs, on peut espérer que tout problème grave sera résolu rapidement.

Rendez-vous donc sur www.quakelive.com pour (re)découvrir ce jeu et y jouer dès maintenant !
Et encore merci a id Software pour leur support des OS dits "alternatifs" et continuer à nous laisser profiter de notre distribution favorite.

Comme je le disais dans cet article, il m'arrive assez régulièrement de faire migrer des amis, des connaissances ou de simples clients vers Ubuntu. Une migration n'est, selon moi, pas une chose à prendre à la légère. En effet, si elle est mal conduite, elle peut conduire à un dégoût radical de ce nouveau système.

Dans cet article, je vous présente ma façon de faire, comment mener à bien une migration, les étapes allant de la simple information à l'installation complète d'Ubuntu.

I. Introduction

Avant tout, je pense qu'il est bon de rappeler qu'il ne faut jamais forcer quelqu'un à changer de système d'exploitation. Cela peut paraître évident, mais j'ai déjà eu des témoignages de gens qui ont été forcés à passer sous Linux et ça s'est forcément très mal passé.

La demande doit venir clairement de la personne. Bien sûr, vous pouvez "aider" cette prise de décision. Pour ma part, j'attends qu'une personne vienne me voir en me parlant de ses problèmes sur son ordinateur (virus, lenteur, difficultés pour faire telle ou telle chose, etc.), dès lors, je fais mon "commercial" et commence à vanter les avantages d'Ubuntu par rapport à Windows. Les arguments sont, en général, toujours les mêmes : pas de virus, plus rapide et plus intuitif. Je développe plus ou moins certains points en fonction des gens.

Voici un exemple concret : un jour, mes beaux-parents me demandent si je peux formater l'ordinateur car le fils de la maison, a force de tester 36000 jeux, à fini par pourrir la machine de spywares, virus et autres joyeusetés. Sachant que mes beaux-parents n'utilisent l'ordinateur que pour du mail, de l'Internet et pour y stocker des photos, je commence à faire l'éloge d'Ubuntu en insistant sur le fait qu'il n'y aurait plus de lenteurs ni de virus. La décision est donc prise pour installer Ubuntu pour les parents et Windows pour leur fils (pour les jeux et pour ses "expériences").
Ensuite, les amis de mes beaux-parents ont vu ce système et ont voulu que j'installe le même chez eux, ensuite les amis des amis ont voulu la même chose, etc.

Dans cet article, je vais vous présenter comment je dirige une migration, les différentes étapes et les conseils pour la mener à bien. Pour ce faire, je vais vous décrire un cas concret que j'ai eu il y a deux semaines : la migration d'un collègue d'un ami de mes beaux-parents (qui lui a fait l'éloge d'Ubuntu après que je lui avais installé car il l'avait vu chez mes beaux-parents). Vous me suivez ? :)
Pour la petite histoire, c'est cette personne (G., 40 ans) qui a eu cette expérience avec ce fameux "professionnel".


II. La sensiblisation

Je reçois donc un appel un samedi :

Bonjour, vous avez installé "Munux" sur le PC portable de mon collègue de travail et il ne m'en dit que du bien, pouvez-vous venir à la maison pour l'installer sur nos trois ordinateurs ?

On a donc passé environ 30 minutes au téléphone, je lui ai dit ce qu'était Linux, lui ai bien fait comprendre que les applications étaient équivalentes et non identiques à celles sous Windows, lui ai demandé quels logiciels il utilisait le plus souvent (afin de savoir si des alternatives existaient pour toutes les utilisations), etc.
Il ne semblait pas avoir de besoins spéciaux particuliers, il me disait qu'il téléchargeait un peu grâce à Limewire mais c'est tout (enfin c'est tout parmi les logiciels "spéciaux").

On se donne rendez-vous pour le mardi suivant, j'irai chez eux pour leur présenter concrètement ce qu'est Ubuntu.


III. La présentation

J'arrive donc le mardi chez G. pour lui faire la présentation d'Ubuntu. Je m'installe avec lui et sa femme devant l'ordinateur familial et je lance le Live CD. De là, je leur demande quels sont les utilisations qu'ils ont de leur ordinateur, quels logiciels ils utilisent, quels matériels ils possèdent (imprimantes, appareils photo, etc.). Pour toutes les utilisations qu'ils ont, je leur montre qu'il est également possible de le faire avec Ubuntu, parfois même plus simplement que sous WIndows.
Par exemple, je leur montre Firefox, Totem (avec l'installation automatique de codecs), Transmission (je leur dis que c'est, selon moi, le meilleur moyen de télécharger), Brasero, Sound Juicer, emesene, etc.
Côté matériel, je leur montre que tout ce qu'ils ont est très bien reconnu, que ce soit l'imprimante, les lecteurs mp3 ou les appareils photos. Par chance, ils n'ont pas de GPS et ils connectent leur téléphone sur l'ordinateur directement grâce à la carte mémoire.

Aucun problème en vue, aucun problème de reconnaissance matériel, tous les logiciels présents leur conviennent parfaitement.

Après cette présentation minutieuse, je leur laisse les commandes et ils découvrent d'eux même le système et ses différents logiciels.

A la fin de la journée, il est décidé d'installer uniquement Ubuntu sur deux machines et de laisser un dual-boot Ubuntu/XP sur la troisième machine pour les jeux. Je repasserai donc le lendemain pour cette installation. Je leur demande de faire toutes leurs sauvegardes le soir car j'effacerai tout le lendemain.


VI. L'installation

J'arrive le lendemain avec ma pile de CD pour commencer les différentes installations. Après une petite remise à niveau sur les avantages d'Ubuntu (racontée dans cet article), je commence l'installation. Comme d'habitude, les installations se passent très bien, tout est très bien reconnu, le rêve ! J'avais quand même un Windows à installer sur une machine, c'est ce qui m'a pris le plus de temps (que ce soit l'installation du système ou l'installation des pilotes et autres logiciels).

Revenons à Ubuntu, je prends bien soin d'installer les programmes supplémentaires, de faire les mises à jour, d'installer le pack linguistique, de configurer l'accès Internet (WiFi) et de rapatrier les sauvegardes sur ces nouveaux systèmes.

Là encore, tout se passe très bien, tout le monde est content et s'acclimate assez vite. En effet, le logiciel qu'ils utilisent le plus étant Firefox, ils ne sont finalement pas trop perturbés.

Comme pour mes autres migrations, je leur dis que je repasserai dans quelques jours afin que nous fassions le point.
Que s'ils ont des problèmes urgents, qu'ils m'appellent, sinon, qu'ils notent les problèmes rencontrés ou les questions qu'ils ont à me poser.


V. Le contrôle

Je reviens donc quelques jours plus tard. Pas de gros problèmes rencontrés entre temps. Ils me demandent juste de leur remontrer comment on grave un CD et un DVD et comment on fait pour jouer à tel jeu sur Firefox (il suffisait d'installer Java pour que tout fonctionne).

Aucun autre problème, tout fonctionne très bien et tout est beaucoup plus simple et intuitif que sous Windows ! C'est ce que j'appelle une migration réussie :)


VI. Conclusion

Je vous ai présenté ici un exemple concret d'une migration telle que j'ai l'habitude de faire, je vous propose donc un petit résumé plus général :

Une migration doit, selon moi, se dérouler en quatre temps :

  1. Sensibilisation aux Logiciels Libres, les avantages qu'ils ont par rapport aux logiciels propriétaires (plus de sécurité, plus de robustesse, plus de rapidité, etc.). Attention à bien écouter les besoins des personnes concernées (tous les logiciels qu'ils utilisent sont-ils disponibles sous Linux ?).
  2. Présentation concrète du nouveau système et de l'ensemble de ses logiciels grâce à un Live CD (qu'il soit d'Ubuntu ou d'un autre système). L'objectif est de comparer les logiciels libres équivalents aux logiciels propriétaires utilisés. En gros, faire tout ce que les gens font sous Windows directement sur l'ordinateur grâce au Live CD.
  3. Installation du nouveau système ainsi que des logiciels nécessaires et les mises à jour, installation du pack linguistique et des pilotes graphiques. Idéalement, faire cette installation le lendemain après avoir demandé aux gens de faire soigneusement toutes leurs sauvegardes le soir, au calme, en prenant leur temps pour ne rien oublier.
  4. Contrôle après quelques jours d'utilisation en ayant bien dit aux personnes concernées de prendre des notes sur les problèmes rencontrés entre temps ou les questions à poser.



C'est tout pour cet article, j'attends vos réactions, notamment pour savoir comment vous faites de votre côté, quelles sont vos étapes, en résumé, comment vous conduisez une migration. N'hésitez pas non plus à me dire ce que vous pensez de ma façon de faire les choses.

À bientôt ;)

Je lance les tests sur l'appli développé par mon petit minou préféré, Il travaille sur du Symfony.

Après 1500 tests tous fonctionnels, j'obtiens un :

Symfony goat !

Merci Patrick :p. (c'est toi the goat)

/!|GATTENTION, les manipulations indiquées dans cet articles sont risquées. Il est possible qu'elles rendent votre système instable et que certaines applications ne fonctionnent plus correctement. De plus il implique l'installation de paquets non supportés par ubuntu. Vous êtes prévenus !

Si vous utilisez les backports de kubuntu jaunty pour KDE 4.3, vous avez surement remarqué que digiKam est cassé[1]. Plus aucune photo ne s'affiche et les albums sont vides. pourtant en regardant dans la base sqlite, tout le monde est bien présent.

Comme il s'agissait de versions beta puis RC, je ne m'était pas trop intéressé au problème jusqu'à présent. Mais la, nous avons maintenant la version finale de KDE 4.3, le problème persiste et surtout mes photos non classées s'accumulent ! :(

En cherchant un peu, nous trouvons les messages d'erreurs fautifs dans le ~/.xsession-errors

Could not open library '/usr/lib/kde4/kio_digikamalbums.so'. Cannot load library /usr/lib/kde4/kio_digikamalbums.so: (/usr/lib/libdigikamcore.so.1: undefined symbol: _ZN6Marble12MarbleWidget16addPlaceMarkDataERK7QStringS3_)

Visiblement il s'agit d'un problème de dépendances entre digiKam et les bibliothèques de KDE 4.3

A partir de la on trouve effectivement un bug connu pour Karmic et Jaunty Et le bug est propre à Kubuntu (ie: ce n'est pas un bug KDE)

Via le bugreport nous voyons qu'il est résolu pour Karmic, mais pas pour les backports Jaunty.

De la nous avons deux solutions :

  • installer une version de digikam 1.0.0beta1 qui fonctionne
  • recompiler digiKam avec les bibliothèques 4.3

digiKam 1.0.0beta1

Le paquet est disponible dans le dépot backport experimental

Je conseille de ne pas l'ajouter à votre sources.list mais de télécharger les deux paquets nécessaires et de les installer à la main, cela évitera d'installer tout un tas de trucs non voulus. Il s'agit de :

  • digikam - 2:1.0.0jaunty1~ppa1
  • liblqr - 0.4.1-1ubuntu1ppa1

Par contre il s'agit d'une version beta1. Or digiKam 1.0.0 est déjà à la beta3. Donc notre problème est corrigé[2] mais pleins d'autres bugs risquent d'être présents.

Recompiler

Une méthode est proposée la Chez moi cela n'a pas fonctionné tel quel, beaucoup de dépendances ont besoin d'être mises à jour (en particulier QT passe de la version 4.5.0 à la 4.5.2[3]). J'ai donc installé les dépendances de compilation tout seul (pour remplacer le build-dep)

sudo aptitude install cdbs pkg-kde-tools cmake libqt4-dev kdelibs5-dev libgphoto2-2-dev libkipi6-dev libkexiv2-7-dev libkdcraw7-dev liblcms1-dev libtiff4-dev libjasper-dev kdepimlibs5-dev liblensfun-dev libmarble-dev libsqlite3-dev libltdl3-dev

Puis on suit la procédure normale :

apt-get source digikam cd digikam-0.10.0 dpkg-buildpackage

Armez vous de patience puis installez les paquets ainsi produits.

Et voila ! y'a plus qu'à trier/tagger/géolocaliser quelques centaines de photos :)

Notes

[1] depuis la beta1, quand même

[2] j'ai testé pour vous

[3] voir par exemple les dépots officiels vs backports

L’équipe des developpeurs Frugalware est heureuse de vous annoncer la disponibilité immédiate de Frugalware 1.1Rc1 (Getorin), la 1ere release Candidate de la prochaine version stable 1.1 qui sortira en septembre 2009.

Améliorations:

  • Etoilé fait maintenant partie du dépôt, voir ce post pour plus de details.
  • Mise à jour majeure de l’installateur graphique (fwife), voyez le changelog ici et ici.

Mises à jour de paquets:

  • Linux kernel 2.6.30.3
  • GnuTLS 2.8
  • Plus de 400 paquets mis à jour
  • Plus de 100 nouveaux paquets

Au niveau des arrivées logiciels, on peut noter la présence de Lazarus, Moovida, Wicd, ufw et Gufw.

Détails et téléchargements: http://frugalware.org/news/142

Pour de plus amples informations référez-vous au Changelog de Frugalware Getorin.

Téléchargement pour architectures i686 : Voir notre liste de miroirs.
N’oubliez pas de vérifier l’intégrité des images d’installation avant de les graver!

NOTE: Cliquez ici pour en savoir plus sur ce que les médias dont vous avez besoin pour l’installation.
Si vous mettez à niveau à Anacréon depuis la précédente version stable (Solaria), merci de bien vouloir lire la mise à jour de notre documentation.

Étrange titre n'est-ce pas ? Hé bien c'est tout simplement une phrase parmi tant d'autres entendue par un réparateur professionnel d'informatique de ma ville natale.

Voici le détail de l'histoire, à la fois marrante et désespérante.

I. La motivation

J'installe Ubuntu un peu partout depuis quelques mois.
Cela semble satisfaire mes clients car avec le bouche à oreille, de plus en plus de monde m'appelle pour me dire "Vous avez installé "Munux" (c'est comme ça qu'on me l'a prononcé la dernière fois) sur le PC portable de mon collègue de travail et il ne m'en dit que du bien, pouvez-vous venir à la maison pour l'installer sur nos trois ordinateurs ?".

Après avoir fait un peu le tour, par téléphone, de l'utilisation que ces personnes ont de l'informatique, on se donne rendez-vous, chez eux pour une démonstration en vue d'une installation sur leurs trois PC.

Je vais donc chez eux un mardi, je leur explique bien les avantages d'Ubuntu par rapport à Windows et leur dit que tout ce qu'ils font sous WIndows est faisable sous Ubuntu grâce à des logiciels équivalents.
Ensuite je fais une démonstration d'environ deux heures grâce au Live CD de manière à leur montrer qu'il est possible de faire absolument tout ce qu'ils faisaient sous WIndows mais plus rapidement et plus facilement. Donc, pendant ces deux heures, nous listons les différentes usages qu'ils ont de leur ordinateur (Internet, mails, gravure, téléchargement, audio-vidéo, etc.) et je leur montre les logiciels à utiliser, que c'est très facile de le faire sous Ubuntu.

Tout le monde est ravi : "Oh oui c'est vraiment plus simple", "Moi j'adore le cube qu'on fait tourner là", "Si c'est si facile, pourquoi personne n'utilise ce système", "Oh pi' comme il n'y a pas de virus, on va pouvoir télécharger sans crainte" (les réflexions habituelles quoi).

Après cette démonstration, le choix est fait d'installer uniquement Ubuntu sur deux machines et de laisser un dual-boot sur une autre machine (pour les jeux). Je leur explique bien de faire les sauvegardes de leur machines et on se donne rendez-vous le lendemain pour les installations.

II. Le doute

Je reviens donc le lendemain à 14 heures, au moment où j'arrive chez eux, la maîtresse de maison s'en va et me dit au passage : "Je vais chez le réparateur pour rechercher l'ordinateur car il a grillé hier, on l'a donc amené ce matin". L'alimentation avait grillée dans la soirée de la veille.

Donc là je rentre et le chef de famille ne sort tout troublé "Tu es sûr que Linux c'est aussi bien que ça ?". Quelle question, je demande qu'il s'explique et là il me sort :

"En fait on a amené l'ordinateur chez le réparateur ce matin et je lui ai demandé ce qu'il pensait de Linux, si il pensait que c'était une bonne idée que je l'installe. Aussitôt il est monté sur ses grand chevaux et m'a affirmé que Linux était une vrai m****, que c'était un logiciel plein de bugs créé par un étudiant russe pour des étudiants uniquement.
Il m'a dit aussi que rien n'était reconnu sous Linux, aucune imprimante, aucun scanner, aucun appareil photo, rien de rien. Que je devrai t'appeler (moi, ndr) à chaque fois que je voudrais installer quelque chose, que ce soit du matériel ou du logiciel et, pour finir, il m'a dit que ce système n'était qu'a la portée de quelques geeks car beaucoup trop compliqué"

Là je ne vous cache pas qu'heureusement que j'étais assis sinon je serai tombé par terre ! J'avais passé trois heures la veille à leur montrer qu'Ubuntu était très simple, que tout était parfaitement reconnu, etc. et là il me sort ça.

Donc je repasse environ une heure de plus à lui démontrer que tout ce qu'on lui avait dit était complètement faux, qu'Ubuntu était beaucoup plus adapté que Windows pour des utilisateurs novices en informatique, que la grande majorité des équipements étaient reconnus, etc.

Je comprend qu'ils aient doutés, le fait qu'un "professionnel de l'informatique" leur disent ça, ça calme quoi...

III. La joie

Après les avoir à nouveau convaincu, j'installe les systèmes comme il avait été prévu la veille, à savoir deux PC avec uniquement Ubuntu et un PC avec un dual-boot.

Je vous passe les détails des installation car ce n'est pas le sujet de cet article.

Une fois tout ceci installé et configuré, je les laisse aller sur l'ordinateur et faire ce qu'ils font d'habitude, tout leur convient très bien.
Je fais donc comme je fais habituellement, je leur dit que je repasserai dans quelques jours, que si ils ont des problèmes d'ici là qu'ils les notent et que nous les résoudrons quand je reviendrai.

Je reviens donc cinq jours après, presque aucun problème rencontré, juste un soucis pour la gravure, que nous réglons très rapidement et un problème de reconnaissance d'un jeu Java sur Internet, j'installe donc Java et tout fonctionne très bien.

Leurs impressions sont excellentes (comme toutes les personnes chez qui j'ai fait la même chose), tout fonctionne parfaitement bien, ils me redisent que tout est très simple, plus intuitif et surtout plus rapide que Windows, qu'ils ne regrettent absolument pas d'être passé sous Ubuntu ! Bref, une migration classique quoi :)

VI. Conclusion et interrogations

L'objectif de cet article n'est pas de vous présenter le déroulement d'une migration mais de vous présenter les arguments du "professionnel en informatique" (qui existe depuis plus de 10 ans et est devenu une référence dans cette ville).

D'une part je voulais connaître vos réactions sur le sujet et d'autre part, je me demande (et vous demande aussi) que pouvons-nous faire pour faire changer ces idées, ces rumeurs ?

Je me sens un peu dépassé, je passe mon temps à faire la promotion du logiciel libre autour de moi et cela me dégoûte d'entendre encore ce genre de paroles dans la bouche des personnes "professionnelles". Combien de personnes ont entendu parlé d'Ubuntu, ont peut-être été tenté de migrer sur ce système mais ont été découragées par ce genre de professionnels, des gens "dignes de confiance car c'est leur métier, qu'ils savent de quoi ils parlent" ?

Que pouvons-nous faire ? Que devons-nous faire ? Vaste question !

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