Planet

Migrer vers Ubuntu pour un utilisateur habitué à Windows est aujourd’hui une opération relativement aisée, en particulier parce que l’on bénéficie de l’aide de la communauté à chaque étape (n’hésitez pas à rejoindre l’Ubuntu party à la Villette et des évènements libristes partout en France). Cependant, le seul fait de changer d’habitudes demeure un peu délicat et demande un temps d’adaptation à chacun. Imaginez ce que doivent être ces petites difficultés lorsque une communauté scolaire entière franchit le pas : institution, enseignants, élèves, matériels… autant d’écueils sur la voie Libre qu’un collège espagnol est en train de franchir, grâce à un activiste convaincu et passionné.

Choisir la migration c’est d’abord lutter contre une inertie de l’institution, plus prompte à conclure des contrats léonins avec Microsoft qu’à s’embarrasser de scrupules. C’est aussi s’efforcer d’échapper à une alternative pénible : être soumis à l’obligation de payer de coûteuses licences ou inviter les utilisateurs à l’illégalité en les piratant plus ou moins discrètement.

Les conditions de cette migration, telles qu’évoquées dans l’article ci-dessous, sont probablement tout à fait similaires de notre côté des Pyrénées. N’hésitez pas à nous livrer votre expérience, nous le publierons ici en commentaire ou pourquoi pas sous forme d’un autre témoignage : faire connaître les difficultés et les réussites est aussi un bon moyen d’avancer sur la voie du Libre.

Interview : migration d’un collège de Windows XP à Ubuntu

Source : Entrevista: Migración de un colegio desde Windows XP a Ubuntu

Traduction Framalang-Espagnol : Diab, TV, rou, Omegax + anonymes

La fin du support de Windows XP met certaines institutions informatiques et leur système informatique face à un vrai dilemme. Un système éducatif à l’avant-garde se doit de passer à Ubuntu.

Fernando Lanero, pour ceux qui ne le connaissent pas, est professeur et responsable TIC du collège des Augustins à León (España). Un activiste du logiciel libre qui s’est attelé à la migration d’un collège de 1200 élèves vers le système d’exploitation Ubuntu. Je vais discuter avec lui pour qu’il nous raconte de première main où en est cette intéressante eXPérience, dont les enjeux sont multiples.

Marcos Costales : Bonjour Fernando. Comment vas-tu ? Raconte-nous comment tu as débuté dans le petit monde de l’informatique et quand est née ta prise de conscience pour les logiciels libres et plus particulièrement pour Ubuntu…

Fernando Lanero : Bonjour ! Alors, j’ai commencé dans le monde passionnant de l’informatique avec un ordinateur 8086 que m’ont acheté mes parents en CM1 pour avoir réussi tous mes examens. C’était un Olivetti qui devait avoir 16Ko de RAM, un disque dur de 20Mo, un écran monochrome vert fourni avec MS-DOS que j’ai supprimé moins d’un mois après sans le faire exprès (del *.* dans le répertoire racine, tu vois ce que je veux dire). À partir de là j’ai eu des amis avec des ordinateurs et je suis devenu accro, vous imaginez facilement combien d’heures j’y ai passé.

En ce qui concerne le logiciel libre j’ai commencé en 1997 ou 1998. Années où il y eu un boom pour Linux, avec une grande quantité de revues qui incluaient un CD avec des distributions. Là, j’avais un pentium cadencé à 120 Mhz. Mes tentatives d’installation furent un désastre complet, j’étais encore à l’école, il n’y avait pas internet et tout ce que je pouvais faire était de lire et relire la revue et essayer d’en tirer quelque chose qui tienne debout. Mes débuts en ligne de commande, bien que je vienne de MSDOS, furent aussi un désastre complet. Au final, oui, j’ai pu en installer une, je serais maintenant incapable de te dire laquelle. Probablement Slackware ou Fedora.

Ensuite je l’ai abandonnée et suis retourné du côté obscur avec Microsoft et son Windows 98. Dix ans plus tard, aux alentours de 2007, je suis revenu à Linux par le biais de Ubuntu, grâce aux bonnes indications et commentaires de Ricardo Chao, professeur et camarade de classe et grand ami.

Vous avez déjà commencé la migration ?

Pas encore, nous allons attendre la version définitive d’Ubuntu 14.04. Nous faisons actuellement des tests, au départ avec les versions alphas et maintenant avec les bêtas.

Quel système d’exploitation utilisez-vous actuellement et pourquoi avez-vous décidé d’en changer ?

Au collège tous les ordinateurs sont actuellement équipés de Windows, 90% sont sous Windows XP et les plus récents tournent sous Windows 7. Celui du Directeur est sous Windows 8 car c’est le dernier qui ait été acheté. La raison pour laquelle ce logiciel est utilisé est uniquement due au fait qu’il était pré-installé.

De combien d’ordinateurs parlons-nous et quelles sont leurs caractéristiques ?

Il y a deux ordinateurs, ceux du Secrétariat, que nous ne migrerons pas pour des raisons administratives mais nous allons migrer les 98 ordinateurs restants. En réalité, de mon point de vue, c’est un nombre de machines considérable vu qu’il s’agit d’un environnement comme la province de León, une région dépourvue de grandes entreprises technologiques de pointe.

A quoi servent ces 98 ordinateurs ?

Ils sont utilisés pour des activités pédagogiques en classe, pour l’usage des professeurs lors de projections vidéos, de tableaux numériques, pour le dessin technique etc. Il y a également 60 ordinateurs répartis entre la salle informatique et les salles de langues.

Quels programmes utilisez-vous aujourd’hui avec les élèves? As-tu une idée approximative du coût de ces programmes pour le centre?

Le programme phare est Microsoft Office sans aucun doute. Et nous devons renouveler les licences de cette suite logicielle chaque année, comme un loyer. Le coût annuel de renouvellement des suites Office avoisine les 3000€ à 4000€ pour l’ensemble des ordinateurs.

Crois-tu que les élèves puissent utiliser ces programmes chez eux en payant eux-mêmes leur licence ?

C’est bien le problème. Ça c’est le piège du logiciel privatif. Dans tes cours tu enseignes avec le logiciel dont tu as besoin pour ton activité d’enseignement. Mais que se passe-t-il ? Si tu enseignes à l’élève à travailler avec un programme privatif, au jeune tu lui apprends à maîtriser ce programme, et ce que tu fais c’est que tu crées un utilisateur de ce programme pour le compte de cette entreprise (car il devient un client potentiel). la contrepartie logique de ce processus c’est que tu risques de l’inciter à pirater ce programme et du coup, à aller à l’encontre de la loi lorsqu’elle ne lui convient pas (tu en fais un délinquant potentiel). Il n’y a pas d’alternative possible à ces deux options avec le logiciel privatif.

classe avec ordis

Tu formes des consommateurs pour une multinationale ou des pirates informatiques, en apprenant aux élèves à enfreindre les lois lorsqu’elles ne conviennent pas. C’est le plus gros danger. Les gens se plaignent en Espagne de cette culture de la tricherie ou du vol dans notre société. Et c’est pourtant ce qui se fait dans de nombreuses écoles, enseigner à tricher de manière indirecte à travers les logiciels privatifs. Si par exemple tu enseignes Photoshop, le centre dispose d’une licence achetée, parfait. Mais, l’élève va-t-il acheter le programme pour faire ses devoirs à la maison ? Impossible ! Et que va-t-il se passer ? Ou tu le lui passes sous la table ou tu l’encourages à aller le télécharger avec un crack. Tu es déjà en train de créer des délinquants, parce que tu les incites à outrepasser la loi.

As-tu vérifié s’il existe des logiciels libres susceptibles de remplacer les logiciels privateurs que vous utilisez actuellement ?

À 100%. Pour Photoshop et MS Office nous pouvons passer à Gimp et LibreOffice sans problème. Nous avons aussi commencé à entrer en contact avec les éditeurs. Maintenant tous les manuels scolaires sont accompagnés d’un logiciel de soutien pour les classes numériques. Ainsi tu travailles avec les élèves de la classe de manière interactive, surtout avec les manuels de langues, d’histoire, dans les cycles maternelle et primaire. Que se passe-t-il ? Elles ont toutes un logiciel pour Windows, mais aucun pour Linux. En discutant avec eux, je leur ai expliqué que nous allions migrer sous Linux et que si leur logiciel ne fonctionnait pas sous Linux nous changerions les manuels scolaires pour d’autres qui nous faciliteraient leur utilisation ou simplement qui disposeraient de logiciels multi-plateformes. Ou ils se démènent pour que leurs produits fonctionnent sous Linux ou nous chercherons des alternatives.

As-tu détecté d’autres problèmes d’utilisation de Windows XP à part le coût des licences ?

Oui, le principal problème de la migration est l’administration de Castilla León. Que se passe-t-il ? Le conseil de Communauté autonome a signé en 2011 un accord avec Microsoft pour utiliser leurs logiciels pendant 5 ans (bien entendu sans appel d’offres d’aucune sorte). La nouvelle a été publiée par les médias, la directrice de Microsoft Iberia est venu, il y a eu une réunion avec Bill Gates…

Le problème de cet accord est que toutes les applications web qui sont développées doivent fonctionner avec des logiciels de Microsoft et sont uniquement accessibles avec Internet Explorer. Ce qui est un énorme problème ; c’est notre principal inconvénient et la raison pour laquelle nous ne migrons pas les deux ordinateurs du secrétariat, parce que c’est notre seule manière de communiquer avec le conseil de communauté autonome : via Internet Explorer, lequel ne fonctionne bien entendu que sur les systèmes Windows.

Quand tu as envisagé la migration suite à l’obsolescence de Windows XP, je suppose que tu as envisagé la possibilité de passer au système d’exploitation Windows 8. As-tu subi un quelconque type de pression de la part du collège ou du conseil pour que, parmi les différentes alternatives envisagées, tu optes pour Windows 8 ? La question vaut aussi pour Windows 7.

Le processus de migration s’est décidé lors de l’annonce de la fin du support et des mises à jour de Windows XP de la part de Microsoft pour cause d’obsolescence. Au collège le principal problème au niveau de la sécurité concerne la transmission des malwares via des dispositifs amovibles de stockage, parce que les gens fonctionnent principalement avec des clefs USB pour le transfert de documents, c’est un authentique incubateur de virus. Il y a quelques années nous avons eu un grave problème dû à un malware qui se transmettait par les clés USB et qui avait échappé aux mailles de l’antivirus de notre collège ; ça a été la folie jusqu’à ce que nous arrivions à tout éradiquer.

Je n’ai pas subi de pression, j’ai eu beaucoup de liberté et en me demandant quelle direction prendre face au problème qui se présentait à nous, je leur ai dit qu’on ne pouvait plus continuer avec XP. Mon premier choix a été de changer pour Windows 7 qui fonctionnait bien, ils m’ont donné leur accord et nous avons demandé un devis. La surprise a été que Windows 7 avait déjà été supprimé du catalogue et que Microsoft ne fournissait déjà plus de licences pour ce logiciel.

On ne peut déjà plus l’acheter ?

Tu ne peux plus l’acheter, Windows 7 n’est plus en vente. Et bien sûr en version piratée tu ne peux pas l’installer pour toutes les raisons que j’ai citées précédemment, au delà des questions légales. Nous avons donc demandé au fournisseur un devis pour la migration vers Windows 8, qui s’est avéré complètement hors de prix : environs 12.000€ pour changer toutes les licences, c’est à dire la moitié du budget du collège pour toute l’année scolaire. C’est ingérable pour un centre éducatif. Et ce prix inclut la remise de 50% pour l’éducation.

L’interface en mosaïque proposée par Windows 8 avec Métro n’est pas non plus adéquate pour un environnement d’enseignement. L’interface avec laquelle tu travailles qui te met la météo de la région de León, l’horoscope et les dernières nouvelles. Cela n’a aucun sens au sein d’une classe. Windows 8 pour l’éducation n’est absolument pas viable selon moi. Il ne me paraît pas utile. De plus les ordinateurs n’ont pas la capacité de faire tourner cette version de manière fluide et en ajoutant la mise à jour du matériel pour migrer avec succès aux nouvelles versions de Windows 8, le budget aurait pu tranquillement monter à 25.000€. Le collège était disposé à le financer si nous n’avions aucun autre recours et c’est là que je leur ai proposé de passer au logiciel libre.

Combien coûte une seule licence Windows 8 pour le collège ? Il pratiquent des remises?

120 € avec la remise de 50% pour l’éducation. Incroyable.

Beaucoup d’administrations d’Espagne appuient et promeuvent le logiciel libre, tu connais la position du conseil de la communauté autonome de Castilla León à ce sujet ? ” Le conseil appuie le logiciel libre à 0 %. Ils ne veulent rien savoir là-dessus. Nous sommes David contre deux Goliath : le conseil de Castilla León et Microsoft.

Quelles autres alternatives as-tu étudiées pour la migration ?

Au vu du matériel, j’ai aussi testé Xubuntu et Lubuntu. Lors de la publication par Canonical de la première version Alpha de Ubuntu 14.04, je l’ai essayé sur l’ordinateur le plus ancien, Unity étais complètement fluide alors j’ai installé Ubuntu 14.04 sur les autres.

Quel est le plus gros avantage d’utiliser Ubuntu au collège ? Pourquoi Ubuntu et pas d’autres distributions ?

Le plus grand avantage c’est que dans le collège toute la communauté associe déjà le logiciel libre à Ubuntu, tous connaissent Ubuntu et en ont entendu parler à un moment ces dernières années.

L’autre grand avantage est le support de pilotes que propose Ubuntu. J’ai essayé beaucoup de distributions et aucune ne propose un support aussi important. Pour une centaine d’ordinateurs de configurations matérielles diverses on ne voulait pas avoir de problème avec le fonctionnement de la carte graphique, de la carte audio, de la connexion réseau… Nous avions besoin d’une distribution qui fonctionne à 100% dès le début sur tous les ordinateurs.

As-tu rencontré un problème concret pour choisir Ubuntu ?

Oui, les gens. Les gens sont réticents à changer pour Linux. Ils sont réticents à changer en général. « Et ça comment ça va m’affecter ? » Je leur réponds que ça ne va pas fondamentalement les affecter, qu’ils vont pouvoir continuer à effectuer leurs tâches de la même façon, voire de façon plus efficace. La suite bureautique LibreOffice peut leur donner quelques problèmes parce que tout le monde fonctionne avec Microsoft Office et lors de l’import de documents des dernières versions l’apparence change et ça les rends fous. Mais ça ne me préoccupe pas beaucoup, nous avons un bon support au collège !

un libriste espagnol qui migre son collège vers ubuntu

Quel sera le coût économique de migrer vers Ubuntu ? Vous avez envisagé de payer le support officiel de Canonical ? Pourquoi ?

Pour le moment nous ne pensons pas payer le support officiel, même si cela pourrait être une bonne option. Le coût réel est de 0€, vu que nous allons l’installer nous-mêmes.

100 ordinateurs représentent beaucoup d’équipements. Auront-ils tous la même configuration ? Comment allez-vous faire ?

Nous allons faire une ISO spécifique pour le collège en unifiant certaines choses. Pour ceux qui sont sur le même réseau, nous les installeront par le réseau… et ceux qui ne le sont pas, nous les installerons un par un.

Combien de temps va prendre la migration ?

Environ 2 mois.

Avez-vous des problèmes de pilotes avec les tableaux numériques interactifs ?

Oui, nous avons des problèmes, mais Hitachi nous donne le code source et c’est beaucoup plus simple. Il y a un groupe d’un autre collège de Barcelone emmené par Francisco Javier Teruelo qui nous aide beaucoup sur ce sujet avec l’idée finale de créer un paquet d’installation pour tout automatiser.

En plus du gain économique, que gagneront le corps professoral, les élèves et les parents avec Ubuntu? Y a-t-il un avantage par rapport à l’utilisation de Windows 8 ?

Ce qu’ils vont gagner c’est la tranquillité à 100%, surtout en supprimant tous les malwares qui pullulaient, ce qui au collège devient une véritable paranoïa. La conversation typique du collège ressemble à ceci :

— Tous les ordinateurs sont remplis de virus. — mmmh attends, avec ton ordinateur à la maison, depuis combien de temps tu n’as pas actualisé l’antivirus ? — Je ne sais pas. J’ai acheté l’ordinateur et l’antivirus était livré avec, je n’y ai plus jamais touché. — Et il a quel âge ? — Six ans — Ok, donc d’où viennent tous les virus du collège ? De ton ordinateur.

Au collège nous avons un antivirus totalement actualisé et même comme ça nous avons le problème dont je te parlais de contagion par USB.

Plus d’avantages ? La rapidité du réseau. Suite à la récente migration à la fibre optique et la configuration du réseau en Gigabit, tout va être beaucoup plus rapide et encore plus avec Linux. Parce que sincèrement, je ne sais pas ce que fait Windows, mais il ralentit n’importe quel réseau de 10% à 15% en comparaison d’un réseau fonctionnant avec Linux. Ou alors la NSA nous espionne…

On nous a dit que les professeurs étaient un peu réfractaires au changement, les élèves aussi ?

Les élèves sont intéressés. Les enfants sont curieux par nature. Parmi eux il y a une culture pro-Linux. Au fil des ans j’ai réussi à faire germer l’idée que Linux « déchire », qu’il est utilisé par les gens qui ont un réel intérêt pour l’apprentissage et la connaissance du fonctionnement réel des choses et les jeunes sont très attirés par cette idée. Ils ne sont en rien réfractaires au changement. Ils recherchent la nouveauté et le changement.

On dirait que l’initiative citoyenne a des années-lumière d’avance sur l’administration, surtout en lisant des nouvelles qui disent que l’Administration migrera vers Windows 8 sans appel d’offre. Que dirais-tu à tous ceux qui disent qu’une migration vers Ubuntu est complexe, aussi onéreuse que vers Windows 8, non viable ou mille autres boniments ?

Boniment, tu l’as dit. La phrase exacte est « boniments vendus par la propagande des grandes multinationales ». Ces circonstances que tu viens de citer c’est ce que te vend Microsoft, qui a fait une publicité subliminale impressionnante pour te faire voir que ce qui est bien c’est Windows. Windows m’a apporté mille problèmes pendant des années sur les ordinateurs du collège avec son manque de support pour les vieilles cartes ATI. Avec Linux, tu as beaucoup plus de compatibilité sur du vieux matériel. Tout est plus simple.

En ce qui concerne le coût, qu’ils ne viennent pas nous en parler. Nous sommes passé de 12.000€ à 0€. Parce que nous l’installons nous-mêmes, et si nous ne l’avions pas installé il aurait fallu faire appel à une société pour l’installation, mais celle-ci ne nous aurait pas facturé 12 000€ pour l’installation, loin de là.

S’il avait fallu employer une entreprise ça aurait également créé de l’emploi local.

Tout à fait. Beaucoup mieux. Tu aurais des gens qui travaillent dans ton entourage et pas qui touchent des aides par manque d’emploi.

La fin du support a-t-elle servi à se demander quelles seront les prochaines technologies qui seront utilisées, avec l’objectif d’être plus ouvertes et moins dépendantes d’une société en particulier ?

C’est sûr. Tout est bon pour envisager d’autres alternatives technologiques. Un article dans le Quotidien de León sur cette migration a suscité beaucoup d’intérêt dans notre entourage. Voir qu’il existe d’autres alternatives. Bien supérieures et avec une philosophie ouverte du partage d’égal à égal. Linux a commencé à s’associer à l’avant-garde… grâce au travail de toute la communauté. Android a aussi fait beaucoup de bien à Linux. Bien que ce ne soit pas une alternative 100% libre, les gens entendent parler de LINUX. Leur téléphone fonctionne très bien et ça c’est bien !

Quand j’étais petit, il y avait un ordinateur par foyer, avec de la chance. J’avais une vraie passion pour les films comme WarGames, Internet n’existait pas et je lisais avec ferveur les peu de revues qui racontaient comment les vrais hackers volaient du temps de travail pour programmer les gros ordinateurs de leurs universités… Maintenant nous avons facilement 2 ordinateurs par personne, une tonne de documentation, un accès bien plus facile à la technologie… Les vrais natifs numériques sont les élèves d’aujourd’hui… Ont-ils cet intérêt que nous avions dans le temps pour l’informatique ? Tu les crois passionnés par Ubuntu ? Ils l’utilisent chez eux ?__

Oui. C’est vrai que maintenant beaucoup plus de gens se servent de l’informatique et c’est beaucoup plus accessible, mais le niveau d’utilisation est plus superficiel. Quand nous étions petits nous approfondissions beaucoup plus, je me souviens que j’avais un manuel de 300 pages sur MS-DOS avec les commandes et je l’étudiais parce que j’adorais ça. Maintenant c’est impensable. La majorité des enfants utilisent surtout les réseaux sociaux, il ne s’agit pas de l’intérêt pour l’informatique en soi que nous avions. C’est un intérêt focalisé sur les applications. Je dois reconnaître qu’avec le 8086 je jouais à Monkey Island, mais si tu avais un problème avec le son tu devais te débrouiller pour trouver ce qu’il se passait. Maintenant si quelque chose ne fonctionne pas, ils changent d’appareil.

Disons qu’avant ils étaient là par choix et qu’aujourd’hui ils sont là par obligation…

Aujourd’hui c’est parce qu’ils l’ont et comme ils l’ont, ils l’utilisent. Nous avons un peu perdu l’esprit des « pionniers » que nous avons connu.

J’ai pourtant vérifié in situ avec le Linux & Tapas à León où beaucoup de tes élèves sont venus, qu’ils ont une réelle passion pour le logiciel libre…

Oui, c’est vrai qu’à eux autant qu’à d’autres j’ai toujours essayé de montrer les bienfaits de l’utilisation de systèmes libres… de leur faire voir que la voie, c’est le partage avec les autres, l’entraide. La philosophie Ubuntu dans un système éducatif est fondamental. A la fin de l’année scolaire, j’ai toujours une dizaine d’élèves qui l’installent pour leur propre compte, autant que je sache.

Merci beaucoup Fernando d’avoir partagé avec nous cette expérience et bonne chance pour la migration.

Article sous licence Creative Commons CC BY-SA 3.0

Bonjour à toutes et à tous !

Nous parvenons à rattraper notre retard petit à petit, mais au prix de la qualité de la relecture. Malheureusement, l'équipe reste toujours à court de membres. Mais, bon, puisque vous, les lecteurs, ne voulez pas participer, vous devrez faire avec un numéro moins fini que d'habitude. Il s'agit du numéro 79, celui de novembre 2013. Comme d'habitude, il est disponible sur notre page Lire ou télécharger les numéros, ou en cliquant directement sur l'image ci-dessous.

issue79.png

Cette fois-ci, vous y trouverez notamment :

  • Comment utiliser BOINC ;
  • Une critique du livre Mind Mapping with Free Mind ;
  • Une comparaison de Clementine et Tomahawk, deux lecteurs de musique ; et
  • Cinq pages de critiques de jeux : Super Meat Boy, Surgeon Simulator 2013 et Dota 2.

Cela va sans dire que les rubriques et tutoriels habituelles y sont aussi...

Bonne lecture et à la prochaine !

Toute l'équipe du FCMfr dont

  • BAB, notre scribeur qui, pour ce numéro, a dû refaire un fichier Scribus à partir de zéro suite au reformatage intempestif du disque dur de Ronnie, le rédacteur en chef de la v.o. ;
  • les traducteurs, frangi, qui a presque tout fait, fredphil91 et Bab, avec l'aide de Google ; et
  • les relecteurs, Bab, Ekel, Gsxfred et moi-même, AuntieE, seule anglophone de l'équipe.

P.S. Ce qui nous manque cruellement, ce sont des relecteurs qui soient plus ou moins bilingues ainsi qu'un deuxième scribeur. Les bonnes âmes seront les bienvenues..

terminal

Vous avez lancé le téléchargement d’un fichier qui va prendre plus de temps que prévu et à cause d’un rendez-vous, vous ne pouvez pas attendre qu’il soit terminé pour éteindre votre ordinateur ? Pas grave, voilà une petite simple qui pourra vous être utile.

Supposons qu’il est 20h00 et que vous souhaitez que votre ordinateur s’éteint vers 20h20, nous avons deux solutions aussi simple l’une que l’autre. La première consiste à exécuter la commande “shutdown” avec en paramètre l’heure vers laquelle on veut que notre ordinateur s’arrête :

su -c 'shutdown 20:20'

Quant à la deuxième solution, on va utiliser la même commande “shutdown”, sauf que cette fois-ci, elle va prendre en paramètre le nombre de minute qui reste avant 20:20 :

su 'shutdown +20'

Maintenant que faire si vous avez décidé de ne plus, sortir ou que vous avez rentré plutôt que prévu et du coup plus besoin que votre ordinateur s’arrête à 20:20 ? fastoche, il suffit d’exécuter la ligne de commande suivante :

su -c ‘shutdown -c’

Enjoy it ;)

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Quand vous créez ou éditer un fichier PDF, un document bureautique ou vous prenez une photo avec votre téléphone ou appareil photo, des informations sont ajoutées à votre fichier. On les appelle les métadonnées (metadata).

Par exemple, une photo prise avec votre smartphone contiendra non seulement des informations sur sa taille, dimensions, résolution, type de caméra, mais aussi la géolocalisation GPS ! Pas besoin de vous faire un dessin pour expliquer les risques liés à la protection de la vie privée.

Une des solutions qui existe pour ne pas s’exposer à des tels risques en échangeant des fichiers en ligne, c’est d’avoir recours à un logiciel comme MAT : Metadata Anonymisation Toolkit. Ce dernier permet de supprimer les métadonnées de plusieurs formats : png, jpg, jpeg, odt, odx, ods, docx, xlsx, pptx, pdf, tar…

Vous pouvez installer MAT sur ubuntu ou Debian GNU/Linux en exécutant la commande ci-dessous :

sudo apt-get install mat

MAT est disponible en interface graphique et en ligne de commande. Dans les deux cas, son utilisation est hyper simple et facile !

Utilisation en CLI

Pour connaître les différentes options de MAT, exécutez la commande suivante :

mat -h

Usage: mat [options] files The default behaviour is to clean files given in argument Options: -h, --help show this help message and exit Options: -a, --add2archive Add to output archive non-supported filetypes -b, --backup Keep a backup copy -f, --force Don't check if files are clean before cleaning Informations: -c, --check Check if a file is free of harmful metadatas -d, --display List all the harmful metadata of a file without removing them -l, --list List all supported fileformat -v, --version Display version and exit

Pour vérifier si un fichier contient des métadonnées ou pas :

mat -c votre fichier

46

Pour lister les métadonnées contenues dans un fichier :

mat -d fichier

 lister les métadonnées d'un fichier

Pour nettoyer un fichier :

mat fichier

 nettoyer un fichier des métadonnées

Utilisation depuis GUI

Bien que plusieurs d’entre vous seront tentés d’utiliser MAT depuis son interface graphique, je vous encourage vivement d’opter pour la version en ligne de commande.

 interface graphique

 

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J'ai appris à jouer à Dwarf Fortress en 2012, avant la naissance de mon fils. J'avais mis beaucoup de temps à apprendre et à comprendre les subtilités de ce jeu (j'étais encore bien loin de tout comprendre d'ailleurs, je me faisais décimer mes nains à chaque attaque de gobelin). Début 2013, j'ai eu d'autres priorités et ai abandonné ce jeu. J'ai décidé de m'y remettre ce week-end. Du coup, j'ai été confronté à un problème toute la matinée : installer Dwarf Fortress sur ma Ubuntu 64bits s'est révélé bien plus compliqué que ce que j'avais imaginé. Dwarf Fortress a été compilé en 32bits, il ne marche donc pas nativement avec les librairies 64bits de ma Ubuntu (je suis actuellement sous la version 13.04). Je n'ai pas trouvé de tuto clair et simple pour faire cela. Voici donc comment faire pour installer Dwarf Fortress (avec un beau thème) sur cette version :

happy_dwarf.png

Quelle version / graphiques ?

La version actuelle de Dwarf Fortress est la 0.34.11 qui date de juin 2012 (le jeu date de 2004), c'est celle que nous allons télécharger. Ensuite, il faut savoir que la version "originale" de Dwarf Fortress n'est pas très jolie, voici ce que ça donne chez moi :

dwugly.jpg

Il y a des thèmes graphiques qui permettent de rendre le jeu plus joli/facile d'accès. Les 2 plus connus sont les thèmes Ironhand et Phoebus. Personnellement j'ai choisi ce dernier, je vais donc vous montrer comment utiliser celui-ci. Il y a 2 solutions, soit télécharger le package de Dwarf Fortress d'origine et lui ajouter le package graphique, soit on télécharge directement le package jeu/thème Phoebus. Voici comment ça rend avec le thème (sur une vieille partie) :

dwgood.jpg

Pour ce faire, il faut vous rendre sur la page "officielle" du thème. Vous pouvez ensuite cliquer sur "Pre-Installed Package for Linux @DFFD (packaged by wurli)" (c'est pas super visible). Cliquez ensuite sur "Download Now" en haut de page (pas super visible non plus). Vous obtenez un fichier avec le nom DF_Phoebus_34_11v00_Linux.tar.gz (sur le Bureau dans mon cas).

Installation

Vous pouvez ensuite passer en ligne de commande :

cd Bureau/
tar zxf DF_Phoebus_34_11v00_Linux.tar.gz
cd df_linux/
chmod +x df

Vous êtes maintenant prêts à lancer le jeu :

./df

Mais, bien sûr, c'est là qu'interviennent les problèmes :

./libs/Dwarf_Fortress: error while loading shared libraries: libSDL-1.2.so.0: cannot open shared object file: No such file or directory

Sur le wiki du projet, il est expliqué comment corriger ce problème pour les OS 64bits. En fait, il faut installer manuellement les librairies en 32bits. J'ai vraiment eu la flemme de faire ce qui est préconisé, donc j'ai regardé si je ne pouvais pas installer les mêmes paquets en utilisant apt. Voici la commande magique :

sudo apt-get install libsdl1.2debian:i386 libgtk2.0-0:i386 libsdl-image1.2:i386 libglu1-mesa:i386 libgtk2.0-0:i386 libsdl-ttf2.0-0:i386

Une fois ces paquets installés, on peut relancer le jeu :

./df

Ça fonctionne mais sans le son, avec cette erreur :

Dynamically loading the OpenAL library failed, disabling sound
Initializing OpenAL failed, no sound will be played

Pour corriger ça :

sudo apt-get install libopenal1:i386

Puis, à cause d'un petit bug, il faut réécrire 2 liens symboliques :

sudo cd /usr/lib/i386-linux-gnu/
sudo ln -s libopenal.so.1 libopenal.so
sudo ln -s libsndfile.so.1 libsndfile.so
sudo ldconfig

Ceci étant fait, vous pouvez relancer le jeu, tout fonctionne désormais correctement :

./df

dfaccueil.jpg

Voila, il ne me reste plus qu'à tout réapprendre :)

27 Avril 2014 à 00:17

Sortie de MacBuntu 14.04 via Quack1

 

Pour les fans du design Apple, mais qui préfère les libertés apportées par GNU/Linux et Ubuntu, NoobsLab a publié un tutoriel pour transformer l'interface d'Ubuntu 14.04 (sous Unity) en un clone de Mac OSX.

C'est pas trop mon style, mais ça peut vous intéresser ! :)

Via @sdouche

27 Avril 2014 à 00:17

Sortie de MacBuntu 14.04 via Quack1

 

Pour les fans du design Apple, mais qui préfère les libertés apportées par GNU/Linux et Ubuntu, NoobsLab a publié un tutoriel pour transformer l'interface d'Ubuntu 14.04 (sous Unity) en un clone de Mac OSX.

C'est pas trop mon style, mais ça peut vous intéresser ! :)

Via @sdouche

Pour des raisons de sécurité, quand on tape un mot de passe dans un Terminal, rien de ce qu’on saisit ne s’affiche. Cela à pour but d’empêcher ceux qui pourraient se glisser derrière vous et essayer de compter le nombre de caractère de votre mot de passe (information très utile pour un brut force par exemple).

Malgré cela, j’ai remarqué lorsque j’aidais des copains à installer une distribution GNU/Linux pour la première fois, que quelques-uns parmi eux souhaitent tout de même désactiver cette option (y en a même un qui m’a appelé à 2 heure du matin pour me demander ça !).

Après une énième demande, j’ai donc pensé que ce serait utile de partager sur le blog cette astuce, peut-être qu’il y a d’autre personnes qui cherchent à savoir comment faire pour afficher les astérisques.

Tout d’abord, exécutez cette ligne de commande :

sudo visudo

Ensuite, cherchez la ligne ci-dessous :

Defaults env_reset

Enfin, placez vous à la fin de la ligne et ajouter “pwfeedback” :

Defaults env_reset,pwfeedback

Sauvegardez et quitter l’éditeur (:x si celui par défaut est Vim par exemple ou ctrl+x pour nano). Maintenant que vous allez saisir un mot de passe, vous verrez ça :

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22 Avril 2014 à 21:00

Ubuntu 14.04 est sortie… via Ubuntuser

6 mois apres la sortie officielle d'Ubuntu 13.10 c'est donc au tour d'Ubuntu 14.04, non de code Trusty Tahr. Grosse différence par rapport a son prédécesseur, cette version est LTS... Et bénéficie donc d'une attention particulière.  Comme tous les 2 ans, Canonical publie une version Ubuntu dite LTS (Long Term Support). Les versions LTS offrent
  • Des mises a jours de sécurité et de bugs pendant 5 ans.
  • Durant plus de 2ans sont mise a disposition des packs permettant le passage vers un noyau linux supérieur et des pilotes plus a jours
  • Pendant 2 ans des images de versions intermédiaires sont publies tous les 6 mois avec l'ensemble des patchs et les derniers noyaux et pilotes.
De manière indirecte, ces versions qui sont très importantes pour Canonical et ses utilisateurs font souvent l'objet d'une attention particulière pour le support et la stabilité de l'ensemble par rapport aux versions non LTS.

Dans l'Ombre D'Ubuntu Touch et d'Unity 8:

Le travail principal des développeurs se concentre aujourd'hui sur la version pour appareil mobiles d'Ubuntu, qui intègre le nouveau Unity 8 et devrait apporter de nombreuses évolutions et devrait arriver petit a petit lors de ces deux prochaines années sur PC. La version PC actuelle continue d’évoluer doucement mais peu de grosses nouveautés sont donc présente. Principalement des petites évolutions, de meilleurs performances et des logiciels mis a jours.

Prise en charge des très hautes définitions

Depuis plusieurs mois maintenant, de nombreux ordinateurs sont fournis avec des écran à très haute définition (HiDPI). Malgré une diagonale identique, ils possèdent une densité de pixels beaucoup plus importantes, ce qui doit en théorie produire une image plus claire, plus nette, plus juste et plus définie. Dans The Trusty Tahr, cette fonctionnalités est en partie intégrée. Ceci est accompli par la mise à niveau de la bibliothèque de rendu vectoriel Cairo, qui gère mieux la mise à l'échelle et la présence d'une option permettant de modifier l'echelle de l'affichage.

Un nouveau décorateur de fenêtre

Pour Ubuntu 14.04 LTS, le décorateur de fenêtre est remplacé. Ce nouveau venu apporte de meilleurs possibilité pour les thèmes et quelques fonctionnalités bienvenues:
  • Un menu global et (enfin!) un menu local
Parfois apprécié et parfois détesté, la barre de menu globale n'a jamais fait l'unanimité au sein de la communauté des utilisateurs d'Ubuntu. Aussi, depuis Ubuntu 12.04 LTS, une solution de déportation du menu des applications est étudiée. Cependant, l'implantation de la fonctionnalité était sans cesse repoussée, dû à des limitations techniques et à des évaluations additionnelles d'un point de vue du design. Avec Ubuntu 14.04 LTS, le global menu n'est maintenant plus une option unique. Il est en effet désormais possible d'activer le Locally Integrated Menu (LIM), à l'aide d'une option dans le panneau des Paramètres système. Ceci a pour résultat l'intégration du menu de l'application dans la barre de titre de la fenêtre active. Ci-dessous, voyez une vidéo, réalisée par Marco Trevisan de l'équipe Unity pour postes de travail, présentant ce nouveau mode d'interaction avec les menus applicatifs : Lorsque le menu d'application est affiché dans la fenêtre active, il occupe un maximum d'espace en longueur. Toutefois, si l'espace vient à manquer, les menus restants sont accessibles à l'aide d'un sous-menu -- la capture d'écran ci-dessous, toujours de Marco Trevisan, nous démontre ce concept dans The Trusty Tahr : 12657085563_6b1ed143e2_o
  • Des menus étendus pour les applications GNOME
À noter que depuis quelques versions, GNOME a adopté une approche différente pour libérer de l'espace visuellement en regroupant en un menu unique l'ensemble des items du menu d'une application. Si cette solution s'intègre bien dans GNOME, elle devient gênante dans Unity.
Menu d'activité vs menu intégré localement (LIM). [OMG! Ubuntu!]
Canonical a donc modifié les applications provenant de GNOME tels le gestionnaire de fichiers Nautilus, le lecteur de musique Rhythmbox, le gestionnaire de fichiers compressés File Roller et la calculatrice dans Ubuntu pour qu'elles affichent l'intégralité de leur menu dans le menu global ou le menu intégré localement (voir image ci-dessus).
  • Des coins arrondis
Autre petite nouveauté liée à ce nouveau décorateur de fenêtre, la gestion du lissage des coins des fenêtres permet d'offrir un aspect général plus propre et mieux travaillé à l'environnement bureautique.
  • Redimensionnement des fenêtres
Le redimensionnement des fenêtres se fait maintenant en temps réel. Terminé, ce carré orange pour représenter la nouvelle taille de fenêtre. Désormais, la fenêtre affiche directement la taille qu'elle aura lorsque la souris (ou autre dispositif de pointage) sera relâchée.
  • Des fenêtres sans bordures
Autre detail, les fenêtres ne disposent plus de bordure, pour donner un look plus propre et simple.

D'autres changements :

  • Recherche dans les fenêtres en mode exposé
Dans un autre registre lors de l'activation du mode exposé. Il est maintenant possible de chercher une fenêtre en inscrivant son nom dans un champs de recherche.
  • Écran de veille identique a l’écran d'identification
L’écran de sortie de veille est maintenant identique a l’écran d’identification avec le thème Ubuntu basé sur LightDM.

Mise à jours

Pour les utilisateurs de la version 12.04 LTS, la mise a jours ne vous sera pas proposée ces prochains jours. Il faudra en effet attendre la sortie de la version 14.04.1 en Juillet pour avoir le message de migration. La version 12.04 étant encore supporte 3 ans il n'y a pas de pression pour passer sur cette nouvelle mouture. Toutefois si vous êtes impatient et souhaitez migrer des aujourd'hui vous pouvez exécuter cette commande : sudo update-manager -d Pour les utilisateurs des versions intermédiaires (13.10) la notification est déjà proposé.

Installation

Pour ceux qui souhaitent faire une installation vous pouvez vous rendre sur le site www.ubuntu.com. A noter qu'une version Française devrait être rapidement disponible via la communauté Ubuntu-fr.org et que de nombreuses "Ubuntu parties" devraient avoir lieu ces prochaines semaines dans toute la France.

Pour conclure...

Cette version si elle ne marque pas une grande étape au niveau nouveautés, apporte toutefois de nombreux raffinements bienvenues. On part maintenant sur un nouveau cycle de deux ans qui devrait voir arriver de nombreux changements avec la convergence d'Unity sur Smartphone, tablettes et PC...
22 Avril 2014 à 11:11

Le numéro 78 est arrivé ! via Full Circle Mag FR

Bonjour à toutes et à tous !

Non sans mal, nous sortons ce jour le numéro 78 (celui d'octobre 2013), du magazine Full Circle, en français. En effet, vous le trouverez peut-être moins fini que d'habitude, mais cela est dû au fait que nous n'ayons eu que deux relecteurs du PDF. Encore une fois, nous faisons ce que nous pouvons avec les moyens du bord. Bien entendu, vous serez vraiment les bienvenus si vous voulez vous joindre à nous. Il est disponible sur notre page Lire ou télécharger ou en cliquant directement sur l'image ci-dessous.

issue78fr.png

Ce mois-ci, outre les bonnes séries et rubriques habituelles, vous y trouverez notamment :

  • Un tutoriel sur l'installation de Linux avec PXE ;
  • Une explication de Mir par le Petit Nouveau ;
  • Une critique de Google Play Musique (All Access) ;
  • Et SIX (6 !) pages sur le jeu sous Ubuntu : une présentation de la Steam Box et des critiques (Game Dev Tycoon, Portal et Left 4 Dead 2).

En espérant vous voir prochainement sur les pages du wiki, nous vous en souhaitons bonne lecture,

Toute l'équipe du FCMfr et notamment, Bab, le scribeur, frangi , SEUL traducteur de ce numéro, et les relecteurs Bab, Ekel, FredPhil et moi-même, AuntieE.

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