Planet

Avec l'arrivée de Ubuntu 9.10, je me suis aperçu d'un bug sur Eclipse. Ayant fait une installation manuelle (je ne suis pas passé par le paquet disponible dans les dépôts), je ne sais pas si ce problème apparaît seulement pour les personnes ayant effectué la même installation que moi ou s'il est commun à tous.

Voilà le problème, parfois les boutons (OK, Annuler, etc) ne fonctionnent pas toujours, alors que leurs raccourcis clavier, eux, fonctionnent correctement. Ce bug n'est pas vraiment bloquant, en revanche, à la longue, il est très agaçant. Pour le corriger, il suffit de lancer Eclipse par le biais d'un petit script shell.

Pour cela, on édite / crée le fichier /usr/local/bin/eclipse pour y mettre le code suivant.
#!/bin/sh
export ECLIPSE_HOME="/opt/eclipse"
export GDK_NATIVE_WINDOWS=1
$ECLIPSE_HOME/eclipse $*


C'est la troisième ligne de ce script qui va résoudre le bug. D'ailleurs ce dernier va être résolu avec la version 3.6. Il est dû au fait qu'à partir de GTK 2.18, le comportement des fenêtres GDK et GTK a été revu. N'oubliez pas de modifier la variable ECLIPSE_HOME pour qu'elle pointe sur votre installation de Eclipse.

Pour mon premier post sur ma nouvelle plateforme de blog (cf. blog.touret.info ), voici un rapport d'installation d' Ubuntu Jaunty 9.10 sur le netbook ASUS EEEPC 1000H img_78131_asus-eee-pc-1000h.jpg

Tout d'abord, j'avais ma femme disposait de ce netbook depuis le mois de mai, mais vu les problèmes de connexion WPA récurrents, je préférai attendre la version 9.10.

Me voici donc revenu et prêt à installer la version UNR.

Et bien franchement, ce n'est même pas drôle. Tout fonctionne 'out of the box'. Il suffit de le vérifier avec l'image montée sur une clé USB pour être bluffé.

Pour la forme, je met un léger rapport de compatibilité qui viendra, j'espère compléter celui de la documentation officielle.

ComposantStatut Commentaires CPUOK RésolutionOK Carte vidéoOK HibernationOK ACPIOK Mise en veille prolongéeOK Disque durOK Combo graveurOK Carte EthernetOK WIFIOK USBOK Carte audioOK BluetoothNOK Ports VGAA tester Touches spécialesOK WebcamOK
Linux On Laptops

On est geek ou on l'est pas. Moi pareil, des fois je suis un bon gros geek, parfois non.

Bon ben là, je pense que je penche plus du côté geek que du côté de la population qui a un cerveau sain.

Je ne peux pas vivre sans musique. Mon autoradio a un port USB pour que j'y mette ma clef USB de 8Go avec mes mp3 choisis consciencieusement. J'ai constamment de la musique dans les oreilles au boulot. Idem à la maison où je peux également pianoter sur mon clavier ou grattouiller la guitare électrique de ma chère et tendre. Parfois je crée de la musique aussi... mais c'est une autre histoire.

Depuis que j'ai quitté KDE (depuis Ubuntu 8.10) et l'arrivée d'Amarok 2, je n'ai jamais trouvé de lecteur audio qui me convenait. J'en ai essayés pourtant. J'ai finalement choisi Exaile que je pensais prometteur (qui l'est peut-être toujours, mais le développement est trop lent à mon goût).

Je viens de tester MPD et je l'ai adopté.

MPD ? C'est quoi ça ?

MPD (Music Player Daemon) est, comme son nom l'indique, un démon qui sert à jouer de la musique. Et ma foi, ça le fait très bien.

L'approche de MPD est particulière. Contrairement à tous les autres lecteurs, MPD est constitué d'au moins 2 logiciels: 1 serveur et au moins 1 client.

Le serveur s'occupe de gérer la bibliothèque de fichiers musicaux, les playlists, d'envoyer sur la sortie la musique jouée et de mettre à disposition une API qui permet à qui le veut de communiquer avec ce serveur.

Du coup, il existe tout un tas de clients plus ou moins complets, plus ou moins jolis, certains même sont en ligne de commande.

Ma configuration

J'ai réfléchi (oui, ça m'arrive) et je me suis posé la question suivante: qu'est-ce que j'attends de mon lecteur audio:

  • il doit lire ma musique (oui... c'est curieux, hein?), dans l'ordre ou aléatoirement,
  • il doit gérer les queues de plusieurs titres que je souhaite écouter à la file,
  • il doit me permettre de faire des recherches dans ma bibliothèque facilement,
  • il doit me permettre de faire play/pause/suivant/précédent grâce à des raccourcis clavier globaux, c'est à dire depuis n'importe quelle application sans avoir besoin d'utiliser ma souris et sans avoir besoin d'afficher mon lecteur audio à l'écran,
  • il doit utiliser les notifications du système pour m'avertir du titre écouté,
  • Il doit afficher mes fichiers musicaux comme je le désire, c'est à dire par le nom du fichier car j'ai déjà renommé mes fichiers comme je veux,
  • il doit envoyer les titres que j'écoute sur ma page last.fm.

En résumé, je n'ai pas besoin d'avoir une interface lourde. Le choix de MPD me parait pertinent. En avant l'installation.

Tout d'abord, installons le serveur:

sudo aptitude install mpd

Une fois installé, modifions le fichier de configuration (/etc/mpd.conf) afin qu'il trouve nos fichiers:

music_directory    "/media/data/audio" playlist_directory "/media/data/audio"

De plus, il faut configurer la sortie audio. Sur Ubuntu 9.10, commentez les lignes "audio_output" concernant ALSA et décommentez les lignes pour Pulse Audio pour avoir ceci:

#audio_output { #       type            "alsa" #       name            "My ALSA Device" #       device          "hw:0,0"        # optional #       format          "44100:16:2"    # optional #       mixer_device    "default"       # optional #       mixer_control   "PCM"           # optional #       mixer_index     "0"             # optional #} ... audio_output { type            "pulse" name            "My Pulse Output" #       server          "remote_server"         # optional #       sink            "remote_server_sink"    # optional }

Sauvegardez le fichier et relancez le serveur:

sudo /etc/init.d/mpd restart

Il faut également installer un petit logiciel qui permet de paramétrer Pulse Audio, puis le lancer:

sudo aptitude install paprefs paprefs

Puis, dans l'onglet "Network Server", cochez "Activez l'accès réseau aux périphériques de son locaux" et enfin "Don't require authentification".
Enfin, relancez pulse audio pour que ces paramètres soient pris en compte:

sudo /etc/init.d/pulseaudio restart

Maintenant, nous allons installer un client. C'est peut-être là que nos chemins se séparent. Une liste de clients MPD existe sur le wiki du logiciel.

Moi, je vais vous parler de ncmpcpp un client ncurses écrit C++ qui fait (presque) tout ce que je veux. La version des dépôts n'est pas franchement à jour, aussi, si vous savez ce que vous faites, vous pouvez configurer ce PPA qui propose la dernière version, sinon contentez-vous de la version (tout a fait fonctionnelle) des dépôts.

sudo aptitude install ncmpcpp

Une fois installé, vous pouvez lancer le client en tapant:

ncmpcpp

Pour commencer, il faut faire une mise à jour de la bibliothèque musicale de MPD en tapant sur la lettre U de votre clavier. "Database update started" s'affiche dans le coin inférieur gauche. Une fois la mise à jour terminée, vous verrez "Database update finished !" apparaitre au même endroit. La mise à jour de la bibliothèque dépend évidemment de la taille de celle-ci. Plus vous avez de fichiers musicaux, plus ça prendra de temps.

En appuyant sur F1, vous aurez la liste intégrale des raccourcis claviers de ncmpcpp.

Appuyez maintenant sur F3 pour parcourir votre bibliothèque. Vous pouvez naviguer avec les flèches et la touche entrée (pour rentrer dans un répertoire) et enfin ajouter le répertoire ou le fichier musical sélectionné, dans la playlist courante, en appuyant sur la barre espace.

Appuyez sur F2 pour revenir à la playlist courante. Vous pouvez trier les fichiers musicaux grâce à CTRL+V, écouter un titre en appuyant sur entrée, aller au suivant grâce à > et au précédent grâce à <.

Vous pouvez modifier quantité de paramètres de ncmpcpp en créant/modifiant le fichier de configuration ~/.ncmpcpp/config. Vous pouvez récupérer un fichier de config exemple depuis /usr/share/doc/ncmpcpp/config.gz:

cp /usr/share/doc/ncmpcpp/config.gz ~/.ncmpcpp/ gunzip ~/.ncmpcpp/config.gz

Voici, d'ailleurs, mon fichier de configuration (mes fichiers musicaux sont renommés exactement comme je le désire, je ne m'embête donc pas des tags pour l'affichage, mais vous pouvez configurer comme bon vous semble ou laisser la configuration par défaut):

mpd_music_dir = "/media/data/audio" mpd_crossfade_time = "0" song_list_format = "%f$R$3%l$9" song_status_format = "%f" song_library_format = "%f" song_window_title_format = "%f" song_columns_list_format = "(25)[cyan]{a} (40)[]{t} (30)[red]{b} (7f)[green]{l}" autocenter_mode = "yes" clock_display_seconds = "yes" display_bitrate = "yes"

Bien, maintenant que nous avons un lecteur audio, configurons nos raccourcis clavier en lançant les commandes suivantes:

gconftool -s /apps/metacity/keybinding_commands/command_1 -t string "ncmpcpp toggle" gconftool -s /apps/metacity/keybinding_commands/command_2 -t string "ncmpcpp next" gconftool -s /apps/metacity/keybinding_commands/command_3 -t string "ncmpcpp prev" gconftool -s /apps/metacity/keybinding_commands/command_4 -t string "gnome-terminal --maximize --hide-menubar --window -e ncmpcpp" gconftool -s /apps/metacity/global_keybindings/run_command_1 -t string "<Super>c" gconftool -s /apps/metacity/global_keybindings/run_command_2 -t string "<Super>b" gconftool -s /apps/metacity/global_keybindings/run_command_3 -t string "<Super>z" gconftool -s /apps/metacity/global_keybindings/run_command_4 -t string "<Super>p"

Vous pouvez maintenant faire play/pause avec Super+C, passer au titre suivant avec Super+B, au précédant avec Super+Z et afficher le lecteur dans un nouveau terminal grâce à Super+P. "Super", c'est la touche "windows", le drapeau entre Ctrl et Alt.

Installons maintenant de quoi envoyer nos écoutes à last.fm:

sudo aptitude install mpdscribble

Éditez le fichier /etc/mpdscribble.conf afin de mettre vos login/pass last.fm, puis éditez le fichier /etc/default/mpdscribble en mettant 1 à MPD_SYSTEMWIDE. Enfin, relancez le client:

sudo /etc/init.d/mpdscribble restart

Pour finir, nous allons faire afficher une notification à chaque modification de titre. J'ai créé 1 petit script qui va faire tout ça pour nous. Il y a également quelques dépendances à installer et le démarrage automatique à l'ouverture de la session à paramétrer:

sudo aptitude install python-mpd python-notify wget http://dl.mattlab.com/mpdnotify/mpdnotify.desktop -O ~/.config/autostart/mpdnotify.desktop sudo wget http://dl.mattlab.com/mpdnotify/mpdnotify -O /usr/bin/mpdnotify sudo chmod +x /usr/bin/mpdnotify mpdnotify &

Vous devriez voir apparaitre une belle notification du titre en cours :)

Pour plus d'informations, sur l'affichage des jaquettes par exemple, allez sur la page du projet.

Ce petit script permet également d'afficher une notification en lançant:

mpdnotify notify

Nous allons d'ailleurs nous en servir pour afficher une notification sur le raccourci Super+O en exécutant ces 2 lignes:

gconftool -s /apps/metacity/keybinding_commands/command_5 -t string "mpdnotify notify" gconftool -s /apps/metacity/global_keybindings/run_command_5 -t string "<Super>o"

Voilà, vous avez maintenant un lecteur audio léger mais pleinement fonctionnel... ou presque... en effet, MPD n'implémente pas un système de queue. Les développeurs ne souhaitent d'ailleurs pas l'implémenter car ils estiment que c'est très similaire aux playlists déjà implémentées.

Bonne écoute !

08 Novembre 2009 à 10:38

Le Google Trends Ubuntu 2009 via Taltan.Blog.Bkp

Ubuntu souffle cette année sa cinquième bougie, et on peut dire que le « bulle » Ubuntu n'a pas explosé. Mark Shuttleworth dans un entretien accordé au monde.fr dans le cadre de cet anniversaire, précise même que « Ubuntu croît de 100 % chaque année ». Un indicateur (parmi d'autres...) qui permet de matérialiser le « phénomène » Ubuntu est le test Google Trends (outils qui permet de comparer et analyser l’usage et le comportement des mots clés dans Google). En 2007 et 2008 je m'étais amusé à comparer les résultats Google Trends entre les cinq principales distributions Linux à mon sens (pas de troll ;) ), à savoir Ubuntu, Suse, Fedora, Debian et Mandriva. Et bien, rebelote cette année, et la tendance se confirme :

Google trend Ubuntu, Suse, Fedora, Debian et Mandriva le 25 juillet 2007 :

google_trends_ubuntu.png

Google trend Ubuntu, Suse, Fedora, Debian et Mandriva le 25 juillet 2008 :

googge_trend01.png

Google trend Ubuntu, Suse, Fedora, Debian et Mandriva le 8 novembre 2009 :

google_trend_2009-01.jpg

On peut noter un regain d'intérêt pour Ubuntu tous les six mois, logique, cela correspond au cycle de sortie des nouvelles versions. En comparant les mots clés mots clés Linux et Ubuntu, fait intéressant cette cette année, c'est que pour la première fois depuis la naissance d'Ubuntu, à l'occasion du pic induit par la sortie de Karmic Koala, la courbe « Ubuntu » dépasse la courbe « Linux » :

google_trend_2009-02.jpg

Sur les 30 derniers jours :

google_trend_2009-03.jpg

Certes, la courbe Ubuntu redescend en dessous juste après la sortie du Koala, mais le rapprochement des deux ces dernière années (frôlement déjà perceptible à l'occasion de la sortie d'Ibex) pourrait faire penser que pour le grand public, Linux = Ubuntu.

Alors, épiphénomène ou lame de fond ? Le débat reste ouvert... Prochain rdv, quand l'œil du Lynx s'ouvrira ;)

Update : Installation XMMS sur Ubuntu Karmic Koala 9.10

xmms.1.2.11-02.pngDepuis mon billet « Pour les nostalgiques de XMMS 1.XX sous Ubuntu Hardy Heron 8.04 » , les choses ont changé... La 8.04 signait en effet l'arrêt de mort du maintien de XMMS dans sa branche 1.XX par les développeurs d'Ubuntu. À l'époque il n'existait pas de paquet .deb spécifique, il fallait en passer par la compilation de sources. Depuis, trois version d'Ubuntu se sont succédés, Ubuntu Intrepid Ibex 8.10, Ubuntu Jaunty Jackalope 9.04et Ubuntu Karmic Koala 9.10 mais surtout knuta maintient des paquets pour chaque distribution d'Ubuntu à partir du héron robuste et propose des dépôts, ce qui simplifie grandement la tache pour les nostalgiques de XMMS dont je fais partie.

Alors certes, XMMS est un peu vieillot (les menus ne sont pas très hypes à cause de GTK+), mais il reste mon player MP3 par défaut depuis toujours, car (pas de troll svp ;) ce n'est que mon avis...) trés réactif, light, winamp like, bonne qualité de rendu sonore, égaliseur performant, simple à utiliser... XMMS reste un lecteur brut de décoffrage et performant dont l'objectif est de « lire des fichiers audio sans fioriture» et non de n'est pas de gérer de manière avancée une bibliothèque musicale comme savent le faire plein d'autre softs (un petit aperçu non exhaustif de tout ce qui se fait en la matière, par ici)

attention.png Avertissement : XMMS n'est pas (plus) une application présente nativement dans les dépôts Ubuntu, ne déroulez la procédure suivante que si vous savez manier les commandes en ligne. Ajouter des dépôts externes comporte toujours un risque. Pour info : Les dépendances requises pour l'installation sont toutes présentes dans les dépôts « officiels » Ubuntu

Installation sur Ubuntu Karmic Koala 9.10

Éditez le fichier /etc/apt/sources.list en mode administrateur pour y rajouter les dépôts suivants (plus d'infos sur la modification des sources de mises à jour) :

deb http://www.pvv.ntnu.no/~knuta/xmms/karmic ./ deb-src http://www.pvv.ntnu.no/~knuta/xmms/karmic ./

Puis, taper les commande suivantes :

sudo apt-get update sudo apt-get install xmms

Installation sur Ubuntu Jaunty Jackalope 9.04

Éditez le fichier /etc/apt/sources.list en mode administrateur pour y rajouter les dépôts suivants (plus d'infos sur la modification des sources de mises à jour) :

deb http://www.pvv.ntnu.no/~knuta/xmms/jaunty ./ deb-src http://www.pvv.ntnu.no/~knuta/xmms/jaunty ./

Puis, taper les commande suivantes :

sudo apt-get update sudo apt-get install xmms

Installation sur Ubuntu Intrepid Ibex 8.10

Éditez le fichier /etc/apt/sources.list en mode administrateur pour y rajouter les dépôts suivants (plus d'infos sur la modification des sources de mises à jour) :

deb http://www.pvv.ntnu.no/~knuta/xmms/intrepid ./ deb-src http://www.pvv.ntnu.no/~knuta/xmms/intrepid ./

Puis, taper les commande suivantes :

sudo apt-get update sudo apt-get install xmms

Installation sur Ubuntu Hardy Heron 8.04

Éditez le fichier /etc/apt/sources.list en mode administrateur pour y rajouter les dépôts suivants (plus d'infos sur la modification des sources de mises à jour) :

deb http://www.pvv.ntnu.no/~knuta/xmms/hardy ./ deb-src http://www.pvv.ntnu.no/~knuta/xmms/hardy ./

Puis, taper les commande suivantes :

sudo apt-get update sudo apt-get install xmms

Méthode alternative, la compilation à partir des sources

Pour les amateurs, ci dessous la marche à suivre (pour toutes versions d'Ubuntu) :

Installation des dépendances et du nécessaire de compilation (merci bishop ;) ) :

sudo apt-get install linux-headers-`uname -r` build-essential libasound2-dev libc6-dev libaudiofile-dev libaudiofile0 libesd0-dev libesd-alsa0 libgl1-mesa-dev libgl1-mesa-glx libgl1-mesa-dri libglib1.2-dev libgtk1.2-dev libice-dev libmikmod2-dev libogg0 libogg-dev libsm-dev libsm6 libvorbis0a libvorbis-dev libvorbisfile3 libx11-dev libx11-6 libxi-dev libxi6 libxxf86vm-dev libxxf86vm1 zlib1g-dev

Téléchargement des sources et compilation :

wget http://xmms.org/files/1.2.x/xmms-1.2.11.tar.gz tar -xvzf xmms-1.2.11.tar.gz cd xmms-1.2.11 ./configure --prefix=/usr make sudo make install

Goodies

Installation du plugin FLAC

Plus d'info sur le format d'encodage FLAC

Installation du nécessaire pour la compilation et pour les dépendances

sudo apt-get build-dep flac

Création du dossier de travail

mkdir ~/build cd ~/build

Installation des sources

apt-get source flac

Compiltaion

cd flac-1.2.1 ./configure make

Ensuite il suffit de copier le plugin au bon endroit

cp src/plugin_xmms/.libs/libxmms-flac.so ~/.xmms/Plugins cd .. rm -rf ~/build

Sources : http://blog.sartek.net/2008/04/install-xmms-on-ubuntu-804-hardy-heron.html

Téléchargement et installation de tous les skins

Les skins ne sont plus disponibles sur le site de XMMS (si quelqu'un les retrouve...), pour en avoir un aperçu en une seule page, c'est par ici : http://taltan2.free.fr/dl/ubuntu/xmms_all_skin.html

wget http://taltan2.free.fr/dl/ubuntu/xmms-all_skin.tar.gz tar -xvzf xmms-all_skin.tar.gz -C ~/.xmms/Skins

Téléchargement et installation des présélections WINAMP pour l'égaliser

wget http://taltan2.free.fr/dl/ubuntu/xmms-winamp_presets.gz gunzip -c xmms-winamp_presets.gz > ~/.xmms/eq.preset

Création du lanceur XMMS dans le menu Audio et vidéo de Gnome

cd ~/.local/share/applications wget http://taltan2.free.fr/dl/ubuntu/XMMS.desktop

xmms-icons.pngConcernant l'icône, par défaut en suivant cette méthode il s'agit de l'icône Gnome, vous pourrez aisément le changer en téléchargeant la panoplie d'icônes disponibles : http://taltan2.free.fr/dl/ubuntu/xmms-icons.tar.bz2

Play avec XMMS via les nautilus-scripts

Pour plus d'info sur les nautilus-scripts : http://www.taltan.fr/post/2006/06/07/14-les-nautilus-scripts

Pour Jouer dans XMMS tous le fichiers audio du dossier (et sous dossier) sélectionné à partir d'un click droit de la souris

#play_XMMS.sh
#!/bin/bash
xmms "$1"*

Liens

02 Novembre 2009 à 17:41

Installer Cisco Packet Tracer 5.0 sur Ubuntu via Capof

Ce billet concerne les gens qui font une formation CCNA/CCNP, et qui veulent faire de la simulation sans passer par Windows.

Packet Tracer 5.0 est la version la plus récente de Cisco Networking Academy, il permit à son utilisateur de faire de la simulation et la visualisation des maquettes réseaux (Plus d’informations ICI).

Pour l’installer vous pouvez suivre deux méthodes, la première consiste à télécharger la source (BIN) pour Ubuntu à partir de votre compte, alors que pour la deuxième on va utiliser Wine pour l’installation.

Méthode 1 :

  • Télécharger la source + tutoriel Ubuntu ICI.
  • Rendre le fichier exécutable avec la commande :

chmod +x PacketTracer5_i386_installer-deb.bin

  • Accepter la license (Non libre malheureusement :S)
  • Packet Tracer est maintenant installer et disponible dans le menu : Applications > Internet > Packet Tracer

Méthode 2 :

  • Télécharger le fichier d’installation Windows ICI.
  • Lancer l’installation avec Wine :

wine /chemin/vers/PacketTracer5_setup.exe

  • Procéder à l’installation comme si vous le faites sur Windows

Les erreurs comme :

fixme:reg:GetNativeSystemInfo (0x34fea0) using GetSystemInfo()
fixme:process:IsWow64Process (0xffffffff 0x34fe9c) stub!
fixme:advapi:CheckTokenMembership ((nil) 0×170240 0x34fe1c) stub!
err:richedit:ReadStyleSheet ReadStyleSheet: skipping optional destination

Sont tout a fait normal, vu que vous procéder à l’installation avec Wine.

  • Une fois l’installation terminé, lancer Packet Tracer avec la commande :

wine ~/.wine/drive_c/Program\ Files/Packet\ Tracer\ 5.0/bin/PacketTracer5.exe

La seule remarque entre les deux méthodes, c’est que le résultat au niveau de l’affichage de la console avec Wine est beaucoup plus meilleur est claire.

3e et dernière partie de ce panorama, consacrée aux spécificités d’Ubuntu, comme le thème ou les programmes développés spécialement pour Ubuntu.

Thème Humanity

karmic_defaulthumanity

C’est le nouveau thème d’Ubuntu. L’ancien thème Human est toujours présent dans les dépôts pour les nostalgiques. Il est difficile de juger un thème, il y aura toujours autant d’avis que d’utilisateurs. Pour ma part, je le trouve plutôt réussi. Ce thème fait moins sérieux, moins austère que Human. Un peu plus fantaisiste à mon goût.

Un reproche quand même, les auteurs ont choisi volontairement d’exclure les icônes spécifiques aux applications, pour privilégier les icônes génériques définis par les standards Freedesktop.org. L’esprit est louable, sauf que pour être cohérant il aurait fallu corriger les applications qui n’utilisent pas ces icônes, ou au moins les plus utilisées. C’est pour cela que Empathy ou Pidgin ont des icônes standards dans la barre de notifications, ce qui fait tâche à coté des icônes gris du son ou du réseau.

Ubuntu Software Center et la non-utilisation de PackageKit

Capture-Logithèque Ubuntu

Le Software Center (ou Logithèque en français) est peut-être la nouveauté qui a été la plus commentée/critiquée pendant le développement. Son ancien nom (Ubuntu Software Store) a fait beaucoup de vagues, car beaucoup le voyait déjà comme un App Store, avec plein de logiciels payants et propriétaires. C’était aussi une autre critique, mélanger logiciels propriétaires et libres dans un seul endroit.

Mais c’est beaucoup de buzz pour pas grand chose, car le principe du Software Center existe déjà depuis des années sur Ubuntu. Il s’appelle gnome-app-install, aussi connu comme le menu « Ajouter / supprimer » avec le fameux mélange de logiciels propriétaires et libres.. Donc sur ce point c’est un faux débat.

Pour ceux qui doutent de l’intérêt d’un tel logiciel pour installer des programmes, venez avec moi aux Install Party voir la têtes des gens « normaux » quand ils se retrouvent devant Synaptic … Je suis un fan depuis toujours de ce concept, car c’est quelque chose que Windows n’a pas, et qui est vraiment pratique pour les nouveaux utilisateurs. Quant a la réalisation, le logiciel est encore très jeune mais parfaitement utilisable. On regrettera que la colonne popularité ne soit plus présente. Cela permet un tri dans les nombreuses applications des dépôts.

Le vrai problème à mon sens de ce Software Center est sous le capot. Car il utilise un système appelé aptdaemon, qui n’est ni plus ni moins qu’une copie du concept de PackageKit pour système utilisant les .deb : le même concept, une implémentation complètement différente, pas toutes les fonctionnalités … Cela réponds à la question « Pourquoi pas de PackageKit intégré par défaut sur Ubuntu 9.10 ? ». Et ce n’est pas vraiment à l’ordre du jour pour le futur, je doute que les développeurs reviennent sur ce choix pour la prochaine version d’Ubuntu, qui sera une LTS. Il y a même plus de chances qu’il débarque sur Debian avant Ubuntu, un développeur ayant commencé à corriger les problèmes ne permettant pas d’utiliser pleinement PackageKit sur un système .deb.

Ubuntu One

Ubuntu One est un service de stockage de fichiers sur Internet, comme DropBox par exemple. Avec le client installé par défaut sur Ubuntu 9.10, vous pouvez synchroniser des documents, des photos, vos notes Tomboy, vos contacts etc … sur plusieurs ordinateurs. Plusieurs tutoriels sont disponibles. Bref un bon moyen pour partager des fichiers si vous avez plusieurs machines sous Ubuntu.

Le service est gratuit jusqu’à 2 Go, et payant si vous avez besoin de plus de place.

C’est une tentative pour Canonical de faire un peu d’argent, même si je ne pense pas que le nombre de personnes qui vont payer pour ce service va compenser ceux qui resterons sur le programme gratuit. Et ne pensez pas que vous pourrez vous amuser à monter un serveur Ubuntu One pour ne pas avoir à payer ce service, la partie serveur est sous licence propriétaire (le client installé étant lui libre).

On peut regretter que ce service ne soit disponible que sur Ubuntu, un portage vers Debian ne semble pas, en théorie, si problématique. On regrettera également la non possibilité de rendre public certains répertoires, ce qui permettrait de le transformer en outil de partage rapide.

L’applet indicateur

indicator_applet2

Avez vous remarquez l’enveloppe près de l’heure, en haut à droite ? C’est un applet spécialement développé par une équipe de Canonical pour réunir toutes les notifications issues des programmes de communication, comme les mails reçus, les « ping » sur IRC, les réponses sur Twitter etc … Pas de grande révolution par rapport à la version 9.04, le principe reste le même, mais il est maintenant affiché par défaut sur le panneau du haut. On notera que l’applet affiche maintenant tous les programmes qui sont enregistrés comme utilisant l’applet, alors qu’ils ne sont pas lancés.

Notify-OSD

Introduit dans Ubuntu 9.04, Notify-OSD est l’application qui gère les jolies notifications en haut à droite de votre écran. Pour Ubuntu 9.10, ces notifications ont reçues pas mal d’évolutions et de corrections. Par exemple, les images ne sont plus floues. Quand on approche la souris de la notification, celle-ci se brouille de plus en plus pour devenir presque transparente quand la souris est dessus. L’effet est des plus sympathiques. Si du côté technique, je suis plutôt content du résultat, plusieurs choix « politiques » qui ont été faits sont beaucoup plus discutables.

Je ne rentrerai pas dans le détail des spécifications de ces notifications (qui en elles-même sont une source non négligeable de critiques). Mais je vais revenir sur 2 choix :

  • Configuration au minimum

Vous avez dû constater qu’il était quasiment impossible de configurer ces notifications. C’est un choix délibéré, pour que tout le monde est la même configuration, plus facile à tester et à corriger. Ajouter des options engendrerait beaucoup trop de bugs et alourdirait le programme. Pour en savoir plus, vous pouvez lire ce mail du fondateur d’Ubuntu et de Canonical qui explique pourquoi la personnalisation, c’est mal. Dommage, car quand on regarde dans les entrailles de Notify-OSD, il a tout ce qui faut pour être paramétrable.

  • Choix politique d’affichage des notifications

Il a été fait le choix d’afficher les notifications d’une certaine manière avec différentes politiques pour les différentes notifications (asynchrones ou synchrones etc …). Quelque chose de plutôt complexe, sûrement mûrement réfléchit. Sauf que ce choix engendre un bug énervant, et facile à reproduire : lancez Ubuntu, lancez le lecteur de musique, lancez la musique, minimisez le, et passez à la chanson suivant avec l’icône de notification et … tiens pourquoi la notification n’est pas tout en haut ?

notify-en-basEt bien ce n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité. C’est pour laisser la place à une notification comme le changement du son … Le pire, c’est que quand vous faites remarquer qu’il y a un problème, on vous réponds que changer ce comportement équivaut à changer la politique générale des notifications, déjà décidée de façon très complexe etc … bref une question politique… Heureusement, le programme est suffisamment bien écrit pour que le changement d’1 ligne suffise à remettre le comportement de la 9.04 (patch et paquets disponibles avec la correction sur mon PPA ). Reste à voir la réaction des utilisateurs, ou si ça ne choque que moi et la dizaine de personnes qui se sont exprimés sur le bug et sa vingtaine de doublon…

Ubuntu Entreprise Cloud

Pour finir, citons pour les plus professionnels que Ubuntu a lancé une version appelée Ubuntu Entreprise Cloud, incluant du Cloud Computing utilisant Eucalyptus (d’où le nom de Koala pour la version 9.10). C’est un concept très à la mode, consistant à déployer des serveurs en réseau, accessible par Internet pour disposer de ressources importantes et modulaires. Le but avoué est évidemment de faire payer du support aux entreprises utilisant cette fonctionnalité.

Lexique :

Freedesktop.org : regroupement  qui notamment développe des spécifications communes à tous les environnement de bureaux. On peut nommer les spécifications sur les menus, les fichiers .desktop, les notifications etc … Ce sont des standards de principe, rien n’empêche les applications à ne pas s’y conformer, ou dans le cas des notifications, d’en développer d’autres.

Synaptic : Outil avancé pour la gestion des paquets sous Ubuntu. C’est le « Gestionnaire de paquets Synaptic » dans le menu Administration.

PackageKit : Programme qui gèrent les paquets rpm sous Fedora (installation, désinstallation etc …). Il fonctionne également avec d’autres format de paquets, même les .deb. Il offre également la possibilité de créer des interfaces avec le gestionnaire de paquets, comme par exemple la possibilité d’installer des polices quand on ouvre un document avec ces polices.

LTS : ou Long Term Support, qui corresponds à une version d’Ubuntu qui sera supportée pendant 3 ans pour la version desktop, et 5 ans pour la version serveur. La dernière LTS est la 8.04. la prochaine version d’Ubuntu sera une LTS.


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Les 1er et 2 octobre dernier s'est tenu l’Open World Forum 2009 à Paris, en deux mots : il s'agit d'un « sommet international dédié aux décideurs et aux acteurs du Logiciel Libre, pour débattre de l'impact technologique, économique et social du logiciel libre et des technologies ouvertes. ». Canonical et Ubuntu y étaient présents. Mark Shuttleworth a animé une conférence en plénière sur le thème « Open Source, quels enjeux pour les politiques publiques ? ». Plusieurs interview ont été réalisées à cette occasion, sur Clubic ou le Monde informatique.

Intelli'N TV (webTv « apprenante » sur les enjeux de l'open source) a interviewé également quelques acteurs Canonical, dont le plus célèbre d'entre eux, Mark Shuttleworth qui nous explique sa vision du futur (en anglais dans le texte) dans cette vidéo : Challenges pour Linux : Ergonomie et cadence

Mais aussi Nicolas Barcet, responsable de la distribution Unbuntu server chez Canonical, qui nous explique notamment la relation entre salariés, communauté et les développeurs dans cette vidéo : Canonical, Ubuntu Linux, pousse son offre serveur et Cloud

2e partie sur les nouveautés d’Ubuntu 9.10. Nous allons nous intéresser plus particulièrement aux évolutions de certains éléments techniques.

Ext4 par défaut

Les nouvelles installations d’Ubuntu sont désormais faites avec un nouveau format de partition : le ext4. Ce format était déjà disponible dans la version précédente, mais seulement comme une option. Ce nouveau système vient remplacer le vieillissant ext3 (qui pour rappel n’est que le format ext2 encore plus vieillissant + une journalisation). Ext4 intègre plusieurs améliorations déjà présentes dans des systèmes de fichiers récents, comme l’allocation retardée (pas d’écriture immédiate sur le disque), système d’extend (espace réservé pour écriture de fichiers volumineux), une vérification (fsck) plus rapide etc … Il faut considérer ce système comme une très grosse évolution de ext3, pas une révolution. La révolution sera pour plus tard, avec l’arrivée de btrfs, le système de fichiers de nouvelle génération, encore en test dans le noyau.

Kernel Modesetting pour ATI/Intel

Le kernel modesetting (appellé KMS) est une évolution de la gestion des drivers graphiques. Ce mode permet au noyau de prendre en charge l’affichage, dévolu auparavant au serveur Xorg. Il permet une amélioration globale des drivers graphiques (gestion simplifiée, pas de rupture dans la séquence de démarrage, meilleure gestion de l’hibernation, possibilité de lancer Xorg sans les droits root, garder une interface graphique lors du crash de Xorg (oui c’est le blue screen of death) …). Ce mode nécessite des drivers adaptés, mais aussi une adaptation au niveau du noyau. Ubuntu 9.10 intègre par défaut ce support pour les cartes Intel. Pour ATI, le support est disponible en test sur un PPA (Attention ! ce sont des paquets non officiels, et potentiellement, très instables !)

Pour les possesseurs de cartes Nvidia, un gros travail est actuellement en cours niveau noyau et drivers. A en juger par cette matrice, c’est en bonne voie.

HAL meurt

HAL est une interface entre les périphériques et les applications, qui sera bientôt abandonnée. Son remplacement (par les DeviceKit-* et udev) est en cours dans Ubuntu 9.10, avec notamment la gestion de l’alimentation, les raccourcis claviers des portables, et la gestion des disques (en passant par gvfs). Il n’y a pas pour l’instant de gain pour l’utilisateur final, mais si vous avez un problème sur 1 de ces éléments ci-dessus, vous savez sur quoi il faut taper :-)

Empathy & RB versus Pidgin & Banshee

Ubuntu 9.10 aurait pu être une version avec beaucoup de changements pour les applications par défaut. Cela a été presque le cas.

Pour la musique Rhythmbox est toujours là, malgré les nombreuses critiques à son sujet (vieux, pas assez de fonctionnalités, peu développé …). Beaucoup de personnes lui préfèrent Banshee qui fut un temps programmé pour être le lecteur de musique par défaut. Si on peut reconnaître que Banshee possède des avantages (support vidéo, support lastfm supérieur), certains lui reprochent sa consommation mémoire supérieure (surtout quand la bibliothèque est grande), une maturité moins grande, et certaines fonctionnalités encore manquantes par rapport à son concurrent (le crossfading par exemple).

RBvsB

Pour la messagerie instantanée, Empathy a été mis à la place de Pidgin. Si le couple Empathy/Telepathy prends de plus en plus d’importance sous GNOME (partage de jeu, de bureaux etc …), il faut admettre que certaines fonctionnalités manquent encore à Empathy par rapport à Pidgin. Je pense notamment au support IRC, très limité sur Empathy, ou simplement le transfert de fichiers avec les clients MSN (en cours de développement, mais trop juste pour la 9.10). Certes, Empathy possède d’autres avantages (support vidéo plus mature, thèmes Adium …) et dans l’ensemble, Empathy a fait beaucoup de progrès. Mais je le trouve encore un peu limite pour remplacer Pidgin complètement, pour l’utilisation que j’en fais. Mais si vous utilisez Xchat pour IRC et que vous ne transférez pas de fichier par MSN, Empathy devrait parfaitement convenir.

GNOME 3 et Gnome Shell, pas convaincant

Pour ceux qui ne sont pas au courant, GNOME 3.0 est prévu dans 6 mois. Cela ne devrait pas être un aussi grand changement que le passage de KDE 3 à 4. Mais on devrait avoir l’intégration de gnome-shell, un nouveau bureau. Une version « preview » est disponible dans les dépôts. Pour ma part, c’est loin d’être convaincant. Pour les adeptes de Compiz, cela ressemble à un mode Bureau Plat, avec un menu sur la gauche et la possibilité de rajouter des bureaux à la volée. Le panel est minimaliste, non personnalisable et n’affiche plus les fenêtres ouvertes. En plus, je trouve l’ensemble bien plus lent que Compiz. Ajoutez à cela qu’il faut activer la 3D pour le faire fonctionner (comme Compiz finalement), je ne vois pas bien l’intérêt pour l’instant. J’espère que la version finale apportera de vrai avancées en matière d’accès au bureau, d’expérience utilisateur. Parce que pour l’instant, la simple association Compiz + Gnome-Do (+ éventuellement Awn) est bien plus convaincante à mes yeux.

gnome-shell

Et pour finir, n’oublions pas les versions de quelques logiciels phares :

  • Firefox 3.5 (plus rapide, moins gourmand en mémoire, avec support des balises HTML5 <video> et <audio> …)
  • OpenOffice 3.1
  • GNOME 2.28 (entre autres Epiphany avec support Webkit, plein de nettoyage dans les bibliothèques  pour le futur GNOME 3.0 …)
  • noyau 2.6.31 (fr et en) (USB 3.0, KMS radeon et défragmentation à chaud pour ext4 (fonctionnalités expérimentales !), et d’autres améliorations assez techniques :-) )

Lexique :

Droits root : droits de tout faire sur le système (tout modifier, tout supprimer). Ce sont les droits que vous avez quand vous utilisez la commande « sudo ». Actuellement le serveur graphique est lancé avec ces droits, ce qui n’est pas des plus sécurisés.

Crossfading : le fait de commencer un morceau de musique avant que le précédent ne soit fini. C’est l’effet de transition des DJ :-)

DeviceKits-* : remplaçants de HAL, composés de DeviceKits-power pour la gestion de l’alimentation et de DeviceKits-disks pour la gestion des disques. Vous aurez surement devinez que c’est développé par des gens de Fedora :-)

GVFS : Le remplaçant de gnome-vfs, c’est le système sous GNOME qui gère les volumes, les disques etc … C’est l’outil derrière Nautilus qui permet notamment de faire du FTP directement dans le gestionnaire de fichiers.

Journalisation : Les transactions du système de fichier sont tracées dans un journal, ce qui permet en cas de crash de corriger les problèmes plus rapidement, la vérification s’effectuant en remontant le journal, et non sur tout le système de fichier.

udev : le gestionnaire de périphériques de GNU/Linux.

Telepathy : Framework permettant aux applications d’implémenter facilement des fonctionnalités de communication. Par exemple, on peut partager facilement son bureau avec Vinagre grâce à Telepathy. Certains jeux (comme le Sudoku dans GNOME) ont une fonctionnalité multi-joueurs grâce à Telepathy.


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La rumeur va vite se répandre, mais oui Ubuntu 9.10 est sortie aujourd’hui :-) N’oubliez pas d’utiliser les .torrent !

Je vous propose de partir à la découverte de certaines nouveautés de cette version 9.10 (surnommée Karmic Koala) en 3 articles :

  • Le démarrage, regroupant tous les nouveaux programmes mis en œuvre dans le démarrage d’Ubuntu
  • Le système, pour les principales innovations générales du système
  • La « touche » Ubuntu, pour toutes les applications spécifiques Ubuntu

GRUB 2

grub2910

Le changement n’est pas flagrant au premier abord. Mais si vous avez effectué une réinstallation, c’est maintenant GRUB 2 qui vous fait démarrer. Compte tenu de la criticité de ce programme, ce changement de version n’est pas anodin. Surtout quand on sait que la dernière version de GRUB 1 est sortie en … 2005 ! Depuis, la plupart des développements sur GRUB ont été faits par les distributions elle-mêmes. On peut citer le passage au UUID pour les disques, ou le support d’ext4.

Place donc à GRUB2 qui nous promet plein de nouvelles choses (interface graphique, internationalisation etc …). Pour l’instant, le gros du travail a été de faire que la migration se passe dans de bonnes conditions.

Upstart

On avait laissé Upstart quasiment inchangé depuis Ubuntu 6.10 (Edgy). Et même à ce moment là, Upstart ne faisait que mimer init, sans vrai gain. Il aura fallu attendre la mode des netbooks et des démarrages en quelques secondes pour que le travail sur Upstart reparte.

Dans Karmic, on a droit a une version refaite, avec quelques scripts init réécrits au format Upstart. A terme, le but est de gagner en rapidité, et de rendre complètement dynamique le démarrage des processus par Upstart. Une bonne nouvelle pour ce projet partagé maintenant avec Fedora et bientôt Debian.

Rapidité

En ce qui concerne la rapidité, si vous avez testé Karmic, vous avez peut être remarqué que le démarrage semblait plus rapide. C’est vrai, mais pas entièrement. En effet, l’ordre de démarrage des programmes a été revu, avec comme but de démarrer Xorg et GDM le plus rapidement possible, en chargeant le reste plus tard. C’est utile si vous utilisez GDM pour rentrer un login et un mot de passe, car pendant que vous les tapez, la machine continue à travailler.

Il est cependant difficile de dire si le gain de temps a été uniforme, certains testeurs disent même que le temps global à plutôt augmenté pour eux. Mais l’optimisation du démarrage est vraiment prévu pour Lucid, quand on sera sûr que cette conversion n’a pas fait trop de dégâts.

Xsplash

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Autre élément qui a changé dans la séquence de démarrage de Karmic, c’est l’introduction de xsplash. Il s’agit de l’écran de chargement que vous pouvez voir avant et après vous être connecté par GDM. Il a pour but de faire patienter l’utilisateur entre le démarrage de Xorg et l’affichage de GDM, puis entre la connexion par GDM et l’affichage du bureau. Cette approche a été préférée à Plymouth, l’alternative de Fedora qui se repose sur le KMS. La raison invoquée est que, comme Xorg est lancé très tôt, pas besoin de programme supplémentaire qui ne sera affiché que très peu de temps. Certes, mais on regrettera ce développement spécifique Ubuntu alors qu’une alternative existe déjà.

GDM

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Vous avez surement remarqué que le look de GDM a changé. Mais vous ne savez peut être pas que le programme derrière a lui aussi complètement changé. Comme GRUB2, GDM 2.28 est un changement radical par rapport à son prédécesseur. Cette réécriture n’est pas nouvelle, la première version de GDM « new look » fut la 2.21, mais Ubuntu ne l’a jamais intégrée, restant à la version 2.20 (toujours présent dans les dépôts d’ailleurs). Le but principal de cette réécriture a été de le faire évoluer avec les technologies actuelles (ConsoleKit, PolicyKit, D-Bus etc …). Malheureusement, la réécriture a laissé des « cadavres » sur la voie, dont le plus visible est la configuration graphique et la configuration du thème. Ne cherchez pas d’outil de configuration un peu complexe (notamment pour les thèmes), ça n’existe pas. Ne cherchez pas à appliquer vos anciens thèmes GDM, ça ne marche pas. Bref, ce n’est pas pour rien que Debian n’a pas encore migrée vers gdm >= 2.21.

Pour finir, vous avez dû également voir que usplash (l’ancienne bar de progression orange avec le logo Ubuntu), a changé de look, remplacé par un logo blanc sur fond noir, sans progression. Si on peut approuver le design (je le trouve plutôt joli), on regrettera que le thème principal est resté orange. Mais on verra le thème plus tard.

usplash910

Lexique :

GDM : Écran de connexion d’Ubuntu et GNOME

GRUB : Programme qui sert a faire démarrer le système. C’est le premier élément à démarrer après le BIOS, là où on choisi le système à démarrer (Ubuntu, Windows etc …).

Init : Programme qui est responsable du lancement des autres programmes. Sur Ubuntu, il a été remplacé par Upstart qui jusqu’à Jaunty se contentait de mimer le comportement de Init.

Plymouth : Alternative à Usplash, l’image qui s’affiche juste après GRUB. Plymouth utilise KMS (ou Kernel-Modesetting, voir 2e article pour plus de détail) et génère un démarrage sans changement de résolution (sans saut d’image).

Upstart : Programme qui est responsable du lancement des autres programmes, comme Init. Il est actuellement utilisé par défaut sur Ubuntu, Fedora, et bientôt sur Debian.

Xorg : Appellé aussi serveur X, serveur graphique, qui gère l’affichage, les drivers graphiques, et les périphériques d’entrée/sortie (écran, souris, clavier etc …)

La suite :


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