Planet

15 Juin 2014 à 15:30

SSHFS inversé (rsshfs) via Rom1

sshfs

SSHFS permet de monter un répertoire d’une machine distance dans l’arborescence locale en utilisant SSH :

sshfs serveur:/répertoire/distant /répertoire/local

Mais comment monter un répertoire local sur une machine distante ?

Une solution simple serait de se connecter en SSH sur la machine distante et d’exécuter la commande sshfs classique.

Mais d’abord, ce n’est pas toujours directement possible : la machine locale peut ne pas être accessible (non adressable) depuis la machine distante. Ça se contourne en créant un tunnel SSH utilisant la redirection de port distante (option -R).

Et surtout, ce n’est pas toujours souhaitable : cela nécessite que la clé privée autorisée sur la machine locale soit connue de la machine distante. Or, dans certains cas, nous ne voulons pas qu’une machine esclave puisse se connecter à notre machine maître.

Reverse SSHFS

En me basant la commande donnée en exemple, j’ai donc écrit un petit script Bash (rsshfs, licence GPLv3) qui permet le reverse SSHFS :

git clone http://git.rom1v.com/rsshfs.git cd rsshfs sudo install rsshfs /usr/local/bin

(disponible également sur github)

Les paquets sshfs et fuse doivent être installés sur la machine distante (et l’utilisateur doit appartenir au groupe fuse). Le paquet vde2 (pour la commande dpipe) doit être installé sur la machine locale.

Son utilisation se veut similaire à celle de sshfs :

rsshfs /répertoire/local serveur:/répertoire/distant

Comme avec sshfs, /répertoire/distant doit exister sur serveur et doit être vide.

Il est également possible de monter le répertoire en lecture seule :

rsshfs /répertoire/local serveur:/répertoire/distant -o ro

Attention. L’option « lecture seule » est demandée à la machine distante, par un paramètre sshfs. Par conséquent, une version modifiée de sshfs pourrait ignorer la demande de lecture seule. Vous devez donc faire confiance à la machine distante.

Contairement à sshfs, étant donné que rsshfs agit comme un serveur, cette commande ne retourne pas tant que le répertoire distant n’est pas démonté.

Pour démonter, dans un autre terminal :

rsshfs -u serveur:/répertoire/distant

TODO

J’ai choisi la facilité en écrivant un script indépendant qui appelle la commande qui-va-bien.

L’idéal serait d’ajouter cette fonctionnalité à sshfs directement.

09 Juin 2014 à 14:42

Festival des sciences à Monastir via Nizarus

FestivalDesSciences2014

Notre association CLibre participera au Festival des Sciences de Monastir qui se déroulera du 13 au 15 juin 2014 au Palais des Sciences de Monastir. Le programme complet du festival est disponible ici : Programme.

CLibre sera présente tout au long du festival avec un stand permanent et une exposition des photos du concours Wiki Loves Monuments 2013. De plus CLibre assurera 3 ateliers :

  1. Présentation Wikimedia Commons, le samedi 14 juin de 14h00 à 16h00, par Habib M’henni.
  2. Édition Wikipédia, le samedi 14 juin de 16h00 à 18h00, par Yamen Bousrih.
  3. Ubuntu et les logiciels libres, le dimanche 15 juin de 09h00 à 11h00, par Nizar Kerkeni.

Soyez au rendez-vous…

21centrobot

Imaginez un robot humanoïde open source dont vous pouvez imprimer sur une imprimante 3D les pièces. C’est un peu le postulat de base du Jimmy, lle petit robot que Intel a récemment présenté.

Le Jimmy a été créé sous la supervision Brian David Johnson de dans le cadre du projet 21 century Robot. Sa plateforme est open source et il est d’ors et déjà capable d’interagir avec un humain mais aussi de twitter, parler, etc. (Next step me servir une bière) Actuellement, c’est sur sa dimension « ouverte » que le Jimmy est unique. Par exemple, si Nao de Aldebaran fait déjà beaucoup (même plus) de ce que fait Jimmy, Jimmy lui peut être assemblé par n’importe qui! Ses pièces pourront être imprimées avec une imprimante 3D (où commandable pour être ensuite assemblé). A priori, seules les parties électronique et moteur devront être nécessairement achetées auprès de Intel. Du Ikea en mieux!

jimmy1 jimmy2 jimmy3

Je n’ai pas trouvé beaucoup d’éléments précis liés au software embarqué dans la machine (bien qu’il semblerai qu’il tourne sous Ubuntu et utilise la plateforme DARwIn OP dédiée à la recherche et à l’éducation) si ce n’est la certitude que celui-ci aussi sera open source et donc modifiable à souhait.

Disponibles depuis Mai dans une dizaine d’université, les fichiers pour l’impression et le software seront bientôt accessibles au grand publique et permettront de créer son propre robot pour environ 1600$ selon son créateur.

Voilà une petite vidéo de présentation (en anglais) du bébé :

Je trouve l’idée superbement intéressante et Intel montre encore ici qu’il a comme souvent une longueur d’avance. Quand je vous disais que les droïdes recherchés par l’empire étaient sous Linux!

01 Juin 2014 à 18:51

Voici le numéro 80 via Full Circle Mag FR

Bonjour à toutes et à tous !

L'équipe du FCM en français est très heureuse de pouvoir vous présenter le numéro 80, celui de Décembre 2013. Il est, bien entendu, disponible sur notre page Lire ou télécharger les numéros ou en cliquant directement sur l'image ci-dessous.

issue80.png

Vous y trouverez notamment, outre les rubriques habituelles, pour n'en citer que quelques-unes :

  • Une comparaison de trois logiciels pour la gestion de vos finances personnelles, présentée par le Petit nouveau qui, par la même occasion, partage avec nous ses idées sur le classement des programmes en général, avec des notes du genre "20ALEC" ou "H65PFANB"...humm bizarre n'est-ce pas ! ;
  • Un tutoriel pour que, vous aussi, sachiez utiliser LVM, un gestionnaire de volume logique ;
  • Une présentation de Ruby on Rails, un framework pour lequel il y a, d'ailleurs, un site en français, dans C&C ;
  • Un article dans la rubrique Labo Linux nous racontant les problèmes rencontrés par Charles McColm lorsqu'il a essayé de créer une matrice RAID chez lui ;
  • Une critique du jeu Bastion, qui récolte quatre étoiles et semble très bien, mais qui coûte près de 11€ via Steam...

Nous vous en souhaitons très bonne lecture,

Toute l'équipe du FCMfr dont, notamment, notre Scribeur, Bab, les traducteurs Deuchnord, Ekel, frangi, Gsxfred (et Google !), LeCastillan et moi, et les relecteurs Bab, Deuchnord, Ekel, fredphil91, Gsxfred, LeCastillan et moi-même, AuntieE

P.S. Il se peut que vous ayez remarqué quelques noms nouveaux, mais, souvenez-vous, plus on est de fous, plus on rit ! Alors n'hésitez pas à vous joindre à nous. Au plaisir de vous accueillir sur le site !

Vous le savez, ces 24 et 25 mai 2014, c’est la grande Ubuntu Party de Paris, organisée par Ubuntu-fr et une centaine de bénévoles. 32 conférences, 20 ateliers d’initiation, plein de démonstrations, un espace jeunesse, et bien entendu un grand espace d’entraide « install party ».

Vous n’êtes pas franciliens ou pas disponibles ? Vous pourrez partiellement suivre cet événement de chez vous grâce à une webradio et ses 30 interviews et débats programmés ce weekend. Les conférences de la salle Agora seront également diffusées en direct.

Les conférences du samedi 24 mai

Introduction à Ubuntu et au logiciel libre, par Frédéric Mandé

Ubuntu ? Ça vient d’où ? Frédéric Mandé présentera Ubuntu, un système libre performant et gratuit qui remplacera aisément les systèmes propriétaires sur tous types d’ordinateurs, y compris les machines moins récentes ou moins puissantes qui ne semblent dorénavant plus intéresser les concepteurs de systèmes propriétaires. Ce sera l’occasion de mesurer tout l’intérêt d’Ubuntu, des systèmes d’exploitation GNU/Linux et des logiciels libres, et de comprendre la philosophie de laquelle ils participent et la logique dans laquelle ils s’inscrivent.

Les licences libres, pourquoi et comment, par Benjamin Jean

La «licence libre» est la solution qui s’impose de plus en plus aux acteurs de la création, artistes ou simples citoyens, qui décident de rendre leurs œuvres accessibles au plus grand nombre tout en les protégeant.

Benjamin Jean nous rappellera dans quelles circonstances les différentes licences sont apparues, leurs caractéristiques et spécificités ainsi que les avantages et inconvénients de chacune. Il démontrera ainsi tout l’intérêt aujourd’hui pour les créateurs du passage à une «licence libre»

Transition vers le libre, l’expérience d’une ONG, par Nicolas Diaz

Le «logiciel libre», le choix que font un nombre grandissant d’organisations pour leur parc informatique. Les administrations comme les entreprises ou les industries, tout le monde aujourd’hui se pose la question du «passage au libre». Nicolas Diaz  a effectué cette migration au sein de son ONG et il viendra témoigner de son expérience, des succès et des difficultés rencontrés. Il établira pour nous le bilan de ce «passage au libre».

Vote électronique : révolution participative, ou illusion démocratique ? par Benoît Sibaud

Les différents types de scrutins existants et les différentes élections, votes, et  consultations posent des problèmes spécifiques qui ne sont pas nécessairement des contraintes techniques. Le vote électronique, quant à lui, conditionne deux problématiques majeures : être inexplicable et être impossible à contrôler. Il est à noter qu’il n’existe pas actuellement une solution numérique qui  fournirait simultanément les trois propriétés : secret du vote, vérifiabilité et explicable à tous. Benoit Sibaud, nous détaillera toutes ces questions et nous indiquera quels sont les apports possibles du logiciel libre (et du matériel ouvert) sur le sujet.

Ubuntu Touch, par Axel Leroy

«Ubuntu Touch» est le prochain projet d’envergure sur lequel travaillent les développeurs d’Ubuntu. Qu’est-ce donc? Que va-t-il apporter de plus? Va-t-il révolutionner notre rapport à Ubuntu et à l’informatique? Axel Leroy expliquera en quoi consiste ce projet, quels en sont les enjeux et à quel stade de son développement il se trouve aujourdhui. Il nous exposera en quoi «Ubuntu Touch» est un projet d’avenir qui permettra à Ubuntu de toucher un public plus large en se propageant aux appareils tactiles qui prennent une part de plus en plus importante dans notre quotidien.

Le nouveau Firefox, par André Reinald

Mozilla est une fondation poursuivant une mission d’intérêt public : s’assurer qu’Internet reste libre et ouvert. Son navigateur Firefox, qui brisa l’hégémonie d’Internet Explorer il y a 10 ans, renaît aujourd’hui avec une interface entièrement remaniée, Australis. Plus moderne et encore plus personnalisable, parce que nous croyons que chaque utilisateur est unique. La nouvelle menace aujourd’hui est passée sur le mobile, et c’est pourquoi Mozilla a encore une fois décidé d’agir, afin de rompre l’oligopole Apple-Google qui avec iOS-Android emprisonnent leurs clients dans des silos : Firefox OS s’appuie exclusivement sur des standards du web (Javascript, CSS et HTML5) et restera agnostique aux services. Mozilla c’est David contre Goliath : nous avons une infime fraction des ressources qu’ont les autres acteurs de l’Internet, mais nous avons une bonne cause, et nous vous avons vous.

Logiciels libres et biens communs par Alexis Kauffmann

La notion de «biens communs» attire de plus en plus l’attention et l’intérêt de divers acteurs du changement social. Qu’il s’agisse d’écologie, de défense des services publics, de culture ou de technologie, les «communs» – ou, plus simplement, les «biens communs» – ont pour principal attrait de dessiner une alternative pratique aux logiques de commerce et de contrôle, mettant l’accent sur la coopération et le partage. Une conférence proposée par Alexis Kauffmann qui s’intéresse aux biens communs via Framasoft (logiciel libre) et Romaine Lubrique (domaine public).

FSFE: Free Software Foundation Europe, par Hugo Roy

Fondée le 10 mars 2001, la Free Software Foundation Europe (FSFE) est une organisation à but non lucratif. En tant qu’organisation-sœur distincte de la Free Software Foundation aux États-Unis, elle milite pour le logiciel libre en Europe et aux Nations-Unies. La FSFE fournit également un centre de compétences aux politiciens, juristes, et journalistes, dans le but d’assurer l’avenir légal, politique et social du logiciel libre.

Le cinéma 2.0 : Logiciels libres et peer-to-peer, par Julien Rabier

Parce que les normes n’encadrent pas la transmission dématérialisée, on assiste à une concentration des opérateurs à l’échelle européenne. Cette  situation est dangereuse pour la diversité de l’exploitation et de la distribution des films. Or, Internet étant un réseau neutre, il est tout à fait  possible de mettre en œuvre une solution indépendante avec des  technologies déjà existantes et libres.
«The DCP Bay» est un projet initié par des exploitants de salle « Art & Essai » et des distributeurs indépendants, eux mêmes soutenus par des membres de la fédération FDN. Il consiste à fournir une alternative aux systèmes de transport dématérialisé de films entre distributeurs et exploitants en utilisant des logiciels libres, une distribution décentralisée en Peer to Peer et des accès Internet associatifs. Julien Rabier nous décrira les circonstances d’apparition du projet et en quoi il consiste.

Traduire Ubuntu par Teolemon

Apprenez à contribuer à Ubuntu de manière simple grâce aux traductions !  Les Traductions sont au cœur de la Philosophie d’Ubuntu: Chacun devrait avoir le droit d’utiliser le logiciel dans la langue de son choix. Vous apprendrez les usages et méthodes de manière pratique et effectuerez votre première contribution visible dans le cadre de l’atelier.

Doudou Linux, par Jean-Michel Philippe

«DoudouLinux» est un système conçu pour les enfants afin de leur rendre l’utilisation de l’ordinateur la plus simple et la plus agréable possible tout en se souciant de leur épanouissement. En plus de fournir des dizaines d’applications qui conviennent aux enfants de 2 ans à 12 ans,  «DoudouLinux»leur offre un environnement aussi facile à utiliser qu’une console de jeu vidéo. Ils peuvent ainsi facilement apprendre et découvrir en s’amusant… en toute sécurité et sans la surveillance permanente de Papa et  Maman!
À découvrir donc avec les tout petits, mais aussi, pourquoi pas, les grands enfants…

OpenStack, par Émilien Macchi

OpenStack est un logiciel libre qui permet la construction de cloud privé et public. OpenStack est aussi une communauté et un projet en plus d’un logiciel qui a pour but d’aider les organisations à mettre en oeuvre un système de serveur et de stockage virtuel.

Projet Caliopen, par Laurent Chemla

CaliOpen est une plate-forme sécurisée de correspondance privée, née pour répondre en partie aux questions soulevées par les révélations d’Edward Snowden, il y a un an. Le conférencier reviendra sur la raison d’être de CaliOpen et sur sa philosophie, mais  aussi plus largement sur la façon dont on peut apporter des solutions  sociales, politiques et techniques aux problèmes de la protection de la vie privée et de nos données personnelles. Il montrera en quoi l’espionnage de masse est un problème encore très sous-estimé, comment on peut espérer revenir vers un possible équilibre entre liberté individuelle et sécurité publique, et en quoi CaliOpen est un élement de cette réponse.

La place des femmes dans le libre, par Marianne Lombard

Selon les statistiques les femmes ne représentent que 6 % des acteurs du logiciel libre. Ce chiffre est surprenant. Il signale une distorsion particulière entre la réalité et les valeurs, les principes et la  philosophie du logiciel libre. Richard Stallman se plaît à dire:  « Liberté-Égalité-Fraternité ». Ces 6 % interrogent car, si l’on fait des constats analogues concernant la proportion de femmes dans les métiers et carrières scientifiques, on compte environ 25 % de femmes dans le secteur des TIC (plus large que l’informatique stricto sensu). Or l’on s’attendrait à des chiffres supérieurs concernant l’informatique libre que l’informatique propriétaire et l’informatique en général. Notons par ailleurs qu’il y a apparemment plus de femmes concernées par le libre au sein des entreprises que dans les communautés d’utilisateurs. Mariane Lombard nous expliquera les raisons d’une si faible proportion et nous présentera quelques pistes devant permettre de résoudre cette distorsion.

Communauté Mozilla France, par Axel Viala

Mozilla, fondation éditrice du fameux Firefox, a aussi sa communauté française. Découvrez ses activités et comment et pourquoi la rejoindre.

La Quadrature du Net, par Adrienne Charmet

La Quadrature du Net est un collectif de citoyens français qui informe sur des projets législatifs menaçant les libertés et le développement économique et social à l’ère du numérique.
La Quadrature du Net sensibilise les citoyens, les associations, les entreprises et les pouvoirs publics.

Les conférences du dimanche 25 mai

Introduction à OpenStreetMap

OpenStreetMap est un projet de carte du monde sous licence libre. Nous découvrirons ensemble ce projet, parti de la cartographie des frontières des Etats, à la cartographie  des bosquets du château de Versailles, en passant par la toute nouvelle Base Adresse Nationale Ouverte (BANO) d’OpenStreetMap France.

Datalove vs Cyberwar

À l’heure du scandale de la NSA et de l’espionnage généralisé mis à jour par Snowden, de la concentration des acteurs des télécoms et de la main-mise croissante de grands groupes sur nos données personnelles, il est important de prendre le contrepied de la peur ou du défaitisme : nous pouvons (et devons) reprendre le pouvoir sur nos données et construire l’Internet que nous voulons. Quota_atypique nous proposera une manière de « construire l’internet de demain ».

Logiciels libres et vie privée, Benjamin Sonntag

«Logiciels libre et vie privée». Il  y a un an, Edward Snowden, alors analyste pour l’agence d’espionnage de l’armée US, révélait au monde entier l’ampleur de la surveillance de  masse des États sur Internet.Un an après, où en est-on des rapports entre l’Internet et la vie privée ?
Benjamin Sonntag, cofondateur de La Quadrature du Net, association de défense des libertés à l’ère numérique, nous rappellera le lien étroit entre les logiciels libres, la défense de la vie privée et la gouvernance technique d’Internet.
Nous verrons que, si le logiciel libre est une nécessité pour retrouver la confiance dans nos outils informatiques quotidiens, il ne suffit pas, et comment les protocoles distribués, le chiffrement, et surtout les interfaces orientées utilisateur pourront  seules redonner aux citoyens ce droit à l’intimité que les pouvoirs politiques ont et continuent de piétiner.

Passé présent et futur de l’interface unifiée d’Ubuntu, Vincent Jobard

Passé, présent et futur de l’interface unifiée d’Ubuntu:  Restrospective de l’interface unifiée d’Ubuntu, d’Ubuntu Netbook Remix à Ubuntu pour téléphone et tablette. Origine, conception, controverses d’une interface pas comme les autres

Internet : gouvernance Libertés, Souveraineté, par Benjamin Bayart

Comme souvent, Benjamin improvisera pour une grande conférence de deux heures, toujours calée sur l’actualité.

Salut à toi : communication libre, décentralisée, standard et fédérée, par Goffi

«Salut à Toi» est un outil de communication généraliste,  multi-interfaces, multi-usages et décentralisé. Il dispose d’outils de  réseaux dit « sociaux » (microblogage, messagerie instantanée,  messagerie de groupe), permet de transférer des fichiers, de jouer, etc.  Le projet se veut respectueux de la vie privée, mais aussi critique de  l’usage des nouveaux médias. La conférence fera un rapide rappel du projet, puis décrira les dernières nouveautés et enfin s’attardera sur les enjeux et l’avenir en ouvrant le débat.

Shtooka : collection libre de prononciations par Nicolas Vion

« Le Projet Shtooka est une banque multilingue d’enregistrements audio de mots et expressions. Les enregistrements sont libres ! Vous pouvez les écouter, les télécharger, les réutiliser ! » C’est en ces termes que se présente le projet «Shtooka». Nicolas VION, un passionné de langues et d’informatique, a su concilier ses deux passions en produisant un outil d’enregistrement de mots prononcés par des locuteurs natifs avec pour objectif de constituer un véritable dictionnaire de prononciation à l’usage des étudiants en langue et des curieux désirant savoir comment un mot se prononce dans une langue, pour une région précise. Un exemple de ce que peut être un projet libre d’apprentissage au service de l’éducation.
La communauté Ubuntu-fr, par olive

Dès la naissance d’Ubuntu en 2004, quelques francophones ont réunis leurs forces pour créer ubuntu-fr.org, une source d’aide en langue française pour Ubuntu. Rapidement, cette communauté a grossi, avec quelque 200 000 inscrits sur le forum et des événements organisés çà et là, dont les Ubuntu Party. Nous verrons dans cet exposé comment l’association Ubuntu-fr anime cette communauté et comment chacun peut contribuer à ses nombreuses activités.

Des logiciels libres pour une monnaie libre, par Stéphane Laborde

Après une présentation accélérée de la nature d’une monnaie libre, l’accent sera mis sur le développement des projets de logiciels libres compatibles avec la TRM et le fondement d’une monnaie libre : OpenUDC & uCoin, voir à ce sujet le très bon post de Simons relayé par Olivier Cortès.

Le libre, un modèle économique et humain à construire, par Gwenole Maisonneuve

Pourquoi n’y a-t-il encore que peu d’entreprises pour proposer du «libre»? Certes des faiblesses sur le plan humain ou financier peuvent en partie expliquer la situation, mais ce sont surtout les manques d’information et de compétences qui font aujourd’hui défaut au «libre» dans le milieu professionnel. Relations entre prestataire de Services Informatiques et PME, besoins « informatiques » de l’entreprise, élargissement de ces besoins au delà de l’informatique (réseau, système, applicatif), intégration de l’aspect humain:  «de la compétence à l’éthique» Gwenole Maisonneuve nous exposera «les forces et les faiblesses du libre».

OpenFoodFacts : base de données libre des produits alimentaires, par Teolemon

«OpenFoodFacts» est à l’alimentation ce que Wikipedia est à la  connaissance. C’est un projet collaboratif alimenté pour référencer tous  les produits alimentaires de la planète et les informations qui leur sont associées comme les labels (bio, commerce équitable, etc), les  ingrédients, les allergènes, les additifs, la composition nutritionnelle, etc. afin d’être utile à tous.

L’April et ses groupes de travail, par Magali Garnero

Les logiciels libres n’existeraient pas s’il n’y avait pas de développeur et d’administrateur. Comment les promouvoir quand on n’a pas de compétences techniques? À l’April, les bénévoles se sont regroupés en groupes de travail.
Magali Garnero, membre de l’April (Association pour la Promotion de l’Informatique Libre) nous fera découvrir les différents groupes de travail et nous expliquera comment les rejoindre, pour nous montrer qu’on peut très bien contribuer au logiciel libre, même quand on ne sait pas coder.

Les initiations

Premiers pas dans Ubuntu, par Cryptie

«Ubuntu, linux for human beings!» «Ubuntu, linux mis à la portée de l’être humain». Promis, à la fin de cette conférence vous serez prêt à faire vos premiers pas avec Ubuntu. Nous vous proposons d’apprendre comment est conçu le système Ubuntu et pourquoi il est particulièrement adapté à l’usage du grand public. Les différentes variantes du système Ubuntu seront présentées, les environnements de bureau, leurs spécificités, les facilités de paramétrage, vous saurez tout d’Ubuntu.

Maîtriser Ubuntu, par Alice

Vous en saurez un peu plus sur l’usage avancé d’Ubuntu, les petites ficelles pour gagner du temps, etc.

Initiation à la ligne de commande, par Roberto

L’atelier sur la «la ligne de commande» est destiné aux débutants qui peuvent avoir quelques notions de ce qu’est la ligne de commande ou pas du tout. Y seront abordés l’histoire du shell, les commandes de base comme cp, cd, man, mkdir, etc. en finissant sur l’installation des programmes et la gestion de modules.

Apprenez à traduire Ubuntu dans votre langue, par Teolemon

Apprenez à contribuer à Ubuntu de manière simple grâce aux traductions!  Les Traductions sont au cœur de la Philosophie d’Ubuntu: Chacun devrait avoir le droit d’utiliser le logiciel dans la langue de son choix. Vous  apprendrez les usages et méthodes de manière pratique et effectuerez  votre première contribution visible dans le cadre de l’atelier.

Utiliser Tor

Tor (acronyme de The Onion Router, littéralement le routeur oignon ) est un réseau informatique superposé mondial et décentralisé, qui peut vous assurer un anonymat partiel sur Internet.

L’autohébergement en pratique, par Elzen

L’«auto-hébergement», le fait d’héberger chez soi ses informations personnelles, ses mails ou son blog par exemple, mais plus généralement toutes les informations que l’on veut diffuser au reste du monde, est quelque chose d’essentiel au bon fonctionnement d’Internet; et c’est à la portée de tout le monde. Nous verrons au cours de cet atelier comment mettre en place et utiliser, sur nos propres  machines, quelques services utiles comme un serveur Web et comment accéder à distance à ces machines.

A l’atelier Votre propre application avec Ubuntu Touch, par Axel Leroy

Vous souhaitez participer à l’écosystème naissant d’«Ubuntu Touch» en créant votre propre application mais vous craignez ne pas en avoir les compétences? N’ayez crainte, durant cet atelier nous aborderons l’architecture d’«Ubuntu Touch», sa conception, la notion de convergence, la méthode d’installation d’«Ubuntu Touch» sur son appareil compatible, la découverte du kit de développement, l’architecture des applications, leur développement et la publication sur l’«Ubuntu Store».

Apprenez à traduire Ubuntu dans votre langue, par Teolemon

Les Traductions sont au cœur de la Philosophie d’Ubuntu: Chacun devrait  avoir le droit d’utiliser le logiciel dans la langue de son choix. Vous  êtes intéressé par les traductions? L’équipe de traduction d’Ubuntu se présente et vous dévoilera toutes les règles, trucs et astuces pour passer de novice à traducteur chevronné en moins de 20 minutes pour que vous puissiez contribuer à la traduction d’Utopic ou bien de votre  logiciel favori.

XMPP + OTR, messagerie instantanée chiffrée par Axel Simon

Sécurisez vos communications instantanées !

Tails : confidentialité et anonymat, pour tous et partout, par Amaëlle Guiton

La distribution GNU/Linux (Debian) qui vous facilite l’anonymat et le chiffrement des données !

Chiffrer son système avec Luks

«Chiffrer son système avec Luks». «Luks» permet de créer des conteneurs chiffrés pour la protection des systèmes et des données confidentielles à l’aide de la technologie «TrueCrypt». La procédure d’installation et de configuration de l’outil «TrueCrypt» sera exposée, ainsi que l’installation et la configuration d’un trousseau de clefs numérique chiffré, «Keepass», pour la sauvegarde sécurisée des mots de passe. Un ensemble de technologies qui nous permettront de sécuriser système et données de manière à garantir la protection de notre vie privée.

Démonstrations

La musique avec Clémentine, par Roberto

Roberto nous expliquera non seulement comment créer et gérer une librairie locale de fichiers musicaux, comment créer des playlist, rajouter des périphériques et gérer l’ensemble avec le logiciel «Clementine», mais encore, comment installer et utiliser les plugins Spotify, Dropbox, Grooveshark, etc. dans «Clementine». Enfin une démonstration de «Clementine Remote», de sa personnalisation et des différents paramètres existants sera réalisée.

Jouer sous Ubuntu, par Roberto

Cette démonstration aura pour but d’expliquer comment installer des jeux «Open Source», par exemple «0 A.D» ou «Supertuxkart».
Le sujet de la plate-forme de jeu «Steam» sera également abordé: comment installer «Steam» sous Ubuntu? Comment acheter des jeux et les installer? Une démonstration complète de «Steam» sera présentée avec des jeux déjà présents sous Linux.

Ubuntu Gnome, par Axel Leroy

Lassé d’Unity ou de GNOME Classic, les environnement de bureaux par défaut d’Ubuntu ? Découvrez Ubuntu GNOME, une nouvelle saveur d’Ubuntu centrée autour de GNOME Shell, l’environnement de bureau succédant à GNOME Classic, à l’interface élégante, minimaliste, aux nombreuses fonctionnalités et extensible à l’aide de multiples thèmes et extensions.

Ubuntu Touch, par Axel Leroy

Curieux de voir le fonctionnement d’un smartphone ou d’une tablette sous Ubuntu Touch de vos propres yeux ? Cette démonstration sera l’occasion de vous exposer les avancements, le fonctionnement, les diverses fonctionnalités et applications disponibles sur Ubuntu Touch sur les derniers appareils du moment et de répondre à vos questions.

Logiciels libres au service de l’archéologie, par Sophie Lemort

Depuis le début des années 2000, plusieurs logiciels Libres et Open source ont intégré le domaine des Sciences Humaines jusque-là dominé par des grands logiciels commerciaux. Ils ne sont plus seulement des logiciels d’initiés mais des logiciels d’enseignement, à la fois des statistiques et de la programmation, comme R, mais également géomatique comme Quantum Gis. Cet engouement n’a d’ailleurs pas épargné l’archéologie;  nous vous présenterons donc rapidement l’utilisation de certains d’entre eux sous Ubuntu en évoquant quelques exemples archéologiques.

La virtualisation avec Virtualbox, par Freddy Maillard

«Virtualbox» est une application multi-plateforme permettant la Virtualisation de systèmes d’exploitation. «Virtualbox» n’est pas un émulateur, il permet d’installer un SE en utilisant les véritables ressources du PC mais également des périphériques virtuels standard reconnu par la plupart des SE (ex : réseaux PCNETT III ). Contrairement aux «  dual-boot », il permet d’utiliser les 2 SE distinct en même temps sur le principe SE hôte / SE invité.
«Virtualbox» peut être utilisé pour tester des systèmes avant de les installer en réel ou d’utiliser des applications non disponibles sur le SE hôte. Disponible depuis la logithèque.

Nuage personnel avec OwnCloud, par Freddy Maillard

«Owncloud»  est une application web conçu en PHP et fonctionnant sur la technologie  serveur Web. Comme de nombreuses applications web, «Owncloud» est  disponible dans les dépôts et peut donc s’installer directement depuis la  logithèque. À l’heure des nombreux cloud privé (google drive, hubic,  skydrive, iCloud), «Owncloud» vous permet donc d’installer votre propre  système de Cloud.
De plus le client de synchronisation fonctionne sous linux, mac, windows, ios et android.

ERP et CRM libres avec OpenERP, par Freddy Maillard
«OpenERP» est une application professionnelle développée en Python. Celle-ci est dédiée  à la gestion d’entreprise. Sa force principale est sa modularité:  elle peut être utilisée comme un gestionnaire de calendrier ou de courriels, mais elle peut également être employée pour de la gestion de Projet ou CRM (gestion des clients), mais aussi la comptabilité,  la gestion d’entrepôt, etc. «OpenERP» est disponible dans les dépôts sous sa version  6.1, mais  fonctionne parfaitement dans sa version 7 plus moderne sous  ubuntu 12.04  à 14.04.

XBCM le médiacenter, par Freddy Maillard

Xbmc est un environnement de type média-center. Celui-ci peut être lancé comme une simple application, ou directement en tant que session, ce qui peut être vraiment utile dans le cadre d’un pc dédié au multimédia.  Son aspect et son fonctionnement sont étudiés pour pouvoir être utilisés à partir d’une télécommande ou en utilisant seulement  quelques  touches. Il permet un accès rapide à vos ressources et  média autant en local qu’en réseau. Cette application est compatible avec UPNP et AIRPLAY pour vous permettre d’envoyer rapidement du contenu de votre smartphone vers votre ordinateur.
Vous trouverez également des applications de télécommande sur ANDROID et IOS.

Mais aussi… Lubuntu, Kubuntu, Unity, Processing, Blender, Lighbeam, OpenShot, The Gimp, …

Les téléphones et tablettes Ubuntu ne sont pas encore sur le marché et pourtant, elle seront en démonstration durant toute la durée de l’Ubuntu Party. Envie de décrouvrir l’ergonomie innovant d’Ubuntu Touch ? C’est avec plaisirs que les bénévoles vous présenteront les nouveautés d’Ubuntu Touch, mais aussi comment il fonctionne, . Venez toucher du doigt les tablettes et téléphones Ubuntu!

Les postes en accès libre

Durant ces deux jours, le salon de l’Ubuntu Party vous propose de vous essayer à Ubuntu. Pour cela une dizaine d’ordinateurs seront à disposition des visiteurs, un bon moyen de découvrir le bureau d’Ubuntu. De plus, des bénévoles seront à proximité pour répondre à toutes vos questions sur Ubuntu, les logiciels libres ou les activités proposées ce weekend.

Infos pratiques

L’Ubuntu party se déroule à la Cité des sciences et de l’industrie de Paris, située Porte de la Villette. Une fois sur place, cherchez nos panneaux « Ubuntu Party » ou bien demandez le Carrefour Numérique².

C’est ouvert de 11h à 18h, l’entrée est libre et gratuite !
Retrouvez toutes les infos sur ubuntu-paris.org

À quelques jours de l’Ubuntu party se déroule à Paris le salon professionnel « Solutions Linux, Libres et Open Source ». L’association Ubuntu-fr y sera présente (stand A27), les 20 et 21 mai, pour promouvoir les activités de la communauté francophone. Une occasion d’acheter nos nouveaux tee-shirts et de demander le dépliant du programme de l’Ubuntu party de Paris des 24 et 25 mai !

 

TheHarvester

J’ai une amie sur Twitter qui me demande, de temps en temps, de lui trouver les contacts mails depuis un nom de domaine. TheHarvester est un des outils dont je m’en sers pour l’aider (y a aussi un script nmap et maltego pour ne citer qu’eux).

En fait, TheHarvester ne fait pas que retrouver les adresses email à partir d’un nom de domaine, mais il permet de lister les autres sites web hébergé sur la même adresse ip et beaucoup plus encore. Un simple theharvester -h et vous aurez accès aux différentes options et fonctionnalité de l’outil.

TheHarvester n’est pas disponible dans les dépôts des distributions GNU/Linux (à part le dépôt communautaire AUR d’Archlinux). On va d’abord installer Subversion, si ce n’est pas déjà fait, vous pouvez le faire en exécutant la commande suivante :

sudo apt-get install subversion

À présent, on peut créer notre copie de travail de TheHarvester :

svn checkout http://theharvester.googlecode.com/svn/trunk/ theharvester

On va ensuite déplacer le répertoire qu’on vient de décompresser vers /opt/ :

mv theharvester /opt/theharvester

Et pour qu’on puisse exécuter notre soft en toute simplicité, on va créer un lien symbolique de theharvester.py vers /usr/bin/ :

ln -s /opt/theharvester/theharvester.py /usr/bin/theharvester

Maintenant passons aux choses sérieuses et voyons comment utiliser TheHarvester pour collecter les adresses emails à partir d’un nom de domaine. Supposons qu’on veut retrouver les contacts mails du centre d’investissement de Laayoune (le bled où je vis). Soyez rassurés, on va rien “pirater”, TheHarvester n’est pas un exploit tool, donc du point de vue légal vous ne risquez rien, car les informations qu’on va collecter sont déjà disponible sur le Web et elles ont été publié par leurs détenteurs.

Dans notre premier exemple on va demander à TheHarvester d’aller chercher les adresses email sur toutes les sources disponibles (google,bing,bingapi,pgp,linkedin,google-profiles,people123,jigsaw) :

theharvester -d laayouneinvest.ma -b all

Comme vous l’aurez sans doute deviné, l’option -d permet de spécifier la cible, quant à l’option -b c’est pour définir les source sur lesquelles on va chercher les adresses email. Dans notre exemple nous avons demandé à TheHarvester d’utiliser toutes les sources, mais on aurait pu en spécifier qu’une seule :

theharvester -d laayouneinvest.ma -b google

Par défaut, TheHarvester cherche dans les 100 premiers résultats des moteurs de recherche, mais si on n’est pas satisfait du résultat obtenu, on peut ajouter une autre option à notre ligne de commande :

theharvester -d laayouneinvest.ma -b google -l 300

Et si vous souhaitez sauvegarder le résultat de la commande d’un fichier :

theharvester -d laayouneinvest.ma -b google -f fichier.html (ou .xml)

Et voilà c’est tout pour ce petit tuto, enjoy it ;)

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brunocb-tux-r2d2---star-wars-6019

Aujourd’hui c’est le 4 Mai, journée internationale de StarWars (May the 4th be with you). En ce jour, je ne peux m’empêcher de répondre à un tweet de Windows Phone FR par un bon vieux Troll comme on les aime : C-3PO et R2D2 tournent sous Linux!

Pour ceux qui ne savent pas cliquer sur une URL, voilà le tweet en question :

WP_Starwars

Moi quand je lis ça, j’ai mon moteur à troll qui s’enclenche et déclame que les droïdes que l’empire recherche sont dopés au manchot! Et comme déjà de base tout le monde s’en fiche, autant pousser le troll à fond et justifier cette allégation!

 

C-3PO (Z-6PO en fr) est un mod DIY sous Linux

Souvenez vous, C-3PO est un robot protocolaire créé par Anakin sur les restes d’une carcasse de robot. En l33t speak, moi j’appelle ça un bon gros mod. Et un bon gros mod de la sorte, ça tourne sous Linux! Je parie que les midi-chloriens c’est juste des gros barbus!

c3PO&anakin

Encore un preuve nécessaire? C-3PO parle théoriquement plus de six millions de formes de communication (c’est pas moi qui le dit mais lui même!). Et pourtant, quand on l’attend, il se traine, il surprend ensuite et on arrive jamais à en tirer ce qu’on veut du premier coup. Et puis, le meilleur pote de C-3PO, c’est qui? Une machine! Moi là, j’y vois un signe. La prochaine fois que je croise un C-3PO, je lui tape la discute par ligne de commande!

sudo sauve la princesse!

 

R2D2? Plus interopérable au fanion noir, tu meurs!

Et notre poubelle à roulette multi-tâche alias R2D2 alors? Je me sens presque offusqué de devoir me justifier là! L’animal, il se connecte sur n’importe quel système ou vaisseau spatial sans soucis. « Pas de mot de passe root? T’aura pas accès à la vidéo de Leia! » Il peut faire tout ce qu’on veut, R2D2, rien lui résiste. Si ça c’est pas du Linux!

r2d2_pirate

Quand tu vois le nombre de systèmes que le robot arrive à craquer en quelques minutes, y’a du BackTrack derrière, c’est sûr! Comme elles disent les bigoudènes : Pirate!!

Et pis (mais pas ceux de la vache), si on pousse le raisonnement niveau interopérabilité , je rappelle que C-3PO, si on lui met la tête sur un droïde de la fédération du commerce, ben il continue de marcher!! Linux, je vous dis…

c3po_droidecommerce

Bon, moi je dis ça, je dis rien mais… vu ce que l’empire va faire souffrir la galaxie dans quelques temps (bon, je l’accorde un peu éloignés), c’est le moment où jamais de commencer à croquer du Linux!

Crédit image : brunocbCrystalXP et Merci George de me laisser vilainement utiliser des images de tes films ;)

Migrer vers Ubuntu pour un utilisateur habitué à Windows est aujourd’hui une opération relativement aisée, en particulier parce que l’on bénéficie de l’aide de la communauté à chaque étape (n’hésitez pas à rejoindre l’Ubuntu party à la Villette et des évènements libristes partout en France). Cependant, le seul fait de changer d’habitudes demeure un peu délicat et demande un temps d’adaptation à chacun. Imaginez ce que doivent être ces petites difficultés lorsque une communauté scolaire entière franchit le pas : institution, enseignants, élèves, matériels… autant d’écueils sur la voie Libre qu’un collège espagnol est en train de franchir, grâce à un activiste convaincu et passionné.

Choisir la migration c’est d’abord lutter contre une inertie de l’institution, plus prompte à conclure des contrats léonins avec Microsoft qu’à s’embarrasser de scrupules. C’est aussi s’efforcer d’échapper à une alternative pénible : être soumis à l’obligation de payer de coûteuses licences ou inviter les utilisateurs à l’illégalité en les piratant plus ou moins discrètement.

Les conditions de cette migration, telles qu’évoquées dans l’article ci-dessous, sont probablement tout à fait similaires de notre côté des Pyrénées. N’hésitez pas à nous livrer votre expérience, nous le publierons ici en commentaire ou pourquoi pas sous forme d’un autre témoignage : faire connaître les difficultés et les réussites est aussi un bon moyen d’avancer sur la voie du Libre.

Interview : migration d’un collège de Windows XP à Ubuntu

Source : Entrevista: Migración de un colegio desde Windows XP a Ubuntu

Traduction Framalang-Espagnol : Diab, TV, rou, Omegax + anonymes

La fin du support de Windows XP met certaines institutions informatiques et leur système informatique face à un vrai dilemme. Un système éducatif à l’avant-garde se doit de passer à Ubuntu.

Fernando Lanero, pour ceux qui ne le connaissent pas, est professeur et responsable TIC du collège des Augustins à León (España). Un activiste du logiciel libre qui s’est attelé à la migration d’un collège de 1200 élèves vers le système d’exploitation Ubuntu. Je vais discuter avec lui pour qu’il nous raconte de première main où en est cette intéressante eXPérience, dont les enjeux sont multiples.

Marcos Costales : Bonjour Fernando. Comment vas-tu ? Raconte-nous comment tu as débuté dans le petit monde de l’informatique et quand est née ta prise de conscience pour les logiciels libres et plus particulièrement pour Ubuntu…

Fernando Lanero : Bonjour ! Alors, j’ai commencé dans le monde passionnant de l’informatique avec un ordinateur 8086 que m’ont acheté mes parents en CM1 pour avoir réussi tous mes examens. C’était un Olivetti qui devait avoir 16Ko de RAM, un disque dur de 20Mo, un écran monochrome vert fourni avec MS-DOS que j’ai supprimé moins d’un mois après sans le faire exprès (del *.* dans le répertoire racine, tu vois ce que je veux dire). À partir de là j’ai eu des amis avec des ordinateurs et je suis devenu accro, vous imaginez facilement combien d’heures j’y ai passé.

En ce qui concerne le logiciel libre j’ai commencé en 1997 ou 1998. Années où il y eu un boom pour Linux, avec une grande quantité de revues qui incluaient un CD avec des distributions. Là, j’avais un pentium cadencé à 120 Mhz. Mes tentatives d’installation furent un désastre complet, j’étais encore à l’école, il n’y avait pas internet et tout ce que je pouvais faire était de lire et relire la revue et essayer d’en tirer quelque chose qui tienne debout. Mes débuts en ligne de commande, bien que je vienne de MSDOS, furent aussi un désastre complet. Au final, oui, j’ai pu en installer une, je serais maintenant incapable de te dire laquelle. Probablement Slackware ou Fedora.

Ensuite je l’ai abandonnée et suis retourné du côté obscur avec Microsoft et son Windows 98. Dix ans plus tard, aux alentours de 2007, je suis revenu à Linux par le biais de Ubuntu, grâce aux bonnes indications et commentaires de Ricardo Chao, professeur et camarade de classe et grand ami.

Vous avez déjà commencé la migration ?

Pas encore, nous allons attendre la version définitive d’Ubuntu 14.04. Nous faisons actuellement des tests, au départ avec les versions alphas et maintenant avec les bêtas.

Quel système d’exploitation utilisez-vous actuellement et pourquoi avez-vous décidé d’en changer ?

Au collège tous les ordinateurs sont actuellement équipés de Windows, 90% sont sous Windows XP et les plus récents tournent sous Windows 7. Celui du Directeur est sous Windows 8 car c’est le dernier qui ait été acheté. La raison pour laquelle ce logiciel est utilisé est uniquement due au fait qu’il était pré-installé.

De combien d’ordinateurs parlons-nous et quelles sont leurs caractéristiques ?

Il y a deux ordinateurs, ceux du Secrétariat, que nous ne migrerons pas pour des raisons administratives mais nous allons migrer les 98 ordinateurs restants. En réalité, de mon point de vue, c’est un nombre de machines considérable vu qu’il s’agit d’un environnement comme la province de León, une région dépourvue de grandes entreprises technologiques de pointe.

A quoi servent ces 98 ordinateurs ?

Ils sont utilisés pour des activités pédagogiques en classe, pour l’usage des professeurs lors de projections vidéos, de tableaux numériques, pour le dessin technique etc. Il y a également 60 ordinateurs répartis entre la salle informatique et les salles de langues.

Quels programmes utilisez-vous aujourd’hui avec les élèves? As-tu une idée approximative du coût de ces programmes pour le centre?

Le programme phare est Microsoft Office sans aucun doute. Et nous devons renouveler les licences de cette suite logicielle chaque année, comme un loyer. Le coût annuel de renouvellement des suites Office avoisine les 3000€ à 4000€ pour l’ensemble des ordinateurs.

Crois-tu que les élèves puissent utiliser ces programmes chez eux en payant eux-mêmes leur licence ?

C’est bien le problème. Ça c’est le piège du logiciel privatif. Dans tes cours tu enseignes avec le logiciel dont tu as besoin pour ton activité d’enseignement. Mais que se passe-t-il ? Si tu enseignes à l’élève à travailler avec un programme privatif, au jeune tu lui apprends à maîtriser ce programme, et ce que tu fais c’est que tu crées un utilisateur de ce programme pour le compte de cette entreprise (car il devient un client potentiel). la contrepartie logique de ce processus c’est que tu risques de l’inciter à pirater ce programme et du coup, à aller à l’encontre de la loi lorsqu’elle ne lui convient pas (tu en fais un délinquant potentiel). Il n’y a pas d’alternative possible à ces deux options avec le logiciel privatif.

classe avec ordis

Tu formes des consommateurs pour une multinationale ou des pirates informatiques, en apprenant aux élèves à enfreindre les lois lorsqu’elles ne conviennent pas. C’est le plus gros danger. Les gens se plaignent en Espagne de cette culture de la tricherie ou du vol dans notre société. Et c’est pourtant ce qui se fait dans de nombreuses écoles, enseigner à tricher de manière indirecte à travers les logiciels privatifs. Si par exemple tu enseignes Photoshop, le centre dispose d’une licence achetée, parfait. Mais, l’élève va-t-il acheter le programme pour faire ses devoirs à la maison ? Impossible ! Et que va-t-il se passer ? Ou tu le lui passes sous la table ou tu l’encourages à aller le télécharger avec un crack. Tu es déjà en train de créer des délinquants, parce que tu les incites à outrepasser la loi.

As-tu vérifié s’il existe des logiciels libres susceptibles de remplacer les logiciels privateurs que vous utilisez actuellement ?

À 100%. Pour Photoshop et MS Office nous pouvons passer à Gimp et LibreOffice sans problème. Nous avons aussi commencé à entrer en contact avec les éditeurs. Maintenant tous les manuels scolaires sont accompagnés d’un logiciel de soutien pour les classes numériques. Ainsi tu travailles avec les élèves de la classe de manière interactive, surtout avec les manuels de langues, d’histoire, dans les cycles maternelle et primaire. Que se passe-t-il ? Elles ont toutes un logiciel pour Windows, mais aucun pour Linux. En discutant avec eux, je leur ai expliqué que nous allions migrer sous Linux et que si leur logiciel ne fonctionnait pas sous Linux nous changerions les manuels scolaires pour d’autres qui nous faciliteraient leur utilisation ou simplement qui disposeraient de logiciels multi-plateformes. Ou ils se démènent pour que leurs produits fonctionnent sous Linux ou nous chercherons des alternatives.

As-tu détecté d’autres problèmes d’utilisation de Windows XP à part le coût des licences ?

Oui, le principal problème de la migration est l’administration de Castilla León. Que se passe-t-il ? Le conseil de Communauté autonome a signé en 2011 un accord avec Microsoft pour utiliser leurs logiciels pendant 5 ans (bien entendu sans appel d’offres d’aucune sorte). La nouvelle a été publiée par les médias, la directrice de Microsoft Iberia est venu, il y a eu une réunion avec Bill Gates…

Le problème de cet accord est que toutes les applications web qui sont développées doivent fonctionner avec des logiciels de Microsoft et sont uniquement accessibles avec Internet Explorer. Ce qui est un énorme problème ; c’est notre principal inconvénient et la raison pour laquelle nous ne migrons pas les deux ordinateurs du secrétariat, parce que c’est notre seule manière de communiquer avec le conseil de communauté autonome : via Internet Explorer, lequel ne fonctionne bien entendu que sur les systèmes Windows.

Quand tu as envisagé la migration suite à l’obsolescence de Windows XP, je suppose que tu as envisagé la possibilité de passer au système d’exploitation Windows 8. As-tu subi un quelconque type de pression de la part du collège ou du conseil pour que, parmi les différentes alternatives envisagées, tu optes pour Windows 8 ? La question vaut aussi pour Windows 7.

Le processus de migration s’est décidé lors de l’annonce de la fin du support et des mises à jour de Windows XP de la part de Microsoft pour cause d’obsolescence. Au collège le principal problème au niveau de la sécurité concerne la transmission des malwares via des dispositifs amovibles de stockage, parce que les gens fonctionnent principalement avec des clefs USB pour le transfert de documents, c’est un authentique incubateur de virus. Il y a quelques années nous avons eu un grave problème dû à un malware qui se transmettait par les clés USB et qui avait échappé aux mailles de l’antivirus de notre collège ; ça a été la folie jusqu’à ce que nous arrivions à tout éradiquer.

Je n’ai pas subi de pression, j’ai eu beaucoup de liberté et en me demandant quelle direction prendre face au problème qui se présentait à nous, je leur ai dit qu’on ne pouvait plus continuer avec XP. Mon premier choix a été de changer pour Windows 7 qui fonctionnait bien, ils m’ont donné leur accord et nous avons demandé un devis. La surprise a été que Windows 7 avait déjà été supprimé du catalogue et que Microsoft ne fournissait déjà plus de licences pour ce logiciel.

On ne peut déjà plus l’acheter ?

Tu ne peux plus l’acheter, Windows 7 n’est plus en vente. Et bien sûr en version piratée tu ne peux pas l’installer pour toutes les raisons que j’ai citées précédemment, au delà des questions légales. Nous avons donc demandé au fournisseur un devis pour la migration vers Windows 8, qui s’est avéré complètement hors de prix : environs 12.000€ pour changer toutes les licences, c’est à dire la moitié du budget du collège pour toute l’année scolaire. C’est ingérable pour un centre éducatif. Et ce prix inclut la remise de 50% pour l’éducation.

L’interface en mosaïque proposée par Windows 8 avec Métro n’est pas non plus adéquate pour un environnement d’enseignement. L’interface avec laquelle tu travailles qui te met la météo de la région de León, l’horoscope et les dernières nouvelles. Cela n’a aucun sens au sein d’une classe. Windows 8 pour l’éducation n’est absolument pas viable selon moi. Il ne me paraît pas utile. De plus les ordinateurs n’ont pas la capacité de faire tourner cette version de manière fluide et en ajoutant la mise à jour du matériel pour migrer avec succès aux nouvelles versions de Windows 8, le budget aurait pu tranquillement monter à 25.000€. Le collège était disposé à le financer si nous n’avions aucun autre recours et c’est là que je leur ai proposé de passer au logiciel libre.

Combien coûte une seule licence Windows 8 pour le collège ? Il pratiquent des remises?

120 € avec la remise de 50% pour l’éducation. Incroyable.

Beaucoup d’administrations d’Espagne appuient et promeuvent le logiciel libre, tu connais la position du conseil de la communauté autonome de Castilla León à ce sujet ? ” Le conseil appuie le logiciel libre à 0 %. Ils ne veulent rien savoir là-dessus. Nous sommes David contre deux Goliath : le conseil de Castilla León et Microsoft.

Quelles autres alternatives as-tu étudiées pour la migration ?

Au vu du matériel, j’ai aussi testé Xubuntu et Lubuntu. Lors de la publication par Canonical de la première version Alpha de Ubuntu 14.04, je l’ai essayé sur l’ordinateur le plus ancien, Unity étais complètement fluide alors j’ai installé Ubuntu 14.04 sur les autres.

Quel est le plus gros avantage d’utiliser Ubuntu au collège ? Pourquoi Ubuntu et pas d’autres distributions ?

Le plus grand avantage c’est que dans le collège toute la communauté associe déjà le logiciel libre à Ubuntu, tous connaissent Ubuntu et en ont entendu parler à un moment ces dernières années.

L’autre grand avantage est le support de pilotes que propose Ubuntu. J’ai essayé beaucoup de distributions et aucune ne propose un support aussi important. Pour une centaine d’ordinateurs de configurations matérielles diverses on ne voulait pas avoir de problème avec le fonctionnement de la carte graphique, de la carte audio, de la connexion réseau… Nous avions besoin d’une distribution qui fonctionne à 100% dès le début sur tous les ordinateurs.

As-tu rencontré un problème concret pour choisir Ubuntu ?

Oui, les gens. Les gens sont réticents à changer pour Linux. Ils sont réticents à changer en général. « Et ça comment ça va m’affecter ? » Je leur réponds que ça ne va pas fondamentalement les affecter, qu’ils vont pouvoir continuer à effectuer leurs tâches de la même façon, voire de façon plus efficace. La suite bureautique LibreOffice peut leur donner quelques problèmes parce que tout le monde fonctionne avec Microsoft Office et lors de l’import de documents des dernières versions l’apparence change et ça les rends fous. Mais ça ne me préoccupe pas beaucoup, nous avons un bon support au collège !

un libriste espagnol qui migre son collège vers ubuntu

Quel sera le coût économique de migrer vers Ubuntu ? Vous avez envisagé de payer le support officiel de Canonical ? Pourquoi ?

Pour le moment nous ne pensons pas payer le support officiel, même si cela pourrait être une bonne option. Le coût réel est de 0€, vu que nous allons l’installer nous-mêmes.

100 ordinateurs représentent beaucoup d’équipements. Auront-ils tous la même configuration ? Comment allez-vous faire ?

Nous allons faire une ISO spécifique pour le collège en unifiant certaines choses. Pour ceux qui sont sur le même réseau, nous les installeront par le réseau… et ceux qui ne le sont pas, nous les installerons un par un.

Combien de temps va prendre la migration ?

Environ 2 mois.

Avez-vous des problèmes de pilotes avec les tableaux numériques interactifs ?

Oui, nous avons des problèmes, mais Hitachi nous donne le code source et c’est beaucoup plus simple. Il y a un groupe d’un autre collège de Barcelone emmené par Francisco Javier Teruelo qui nous aide beaucoup sur ce sujet avec l’idée finale de créer un paquet d’installation pour tout automatiser.

En plus du gain économique, que gagneront le corps professoral, les élèves et les parents avec Ubuntu? Y a-t-il un avantage par rapport à l’utilisation de Windows 8 ?

Ce qu’ils vont gagner c’est la tranquillité à 100%, surtout en supprimant tous les malwares qui pullulaient, ce qui au collège devient une véritable paranoïa. La conversation typique du collège ressemble à ceci :

— Tous les ordinateurs sont remplis de virus. — mmmh attends, avec ton ordinateur à la maison, depuis combien de temps tu n’as pas actualisé l’antivirus ? — Je ne sais pas. J’ai acheté l’ordinateur et l’antivirus était livré avec, je n’y ai plus jamais touché. — Et il a quel âge ? — Six ans — Ok, donc d’où viennent tous les virus du collège ? De ton ordinateur.

Au collège nous avons un antivirus totalement actualisé et même comme ça nous avons le problème dont je te parlais de contagion par USB.

Plus d’avantages ? La rapidité du réseau. Suite à la récente migration à la fibre optique et la configuration du réseau en Gigabit, tout va être beaucoup plus rapide et encore plus avec Linux. Parce que sincèrement, je ne sais pas ce que fait Windows, mais il ralentit n’importe quel réseau de 10% à 15% en comparaison d’un réseau fonctionnant avec Linux. Ou alors la NSA nous espionne…

On nous a dit que les professeurs étaient un peu réfractaires au changement, les élèves aussi ?

Les élèves sont intéressés. Les enfants sont curieux par nature. Parmi eux il y a une culture pro-Linux. Au fil des ans j’ai réussi à faire germer l’idée que Linux « déchire », qu’il est utilisé par les gens qui ont un réel intérêt pour l’apprentissage et la connaissance du fonctionnement réel des choses et les jeunes sont très attirés par cette idée. Ils ne sont en rien réfractaires au changement. Ils recherchent la nouveauté et le changement.

On dirait que l’initiative citoyenne a des années-lumière d’avance sur l’administration, surtout en lisant des nouvelles qui disent que l’Administration migrera vers Windows 8 sans appel d’offre. Que dirais-tu à tous ceux qui disent qu’une migration vers Ubuntu est complexe, aussi onéreuse que vers Windows 8, non viable ou mille autres boniments ?

Boniment, tu l’as dit. La phrase exacte est « boniments vendus par la propagande des grandes multinationales ». Ces circonstances que tu viens de citer c’est ce que te vend Microsoft, qui a fait une publicité subliminale impressionnante pour te faire voir que ce qui est bien c’est Windows. Windows m’a apporté mille problèmes pendant des années sur les ordinateurs du collège avec son manque de support pour les vieilles cartes ATI. Avec Linux, tu as beaucoup plus de compatibilité sur du vieux matériel. Tout est plus simple.

En ce qui concerne le coût, qu’ils ne viennent pas nous en parler. Nous sommes passé de 12.000€ à 0€. Parce que nous l’installons nous-mêmes, et si nous ne l’avions pas installé il aurait fallu faire appel à une société pour l’installation, mais celle-ci ne nous aurait pas facturé 12 000€ pour l’installation, loin de là.

S’il avait fallu employer une entreprise ça aurait également créé de l’emploi local.

Tout à fait. Beaucoup mieux. Tu aurais des gens qui travaillent dans ton entourage et pas qui touchent des aides par manque d’emploi.

La fin du support a-t-elle servi à se demander quelles seront les prochaines technologies qui seront utilisées, avec l’objectif d’être plus ouvertes et moins dépendantes d’une société en particulier ?

C’est sûr. Tout est bon pour envisager d’autres alternatives technologiques. Un article dans le Quotidien de León sur cette migration a suscité beaucoup d’intérêt dans notre entourage. Voir qu’il existe d’autres alternatives. Bien supérieures et avec une philosophie ouverte du partage d’égal à égal. Linux a commencé à s’associer à l’avant-garde… grâce au travail de toute la communauté. Android a aussi fait beaucoup de bien à Linux. Bien que ce ne soit pas une alternative 100% libre, les gens entendent parler de LINUX. Leur téléphone fonctionne très bien et ça c’est bien !

Quand j’étais petit, il y avait un ordinateur par foyer, avec de la chance. J’avais une vraie passion pour les films comme WarGames, Internet n’existait pas et je lisais avec ferveur les peu de revues qui racontaient comment les vrais hackers volaient du temps de travail pour programmer les gros ordinateurs de leurs universités… Maintenant nous avons facilement 2 ordinateurs par personne, une tonne de documentation, un accès bien plus facile à la technologie… Les vrais natifs numériques sont les élèves d’aujourd’hui… Ont-ils cet intérêt que nous avions dans le temps pour l’informatique ? Tu les crois passionnés par Ubuntu ? Ils l’utilisent chez eux ?__

Oui. C’est vrai que maintenant beaucoup plus de gens se servent de l’informatique et c’est beaucoup plus accessible, mais le niveau d’utilisation est plus superficiel. Quand nous étions petits nous approfondissions beaucoup plus, je me souviens que j’avais un manuel de 300 pages sur MS-DOS avec les commandes et je l’étudiais parce que j’adorais ça. Maintenant c’est impensable. La majorité des enfants utilisent surtout les réseaux sociaux, il ne s’agit pas de l’intérêt pour l’informatique en soi que nous avions. C’est un intérêt focalisé sur les applications. Je dois reconnaître qu’avec le 8086 je jouais à Monkey Island, mais si tu avais un problème avec le son tu devais te débrouiller pour trouver ce qu’il se passait. Maintenant si quelque chose ne fonctionne pas, ils changent d’appareil.

Disons qu’avant ils étaient là par choix et qu’aujourd’hui ils sont là par obligation…

Aujourd’hui c’est parce qu’ils l’ont et comme ils l’ont, ils l’utilisent. Nous avons un peu perdu l’esprit des « pionniers » que nous avons connu.

J’ai pourtant vérifié in situ avec le Linux & Tapas à León où beaucoup de tes élèves sont venus, qu’ils ont une réelle passion pour le logiciel libre…

Oui, c’est vrai qu’à eux autant qu’à d’autres j’ai toujours essayé de montrer les bienfaits de l’utilisation de systèmes libres… de leur faire voir que la voie, c’est le partage avec les autres, l’entraide. La philosophie Ubuntu dans un système éducatif est fondamental. A la fin de l’année scolaire, j’ai toujours une dizaine d’élèves qui l’installent pour leur propre compte, autant que je sache.

Merci beaucoup Fernando d’avoir partagé avec nous cette expérience et bonne chance pour la migration.

Article sous licence Creative Commons CC BY-SA 3.0

Bonjour à toutes et à tous !

Nous parvenons à rattraper notre retard petit à petit, mais au prix de la qualité de la relecture. Malheureusement, l'équipe reste toujours à court de membres. Mais, bon, puisque vous, les lecteurs, ne voulez pas participer, vous devrez faire avec un numéro moins fini que d'habitude. Il s'agit du numéro 79, celui de novembre 2013. Comme d'habitude, il est disponible sur notre page Lire ou télécharger les numéros, ou en cliquant directement sur l'image ci-dessous.

issue79.png

Cette fois-ci, vous y trouverez notamment :

  • Comment utiliser BOINC ;
  • Une critique du livre Mind Mapping with Free Mind ;
  • Une comparaison de Clementine et Tomahawk, deux lecteurs de musique ; et
  • Cinq pages de critiques de jeux : Super Meat Boy, Surgeon Simulator 2013 et Dota 2.

Cela va sans dire que les rubriques et tutoriels habituelles y sont aussi...

Bonne lecture et à la prochaine !

Toute l'équipe du FCMfr dont

  • BAB, notre scribeur qui, pour ce numéro, a dû refaire un fichier Scribus à partir de zéro suite au reformatage intempestif du disque dur de Ronnie, le rédacteur en chef de la v.o. ;
  • les traducteurs, frangi, qui a presque tout fait, fredphil91 et Bab, avec l'aide de Google ; et
  • les relecteurs, Bab, Ekel, Gsxfred et moi-même, AuntieE, seule anglophone de l'équipe.

P.S. Ce qui nous manque cruellement, ce sont des relecteurs qui soient plus ou moins bilingues ainsi qu'un deuxième scribeur. Les bonnes âmes seront les bienvenues..

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