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Aujourd’hui on vous propose une interview postée à l’origine sur le site des Libertés Numériques d’Europe Écologie les Verts, article qu’ils ont eut le bon goût de mettre sous CC-BY-SA. Ne vous inquiétez pas ça parle quand même de logiciel libre…

C’est même le sujet principal, puisqu’on a là un retour pratique du service informatique de la mairie d’une ville d’un peu plus de vingt mille habitant-e-s qui a la volonté politique de passer au Libre : services en ligne, systèmes d’opération, logiciels et applications mobiles… Tout en restant une association a-partisanne, nous y voyons là un retour d’expérience et un exemple qui fait chaud à nos petits cœurs de Libristes !

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L’expérience du logiciel libre à la mairie de Fontaine

Nicolas Vivant est directeur du système d’information à la mairie de Fontaine, en Isère. Depuis quelques années, il s’attelle à la migration du parc informatique vers des solutions logicielles open source et libres.

Des logiciels libres d’abord, puis des distributions Linux entières, ont débarqué sur les ordinateurs des employés de la mairie. Comment s’est réalisée cette migration ? Quels retours des usagers ? Quels avantages ? Nicolas a accepté de répondre à nos questions.

Bonjour Nicolas, peux-tu d’abord nous présenter rapidement ta ville, combien y a-t-il d’employés dans la mairie et de postes informatiques ?

Fontaine est une ville d’un peu plus de 22 000 habitants. La mairie emploie 600 personnes et le parc de PC est également de 600 postes environ (dont 250 dans les écoles maternelles et élémentaires), répartis sur une quarantaine de sites.

Quel est ton rôle ?

Je suis DSI (directeur des systèmes d’information). Sept agents travaillent au service informatique. Le service gère l’informatique de la ville (postes clients, serveurs, logiciels, réseau), la téléphonie (fixe et mobile) et la vidéosurveillance.

Comment est venue l’idée de remplacer le système d’exploitation existant par une solution opensource ? Etait-ce une volonté politique au départ, ou plutôt une solution envisagée à cause de soucis techniques ?

La mise en place du logiciel libre est une décision ancienne. Elle remonte à 2001. C’est un choix politique porté depuis par les majorités successives. Les valeurs de l’opensource et du libre rejoignent dans une large mesure celles du service public communal : travail communautaire, service de l’intérêt général, transparence et juste prix. L’intérêt économique, avéré à Fontaine, est venu comme un bénéfice secondaire de ce choix.

Les « décideurs » ont-ils été difficiles à convaincre, quelles étaient leurs inquiétudes à l’idée de changer d’environnement de travail ? Et quels arguments les ont convaincus ?

Dans une commune, il y a deux types de décideurs : les élus et la direction générale. Le libre étant un choix politique, l’adhésion des élus était évidente puisqu’ils étaient moteurs. Pour ce qui concerne l’administration, et pour répondre à l’inquiétude légitime d’un certain nombre d’utilisateurs (décideurs ou non), une stratégie de migration « douce » a été mise en place. C’est par l’expérimentation et la démonstration que nous avons choisi d’agir, plutôt que par l’argumentation.

Dans un premier temps (avant 2009), le choix de logiciels d’infrastructure (messagerie, serveur de fichiers, annuaire informatique, etc.) libres a été fait. Ce changement a été transparent pour les utilisateurs, mais il a permis d’asseoir les bases du changement.

Dans une deuxième séquence (2008 à 2012), les logiciels tournant sur nos PC sous Windows ont été migrés sur du libre (Thunderbird pour les mails, Firefox pour le web, OpenOffice pour la suite bureautique). Le plus difficile a été de changer de suite bureautique. Une formation spécifique de deux jours a été mise en place. Plutôt que de former nos utilisateurs à l’utilisation de la bureautique (dont ils connaissaient, pour la plupart, les bases), le choix a été fait de les aider à migrer leurs connaissances et leurs données. Sur les deux jours de formation, un jour et demi ont donc été consacré à « Comment faire sur OpenOffice ce qu je sais fait sur MS Office ? » puis une demi-journée à la migration effective des documents utilisés au quotidien, avec l’aide du formateur. Cette formation était proposée à l’ensemble des employés qui souhaitaient s’y inscrire. Quand le cycle de formation a été terminé, nous n’avons pas systématiquement désinstallé Microsoft Office. Nous avons simplement cessé de livrer dans les services des PC comprenant la suite de Microsoft. Ainsi, au fil du temps, la suite propriétaire a disparu de notre parc. Il reste quelques exceptions, dues à des incompatibilités d’OpenOffice avec des logiciels « métier », mais elles représentent moins de 5 % de notre parc.

La dernière étape de la migration vers le logiciel libre, toujours en cours, concerne le système d’exploitation. Notre parc est essentiellement composé de machines sous Windows Seven. La stratégie de migration comprend plusieurs phases et nous avons choisi de prêcher par l’exemple plutôt que d’utiliser une approche contraignante :

  • De janvier à septembre 2014, nous avons travaillé sur l’interface graphique, que nous voulions belle en plus d’être pratique, et sur l’intégration de postes sous Linux dans notre système d’information. Nous tenions à ce que le niveau de service soit au moins équivalent à celui que nous délivrions pour les postes sous Windows.
  • De septembre 2014 à décembre 2014 (3 mois), nous avons réalisé un test avec 20 utilisateurs. La direction générale et les élus (les décideurs, donc) ont été intégrés dans cette phase. Cela nous a permis de parfaire notre interface et de vérifier que tout fonctionnait correctement. Les résultats ont été très positifs, et nous n’avons pas eu de demande de retour en arrière.
  • De janvier à juin 2015, nous avons proposé un plan de volontariat. En plus des postes déjà installés, une trentaine d’agents se sont portés volontaires pour migrer sous Linux.

 

Nous sommes désormais dans la quatrième phase, qui est une phase d’incitation : nous proposons systématiquement Linux pour les postes neufs en déploiement. Si l’utilisateur refuse, Windows est conservé.

Parallèlement, l’adjoint à l’éducation nous a demandé d’entamer la migration sous Linux des PC des écoles maternelles et primaires. Sur les 17 écoles de la commune, plusieurs se sont portées volontaires pour un test. En décembre 2015, nous avons entamé le processus de migration d’une école pilote. La migration de toutes les écoles devrait prendre trois ans.

Si tout se passe selon les prévisions, 70 % de notre parc informatique devrait utiliser Linux en 2018.

Y a-t-il eu « d’amicales pressions » d’éditeurs de logiciels propriétaires pour tenter de freiner cette démarche (si oui, avec quel discours) ?

Aucune, au contraire. Les éditeurs essaient de prendre en compte l’utilisation de PC sous Linux pour que tout se passe bien. L’augmentation significative de logiciels tournant sur des navigateurs web facilite grandement la migration.

Et les usagers de ces postes de travail, étaient-ils motivés ou plutôt dubitatifs ?

Aujourd’hui, aucun utilisateur n’a été contraint. Il n’y a donc pas de résistance forte. Certains, dubitatifs, ont été séduits par les avantages apportés par Linux (stabilité, rapidité) et qu’ils ont pu observer chez leurs collègues. D’autres ne sont pas convaincus et ont choisi de rester sous Windows. Nous respectons ce choix.

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Quelle distribution Linux a été choisie, s’agit-il d’une version ad-hoc, modifiée pour mieux convenir à vos besoins ?

Nous nous sommes basés sur Ubuntu 14.04 LTS. Des modifications importantes ont été nécessaires pour une intégration parfaite dans notre informatique existante. Comme sous Windows, un profil est automatiquement créé lorsqu’un utilisateur se connecte avec ses identifiants habituels (LDAP) et ses disques réseau partagés sont montés automatiquement. Nous avons également ajouté un « dock » (Cairo-Dock) pour faciliter la navigation sur l’interface et disposer d’un « bouton démarrer ». Nous évaluons actuellement une nouvelle interface basée sur ElementaryOS (cette distribution étant elle-même fondée sur une Ubuntu 14.04 LTS), encore plus simple et plus rapide. Les résultats sont prometteurs et elle devrait devenir en 2016 notre interface de référence.

Avez-vous procédé à des recrutements pour gérer ce nouveau parc logiciel, ou bien avez-vous formé des personnes en interne ?

Nous n’avons pas procédé à des recrutements spécifiques. Certains agents du service informatique disposaient déjà des connaissances nécessaires. Les autres ont été formés en interne. Notre interface est simple d’utilisation, et une formation basique permet donc d’atteindre rapidement le niveau de service attendu par nos utilisateurs.

Dans les faits, quels soucis éventuels lors de l’installation de la distribution Linux ? (ordinateurs vétustes, périphériques non reconnus, …) ?

Aucun problème bloquant ne s’est posé, mais la migration a nécessité une cohérence globale pour être pleinement efficace. Lors de l’attribution du marché des systèmes d’impression et de copie de la ville, par exemple, une attention particulière a été portée sur la qualité des pilotes disponibles pour Linux. Nous avons fait le choix de matériel Kyocera, parfaitement compatible. HP aurait pu être un autre choix. D’autres constructeurs ont été écartés. L’installation sur les PC se fait avec FOG (Free Open Ghost) et nous n’avons rencontré aucun problème sur les machines, pourtant variées, que nous avons installées jusqu’à présent.

La courbe d’apprentissage du nouveau système a-t-elle constitué un problème ?

Pas véritablement, parce que le déploiement est très progressif, et qu’un gros travail a été fait au niveau de l’interface graphique pour les utilisateurs. Un retour quasiment systématique que nous avons eu est :

« finalement ce n’est pas très différent de Windows…»

Le fait que les utilisateurs retrouvent, sous Linux, les logiciels auxquels il étaient déjà habitués sous Windows (Thunderbird, Firefox, LibreOffice, …) a été déterminant.

Finalement, l’inquiétude la plus vive a été pour le service informatique lui-même. Nous sommes passés par une phase de doute quant à notre capacité d’apporter un même niveau de service sur un environnement aussi différent. Après un an de travail quotidien sur Linux, ce doute est levé.

Cela fait donc un an maintenant que les ordinateurs de la mairie tournent sous linux, au-delà du changement technique quel bilan en tires-tu, côté finances et usages au quotidien ?

Toute l’administration ne tourne pas sous Linux, loin de là. La migration prendra du temps. C’est la dernière étape de la migration vers le libre, et pas la plus simple. Chi va piano, va sano e va lontano !

D’un pur point de vue financier, acheter des PC sans système d’exploitation nous permet de faire de sérieuses économies (autour de 30 % sur un PC portable acheté par l’UGAP, la centrale d’achat des collectivités). Les machines sous Linux génèrent moins d’appels à la hotline, l’installation d’images par FOG prend cinq minutes, et ce temps gagné représente également une économie certaine (il faut compter 45 minutes pour l’installation d’une image Windows).

Autre intérêt : Linux vieillit mieux que Windows et la performance met du temps à se dégrader. Le remplacement des machines peut donc être décalé dans le temps. Mon estimation est qu’une économie de 30 % sur le matériel est envisageable à terme (mais nous n’en sommes pas encore là, le parc de machines sous Linux étant encore largement minoritaire).

Au quotidien, les retours des utilisateurs sont positifs et le support est facilité. La bonne nouvelle, c’est donc que tout se passe bien et sans souffrance ce qui, au regard d’expériences menées dans d’autres collectivités, n’était pas évident de prime abord. L’autre bonne nouvelle c’est que, conformément à l’esprit du logiciel libre, le travail mené à Fontaine est partagé avec d’autres collectivités. Notre espoir est que le mouvement prenne de l’ampleur, pour le bien de tous.

Est-ce que le fait d’utiliser des solutions opensource a permis de faire un minimum « d’évangélisation » à ce sujet parmi les équipes de la mairie, ou bien est-ce qu’ils ne voient pas la différence ?

Nous avons eu quelques demandes d’installation sur du matériel personnel d’agents communaux et nous avons donné plusieurs coups de mains à d’autres collectivités de l’agglomération. Grenoble, qui a également entamé sa mutation, est dans le même esprit et il n’est pas impossible qu’une solution commune émerge de tout ce travail. Nos élus voient d’un bon œil cet essaimage, en cohérence avec la politique qu’ils ont choisie et qu’ils soutiennent. Plusieurs actions sont envisagées pour faire connaître plus largement notre travail et les bons résultats obtenus : conférences, démonstrations lors d’événements autour du libre, travail à destination de la population fontainoise, etc.

Récemment, le ministère de l’éducation nationale a signé un partenariat avec Microsoft pour des solutions pédagogiques via des produits de cette entreprise, quel est ton regard sur cette décision et penses-tu que des solutions libres auraient pu être envisagées à la place ?

Les choix des services de l’État manquent sérieusement de lisibilité. Les positionnements semblent varier selon les ministères. D’un côte le SILL (Socle Interministériel de Logiciels Libres) de Matignon, le choix du libre par la gendarmerie, etc. Et de l’autre cette initiative de l’éducation nationale ou d’autres ministères. Peu importe : il y a fort à parier que l’évolution, si évolution il y a, viendra d’initiatives locales multiples (et peut-être concertées) plutôt que de grandes décisions qui s’imposeraient à tous. Pensons global, et agissons local.

Pour info, la liste des logiciels libres que nous utilisons :

 

Interview réalisée par Grégory Gutierez, responsable de la commission Partage 2.0. à Europe Écologie les Verts et publiée le 15 janvier 2016 sur le site EELV.

25 Mars 2016 à 12:08

NS LibreOfficeGold via Full Circle Mag FR

L'équipe du FCMfr (et surtout d52fr qui a fait ce gros travail) est heureuse de vous présenter le numéro d'OR de LibreOffice : c'est à dire les 50 premiers articles concernant LibreOffice rassemblés dans un seul numéro.

Vous pouvez le télécharger sur notre page NUMEROS ou directement en cliquant sur l'image ci-dessous.

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Et voilà ! Vous avez un manuel quasi complet sur LibreOffice. Amusez-vous bien !

24 Mars 2016 à 15:32

Le 106 vous attend via Full Circle Mag FR

Bonjour !

Malgré les aléas de la vie réelle (des joies, mais aussi des peines), l'équipe sort le numéro 106, celui de février 2016, juste avant la sortie du numéro 107 en anglais, autrement dit, dans les temps. Comme d'habitude, vous pouvez le lire ou le télécharger ICI ou tout simplement en cliquant sur la photo de couverture ci-dessous.

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Outre les séries et les rubriques habituelles, vous y trouverez notamment :

  • Une présentation du traitement de photos RAW sous Linux avec, surtout, RAWTherapee ;
  • une description du montage mural du matériel d'un réseau domestique ;
  • la critique d'un livre qui explique le fonctionnement de logiciels divers (sécurité, jpg, ...), ainsi que celle du jeu Dying Light sous Linux ;
  • et un article d'opinion sur Ubuntu et le Big data qui incite à réfléchir...

Bonne lecture !

Toute l'équipe du FCMfr, dont :

  • Le scribeur : Bab
  • Les traducteurs : AE, d52fr, erlevo, frangi, FrEd (auteur, en fait)
  • Les relecteurs : Bab, d52fr, erlevo et moi-même, AE
24 Février 2016 à 16:04

Numéro 105 via Full Circle Mag FR

Bonjour !

L'équipe du FCMfr est très heureuse de vous présenter ce numéro 105 en français. C'est celui de janvier 2016 et il peut être visionné ou téléchargé sur notre page Numéros. Bien sûr, vous pouvez aussi l'obtenir en cliquant sur la photo de couverture ci-dessous :

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Ce mois-ci, vous y trouverez, notamment :

  • Les tutoriels habituels (Python, LibreOffice, Inkscape) et des tutoriels plus particuliers, dont celui sur l'utilisation de GnuCash (couverture), et un consacré à la migration vers Linux à partir de VAX ! ;
  • Trois critiques : une du livre Python Playground, une autre d'une box télé : MyGica ATV582, et, enfin, celle du jeu DIRT Showdown ;
  • Ronnie continue de construire son imprimante 3D RepRapPro, tout en nous avertissant du décès de RepRapPro ;
  • Il nous livre ses réflexions sur comment il va procéder pour programmer une brasserie de bière chez lui...

Mais, surtout, nous débutons une série sur le sujet de comment passer à Linux quand on est photographe. C'est un féru de l'Open Source franco-suisse, François Edelin, qui nous a proposé ces articles. Cette fois-ci, il parle, entre autres, du matériel et de diverses façons de décharger ses photos sur le terrain, en nous livrant aussi un petit script pour le déchargement d'un lot entier de photos et en nous présentant Rapid Photo Downloader (RPD, pour les intimes).

Nous vous en souhaitons bonne lecture !

  • Le scribeur : Bab,
  • Les traducteurs : AE, d52fr, erlevo, frangi et lejimi
  • Les relecteurs : Bab, d52fr, erlevo, lejimi et moi-même, AuntieE

C’est rare, mais il arrive parfois qu’on veuille se connecter en SSH à son NAS Synology, pour aller fouiller dans messages d’erreurs par exemple. Mais c’est pas drôle de devoir taper un mot de passe ;)

Mise en place

Tout d’abord, il faut autoriser le service SSH depuis le DiskStation Manager :

synology-ssh-1

Ensuite, il faut se connecter en SSH sur son NAS Synology avec le mot de passe du compte admin :

password:******

Enlever les commentaires des lignes suivantes, pour activer l’authentification par clé :

PubkeyAuthentication yes # The default is to check both .ssh/authorized_keys and .ssh/authorized_keys2 # but this is overridden so installations will only check .ssh/authorized_keys AuthorizedKeysFile .ssh/authorized_keys

Copier sa clé publique (~/.ssh/id_rsa.pub) sur son NAS Synology :

mkdir .ssh vi .ssh/authorized_keys # appends ~/.ssh/id_rsa.pub content to this file

On peut maintenant se connecter en SSH à son NAS Synology sans mot de passe !

Attention

Même si vous désactivez le compte admin, la connexion reste possible via son mot de passe. Donc il est très important d’avoir un mot de passe complexe pour le compte admin et/ou de désactiver le service SSH quand vous ne l’utilisez pas.

15 Février 2016 à 15:43

Ubuntu 14.04 Casque Audio Bluetooth via erwan.me

Certains casques audio sous Ubuntu 14.04 ne fonctionne pas correctement : l'appareil est bien détecté, la connexion se fait mais impossible de sélectionner le périphérique en sortie sonore. Pour corriger cela :

gksudo pactl load-module module-bluetooth-discover

ubuntu 14.04 bluetooth headeset

Sources :

04 Février 2016 à 00:10

Passer de Vim à Neovim via ~tigrou/pwet.fr

Neovim est un fork de Vim né il y a environ 2 ans et dont les premières versions publiques ont été mises à disposition à la fin de l'année dernière. Je suis un fervent utilisateur de Vim depuis... pfffiou une quinzaine d'année mais je trouve ce fork plutôt appropriée avec de bonnes idées. Par exemple Neovim permet d'éxécuter des tâches de manière asynchrone dans les plugins, j'aurais adoré avoir cette fonctionnalités quand je développais le plugin eZVim pour eZ Publish il y a quelques années.

Installation

L'installation de Neovim est bien détaillée dans Installing Neovim. Sur une Ubuntu (postérieure à 12.04 Precise Pangolin), pour l'installer, il suffit d'activer le PPA correspondant et ensuite d'installer le paquet neovim. En fonction des plugins, il sera peut-être nécessaire d'installer quelques paquets liés à Python. Cette même page propose également de configurer le système d'alternatives pour lancer Neovim avec les commandes vim, vi et editor, sinon il faudra impérativement utiliser nvim.

Configuration

Le fichier de configuration principal ~/.vimrc est remplacé par ~/.config/nvim/init.vim et le dossier ~/.vim est remplacé par ~/.config/nvim/. La documentation pour passer de Vim à Neovim conseille de faire des liens symboliques. Pour ma part, j'ai préfèré profiter de l'occasion pour remettre à plat ma configuration un peu vieillissante au niveau des plugins et pour notamment remplacer Pathogen par vim-plug.

Les différences entre Vim et Neovim sont bien documentées et au final, le changement s'est fait sans grosse difficulté avec 2 adaptations relativement mineures :

  • La valeur par défaut de mouse est maintenant a mais je n'utilise quasiment jamais la souris dans mon éditeur et je préfère garder le fonctionnement du terminal intact, j'ai donc ajouté set mouse= à mon .vimrc euh init.vim ;-)
  • dans les plugins que j'utilisais avec Vim, seul Powerline n'est pas compatible avec Neovim, heureusement vim-airline fournit une alternative fonctionnelle et compatible avec Neovim.

Pour le reste quasi rien n'a changé, ou alors je n'ai pas encore remarqué ;-)

Et alors ça marche ?

Capture d'écran de Neovim Capture d'écran de Neovim lors de la rédaction de ce billet

Neovim fonctionne très bien pour moi, je l'ai adopté depuis une petite semaine et jusqu'à présent je n'ai noté aucun problème dans mon usage relativement intensif en tant qu'IDE au bureau, dans l'édition de divers fichiers ou lors de la rédaction de ce billet. Bref, Neovim a l'air bien installé sur ma machine et il va maintenant falloir aller fouiller dans les quelques plugins qui tirent partie de Neovim et refaire le tour des plugins Vim compatibles qui valent le coup.

26 Janvier 2016 à 14:11

Le numéro 104 est arrivé ! via Full Circle Mag FR

Effectivement, malgré les fêtes de fin d'année, malgré l'après-fêtes de fin d'année et malgré la crève qui court, voici le numéro 104 en français. Il s'agit du dernier numéro de l'an 2015 ; pour le visionner ou le télécharger, c'est ICI, ou, pour un téléchargement simple, vous pouvez cliquer sur la couverture ci-dessous.

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Bien que ne faisant que 53 pages, vous y trouverez plein de bons articles, dont :

  • Comme indiqué sur la couverture, le début d'une série sur comment fabriquer votre propre imprimante 3D ;
  • comment installer Mint, ou apparemment tout *buntu, sur RAID 0 ;
  • des tutoriels habituels, Python dans le monde réel, LivreOffice et Inkscape ;
  • une présentation de l'utilisation de TOP ;
  • la critique de Steam Link et le contrôleur, dans Jeux Ubuntu;
  • et non pas une, mais deux, critiques littéraires !

Nous vous en souhaitons bonne lecture,

Toute l'équipe du FCMfr, et, pour ce numéro :

  • Le scribeur : Bab
  • Les traducteurs : AE, d52fr, erlevo, fredphil91, lejimi
  • Les relecteurs : Bab, d52fr, erlevo, et moi-même, AuntieE

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C’est le numéro 0 !

Dans ce premier épisode, le pilote, nous avons préparé plusieurs rubriques :

Les chiffres, L’actu, Le interview, L’actu en image, L’application du mois, Le jeu des prédictions, Les événements.

Comme on l’a dit dans l’épisode, si le mois prochain il n’y a pas de rubrique ‘gaming’, L’application du mois sera un jeu.

Les Chiffres

  • 15.10 : C’est le numéro de la dernière version d’Ubuntu : 15 pour 2015, 10 pour octobre !
  • 8 comme OTA8 : C’est la dernière mise à jour reçue sur les téléphones ubuntu. La prochaine c’est l’OTA9, en janvier.
  • 265 bugs rapportés et déjà 132 corrigés : C’est le constat du dernier sprint pour la course à l’OTA9.
  • et 8 comme Unity 8 : La convergence est démontrée lors d’événements tels que l’Ubuntu Party de Paris 15.10, ou dans des vidéos en ligne.
  • Et… 1 comme premier podcast :)

L’actu

Le interview

L’actu en image

image d'un téléphone branché à écran/clavier/souris en mode PCLe twit’ de Jane Silber

« Le PC ‘de bureau‘ n’est pas mort, il est juste plus facile à transporter #convergence #ubuntu »

 

Popescu Sorin nous propose une visite rapide de Unity8, la prochaine itération du bureau ubuntu (qui est déjà en place sur les téléphones).

 

Téléphone Ubuntu au China Mobile ConferenceAu China Mobile Conference, il a été exposé un appareil nouveau, il se trouve en 3ème position. Mais qu’est-ce donc ce téléphone mystérieux !

L’application du mois

Lecteur de podcast pour ubuntuLecteur de podcast pour ubuntu

Podbird est un lecteur de podcast, il gère les abonnements, les téléchargements automatiques, (…), pratique pour écouter ses podcasts sur son téléphone ubuntu (tu peux même y rajouter Le Ubuntu Podcast 😉 )

Le jeu des prédictions

On se retrouve l’année prochaine, fin 2016, pour vérifier ces prédictions !

Les événements

Merci encore à Thibaut pour le interview, on se retrouve le mois prochain pour le épisode 1 !

Ci-dessous retrouves la version audio du podcast :

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تنظم جمعية الثقافة الرقمية الحرة ومجموعة ويكيميديا تونس بالتعاون مع دار الشباب بالمكنين وبرنامج دعم المجتمع المدني بتونس (مكتب سوسة) ورشة تكوينية حول البرمجيات الحرة ومشاريع ويكيميديا وذلك يومي الأربعاء والخميس 30 و31 ديسمبر 2015 بدار الشباب بالمكنين من الساعة التاسعة والنصف صباحا إلى الساعة الرابعة بعد الزوال.

يخصص اليوم الأول للتعرف على موسوعة ويكيبيديا ومؤسسة ويكيمديا وكيف تصبح مساهما فاعلا بالإضافة إلى مختلف المسابقات مثل الويكي تهوى المعالم والويكي تهوى افريقيا.

أما اليوم الثاني فيخصص للتعرف على البرمجيات الحرة وأهميتها وخاصة فاعليتها.

تندرج هذه الورشة في إطار نشر الثقافة الرقمية الحرة وإثراء المحتوى العربي الرقمي والتحضير لمسابقات الويكي تهوى المعالم والويكي تهوى إفريقيا لسنة 2016.

الورشة مفتوحة و حرة 😉

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