Planet

Comme on le sait maintenant, le futur Gnome 3.0 prévu pour septembre 2010 sera constitué de 2 nouveautés majeures :

  • Gnome-shell pour une gestion des bureaux et fenêtres de nouvelle génération
  • Gnome-zeitgeist pour une gestion des documents non plus par arborescence de fichiers mais par historique d’utilisation

Zeitgeist est en réalité un moteur (une API) qui enregistre les différents événements effectués sur l’ordinateur (lecture d’un film, d’une musique, ouverture ou création d’un fichier, visite d’un site web, conversation…) et permet de restituer ceux ci de manière chronologique. Zeitgeist propose une nouvelle façon de rechercher des fichiers : adieu les multiples répertoires afin d’accéder au fichier désiré, ici c’est par date de dernière utilisation/création que les fichiers sont recherchés. Mais puisqu’il n’est qu’un « moteur », il faut à Zeitgeist une interface graphique : sous gnome, ce sera Gnome-activity-journal.

Installation

Tout d’abord, Gnome-activity-journal n’est pas présent dans les dépôts officiels d’ubuntu, l’installation de ce logiciel est donc susceptible d’endommager votre système. Ne l’installer que si vous savez ce que vous faites !

Sinon l’installation est très simple, ouvrez un terminal et taper collez y ces 3 lignes :

sudo add-apt-repository ppa:zeitgeist/ppa
sudo aptitude update
sudo aptitude install gnome-activity-journal

Une fois installé, allez dans Applications > Accessoires > Activity journal pour l’ouvrir.

Une autre solution à l’aide de bzr et launchpad pour l’installer (un peu moins facile à installer mais permet d’obtenir la dernière version, celle que je présente ici)

Utilisation

Voilà les choses intéressantes ! Une fois Activity journal ouvert, on peut constater tout d’abord qu’il y a eu du travail sur l’interface depuis quelques mois (voir un précédent article que j’ai écris sur Gnome 3.0)

Ancienne version de Gnome-zeitgeist

Ancienne version de Gnome-zeitgeist

L’interface est vraiment simple. Elle est constituée d’une colonne par jour, deux flèches à gauche et à droite permettant de passer aux jours précédents et suivants. Une barre chronologique (en forme d’histogramme) en bas de fenêtre permet de se déplacer plus rapidement à une date précise (la taille de barres représentant l’activité du jour plus ou moins importante).

Gnome-activity-journal propose une interface très simple d'utilisation qui a beaucoup évoluée en quelques mois

Gnome-activity-journal propose une interface très simple d'utilisation qui a beaucoup évoluée en quelques mois

Pour chaque jour, tous les fichiers qui ont subis une activité son recensés. Ils sont classés en 3 parties temporelles « Morning », « Afternoon » et « Evening ». De plus, plutôt que d’indiquer au premier coup d’oeil les 25 fichiers musicaux écoutés ou les 18 vidéos visionnées dans l’après midi, les fichiers de même types sont regroupés par catégories afin d’alléger l’affichage. Un gros « + » indique ces regroupement qui sont dépliables afin d’accéder au détail des fichiers.

Une autre fonctionnalité intéressante est le pré-visionnage automatique de tous les types de fichiers lorsque l’on passe la souris sur leur nom. Le plus impressionnant est sans doute l’ouverture instantanée des vidéos dans une petite fenêtre comme le montre l’image ci dessous. C’est vraiment très pratique, ça marche également pour les fichiers textes ou musicaux bien sur.

Les vidéos sont prévisualisées instantanément au survol de la souris

Les vidéos sont prévisualisées instantanément au survol de la souris

Enfin, il est également possible de cliquer sur chaque nom de jour. On accède alors à l’activité détaillée heure par heure. L’activity journal prend ici toute son sens. Ce véritable « espion » enregistre et restitue toutes les activités effectuées et le restitue dans un schéma que je trouve relativement clair.

Un historique du jour heure par heure est également disponible

Un historique du jour heure par heure est également disponible

Pas de panique pour les paranoïaques, il est également possible – par un simple clic droit sur un nom de fichier – de supprimer celui ci de l’activity journal. D’ailleurs le clic droit propose également d’envoyer un fichier ouvert un jour précédent, directement sur « aujourd’hui ».

Le clic droit permet d'ouvrir, supprimer ou "marquer" un fichier

Le clic droit permet d'ouvrir, supprimer ou "marquer" un fichier

Conclusion

La question que l’on est en droit de se poser est la suivante : est ce que Gnome-activity-journal est réellement utile? Le logiciel rempli bien son rôle, l’interface est claire, bien réalisée, mais je dois dire que je n’ai pas ressenti le besoin de le lancer et son utilité ne me semble pas flagrante à priori. Cependant, Zeitgeist est présenté comme une des 2 grandes nouveautés de Gnome 3.0 avec Gnome-shell, il sera donc je présume profondément intégré dans gnome. Si ce dernier se révèle facile d’accès et non perdu au fin fond des menus comme d’autres logiciels, peut être que l’utilisateur sera plus poussé à l’utiliser et qu’alors il se révèlera utile sur le long terme. Il faut également prévoir un temps d’adaptation à cette nouvelle façon d’appréhender l’accès aux fichiers. Gnome-activity-journal a donc un certain potentiel, d’autant que le logiciel semble loin d’être terminé, mais il devra faire ses preuves sur le long terme.

C'est le but du logiciel SADMS. Oui mais voilà, ce logiciel n'était pas vraiment intégré à Ubuntu, et encore moins dans les dépots officiels.

Ma société, Objectif Libre spécialistes Français de Ubuntu, a donc décidé de changer cela, avec pour but à court terme d'aider le groupe LinuxEdu, qui se bat pour faire utiliser Linux dans l'éducation Nationale au niveau de la région Midi Pyrénées.

Comme expliqué et détaillé sur le blog de la société, nous avons envoyé des patchs à l'auteur, crée les paquets, déployé sur notre PPA (pour permettre une diffusion dès maintenant) et nous sommes en train de tenter de faire entrer le logiciels dans Ubuntu et Debian. Et déjà qu'est ce que c'est SADMS ? c'est une interface graphique qui va vous guider pour le paramétrage de l'intégration dans un environnement Windows. C'est vraiment très simple d'utilisation. En voici quelques captures d'écran.

Comme toujours, si vous utilisez notre PPA pour tester l'intégration avec votre PC sous Ubuntu, veuillez faire attention vous utiliserez un logiciel qui ne provient pas des dépôts officiels (pour le moment).

12 Février 2010 à 23:00

L'aide à l'apprentissage avec Anki via eMerzh's Notes

Vous avez parfois du mal à retenir des mots de vocabulaire dans vos cours de langues? Vous avec difficile à exercer votre mémoire pour le prochain examen?

Alors, Anki est pour vous!

Anki Accueil

Anki est un logiciel de Répétition espacée. Il est chargé de vous poser des questions hors d'une liste et, en fonction de votre facilité à répondre (ou pas :p), il vous reposera la question plus ou moins rapidement.

Il est donc particulièrement adapté à des apprentissages comme le vocabulaire, la conjugaison, ou des éléments simples.

Certains ensembles de questions sont fournis avec le programme, mais vous pouvez évidemment ajouter vos propres questions et pourquoi pas en faire profiter la communauté.

Installation :

Sur ubuntu, comme d'habitude, il suffit d'utiliser votre programme d'installation de paquets et de choisir " anki ".

Utilisation :

Creation de decks:

Cliquez simplement sur nouveau, puis ajouter du matériel et ajoutez la question dans la boite "Front" et la réponse dans la boite "Back".

Anki

Le but c'est de faire des questions dont la réponse est assez courte. Pour maximiser la mémorisation, certains conseils sont donné (en anglais malheureusement). Comme par exemple qu'il vaut mieux éviter de mémoriser de longues listes. Et si c'est impossible d'éviter, il vaut mieux se tourner vers des énumérations (listes ordonnées).

Révisions:

Les révisions se font sur une plus longue période que juste la veille de l'examen, (tout le monde sait que ce n'est pas une bonne idée, même si .... :p). Il est également conseillé d'ouvrir anki environ une fois par jour ... certaines révisions ne prennent que 2 minutes, d'autres plus de 10 ... enfin rien d'insurmontable.

Il est toutefois possible de réviser plus que le nombre de carte du jour.

Le principe est donc que Anki vous pose une question et vous répondez pour vous ....

Ensuite, vous cliquez pour afficher la réponse et vous comparez avec la vôtre.

Vous indiquez ensuite à Anki comment vous avez répondu : Faux , Difficilement, Bon ou Facilement.

Et en fonction de votre habilitée, Anki reposera la question rapidement.

Synchronisation :

Anki fourni une synchronisation bien sympathique avec leur site web. Ainsi, vous pourrez réviser en ligne depuis un autre endroit et avoir accès à vos decks de questions ou vos statistiques de réponse.

Si vous avez à mémoriser quelques trucs durablements, essayez Anki....

Anki3

Icône GNOME Volume Control

Je vous donne une manipulation permettant de définir le volume sonore au démarrage. Ainsi le volume ne sera pas le même que lorsque vous aviez éteint votre ordinateur. Cette petite astuce peu s'avérer très utile si comme moi, vous ne voulez pas avoir votre son d'accueil à fond. Si vous regardez un film un soir avec le volume élevé et que le lendemain matin vous voulez être discret, alors c'est raté.

Comment faire ? C'est très simple. Suivez ces quelques points :

  • Réglez le volume sonore comme vous voudriez qu'il soit lors du démarrage. Chez moi j'ai mis 20%.
  • Copiez le fichier /etc/pulse/default.pa dans le répertoire ~/.pulse/ en exécutant la commande suivante dans une terminal. cp /etc/pulse/default.pa ~/.pulse/
  • Ouvrez ce fichier fraichement copié. gedit ~/.pulse/default.pa &
  • Exécutez la commande suivante. pacmd "dump" | grep set-sink Copiez à la fin de ce fichier (~/.pulse/default.pa) la ligne qui commence par set-sink-volume et qui correspond à votre périphérique audio. Chez moi j'en ai deux, la sortie HDMI et la sortie interne de mon ordinateur portable. Voici le résultat de cette commande que j'ai obtenu. set-sink-volume alsa_output.pci-0000_01_00.1.hdmi-stereo 0x10000
    set-sink-mute alsa_output.pci-0000_01_00.1.hdmi-stereo no
    set-sink-volume alsa_output.pci-0000_00_1b.0.analog-stereo 0x3210
    set-sink-mute alsa_output.pci-0000_00_1b.0.analog-stereo no La ligne qui m'intéresse est la troisième et voici ce que j'ai ajouter en fin de fichier. ### Volume 20%
    set-sink-volume alsa_output.pci-0000_00_1b.0.analog-stereo 0x3210 Si vous ne savez pas quel ligne choisir mettez "set-sink-volume 0 0x3210". 0 désigne le périphérique par défaut. 0x3210 désigne le volume sonore (20% dans mon cas) et 0x10000 correspond à 100%.
  • Enregistrez et fermez le fichier.

C'est terminé. Au prochain démarrage le volume sera tel que vous l'avez défini.

04 Février 2010 à 07:20

m-audio audiophile24/96 et lucid lynx via Littlewing

Mon PC fraichement installé avec le koala, me voila dans l'idée de faire fonctionner ma carte son m-audio audiophile 24/96.Ce qui semblait fonctionner sans problème sous Jaunty ne fonctionnait pas du tout avec karmic :-( J'ai eu précédemment un gros coup de bol. Après un test de son, je n'avais aucune carte son détectée via aplay,pulse audio ou n'importe quel outil.

J'ai d'abord cru à un problème d'alsa ou lié à la version de pulseaudio . J'ai donc mis à jour mon OS favori vers la version alpha2 de lucid lynx et la toujours le même problème (j'en ai pas eu d'autres, c'était déjà ça ...)

Voici ce que j'ai effectué comme manipulation

warning.png ATTENTION : je suis passé à une version alpha et je modifie un des fichiers de configuration. Si vous reproduisez cette manipulation, ca peut provoquer chez vous une grosse instabilité de votre système.

ICE1712: probe of 0000:04:00.0 failed with error -5 ICE1712 0000:04:00.0: PCI INT A disabled

Pour cette erreur, la seule manipulation que j'ai trouvé à faire était de .... changer la carte son de slot PCI. Je sais c'est plutôt brutal, mais ca fonctionne.

Après redémarrage, ma carte était reconnue par le système mais ne produisait pas de son.

$ dmesg | grep -i ice1712 [ 13.181247] ICE1712 0000:04:01.0: PCI INT A -> GSI 17 (level, low) -> IRQ 17 [ 13.181272] ice1712: Using board model M Audio Audiophile 24/96

Pulseaudio ne connaissait pas les sorties analogiques. J'ai donc suivi ce post et ajouté les lignes suivantes dans la section PCM.FRONT du fichier /usr/share/alsa/cards/ICE1712.conf

CE1712.pcm.front.0 { @args [ CARD ] @args.CARD { type string } type route ttable.0.0 1 ttable.1.1 1 slave.pcm { type hw card $CARD } slave.format S32_LE slave.channels 10 }

Après un redémarrage, il ne reste plus qu'à sélectionner la bonne sortie ( analogique dans mon cas) :)

selectionsortieanalogique.png

Bon, j'espère que cette manipulation pourra servir à d'autres personnes. Franchement, je ne pense qu'il soit nécessaire de passer sous lucid lynx.Je n'ai pas testé la dernière configuration sous Karmic. Si il y en a qui sont dans le même cas, n'hésitez pas à l'indiquer dans les commentaires :)

03 Février 2010 à 00:47

Caractères spéciaux en direct via Sbskl

Vous avez l’habitude de saisir des caractères spéciaux (œ, ©, ®, …, «, ») ? Mais vous êtes las d’aller les chercher dans les menus (genre : Insérer > Caractères spéciaux)…

Dites vous que sous linux, votre clavier permet de saisir beaucoup plus de caractères que ceux imprimés sur les touches. Ceci grâce à la touche « Alt Gr » que tout le monde utilise tous les jours pour saisir € et @.

Évidement, pour les autres touches, c’est moins évident mais Gnome peut vous aider.

Faites un clic droit sur un de vos « Tableau de bord » et choisissez « Ajoutez au tableau de bord… ». Dans la boite de dialogue, sélectionnez « Indicateur de claviers » puis cliquez sur « Ajouter ».

Le mot « Fra » doit apparaitre dans votre tableau de bord (ou le code de votre pays si vous n’êtes pas en France). Faites un clic droit sur « Fra » et cliquez sur « Afficher l’agencement actuel ».

Voila, vous avez devant vous tous les caractères cachés que peut faire apparaître la touche « Alt Gr » ou « Shift + Alt Gr ». Ça fonctionne même avec les touches du pavé numérique ! Les caractères présents dans le coin inférieur droit apparaissent avec « Alt Gr » et ceux dans le coin supérieur droit avec « Shift + Alt Gr ».

Depuis Ubuntu Lucid Lynx (10.04)

Venant de mettre à jour mon Ubuntu de 9.10 vers 10.04, le « Fra » a disparu !

Aller dans les préférences du clavier, onglet « Agencements ». Pour ma part, je n’ai dans la liste que « France Autre » et c’est ça le problème. Il faut qu’il y ai plus d’un agencement pour que « Fra » revienne. Donc, ajouter le clavier de votre choix et tout rentrera dans l’ordre…

C'est avec une véritable lassitude que j'écris ce billet... Lassitude mais également un véritable énervement, en ma qualité de président de Ubuntu-fr. La raison est simple : j'en ai marre de me battre de manière "gentille" et je pense que nous allons devoir passer une vitesse supérieure.

Petit historique : il y a maintenant 1 an, nous avons remarqué plusieurs prélèvements suspects sur les comptes de Ubuntu-fr. Prélèvements qui étaient réalisés par Canal+ et CanalSat, alors que bien sur l'association n'a JAMAIS souscrit à ce genre de contrat, puisque nous n'avons même pas de local... Après de multiples appels vers les services concernés il a été établi qu'il s'agissait d'une fraude, comme cela peut arriver.

Le temps de faire TOUTES les démarches demandées : dépôt de plainte, opposition auprès de notre banque (qui d'ailleurs a autorisée ces prélèvements sans vérifier la signature....), lettres en recommandé avec accusé de réception,... le montant total des prélèvement était aux alentours de 270€, ce qui n'est clairement pas négligeable. A la fin de ces échanges tous les interlocuteurs Canal+ m'ont assurés que nous allions être remboursés rapidement par chèque...

Et depuis le mois de Mars 2009 ??? et bien RIEN... Je vous rassure j'ai recontacté plusieurs fois les services concernés, en devant réexpliquer à chaques fois notre histoire... j'ai plusieurs fois été coupé car mes appels dépassaient les 30 minutes légales et donc obligation de recommencer à tout raconter... A CHAQUES FOIS (au moins à 4 reprises) la même histoire : "Oui monsieur Sauthier, nous allons vous faire parvenir les chèques d'ici 2 semaines" ou "Il y a eu un problème avec les chèques, veuillez nous envoyer ces éléments supplémentaires, et d'ici 1 mois nous allons les rééditer"... Et là j'en ai marre, mais alors vraiment marre. Et je n'ai plus envie de téléphoner. J'ai dépensé plus de 60 € entre les lettres, et les appels téléphoniques (payant) aux services de Canal + pour au final RIEN si ce n'est donner des sous à Canal+ qui touche (j'en suis persuadé) un pourcentage sur mes appels à leurs services...

Bref si vous pouvez faire bouger les choses faites le : relayer notre appel sur vos blogs, messagerie, twitter/identica, ou si vous connaissez quelqu'un chez Canal+ qui veut bien me recontacter... Car si les choses continuent comme ça d'ici peu je vais aller porter plainte contre Canal+ au tribunal. On aura des frais (potentiellement remboursable) mais moins que 270 € et au moins ça sera réglé...

Il peut être intéressant, pour une raison ou une autre, de vouloir utiliser un programme en anglais sur un système configuré dans une autre langue. Dans mon cas, je voudrais pouvoir réaliser simplement quelques captures d'écran de GNOME Split en anglais.

Dans un tel cas, il serait forcément assez lourd de changer la langue de tout le système pour lancer un logiciel. C'est là qu'intervient la variable d'environnement LANG. C'est avec cette variable que nous allons jouer. Pour commencer, on peut entrer la commande suivante dans un terminal.
~$ echo $LANG

Si votre système est en français comme le mien, vous devriez probablement avoir comme résultat la chaîne de caractères suivante : fr_FR.UTF-8.

Pour lancer un logiciel en anglais, on va modifier cette variable seulement dans le "terminal" où l'on va lancer le programme. Pour cela, on crée un script qui va donner à la variable LANG la valeur C puis exécuter la ligne de commande passée en argument du script (ligne de commande identique à celle que l'on utiliserait pour lancer le logiciel normalement).

Pour faire le script, on crée puis édite un fichier nommé (comme on veut en fait) english.sh et on y met le code suivant :

#!/bin/bash
LANG=C "$@"


Ensuite, on enregistre puis on rend le script exécutable.
~$ chmod +x english.sh

Finalement, on lance le script et on passe en paramètre la ligne de commande à exécuter.
~$ ./english.sh transmission

En voilà ce que ça donne (un peu de pub ça fait pas de mal non roh).

Jane Rahman - CC byJe suis de ceux qui pensent que le futur Chrome OS de Google est susceptible de bousculer les hiérarchies établies.

Pour rappel Chrome OS sera un système d’exploitation reposant uniquement sur le navigateur Chrome. Tout se fera en ligne, dans les nuages, et si vous n’allumez plus votre machine que pour aller sur Gmail, Reader, Twitter ou Facebook, alors vous êtes une cible toute indiquée.

Imaginons en effet que les premiers ordinateurs Chrome OS, prévus pour la fin de l’année 2010, soient un succès. Hypothèse plausible parce qu’un netbook sexy, peu cher, rapide au boot (on parle de 5 secondes) et rapide à la navigation (et encore plus rapide sur les services Google : Gmail, Docs, YouTube, Maps,etc), ça peut tenter même les plus rétifs.

Si le succès est donc au rendez-vous alors vous pourrez toujours arriver avec vos beaux (mais anciens) discours de migration vers des alternatives libres (change ton Internet Explorer pour Firefox, change ton Windows pour GNU/Linux), les gens s’en foutront complètement. Cela n’aura aucune prise sur eux, s’ils ont déjà entre les mains ce nouveau terminal véloce et sécurisé, qui se met à jour tout seul, et qui ne demande aucune installation classique du moindre logiciel (du reste la notion même de logiciel disparait, quant à nos bons vieux fichiers ils ne se portent guère mieux).

D’ailleurs si on se regarde un peu le nombril, c’en est également fini du service global que rend le réseau Framasoft, mais j’y reviendrai dans un futur billet[1].

La menace est réelle (d’autant que Google met le paquet comme jamais niveau marketing pour le faire connaître). Il eut été rassurant qu’elle vienne du Grand Méchant Microsoft, mais c’est ici bien plus complexe que ça, puisque c’est du plus grand contributeur mondial open source qu’il s’agit. Et pour couronner le tout il existe une version libre du navigateur Chrome et de Chrome OS avec la sous-couche Chromium.

Certes, en terme de parts de marché, le navigateur Chrome tient toujours une place modeste. Mais comparons les statistiques du Framablog il y a un an : Firefox 68%, Internet Explorer 21% et Chrome 1% à celles d’aujourd’hui : Firefox 66%, Internet Explorer 14% et Chrome 7%. La croissance est significative. Bien sûr c’est avant tout Internet Explorer qui en a pâti, mais Firefox a stagné et même, pour la première fois, un peu baissé.

Or le public de ce blog est un public disons… « averti ». Il est sensibilisé au Libre et compte aujourd’hui, parmi ses visiteurs, 32% de GNU/Linux. Comment expliquer cette forte avancée de Chrome au détriment de Firefox ? J’ai un peu peur d’en connaître la raison : bien que fort jeune Chrome est déjà un excellent navigateur qui dépasse techniquement et ergonomiquement Firefox dans bien des domaines (surtout ne l’essayez pas sous Linux avec la rapidité de Firefox en tête !). D’accord, le panda roux vient de sortir en version 3.6 mais Chrome n’est pas en reste puisque son nouveau millésime 4.0 vient faire tomber l’un des dernières barrières que constituait l’absence d’extensions.

Donc la qualité est là. Et puisque nos usages informatiques se concentrent désormais presque exclusivement sur Internet, la situation est mûre pour que Chrome OS vienne se faire rapidement une place au soleil, en court-circuitant complètement le parcours balisé qui souhaitait inciter les utilisateurs à substituer leur Windows pour du GNU/Linux. Comme dans le même temps Mac OS X continue sa progression (10% sur le Framablog), on pourrait bien se retrouver à terme avec une situation où les trois géants que sont Microsoft, Apple et Google se partagent le marché des OS grand public en laissant totalement à la marge GNU/Linux.

GNU/Linux abandonnerait alors son ambition grand public pour revenir à la case départ des serveurs et n’être plus qu’un OS pour « experts bidouilleurs », ce qu’il avait un peu cessé d’être pourtant avec l’avènement de la populaire distribution Ubuntu.

C’est pourquoi non seulement Firefox est en danger mais également Ubuntu. Du coup, l’article ci-dessous tire le bilan de la nouvelle donne et suggère fortement une association Mozilla Ubuntu pour tenter de contrarier la marche triomphante de Google (on aurait pu s’attendre à une association Mozilla Canonical plutôt, soit dit en passant).

Ce n’est pas idiot. Pour Mozilla et Ubuntu d’abord, mais aussi pour le logiciel libre dans son ensemble qui a beaucoup à perdre dans l’histoire. Parce qu’au final quelle est la plus grande différence entre Mozilla et Google ? Comparer Le Manifeste de l’un et Les conditions d’utilisation de l’autre vous donnera peut-être un début de réponse…

Ubuntu et Mozilla : L’inévitable alliance

Ubuntu and Mozilla: The inevitable alliance

Ronnie Whisler - décembre 2009 - Buntufu.com
(Traduction Framalang : Olivier et Goofy)

Les spéculations sont au journalisme technique ce que sont les prophéties à la religion. Elles n’ont d’importance, de crédibilité ou de génie que si elles se révèlent exactes. Il ne nous viendrait toutefois pas à l’idée de publier un article technique sans y risquer quelques spéculations. Spéculez sur quelques idées folles, c’est l’étincelle qui enflammera la créativité de certains individus ou de certaines entreprises. Vous voyez où je veux en venir ? Tant mieux, parce que cet article est entièrement conçu à partir de cela. En d’autres termes, tout ce que vous trouverez dans cet article n’est que pure spéculation, je n’ai aucune preuve pour étayer mes dires.

Commençons par une revue des forces en présence. À ma droite, vous avez Mozilla qui nous a prouvé que la guerre des navigateurs n’est pas terminée et que Microsoft n’est pas intouchable. À ma gauche, vous avez Ubuntu qui nous a prouvé que Linux sur l’ordinateur personnel n’est pas une utopie, qu’il peut être simple et populaire. Et finalement, il y a Google qui s’est inspiré des succès des deux autres protagonistes et qui travaille sur son propre système d’exploitation basé sur Linux, dont la pièce maîtresse est le navigateur Chrome.

Certains vous diront que c’est l’évolution. J’appelle plutôt ça tacler ses concurrents en s’appuyant sur leurs points forts et en insistant bien sur le fait que c’est un système d’exploitation tourné vers le Web dédié aux netbooks. Ça n’est, pour moi, rien d’autre qu’un stratagème pour éviter que la concurrence ne réagisse en formant des alliances avant que Chrome OS ne dévoile tout son potentiel.

Est-ce à dire que je pense que Google c’est le mal ? Non. Cependant, un grand pouvoir implique de lourdes responsabilités, mais leur puissance est telle que céder à la tentation serait facile. La tentation étant ici de tuer toute compétition pour faire rentrer plus d’argent plus facilement et faire gonfler les bénéfices. Dieu seul sait le retard qu’a pris l’Ère du Numérique parce que les hommes et les femmes à la tête de certaines grosses entreprises ont cédé à la tentation. Honte à vous tous.

Ceci étant dit, considérons les points de friction qui pourraient naître entre Google d’un côté et Mozilla et Ubuntu de l’autre si le système d’exploitation Chrome OS devenait populaire. On pense évidemment en premier lieu aux revenus de Mozilla, dont Google est la principale source. Google pourrait commencer à réduire sa rétribution au clic ou à la recherche. Google pourrait étoffer les fonctionnalités de Google search et réserver ses innovations à son navigateur pour vous pousser à utiliser Chrome, etc. On pourrait encore spéculer longtemps comme ça. Mais on a mieux à faire, non ?

La situation entre Google et Ubuntu me rappelle celle de Microsoft et Sega. Vous souvenez-vous de ce qui s’est passé quand Microsoft a aidé Sega à créer la Dreamcast ? Moi je m’en souviens ! Sega n’a pas tenu longtemps et Microsoft a lancé la Dreamcast 2… pardon, la Xbox. Quelque chose me dit que ce scénario pourrait bien se reproduire ici. Canonical devrait rester sur ses gardes. Rien n’empêcherait Google de racheter Ubuntu/Canonical évidemment. Ça ne serait pas si surprenant, après tout, si Mark Shuttleworth sait faire quelque chose, c’est bien créer une société avec le vent en poupe et la revendre avec un joli profit.

Maintenant, si Mozilla et Ubuntu/Canonical venaient à s’allier, ils devraient avoir le poids pour rivaliser avec Google ou n’importe qui d’autre. De toutes façons face aux autres grosses entreprises, ils ne peuvent pas se contenter d’être passifs au risque de se faire écarter du marché qu’ils ont aidé à créer. Fini le temps des « On verra ». L’heure est venue de se préparer pour le futur et de choisir des alliés solides.

Notes

[1] Crédit photo : Jane Rahman (Creative Commons By)

Django logo bugSuite au commentaire de Narbonne sur l'article d'hier "Quelques outils utiles pour django" je livre aujourd'hui la rapide manipulation permettant d'utiliser bpython avec django. Bpython est un terminal python avancé. En temps réel il colore, indente, propose les méthodes liées aux objets courants, via l'introspection. Il contient un historique, et des commandes rapides pour enregistrer et "pastebiner" le contenu du terminal sans le quitter. Bref on gagne du temps.

Attention, l'ensemble des manipulations qui vont suivre peuvent rendre votre système d'exploitation Ubuntu instable. L'utilisation du compte admistrateur (commande sudo...) suscitent des risques pour lequel je décline toute responsabilité.

Installer bpython dans Ubuntu

Il existe trois méthodes, je vous livre ici la plus rapide, la plus simple, et la plus sûr pour votre système:

  • Depuis un terminal, tapez : sudo aptitude install bpython

Utiliser bpython dans django

  • Créer dans votre dossier personnel le fichier ~/.pythonrc et placer dans celui-ci :
try: from django.core.management import setup_environ import settings setup_environ(settings) print 'Importation de la configuration django' try: exec_strs = ["from %s.models import *"%apps for apps in settings.INSTALLED_APPS ] for x in exec_strs: try: exec(x) except: print 'Echec de l'importation pour %s' %x print 'Importation des modèles django' except: pass except: pass
  • Editer, toujours depuis votre dossier personnel, le fichier /.pythonrc@@
  • Enfin relancer votre terminal (un onglet de guake dans mon cas)

bpython pour django

Via cette manipulation, bpython devient une alternative très intéressante vis à vis du couple "shell_plus + ipython".'' Billet conçu d'après l'article Using python shell ..''

EDIT: Sur IRC , Alexis propose le snippet bpython

Pages