Planet

28 Avril 2008 à 23:44

Hardi, le héron via Je Hais Le Printemps

J'ai vu de nombreuses réactions à la sortie et à l'upgrade de Hardy, et, avec confiance, j'ai tenté la mise à niveau Gutsy -> Hardy.

Avec confiance, parce que je n'avais eu aucun soucis réel avec Gutsy, et que j'utilise une machine Dell qui était équipée d'une Ubuntu pré-installée... Bon. Petit retour d'expérience, qui vaut ce qu'il vaut...

  • Le téléchargement des paquets et installation des paquets : OK.
  • Redémarrage... OK
  • Démarrage de GNOME... ARGH! NOK.

J'ai bataillé pendant deux bonnes heures un peu à l'aveuglette, en ligne de commande (aidé quelque peu par le chan #lugradio - on dirait que sur les distros linux, tout peut partir en vrille, mais pas le réseau, ça rassure).

J'en suis arrivé à une extrêmité que je ne recommande à personne : ATTENTION ! NE FAITES ÇA QUE SI VOUS ÊTES SÛRS DE SAVOIR CE QUE VOUS FAITES. Et s'il fallait en rajouter une couche : JE NE ME SUIS LANCÉ LÀ-DEDANS QUE PARCE QUE J'AVAIS PRÉALABLEMENT FAIT UNE SAUVEGARDE MASSIVE

$ sudo cd /home/ $ sudo mv bruno bruno2 $ sudo mkdir bruno && sudo chown bruno:bruno bruno

Donc, en trois temps, je déplace mon répertoire home pour avoir une copie de sauvegarde, je recrée un home "vide".

Mais ça n'a pas suffi... grrrr... Conformément à ce que la documentation recommendait, j'avais pris soin de vérifier que le paquetage ubuntu-desktop était installé avant la mise à jour. Et c'était le cas.

Après la mise à jour, il s'est avéré que ubuntu-desktop était désinstallé... re-grrrr. Il a donc fallu que je tape dans un terminal :

$ sudo apt-get install ubuntu-desktop

Puis, pour bien être sûr, une reconfiguration du serveur X et de gdm :

$ sudo dpkg-reconfigure xserver-xorg gdm

Puis redémarrage, et.... me voulà ! Franchement, je ne pensais pas passer autant de temps sur un truc pareil. Ça fait bizarre, je trouve, de voir un paquetage indispensable passer à la trappe. À mon humble avis, ce paquet devrait être prioritaire sur n'importe quel autre au moment de la mise à jour ; histoire d'être sûr qu'au bout des réinstallations, il soit encore debout.

M'enfin.

27 Avril 2008 à 11:38

Le point sur Wubi via FF-IRC

Lorsque vous insérez le DesktopCD (ou LiveCD) d'Ubuntu 8.04 LTS (Hardy Heron) sous Windows, grâce à l'autorun contenu à l'intérieur, un petit menu s'ouvre, vous proposant trois options. Ce menu s'appelle Umenu.
Le premier choix d'Umenu est de simplement redémarrer votre machine afin de booter sur le LiveCD.
Le troisième choix est de visiter ubuntu.com
Le deuxième choix est d'utiliser la nouvelle méthode de test d'Ubuntu. C'est celle-ci que nous détaillerons ci-dessous tant au niveau des capacités techniques, qu'au niveau didactique de l'objectif.

Wubi.exe est un projet permettant d'installer une distribution GNU/Linux (et ici Ubuntu) comme une simple application Windows ; je précise que ce n'est pas de la virtualisation (comme ce que l'on peut faire avec QEMU, VMWare, VirtualBox).

En réalité, Wubi crée un simple dossier C:\ubuntu-wubi dans votre disque dur Windows (qui, précisons-le, est formaté en NTFS). Donc, pas de partitionnement à défaire en cas de déception du monde Ubuntu du windowsien (précisions que le partitionnement est quasi automatique avec Ubiquity, l'installateur classique du LiveCD). Wubi n'utilise pas non plus de Linux Loader (comme GRUB ou Lilo) ne modifiant donc pas le MBR. Celui-ci utilise en effet le boot loader (configurable via le fichier boot.ini contenu dans C:\WINDOWS) de Windows. Donc, pas de MBR à rétablir en cas de désinstallation d'Ubuntu.

Analysons maintenant les inconvénients :

  • À cause de l'usage d'un fichier virtuel comme partition, les performances d'Ubuntu sont grandement réduites, sachez que ce fichier virtuel se trouve de plus sur une partition réelle généralement formatée en NTFS : la fragmentation guette, adieu la merveilleuse journalisation de l'EXT 3/4.
  • L'Hibernation est inactive, en effet, il n'y a pas de partition SWAP avec une installation d'Ubuntu via Wubi
  • La dépendance vis-à-vis du système Windows : si au contraire, l'utilisateur est pleinement satisfait d'Ubuntu, et qu'il désire se débarasser de son système Windows propriétaire, celui-ci ne le peut pas de manière facile et évidente : Ubuntu-Wubi dépend de Windows, du moins de son C:\.
  • Si vous êtes infecté par un virus ou un vers sous Windows, votre Ubuntu est vulnérable, ce qui n'aurait pas été le cas s'il s'agissait d'un vrai dual-boot, ainsi, vous perdez la robustesse des systèmes GNU/Linux dont on vous avait tant fait la propagande.

Analysons maintenant l'aspect pratique et philosophique :

Jean veut tester Ubuntu. Il se rend sur le site de la communauté francophone, ici-même, récupère l'ISO d'Hardy Heron. Jean est motivé et lit la documentation qui lui apprend comment graver à bien cet ISO. Après gravure, Jean, comme n'importe quel autre utilisateur classique du monde Windows va tout simplement insérer le CD d'Ubuntu dans son lecteur comme pour installer n'importe quel application du commerce développée pour Windows. Et là, Umenu se présente. Le premier choix permet de modifier l'ordre de boot du BIOS (depuis Windows) et de redémarrer : il n'y a donc plus besoin de toucher au BIOS pour utiliser le LiveCD. Le deuxième choix comporte une mention toutefois plus alléchante approximativement relevée ici (je n'ai pas de Windows sous la main pour regarder la dernière traduction française faite, à l'époque de mon test, Wubi n'était pas encore traduit en français) : « Installer Ubuntu depuis Windows, vous pourrez le désinstaller depuis le panneau de configuration>Ajout/Suppression de programme comme une simple application. Cette méthode diminue les performances et nous conseillons toujours l'installation "classique", cette méthode est destinée à essayer simplement Ubuntu ». Jean choisit cette méthode, car Jean, comme tout utilisateur, clic sans lire les petits avertissements sous les icônes ;). Jean pensera alors qu'il a un Ubuntu tout à fait « normal », Jean trouvera Ubuntu lent, et en plus de cela, Jean n'aura toujours pas compris ce qu'est un Système d'exploitation, car pour lui, Ubuntu est une application utilisant Windows A t-il tort pour autant ? C'est pourtant bien ce que Wubi fait …

Ce cas représenté ici de façon plutôt grotesque est une réalité depuis quelques jours sur #ubuntu-fr@Freenode et le forum.

Conclusion :

Wubi est techniquement une bonne méthode, si celle-ci est employée pour le testing, en effet, c'est mieux qu'un LiveCD, Wubi conserve les données modifiées pendant la session. Je critique ici uniquement la mauvaise communication faite à son sujet.

Pourquoi un tel billet ? Car sur IRC ainsi que sur les forums, nous voyons de plus en plus de débutants utilisant la méthode Wubi sur leur ordinateur, non pas à des fins de test et de prises d'habitudes, mais à des fins d'installation permanente. Certains habitués utilisent dorénavant même cette méthode, n'ayant pas compris les inconvénients et enjeux. Wubi est clairement défini comme une méthode de test supplémentaire au LiveCD, et qu'elle ne doit pas empêcher un jour l'installation en dur via Ubiquity ; seulement, Umenu n'est pas assez « communicatif » sur les points abordés dans ce billet.

D'autres pensent que le partitionnement est une étape insurmontable, et donc, avec conscience du mauvais choix d'utiliser Wubi comme une installation permanente, l'utilisent quand même. Sachez qu'Ubiquity propose le redimensionnement automatique de votre partition Windows par défaut, et que vous n'avez qu'à cliquer sur un bouton "Suivant" pour créer un dual-boot Ubuntu/Windows ou tout autre système d'exploitation.
L'installation via le LiveCD (via Ubiquity) n'est donc pas plus complexe que l'installation proposée par Wubi, et est nettement plus performante dans tous les domaines. Après la lecture de ce billet, libre à vous donc, de déterminer la meilleure méthode d'installation de votre, peut-être, prochain système d'exploitation libre.

PS : Je parle ici d'Ubiquity comme méthode d'installation classique en comparaison de Wubi, car ces deux-là sont intégrés sur la version DesktopCD d'Ubuntu 8.04 LTS, sachez cependant que le debian-installer contenu dans l'AlternateCD d'Ubuntu est équivalent à Ubiquity, soit, une méthode d'installation « classique » en dur.

iconeJe me propose dans ce billet de vous expliquer ma méthode pour obtenir dans GoogleEarth ou GoogleMap vos traces GPS agrémentées des photos géolocalisées.

Pour ce faire, nous allons utiliser principalement GpsBabel, un couteau suisse en ligne de commande des fichiers Gps. Pour plus d'infos, je vous renvoi vers la doc ubuntu-fr, ou le site officiel. Nous utiliserons aussi un petit script en python que j'ai développé pour mon usage personnel.

Tout au long de ce billet nous prendrons comme exemple une journée d'une croisière aux Scilly que j'ai faite l'an dernier.

Note: si vous voulez pouvoir clicker sur les fichiers pour GoogleEarth sans l'ouvrir 50 fois, je vous conseille d'aller lire cet autre billet sur Google Earth.

Récupérer la trace GPS

GPSDe nombreuses méthodes existent pour cela. J'utilise principalement QGis et son plugin gps ou GpsBabel. Vous trouverez plus d'infos dans la doc. Mon GPS est un Garmin, connecté en USB. Avec GpsBabel, on récupère les traces au format GPX ainsi :

gpsbabel -t -i garmin -f /dev/ttyUSB0 -o gpx -F trace_all.gpx

Les options sont :

  • -i pour le format d'entrée ;
  • -f pour le fichier d'entrée ;
  • -o pour le format de sortie ;
  • -F pour le fichier de sortie ;
  • -t pour indiquer que l'on travaille sur les traces (tracks).

Ensuite, nous n'allons garder que les points correspondant à une journée :

gpsbabel -i gpx -f trace_all.gpx -x track,pack,split,title="ACTIVE LOG # %Y%m%d" -o gpx -F trace_split.gpx gpsbabel -i gpx -f trace_split.gpx -x track,start=200708280000,stop=200708290000 -o gpx -F 20070828.gpx

La première commande regroupe (pack) puis sépare par jour (split) la trace gps. La deuxième ne conserve que les points du 28 aout 2007.

Enfin, nous allons en faire un fichier KML lisible par les applications de Google :

gpsbabel -i gpx -f 20070828.gpx -o kml,points=0 -F 20070828.kml

l'option points=0 permet de n'afficher que la trace mais pas les points qui la composent. Plus de détails dans la doc de GpsBabel

Vous pouvez dors et déjà afficher celui-ci dans GoogleMap ou Earth.

Géolocaliser les photos

Si votre appareil photo ne dispose pas d'un GPS, vous pouvez quand même associer des coordonnées géographique à chaque photo grâce à votre trace GPS[1]. Le principe consiste simplement à corréler l'heure de prise de vue avec votre position enregistrée par le GPS à ce moment précis. Pour découvrir toutes les méthodes possibles, je vous renvoi encore une fois vers la doc ubuntu-fr.

Personnellement, j'utilise digiKam pour faire cela. digiKam Rien de bien sorcier ici. Pensez quand même que les traces Gps sont généralement en UTC et vos photos en heure locale (UTC+2 pour la France en été)

Une fois ceci fait, lorsque l'on ajoute les photos à un album PicassaWeb, des miniatures des photos sont directement placées sur une carte. Il est alors possible de télécharger un fichier kml pour les voir dans GoogleEarth[2].

Combiner les fichiers KML

Maintenant, nous avons deux fichiers kml :

  • la trace gps ;
  • les photos positionnées.

Il ne reste plus qu'a combiner ces deux fichiers. GpsBabel est capable de le faire.

gpsbabel -i kml -f 20070828.kml -f photos.kml -o kml,points=0 -F 20070828_tout_gpsbabel.kml

Malheureusement, il pert les miniatures et les liens vers les photos, ce qui rend l'opération peut intéressante :(

J'ai donc écrit quelques lignes de python pour faire l'opération. Vous pouvez télécharger le fichier à partir du dépot svn[3] : addPicassaToKml

Son usage est des plus simple :

./addPicassaToKml.py 20070828.kml photos.kml

il produit alors un fichier merge.kml contenant le meilleur des deux autres[4]. Et voila !


Agrandir le plan

Si vous voulez jouer, tous les fichiers sont ici

Notes

[1] le fichier gpx que nous avons importé du gps

[2] chez moi ce fichier le fait planter s'il est ouvert au démarrage :(

[3] gracieusement offert par TuxFamily

[4] avec les même limitations que le kml de Picassa :(

[via The Reg developer via oojah, sur #lugradio]

La critique était devenue un troll connu : Launchpad, sapucépalibre.

Or, Mark Shuttleworth a déclaré récemment qu'ils étudiaient la question de livrer les sources de Launchpad sous licence libre, la licence Affero GPL étant, je cite a strong candidate (une très bonne candidate, donc).

Cela signifierai qu'à terme, Canonical publierait les sources de Launchpad, permettant à tout un chacun, particuliers et entreprises d'installer une instance de Launchpad afin de gérer ses projets "privés" ou publics en profitant de l'infrastructure de LP, gratuitement et librement. J'imagine très bien la mise en place d'équipes et de projets dans des SSII, partageant leurs codes sources dans des branches Bazaar, gérant les bugs et les traductions via Malone et Rosetta, et définissant les étapes de ces projets via les Blueprints.

Rock on !

25 Avril 2008 à 12:18

presque compatible Ubuntu via erwan.me

Bon, je suis mauvaise langue, c'est déjà bien d'assumer et d'assurer une compatibilité avec GNU/Linux. La faute m'a juste fait sourire. Si vous souhaitez sourire vous aussi, aller visiter cette page. Pour les flemmards, une petite capture d'écran :

unbuntu

Des retours ? étant abonné Free, je ne peux pas tester la véracité de la compatibilité Unbuntu de ce nouveau service Orange.

ubuntuUbuntu 8.04 est sorti en version finale ! A noter qu'elle est classée LTS (Long Time Support) donc bénéficie d'un support de 3 ans pour la version Desktop et 5 ans pour la version serveur.

On remarquera la présence de l'outil Wubi en cas de lancement du CD (ou de l'image) depuis Windows permettant une installation simple et intuitive depuis ce système. Autre application phare présente dans cette nouvelle mouture : Firefox 3.0 ici livré dans sa Beta 5, dernière en date.

De nombreuses améliorations, optimisations, pilotes et autres applications (Basero, Transmission...) ont également été ajoutés. Ubuntu devient donc encore plus complet et plus mature !

Pour la télécharger, il suffit de ce rendre sur cette page. C'est bon, c'est gratuit, viva Ubuntu !

Réactions à propos de ce billet, questions, problèmes ? N'hésitez pas à poster un message sur le forum du blog.

C'est depuis plus ou moins un mois et demi maintenant que l'Ubuntu Brainstorm à été lancé par l'équipe "Quality Assurance" de Ubuntu.

Ce site inspiré du dell IdeaStorm, permet aux utilisateurs de soumettre aux votes de la communauté de nouvelles idées pour améliorer cette belle distribution qu'est ubuntu....

Le succès de ce nouveau moyen d'expression pour le non-initié n'est plus à faire, avec au 9 avril à peu près 14,400 utilisateurs , 26,000 commentaires, 700 000 votes, et surtout plus de 6500 idées (350 supprimées et 1400 doubles). Certaines personnes complètement accros au système comptabilisent jusqu'à 5500 votes!

Depuis la sortie du service, le logiciel de brainstorm a également subi de nombreuses modifications pour une meilleure utilisation, comme les catégories (meilleures idées de la semaine, du mois et du jour), la possibilité de lier l'idée avec launchpad (le gestionnaire de bogues d'ubuntu), et bien d'autres encore!

L'équipe a également décidé de rendre disponible le code du logiciel afin de pouvoir être amélioré et être installé par d'autre projets. Ce logiciel utilise Drupal dans sa version 5 et est disponible sous licence libre.

Le Brainstorm à d’ores et déjà été repris pour la communauté blender avec le http://www.blenderstorm.org/.

Les 5 idées les plus populaires à l'heure de l'écriture de ce billet sont :

Vous pouvez également aider à promouvoir une idée en cliquant sur l'onglet "Help promote this idea!" d'une idée, et en copiant le code donné dans une page web visitée .... ce qui donne par exemple :

09 Avril 2008 à 08:30

Au revoir Effraie via U Classroom

"Ma disparition'", c'est ainsi que Mathieu, alias Effraie vient d'annoncer son retrait de la vie Linuxienne publique. Distant depuis quelques temps il officialise ainsi son départ : trop de boulot, moins de motivation; mais on ne peut lui en vouloir.

Membre actif de la communauté GNU/Linux et Ubuntu depuis plusieurs années, Effraie s'était engagé dans plusieurs domaines tels que l'association Ubuntu-fr, où il participait activement à plusieurs actions. Il est un des instigateurs de Mental PPC, un dépôt de paquets debian qui avait été fait pour les utilisateurs d'architectures PowerPC. Concernant les Macintosh libre, vous devez sans conteste connaître son blog où beaucoup d'astuces et d'aide à la configuration pour ces machines sont répertoriés. Coté classroom, Effraie était à l'initiative du blog et peu de choses auraient vu le jour sans lui. C'est également lui qui héberge ce blog et les mailing listes du projet u-classroom.

Pour tout ce qu'il a fait et pour ce qu'il fera encore (du moins on l'espère), toute l'équipe de la classroom tient à remercier Effraie et à lui souhaiter une bonne continuation dans ses projets personnels.

je ne suis plus vraiment sûr, ni d'avoir trop ma place parmi vous, ni d'avoir franchement le temps et la motivation nécessaire pour ça.

Et contrairement à ce qu'il peut dire, Effraie aura toujours sa place au sein de la communauté pour laquelle il a tant donné.

Au revoir Effraie, ou plutôt à bientôt !

La classroom

Ceux d’entre vous qui suivent savent que je m’intéressent à la photo, et en particulier à sa pratique sur notre plate-forme préférée: GNU/Linux.

Mon dernier billet important sur le sujet, Flux de travail numérique pour le photographe sous Ubuntu, tentait de montrer comment il était possible d’utiliser des outils, si ce n’est professionnels, au moins des très haut niveau pour gérer son workflow sous ubuntu.
Cependant, la question de la calibration de l’écran, et donc de la gestion des couleurs semblait poser quelques problèmes, et les solutions que j’avançais à l’époque n’étaient que des bricolages.

Je ferais prochainement un billet (à jour) plus extensif sur la gestion de mon flux, depuis la prise de vue jusqu’à la publication web et/ou l’impression, mais je n’en ai pas le temps ni le courage immédiatement. Je vais donc me contenter d’expliquer la démarche que j’ai suivie pour calibrer mon écran, entièrement sous GNU/Linux (Ubuntu Hardy Heron, mais ça devrait être facilement transposable sous n’importe quelle distribution), parce que j’imagine que ça intéressera fortement un certains nombre…

Pré-requis

  • Argyll Color Management System : Ce logiciel, bien qu’ austère et peu engageant, est aujourd’hui ce qui se fait de mieux pour la gestion des couleurs. le site web est explicite: il s’agit d’une collection de codes sources, qui, une fois compilés, fournissent des outils en lignes de commandes permettant, de façon quasi exhaustive, de calibrer toute une chaîne graphique.
  • Une sonde colorimétrique reconnue par Argyll. La liste du matériel supporté est disponible ici. Je me suis servi de la version 0.70 Beta 8, pour profiter du support de la sonde Spyder 2 de colorvision, un des matériel les plus répandu dans le grand public, et surtout, un des moins chers (j’ai acheté la mienne 70€ d’occasion). Inutile de payer plus cher une version «pro», seul le logiciel change, et seule la sonde (matériel) nous sera utile sous GNU/Linux
  • Un écran…

Procédure

Installation de Argyll 0.70 Beta 8

Argyll est un logiciel non-présent dans les dépôt, et d’usage très spécifique.. inutile de l’installer si vous n’en avez pas vraiment besoin, vous risqueriez d’abîmer quelque chose sur votre beau système.

J’ai choisi d’utiliser la version précompilée de Argyll: inutile de se compliquer la tâche pour un logiciel si spécifique. L’installation est donc très simple: il suffit de télécharger cette archive, de l’extraire, et de placer le contenu de son répertoire bin/ dans votre $PATH (personnellement, j’ai choisi /home/effraie/bin , mais libre à vous de faire autre chose, /usr/local/bin étant par exemple tout indiqué.

Le firmware de la sonde Spyder2 étant propriétaire, il n’est pas inclus dans Argyll, et il vous faudra l’extraire. c’est trés simple, et ça se fait en 2 étapes:

  • introduire le cd d’installation de la sonde dans votre lecteur,
  • tapez simplement spyd2en dans une console pour extraire le firmware et l’injecter dans Argyll

Votre sonde Spyder2 devrait désormais être utilisable!
Passons donc aux choses sérieuse, la calibration (et la caractérisation) de l’écran proprement dit.

spyder2

Argyll est un outil en ligne de commande, mais pas si compliqué à utiliser, finalement. Enfin, au moins quand, comme moi, on se contente de l’utiliser pour un usage basique, parce qu’il embarque tout un tas d’outils dont je ne saurait que faire…

Voici donc les étapes que je suivie, avec (quelques) détails:

Je me suis placé dans les conditions de luminosités qui sont celles dans lesquelles je travaille mes images (généralement), et j’ai fait le vide sur mon Desktop. Ensuite:

  • Branchez la sonde a une prise USB,
  • sudo chmod 777 -R /dev/bus/usb pour avoir accés, comme simple utilisateur, au bus USB. (il y a sans doute plus élégant, mais là n’est pas le propos),
  • dispcal -v -qm -yl mon_profil (-v pour le mode verbeux, -qm pour une qualité moyenne, -yl pour un écran LCD (-yc pour un CRT) et mon_profil, pour le nom a donner au profil (et aux fichiers intermédiaires). Un patch noir appariait a l’écran, sur lequel placer la sonde, et vous devriez avoir cet affichage dans votre console:
Setting up the instrument Instrument Type: Spyder 2 Serial Number: 00617511 Hardwar version: 0x0307 Place instrument on test window. Hit Esc, ^C or Q to give up, any other key to continue:
  • Tapez donc entrée après avoir placé la sonde, et vous voila avec le menu suivant:
Display adjustment menu: Press 1 .. 7 1) Black level (CRT: Brightness) 2) White point (Color temperature, R,G,B, Gain) 3) White level (CRT: Contrast, LCD: Brightness) 4) Black point (R,G,B, Offset) 5) Check all 6) Continue on to calibration 7) Exit

Ayant un écran cheap de portable, je suis passé directement à l’étape 6, mais si vous avez des contrôle manuels sur votre écrans, passer par les autres étapes n’est sans doute pas un luxe!

  • Dispcal va afficher et mesurer toute une série de patch de différente couleur, et produire un fichier mon_profil.cal. c’est un peu long, c’est normal.
  • On tape targen -v -d3 -f500 mon_profil, ce qui va générer un fichier mon_profil.ti1 contenant les nouveau patches à mesurer. Cette étape est très rapide.
  • On va maintenant utiliser la commande dispread -v -yl -k mon_profil.cal mon_profil qui va produire un fichier mon_profil.ti3. Cette étape est assez longue également.
  • On peut désormais retirer la sonde l’écran, et générer le profil lui même: profile -v -A "Fabricant de l'écran" -M "modèle de l'écran" -D "la date" -qm -as mon_profil qui va produire un (précieux!) fichier mon_profil.icc
  • On charge le profil dans X avec la commande dispwin /chemin/vers/mon_profil.icc (et on le décharge avec dispwin -c mais ça n’a aucun intérêt ;) ). Votre écran devrait prendre une surprenante teinte jaunâtre, (c’est normal mais moche). Votre écran est désormais calibré, et vous n’avez plus qu’à configurer correctement vos application (supportant les couleurs gérées, comme bibble, ou le dernier gimp). Attention, si vous utilisez un économiseur d’écran, celui ci déchargera le profil. Pensez à le recharger (ou à désactiver l’économiseur d’écran).

Mille merci à Jcornuz pour ses précieuse informations, et bienvenu dans le monde merveilleux des couleurs gérées sous GNU/Linux!

Dans la série "cohabitons avec des logiciels propriétaires", Symantec Backup Exec utilise une base de donnée Microsoft SQL pour stocker ses rapports de sauvegardes. Ayant une nombre conséquent de serveurs à surveiller, je me suis dit qu'une page web avec une petite case de couleur par serveur me permettrait d'un coup d'oeil de voir que toutes mes sauvegardes soient OK.  Mais comment accéder à une base Microsoft SQL ?C'est un peu lourd mais pas insurmontable…

Les manipulations suivantes vont vous faire récupérer et compiler des sources. Vous allez créer un paquet qui serra installé sur votre système. Ce n'est pas sans risque. Donc, ne le faite que si vous êtes sûr de vous ou utilisez une machine virtuelle !

Créez vous un répertoire de travail dans votre home:

mkdir src cd src

Installation des pré-requis:

apt-get install build-essential debhelper fakeroot

Récupération des sources de php5:

apt-get source php5

Récupération des dépendances pour la compilation:

apt-get build-dep php5

Un nouveau répertoire est apparu dans src du genre php5-5.2.1. Placez vous dans php5-5.2.1/debian et ouvrez le fichier modulelist. Après la ligne:

mysql MySQL

Ajoutez:

mssql MSSQL

Ouvrez le fichier rules et après la ligne:

–with-mysql=shared,/usr

Ajoutez:

–with-mssql=shared,/usr

Ouvrez le fichier packages (ou control) et ajoutez à la fin:

Package: php5-mssql Architecture: any Depends: ${shlibs:Depends}, ${misc:Depends}, ${php:Depends}, php5-common (= ${Source-Version}) Description: MSSQL module for php5 This package provides a module for MSSQL using FreeTDS. .  PHP5 is an HTML-embedded scripting language.  Much of its syntax is borrowed from C, Java and Perl  with a couple of unique PHP-specific features thrown in.  The goal of the language is to allow web developers to write dynamically generated pages quickly.

Revenez dans le répertoire php5-5.2.1 :

cd ..

Lancez la compilation et allez prendre un café, un thé ou ce que vous voulez… Ca va prendre un certain temps:

dpkg-buildpackage

La compilation peut ne pas démarrer à cause de problème de dépendance (un "apt-get install" sur la liste fournie fera l'affaire). Une fois la compilation terminée, revenez dans votre répertoire src :

cd ..

Vous trouverez un paquet en rapport avec Microsoft SQL, installez-le:

dpkg -i php5-mssql_5.2.1-1ubuntu1.5_i386.deb

Un petit redémarrage et c'est fini !

Pages