Planet

15 Février 2016 à 15:43

Ubuntu 14.04 Casque Audio Bluetooth via erwan.me

Certains casques audio sous Ubuntu 14.04 ne fonctionne pas correctement : l'appareil est bien détecté, la connexion se fait mais impossible de sélectionner le périphérique en sortie sonore. Pour corriger cela :

gksudo pactl load-module module-bluetooth-discover

ubuntu 14.04 bluetooth headeset

Sources :

04 Février 2016 à 00:10

Passer de Vim à Neovim via ~tigrou/pwet.fr

Neovim est un fork de Vim né il y a environ 2 ans et dont les premières versions publiques ont été mises à disposition à la fin de l'année dernière. Je suis un fervent utilisateur de Vim depuis... pfffiou une quinzaine d'année mais je trouve ce fork plutôt appropriée avec de bonnes idées. Par exemple Neovim permet d'éxécuter des tâches de manière asynchrone dans les plugins, j'aurais adoré avoir cette fonctionnalités quand je développais le plugin eZVim pour eZ Publish il y a quelques années.

Installation

L'installation de Neovim est bien détaillée dans Installing Neovim. Sur une Ubuntu (postérieure à 12.04 Precise Pangolin), pour l'installer, il suffit d'activer le PPA correspondant et ensuite d'installer le paquet neovim. En fonction des plugins, il sera peut-être nécessaire d'installer quelques paquets liés à Python. Cette même page propose également de configurer le système d'alternatives pour lancer Neovim avec les commandes vim, vi et editor, sinon il faudra impérativement utiliser nvim.

Configuration

Le fichier de configuration principal ~/.vimrc est remplacé par ~/.config/nvim/init.vim et le dossier ~/.vim est remplacé par ~/.config/nvim/. La documentation pour passer de Vim à Neovim conseille de faire des liens symboliques. Pour ma part, j'ai préfèré profiter de l'occasion pour remettre à plat ma configuration un peu vieillissante au niveau des plugins et pour notamment remplacer Pathogen par vim-plug.

Les différences entre Vim et Neovim sont bien documentées et au final, le changement s'est fait sans grosse difficulté avec 2 adaptations relativement mineures :

  • La valeur par défaut de mouse est maintenant a mais je n'utilise quasiment jamais la souris dans mon éditeur et je préfère garder le fonctionnement du terminal intact, j'ai donc ajouté set mouse= à mon .vimrc euh init.vim ;-)
  • dans les plugins que j'utilisais avec Vim, seul Powerline n'est pas compatible avec Neovim, heureusement vim-airline fournit une alternative fonctionnelle et compatible avec Neovim.

Pour le reste quasi rien n'a changé, ou alors je n'ai pas encore remarqué ;-)

Et alors ça marche ?

Capture d'écran de Neovim Capture d'écran de Neovim lors de la rédaction de ce billet

Neovim fonctionne très bien pour moi, je l'ai adopté depuis une petite semaine et jusqu'à présent je n'ai noté aucun problème dans mon usage relativement intensif en tant qu'IDE au bureau, dans l'édition de divers fichiers ou lors de la rédaction de ce billet. Bref, Neovim a l'air bien installé sur ma machine et il va maintenant falloir aller fouiller dans les quelques plugins qui tirent partie de Neovim et refaire le tour des plugins Vim compatibles qui valent le coup.

26 Janvier 2016 à 14:11

Le numéro 104 est arrivé ! via Full Circle Mag FR

Effectivement, malgré les fêtes de fin d'année, malgré l'après-fêtes de fin d'année et malgré la crève qui court, voici le numéro 104 en français. Il s'agit du dernier numéro de l'an 2015 ; pour le visionner ou le télécharger, c'est ICI, ou, pour un téléchargement simple, vous pouvez cliquer sur la couverture ci-dessous.

issue104fr.png

Bien que ne faisant que 53 pages, vous y trouverez plein de bons articles, dont :

  • Comme indiqué sur la couverture, le début d'une série sur comment fabriquer votre propre imprimante 3D ;
  • comment installer Mint, ou apparemment tout *buntu, sur RAID 0 ;
  • des tutoriels habituels, Python dans le monde réel, LivreOffice et Inkscape ;
  • une présentation de l'utilisation de TOP ;
  • la critique de Steam Link et le contrôleur, dans Jeux Ubuntu;
  • et non pas une, mais deux, critiques littéraires !

Nous vous en souhaitons bonne lecture,

Toute l'équipe du FCMfr, et, pour ce numéro :

  • Le scribeur : Bab
  • Les traducteurs : AE, d52fr, erlevo, fredphil91, lejimi
  • Les relecteurs : Bab, d52fr, erlevo, et moi-même, AuntieE

Header button label:Écouter la version audioÉcouter la version audio

C’est le numéro 0 !

Dans ce premier épisode, le pilote, nous avons préparé plusieurs rubriques :

Les chiffres, L’actu, Le interview, L’actu en image, L’application du mois, Le jeu des prédictions, Les événements.

Comme on l’a dit dans l’épisode, si le mois prochain il n’y a pas de rubrique ‘gaming’, L’application du mois sera un jeu.

Les Chiffres

  • 15.10 : C’est le numéro de la dernière version d’Ubuntu : 15 pour 2015, 10 pour octobre !
  • 8 comme OTA8 : C’est la dernière mise à jour reçue sur les téléphones ubuntu. La prochaine c’est l’OTA9, en janvier.
  • 265 bugs rapportés et déjà 132 corrigés : C’est le constat du dernier sprint pour la course à l’OTA9.
  • et 8 comme Unity 8 : La convergence est démontrée lors d’événements tels que l’Ubuntu Party de Paris 15.10, ou dans des vidéos en ligne.
  • Et… 1 comme premier podcast :)

L’actu

Le interview

L’actu en image

image d'un téléphone branché à écran/clavier/souris en mode PCLe twit’ de Jane Silber

« Le PC ‘de bureau‘ n’est pas mort, il est juste plus facile à transporter #convergence #ubuntu »

 

Popescu Sorin nous propose une visite rapide de Unity8, la prochaine itération du bureau ubuntu (qui est déjà en place sur les téléphones).

 

Téléphone Ubuntu au China Mobile ConferenceAu China Mobile Conference, il a été exposé un appareil nouveau, il se trouve en 3ème position. Mais qu’est-ce donc ce téléphone mystérieux !

L’application du mois

Lecteur de podcast pour ubuntuLecteur de podcast pour ubuntu

Podbird est un lecteur de podcast, il gère les abonnements, les téléchargements automatiques, (…), pratique pour écouter ses podcasts sur son téléphone ubuntu (tu peux même y rajouter Le Ubuntu Podcast 😉 )

Le jeu des prédictions

On se retrouve l’année prochaine, fin 2016, pour vérifier ces prédictions !

Les événements

Merci encore à Thibaut pour le interview, on se retrouve le mois prochain pour le épisode 1 !

Ci-dessous retrouves la version audio du podcast :

atelier_clibre_wikimedia

تنظم جمعية الثقافة الرقمية الحرة ومجموعة ويكيميديا تونس بالتعاون مع دار الشباب بالمكنين وبرنامج دعم المجتمع المدني بتونس (مكتب سوسة) ورشة تكوينية حول البرمجيات الحرة ومشاريع ويكيميديا وذلك يومي الأربعاء والخميس 30 و31 ديسمبر 2015 بدار الشباب بالمكنين من الساعة التاسعة والنصف صباحا إلى الساعة الرابعة بعد الزوال.

يخصص اليوم الأول للتعرف على موسوعة ويكيبيديا ومؤسسة ويكيمديا وكيف تصبح مساهما فاعلا بالإضافة إلى مختلف المسابقات مثل الويكي تهوى المعالم والويكي تهوى افريقيا.

أما اليوم الثاني فيخصص للتعرف على البرمجيات الحرة وأهميتها وخاصة فاعليتها.

تندرج هذه الورشة في إطار نشر الثقافة الرقمية الحرة وإثراء المحتوى العربي الرقمي والتحضير لمسابقات الويكي تهوى المعالم والويكي تهوى إفريقيا لسنة 2016.

الورشة مفتوحة و حرة 😉

20 Décembre 2015 à 18:20

Pour les Fêtes de fin d'année via Full Circle Mag FR

Bonjour à toutes et à tous !

Vous trouverez sous le sapin, ou en cliquant directement sur la photo de couverture ad hoc, une ribambelle de numéros : trois Numéros spéciaux LibreOffice et le numéro 103, celui de novembre 2015, du magazine.

NSLibreOffice4.pngNSLibreOffice5.png NSLibreOffice6.png

couverture103fr.png

Mon petit doigt me dit que vous aurez de quoi lire dans ce numéro :

  • Des tutoriels à go-go : Python, LibreOffice, LaTeX (pour des bibliographies), Inkscape et un article qui détaille les calendriers de l'Avent (?!) pour les geeks qui veulent s'exercer à la programmation ! ;
  • Une imprimante 3D à construire soi-même pour pas trop cher (Labo Linux) ;
  • Une critique de The Book of GNS3 ;
  • Une présentation des codes QR, comment les « écrire », les lire et même les enjoliver - savez-vous qu'ils peuvent contenir des paragraphes de texte ? ;
  • Enfin, l'histoire de ma propre expérience avec PhotoRec (Mon histoire) : tout n'était pas rose, mais, à la fin, les résultats étaient là ...

Avec nos meilleurs vœux pour d'excellentes fêtes !

Toute l'équipe du FCMfr dont :

Pour les numéros spéciaux, d52fr, Bab et moi

Pour le numéro 103 :

  • Le scribeur, Bab
  • Les traducteurs, AE, d52fr, erlevo et frangi
  • Les relecteurs, Bab, d52fr, Ekel, erlevo et moi-même, AuntieE

J’explique dans cet article comment migrer ses données sur deux disques récents : un SSD pour les partitions systèmes et un disque de grande capacité (3 To) pour la partition home et les autres partitions. Cela me permet d’aborder deux sujets à propos du partitionnement : les volumes LVM2 et les tables de partitions GPT.

J’ai voulu tester les possibilités offertes par LVM (logical volume management) et sa souplesse de gestion des tailles des partitions sur mon ordinateur de bureau. Pour l’utilisation que je compte avoir de ces nouveaux disques, il me semble que c’est la meilleure solution. Le but est de pouvoir facilement ajouter, supprimer et redimensionner une partition système (que je monte en /) tout en profitant des performances et de la rapidité d’accès des fichiers sur un SSD. J’aime tester de nombreuses distributions en multi-boot sur mon ordi et pouvoir changer de version, sans toucher à mes données qui restent dans la partition /home, sur un disque dur standard.

Un peu de théorie pour mieux comprendre pourquoi j’ai choisi GPT et LVM2 pour mes nouvelles partitions.

Les avantages de GPT (GUID Partition Table) :

– Contrairement à une table de partition MSDos (MBR : master boot record) limité à 4 partitions primaires (ou 3 partitions primaires et 1 étendue), la création d’une table de partition GPT permet d’ajouter jusqu’à 128 partitions et de passer la barrière qui limite la taille à 2,2 To sur un même disque.

– Chaque disque et chaque partition utilise un identifiant unique (UUID : Universally Unique IDentifier).

– Une seconde table de partition (backup) est écrite sur le dernier secteur logique du disque : permet une récupération des informations en cas de problème sur la première table de partition.

Important : les disques récents utilisent un formatage aligné sur des secteurs de 4 Ko (8 x 512 octets) noté HD AF (Advanded Format), de manière à optimiser l’espace disque et les taux de transfert. Les outils de partitionnement linux (fdisk, gdisk, parted et gparted) alignent automatiquement les partitions avec des secteurs de 4 Ko. Ce qui signifie que la première partition commencera toujours au secteur 2048.

Pour installer le gestionnaire de démarrage GRUB sur un disque GPT, vous devez réserver une partition avec le drapeau (flag) « Bios Boot » ou « Bios Grub » du type « EF02 ». On utilisera l’espace inoccupé entre les secteurs 34 et 2047 du disque pour cela.

Voir les pages https://wiki.archlinux.org/index.php/GUID_Partition_Table et https://wiki.archlinux.org/index.php/GRUB#GUID_Partition_Table_.28GPT.29_specific_instructions pour plus de détails.

Passons à la pratique, voici comment j’ai procédé :

– Avant d’éteindre le PC pour installer physiquement les nouveaux disques, on installe les paquets lvm2, gparted et gdisk : 

sudo apt-get install lvm2 gparted gdisk

– on démarre l’ordi et on commence par bien repérer les noms des disques et des partitions avec l’utilitaire graphique GParted (Gnome Partition Editor), exemple :

Gparted-sdaIl ne s’agit pas de faire d’erreur au moment de créer les partitions. Pour ne pas écraser vos données existantes, je vous conseille de faire des copies d’écran pour chaque disque et de les coller dans un document LibreOffice que vous créez pour l’occasion. Vous avez ainsi toutes ces données sous la main. Une autre bonne idée est de donner un nom à chacune de vos partition. Uniquement si la partition est démontée, vous pouvez modifier l’étiquette avec GParted (click droit, Etiquette). Faites-le avec un liveCD ou une clé USB bootable, GParted est installé par défaut sur les ISO Ubuntu.

La suite des opérations s’effectue avec les privilèges de l’utilisateur root, administrateur du système. Ouvrez un terminal et tapez : sudo -i

– On utilise l’outil Gdisk pour créer une table de partition GPT, (adaptez le nom du disque, ici /dev/sdc, à votre cas particulier) : les commandes à taper après le prompt de gdisk sont :

x (mode expert), l (set the sector alignment value), 1, m (retour au menu nornal), n (ajouter une nouvelle partition), 1 (premier secteur), 2047 (dernier secteur), EF02 (type de partition), p (affiche les changements), w (enregistre la nouvelle table de partition et quitte gdisk). J’ai mis en gras les commandes à taper :

root@Desktop-P5QL-E:~# gdisk /dev/sdc
GPT fdisk (gdisk) version 0.8.8
Partition table scan:
MBR: not present
BSD: not present
APM: not present
GPT: not present
Creating new GPT entries.
Command (? for help): x
Expert command (? for help): l
Enter the sector alignment value (1-65536, default = 2048): 1
Expert command (? for help): m
Command (? for help): n
Partition number (1-128, default 1):
First sector (34-320173022, default = 34) or {+-}size{KMGTP}: 34
Last sector (34-320173022, default = 320173022) or {+-}size{KMGTP}: 2047 Current type is ‘Linux filesystem’
Hex code or GUID (L to show codes, Enter = 8300): EF02
Changed type of partition to ‘BIOS boot partition’
Command (? for help): p
Disk /dev/sdc: 234441648 sectors, 111.8 GiB
Logical sector size: 512 bytes
Disk identifier (GUID): 86C5440D-9CAF-4948-A1C2-AC567E61AF75
Partition table holds up to 128 entries
First usable sector is 34, last usable sector is 234441614
Partitions will be aligned on 1-sector boundaries
Total free space is 234439567 sectors (120 GiB)
Number Start (sector) End (sector) Size Code Name
1 34 2047 1007.0 KiB EF02 BIOS boot partition
Command (? for help): w
Final checks complete. About to write GPT data. THIS WILL OVERWRITE EXISTING PARTITIONS!!
Do you want to proceed? (Y/N): y
OK; writing new GUID partition table (GPT) to /dev/sdc.
The operation has completed successfully.

 

Pour ne pas rendre ce post trop long et trop indigeste, je décrirai en détail la création et la gestions des partitions logiques LVM2 dans un prochain article.

Flattr this!

Mise à jour 3 décembre 2015 : Framasoft co-signe, avec de nombreuses associations et syndicats, un communiqué de presse dénonçant un partenariat indigne des valeurs affichées par l’Education Nationale.

C’est depuis les années 1970-1971 que le gouvernement français élabore et met en œuvre des plans informatiques (« numériques » dit-on aujourd’hui) pour l’Éducation Nationale. L’année la plus marquante, qui a fini par introduire vraiment des ordinateurs entre les murs de nos écoles, ce fut 1985 avec le lancement du plan Informatique Pour Tous (IPT) par L. Fabius.

La firme Microsoft a petit à petit avancé ses pions au cœur de l’Éducation nationale et, depuis lors, nous assistons à des accords réguliers entre le ministère et Microsoft, chiffrant l’usage de ses produits à plusieurs millions d’euros à chaque fois… avec un succès pour le moins mitigé. À tel point que les citoyens se sont récemment mobilisés autour de cette question en plébiscitant l’usage de logiciels libres dans les services publics lors de la consultation numérique initiée par la ministre Axelle Lemaire.

Et pourtant, comme un pied de nez à cette consultation, la ministre de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a signé pas plus tard qu’hier un énième accord avec Microsoft. 13 millions d’euros pour s’assurer que les collégiens et collégiennes utilisent quotidiennement des logiciels et comptes Microsoft (quitte à fournir les tablettes). Cet argent servira donc à épier le comportement des élèves (pour leur fournir un « service personnalisé ») ainsi qu’à la formation de leurs enseignant-e-s à ces logiciels privateurs.

Tweet (im)pertinent et parodique de JcFrog en réaction à cette annonce

Tweet (im)pertinent et parodique de JcFrog en réaction à cette annonce
https://twitter.com/jcfrog/status/671394109974814720

En somme, un pas supplémentaire est donc effectué par Microsoft dans le monopole de l’informatique à l’école, jusqu’à saturer les élèves et les enseignants de solutions exclusives, centralisant et analysant les données des élèves selon des algorithmes dont le ministère n’a pas réclamé les clés (pas d’engagement à l’interopérabilité, ni à l’ouverture du code source).

Or, les enseignants ne manquent pas pour expérimenter et mettre en œuvre des solutions basées sur des logiciels libres. Des solutions plus ouvertes, plus malléables, et plus efficaces pour atteindre les objectifs d’un réel apprentissage de l’informatique par les élèves et une appropriation des outils dans leurs diversités et leurs logiques. Par exemple, les tablettes Tabulédu sont une solution pensée pour les classes de primaire dans le respect des données et des libertés des élèves.

Tabulédu en image.

Tabulédu en image.

Pour le collège, c’est en Espagne qu’on peut trouver de l’inspiration. En Mai 2014, le Framablog publiait Fin du support XP, un collège espagnol migre vers Ubuntu. Ce samedi 24 novembre 2015, Fernando Lanero, l’enseignant à l’origine de cette migration était invité à l’Ubuntu party parisienne pour y donner une conférence, interprétée dans sa version Francophone par Framasoft en la personne de Genma.

Dans son discours, Fernando nous montre que la migration n’est pas une question technique (une personne ayant les compétences et le temps peut le faire), mais bel et bien un enjeu d’éducation. Quel modèle d’éducation voulons-nous pour les enfants ? Quelles valeurs souhaitons nous leurs transmettre ? Les valeurs du logiciel propriétaire et privateur, pour lequel copier c’est voler, comprendre c’est tricher ? Ou bien celles du logiciel libre, celle du partage et de l’appropriation des connaissances ?

Le texte ci-dessous est une synthèse de son discours, reprenant les principales idées.

Ubuntu pour libérer les écoles – Linux pour l’éducation

Utiliser Ubuntu au sein d’une école augmente grandement les ressources éducatives et emmène les élèves au sein d’une nouvelle dimension éducative.

28

Pourquoi choisir le logiciel libre ?

Le logiciel libre, c’est non seulement une question technique ; mais il s’agit avant tout d’une question d’éthique, sociale, et politique. Ces aspects-là sont beaucoup plus importants que l’aspect technique.

Pour des raisons techniques :

  • auditable : toute personne qui en a les connaissances peut lire le code source du logiciel libre ;
  • résistant aux malwares : en optant pour Linux, les virus informatiques, la dégradation du système et de nombreux problèmes techniques divers ont disparu instantanément ;
  • sain et sécurisé : parfait pour un usage par des enfants ;
  • il permet de réutiliser du matériel. Ubuntu est en général bien plus performant que Windows sur du vieux matériel, nous n’avons pas de nécessité à être constamment en train d’acheter du nouveau matériel ;
  • un grand support via sa communauté.

Ce changement permet également à l’école économiser de l’argent. Ne pas avoir à acheter des licences pour les systèmes d’exploitation propriétaires, les suites bureautiques et des outils anti-virus a déjà permis à l’école d’économiser environ 35 000 euros dans l’année 2014-2015.

« Évidemment, il est beaucoup plus intéressant d’investir cet argent dans l’éducation. »

Pour des raisons non-techniques :

  • augmentation de la dimension éducative de l’Informatique ;
  • la liberté du logiciel joue un rôle fondamental dans l’éducation ; le logiciel libre diffuse la connaissance humaine ;
  • le logiciel libre soutient l’éducation, le logiciel propriétaire au contraire l’interdit ;
  • il y a transmission d’un esprit de collaboration et de coopération ;
  • le code source et les méthodes du logiciel libre font partie de la connaissance humaine. Au contraire, le logiciel propriétaire est secret, la connaissance restreinte, ce qui est à l’opposé de la mission des établissements d’enseignement ;
  • pour plus de cohérence avec les valeurs de l’école. Le choix du logiciel libre est non seulement une question technique ; il est également une question d’éthique, sociale et politique.

« La liberté et la coopération sont des valeurs essentielles du logiciel libre. Le système GNU implémente la valeur du partage ; le partage étant bon et bénéfique au progrès humain. »

Avec quoi ?

  • les logiciels libres permettent de comprendre notre environnement technique quotidien ;
  • les logiciels libres sont une forme d’éducation en eux-mêmes, d’une certaine façon ;
  • Ubuntu offre une large gamme de logiciels éducatifs et de matériels certifiés ;
  • Ubuntu fournit un accès sécurisé et accessible aux étudiants, enseignants et administrateurs scolaires.

Quand changer ?

Maintenant.

  • Windows XP est un système propriétaire et obsolète ;
  • la majorité des problèmes rencontrés avant la migration étaient liées à la transmission des virus via les clefs USB utilisées pour les documents.

« Pourquoi amener Ubuntu à l’école ? Parce que les enfants sont l’avenir d’une société. S’ils savent ce qu’est Ubuntu, ils seront plus “ouverts” et plus “libres” quand ils deviendront adultes. »

Pour qui ?

  • pour les élèves les enfants sont naturellement curieux, ils ne sont pas du tout réticents au changement car ils cherchent la nouveauté et le changement ;
  • pour les enseignants et professeurs

« Quand un professeur enseigne avec une application propriétaire, il est face à un véritable choix. Il oblige les élèves à acheter des logiciels ou à les copier illégalement. Avec les logiciels libres, les professeurs ont le contrôle de la situation et ils peuvent alors se concentrer sur l’éducation. »

53

Comment migrer ?

  • impliquer au sein du projet les personnes qui croient dans ce modèle d’éducation globale ;
  • solliciter la communauté du logiciel libre ;
  • utiliser toutes les ressources disponibles.

Quelles étapes ?

  • prendre une grande inspiration : une migration ce n’est pas facile et vous trouverez face à beaucoup plus de problèmes que vous n’imaginiez au début ;
  • évaluer les besoins, les coûts, les économies ;
  • commencer les migrations doucement, très doucement. Commencer en remplaçant programmes propriétaires sur Windows par du logiciel libre. Le changement pour Ubuntu se fera de façon naturelle ;
  • former les enseignants à l’utilisation d’Ubuntu et des nouvelles applications ;
  • faire de la pub (beaucoup) Vous devez expliquer ce que vous faites et pourquoi c’est une bonne chose.

Construire ?

Choisir la bonne option pour les besoins de votre école n’est pas facile, mais la mettre en œuvre est encore plus difficile :

  • évaluer les machines que vous allez migrer et la prise en charge du matériel ;
  • choisir la bonne version d’Ubuntu (envisager par exemple l’usage de la version dédiée à l’éducation, Edubuntu) ;
  • utiliser la même interface graphique sur chaque ordinateur ; l’interface utilisateur doit être homogène ;
  • il faut adapter la distribution aux besoins scolaires et toujours garder à l’esprit les besoins de l’école. Le plus important est l’expérience de l’utilisateur final ;
  • il faut toujours garder en tête que les utilisateurs finaux, ce sont les élèves. Ce qui compte vraiment, c’est leur éducation. Les changements doivent donc se concentrer sur eux. Le passage au logiciel libre doit permettre d’améliorer leur éducation.

Rappelez-vous, nous ne nous battons pas contre Microsoft. Nous nous battons contre une mauvaise expérience éducative. Notre mission est de diffuser la connaissance humaine et de préparer les élèves à être de bons membres de leur communauté.

Résultats de cette migration

Ce sont :

  • plus de 120 ordinateurs migrés durant 2014-2015 ;
  • plus de 1 200 étudiants ayant un contact avec Ubuntu par an ;
  • autour de 35 000€ qui ont pu être investis dans l’éducation, et non plus dans des licences Microsoft ;
  • des ordinateurs plus fiables et donc cela laisse plus de temps pour faire de l’éducatif.

« L’open source est une puissante alternative aux logiciels propriétaires. La preuve en est que de nombreuses municipalités, de gouvernements et d’entreprises sont en train d’adopter les solutions open source. Il est donc temps que les écoles et les universités fassent de même. »

10

Merci à Fernando Loreno pour son partage d’expérience,

Et à Genma pour la traduction.

Chère Éducation nationale…

Via son fil Twitter, le ministère incite le monde du Libre à proposer des solutions… en feignant d’oublier que cela fait des années que les acteurs du Libre s’échinent à se faire entendre des décideurs politiques.

Cher ministère… mais surtout chères académies, rectorats, enseignant-e-s et personnel encadrant : ces solutions existent déjà et vous êtes à l’origine de nombre d’entre elles. Nous nous permettrons simplement d’en énumérer quelques unes avec ces liens :

Cette liste est loin d’être exhaustive.

Il faut changer de paradigme

“Il faut changer de logiciel”, dirait-on dans la novlangue actuelle. Au-delà de la question – importante – de l’usage des logiciels libres à l’école, et des coûts de migration, l’Éducation Nationale doit se poser la question de son rôle : former de futurs citoyens éclairés libres de leurs opinions et de leurs choix, ou de futurs travailleurs-consommateurs ? Sous-traiter à Microsoft (ou Apple, ou Google) le champ du numérique éducatif, c’est refuser aux élèves la capacité d’être acteurs du numérique de demain, en leur proposant uniquement une place de figurants.

L’enjeu central se porte aujourd’hui sur les valeurs que l’école souhaite porter : le Ministère de l’Éducation Nationale est il prêt à encourager réellement le développement des ressources libres à l’école ? En accompagnant les enseignants à publier sous licence Creative Commons, en travaillant avec les communautés pour améliorer les logiciels existants ou en créer de nouveaux, en se positionnant clairement du côté du bien commun et du partage de la connaissance, etc.

Ou préfère-t-elle laisser la place à des acteurs – spécialistes de “l’optimisation fiscale” – dont l’objectif n’est pas l’émancipation des élèves et enseignants, mais au contraire leur enfermement dans des usages et des formats leur permettant de faire perdurer une économie de la rente ?

24 Novembre 2015 à 17:57

Sortie du numéro 102 via Full Circle Mag FR

Bonjour à toutes et à tous !

Le numéro 102, celui d'octobre 2015, est fin prêt en français. Vous pouvez le visionner ou le télécharger sur notre page Numéros ou le télécharger en cliquant directement sur la photo de couverture ci-dessous.

issue102fr.png

Parmi les nouveautés de ce mois-ci, il y a - notamment :

  • Un article sur comment avoir le beurre et l'argent du beurre : Windows 10, UEFI et Linux sur une même machine ;
  • Un tutoriel sur la création d'une installation minimale étoffée selon vos propres souhaits ;
  • Et, dans Linux Lab, l'effacement d'anciens disques durs de façon draconienne nous est détaillé par Charles !

À part ces intéressants articles fouillés, il y a les bonnes rubriques habituelles et même une critique littéraire sur Data and Goliath de Bruce Schneier, un des véritables gourous de la sécurité...

Bonne lecture !

Toute l'équipe du FCMfr, dont

  • Le scribeur : Bab
  • Les traducteurs : AE, (c'est moi), d52fr, erlevo, fredphil91 et lejimi
  • Les relecteurs : Bab, d52fr, erlevo et moi-même, AuntieE
15 Novembre 2015 à 11:20

Pourquoi je suis passé à Travis CI via kmelia

travis-ci-logo

J’ai déjà écrit un article sur Magnum CI et je trouve ce projet vraiment bien. Mais le problème, c’est que depuis un moment le service s’est dégradé : les serveurs tombent en rade et je n’ai plus de réponses aux demandes de support.

J’ai refait plusieurs fois mes projets pour qu’ils utilisent le meilleur de la plateforme, mais la dernière fois j’ai laissé tombé : je suis passé à Travis CI !

Mais Travis CI ne fonctionne qu’avec Github (snif), qu’à cela ne tienne je l’utiliserai avec Bitbucket 😉

Mise en place

Bitbucket vers Github

On va utiliser la fonctionnalité « miroir » de Git, pour créer et mettre à jour un dépôt sur Github depuis Bitbucket :

# create mirror from Bitbucket.org git clone --mirror https://bitbucket.org/<user>/<repository>.git cd <repository>.git # set remote push to Github.com git remote set-url --push origin git@github.com:<user>/<repository>.git # mirror Bitbucket.org to Github.com git fetch --prune origin && git push --mirror

Pour mettre à jour le dépôt, il suffit de relancer la commande surlignée. Vous pouvez donc aisément laisser tourner un script sur votre machine Ubuntu, afin d’avoir des mise à jours en temps réel.

On peut aussi imaginer mettre un Webhook sur Bitbucket qui indique à votre machine qu’une mise à jour doit avoir lieu 😉

Instructions à lancer

Le gros avantage de Travis CI, c’est de pouvoir tester son code sur plusieurs versions de PHP et ça c’est vraiment royal ! On peut réellement maitriser les tests unitaires de son projet.

Voici un exemple de configuration pour le projet Fresh Symfony :

language: php php: - 5.4 - 5.5 - 5.6 branches: only: - master - develop - release/2.3_LTS env: global: - COMPOSER_CACHE_DIR=.composer-cache/ script: sh phing.sh phpunit.run

Prenez le temps de lire la documentation officielle qui est très bien faite, ainsi que les spécificités par langage, par exemple pour PHP.

Résultat

On obtient une validation des tests unitaires sur l’ensemble des versions de PHP souhaitées, avec également une vue détaillée des autres branches du dépôt Git sélectionnées.

travis-ci-1

Pages