Planet

10 Septembre 2007 à 16:55

Prochaine session classroom, demain! via effraie@blog

La classroom fait sa pré-rentrée!

Dés demain, vous pourrez nous retrouver pour une « mini » session à propos des réseaux locaux (LAN), en attendant la  « vraie » rentrée, d’ici quelques jours, au sujet de GPG.

Je n’allais bien sûr pas faire un billet pour vous expliquer qu’une
session allait avoir lieu dans deux semaines bien sûr, mais pour vous
annoncer que mardi 11 septembre, à partir de 20 heures (heure de Paris)
allait avoir lieu une petite session sur l’introduction au
fonctionnement des réseaux locaux.
Pourquoi une petite session allez
vous me demander ? En fait, petite n’est pas le mot approprié, mais le
concept de cette session ne va pas être de faire une présentation
théorique et complète sur les LANs (Local Area Network). Mais plutôt de
vous présenter quelques concepts simples, démystifier un peu le
fonctionnement, et vous amener ainsi à vous poser des questions et à
suivre un raisonnement logique.
Cette session se déroulera en deux
parties: la première permettra de vous présenter quelques concepts, et
la deuxième donc, de répondre à vos innombrables questions.

A mardi !

source: le blog de la classroom


Rappel: la classroom est acessible sur le canal #ubuntu-fr-classroom du réseau irc.freenode.net

07 Septembre 2007 à 19:25

Le point sur les PPAs via Skate in Mars

Depuis peu, on a vu apparaître une nouvelle fonctionnalité sur Launchpad : les Personal Package Archives, ou PPAs.
Cet outil permet aux packageurs de tous horizons et tous niveaux de construire et héberger leurs propres paquets en profitant de la structure déjà mise en place par Canonical pour les dépôts officiels.

L'annonce de la mise à disposition des PPAs par l'équipe de développement de Launchpad a été accueillie de façon très enthousiaste par bon nombre de packageurs.
Les PPAs ont en effet un avantage indéniable pour le développement et l'assurance qualité des paquets, en permettant par exemple de tester ces derniers avant leur envoi dans les dépôts officiels Ubuntu.
Les équipes ont également la possibilité de créer leur propre PPA, facilitant le travail collaboratif, puisque les membres d'une même équipe (telle que Medibuntu ou MOTUMedia) ont la possibilité d'utiliser un PPA commun pour travailler sur leurs paquets.

Mais au-delà de tous ces intéressants aspects (pour le développeur), réside une source de problèmes pour l'utilisateur.
Une dérive possible de l'utilisation des PPAs est le phénomène Pidgin.
En effet, lors du renommage de Gaim vers Pidgin, on a vu fleurir de nombreux paquets non-officiels... chacun se mettant à recréer depuis zéro son petit paquet personnel de plus ou moins bonne qualité (plutôt moins que plus d'ailleurs).
Il est aisé de prédire que ceci va s'étendre aux PPAs. D'ici quelques semaines, on disposera probablement d'une bonne demi-douzaine de PPAs proposant le même programme pour une même version d'Ubuntu (par exemple, pidgin pour Ubuntu 6.06). Comment s'assurer de la qualité des paquets, comment gérer les conflits qui naîtront entre les différents PPAs ? Le problème, qui a déjà été évoqué a plusieurs reprises concernant les dépôts tiers, pourrait donc prendre une dimension bien plus importante cette fois.

Il faut savoir que les PPAs sont également utilisés par les développeurs Ubuntu, et donc que la construction de 12 paquets Pidgin engendre une attente non négligeable pour ces packageurs.

L'argument récurrent concernant la légitimité de dépôts tiers est la mise à disposition de versions plus récentes de logiciels. C'est un argument fallacieux. Les versions stables d'Ubuntu le sont en grande partie grâce au gel des versions des logiciels. Importer une nouvelle version c'est ajouter un gros risque de bugs, de régressions ou de problèmes de dépendances, en particulier lors de mises à jours de bibliothèques ou de logiciels système (une mise à jour de dbus peut apporter beaucoup plus de soucis que de nouveautés). C'est d'ailleurs pour cette raison que les mises à jour pour les versions stables d'Ubuntu sont aussi limitées que possible (et n'apportent *jamais* de nouvelles versions de logiciels).

Un autre argument très souvent avancé est la mise à disposition de paquets n'existant pas dans Ubuntu (ou dans Debian). Il existe déjà des structures telles que http://mentors.debian.net/ ou encore http://revu.tauware.de/ qui permettent de proposer des paquets à l'inclusion dans les dépôts officiels Debian et Ubuntu.
De plus, si vous avez besoin d'aide, <pub>le chan #ubuntu-fr-classroom@irc.freenode.net est toujours peuplé de MOTU/core-dev/aspirants Développeurs Debian prêts à vous accueillir avec le sourire, dans la joie et la bonne humeur</pub>.

Conclusion: utilisez les PPA avec précaution (néanmoins si vous désirez réellement casser votre système, vous pouvez également utiliser Automatix2, efficacité garantie)

(ce billet est fièrement propulsé par Gobby, et est le fruit d'un travail coolaboratif de membres d'u-classroom.net )

07 Septembre 2007 à 19:25

Le point sur les PPAs via Skate in Mars

Depuis peu, on a vu apparaître une nouvelle fonctionnalité sur Launchpad : les Personal Package Archives, ou PPAs.
Cet outil permet aux packageurs de tous horizons et tous niveaux de construire et héberger leurs propres paquets en profitant de la structure déjà mise en place par Canonical pour les dépôts officiels.

L'annonce de la mise à disposition des PPAs par l'équipe de développement de Launchpad a été accueillie de façon très enthousiaste par bon nombre de packageurs.
Les PPAs ont en effet un avantage indéniable pour le développement et l'assurance qualité des paquets, en permettant par exemple de tester ces derniers avant leur envoi dans les dépôts officiels Ubuntu.
Les équipes ont également la possibilité de créer leur propre PPA, facilitant le travail collaboratif, puisque les membres d'une même équipe (telle que Medibuntu ou MOTUMedia) ont la possibilité d'utiliser un PPA commun pour travailler sur leurs paquets.

Mais au-delà de tous ces intéressants aspects (pour le développeur), réside une source de problèmes pour l'utilisateur.
Une dérive possible de l'utilisation des PPAs est le phénomène Pidgin.
En effet, lors du renommage de Gaim vers Pidgin, on a vu fleurir de nombreux paquets non-officiels... chacun se mettant à recréer depuis zéro son petit paquet personnel de plus ou moins bonne qualité (plutôt moins que plus d'ailleurs).
Il est aisé de prédire que ceci va s'étendre aux PPAs. D'ici quelques semaines, on disposera probablement d'une bonne demi-douzaine de PPAs proposant le même programme pour une même version d'Ubuntu (par exemple, pidgin pour Ubuntu 6.06). Comment s'assurer de la qualité des paquets, comment gérer les conflits qui naîtront entre les différents PPAs ? Le problème, qui a déjà été évoqué a plusieurs reprises concernant les dépôts tiers, pourrait donc prendre une dimension bien plus importante cette fois.

Il faut savoir que les PPAs sont également utilisés par les développeurs Ubuntu, et donc que la construction de 12 paquets Pidgin engendre une attente non négligeable pour ces packageurs.

L'argument récurrent concernant la légitimité de dépôts tiers est la mise à disposition de versions plus récentes de logiciels. C'est un argument fallacieux. Les versions stables d'Ubuntu le sont en grande partie grâce au gel des versions des logiciels. Importer une nouvelle version c'est ajouter un gros risque de bugs, de régressions ou de problèmes de dépendances, en particulier lors de mises à jours de bibliothèques ou de logiciels système (une mise à jour de dbus peut apporter beaucoup plus de soucis que de nouveautés). C'est d'ailleurs pour cette raison que les mises à jour pour les versions stables d'Ubuntu sont aussi limitées que possible (et n'apportent *jamais* de nouvelles versions de logiciels).

Un autre argument très souvent avancé est la mise à disposition de paquets n'existant pas dans Ubuntu (ou dans Debian). Il existe déjà des structures telles que http://mentors.debian.net/ ou encore http://revu.tauware.de/ qui permettent de proposer des paquets à l'inclusion dans les dépôts officiels Debian et Ubuntu.
De plus, si vous avez besoin d'aide, <pub>le chan #ubuntu-fr-classroom@irc.freenode.net est toujours peuplé de MOTU/core-dev/aspirants Développeurs Debian prêts à vous accueillir avec le sourire, dans la joie et la bonne humeur</pub>.

Conclusion: utilisez les PPA avec précaution (néanmoins si vous désirez réellement casser votre système, vous pouvez également utiliser Automatix2, efficacité garantie)

(ce billet est fièrement propulsé par Gobby, et est le fruit d'un travail coolaboratif de membres d'u-classroom.net )

29 Août 2007 à 16:07

Un problème de démarrage ? via Breizh ardente

Comment trouver ce qui bloque le démarrage de votre OS ou du live CD

Le live CD

Vous venez de démarrer votre live CD ubuntu tout neuf et ca ne marche pas ?

Pas de chance ! Le programme usplash, utilisé pour obtenir un boot graphique, est certes plus esthétique que le mode console, mais en cas de pépin avec le matériel, il cache les messages d'erreur qui sont indispensables pour résoudre le problème

D'autant plus que la plupart du temps, c'est assez simple à résoudre

Le premier écran qui vous est présenté est le suivant :

la première option est suffisament explicite pour que vous ayez directement appuyé sur "entrée", ce qui marche presque toujours, mais vu que vous lisez ce billet, ca n'a pas du être le cas.

Vous n'y avez peut-être pas prêté attention, mais regardez mieux en bas :

Plusieurs touches de fonction sont ici utilisables.

Commençons par F2 pour passer les menus en français, F4 pour choisir une résolution adaptée à votre écran, puis F1 pour ouvrir le menu d'aide

Vous avez ici accès à d'autres pages qui recencent les options utilisables pour booter le live CD en passant des paramètres supplémentaires pour corriger le blocage

Sous quelle forme se présente ces options ?
Ce sont de simple instructions à rajouter à la commande de boot. Par exemple, une des solutions les plus utilisées est noapic nolapic

Pour l'instant, la première chose à faire est de désactiver le boot graphique pour voir ce qui coince.

Sortez de l'aide pour retomber sur le menu par défaut, et appuyez sur F6 :

Une ligne supplémentaire apparait en bas de l'écran, ce sont les options appliquées par défaut.

Avec les flèches, déplacez vous à la fin de la ligne, et effacez les options quiet splash pour obtenir ceci:

ce qui aura pour effet de désactiver les effets graphiques durant le boot et vous permettra de lire les messages d'erreur.

Maintenant, appuyez sur entrée, au lieu de l'habituelle barre animée :

Vous aller avoir un résultat qui ressemblera à :

Beaucoup moins esthétique mais bien plus instructif. Il ne vous reste qu'à recopier les messages affichés et à poster une demande d'aide sur le forum ubuntu-fr.

Vous pouvez aussi tenter un démarrage avec les options indiquées dans les menus d'aide, les paramètres sont à taper à la place de quiet splash, en n'oubliant pas d'enlever ces derniers pour voir les résultats obtenus avec paramètres supplémentaires.

Le système installé

De la même façon, il est possible de désactiver à la volée le boot graphique pour trouver la cause d'un problème survenant sur un système installé qui ne démarre plus.

Pour celà, lorsque grub se présente :

Vous pouvez voir une série d'instructions en bas de l'écran

Positionner vous sur la ligne correspondant au noyau que vous voulez démarrer, et appuyez sur E :

Les instructions contenues dans le fichier de configuration de grub apparaissent à l'écran

Nous allons à nouveau désactiver le boot graphique

Descendez sur la deuxième ligne :

Et appuyez à nouveau sur E :

Vous allez ici effacer les paramètres quiet splash, et appuyer sur "entrée" pour valider la modification

Vous retombez sur l'écran précédent :

Descendez maintenant sur l'avant dernière ligne :

Et effacez là en appuyant sur D :

Comme indiqué, il ne vous reste qu'à appuyer sur B pour booter avec ces paramètres, c'est à dire avec un affichage en mode console :

A vous le décryptage et la recherche d'une solution à votre problème.

Ces modifications ne sont pas appliquées en dur, et ne seront donc pas mémorisées. Au prochain boot, la configuration initiale sera appliquée et vous devrez recommencer la manip si vous souhaitez à nouveau bénéficier du boot en console

voire quadruple, et même plus :)

Vous maitrisez la bête ? C'est le moment de pousser encore plus loin votre expérience de linux et de tester d'autres distributions.

Vous disposez sur votre pc de suffisament d'espace disque, et dans cet exemple, de déjà 2 systèmes d'exploitation installés : windows et ubuntu.

Première étape indispensable : créer une partition destinée à accueillir votre nouvelle distro linux.

$ sudo fdisk -l Password: Disque /dev/sda: 164.6 Go, 164696555520 octets 255 têtes, 63 secteurs/piste, 20023 cylindres Unités = cylindres de 16065 * 512 = 8225280 octets Périphérique Amorce Début Fin Blocs Id Système /dev/sda1 * 1 2554 20514973+ 7 HPFS/NTFS /dev/sda2 2555 19386 135203040 83 Linux /dev/sda3 19387 20023 5116702+ c W95 FAT32 (LBA) Disque /dev/sdb: 81.9 Go, 81964302336 octets 255 têtes, 63 secteurs/piste, 9964 cylindres Unités = cylindres de 16065 * 512 = 8225280 octets Périphérique Amorce Début Fin Blocs Id Système /dev/sdb1 1 1275 10241406 83 Linux /dev/sdb2 1276 1414 1116517+ 82 Linux swap / Solaris /dev/sdb3 1415 8049 53295637+ 83 Linux /dev/sdb4 8050 9964 15382237+ 83 Linux

dans cet exemple :

  • un disque /dev/sda
    • /dev/sda1 : partition windows
    • /dev/sda2 : partition de stockage linux
    • /dev/sda3 : partition d'échange en FAT32
  • un disque /dev/sdb
    • /dev/sdb1 : partition racine de Ubuntu
    • /dev/sdb2 : partition de swap, commune aux 2 distros
    • /dev/sdb3 : partition /home pour ubuntu
    • /dev/sdb4 : partition supplémentaire accueillant actuellement une gentoo

Vous pouvez utiliser gparted pour rajouter une partition, qui peut être primaire ou étendue, à n'importe quel endroit d'un disque dur

l'idée à suivre est de conserver intact le système d'exploitation principal (Ubuntu), et d'installer une distro supplémentaire sans RIEN toucher à l'install ubuntu

Pour cela, Vous procédez à l'installation de la nouvelle distro en suivant la doc adéquate, vous pouvez utiliser la partition de swap existante, mais vous ne devez pas écraser le chargeur de démarrage (grub) qui est en place, ici sur sdb1. Pour celà, vous installez le bootloader de la nouvelle distro sur la même partition que l'OS (sdb4)

Au reboot, votre pc ignore superbement le nouvel OS et boote comme habituellement, c'est normal :)

Il ne vous reste qu'à ouvrir le fichier de configuration de grub avec la commande gksudo gedit /boot/grub/menu.lst et rajouter à la fin du fichier un lien vers le bootloader de la nouvelle distro :

# chainloader vers la nouvelle distro title Nouvelle Distro root (hd1,3) chainloader +1 boot

Et voilà, au prochain redémarrage, vous aurez une nouvelle entrée pour démarrer la distribution supplémentaire

Vous pouvez réutiliser cette méthode pour démarrer autant de distributions que vous le souhaitez sur autant de disques durs que vous voulez, il suffit de correctement indiquer l'adresse de la racine de la distribution à démarrer, en utilisant la syntaxe grub

Par exemple, si j'ajoutais encore une troisième distro sur la partition sda2, je rajouterais encore une entrée à la suite de la précédente # chainloader vers la 3ème distro title 3éme Distro root (hd0,1) chainloader +1 boot

17 Août 2007 à 16:38

les petites astuces du terminal via Breizh ardente

pas de grande leçon ici, juste de quoi se simplifier un peu la vie

Pour une vrai petite leçon, il existe déjà la doc ubuntu, ou encore ce pdf récapitulatif, par biologeek, voire ce petit tuto, par AddikT1ve

Raccourcis :

  • [ctrl] + [r] : recherche dans l'historique, vous permet de retrouver rapidement une commande déjà passée en n'en tapant qu'un extrait (par exemple, vous avez redémarré le réseau avec sudo /etc/init.d/networking restart, après de nouvelles modifications, vous devez à nouveau retaper cette commande, vous saisissez [ctrl] + [r], le terminal affiche (reverse-i-search)`':, il ne vous reste qu'à entrer les premières lettres d'un des mots de la commande, res pour restart, et la commande est retrouvée : (reverse-i-search)`res': sudo /etc/init.d/networking restart
  • flèche haut/bas : autre moyen de rapeler des commandes, la flèche haut remonte dans l'historique, flèche bas pour redescendre
  • script : permet de retranscrire dans un fichier toutes les commandes passées dans un terminal, pour relecture ultérieure. Utiliser script -f fichier.txt pour lancer l'enregistrement, et exit pour l'interrompre.
  • cd .. pour remonter d'un niveau dans l'arborescence
  • ls pour afficher le contenu du répertoire courant, les options les plus utilisées sont -l (pour afficher les droits) et -a (pour afficher les fichiers cachés)
  • tab pour utiliser la completion automatique, ne surtout pas se priver de cet outils qui vous fera gagner énormément de temps, et évite en plus les fautes de frappe lors du recopiage de nom de fichiers à la con, à utiliser conjointement avec ls :)

Les alias :

il faut ici jouer avec le fichier .bashrc, dans lequel vous spécifiez une commande personnalisée, suivie de la commande réelle a laquelle elle correspondra.
Démonstration :

alias script='script -f'
alias update='sudo apt-get update'
alias upgrade='sudo apt-get upgrade'
alias search='apt-cache search'

dorénavant, au lieu de taper sudo apt-get update, vous vous contenterez d'un simple update !
Cette astuce est déclinable à l'infini... Vous pouvez partager vos alias dans les commentaires :)

13 Août 2007 à 10:56

Une pause pour les stickers! via effraie@blog

C’est un peu trivial, comme billet, mais je voudrais demander à tous ceux qui m’envoie en ce moment des courriers pour commander des stickers d’attendre désormais jusqu’à septembre.
En effet, je pars d’ici la fin de la semaine en vacance, et je ne rentrerais pas avant la fin du mois d’août.
Ma boite à lettre n’étant pas énorme, et ayant déjà du mal a supporter votre courrier quotidien, j’ai peur que si elle doit accueillir 10 jour de courrier en mon absence, elle explose littéralement, et qu’une partie de vos commandes se perdent.

Je rouvrirais les commandes à mon retour, rassurez vous!

Suite à la pression des utilisateurs open source occidentaux, DELL annonce officiellement la vente des machines avec Ubuntu (Feisty Fawn 7.04) préinstallée dans l'hexagone, et celà, dés le 8 août. L'Allemagne et le Royaume-Uni étant aussi concernés par l'opération :

  • l'annonce sur le site DELL, ici
  • l'annonce sur le site Ubuntu , ici

2 configurations sont actuellement disponibles :

  • Un poste bureautique : Inspiron 530N desktop
  • Et un portable : Inspiron E1505N notebook

Cependant, l'accés aux liens vers ces configurations renvoient vers des pages indisponibles... surement, on l'espère, pour cause de mise à jour. En tout cas, on ne peut que se réjouir de l'enthousiasme et de la rapidité de DELL (l'idée datant de février 2007, cf billet DELL s'occupe des libristes) pour faire profiter aux utilisateurs grand public des technologies open source, auparavant réservées au domaine professionnel, preuve que ces solutions sont arrivés à maturité et viables face aux solutions propriétaires.

30 Juillet 2007 à 19:30

Stickers ubuntu via effraie@blog

attention.pngAttention! commandes fermées provisoirement

stickers ubuntuUn petit billet pour vous signaler que vous pouvez de nouveau demander des stickers (gratuits!) pour afficher votre préférences pour ubuntu.
Merci à system76 qui nous les a envoyé gratuitement!

Vous pouvez en obtenir 3 en envoyant une enveloppe timbrée, et avec votre adresse pré-remplie à :

En France:

Stickers Ubuntu
105, rue de l’Ourcq
75019 Paris

Si vous habitez dans un pays francophone autre que la france, tout n’est pas perdu! En suisse, au canada et en belgique, il y a des relais qui existent déjà:

En Suisse:

Pro-OpenSource
Stichwort: Ubuntu-Stickers
Postfach 52
9011 St. Gallen

Au Canada:

Ubuntu Sticker Offer
2448 Cadboro Bay Rd.
Victoria BC
V8S 4C1
Canada

En Belgique:

Powered by Ubuntu – stickers
p/a Baliestraat 84 / 3
8000 Brugge
Belgium

Vous pouvez vous reporter à cette page pour trouver d’autres relais

Dans les autres pays francophones (et francophone uniquement!) je suis à la recherche de personnes relais:

Au Maroc:

En Tunisie

En Algérie

….

Je me ferais Nous nous ferons un plaisir de vous envoyer ça!

Heureux possesseur d’un appareil reflex numérique, et passionné de photographie, voila quelques temps que je me suis penché sur la meilleur façon d’organiser mon flux de travail sous linux.

En effet, bien que Photoshop soit l’application propriétaire réputée la plus réclamée par les utilisateurs de Linux, l’OS au pingouin est en en réalité très bien équipé pour faire face a un flux de photographie numérique avancé.

Dans ce billet, je vais tenter de présenter un flux de travail pour la photographie numérique, entièrement sous Ubuntu. Certains logiciels présentés ne sont pas libres, mais je présenterai les alternatives libres existantes.

Développer ses RAW

Si la plupart des photographes sont très satisfaits des images JPEG que produit leur appareil photo numérique, le photographe exigeant voudra maîtriser lui même le développement de ses RAW. Pour ceux qui ne le saurait pas, le RAW (codé sur 16 bits (enfin, c’est plus compliqué que ça, en fait… mais bon)) est un format qui conserve l’ensemble des données brutes captées… par le capteur de l’appareil photo, tandis que le JPEG (codé sur 8 bits) est un format déjà traité par l’appareil, au niveau de la couleur, de la balance des blancs, du contraste…

Sur la plupart des appareils photo numérique haut de gamme (récents) et sur tout les reflex numériques, il est possible de choisir le format RAW plutôt que JPEG pour l’enregistrement de ses images, pour conserver un maximum de données et se réserver une marge de manœuvre importante au moment du développement. Si vous souhaitez faire de la photo d’un point de vue expert, professionnel, artistique, ou passionné, c’est le format qu’il vous faut.


Attention! Le format RAW a de nombreux avantages, mais il est également plus contraignant. Les fichiers sont très volumineux, et exige un traitement relativement important avant d’être exploitable d’aucune façon.

Pour développer mes RAW sous Ubuntu, j’utilise un logiciel (propriétaire) d’excellente facture, nommé Bibble. Il s’agit d’un des premier déRAWtiseurs historique, et il produit d’excellents résultats. Disponible sur Linux, mais aussi sur MacOS et Windows, il s’agit d’un logiciel en QT véritablement multiplateforme. C’est à mon goût le meilleur choix possible d’un point de vue technique. Sachez cependant que ce logiciel est payant, et qu’il permet une période d’essai d’un mois.

cliquez sur l’image pour voir la capture en plein écran:

Il faut noter qu’il y a plusieurs alternatives à Bibble sous Linux:

  • LightZone: un autre logiciel propriétaire, gratuit cette fois ci (mais payant sous MacOS et Windows). Il a de nombreux supporters, mais la version linux est la 2.3 quand la version « officielle » est la 3, et il semble que notre plateforme ne soit pas vraiment considérée comme égale aux autres… Cependant, entre sa gratuité et sa gestion originale des zones et des filtres, il est utile de l’avoir sur un coin de disque dur (ici pour la version linux)

  • ufRAW est certainement la solution libre la plus abouti pour traiter des RAW. Il existe en version autonome ou en plugin pour the GIMP. Néanmoins, il est a mon goût encore trop loin derrière (en particulier ses interfaces graphiques…) pour suffire  a une pratique quasi quotidienne  du format RAW.

  • Citons également, en vrac parce que je les connais moins, et qu’il me semble qu’ils sont moins aboutis, dcRAW (plugin GIMP), RAWtherapee, et RAWstudio. N’oublions pas BlueMarrine un projet encore en développement, mais prometteur.

Tous ces logiciels s’installe trés simplement sous Ubuntu, je ne m’étends pas.

Retoucher ses images

Dans ce domaine, c’est The GIMP le logiciel roi:

Plutôt que de vous répéter des choses que vous savez déjà, je vous donne plutôt quelques liens qui explique comment un photographe peu tirer parti de GIMP:

N’oubliez pas, cependant, qu’il existe Krita, intégré a l’environnement KDE, qui a les même objectifs que la GIMP. Notons aussi que Gimp à quelques limitations importantes:  pas de support 16 bits, pas de gestion des couleurs, pas de calques d’ajustement, pas de groupes de calques…

Gérer sa bibliothèque d’images

Dans ce domaine, les logiciels performants sous Ubuntu sont légion! La plupart d’entre eux permettent de trier, classer, tagger, archiver… vos images, même en très grand nombre. Ils permettent également d’effectuer un certains nombres de retouches « basiques », les fonctionnalités variants d’une application à l’autre: rotation, recadrage, courbes, export vers le web ou un media externe…

Personnellement, j’utilise F-spot, fournit par défaut dans Ubuntu. Il permet une gestion très efficace d’une collection trés importante, des fonctionnalités de retouches avancées, la gestion du versionnage des images, l’export vers gallery, flickr, une galerie web statique, un cd…

Dans ce domaine, certains prétendent que Digikam (intégré a Kubuntu et a l’environnement KDE) est meilleur. Ce n’est pas mon avis, mais ce doit être une affaire de goût. Dans ce domaine, il faut aussi citer Gthumb (de base dans Ubuntu) et Jbrout. (j’en oublie sans doute)

Créer un panoramique

Pour cela, un logiciel sort du lot: il s’agit de Hugin. Un peu complexe à mettre en œuvre, il est rudement efficace! Je vous suggère de vous reporter à cette page de la doc pour en savoir plus.

Créer des images HDR

le HDR est une technique relativement récente en photo numérique, qui produit des résultats impressionnants. Je cite wikipedia:

L’imagerie à grande gamme dynamique (High dynamic range imaging ou HDRI) regroupe un ensemble de techniques numériques
permettant d’obtenir une grande plage dynamique dans une image. Son
intérêt est de pouvoir représenter ou de mémoriser des niveaux
d’intensités lumineuses très différents dans une même image. Cette
technique s’effectue en permettant d’attribuer plus de valeurs à un
même pixel. D’abord développée pour les images générées par ordinateur, la technique s’est ensuite adaptée à la photographie numérique.

Un exemple de HDR:


image de Nattfodd sous licence Creative Commons CC
BY-NC

Pour ce type de traitement sous Ubuntu, il existe une interface graphique conviviale, nommée QTpfsgui
Ce logiciel est disponible sur un dépôt tiers, et il me semble qu’il sera intégré a Ubuntu pour la Gutsy Gibbon. Vous pouvez vous reporter à la documentation pour plus d’information quand à son utilisation et son installation.

Calibration et gestion de la couleur

J’ai gardé ce point pour la fin, car c’est encore aujourd’hui un point noir pour le photographe sous linux.

Si votre écran est d’une qualité correcte, et que vous n’êtes pas trop exigeant, vous pouvez vous en passer, et vous ne savez peut être même pas de quoi il s’agit. Par contre, si vous souhaitez maitriser toute votre chaine photographique, vous savez déjà ce que sont les espaces de couleurs et les profils couleurs des différents matériels.

Sans entrer dans les détails ennuyeux, sachez simplement que chaque appareil traite le rendu des couleur d’une façon qui lui est propre, et que pour obtenir sur papier ce que l’on voit a l’écran, il faut avoir la maitrise du profil couleur de son écran, de son imprimante, et d’une façon générale, de tout les éléments matériels du flux. Pour un écran, il s’agit de le calibrer (régler) de façon a ce qu’il affiche les blanc vraiment blancs, les noirs vraiment noirs, et d’une façon générale, les couleurs d’une façon juste, et pas « chaude » ou « flatteuse », comme pour un jeux vidéo. Sans quoi, sur l’image que vous aviez peaufiné pour obtenir un beau rouge Ferrari sur les fleurs de tatie george, les roses seront oranges… et vous serez vert.

Bibble (par exemple) gère parfaitement les profils, et c’est le cas de nombreuses applications sous ubuntu. Le problème n’est pas là.

Je m’explique: Une bonne calibration ne peut que difficilement être faite a l’oeil, et nécessite l’usage d’une sonde colorimétrique, qui se pose sur l’écran, se branche sur l’ordinateur,  et permet de comparer des valeurs de couleurs avec celles que renvoie l’écran. À l’issue de la procédure, vous obtenez un « profil » de votre écran, qui vous permet de maîtriser la colorimétrie de votre écran. En utilisant ce profil en conjonction avec celui de votre imprimante, ou de votre labo photo, vous êtes assuré d’avoir une bonne gestion des couleurs, et vos roses seront rouge Ferrari.

Malheureusement, la plupart des sondes ne sont pas compatibles avec Ubuntu (et Linux en général), et les logiciels qui vont avec sont exclusivement réservés a MacOS et Windows.

Cette page explique comment calibrer son écran sous linux, sans matériel supplémentaire, et quand on a la chance d’avoir un écran qui peut de régler d’un point de vue matériel, et pas seulement logiciel.

Il existe quelques utilitaires, tel que Monica, pour vous aider a régler le point noir et le Gamma de votre écran, Argyll pour créer un profil ICC avec l’une des rares sondes qui soient compatibles avec le pingouin, et enfin Xcalib a charger ce profil, pour l’utiliser. Sachez cependant que c’est loin d’être un processus facile…

Une solution alternative serait d’utiliser un windows virtualisé (avec vmware ou virtualbox?) ou bien déporté avec VNC pour créer sous windows un profil valide pour Xorg… c’est tordu, mais ça devrait marcher. Si quelqu’un a tenté cette expérience, je suis curieux d’en connaître le résultat. (visiblement, ça marche!)

Edit: Stéphan Peccini à écrit un super article en français sur la calibration de son écran sous Linux.

Pour finir

Si tout ce travail ne vous à pas découragé, je vous invite a créer un photoblog avec l’excellent logiciel libre PixelPost pour montrer vos images au monde entier. et au passage, je ne résiste pas à l’envie de vous montrer le mien.

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