Planet

04 Janvier 2008 à 19:50

Le retour du Python via U Classroom

C'est parti pour une nouvelle session classroom sur Python ! On abordera cette fois ci la programmation orientée objet, ce qui nous permettra de découvrir pygtk lors de la session suivante.

Ca se passera le 21 Janvier à 20H00 (heure métropolitaine, 19H00 UTC) sur le canal irc #ubuntu-fr-classroom (réseau freenode).

Mise a jour Ubuntu

Avant propos:
Finalement, il fallait bien que je finisse par migrer la version Feisty 7.04 de mon laptop VAIO dont j'étais entièrement satisfait car trés stable, compiz-fusion fonctionnait parfaitement ainsi que tous mes periphs, alors pourquoi ?
J'ai pour habitude depuis ma version Dapper 6.06 sur mon laptop, de n'effectuer les mises à jour ubuntu que par téléchargement direct via les dépôts officiels ubuntu (ayant une bonne bande passante, il va sans dire...) et de n'avoir rien formaté depuis cette période : ça nous fait donc 3 générations (Dapper 6.06, Edgy 6.10, Feisty 7.04) et voici la 4eme, la Gutsy 7.10 soit un historique d'un peu plus d'un an.
Ce bilan peut être utile à l'ubuntero débutant qui comme moi dispose d'un Sony VAIO VGN-FS215S et serait confronté à certains problèmes décrit dans ce billet et ainsi de lui apporter des solutions ou idées. Pour les autres, c'est un témoignage supplémentaire de la vie d'un utilisateur d'ubuntu depuis quelques années :-)

Pourquoi faire la mise à jour et pas tout réinstaller?
C'est vrai, j'entends beaucoup d'utilisateurs d'ubuntu qui on la fâcheuse tendance de tout formater au moindre couac de leur distribution, pourquoi moi je ne le fais pas aussi ? - parce qu'un système dit "fiable" comme Linux n'a pas à être désintallé et réinstallé à chaque mise à jour du noyau ou de version, sinon autant rester sur windows.
- ça permet ainsi de tester la fiabilité du système au cours du temps : stabilité, fiabilité, performances, sécurité,...
- sa rétrocompatibilité avec les applications existantes.
- sa compatibilité avec les anciens et nouveaux matériels.
- par fénéantise et goût du risque => d'où l'importance d'effectuer des sauvegardes régulières de vos données !

Pourquoi maintenant?
Et oui, parce que ça fait quand même depuis octobre que cette version est disponible.
- parce qu'il faut tout de même prévoir un peu de temps : 1 à 2 heures si tout se passe bien, à plus l'infini s'il y a "Kernel panic" 8-) et que justement je ne disposais pas forcement de ce temps libre
- Parce que la loi dit prévoit toujours le double voir le triple du temps que tu estimes pour faire un travail parce qu'il est rare que ça marche du premier coup, où bien si ça marche et que c'est de l'informatique... c'est que ça marche pas!

Etape 1 : Lancer la mise à jour:
Donc rendez-vous dans le gestionnaire de mise à jour (Système->Administration->Gestionnaire de mise à jour).
Vérifiez la charge batterie, branchez l'onduleur si vous en avez un, évitez en cas d'orage... tout est ok? alors on y va...
Un menu special doit apparaître indiquant que la 7.10 est disponible, on clic et c'est partie. Attention tout de même à l'espace disponible sur votre disque, pensez à faire le ménage car selon mes souvenirs, il faut environ 500 Mo pour la récupération des fichiers et même 1 Go pour la MAJ...

MAJ_Ubuntu710_1

Bien, environ 1400 paquets à récupérer, on va faire chauffer votre box, patience... j'en ai eu pour une bonne demi-heure à 750-800 Ko/s.

Etape 2 : Répondre aux questions:
Une fois les paquets récupérés, la mise à jour peut réellement commencer et là je vous conseil de ne pas être trop loin de votre machine, car il faudra quand même répondre à certaines questions auxquelles ubuntu vous demandera une réponse : la plupart du temps du type "oui", "non" mais le "ne sait pas" n'existe pas (dans le doute, répondez "conserver", ici pas le droit au 50/50 de jean-pierre), comptez une bonne heure pour cette étape.

MAJ_Ubuntu710_4

Ainsi, si vous disposiez déjà d'un serveur apache installé sur votre machine, je vous recommande fortement de répondre "conserver les paramètres" aux questions correspondants aux fichiers de config et ini.

 MAJ710_6

Une fois toutes ces étapes franchies et le grand nettoyage effectué (refusez toutefois si vous doutez de certains paquets qu'ubuntu souhaite effacer, c'est vous le patron quand même), l'heure du reboot à sonné

MAJ710_7

Etape 3 : Stupeur et tremblements:

Bien, vous devez normalement avoir redemarré à présent en constatant la présence du nouveau noyau Linux 2.6.22-14.
MAJ710_8

Et là, aprés l'affichage de la barre de progression et le démarrage de GDM "Gnome Display Manager", normalement PAF! Mais pas de panic, c'est "normal". Et oui, en effet, une des mauvaise habitude de Linux lors de changement de version du noyau est de "casser" GDM; en gros, il faut se retapper l'install de ses pilotes graphiques à la mano! c'est ça Linux, sinon ce serait trop simple et il n'y aurait plus d'intérêt...

MAJ710_9

Je ne vous recommande pas l'utilisation de l'interface qu'il vous est proposée ci-dessus, j'ai essayé plusieurs fois et je n'ai jamais réussi à faire fonctionner l'accélération graphique matérielle par ce moyen.
Je vais vous donner ma recette qui marche trés bien.

Etape 4 : Réparer le serveur X:

J'ai déjà réalisé un billet complet sur le comment réparer le GDM, ou plutôt le serveurX lorsqu'il est cassé, je vous invite dons à vous y référer via le lien suivant:
http://standartux.fr/index.php?post/2007/03/28/27-reparer-le-serveurx-suite-a-mise-a-jour-du-noyau

Etape 5 : Les petits réglages:

Enfin presque car que vois-je lors du splash screen de démarrage? une fenêtre toute bleue à la KDE alors que ma precédente s'intégrait trés bien avec ma défunte feisty, rrrghh... bon, c'est pas trop grave, un tour sur le forum ubuntu pour trouver la solution:
http://doc.ubuntu-fr.org/tutoriel/comment_modifier_ecran_demarrage?s=splash%20screen

En fait, la migration ne m'a pas gardée ma configuration précédente, il a juste fallu que j'aille sélectionner la bonne image dans le repertoire /usr/share/pixmaps/splash en lançant l'outil Gconf via Applications → Outils système → Éditeur de configuration.

Bon, mon compiz-fusion ne fonctionne plus, même aprés réinstall de la carte graphique et d'une remise à zéro des paramètres par défaut de compiz... je verrai plus tard.

Etape 6 : Alors au final, faut-il migrer?...

Ne vous attendez pas à de grands changements, il n'y en a pas du côté graphique, à part quelques icônes et réorganisations au niveau des menus. L'ajout se trouve au niveau du selecteur d'apparence car cette version gère compiz-fusion est peut être activée directement via cette interface.

C'est surtout avec l'ajout de nouvelles fonctionnalités que c'est interessant, comme la possibilité d'installer des applications juste en cliquant sur un lien via un nouveau protocole disponible sous Gutsy que l'on peut nommer apt://. En un clic sur des boutons de ce type, une boite de dialogue vous demandera si oui ou non vous voulez installer le paquet, si oui, le mot de passe Root vous sera demandé et le paquet directement installé (tout ça passant via synaptic et les dépôts officiels pour des raisons de sécurité). je trouve ce système sympa.
Pour le nouveau système de gestion de charge batterie, je ne peux pas trop juger étant donnée que la batterie de mon laptop est morte :-S.

Enfin, je pourrais continuer longtemps sur toutes les nouvelles fonctionnalités, si vous voulez une liste:
Gusty Gibbon - Nouvelles fonctions

Reste à présent de voir à l'usage si je préfère celle-ci à la Feisty en termes de rapidité, fiabilité, sécurité, une fois que j'aurais tout remis en ordre ;-)

En conclusion, j'aurais tendance à dire que si vous êtes avec Edgy en LTS (Long Term Support) pour du boulot, restez-y car c'est un gage de stabilité et fiabilité, si vous êtes ubuntero dans l'âme et que vous voulez le bureau sous forme de cube 3D avec des fenêtres qui collent, lancez-vous...

Suite à un commentaire ou l’on me demande de préciser un peu ma remarque sur les licences Creative Common, voici un billet au sujet de la notion de libre, ce mouvement qui bouscule la propriété intellectuelle dans le domaine logiciel essentiellement (mais pas uniquement!).

La propriété intellectuelle, le copyright, les droits d’auteurs… et les sujets proches sont des sujets complexes et touffus, pour l’essentiel juridiques, et sont le terrain de nombreuses confusions.

N’étant pas un spécialiste (au sens de juriste spécialisé…), je m’en tiendrais à un domaine restreint, ou je pense ne pas faire trop d’erreurs, si ce n’est sur la lettre, au moins sur l’esprit: les licences, de logiciels mais pas uniquement, dites libres, et les licences qui s’en approchent. Il ne s’agit pas ici d’être exhaustif, mais de tenter de dessiner les grandes lignes d’une idée complexe et instructive.

Les utilisateurs de distributions GNU/Linux grand public, comme l’est Ubuntu sont concernés au premier chef, leur système d’exploitation étant constituée de logiciels sous diverses licences, dont la compréhension aide à la compréhension globale du système, de ses tenants et des ses aboutissants

Au commencement, la GNU General Public License (GPL)

GNU
Mère de toutes les licences libres, et sans doute aussi de la notion même de libre, en tant que concept touchant a la propriété intellectuelle, la GNU GPL, actuellement en version 3, apparaît en janvier 1989. Elle est écrite pour protéger les logiciels GNU et les projets de la Free Software Foundation.

L’idée centrale de la GPL, c’est le copyleft un jeu de mot (mal traduit en français par les termes gauche d’auteur) fondé sur le terme copyright. Il s’agit d’utiliser le mécanisme du copyright, mais en le retournant au profit des libertés de l’utilisateur. Richard M. Stallman, fondateur du projet GNU, en parle ainsi:

L’idée centrale du gauche d’auteur est de donner à quiconque la permission d’exécuter le programme, de le copier, de le modifier, et d’en distribuer des versions modifiées – mais pas la permission d’ajouter des restrictions de son cru. C’est ainsi que les libertés cruciales qui définissent le « logiciel libre » sont garanties pour quiconque en possède une copie; elles deviennent des droits inaliénables.

On trouve là évoquées ce qui sont les 4 libertés fondamentales du logiciel libre, et la restriction fondamentale également du copyleft: il n’est pas possible de retirer ces libertés aux utilisateurs, la liberté se propage partout ou va le logiciel.
Vous trouverez plus d’information sur la licence GPL, mais aussi sur les licences « sœurs » que sont les LGPL (plus souple) et GFDL (adaptée aux documentations), sur wikipedia, et plus d’éléments quand à la philosophie du projet GNU ici.

Une autre licence logicielle phare: la BSD

BSDLa licence BSD est une autre licence phare du monde libre. Elle a été rédigée pour s’appliquer au(x) projet(s) d’uni(ces)x libre(s) dit Berkeley Software Distribution(BSD)[1]. Elle est considérée comme plus permissive, dans le sens ou elle ne fournit pas la restriction fondamentale du copyleft: un logiciel sous licence BSD pourra être utilisée dans un projet non-libre, sa licence pourra être modifié, on peut modifier son code et le redistribuer sans être forcé de fournir les sources…

Ces deux grands modèles ont leurs partisans, et l’on considère habituellement (bien que ce soit une simplification importante!) que la BSD est une licence plus pragmatique, qui permet (notamment) la viabilité du logiciel libre dans le monde de l’entreprise, alors que le modèle GNU (GPL, copyleft…) est l’émanation d’un mouvement social, pour la liberté des utilisateurs.

Il est important de noter que, si ces deux types de licences accorde, pour l’essentiel, les mêmes libertés aux utilisateurs, les quelques incompatibilités qu’elles renferment induisent des différences de philosophie importantes.
Pour ce qui est de la compatibilité, je signalerais juste que la licence BSD étant permissive, le code publié sous cette licence peut être re-licencié en GPL[2], tandis que l’inverse n’est pas vrai. (Ceci n’implique pas que l’on puisse retirer la licence BSD… oui, c’est compliqué, les (in)compatibilités de licences)

Du libre en dehors du domaine logiciel

La licence Art Libre

al La licence art libre reprend les principes du copyleft pour les transférer au delà du monde logiciel, à toutes les œuvres de l’esprit. Wikipedia [3] nous dit:

Elle autorise tout tiers (personne physique ou morale), ayant accepté ses conditions, à procéder à la copie, la diffusion et la transformation d’une œuvre, comme à son exploitation gratuite ou onéreuse, à condition qu’il soit toujours possible d’accéder à sa source pour la copier, la diffuser ou la transformer.

Cette licence, que j’affectionne particulièrement, poursuis explicitement l’objectif d’un modèle de société non-marchand. Dans la Foire aux questions a son sujet, on trouve:

L’utilisation de la Licence Art Libre est aussi un bon moyen pour prendre des libertés avec le système de la marchandise généré par l’économie dominante. Cette licence offre un cadre juridique intéressant pour empêcher toute appropriation abusive. Il n’est plus possible de s’emparer de votre œuvre pour en court-circuiter la création et en faire un profit exclusif. Il est interdit de faire main basse sur le travail collectif qui est à l’œuvre, interdit de s’accaparer les ressources de la création en mouvement pour le seul bénéfice de quelques-uns.

on y retrouve la notion de collectif, que je raproche du mouvement social évoqué par Richard M. Stallman à propos des logiciels libres.

Les licences Creative Commons

cc

Creative Commons propose gratuitement des contrats flexibles de droit d’auteur pour diffuser vos créations.

Voila la phrase qui nous accueille sur le site francophone de Creative Commons. En effet, Creative Commons n’est pas une licence, mais une organisation (représentée en France par le CERSA CNRS, Centre d’Etudes et de Recherches de Science Administrative[4]), qui met à la disposition de chacun six contrats, modulables, pour diffuser ses créations en définissant ce que les utilisateurs peuvent en faire. (En effet, ne pas donner de licence a son œuvre la place d’emblée dans un régime de droit d’auteur restrictif). Détaillons (un peu) les six contrats:

Les contrats Creative Commons sont souvent assimilés à des licences libres. Cependant, il est essentiel de remarquer que les six contrats ont des implications très différentes. En effet, seul deux contrats (CC-by et CC-by-sa) accordent les 4 libertés fondamentales du (logiciel) libre à l’utilisateur de l’œuvre, tandis que les autres restreignent l’usage qui peut en être fait. Seul le contrat CC-by-sa accorde les 4 liberté fondamentales, et la notion de propagation des libertés, proche du copyleft (c’est sous ce contrat que je diffuse mes photos). Il est donc plus juste de considérer que seul ces deux contrat sont libres, et que seul CC-by est un contrat permissif (de type BSD), et CC-by-sa un contrat copyleft (de type GNU)[5]

Une multitude de licences (plus ou moins) libre

Si les licences que j’ai présentées jusque là sont les plus connues, il existe néamoins une multitude d’autres licences, qui se veulent libres, et qui pour certaines le sont, pour d’autres, ne le sont pas, et pour d’autres encore… et bien ça dépends de qui en juge!.
On trouve par exemple les licences Apache, CeCILL, Mozilla Public Licence, et bien d’autre, plus confidentielles encore.
À titre d’exemple, j’utilise pour les contenus de ce site la licence WTFPL, une licence libre tellement libérale qu’elle permet toute modification et redistribution sans aucune restriction. (je ne conseille personnellement cette licence que pour les œuvres les plus triviales). Dans ce maquis de licences, plus ou moins libres, plus ou moins confidentielles, comment s’y retrouver?

Le projet Debian, son contrat social et les DFSG

DebianSi le meilleur moyen de s’y retrouver dans le maquis des licences libres, c’est de bien les connaître, et d’avoir des convictions en la matière, il existe un projet qui s’est depuis longtemps penché sur la question du libre et qui a produit un gros travail, à la fois théorique et pratique, sur le concept de libre, et sa traduction pratique dans l’utilisation quotidienne. Il s’agit du projet Debian, la célèbre distribution GNU/Linux communautaire. Chacun se forgera sa propre opinion, mais l’abord que Debian à du libre me convient, et je vais donc vous en dire un peu plus à ce sujet.

Le projet Debian, entiérement communautaire, s’appuie sur quelques textes fondamentaux pour pouvoir s’orienter et faire des choix. L’un de ces textes est le Contrat Social avec la communauté des logiciels libres , dont voici un extrait:

Nos priorités sont nos utilisateurs et les logiciels libres.

Les besoins de nos utilisateurs et de la communauté des logiciels libres nous guideront. Nous placerons leurs intérêts en tête de nos priorités. Nous répondrons aux besoins de nos utilisateurs dans de nombreux types d’environnements informatiques différents. Nous ne nous opposerons pas aux travaux non libres prévus pour fonctionner sur les systèmes Debian. Nous permettrons, sans réclamer rétribution, que d’autres créent des distributions contenant conjointement des logiciels Debian et d’autres travaux. Pour servir ces objectifs, nous fournirons un système intégrant des composants de grande qualité sans restrictions légales incompatibles avec ces modes d’utilisation.

Si je vous donne cet extrait ici, c’est qu’il me semble exprimer le compromis nécessaire si l’on souhaite que le libre profites aux individus et aux peuples: placer l’intérêt des utilisateurs avants les dogmes techniques et/ou philosophiques.

Pour appliquer ce contrat social, Debian s’est doté d’un texte qui défini les logiciels qui peuvent entrer dans le système Debian : Les principes du logiciel libre selon Debian (DFSG)[6]. Ce texte définis, plus largement que ne le font chacune des licences, avec leurs particularités, leurs objectifs spécifiques, leurs parti-pris idéologiques respectif, les conditions que doivent remplir les logiciels pour être compatible avec le contrat social précédemment cité. La page wikipedia anglophone sur le sujet nous en apprends plus sur le questions que ces Guidelines soulèvent, et les conséquences qu’il faut en tirer. On y trouvent notamment trois tests de compatibilité avec les DFSG, que je traduit ici, puisque je n’ai pas trouvé de traduction sur internet:

  • Le test de l’île déserte Imaginez un naufragé sur une île déserte avec un ordinateur fonctionnant à l’énergie solaire avec une connexion Internet qui ne peut pas transférer[7]. En conséquence, il lui serait impossible de respecter une obligation de mettre ses modifications à la disposition du public ou d’envoyer ses correctifs à certains destinataires en particulier. C’est valable même si ces exigences ne le sont à la demande uniquement, comme le naufragé qui pourrait être en mesure de recevoir des messages mais ne pas être en mesure d’en envoyer. Pour être libres, les logiciels doivent être modifiables par ce malheureux naufragé, qui doit aussi être en mesure de partager légalement ses modifications avec des amis sur l’île.
  • Le test du dissident Envisageons un dissident dans un état totalitaire qui souhaite partager quelques modifications d’un logiciel avec d’autres dissidents, mais ne souhaite pas révéler l’identité du modificateur, ou révéler les modifications elles-mêmes, ou même la possession du programme au gouvernement. Toute exigence de l’envoi du code source des modifications, à toute personne autre que le destinataire des binaires modifiés – en fait, toute distribution forcée quelle qu’elle soit, hormis donner le code source à ceux qui reçoivent une copie du binaire – mettrait en danger le dissident. Pour qu’un logiciel soit libre selon Debian, il doit doit pas avoir de telles exigences (excédentaires) de redistribution.
  • Le test des Tentacules du Mal Imaginez que l’auteur est retenu par une grande société malfaisante, le tenant en esclavage, et visant à faire le pire pour les utilisateurs du programme: rendre leur vie misérable, les faire cesser d’utiliser le programme, les exposer à une responsabilité légale , rendre le programme non-libre, chercher à découvrir leurs secrets…[8] La même chose peut arriver à une société rachetée par une grande société s’acharnant à détruire les logiciels libres afin de maintenir son monopole et d’étendre son empire du mal[9]. La licence ne peut permettre, même à l’auteur, de retirer les libertés.

Voila, j’espère, quelques éléments qui permettront a ceux qui se sentaient un peu largués de mieux se repérer dans le maquis du (logiciel?) libre, et éventuellement, partant de là, de faire les choix éthiques et techniques appropriés, et correspondants à leurs besoins, envies, désirs, opinions…. (dédicace spéciale au monolecte ^^’)

il est fort possible que j’ai fait quelques erreurs, mais rien de vous empêche de troller me répondre dans les commentaires :)

Notes

[1] les projet sous licence BSD les plus connus sont sans doute FreeBSD, OpenBSD, NetBSD, et OpenSSH

[2] Cette idée est polémique!

[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_Art_Libre

[4] http://www.cersa.org/

[5] Cette typologie en type est improvisée, soumise a caution, et simplificatrice! pas taper!

[6] Debian Free Software Guidelines, en anglais

[7] Le texte original parle d’upload

[8] Toutes ressemblances avec… (vous connaissez la suite)

[9] Toutes ressemblances…

Pour fêter la nouvelle année (ou alors cela n'a aucun rapport), une session éclair est organisée sur subversion le premier janvier 2008, à 17h (heure en France métropolitaine); comme d'habitude sur le channel irc #ubuntu-fr-classroom du serveur Freenode.


Au programme, une petite partie installation et intégration à apache avant de passer à son utilisation basique : checkout, update, commits...


EDIT : La session éclair n'était pas si éclair que ca :) Les logs sont dispos sur http://gauvain.pocentek.net/2008-01-01-svn.log pour le moment.

FirefoxCe billet reprend les éléments d'un ancien billet donnant quelques astuces de configuration de Firefox et en rajoute quelques unes.

Certaines de ces astuces ne servent que sur (K)Ubuntu (et d'autres distribution Linux) car la configuration diffère quelque peu de la configuration standard de la version Windows de Firefox. D'autres en revanche, elles sont applicable à toutes les plate-formes.

Pour modifier la configuration de Firefox (toute plate-forme confondue), tapez about:config dans la barre d'adresse. Ensuite, vous pouvez utiliser le filtre afin de n'afficher que certaines options de configuration en fonction de ce que vous avez saisis. Pour que la modification d'un option de configuration prenne effet, vous devez redémarrer Firefox.

Si une option n'existe pas, il suffit de la créer en faisant un clic droit dans la fenêtre about:config et en choisissant un type de valeur approprié: chaîne de caractère si vous devez taper du texte, valeur numérique si c'est un nombre et valeur booléenne si c'est true ou false.

En cas de problème il est possible de rétablir la valeur par défaut en faisant un simple clic droit sur l'option et en sélectionnant Réinitialiser.

Sélection de l'adresse lors d'un clic dans la barre d'adresse: modifier browser.urlbar.clickSelectsAll à true. Sur windows, c'est déjà à true.

Sélection mot par mot plus facile (double click sur un mot ou sélection avec CTRL+Maj+Flèche): layout.word_select.stop_at_punctuation à true.

Page précédente avec backspace: browser.backspace_action à 0.

Optimisation mémoire lorsque Firefox est minimisé: config.trim_on_minimize à true.

Optimisations réseau:

  • network.http.pipelining à true,
  • network.http.proxy.pipelining à true,
  • network.http.pipelining.maxrequests à 50,
  • network.http.max-connections à 40,
  • network.http.max-connections-per-server à 16,
  • network.http.max-persistent-connections-per-proxy à 16
  • network.http.max-persistent-connections-per-server à 16
  • nglayout.initialpaint.delay à 0,

Augmenter la rapidité générale de Firefox: browser.turbo.enabled à true.

Modifier le moteur de recherche par mot clef de la barre d'adresse: changer keyword.URL.

Supprimer l'utilisation de la recherche par mot clef de la barre d'adresse: keyword.enabled à false.

Il existe également des extensions Firefox absolument indispensable !

J'ai découvert hier soir le logiciel Poker TH. Sous Ubuntu Gutsy, la version 0.5 est packagée et disponible dans le dépôt universe, elle permet de jouer au poker texas hold'em contre l'ordinateur ou en ligne avec des amis en se donnant rendez vous. En solo, l'IA est assez moyenne et c'est rapidement lassant. Néanmoins, la version 0.6 est sortie courant décembre, en plus d'améliorations plus ou moins mineures celle-ci permet de jouer en ligne facilement sur des serveurs directement gérés par le projet. Pour l'installer, c'est extrêment simple puisqu'il suffit de télécharger l'archive pour votre système d'exploitation, de l'extraire et de lancer le script shell pokerth.sh sous Linux ou le .exe sous Windows.

Pour le reste c'est plutôt bien réalisé et très amusant en ligne même si avec ma paire de 10 j'ai perdu le coup, that's poker ;-)

Bonjour à tous, Yann, administrateur de ubuntu-fr.org, a mis à disposition une archive contenant l’entièreté du wiki (c’est-à-dire la documentation) de ubuntu-fr.org, qui est maintenant téléchargeable et consultable en étant offline. Le principe est simple: télécharger l’archive (158Mo,quand même) , décompressez-la et ensuite, en console, il faut lancer kiwix.sh: ./kiwix Il existe aussi un exécutable [...]
16 Décembre 2007 à 12:54

Que vaut l'EEE PC ? via FF-IRC

Après l'article sur les systèmes embarqués, passons à un peu plus gros, mais pas trop quand même ...
L'EEE PC est un ordinateur ultraportable lancé par Asus.
Sa principale particularité est qu'il tourne « out-of-the-box » sous GNU/Linux, et qu'il est disponible à un prix très accessible.

La distribution est une Xandros dont l'interface par défaut a été modifiée par Asus afin de la rendre vraiment accessible à n'importe qui.

Au niveau caractéristiques, parlons tout d'abord du prix ... L'Asus EEE PC sera proposé en France à partir du 23 Janvier 2008 pour 299€ dans sa version 4Go.

  • Ecran : 7'
  • Carte graphique : Intel GMA 900 (voir la suite de l'article pour les performances)
  • Stockage : 2, 4, ou 8Go en mémoire flash SSD
  • Processeur : 900 MHz Intel Celeron-M ULV 353 512kB de cache,
  • Mémoire vive : 256/512/1024Mo (respectivement en version 2/4/8Go) - augmentable jusqu'à 2Go de RAM
  • Batterie : 4-cell, Li-Ion, 4400 mAh, 7.4 volts: 2 h 45 en autonomie "active" / 4-cell, Li-Ion, 5200 mAh, 7.4 volts: 3 h 30 min en autonomie "active" (respectivement pour les versions 2Go/4 et 8Go).
  • Caméra web intégrée : 0.3 megapixel ; 640×480 ; 30 fps
  • Carte ethernet 10/100Mbit/Wifi b/g 56kbps (Atheros)
  • Audio : Realtek ALC6628
  • Connectique : 3 ports USB 2.0, lecteur de carte externe MMC/SD (HC), port Ethernet , entrée Microphone, sortie Haut-Parleur, prise d'alimentation, sortie VGA, Kensington lock slot.

Attention : Il existe en réalité deux versions 4Go, la normale, et la version "Surf", la version "Surf" est moins chère, mais aussi plus dépouillée (pas de webcam, batterie moins puissante en autonomie ...). Je n'en parle pas ici car c'est uniquement la version "normale" qui sera commercialisée en France, donc, avertissement pour les importations ;)

Après le côté technique, qu'en est-il ?
L'EEE PC est « commercialement destiné » à la jeune population, aux personnes âgées, aux gens susceptibles de se déplacer, aux geeks ... Asus vise donc large. En effet, l'EEE ne peut être classé dans les PCs portables vu sa taille et son poids : 920g, pour une taille d'une feuille A4 pliée en deux, lorsqu'il est refermé), mais il ne peut aussi être classé dans la catégorie des UMPC, faute de puissance insuffisante proposée (mais pourtant suffisante pour un usage nomade & quotidien !).

L'EEE est donc livré de base avec une distribution Xandros à l'interface modifiée/simplifiée. Cependant, 3 ou 4 lignes de commandes permettent de passer en mode « Full Desktop », ou plus simplement, de switcher sur un vrai bureau KDE sans changer l'OS de base ; vous pouvez même re-switcher sur la version « Easy Desktop » d'un moment à l'autre.
Que les fanatiques des autres environnements (je suis concerné) se rassurent ! On peut très bien installer n'importe quelle autre distribution GNU/Linux sur la bête, sans faire sauter la garantie, et donc choisir l'environnement de bureau souhaité.
De plus, il est très facile de réinstaller au besoin Xandros avec le DVD fourni ... Que demander de plus ?
Pour ma part, j'ai installé sur la bête une Ubuntu 7.10, qui fonctionne à merveille : en effet, même Compiz Fusion (en allant vers les effets les plus gourmands) sont disponibles de base ... Eh oui, le matériel est signé par Asus comme compatible avec GNU/Linux (peut-être avec les autres OS libres ?) et Windows XP. Oui, vous avez bien lu, Windows XP aussi est installable sur l'engin, bien que quelques problèmes d'affichage dû aux 7' soient désagréables (de toute façon, vous ne comptiez pas installer Windows dessus, si ?) ... Ubuntu s'en sort mieux grâce à ses bureaux virtuels, et, pour ne pas donner d'exemple, grâce à ses menus ne remplissant pas tout l'écran. Le wifi, est lui aussi, supporté de base (chipset à base d'Atheros).


© Asus 2007-2008 (Campagne de pub pour l'EEE)

Que vaut-il finalement ? Je pense que le public visé par l'EEE PC est très large, pour ma part, je l'ai offert pour les 40 ans d'un proche nomade ... La catégorie la plus proche de ce qu'est l'EEE PC serait l'OLPC (One Laptop Per Child), cependant, ce n'est pas tout à fait le même public ... Un PC nomade, pour 299€, même si l'EEE n'en est pas un, quand on voit le prix des ultraportables, ça laisse rêveur ... Son seul point qui pourrait en rebuter plusieurs d'entre vous sera peut-être la taille de stockage disponible, 4Go paraissent faible, mais quand on sait que le système Xanros installé laisse à l'utilisateur la main sur seulement 1,6Go (le reste étant dédié au système lui-même), on se dit que si l'on veut aussi en faire un usage ludique & multimedia, il faudra avoir recours à du stockage externe (Disque Dur externe, clés USB de 4Go ...).
On peut aussi utiliser l'espace libre interne pour les déplacements, et connecter un disque dur externe, ainsi qu'un écran sur la sortie VGA pour avoir une vraie machine de bureau quand on est à son domicile, par exemple.

Bref, pour conclure, j'en pense (presque) que du bien, et je ne suis pas le seul, il n'y a qu'à voir le monde de la presse ;)

Asus EEE PC Easy Desktop

Compiz Fusion sur une Ubuntu 7.10 avec l'EEE

08 Décembre 2007 à 15:35

Sauvegardes extensives via effraie@blog

Effraie.org héberge pas mal de sites, et la question des sauvegardes est devenue cruciale.

Bien sur, je pourrais renvoyer les utilisateur-ices à leur responsabilités, et leur demander de faire leurs propres sauvegardes. Cela dit, rien ne dit qu’elles/ils les fassent régulièrement, ni qu’ils sachent comment sauvegarder une base de données.

Je me suis donc penché sur la question, et j’ai amélioré mon rsync quotidien pour obtenir un système qui me convient mieux,

Pour assurer que les données seront à l’abri en cas de crash des disques durs internes, mon répertoire backups/ est situé sur un disque usb externe. Prochainement, je cherche également à automatiser une sauvegarde de ce répertoire sur un serveur distant

Sauvegardes des bases de données

J’utilise, suivant les conseils avisé d’un copain, le script autoMYSQLBackup.sh qu’on trouve ici. Après configuration de quelques variables, le script est opérationnel, et il ne vous reste qu’a le lier dans /etc/cron.daily/ pour obtenir une sauvegarde automatisée de chacune de vos bases. Le script conserve les backups des derniers 7 jours, une par semaine pendant un mois, et une par mois indéfiniment.
Au final, cela me permet de conserver une trace des données sur le long terme, sans pour autant user une espace disque démesuré, dans backups/sql.

Sauvegardes des données:

Pendant longtemps, je me suis contenté d’utiliser rsync pour sauvegarder les données du serveur. Cependant, je souhaitais bénéficier, comme pour les bases de données, de la possibilité de restaurer une sauvegarde plus ancienne.
Pour cela, j’ai utilisé des outils standards, rsync, cp, rm, date, find et crontab.

Le fonctionnement est simple:

sauvegarde principale:

Chaque nuit, à 2h30, je sauvegarde l’ensemble des données que je veux pouvoir restaurer dans un répertoire backups/main, avec le « mini script » suivant, qui synchronise la racine du serveur avec ma sauvegarde:

#!/bin/sh rsync -azh --exclude=/pattern/à/ne/pas/sauver --exclude=/dev --exclude=/proc --exclude=/tmp --exclude=/sys --delete-after --delete-excluded --stats / /chemin/vers/backups/main

et cette ligne dans la crontab de root:

30 02 * * * /chemin/vers/le/script/main_backup 2>&1 | mail votre@email.tld -s "[Rsync] rapport du `date +%A\ %d\ %B\ %Y`"

Je reçois ainsi chaque jour un rapport statistique sur la synchronisation, de cette forme:

Number of files: 208552 Number of files transferred: 1038 Total file size: 8.23G bytes Total transferred file size: 354.84M bytes Literal data: 354.86M bytes Matched data: 0 bytes File list size: 6230145 File list generation time: 98.647 seconds File list transfer time: 0.000 seconds Total bytes sent: 70.71M Total bytes received: 24.00K sent 70.71M bytes received 24.00K bytes 344.18K bytes/sec total size is 8.23G speedup is 116.42

En cas de problème, le mail contient la sortie d’erreur de la commande.

Journalisation des sauvegardes

Pour pouvoir restaurer des sauvegardes plus anciennes, ou des fichiers effacés il y a plusieurs jours sur le serveur (et donc absent de backups/main), j’utilise trois petits scripts simplistes, qui, associés à une ligne adéquate dans la crontab de root, me permettent de conserver l’ensemble des sauvegardes des 7 derniers jours, une sauvegarde par semaine pendant un mois, et une sauvegarde par mois pendant 6 mois.

attention.png Note ajoutée à la suite de quiproquo dans les commentaires
Le systéme de journalisation/rotation des backups utilise l’option -l de cp, pour créer des hardlinks au lieu de recopier les fichiers, dans tt les cas ou le fichier n’a pas été modifié. C’est le moyen de n’utiliser que l’espace disque minimum requis. Compresser les données dans une archive ferait perdre cet avantage, et utiliserait, finalement, plus d’espace disque.

Voici les scripts et les entrées dans la crontab qui vont avec:

daily_backup

le script:

#!/bin/sh find /chemin/vers/backups/timed/daily/* -ctime +7 -exec rm -rf {} \; cp -al /chemin/vers/backups/main /chemin/vers/backups/timed/daily/`date +%F` 2> /dev/null;

L’entrée dans la crontab:

30 03 * * * /home/effraie/scripts/daily_backup

weekly_backup

le script:

#!/bin/sh find /chemin/vers/backups/timed/weekly/* -ctime +33 -exec rm -rf {} \; cp -al /chemin/vers/backups/main /chemin/vers/backups/timed/weekly/`date +%U_%F` 2> /dev/null;

L’entrée dans la crontab:

40 03 * * 0 /home/effraie/scripts/weekly_backup

monthly_backup

Le script:

#!/bin/sh find /chemin/vers/backups/timed/monthly/* -ctime +183 -exec rm -rf {} \; cp -al /chemin/vers/backups/main /mnt/usb-data/backups/timed/monthly/`date +%m-%Y` 2> /dev/null;

L’entrée dans la crontab:

50 03 1 * * /home/effraie/scripts/monthly_backup

Avec ça, je pense être habillé pour l’hiver! Cela dit, toute suggestion d’amélioration est la bienvenue.

Beaucoup de personnes entendent parler de linux et souhaiteraient le découvrir, mais beaucoup abandonnent suite à l'achat de leur nouvel ordinateur avec Vista préinstallé et découvrant la difficulté, voir le danger de faire cohabiter les deux systèmes en Multiboot, ces personnes sont forcées de continuer à utiliser l'OS (Operating System) de microsoft chèrement payé ou de recourir à la solution drastique de se passer de cet OS, ce que beaucoup refusent étant donné le prix de la licence microsoft...

Malgré tout, une alternative à ces contraintes est la virtualisation.
Petit rappel de ce qu'est la virtualisation (définition wikipedia) :
La virtualisation regroupe l'ensemble des techniques matérielles et/ou logicielles qui permettent de faire fonctionner sur une seule machine plusieurs systèmes d'exploitation et/ou plusieurs applications, séparément les uns des autres, comme s'ils fonctionnaient sur des machines physiques distinctes.

En gros, l'avantage de la virtualisation est d'executer un OS "virtuel" (ici Ubuntu) dans l'espace mémoire réservé de l'OS hôte (ici Vista) sans risquer de corrompre l'OS hôte par l'OS "virtuel" , Vista exécutant en gros Ubuntu comme une simple application, et au pire, elle plantera comme une simple application :-S.
L'inconveniant de l'OS virtuel étant souvent de ne pas pouvoir bénéficier de l'ensemble de la configuration materielle de l'ordinateur (accelération graphique, ...), on peut tout de même aujourd'hui profiter de bonnes performances avec des machines récentes, la virtualisation nécessitant pas mal de mémoire.

Etape 1 : récupérer VirtualBox et Ubuntu

Ici, nous allons parler de virtualisation logicielle, et pour la mettre en application, il nous faut des logiciels, certains gratuits et d'autres payants...
Mes recherches se sont orientées vers Virtual PC 2007 de microsoft, payant, VirtualBox d'innotetek et VMWare (nécessite un numéro de licence disponible gratuitement sur leur site) dans les gratuits. Autant prendre les gratuits, avec comme choix personnel VirtualBox pour logiciel de virtualisation et la dernière version d'ubuntu 7.10 Gutsy Gibbon pour l'OS à virtualiser.
Récupérez et installez VirtualBox 1.5.2 pour un hôte Windows.
Attention : seule la version pour architecture x86 s'est installé chez moi alors que j'ai un AMD64x2, j'ai pas trop compris ?!?... mais à vous de choisir en fonction de votre processeur.

Récupérer aussi une ISO d'Ubuntu si vous ne l'avez pas déjà et faite attention là aussi à la choisir en fonction de votre processeur, et préferez une version "Alternate" (en cochant la case) à la "desktop", car cette dernière me stoppait l'install à 33% lors de mes essais, problème plus ou moins connu de la version desktop suite à la consultation de divers forums...

DownloadAlternate

Etape 2 : configuration de virtualBox

Une fois VirtualBox installé sur votre machine, commencez par configurer Virtualbox en cliquant sur le bouton "préférences" et aller sur la sélection du périphérique CD/DVD en sélectionnant le chemin vers le fichier image ISO de la version alternate d'ubuntu que vous venez de charger. Ceci évitera de graver un CD et permettra de booter directement via l'image.

VirtualBox_PresentationInterface_1 VirtualBox_SelectionISO_1_1

Vérifiez au passage que votre carte réseau est bien detectée, interface NAT présente, ceci permettra plus d'utilisabilité d'ubuntu par la suite pour télécharger de nouveaux paquets ou surfer.

Etape 3 : création du disque virtuel

Retournez sur l'interface de VirtualBox et à présent cliquez sur le bouton nouveau. Une nouvelle fenêtre vous propose de créer une nouvelle machine virtuelle. Validez sur suivant.

VirtualBox_NouvelleVM_2

Donnez un nom à votre nouvelle machine virtuelle, ici j'ai choisi ubuntu 7.10, ainsi que le type de système que vous installez, donc ici selectionnez Linux 2.6 étant donné que c'est la version de noyau Linux qu'utilise cette version d'ubuntu.

VirtualBox_ConfigVM_3

vient ensuite la selection de la taille mémoire dédiée à la machine virtuelle que l'on va installer. En fait, plus de mémoire sera alloué, plus les performances de la machine virtuelle seront bonne, cependant il est vivement recommandé de ne pas dépasser la moitié de la mémoire RAM dont dispose votre PC, au risque de ne plus pouvoir exploiter dans de bonne condition votre Vista : en effet, votre mémoire sera partager entre ces 2 OS lorsque ceux-ci tourneront en parallèle.

VirtualBox_MemoryVM_4 VirtualBox_NewVirtualDisk_5 VirtualBox2_DisqueVirtuel_7

Etape 4 : l'installation d'ubuntu

vient enfin l'installation proprement dite du systeme Ubuntu. Là, rien de plus simple qu'une installation classique, la machine virtuelle devrait normalement démarrer sur l'image iso. Selectionner "install in text mode"

virtualbox3\VirtualBox3_UbuntuInstallTextMode_1 virtualbox3\VirtualBox3_UbuntuInstallCD_8

S'en suit une série d'écrans pour paramétrer l'installation. Même si le mode texte ne semble pas attrayant, il reste très simple d'utilisation, comme nous allons le voir.
Avec tout d'abord le choix de la langue:
virtualbox3\VirtualBox3_UbuntuInstallLangue_2 virtualbox3\VirtualBox3_UbuntuInstallLangue_3 virtualbox3\VirtualBox3_UbuntuInstallLangue_4

Ensuite la détection du clavier:
virtualbox3\VirtualBox3_UbuntuInstallKeyboard_5 virtualbox3\VirtualBox3_UbuntuInstallKeyboard_6 virtualbox3\VirtualBox3_UbuntuInstallKeyboard_7

Le nom de la machine:
virtualbox3\VirtualBox3_UbuntuInstallNetwork_8

Et enfin la configuration de la partition, nos 8Go de disque virtuel réservé auparavant. Vu que l'on va utiliser tout l'espace réservé, on laisse ici faire l'outil de partitionnement ubuntu tout seul pour créer le /, /home et le /swap comme un grand:
virtualbox3\VirtualBox3_UbuntuInstallPartition_10 virtualbox3\VirtualBox3_UbuntuInstallPartition_11 virtualbox3\VirtualBox3_UbuntuInstallPartition_12

A présent, Virtual box va prendre son temps pour l'installation... à vous de voir lorsqu'il vous posera des questions. Si vous avez le réseau et une connexion internet, il vous proposera même d'installer les nouveaux paquets de mise à jour en même temps que l'installation! c'est plus long mais ça fonctionne, c'est ce que j'ai fait de mon côté :-)

Il ne vous reste plus qu'à patienter et lorsque l'install sera finie, n'oublié pas de retourner dans les préférence et de reselectionner votre lecteur CD/DVD et décochant l'onglet de boot sur l'image ISO, sinon vous aurait à chaque fois le menu de boot du CD alternate.

Voilà, pour plus d'information sur l'installation d'ubuntu, je vous encourage à consulter le forum pour plus d'infos sur une install ubuntu.

Etape 5 : Enjoy !

ça y est, vous avez installé ubuntu, maintenant sélectionnez votre machine virtuelle dans le menu de gauche, et cliquez sur le bouton "Lancer".
attention, pour éteindre votre machine virtuelle, faite comme si vous arrêtiez réellement votre machine par le bouton arrêt, sinon allez dans le menu machine, et faite "arrêter".

Profitez bien de votre nouvel OS ubuntu sur votre Vista ! ;-)

ScreenVirtualBox1 ScreenVirtualBox2

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