ubuntu-fr

Communauté francophone des utilisateurs d'Ubuntu

lundi, janvier 14 2008

Ubuntu gagne le DARPA Urban Challenge 2007

Le véhicule autonome de l'université de Carnegie Mellon n'est peut-être pas aussi attirant que d'autres véhicule du CES mais il comporte une surprise cachée : c'est une voiture sans chauffeur et fonctionnant avec Ubuntu.


McCabe Software, par le McCabe University Program, a fourni à l'équipe de l'université de Carnegie Mellon, sa suite logicielle de gestion de qualité, McCabe IQ. Tartan Racing - Carnegie Mellon's Team - a gagné le DARPA(1) Urban Challenge 2007, un rassemblement mettant en concurrence plusieurs voitures autonomes.


Pour gagner ce challenge urbain, la trentaine de véhicules engagés doit se diriger, se garer et faire son chemin parmi le trafic sur un parcours suburbain long de 60 miles (a peu près 100 kms). Ils doivent effectuer cette prouesse sans aucun guidage humain interne ou externe, en moins de six heures en s'aidant uniquement de capteurs sensoriels et d'électronique. En outre, les voitures doivent se plier au code de la route, éviter des obstacles et négocier les intersections. En 2007, le premier prix était de 2 millions de dollars, pour la deuxième et troisième place les prix attribués étaient respectivement de 1 millions et 500 000 dollars.



Le SUV Chevrolet Tahoe, surnommé Le BOSS est vraiment un chef d'oeuvre. Il inclut dix ordinateurs avec une douzaine de processeurs Intel Core 2 et un logiciel de 200.000 lignes. En raison de la nature complexe du logiciel, Tartan Racing Team a choisi McCabe IQ pour analyser la base extrêmement large du code C++. Cela fut possible grâce à Michael Clark du Tartan Racing et du Carnegie Mellon's Robotic Institute, McCabe a porté McCabe IQ sur Ubuntu 6.06, l'édition LTS actuelle de Ubuntu, en seulement quelques jours.


David Belhumeur, Président de McCabe Software, a dit avant la compétition :


Nous sommes enchantés de commanditer le Tartan Racing Team ainsi que d'associer notre compagnie à un établissement tel que l'université de Carnegie Mellon. Leur participation au programme universitaire de McCabe leur accorde l'accès à toutes les ressources de l'entreprise avec le même niveau de qualité et les mêmes solutions d'essai que nous fournissons aux leaders de l'industrie tels que Intuit, Mastercard ou Lockheed Martin."



Si employer Ubuntu 6.06 a été un véritable succès, il est fort possible que cette année l'équipe emploiera Ubuntu 8.04 la prochaine version estampillé LTS qui sortira en avril 2008. Qui sait, peut-être gagneront-ils le prochain Urban Challenge DARPA 2008.


(1) Defense Advanced Research Projects Agency

samedi, janvier 12 2008

LinuX G - Un jolie thème pour Gnome

Un peu blasé de mon thème basé sur Léopard, je me suis mis à la recherche de son remplaçant. Et j'ai trouvé mon bonheur.

Donc aujourd'hui je partage avec vous un joli thème GTK trouvé sur Gnome-look.org. Il s'appelle LinuX G. Vous le trouverez en suivant ce lien.


vendredi, janvier 11 2008

Tutorial : installer une imprimante Brother DCP-750CW sous ubuntu

DCP-750CW Etant donné que j'ai fait les soldes et que ma dernière imprimante (une Epson stylus CX5200) est définitivement partie au paradis des imprimantes, il m'a fallu en trouver une autre. J'ai donc choisi une Brother DCP-750CW dont je n'avais vraiement aucune idée de savoir si elle disposait de drivers pour ma distribution Linux, pari risqué je l'avoue, mais elle avait 50% de réduction alors...
au final j'ai eu une trés agréable suprise en découvrant que le site de brother dispose de toutes les docs et drivers pour installer leur imprimante, et là il faut leur tirer un grand coup de chapeau, merci messieurs, c'est tellement rare les constructeurs qui pensent aux linuxiens 8-)
Je décris donc ici toute la procédure pour installer cette imprimante.

Attention : en aucun je ne pourrai être tenu pour résponsable dans le cas où les manipulations décrites dans ce document endommageraient votre matériel ou occasionnerait des pertes de données... Je vous rassure, ça a trés bien marché pour moi :-)

Avant tout, vérifiez que le câble USB de votre imprimante soit débranché du port USB de votre ordinateur.
cette procédure est décrite pour une installation locale via USB.

Etape 1 : récupérer les drivers

Ils sont disponibles sur cette page:
http://solutions.brother.com/linux/sol/printer/linux/sane_drivers.html

brscan2 driver ver.0.2.4 :
Fichier à télécharger:
http://www.brother.com/cgi-bin/agreement/agreement.cgi...

LPR Printer Driver :
Ils sont disponibles sur cette page
http://solutions.brother.com/linux/sol/printer/linux/lpr_drivers.html
Fichier à télécharger:
http://www.brother.com/cgi-bin/agreement/agreement.cgi?dlfile=...

CUPS Printer Driver ou CUPS wrapper Driver:
Eux sont disponibles sur cette page
http://solutions.brother.com/linux/sol/printer/linux/cups_drivers.html#de
Fichier à télécharger:
http://www.brother.com/cgi-bin/agreement/agreement.cgi?dlfile=...

Etape 2 : installer les paquets récupérés
Le plus simple si vous êtes sous ubuntu 7.10 est de cliquer directement sur le fichier avec l'extension .deb, une fenêtre apparaitra pour vous demander d'installer directement le paquet.
Faite cette opération sur les 3 fichiers récupérés dans cet ordre:
dcp750cwlpr-1.0.0-9.i386.deb
brscan2-0.2.4-0.i386.deb
dcp750cwcupswrapper-1.0.0-10.i386.deb

Ou pour ceux qui préfère la ligne de commande, rendez-vous sous une console, et sous le répertoire où vous avez téléchargé les fichiers, entrez en mode #root dans cet ordre:
dpkg -i dcp750cwlpr-1.0.0-9.i386.deb
dpkg -i brscan2-0.2.4-0.i386.deb
dpkg -i dcp750cwcupswrapper-1.0.0-10.i386.deb

Etape 3 : Configurer et charger les drivers
A présent, branchez le câble USB de l'imprimante sur l'ordinateur.
Les manipulations suivantes sont décrites sur cette page : http://solutions.brother.com/linux/sol/printer/linux/sane_install.html

Installez les dernières versions de Sane et Xsane en ouvrant un terminal (ou console) et en saisissant:
$ apt-get install sane xsane

Modifiez le fichier /etc/fstab :
Pour celà, dans la console, tappez pour l'éditer :
sudo gedit /etc/fstab

Si la ligne qui commence par "none /proc/bus/usb" ou "usbfs /proc/bus/usb" n'existe pas dans le fichier /etc/fstab, executez la commande suivante:
Rappel : si vous ne connaissez pas la version de votre noyau, tappez en mode console:
$ uname -r

-Pour les noyaux en version 2.4.* de votre distribution:
$ echo 'none /proc/bus/usb usbdevfs auto,devmode=0666 0 0' >> /etc/fstab

-Pour les noyaux en version 2.6.* de votre distribution:
$ echo 'none /proc/bus/usb usbfs auto,devmode=0666 0 0' >> /etc/fstab

Si la ligne qui commence avec "none /proc/bus/usb" ou "usbfs /proc/bus/usb" existe dans le fichier /etc/fstab, éditez la ligne comme suit:

-Pour les noyaux en version 2.4.* de votre distribution:
none /proc/bus/usb usbdevfs auto,devmode=0666 0 0

-Pour les noyaux en version 2.6.* de votre distribution:
none /proc/bus/usb usbfs auto,devmode=0666 0 0

Enfin, modifiez le controle d'accés USB via les commandes suivantes:

$ umount /proc/bus/usb
$ mount /proc/bus/usb
$ mknod -m 666 /dev/usbscanner c 180 48

Etape 4 : Utilisez votre nouvelle imprimante
Au final, si vous allez sous Système->Administration->Impression, vous devriez avoir une fenêtre de ce type:

capture imprimante brother DCP-750CW

cliquez sur le bouton, "imprimez la page de test" et une page devrez normalement sortir avec un joli Logo ubuntu ainsi qu'une série de test couleurs et alignement.

Voilà, j'espère que ça marche chez vous, mais n'usez pas trop vite les cartouches, ça coûte une fortune ! ;-)

Apachetop, ou comment observer la vie trépidante de son serveur apache en direct.

Une nouvelle année est arrivée. Vous êtes devant votre pc et vous ne savez toujours pas quoi faire, mais vous avez un serveur apache. Ou alors vous êtes tout simplement curieux de voir les gens accéder à votre serveur (apache), mais sous une autre forme que l’habituel commande tail -f (Pour ceux qui ne la connaissent pas, cette commande permet d’afficher un fichier dans un terminal et d’afficher les nouvelles lignes de ce fichier au fur et à mesure que de nouvelles s’ajoutent dans le fichier, ce qui permet par exemple de lire un fichier journal en direct). Alors peut être qu’Apache top vous intéressera :).

Apachetop c’est quoi ? Si vous connaissez top (Top est une commande qui affiche les différents processus en cours d’exécution sur une machine et d’autres informations telles que la charge système, le nombre d’utilisateurs, la mémoire utilisée, etc.) vous vous doutez bien qu’apachetop va faire quelque chose de semblable avec apache : apachetop va afficher en direct les accès à votre serveur apache, en se basant sur les fichiers journaux générés par celui-ci. De cette manière, vous pouvez surveiller l’activité de votre serveur !

L’installation est très simple : un paquet deb est disponible pour les utilisateurs de Debian, un paquet deb est disponible pour les utilisateurs d’ubuntu sur les serveurs respectifs de ces deux distributions (il suffit donc de faire un apt-get install apachetop). Pour les autres distributions vous trouverez probablement aussi un paquet, mais si vous trouvez rien (étonnamment il n’en existe pas dans les dépôts d’archlinux…), vous pouvez vous rendre sur le site officiel et télécharger cette archive. Il s’agit d’une source, je ne vais pas vous expliquer ici comment la compiler, mais si vous ne savez pas comment faire, une recherche google devrais rapidement vous aider ;).

Capture d’apachetop en action.Quand le programme est fonctionnel, l’utilisation est très simple. À la base, il vous suffit simplement de taper apachetop dans un terminal (il s’agit d’un programme qui s’utilise en ligne de commande). Si vos fichiers journaux d’apache ne sont pas sauvegardés dans le fichier par défaut, vous pouvez spécifier un ou plusieurs (avec plusieurs -f différents) fichiers en rajoutant -f /chemin/vers/le/fichier/access.log comme argument au programme. D’autres options sur la ligne de commande sont disponibles tels que -d unnombre pour spécifier le nombre de secondes avant un rafraichissement de l’affichage, il vous suffit d’ajouter l’argument –help pour avoir la liste complète de ceux-ci.

Une fois le programme lancé, vous pouvez apercevoir la liste des requêtes sur votre serveur, après peut être un petit délai s’il n’est pas utilisé en permanence (votre navigateur peut l’aider un peu ;)).

Vous pouvez vous servir de quelques touches, notamment :

  • h, qui permet d’afficher l’aide d’apachetop
  • d, qui permet de changer l’affichage entre l’url demandée, le referer de la page ou l’host.
  • p, qui permet de faire une pause de l’affichage
  • s, qui permet de trier l’affichage selon votre choix

Cette liste n’est pas exhaustive, utilisez h pour avoir la liste complète !

Voila, pour conclure apachetop sert donc ‘juste’ à vous montrer ce que fait apache, peut être que cela sera utile à quelques personnes (personnellement j’aime bien augmenter ma productivité en restant à regarder les lignes qui s’affichent ^^ ).

Liens : [Site officiel]

jeudi, janvier 10 2008

Ubuntu Hardy Heron Alpha 3 est sortie

La troisième Alpha d'Ubuntu 8.04 (Hardy Heron) a été libéré avec quelques petite nouveautés.


PolicyKit


L'intégration de PolicyKit gagne en visibilité dans les interfaces administrateurs.
PolicyKit permet de démarrer des applications administratives en tant qu'utilisateur normal, et grâce à un bouton permet d'obtenir un ensemble particulier de privilèges supplémentaires pour certaines opérations, ce qui permet un contrôle plus précis des permissions utilisateur, augmente la rentabilité et permet d'éliminer les implications de sécurité lié au fait d'ouvrir l'application entièrement en mode Root.



Xorg 7.3


Xorg 7.3 est disponible dans cette release, avec une meilleure configuration automatique.


Kernel 2.6.24


L'alpha 3 inclut le kernel 2.6.24-3.5 (basé sur le 2.6.24-rc6). Celui-ci apporte des perfectionnements et corrige beaucoup de problèmes significatifs qui ont été introduit ces derniers mois dans le kernel. Dernièrement c'est l'introduction du support de dynticks pour amd64, apportant la même gain de puissance aux ordinateurs portable et aux Desktop 64-bit que sur les systèmes 32 bits.

PulseAudio


PulseAudio est inclus par défaut. Quelques applications non-GNOME doivent toujours être changées pour supporter le passage à pulse/esd par défaut et les outils de commande de volume ne sont toujours pas intégrés.


Voici la liste de téléchargement pour toute la famille Ubuntu

http://cdimage.ubuntu.com/releases/hardy/alpha-3/
    (Ubuntu)
http://cdimage.ubuntu.com/kubuntu/releases/hardy/alpha-3/    (Kubuntu)
http://cdimage.ubuntu.com/edubuntu/releases/hardy/alpha-3/     (Edubuntu)
http://cdimage.ubuntu.com/jeos/releases/hardy/alpha-3/      (Ubuntu JeOS)
http://cdimage.ubuntu.com/xubuntu/releases/hardy/alpha-3/     (Xubuntu)
http://cdimage.ubuntu.com/gobuntu/releases/hardy/alpha-3/     (Gobuntu)
http://cdimage.ubuntu.com/ubuntustudio/releases/hardy/alpha-3/      (UbuntuStudio)

Apparemment les liens ne fonctionnent pas encore.

                                                   

mardi, janvier 8 2008

gOS 2.0 Rocket présenté au CES 2008

C'est avec un peu de retard (présenté au CES de Las Vegas Hier) que je vous fais part de la sortie de la seconde version de gOS, système d'exploitation basé sur Ubuntu et agrémenter des applications web de Google dont je vous ai déjà parlé dans ce billet. La gestation entre ces 2 versions fût plutôt courte (2 mois).

gOS 1.0 de Good OS, a étonné tout son monde et sans prévenir, est devenu rapidement une distribution extrement populaire. Il fût présenté avec le PC à 199 $ de Walt-Market, le Everex Green gPC TC2502, qui a connu un énorme succès en étant un Desktop PC ultra accessible.

Comme son grand-frère, gOS 2.0 alias Rocket est construit sur Ubuntu 7.10. En lieu et place des ténors que sont Gnome et KDE dans le monde des interfaces de bureau, gOS emploie l'interface très légère de Enlightenment E17

La grosse nouveauté de cette version est l'intégration de Google Gears. Étant donné que gOS utilise un grand nombre de Google Apps dépendant donc d'une connexion à internet, une question se pose et qui est la suivante : Qu'est-ce que je fais avec mon PC si je n'ai plus de connexion ?

Et c'est là que Google Gears rentre en scène. Ilest capable de faire tourner avec ou sans connexion Internet les applications Google ce qui permettrait de continuer à travailler sur une application en ligne, après avoir quitté son point de connexion, dans un avion par exemple. L'outil s'avèrerait également très pratique pour les internautes dont la connexion est instable.



Voici certaines des applications incluses dans cette nouvelle mouture:

Applications Web                           Applications Desktop
       

Vous télécharger le fichier torrent depuis la page de téléchargement de gOS.

                                                  

Utilisation de xnest et gdmflexiserver pour faire un capture d'écran de gdm

Voici une astuce pour faire une copie d'écran d'une session de gdm. Normalement, gdmflexiserver est déjà installé sur votre Gutsy. Pour installer xnest cliquez ici.

Pour lancer une session de gdm dans une fenêtre, utilisez la commande :

gdmflexiserver --xnest

Et sous Gnome, pour faire une copie d'écran d'une fenêtre, le plus simple est de s'assurer que la fenêtre est sélectionnée/active et de faire un Alt+ImprSyst

Sachez également que xnest peut vous permettre d'avoir une session graphique d'un ordinateur distant dans une fenêtre.

Xnest

lundi, janvier 7 2008

Désolé patron car je suis débordé

France Je compte sur vous afin de ne pas ébruiter cette astuce ;) mais voici comment faire semblant de travailler, lorsque votre boss arrive.

Pour ce faire vous avez besoin d'installer un logiciel nommé cappuccino et lancez le comme vous le voulez (par exemple : Alt+F2 -> cappuccino ).

Libre à vous de jouer avec Alt+Tab afin de passer d'un écran à celui de cappuccino, et utilisez Alt+F4 pour le fermer.

Grande Bretagne Please, do not tell this tips to everyone ;) Here is how to pretend to work, when your boss arrives.

Install cappuccino and launch it (Alt+F2 -> cappuccino ).

Use Alt+Tab to switch from one screen to cappuccino, and use Alt+F4 to close it.

dimanche, janvier 6 2008

Entrevue de Mark Shuttelworth du 27 décembre 2007

Il y a un peu plus d'une semaine, a été publié une entrevue de l'un des hommes les plus connus actuellement dans le monde GNU/Linux : Mark Shuttleworth. Dans cette entrevue il parle du chemin qui l'a permis d'arriver dans cet univers du logiciel libre et de ce qu'il l'a poussé à faire ce qu'il fait et à ne pas faire une autre chose. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire ;-)


Personnellement, je pense que l'image que veulent véhiculer certains hommes n'est pas le plus important, mais c'est le concept qu'ils portent en eux qui l'est, comme celui du logiciel libre, du partage, du communautarisme, etc...


En dépit de ce que des personnages tels que Torvalds, Stallman ou Maddog ont pu dire ou faire pour attirer l'attention sur Linux, cela a plutôt fonctionné grâce à ceux qui agissent sans faire trop de bruit. Moins technique que les personnes précédemment cités, Mark Shuttleworth est de ceux qui ont porté Linux au regard du grand public grâce à Ubuntu.


Ceux qui ne le connaissent pas encore vont se demander qui est Mark Shuttleworth. Pour résumer, en 1995, il fonda Thawte, société spécialisée dans la sécurité internet. Il vendit cette dernière en 1999 à VeriSign. Il créa alors HBD Venture Capital, une société de capital risque et la Shuttleworth Foundation, qui crée des projets éducatifs en Afrique du Sud. On le connaît aussi pour avoir fait les gros titres en 2002, pour avoir réalisé son rêve de gosse, en devenant le premier Sud-Africain à voyager dans l'espace (moyennant la somme de 20 millions de dollars quand même) comme cosmonaute civil sur un vol de 8 jours à bord d'un vaisseau spatial russe Soyuz. En 2004 il crée Ubuntu, une nouvelle distribution Linux (dont l'objectif avoué est de populariser ce système d'exploitation) via sa société Canonical Ltd. En 2005, il fonde la Ubuntu Foundation et lui apporte une contribution initiale de 10 millions de dollars. La fondation a pour but de rémunérer les développeurs d'Ubuntu.


L'entrevue originale en anglais vous pouvez la trouver ici.Et voici le résultat de la traduction que j'ai effectué avec beaucoup de peine ;-) (merci d'être indulgent envers les quelques approximations qui pourraient s'être glissé dans cette traduction):


Vous avez investi plus de 10 millions de dollars de votre fortune personnelle pour le développement d'Ubuntu et vous vous êtes lancé dans une campagne personnelle pour apporter aux plus grand nombre une distribution Linux libre, facile à utiliser et fiable. Pourquoi ?


A l'université, j'avais beaucoup de difficultés à relier mon ordinateur personnel au réseau universitaire. Et puis un jour quelqu'un m'a donné une pile de disques de Slackware ce qui a beaucoup attiré mon attention. J'ai été fasciné par la quantité et la qualité des outils qui étaient fournis avec Linux, même si ce système était encore très jeune à l'époque. C'était comme de vivre sans rien dans le désert et ensuite de marcher sur un buffet de nourriture où je pouvais manger ce que je voulais. Ensuite je me suis intéressé à Internet et j'ai fondé une petite compagnie appelée Thawte (1995) qui vendait des certificats numériques que je créais, du moins au début, avec un logiciel de cryptographie qui était disponible sous licence open-source.


Pourquoi avez-vous pensé à créer cette entreprise en 1995, exactement au moment ou Internet commençait à se démocratiser un peu partout dans le monde ?


J'étais pauvre. J'étais désespéré. Je voulais grimper dans un wagon de ce train appelé Internet et je voulais trouver une affaire qui n'exigeait pas de grande infrastructure ou de grandes sommes d'argent pour démarrer.


La clé étaient Linux. C'est Linux qui m'a permis de me relier au réseau et qui m'a permis d'assimiler toute cette connaissance. C'est Linux qui m'a permis de monter des serveurs dans une compagnie avec un compte client, puis d'avoir des serveurs dans trois pays et de les administrer tous à distance par ligne téléphonique. Tu pouvais le faire uniquement avec Linux.


J'ai vendu cette société en 1999, au sommet de la bulle Internet. Cela m'a alors donné l'occasion de me reposer et de me demander quelles sont les choses auxquelles je voulais prendre part dans ma vie. Vous savez, la vie est courte.


Une de ces choses était d'explorer l'espace, de faire partie de cette grande aventure. J'y suis allé et je l'ai fait. L'autre était de faire partie de ce mouvement du logiciel libre, celui qui m'a été salutaire, faire connaître cela à une assistance beaucoup plus importante. C'est la genèse de Ubuntu.


Ubuntu LInux a parcouru un long chemin en seulement trois ans. Êtes vous proche de votre rêve d'un Linux pour tous ?


Bon, en vérité nous avons fait partie de ce processus qui a permis de rendre Linux, plus largement utilisé, intéressant et utile. Une partie de ceci nous le devons à une synchronisation chanceuse. La Communauté Linux a décidé en 2004 qu'il y avait un problème intéressant. Les gars du kernel Linux sentaient qu'ils avaient prouvé qu'ils pouvaient rendre un kernel stable, fiable, robuste et que le prochain défi était le bureau. Donc nous avons profité de ce moment pour entrer en scène au même moment ou tout le monde s'intéressa à cela.


Ubuntu a gagné sa réputation avec ses systèmes d'exploitations Desktop. Quelle est la stratégie d'Ubuntu sur le marché d'entreprise avec sa version serveur ?


Naturellement, cela prendra du temps d'accumuler un portefeuille de clients complet avec certification. Mais beaucoup d'organisations ont fait le premier pas en déployant Ubuntu sur un serveur quelque part même si c'est juste une affaire interne, comme un banc d'évaluation ou d'essai pour du calcul de haut rendement, des endroits où ils se disent qu'ils peuvent prendre quelques risques ou encore des emplacements qui ne dépendent pas tellement de tiers certifications. Ainsi, par exemple, des gens que déploient LAMP aiment Ubuntu parce qu'ils ont tout ce dont ils ont besoin. Nous avons vu une adoption rapide sur ce segment. Il se passera évidemment du temps pour que les gens effectuent un déploiement au coeur de leurs réseaux et sur leurs serveurs de bases de données, parce que nous devons construire des relations forte avec les fournisseurs de logiciel. Ce n'est pas le travail de toute une vie, mais bien quelque chose qui portera sur plusieurs années.


Quels types de réponses avez-vous par les fournisseurs traditionnels ?


Cela a surpris pas mal de monde. Vous savez, n'importe quelle surprise est une mauvaise surprise pour les personnes qui ont passé beaucoup de temps à jouer au jeu auxquels les grandes compagnies jouent sur le marché. Je pense que nous avons secoué un peu un marché bien établi et prévisible ainsi cela prendra du temps pour que ces compagnies adoptent une position sur la façon dont elles se sentent au sujet des changements que nous provoquons.


D'après vous qu'elle sera la prochaine grande chose dans le monde de Linux où Ubuntu peut faire encore plus de vagues ?


Je crois que la virtualisation est une des choses les plus excitantes qui se produit dans Linux aujourd'hui et nous essayons d'incorporer les technologies les plus passionnantes et le plus mûres dans Ubuntu.


Qu'est ce qui est le plus passionnant dans votre travail ?


Les raz de marée. Je suis fasciné par les choses qui balayent la société et qui change tout ce qu'elles touchent et cela de différentes manières. Internet a été le premier grand raz de marée dont j'ai pu être témoin. Mais en observant l'ampleur des modifications d'Internet sur la société, on se rend compte que cela a changé la façon de travailler de ma mère, la manière de fonctionner des entreprises, Internet à aussi modifié la façon dont les gens conçoivent des produits et ainsi de suite, c'est particulièrement excitant. Je voulais un projet qui provoque le même phénomène.


Le logiciel libre fait partie d'un phénomène plus vaste, lequel est une reconnaissance de la valeur d'un travail partagé. Historiquement les choses partagées avaient une mauvaise réputation. La réputation en question était que les gens abusaient toujours des choses partagées et dans un monde physique et matérialiste, quelque chose qui est partagé est abusé et devient sans valeur. Dans le monde numérique je crois que nous avons l'effet inverse, quelque chose qui est partagé prend plus de valeur que quelque chose qui ne l'est pas, aussi longtemps que tout monde le partage et y contribue.


C'est un concept fascinant, qui je pense va toucher beaucoup d'industries. Celle du logiciel est la première. Faire partie de cela est avec certitude faire partie du prochain raz de marée.

                                                                                                      

Lettre hebdomadaire Ubuntu #71

La lettre hebdomadaire d'Ubuntu n° 71 est disponible en français. Un grand merci à toute l'équipe de traduction.

  • Au sommaire :
  • Dell ajoute la lecture des DVD
  • Propositions pour la conférence Ubuntu Live
  • Hardy alpha 2
  • Nouveau MOTU
  • Formations Ubuntu
  • Kubuntu 8.04 (sera-t-elle une LTS ?)
  • Magazine Full Circle
  • Nouveaux membres Kubuntu
  • IRSeek
  • Livre officiel Ubuntu
  • Nouvelles du Launchpad
  • Annonces et interviews des forums Ubuntu
  • Dans la presse et la blogosphère
  • Jour des tutoriels Kubuntu
  • Réunions et évènements
  • Coup de projecteur sur la communauté
  • Mises à jour et sécurité
  • Statistiques concernant les bugs et les traductions

Wiki
le blog fr de la LHU
Bapoumba

samedi, janvier 5 2008

Ubuntu Hardy Heron Alpha 3 le 10 janvier 2008

Steve Langasek (équipe de lancement de Ubuntu) a annoncé hier la sortie de Hardy Heron dans la mailing-list ubuntu-devel-announce.

Ubuntu Hardy Heron se trouve donc état de "freeze soft" ce qui signifie que l'on demande aux développeurs de ne plus uploader de nouveaux paquets ni d'ajouter de nouvelles fonctionnalités aux paquets existants, seulement des corrections sur les paquets existants et que la date prévue de la libération de la version Alpha 3 sera ce prochain jeudi soit le 10 janvier 2008.

Vous pouvez voir la liste de bugs à résoudre avant la sortie de la Alpha 3 dans les liens suivant :

vendredi, janvier 4 2008

Le retour du Python

C'est parti pour une nouvelle session classroom sur Python ! On abordera cette fois ci la programmation orientée objet, ce qui nous permettra de découvrir pygtk lors de la session suivante.

Ca se passera le 21 Janvier à 20H00 (heure métropolitaine, 19H00 UTC) sur le canal irc #ubuntu-fr-classroom (réseau freenode).

Donner un nom à sa clè USB sous Ubuntu

Je viens de récupérer une clé USB de 1Go. Je suis trés heureux de cette toute petite acquisition qui va me permettre de ne plus me farcir l'éternelle synchronisation de mes fichiers personnels entre mon pc de bureau et mon portable. Elle fonctionne à merveille, mais quand je la relie à l'une de mes deux machines elle est appelé "disk" et je n'aime pas ça moi qui virevolte entre les supports amovibles.

J'ai donc décidé de changer son nom, J'ai eu besoin de mtools pour cela, donc nous allons l'installer.


Procédure


sudo apt-get install mtools

Nous devons maintenant copier le fichier de configuration /etc/mtools.conf dans notre répertoire utilisateur :


cp /etc/mtools.conf ~/.mtoolsrc

Nous éditons maintenant ce fichier :


sudo gedit ~/.mtoolsrc

Au début du fichier nous ajoutons cette ligne qui indique à mtools de laisser tomber plusieurs vérifications :


mtools_skip_check=1

Nous enregistrons et fermons le fichier puis nous insérons la clé USB et exécutons la commande suivante:


sudo fdisk -l

Vous verrez apparaître des informations sur votre disque dur et votre clé USB (si vous n'avez pas autre chose relié à votre PC bien sûr). Voilà ce que cela a affiché pour ma clé Usb :


Disque /dev/sdb: 1073 Mo, 1073741824 octets
255 heads, 63 sectors/track, 130 cylinders
Units = cylindres of 16065 * 512 = 8225280 bytes
Disk identifier: 0x000e7224



Périphérique     Amorce    Début         Fin          Blocs        Id      Système
/dev/sdb1               1             130     1044193+    b          W95        FAT32



Nous nous basons, pour la suite, sur la partie en caractère gras. Nous allons faire la manipulation pour renommer la clé USB. Voici la syntaxe de la commande à exécuter (exemple) :


sudo mlabel -i /dev/sdb1 ::Nom_USB

Remplacer sdb1 par votre unité et Nom_USB par le nom que vous avez choisi. Dans mon cas j'ai choisi CedyPers


sudo mlabel -i /dev/sdb1 ::CedyPers

Maintenant, nous exécutons la commande suivante qui permet de vérifier si le changement est bien pris en compte. Remplacer aussi sdb1 par votre unité :


sudo mlabel -i /dev/sdb1 -s ::

La commande vous retournera un résultat sous la forme suivante :


Volume label i NOM_USB (abbr=NOMBRE_USB_MAJUSCULE)

Pour cela à affiché le résultat suivant : :


Volume label i CedyPers (abbr=CEDYPERS)

Maintenant déconnectez votre clé USB, puis reconnectez là et voilà votre clé avec un nom personnalisé.


Ressources


Manpage mtools

mercredi, janvier 2 2008

Nouvelle version de la police Ubuntu

France Un typographe professionnel s'est penché sur la police utilisée par Ubuntu pour les titres. Le résultat est vraiment à la hauteur et les sources sont disponibles.

Un grand merci à Christian Robertson.

Grande Bretagne A professional typographer had re-worked the Ubuntu titling font. Sources are available.

Thanks goes to Christian Robertson.

Original post.

WinFF convertisseur vidéo efficace

Avant de commencer je veux remercier toutes celles et ceux qui m'ont fait part de leurs voeux pour cette nouvelle année 2008 qui commence. Il m'est impossible comme je le devrais, de vous répondre tous un par un. Alors, je vais profiter ce premier billet de l'année pour vous remercier de tant de générosité et vous souhaiter, à mon tour, à toutes et à tous, le meilleur pour cette année 2008.


Bon, nous allons maintenant parler un peu du sujet qui nous intéresse. Pour commencer, connaissez vous WinFF ?


PRÉSENTATION


Pour ceux qui ne connaissent pas, WinFF est un frontend pour ffmpeg. C'est-à-dire qu'au moyen d'une interface graphique, WinFF nous permet d'effectuer tout type de conversions de fichiers vidéo rapidement et facilement d'un seul trait et cela sans avoir à appeler une ligne de commandes sans fin de ffmpeg à taper dans la console du Terminal.


WinFF convertit des fichiers multiples dans des formats multiples. Vous pouvez par exemple convertir un fichier MPEG et un flv, le tout dans le même fichier avi de destination. La liste des formats de conversion pré définis est impressionnante. Pour être précis j'en ai compté 40.


WinFF est multi-plateforme, open source et écrit en Free Pascal et Lazarus. WinFF est édité sous Licence Public GNU.


INSTALLATION

Paquets pré-requis

  • libswscale1d
  • libavformat1d
  • libdc1394-13
  • ffmpeg
  • libimlib2

Dernière version

WinFF 0.33  (Debian & Ubuntu Package pour I386)


UTILISATION


L'utilisation de WinFF se révèle être simple même pour les débutants : sélection du fichier, choix du format de conversion et répertoire de destination. Une interface simple et efficace comme je les aime contribue à cette facilité d'utilisation. D'autres options additionnelles sont présentes, mais réservées à des utilisateurs expérimentés qui souhaiteraient un encodage un peu plus pointu, mais tel n'est pas l'utilité première de ce logiciel.

Pour lancer le programme allez dans le menu Applications -> Son et vidéo -> WinFF


Site Web de BiggMatt.

- page 3 de 72 -