Planet
Tout l’ubunterosphère en parle, une nouvelle version d’Ubuntu est sortie ce jeudi 25 avril.
Cette version 13.04 apporte essentiellement des améliorations visuelles, une optimisation de l’interface Unity ainsi que la mise à jour des logiciels embarqués comme LibreOffice.
Comme à chaque sortie, quelques festivités sont organisées un peu partout sur la planète mais il ne semble cette fois n’y en avoir qu’une seule en France : l’immanquable repas parisien ce samedi 27 avril soir. (Inscrivez-vous vite !)
L’autre petit événement, c’est l’Assemblée générale de l’association Ubuntu-fr, la structure légale de Ubuntu-fr.org (dorénavant aussi accessible via ubuntu.fr, youhou !). Cette réunion, qui marquera une étape importante dans la vie de l’association avec l’élection de son premier Conseil d’administration, sera publique et se tiendra ce samedi 27 avril de 14h à 19h, au Centre social La Clairière, 60 rue Grénéta, Paris 2ème. (Entrée libre, dans la limite des places disponibles)
Petit rappel (toujours pour les parisiens…), la traditionnelle Ubuntu Party de Paris est programmée pour les 1er et 2 juin 2013. Ce sera sa seizième édition !
La salamandre est l'une des créatures les plus magiques ; elles sont un fort indicateur d'un environnement pur [neuf, en parfaite condition], ce qui est une façon appropriée de décrire le nouveau monde émergeant autour d'Ubuntu Touch -- des nouvelles applications, un nouveau SDK, une interface claire et magnifique.Il ajoute que ce nom évoque "des courants clairs, propres" dans lesquels nagent les salamandres et fait penser à l'écosystème mobile qui se construit autour d'Ubuntu : il est neuf, original, vierge. Cependant, les objectifs et les lignes directrices élaborés autour de ce nouvel environnement sont aussi audacieux, aventureux et novateurs. On n'a qu'à penser aux récentes annonces pour l'illustrer : Unity Next, qui sera une réécriture de l'interface Unity afin d'être portable et adaptable à son support ; Mir, qui remplacera le serveur graphique X.org ; les nombreuses applications en cours de développement pour inaugurer la plateforme mobile Ubuntu Touch... Ils s'échappent à la tradition et à l'habitude. "The Saucy Salamander" fera place à un monde inexploré, tout en étant solide et d'avant-garde.
Mais la salamandre n'a-t-elle pas déjà été la mascotte d'un précédent cycle de développement ? Ceux qui ont bonne mémoire se rappelleront sans doute que durant son développement, Ubuntu 6.10 était surnommée "The Edgy Eft", la salamandre nerveuse. En fait, "eft" est le nom donné à au triton à l'état larvaire (les tritons et les salamandres font partie de la même famille). Réutiliser une même mascotte est surprenant, mais démontre aussi l'évolution qu'a suivi Ubuntu depuis les sept dernières années et la maturité qu'elle a acquise.
----------
Source : The Supercalifragilisticexpialidocious Scorpionfish. Not., MarkShuttleworth.com Les nouveautés
Nouvelles icônes
Certains icônes ont été redessinées. On retrouve donc le gestionnaire de mise à jours, le gestionnaire de fichiers et la Logithèque Ubuntu identifiés par de nouvelles images créée par Matthieu James. Le bouton Ubuntu, qui se trouve au sommet de la barre des lanceurs et affiche le tableau de bord, profite aussi d'une touche de nouveauté.Boîte de dialogue (éteindre, redémarrer, fermer la session)
Unity continue à affirmer son unicité en redessinant la boîte de dialogue pour éteindre l'ordinateur, le redémarrer, le mettre en veille, ainsi que pour fermer la session. Auparavant, elle traînait un style à la GNOME 2, se fondant plus mal dans Unity. La nouvelle boîte de dialogue emprunte l'apparence du tableau de bord, mais d'une couleur plus sombre. Les boutons sont cependant plus facile d'accès dû à leur taille !Nouveaux indicateurs
Deux nouveaux indicateurs ont fait leur apparition par défaut dans Unity. Un indicateur Bluetooth retravaillé propose une interface un peu plus simple pour activer ou désactiver la puce Bluetooth, à l'aide d'interrupteurs. Il rend aussi plus intuitif la manière de rendre visible ou non l'appareil à la découverte par les autres périphériques Bluetooth par l'utilisation, là encore, d'un interrupteur.
L'indicateur de synchronisation (Sync menu), qui avait été proposé dans les dépôts lors de la version 12.10, a été amélioré et est désormais inclus par défaut avec le nouvel Unity. Cet indicateur affiche l'état de synchronisation entre le système Ubuntu et les services de stockage dans le nuage. Actuellement, seul Ubuntu One est pris en charge par cet indicateur. D'autres services, tels DropBox et OwnCloud, pourraient être intégrés dans une future version d'Ubuntu.
Amélioration du tableau de bord
Comme pour le HUD, le moteur de recherche du tableau de bord (Dash) est maintenant plus permissif quant aux erreurs de frappe lors de la saisie d'un terme de recherche. Une faute de frappe n'est plus pénalisée, le moteur recherchant des termes semblables avec davantage de tolérance. Par exemple, une recherche avec le terme erroné "fierfxo" trouve tout de même le navigateur Web "Firefox".
De plus, la réactivité à été globalement amélioré. L'affichage initial du tableau de bord est plus rapide, et le passage d'une lentille à une autre est plus fluide.
La prévisualisation des éléments dans le tableau de bord a été améliorée avec de meilleures performances, mais également l'arrivée d'options selon le contexte. Ainsi, il est possible d'installer ou charger une application, écouter une musique, démarrer un film, visualiser ou partager un fichier, etc. à partir de la vue de prévisualisation
Amélioration de la barre des lanceurs
Plusieurs petites fonctionnalités ont fait leurs apparition pour la barre des lanceurs :- il est possible de voir la liste des fenêtres ouvertes pour une même application. Par exemple, lorsque plusieurs documents sont ouverts dans LibreOffice Writer, il suffit de faire un clic-droit sur le lanceur dans la barre pour afficher la liste ;
- lorsqu'une même application a plus d'une fenêtre ouverte, l'utilisation de la molette sur le lanceur les fait défiler. Placez le pointeur de votre souris sur le lanceur, puis faites rouler la molette pour passer d'une fenêtre à l'autre -- même celles qui sont minimisées ;
- les volumes amovibles (tels ceux des clés USB et des disques durs externes) affichent maintenant un fond coloré lorsqu'ils sont ouverts ;
- par défaut, les bureaux virtuels sont désactivés. Par conséquent, le bouton permettant de passer d'un bureau virtuel à un autre a été retiré. Cette option peut cependant être réactivée par l'outil "Apparence" dans le panneau des Paramètres système ;
- il est maintenant possible d'afficher un bouton pour faire passer le bureau au premier plan. Ce bouton est toutefois désactivé par défaut. Il s'active par l'outil "Apparence" dans le panneau des Paramètres système.
Les fonds d'écrans :
La version 13.04 d'Ubuntu est la première version à intégrer un fond d'écran par défaut en haute définition. De plus, comme à l'habitude, une nouvelle sélection de fonds d'écran faits par la communauté sont présents de base avec Ubuntu.Effets de maximisation
Si on prend une fenêtre non maximisée et qu'on la glisse sur le bord haut de l’écran, la fenêtre passe en plein écran ; si on la glisse sur le côté, elle se redimensionne pour occuper sur la moitié de l’écran. Oui, il n'y a rien de nouveau ici. Mais l'effet qui prévisualise la fonction a lui été changé : il représente maintenant la fenêtre qui s’étire. Si la capture d'écran ne rend pas justice pour illustrer ce changement, jetez un coup d'oeil à cette vidéo réalisée par le site anglophone OMG! Ubuntu!Les loupes par défauts
Plusieurs loupes ("scopes") ont été écrites et sont disponibles à travers des PPA. Les loupes sont des sources de recherche pour les lentilles du tableau de bord. Plus on dispose de loupes, plus les sources sont diversifiées -- et plus on a de résultats d'intérêt. Par exemple, la loupe Youtube sert à rechercher des vidéos dans Youtube pour les afficher dans les résultats de recherche du tableau de bord. Un nombre conséquent de loupes ont été écrits par David Callé, et la liste continue de s'agrandir. Parmi elles, on trouve des loupes pour IMDB, les marques-pages de Firefox et Chrome, une calculatrice, DeviantArt, Wikipedia, la météo, les webradios, Google News et Virtualbox. Si elles ne sont pas livrées par défaut avec une installation de base d'Ubuntu 13.04, le développeur nous rassure en signalant qu'un PPA est mis à disposition.Le gestionnaire de mises à jour
Le gestionnaire de mises à jour offre maintenant une liste simplifiée. Plutôt que d'afficher une longue liste de l'ensemble des paquets à mettre a jour sans réelle distinction, les paquets sont regroupés par applications. Il est ainsi plus facile de savoir quelles applications sont mises à jour. Si disponible, l’icône de l'application est également affichée.
La gestion des comptes en ligne
Les comptes en lignes permettent de définir pour l'ensemble des applications un compte commun. Par exemple, inscrire un compte Google dans l'outil des comptes en ligne permet à la photothèque Shotwell de se synchroniser avec Picasa, au tableau de bord d'effectuer des recherches dans Google Docs et au logiciel de messagerie instantanée Empathy de discuter avec des contacts de Google Talk. Auparavant, l'ajout d'un compte en ligne impliquait sa prise en charge automatique et inconditionnelle par tous les logiciels et services pouvant interagir avec celui-ci -- ce qui n'était pas forcement voulu par l'utilisateur. Avec Ubuntu 13.04, l'outil de gestion des comptes en ligne permet à l'utilisateur de facilement activer ou désactiver l'accès au compte par un logiciel ou service. De cette manière, par exemple, il pourrait toujours autoriser Empathy à accéder à sa liste de contacts Google Talk, tout en bloquant la synchronisation de Shotwell avec Picasa.
Les reports et suppressions
Comme lors des cycles de développement précédents, certains objectifs ont été reportés à plus tard, par manque de temps ou par l'immaturité d'une fonctionnalité. Entre autre :- une amélioration de la gestion de la vie privée, avec la possibilité de gérer finement les données envoyée ou non pour la recherches en ligne par le tableau de bord ;
- une extension des recherches en ligne avec plusieurs dizaines de nouvelles loupes -- elles sont disponibles individuellement dans un PPA ;
- la possibilité de réaliser des achats directement depuis le tableau de bord.
Télécharger Ubuntu 13.04
Avant toute chose, il est fortement conseillé de patienter un peu avant de passer à cette nouvelle version. Il reste en effet toujours quelques bugs lors des sorties, et il est préférable d'attendre pour ne pas essuyer les plâtres. Pour ceux qui souhaitent faire une installation complète, les images du disque d'installation, à graver sur un DVD ou à extraire dans une clé USB, sont disponibles sur la page officielle du téléchargement d'Ubuntu. Pour ceux qui préfèrent effectuer une mise à niveau depuis leur installation actuelle d'Ubuntu 12.10, surveillez les annonces de votre gestionnaire de mises à jour. Celui-ci vous indiquera qu'une nouvelle version est disponible et vous invitera à effectuer la migration. N'hésitez pas à donner vos retours dans les commentaires !Les annonces qui auront un impact futur...
Le cycle de développement de The Raring Ringtail a été ponctué par de nombreuses annonces parallèles qui, si elles n'ont pas nécessairement trouvé un nid dans Ubuntu 13.04, laissent percevoir néanmoins des futures influences.Lancement officiel d'Unity Next
Une des grandes nouveautés du début de l'année 2013 a sûrement été le lancement d'Unity Next, de pair avec la sortie des premières pré-versions d'Ubuntu Touch -- cette version d'Ubuntu prévue pour les plate-formes mobiles. Cette nouvelle version d'Unity, qui devrait devenir un environnement de bureau à part entière, va marquer une étape importante pour Ubuntu. Unity Next se caractérise par l'utilisation de la bibliothèque graphique Qt 5 et du langage QML afin de dessiner l'interface, en lieu et place de Nux. Les futures applications développées autour d'Unity Next semblent aussi davantage utiliser QML, délaissant la bibliothèque GTK. Un ensemble de lignes directrices ont été établies également pour encadrer le style et la structure des applications, dans le but de rendre l'ensemble des applications cohérentes pour les utilisateurs et faciliter le travail des développeurs. Un certain nombre d'applications de bases sont développées, afin d'initialiser ce mouvement et fournir des exemples. L'ensemble des API ont ou vont évoluer vers Unity Next : la gestion des notifications, la barre des lanceurs, le tableau de bord... Toutefois, tous ces changements restent pour l'instant uniquement disponibles sur la version Ubuntu Touch ; ils ne sont pas encore présents dans la version d'Ubuntu pour postes de travail. À terme, l'objectif est d'avoir un seul système d'exploitation sur tous types de machines, l’interface s'adaptant ensuite selon les dimensions des écrans et la présence ou non d'options tactiles.Évolution du cycle de maintenance
À partir de cette nouvelle Ubuntu 13.04, le cycle de maintenance des versions stables d'Ubuntu a été revu -- à la baisse. Les versions régulières d'Ubuntu ne seront désormais maintenues que durant neuf mois, plutôt que 18 mois, dans le but d'alléger la charge de travail de maintenance et de permettre aux développeurs de se concentrer sur les nouvelles versions. Cette annonce ne change toutefois pas le cycle de maintenance des versions LTS, qui demeure d'une durée de cinq ans. D'ailleurs, Canonical pressera désormais des DVD d'installation (liveDVD) que pour les versions LTS. Les communautés locales souhaitant obtenir des DVD officiels aux couleurs d'Ubuntu à offrir lors d'évènements ou les utilisateurs finaux désirant acheter un DVD officiel dans la boutique de Canonical n'en trouveront que pour les versions soutenues à long terme. Les versions régulières seront disponibles de manière officielle que de manière électronique, téléchargeables par Internet. Enfin, il a été voté au courant du mois de mars qu'une solution sera évaluée afin d'offrir aux développeurs et aux utilisateurs enthousiastes un moyen pour suivre constamment la version de développement d'Ubuntu, sans qu'il soit nécessaire d'effectuer de mise à niveau. Même s'il a été suggéré qu'un dépôt virtuel soit mis disposition, la méthode n'a pas encore été officiellement décidée. Après cette sortie d'Ubuntu 13.04, le développement d'Ubuntu se met en pause quelques jours. Il reprendra par la suite pour le prochain cycle, dont le nom de code est The Saucy Salamander -- la salamandre délurée !Zorin OS est un fork d’Ubuntu 12.04 LTS avec un look à la Windows 7 dont l’objectif principal est de convertir des Windowsiens à GNU/Linux en utilisant l’argument de la similitude des l’interfaces afin que les nouveaux venus trouvent rapidement leurs repères et ne soient pas déconcertés par un environnement trop différent de ce qu’ils connaissent comme pourraient l’être Unity, Gnome Shell et même Windows 8.
Pour me rendre compte de ce qu’était Zorin OS, j’ai téléchargé l’iso afin de me créer une clé USB bootable pour tester cette distribution en Live-USB. Effectivement, l’environnement est différent de ce que je connais mais même si je n’ai jamais utilisé Windows 7, j’ai rapidement trouvé mes repères.
Le navigateur internet installé par défaut est google chrome mais, comme sur Windows, le choix d’en utilise un autre est proposé.
En ce qui concerne la bureautique, comme pour Ubuntu, c’est la suite Libre Office qui est installée. Pour les images, on retrouvera shotwell pour la gestion des photos et Gimp pour les retouches. Pour modifier l’apparence, Ubuntu tweak et le gestionnaire de configuration Compiz Config sont eux aussi installés par défaut ainsi que Zorin look changer que je n’ai pu tester car fonctionnel que dans le cas d’une installation “en dur”.
Pour le son et la vidéo, on disposera de Rhythmbox, Totem, VLC et Openshot Video Editor. Enfin, puisque cet OS s’adresse à des “primo-accédants” arrivant de Windows, PlayOnLinux sera également installé d’origine.
J’ai trouvé l’expérience plutôt intéressante avec même en Live USB une fluidité et une légèreté d’utilisation comme le montre la vidéo ci-dessous. En revanche, je ne sais si le fait de ressembler à Windows ou non est réellement un plus pour inciter les utilisateurs à venir goûter au monde de GNU/Linux et ensuite à y rester. Quitte à changer de système, ne serait-il pas souhaitable de changer également ses habitudes ?
Si vous souhaitez essayer Zorin OS 6.2 Core, rendez-vous sur le site officiel et téléchargez l’image iso.
Amusez-vous bien.
J'en avais parlé dans mon précédent article, j'ai un projet que je suis en train de concrétiser : externaliser les sauvegardes de mon serveur personnel. Pour cela, j'ai choisi d'utiliser un disque dur externe que je vais brancher sur un Raspberry Pi chez mes beaux-parents. Je ferai un(des) article(s) pour expliquer tout ce mécanisme. Pour l'instant (en attendant de recevoir ma commande de Raspberry Pi), j'ai commencé par chiffrer mon disque dur externe (que je brancherai ensuite sur le Raspberry Pi). Voici comment j'ai fait :

Introduction
Comme je l'avais dit dans mon article précédent, je suis un vrai débutant en matière de chiffrement de données. C'est un domaine dans lequel je souhaitais progresser depuis assez longtemps. C'est désormais chose faite. Bon, je suis loin de tout savoir mais j'ai quand même appris quelques techniques que je souhaitais partager avec vous. Si vous êtes complètement débutant dans le domaine, cet article est fait pour vous.
Un volume / un contenaire
Truecrypt est le logiciel qui va nous permettre de chiffrer nos données. Il permet de chiffrer des données de deux manières différentes :
- soit créer un contenaire, c'est à dire une sorte de répertoire chiffré. Ce répertoire a une taille fixe et est représenté sous la forme d'un seul fichier. Si je décide d'avoir un volume de 5Go, Truecrypt va créer un gros fichier de 5Go dans lequel seront stockées nos données chiffrées ;
- soit chiffrer l'intégralité d'un disque dur ou d'une clé USB. C'est ce que je vais mettre en place ici.
Cet article liste les avantages et les inconvénients de chaque méthode.
GUI / CLI
Il y a deux façons d'utiliser Truecrypt : en ligne de commandes ou via une interface graphique. Sachez que vous pouvez chiffrer votre disque dur sur une machine et l'utiliser sur une autre. L'essentiel étant de posséder le logiciel Truecrypt (qui est multi-plateforme) sur chaque machine où vous voulez chiffrer/déchiffrer vos données. Pour cette raison, j'ai "initialisé" (chiffré) mon disque dur sur mon poste de travail (sous Ubuntu), en utilisant l'interface graphique (c'est cette méthode que je vais illustrer ici). J'utiliserai la ligne de commande sur mon Raspberry Pi afin de monter mon disque dur et y copier mes données (ce qui fera l'objet d'un autre article).
Installation de Truecrypt
Pour installer Truecrypt sur une machine GNU/Linux, vous devez télécharger l'archive sur la page de téléchargement du site officiel. J'ai choisi le package Standard pour mon poste de travail (pour bénéficier du GUI). Une fois téléchargé, vous devez extraire puis exécuter l'installeur grâce à ces commandes :
tar zxf truecrypt-7.1a-linux-x86.tar.gz
./truecrypt-7.1a-setup-x86
Dans la fenêtre qui apparaît, cliquez sur Install Truecrypt et acceptez les conditions d'utilisation. Une fenêtre vous indiquera ensuite comment désinstaller Truecrypt si besoin. Validez, entrez votre mot de passe de session et c'est terminé.
Chiffrer le disque dur
Nous allons désormais chiffrer notre disque dur. Pour cela, commencez par brancher, sur votre ordinateur, le périphérique que vous souhaitez chiffrer. Lancez ensuite Truecrypt. Vous arrivez sur cette fenêtre :
Cliquez sur Create Volume puis choisissez Create a volume within a partition/drive (c'est ici que vous pourriez choisir de créer un contenaire plutôt que de chiffrer un disque entier) :
Vous devez ensuite choisir entre un chiffrage standard ou un chiffrage caché. Le chiffrage caché permet, au cas où vous soyez obligé de donner votre mot de passe, de n'afficher qu'une partie du contenu, l'agresseur ne pouvant pas savoir qu'il y a encore une autre partie. Moi je choisi le chiffrage standard, je vous conseille de faire de même, sauf cas exceptionnel :) :
La fenêtre suivante va vous servir à choisir le disque à chiffrer. Vous pouvez le sélectionner en cliquant sur Select Device. Si votre périphérique comporte une (ou des) partition(s), vous devez choisir une partition à chiffrer. Si le périphérique ne comporte aucune partition, vous pouvez choisir le périphérique entier. Dans mon cas, j'ai une partition sur mon disque dur (/dev/sdb1), je choisi donc de chiffrer celle-ci :
Cliquez ensuite sur Next et entrez votre mot de passe de session. Après un avertissement concernant la perte des données existantes sur votre disque, vous allez pouvoir choisir la méthode de chiffrement de votre périphérique. J'ai vu ici et là que le plus utilisé était le AES avec le hash SHA. C'est ce que je vais choisir :
Vient ensuite le moment de choisir le mot de passe de votre volume. Ce mot de passe sera nécessaire pour l'ouvrir et y copier vos données. Truecrypt recommande de choisir un mot de passe avec au moins 20 caractères. Il y a également la possibilité d'ajouter un keyfile. Il s'agit d'un fichier (peut importe lequel, un txt, mp3, etc.) qui servira de clé supplémentaire à votre volume. Cela signifie que si vous perdez ce fichier (et/ou votre mot de passe), vous ne pourrez plus ouvrir votre volume. Vous pouvez choisir d'utiliser un mot de passe et/ou un keyfile. Dans mon cas, je n'utiliserai qu'un mot de passe :
Ensuite, il reste à choisir le système de fichiers de votre volume (vous avez le choix entre FAT et ext[2|3|4]). Par sécurité, ne sélectionnez pas Quickformat (sinon l'intégralité de votre volume ne sera pas chiffré) :
Choisissez si vous souhaitez monter ce volume uniquement sur un système Linux ou bien également sur d'autres plateformes :

La clé de cryptage est ensuite générée, vous pouvez "aider le processus" en déplaçant votre curseur sur la fenêtre. Plus longtemps vous le faites, mieux c'est. Au bout d'un certain temps quand en avez marre, cliquez sur Format :
Votre volume est en train d'être formaté/chiffré. Vous pouvez suivre l'évolution de l'opération grâce à la barre de progression :
Une fois la barre remplie, c'est fait, votre volume est chiffré :

Conclusion
Cet article s'arrête là, un prochain sera consacré au montage de ce disque dur (en ligne de commandes) sur mon serveur. Ceci dit, pour ne pas vous laisser comme ça, je vous explique rapidement comment se servir de ce disque sur votre poste de travail (avec l'interface graphique).
Désormais, quand vous branchez votre disque chiffré, il n'est plus monté automatiquement par votre OS. Vous devez lancer Truecrypt puis choisir un point de montage dans la liste (64 slots sont disponibles). Cliquez ensuite sur Select Device et choisissez votre disque. Cliquez sur Mount puis renseignez votre mot de passe et/ou votre keyfile (puis votre mot de passe de session). Le volume sera monté dans le répertoire /media/truecryptN (N étant le numéro du slot choisi au dessus).
J'espère que cet article vous a plu. Comme d'habitude, si vous avez des questions ou des remarques, n'hésitez pas :)
Nous avons tous un paquet favori. Qu’il s’agisse de jouer de l’orgue, étudier des matrices creuses ou simplement retoucher des photos de famille, quelques paquets nous tiennent à cœur. On lui met une bonne note dans la Logithèque, on signale des bogues, on demande de nouvelles fonctionnalités…
Aujourd’hui, nous vous permettons de montrer votre amour à votre application préférée en traduisant sa description dans la logithèque grâce à NightMonkey, notre puissant outil de traduction sélective de paquets.

Vous avez maintenant la possibilité de traduire les descriptions de paquets par popularité (par installations et par note dans la Logithèque Ubuntu), par mot-clé (le nom de votre paquet adoré, ou - en anglais - « games », « music », « GNOME », « KDE », « Ubuntu »…), par statut (traduit ou non traduit) et enfin par origine (main, multiverse, universe…).
Le travail est d’autant plus simple que grâce à nos nouvelles suggestions automatisées de traduction dont nous vous avions parlé dans un précédent billet, vous ne partez pas de zéro.
En fait, il semble qu'une partie non négligeable nécessite des modifications mineures ou pas de modifications du tout pour être validées, ce qui est une bonne nouvelle.

Nous avons donc besoin de vous tous afin que votre paquet préféré resplendisse de mille feux.
En résumé, Nightmonkey vous permet donc de contribuer de manière occasionnelle et ciblée sur vos paquets coup de cœur, mais permet aussi aux communautés autour de paquets ou de thèmes spécifiques (hello Kubuntu, Xubuntu et Lubuntu !) de traduire directement ce qu'ils veulent.
Dirigez-vous vers http://nightmonkey.ubuntu.hu/ pour tirer avantage de Nightmonkey tout en contribuant à Ubuntu.
NB : Si vous avez besoin d'aide sur l'utilisation de Launchpad Traductions, nous vous avons publié un billet à ce sujet. Le statut de traduction (« Traduit » ou non) est mis à jour quotidiennement à 08h00.
Bonjour à toutes et à tous !
L'équipe française du magazine Full Circle est très heureuse de pouvoir vous présenter, enfin, le numéro 68, celui de décembre 2012. Comme d'habitude, il est disponible sur notre page Lire ou télécharger les numéros ou, directement, en cliquant sur l'image ci-dessous.
Puisque ce grand numéro de 60 pages regorge d'articles de toutes sortes, vous y trouverez plein de choses qui vous intéresseront :
- Côté graphismes, la série sur Inkscape continue avec la Partie 8, alors qu'une toute nouvelle série, sur Blender, débute ;
- Parmi les tutoriels, il y en a un qui m'a un peu bluffée - Comment installer Ubuntu 12.10 sur un vieux Eee PC (vous avez bien lu !) ;
- Les séries sur Python et sur LibreOffice continuent avec, respectivement, les parties 39 et 21 ;
- Le Petit Nouveau nous indique la meilleure façon de trouver de l'aide quand vous ne savez plus quoi faire ;
- Dans le Labo Linux, Charles McColm présente le Phoronix Test Suite Basic, pour ceux que les benchmarks préoccupent ;
- Il y a une présentation du Raspberry Pi (Qu'est-ce que...) et une argumentation qui vous convaincra de payer pour des produits libres de DRM (Mon opinion) ;
- La critique littéraire parle d'une BD qui peut - ou non (vous verrez) - aider les enfants à programmer en Super Scratch ;
- Enfin, Richard Philip Witt commence une série d'articles dans lesquels il partagera ses expériences au fur et à mesure qu'il essaie de devenir Certifié Ubuntu.
Bref ! Je ne peux pas tout dire et vous laisse à présent découvrir le numéro en fonction de vos propres centres d'intérêt.
Bonne lecture et un heureux printemps !
À la prochaine...
Toute l'équipe du FCM-fr dont Bab, relecteur et scribeur de son état, ainsi qu' Ekel, frangi, fredphil91, Gsxfred, lowje, Shinichi, et moi-même, AuntieE, traducteurs et/ou relecteurs
Spécifications techniques:
Voici les caractéristiques retenues pour la machine de base, sans personnalisation, à 599$ :- Processeur: Intel Core i3-3220 @ 3.3 Ghz (double coeur)
- Puce graphique: nVidia GeForce GTX 645, 1 Go GDDR5
- Mémoire vive: 6 Go DDR3 bi-canal @ 1600 Mhz
- Stockage: disque dur de 1 To @ 7200 tours par minute
- Graveur DVD double couche, carte WiFi intégrée Dell Wireless 1506 compatible 802.11gn... Plus d'informations sur le site d'Alienware.
Une annonce réjouissante
Il s'agit d'une nouvelle fort intéressante pour les amateurs de jeux vidéo, qui ont plus souvent qu'à l'habitude constaté que leur plateforme favorite était délaissée. Dans sa page promotionnelle, Dell fait la belle place à Steam for Linux. Elle mentionne que déjà plus de 25 grands titres, dont Team Forteress 2 et Serious Sam 3, sont proposés par le magasin virtuel de Valve et que la collection ne cesse de s'enrichir rapidement. Aucun doute que Dell, pour cette offre, mise sur le succès de Steam for Linux et d'autres initiatives populaires, comme The Humble Indie Bundle.
Pour les consommateurs, l'annonce est aussi intéressante. En effet, il s'agit d'une offre entièrement fonctionnelle, "plug-n-play", qui s'adresse davantage à ces utilisateurs ayant moins le temps et l'envie de monter soi-même sa machine, à évaluer chaque composante. Acheter un ordinateur chez Dell donne accès à la garantie et l'assistance technique fournies par le vendeur, ce qu'il est difficile d'obtenir chez les autres grandes marques qui ne proposent pas d'ordinateur avec Ubuntu. De plus, la version d'Ubuntu telle qu'installée par Dell inclut les pilotes nVidia, de sorte que les possibilités de problèmes liés à l'affichage sont encore plus limités. Enfin, Dell travaille conjointement avec nVidia de manière à fournir des pilotes sans cesse à jour et compatibles avec l'Alienware X51.
Pour l'instant proposée uniquement aux États-Unis, Dell devrait prochainement élargir l'offre à d'autres pays, notamment la France.
----------
Source : OMG! Ubuntu!, Geek.com et Direct2Dell Les 1er et 2 juin 2013, soit cinq semaines après la sortie de la version 13.04 d’Ubuntu (prévue le 27 avril), la Cité des sciences de Paris accueillera une nouvelle fois l’Ubuntu Party qu’organise la communauté Ubuntu-fr. Ce sera la seizième à Paris depuis 2006.

Une équipe de bénévoles
Comme à chaque édition, un grand appel sera lancé au sein de la communauté des contributeurs et utilisateurs d’Ubuntu pour venir en force à la Cité des sciences accueillir et aider le grand public qui est toujours au rendez-vous.
Toute l’équipe organisatrice est bénévole et provient du site Ubuntu-fr.org.

Découvrir Ubuntu et repartir avec !
A travers de nombreuses démonstrations et des postes en libre accès sous Ubuntu, les visiteurs peuvent se faire une idée de la puissance des logiciels libres, des nouveautés d’Ubuntu et de sa facilité d’usage.
Les visiteurs convaincus repartirons avec un CD, une clé USB d’installation ou bien directement leur propre ordinateur fraîchement installé sous Ubuntu avec l’assistance de gentils bénévoles !

Un programme d’ateliers et de conférences, toujours renouvelé
Les sujets des conférences et ateliers de cette édition des 1er et 2 juin seront publiés sur ubuntu-paris.org dans les semaines qui viennent. Bien entendu, le Logiciel Libre est toujours à l’honneur. Des sujets d’actualité ne manqueront pas de s’inviter au programme.
Des ateliers pour tout public seront proposés pour aller plus loin dans ses connaissances sous Ubuntu et les logiciels libres.
Rendez-vous donc les 1er et 2 juin 2013, au Carrefour numérique de la Cité des sciences et de l’industrie, Porte de la Villette à Paris. (voir plan)
L’entrée est libre !
Après le changement de disque dur de mon PC portable, j'ai réinstallé Ubuntu 12.10 The Quantal Quetzal. Bien que plutôt agréablement surpris par Unity, celui-ci ne correspond pas à mon usage. En effet, depuis quelques années j'utilise un environnement graphique basé sur Openbox principalement pour ses performances et le fait de pouvoir presque tout faire avec des raccourcis claviers.
Un problème courant avec ce type d'environnement est l'intégration d'applications venant de GNOME ou KDE qui se retrouvent souvent avec le thème par défaut ou des styles complètement différents. Quelques lignes de configuration suffisent à obtenir un ensemble cohérent pour les applications Gtk2, Gtk3 et Qt4.
Pour Gtk2, le fichier ~/.gtkrc-2.0 permet de configurer le thème à
utiliser. L'application gtk-theme-switch2 disponible dans le paquet
gtk-theme-switch permet
de générer une version de base. Le fichier généré inclut le fichier
~/.gtkrc-2.0.mine dans lequel il est possible faire des
ajustements
par rapport au thème. Le mien est disponible sur
Github.
Pour Gtk3, le fichier ~/.config/gtk-3.0/settings.ini permet de
régler le thème à utiliser et divers
paramètres.
Là encore, mon fichier de configuration est disponible sur
Github.
Enfin pour Qt4, le fichier de configuration est
~/.config/Trolltech.conf mais celui-ci assez compliqué... Le plus
simple est d'installer le paquet
qt4-qtconfig qui fournit
l'application qtconfig-qt4. Celle-ci permet notamment de choisir Gtk+ comme
style d'interface graphique. Les applications Qt prennent alors le même style
que les applications Gtk.
Au final, le thème utilisé par les applications écrites avec différents toolkits est cohérent, par exemple entre Firefox (Gtk2), nautilus (Gtk3) et Virtualbox (Qt4), les différences sont minimes :
















