Planet

03 Mars 2010 à 22:29

Ubuntu, nouveau look via Le Blog du Davromaniak

On l’attendait depuis un moment, Ubuntu va changer de look c’est officiel. Nouveau thème pour le système, nouveau style pour le logo et la marque. Personnellement, j’aime le nouveau style sobre et surtout au revoir le marron que l’on a pu connaître (même si je l’aimais bien). Pour voir tout ça, rendez-vous ici et . Voilà enfin un petit coup de jeune pour notre mon système d’exploitation préféré. Il ne reste plus qu’à savoir si ce nouveau look va plaire à la communauté.

Au niveau des thèmes du système, il y en deux. Un relativement sombre et l’autre qui est plus clair. En revanche, sur les deux thèmes, les boutons de gestion d’une fenêtre (fermer, réduire, agrandir) sont maintenant placés sur la gauche (toujours en haut bien entendu) de la fenêtre. On constate que le tableau de bord de GNOME a droit à de nouvelles icônes.

   

Le thème du boot est également modifié pour quelque chose plus en accord avec les thèmes systèmes et le nouveau look.

Toujours dans la continuité les logos ont changé avec une nouvelle police, entre autre, que je trouve très réussite.

blackubuntulogo.png

Enfin pour terminer, les divers sites web, CDs et pochettes, les habits et accessoires vont être mis à la nouvelle mode.

On l’a tous remarqué (du moins les utilisateurs de GNOME, version >= 2.28). Les icônes se sont barrées. C’est un bug ? Non. Enfin si, mais un bug de l’esprit de ceux qui ont décidé ça. Avant la version 2.28, GNOME utilisait les icônes dans les menus et sur les boutons. Mes barres d’outils, quant à elles, possédaient des icônes avec un texte en dessous. Depuis la version 2.28, les icônes précédemment utilisées sont parties et les barres d’outils possèdent des icônes avec un texte sur la droite (mais pas toujours). Pour les barres d’outils, le style est complètement foireux et étrange, pour les icônes c’est peut-être pas terrible tant que l’on peut les réactiver. Tout ça, c’était possible avec GNOME 2.28. On pouvait utiliser les icônes (sans modifier directement les valeurs GConf) et modifier le style des barres d’outils. Avec GNOME 2.29, certaines personnes ont eu l’idée d’enlever l’onglet Interface disponible jusqu’à présent via Système > Préférences > Apparence. Et ça, malgré les protestations qu’il y a eu. De plus, les décideurs responsables de cette modification répondent de manière relativement agressive aux protestations. Sympa pour un tel projet. Sympa aussi pour les dyslexiques.



Bref, qu’est-ce qui se passe en ce moment ? L’interface par défaut ne doit plus être modifiable facilement ? Doit-on vraiment coder un outil spécial pour tweaker notre interface ? Quelle est la prochaine étape ? Ne plus nous permettre de changer de thème ? Aidez-moi à comprendre car là je n’arrive plus à suivre les décideurs… Bref, si vous développez des applications pour le bureau GNOME, forcez l’affichage des icônes et proposez la modification du style des barres d’outils, ça aidera peut-être les auteurs du crime à se rendre compte de la débilité d’avoir proposé un patch qui a permis d’enlever l’onglet Interface.

28 Février 2010 à 15:13

Jouer du piano sous Ubuntu via Pianopenguin

Je viens de m'acheter un clavier maitre M-AUDIO Keystation 88es pour pouvoir l'utiliser avec Jalmus et jouer du piano en silencieux.

Ce clavier est parfaitement reconnu en USB sans aucune autre intervention. Du vrai «Plug and Play» sous Linux c'est suffisamment remarquable pour être signalé. Le toucher n'est pas génial mais les claviers à «toucher marteaux», style FATAR, sont nettement plus chers.

Avant toute chose il faut installer le serveur audio Jack :

sudo apt-get install jackd qjackctl

Ajoutez vous au groupe «audio» en éditant le fichier :

sudo gedit /etc/group

Puis éditez le fichier /etc/security/limits.conf pour activer le temps réel en ajoutant les lignes suivantes :

# Support Temps réel pour le groupe audio @audio - rtprio 99 @audio - nice -10 @audio - memlock 250000

LinuxSampler

J'ai installé Linux Sampler sous Jaunty à partir des dépôts PPA de David Konsumer car le site officiel était hors ligne mais il est peut-être plus facile de l'installer en utilisant la méthode de Linux MAO.

Attention cette installation n'est valable que sur Jaunty et peut rendre instable votre système.

Ajoutez dans «Sources de mis à jour» le dépot ppa suivant : deb http://ppa.launchpad.net/david-konsumer/konsumer/ubuntu jaunty main

puis installez la clé :

sudo apt-key adv --keyserver keyserver.ubuntu.com --recv-keys 17DEA4FE

Vous pouvez installer les paquets suivants :

sudo apt-get install libasound2-dev libjack0 gigtools libgig-dev libgig6

Il n'est pas possible d'installer directement linuxsampler à cause d'un problème de dépendance. Il faut télécharger les deux fichiers liblinuxsampler_1.0.0-5_i386.deb et linuxsampler_1.0.0-5_i386.deb pour les modifier.

Copiez le code du script suivant (sources) dans un fichier edit-deb-control.sh puis rendez le exécutable :

#!/bin/bash EDITOR=gedit if [[ -z "$1" ]]; then echo "Syntax: $0 debfile" exit 1 fi DEBFILE="$1" TMPDIR=`mktemp -d /tmp/deb.XXXXXXXXXX` || exit 1 OUTPUT=`basename "$DEBFILE" .deb`.modfied.deb if [[ -e "$OUTPUT" ]]; then echo "$OUTPUT exists." rm -r "$TMPDIR" exit 1 fi dpkg-deb -x "$DEBFILE" "$TMPDIR" dpkg-deb --control "$DEBFILE" "$TMPDIR"/DEBIAN if [[ ! -e "$TMPDIR"/DEBIAN/control ]]; then echo DEBIAN/control not found. rm -r "$TMPDIR" exit 1 fi CONTROL="$TMPDIR"/DEBIAN/control MOD=`stat -c "%y" "$CONTROL"` $EDITOR "$CONTROL" if [[ "$MOD" == `stat -c "%y" "$CONTROL"` ]]; then echo Not modfied. else echo Building new deb... dpkg -b "$TMPDIR" "$OUTPUT" fi rm -r "$TMPDIR"

Modifiez les dépendances de liblinuxsampler_1.0.0-5_i386.deb :

./edit-deb-control.sh liblinuxsampler_1.0.0-5_i386.deb

Il faut modifier les références à libgig par libgig6 et supprimer les références inutiles :

Package: liblinuxsampler Source: linuxsampler Version: 1.0.0-5 Architecture: i386 Maintainer: Matt Flax <flatmax@pgb.unsw.edu.au> Installed-Size: 9144 Depends: libasound2 (>> 1.0.18), libc6 (>= 2.4), libgcc1 (>= 1:4.1.1), libjack0 (>= 0.116.1), libstdc++6 (>= 4.2.1), libuuid1 (>= 1.05), libgig6 (>= 3.3.0)

De même pour le paquet linuxsampler :

./edit-deb-control.sh linuxsampler_1.0.0-5_i386.deb Package: linuxsampler Version: 1.0.0-5 Architecture: i386 Maintainer: Matt Flax <flatmax@pgb.unsw.edu.au> Installed-Size: 328 Depends: libc6 (>= 2.3.6-6~), libgcc1 (>= 1:4.1.1), liblinuxsampler, libstdc++6 (>= 4.2.1), libuuid1 (>= 1.05), libgig6 (>= 3.3.0), libasound2-dev, libjack-dev

Il suffit ensuite d'installer les paquets modifiés :

sudo dpkg -i liblinuxsampler_1.0.0-5_i386.modfied.deb linuxsampler_1.0.0-5_i386.modfied.deb

Pour tester un son de piano vous pouvez télécharger la banque de son Gigasampler du Maestro Concert Grand de Mats Helgesson.

Téléchargez le client Fantasia pour linuxsampler ou installez le en français.

Lancez Jack en ligne de commande avec :

/usr/bin/jackd -R -dalsa -r44100 -n3 -D -i2 -o2

Losque je lance Jack avec Jack Control je n'ai plus le son en sortie audio (il doit y avoir une option qui gène ALSA).

Lancez «linuxsampler» en console puis exécutez «JSampler-0.9/dist/Fantasia-0.9.jar» avec JAVA.

Linuxsampler

Il faut créer les périphériques MIDI (entrée) et AUDIO (sortie) sur ALSA (pour moi la sortie Jack ne fonctionne pas).

Créez une nouvelle piste et chargez-y un instrument :

Instrument

Faites les connexions dans Jack Control et si tout est OK vous pourrez enfin jouer sur le Maestro Grand Concert ou tout autre instrument. Si le son grésille trop il faut modifier les paramètres FRAGMENTS (4) et FRAGMENTSIZE (256) sur la sortie AUDIO ou installer le noyau temps réel linux-rt (voir sur Linux MAO pour en savoir plus).

Le son est très correct et cela permet de travailler son piano en épargnant les oreilles des voisins.

Pianoteq

Pianoteq est un piano virtuel commercial disponible sous Linux. A la différence de Linux Sampler il n'utilise pas de banques de sons de pianos réels mais modélise les sons de l'instrument.

Vous pouvez télécharger la version de démonstration directement sur le site.

Il suffit de lancer le programme et de modifier les options pour utiliser Jack :

Pianotek_output

Faire les connections dans Jack :

Pianotek Jack

Pianotek est vraiment un logiciel extraordinaire, léger et extrêmement puissant :

Pianoteq

Avant d'essayer Pianoteq, j'avais tendance à penser que les pianos virtuels n'égaleraient jamais les pianos acoustiques. Mais les possibilités offertes par ce logiciel sont énormes par exemple dans l'exploration de la microtonalité (voir ce que fait Chris Vaisvil) ou dans la personnalisation de son piano (avec la version Pro où les paramètres de chaque note sont modifiables).

Tout n'est pas parfait et notamment du coté des claviers qui ne sont pas capables de rendre la richesse du toucher d'un piano acoustique (comme le staccato, louré ou legato) mais les claviers s'amélioreront et il sera tout à fait possible de gérer ces attaques ainsi que toutes les attaques ou systèmes de pédale imaginables, hors des contraintes physiques, en s'appuyant uniquement sur des modèles mathématiques. Pianoteq est malheureusement un peu cher (249 euros) et je vais devoir patienter avec Linux Sampler avant de m'offrir ce fantastique outil.

Depuis que Launchpad existe et qu’il propose des PPAs, on a vu le nombre de ses dépôts de paquets non-officiels augmenter de manière assez impressionnante. D’ailleurs, même moi je les utilise aussi bien pour obtenir certains paquets que pour en distribuer d’autres (comme java-gnome et GNOME Split). Le fait que de plus en plus d’utilisateurs ont recours à ce genre de dépôts m’a fait me poser une question. Est-il vraiment raisonnable, pour des questions de sécurité et stabilité du système, d’utiliser un nombre relativement élevé de PPAs ?

Revenons au début de la réflexion. Pourquoi utiliser un PPA ? Dans un premier cas, c’est pour obtenir des mises à jour de paquets, soit pour des corrections de bugs, soit pour obtenir la dernière version d’une bibliothèque ou d’un logiciel. Dans un deuxième cas, c’est pour obtenir des paquets encore non disponibles dans les dépôts officiels (pour de jeunes programmes notamment). Avec Karmic Koala, l’ajout d’un PPA peut se faire de manière très simple via la ligne de commande (add-apt-repository) ou via la logithèque. Grâce à ça, les utilisateurs, même novices, peuvent très facilement avoir accès à toutes sortes de dépôts personnels. Est-ce bien ou est-ce mal ? De mon point de vue, je dirais que c’est un peu des deux, le PPA a ses avantages (logiciels nouveaux ou à jour) mais ses défauts (stabilité ? sécurité ?). Malheureusement, ses défauts ne viennent pas tant du principe mais plutôt des gens qui vont packager les applications (n’étant pas un expert dans le domaine je ne peux pas vraiment critiquer ça). Lorsqu’un paquet entre dans Debian et donc dans Ubuntu lors de la synchronisation, il est considéré comme stable et sans risque pour le système. De plus, des personnes, des professionnels du packaging l’auront contrôlé et corrigé. Ceci n’est pas vrai avec un PPA. Le packageur, connaisseur ou non, va packager son application (en faire un paquet source) et l’envoyer sur Launchpad, la ferme de serveurs se chargera d’en faire un ou des paquets binaires. C’est quelque chose de très pratique et appréciable pour le développeur, ça peut l’être nettement moins pour l’utilisateur si son système plante à cause d’un paquet de mauvaise qualité.


Bref, il n’y a pas vraiment une vérité absolue. Un ou des PPAs ont une force et une faiblesse. Pour la faiblesse, l’utilisateur en est averti en général, et heureusement ! Cependant, il est facile de céder à la tentation pour utiliser la dernière version d’un logiciel car il a telle ou telle fonctionnalité en plus. Les PPAs sont sympas mais il ne faut pas en abuser. Si c’est le cas, je pense qu’une remise en cause de la part de l’utilisateur se doit d’être faite. Peut-être que Ubuntu n’est pas la distribution qui lui correspond le mieux. Peut-être que l’utilisateur appréciera davantage une distribution comme Arch Linux (et d’autres) qui ont des paquets toujours mis à jour. Vous aussi, vous avez un avis sur le sujet ? Partagez-le avec nous.

Je suis passé tout récemment sur lucid lynx et maj mon matériel. J'ai donc eu envie d'avoir plus d'effets tout aussi inutiles qu'indispensables sur mon bureau :)

Me voila donc à essayer l'un des éléments du futur troll gnome 3.0 : gnome-shell

warning.pngPetit rappel d'usage : Gnome-SHELL est encore expérimental - à mon humble avis - il peut survenir des erreurs et mettre à mal votre système ( freeze / perte des données de session gnome...)

Installation

$sudo apt-get install gnome-shell

Exécution

Pour le tester

$gnome-shell --replace

Pour revenir en arrière

$metacity --replace $gnome-panel

Gnome-shell comme window manager par défaut

Soit vous reprenez la méthode décrite dans la doc ubuntu-fr, soit vous modifiez les clés suivantes dans le registre gconf ( je préfère cette version car elle évite un démarrage préalable de compiz )

Démarrez gconf-editor , puis renseigner les valeurs suivantes dans la clé /desktop/gnome/applications/window_manager ( current et default ) :

Selection_004.png

Il suffit de redémarrer la session et gnome-shell devrait remplacer metacity :)

Pour ceux qui ne connaissent pas Spotify, c'est une application que l'on peut télécharger et installer sur sa machine afin d'écouter gratuitement et en toute légalité de la musique en streaming moyennant quelques pages publicitaires tous les quarts d'heure environ ou bien sans publicité, avec une meilleure qualité (320k) et un mode hors connexion pour la modique somme de 9,99€ par mois. Le catalogue est énorme et s'agrandit tous les jours. Last.fm est géré et pour chaque artiste, une liste conséquente d'artistes similaire vous aide à découvrir de nouveaux artistes ou à en retrouver des anciens oubliés.

Bref, une application que je recommande fortement à tous les amoureux de musique et ceux qui n'ont pas/plus envie d'utiliser eMule, BitTorrent ou les newsgroups. De plus, depuis peu, vous pouvez vous créer un compte librement alors que jusqu'à présent il fallait une invitation. Ça se passe sur http://www.spotify.com/fr/.

Maintenant que les présentations sont faites, intéressons-nous à son installation sur Ubuntu 9.10.

Tout d'abord il faut savoir que, pour le moment, il n'y a pas de version native linux, mais que cela fonctionne très bien avec wine... pour peu que l'on installe ce qu'il faut.

La documentation de Spotify pour l'installation de leur logiciel sous wine date un peu et, surtout, n'est pas spécifique à Ubuntu et n'indique donc pas un petit patch à installer.

Trêves de bavardages et préparons notre machine à recevoir Spotify.

Tout d'abord, il faut installer wine, mais comme je l'ai dit, il faut un petit patch. Attention, ce patch provient d'un dépôt tiers et ne fait donc pas parti de la distribution officielle. Il peut entrainer des problèmes plus ou moins graves sur votre ordinateur et la mort de petits poussins nains. Vous l'installez en connaissance de causes.

Ajoutez à vos repository le dépôt ppa suivant:
deb http://ppa.launchpad.net/neil-aldur/ppa/ubuntu karmic main

Récupérez ensuite sa clef:
sudo apt-key adv --recv-keys --keyserver keyserver.ubuntu.com D3E49C82

Maintenant, on fait une petite mise à jour et on installe wine:
sudo aptitude update && sudo aptitude install wine1.2

Une fois wine installé, il faut le configurer. La version patchée de wine que l'on vient d'installer nous permet de bénéficier du driver PulseAudio et donc, de ne pas avoir tout un tas de problème de son que l'on aurait avec le driver ALSA par exemple.

Lancez la configuration de wine:
winecfg

Vous aurez probabement un message d'alerte vous indiquant qu'il n'y a pas de driver audio configuré. C'est précisemment ce que nous sommes venu faire. Allez dans l'onglet audio, vérifiez bien que seul le pilote PulseAudio est coché, puis tout en bas dans "DirectSound" > "Accélération matérielle", choisissez "Émulation". Appuyez sur le bouton "Appliquer" puis "Tester le son" afin de voir si ça fonctionne (n'oubliez pas de régler le volume :D). Vous pouvez cliquer sur "Ok" pour fermer la configuration.

Maintenant passons à l'installation de Spotify. Il suffit d'aller sur le site prendre la version windows de Spotify et de lancer le programme grâce à wine. Par défaut, firefox prend en charge les .exe et vous propose automatiquement de les ouvrir avec wine. Sinon, téléchargez le fichier quelque part et lancez-le en tapant
wine "Spotify Installer.exe"

L'installation en elle-même n'est pas compliquée. Une fois installé, une petite fenêtre vous demander vos identifiants... que vous avez dû créer ou que vous pouvez créer maintenant sur le site.

Amusez-vous bien !

Cadeau bonus: si vous souhaitez que votre navigateur fétiche gère les liens Spotify, suivez le tuto officiel.

Je suis sur que beaucoup se souviennent de mon billet où je dénonçais une situation entre l'association ubuntu-fr et Canal+.

Plusieurs personnes ont relayés l'information (merci !) et j'ai été en relations avec un médiateur de chez canal+, qui je dois bien le dire a était parfait. Nous avons échangé plusieurs fois, il s'est occupé du dossier et aujourd'hui le facteur m'a amené les chèques de remboursement tant espérés.

Bref tout rentre dans l'ordre... Un grand merci donc à Alain Vogel pour son professionnalisme et à toutes les personnes qui nous ont montré leur soutien à travers leurs commentaires et leurs mails.

Comme on le sait maintenant, le futur Gnome 3.0 prévu pour septembre 2010 sera constitué de 2 nouveautés majeures :

  • Gnome-shell pour une gestion des bureaux et fenêtres de nouvelle génération
  • Gnome-zeitgeist pour une gestion des documents non plus par arborescence de fichiers mais par historique d’utilisation

Zeitgeist est en réalité un moteur (une API) qui enregistre les différents événements effectués sur l’ordinateur (lecture d’un film, d’une musique, ouverture ou création d’un fichier, visite d’un site web, conversation…) et permet de restituer ceux ci de manière chronologique. Zeitgeist propose une nouvelle façon de rechercher des fichiers : adieu les multiples répertoires afin d’accéder au fichier désiré, ici c’est par date de dernière utilisation/création que les fichiers sont recherchés. Mais puisqu’il n’est qu’un « moteur », il faut à Zeitgeist une interface graphique : sous gnome, ce sera Gnome-activity-journal.

Installation

Tout d’abord, Gnome-activity-journal n’est pas présent dans les dépôts officiels d’ubuntu, l’installation de ce logiciel est donc susceptible d’endommager votre système. Ne l’installer que si vous savez ce que vous faites !

Sinon l’installation est très simple, ouvrez un terminal et taper collez y ces 3 lignes :

sudo add-apt-repository ppa:zeitgeist/ppa
sudo aptitude update
sudo aptitude install gnome-activity-journal

Une fois installé, allez dans Applications > Accessoires > Activity journal pour l’ouvrir.

Une autre solution à l’aide de bzr et launchpad pour l’installer (un peu moins facile à installer mais permet d’obtenir la dernière version, celle que je présente ici)

Utilisation

Voilà les choses intéressantes ! Une fois Activity journal ouvert, on peut constater tout d’abord qu’il y a eu du travail sur l’interface depuis quelques mois (voir un précédent article que j’ai écris sur Gnome 3.0)

Ancienne version de Gnome-zeitgeist

Ancienne version de Gnome-zeitgeist

L’interface est vraiment simple. Elle est constituée d’une colonne par jour, deux flèches à gauche et à droite permettant de passer aux jours précédents et suivants. Une barre chronologique (en forme d’histogramme) en bas de fenêtre permet de se déplacer plus rapidement à une date précise (la taille de barres représentant l’activité du jour plus ou moins importante).

Gnome-activity-journal propose une interface très simple d'utilisation qui a beaucoup évoluée en quelques mois

Gnome-activity-journal propose une interface très simple d'utilisation qui a beaucoup évoluée en quelques mois

Pour chaque jour, tous les fichiers qui ont subis une activité son recensés. Ils sont classés en 3 parties temporelles « Morning », « Afternoon » et « Evening ». De plus, plutôt que d’indiquer au premier coup d’oeil les 25 fichiers musicaux écoutés ou les 18 vidéos visionnées dans l’après midi, les fichiers de même types sont regroupés par catégories afin d’alléger l’affichage. Un gros « + » indique ces regroupement qui sont dépliables afin d’accéder au détail des fichiers.

Une autre fonctionnalité intéressante est le pré-visionnage automatique de tous les types de fichiers lorsque l’on passe la souris sur leur nom. Le plus impressionnant est sans doute l’ouverture instantanée des vidéos dans une petite fenêtre comme le montre l’image ci dessous. C’est vraiment très pratique, ça marche également pour les fichiers textes ou musicaux bien sur.

Les vidéos sont prévisualisées instantanément au survol de la souris

Les vidéos sont prévisualisées instantanément au survol de la souris

Enfin, il est également possible de cliquer sur chaque nom de jour. On accède alors à l’activité détaillée heure par heure. L’activity journal prend ici toute son sens. Ce véritable « espion » enregistre et restitue toutes les activités effectuées et le restitue dans un schéma que je trouve relativement clair.

Un historique du jour heure par heure est également disponible

Un historique du jour heure par heure est également disponible

Pas de panique pour les paranoïaques, il est également possible – par un simple clic droit sur un nom de fichier – de supprimer celui ci de l’activity journal. D’ailleurs le clic droit propose également d’envoyer un fichier ouvert un jour précédent, directement sur « aujourd’hui ».

Le clic droit permet d'ouvrir, supprimer ou "marquer" un fichier

Le clic droit permet d'ouvrir, supprimer ou "marquer" un fichier

Conclusion

La question que l’on est en droit de se poser est la suivante : est ce que Gnome-activity-journal est réellement utile? Le logiciel rempli bien son rôle, l’interface est claire, bien réalisée, mais je dois dire que je n’ai pas ressenti le besoin de le lancer et son utilité ne me semble pas flagrante à priori. Cependant, Zeitgeist est présenté comme une des 2 grandes nouveautés de Gnome 3.0 avec Gnome-shell, il sera donc je présume profondément intégré dans gnome. Si ce dernier se révèle facile d’accès et non perdu au fin fond des menus comme d’autres logiciels, peut être que l’utilisateur sera plus poussé à l’utiliser et qu’alors il se révèlera utile sur le long terme. Il faut également prévoir un temps d’adaptation à cette nouvelle façon d’appréhender l’accès aux fichiers. Gnome-activity-journal a donc un certain potentiel, d’autant que le logiciel semble loin d’être terminé, mais il devra faire ses preuves sur le long terme.

C'est le but du logiciel SADMS. Oui mais voilà, ce logiciel n'était pas vraiment intégré à Ubuntu, et encore moins dans les dépots officiels.

Ma société, Objectif Libre spécialistes Français de Ubuntu, a donc décidé de changer cela, avec pour but à court terme d'aider le groupe LinuxEdu, qui se bat pour faire utiliser Linux dans l'éducation Nationale au niveau de la région Midi Pyrénées.

Comme expliqué et détaillé sur le blog de la société, nous avons envoyé des patchs à l'auteur, crée les paquets, déployé sur notre PPA (pour permettre une diffusion dès maintenant) et nous sommes en train de tenter de faire entrer le logiciels dans Ubuntu et Debian. Et déjà qu'est ce que c'est SADMS ? c'est une interface graphique qui va vous guider pour le paramétrage de l'intégration dans un environnement Windows. C'est vraiment très simple d'utilisation. En voici quelques captures d'écran.

Comme toujours, si vous utilisez notre PPA pour tester l'intégration avec votre PC sous Ubuntu, veuillez faire attention vous utiliserez un logiciel qui ne provient pas des dépôts officiels (pour le moment).

12 Février 2010 à 23:00

L'aide à l'apprentissage avec Anki via eMerzh's Notes

Vous avez parfois du mal à retenir des mots de vocabulaire dans vos cours de langues? Vous avec difficile à exercer votre mémoire pour le prochain examen?

Alors, Anki est pour vous!

Anki Accueil

Anki est un logiciel de Répétition espacée. Il est chargé de vous poser des questions hors d'une liste et, en fonction de votre facilité à répondre (ou pas :p), il vous reposera la question plus ou moins rapidement.

Il est donc particulièrement adapté à des apprentissages comme le vocabulaire, la conjugaison, ou des éléments simples.

Certains ensembles de questions sont fournis avec le programme, mais vous pouvez évidemment ajouter vos propres questions et pourquoi pas en faire profiter la communauté.

Installation :

Sur ubuntu, comme d'habitude, il suffit d'utiliser votre programme d'installation de paquets et de choisir " anki ".

Utilisation :

Creation de decks:

Cliquez simplement sur nouveau, puis ajouter du matériel et ajoutez la question dans la boite "Front" et la réponse dans la boite "Back".

Anki

Le but c'est de faire des questions dont la réponse est assez courte. Pour maximiser la mémorisation, certains conseils sont donné (en anglais malheureusement). Comme par exemple qu'il vaut mieux éviter de mémoriser de longues listes. Et si c'est impossible d'éviter, il vaut mieux se tourner vers des énumérations (listes ordonnées).

Révisions:

Les révisions se font sur une plus longue période que juste la veille de l'examen, (tout le monde sait que ce n'est pas une bonne idée, même si .... :p). Il est également conseillé d'ouvrir anki environ une fois par jour ... certaines révisions ne prennent que 2 minutes, d'autres plus de 10 ... enfin rien d'insurmontable.

Il est toutefois possible de réviser plus que le nombre de carte du jour.

Le principe est donc que Anki vous pose une question et vous répondez pour vous ....

Ensuite, vous cliquez pour afficher la réponse et vous comparez avec la vôtre.

Vous indiquez ensuite à Anki comment vous avez répondu : Faux , Difficilement, Bon ou Facilement.

Et en fonction de votre habilitée, Anki reposera la question rapidement.

Synchronisation :

Anki fourni une synchronisation bien sympathique avec leur site web. Ainsi, vous pourrez réviser en ligne depuis un autre endroit et avoir accès à vos decks de questions ou vos statistiques de réponse.

Si vous avez à mémoriser quelques trucs durablements, essayez Anki....

Anki3

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