Planet

Canonical a abandonné Unity. Pendant ce temps, Gnome-Shell s’est peaufiné, j’ai été étonné de trouver de nombreuses nouvelles extensions dans le top « popular » et « download » du store. Voici celles que j’utilise.

AlternateTab – lien

Modifie le comportement du Alt+Tab en bouclant sur les fenêtres plutôt que sur les applications.

Auto Move Window – lien

Permet d’assigner l’ouverture d’une application à un bureau précis.

BackSlide – lien

Change de fond d’écran automatiquement sur une sélection configurable d’images.

Dash to Dock – lien

Best-extension-ever. Ajoute le dock sur le bureau, hautement configurable. On peut choisir si le clic sur une application la réduit/agrandit ou switch entre ses fenêtres. On peut utiliser la molette sur le dock pour passer d’un bureau à l’autre. Indiquer si le dock doit prendre toute la largeur de l’écran. Indispensable !

Datetime Format – lien

Petit caprice de ma part pour avoir l’heure au format « lundi 22 mai 2017, 14:58 » (« %A %d %B %Y, %R »), en anglais par défaut.

Impatience – lien

Petit caprice de ma part… c’est parce que… l’animation pour voir toutes les fenêtres est trop lente… C’est vrai quoi…

Refresh Wifi Connections – lien

Ah ça c’est une véritable extension ! Une fois chargé, le module qui liste les réseaux Wifi ne s’actualise plus. C’est con. L’extension ajoute un bouton « Rafraîchir ». Voilà. C’est tout.

Sound Input & Output Device Chooser – lien

Celle là ajoute une sélection rapide des entrées/sorties audios dans le menu en haut à droite.

Suspend Button – lien

Par défaut il faut maintenir Alt pour voir apparaître le bouton de mise en veille. Comme ce n’est indiqué nulle part, je trouve ça stupide. Il y a une application pour ça.

TopIcons – lien

Je suis un vieux de la vieille pour vouloir une zone de notifications visible en permanence ? Ça vous ajoutera les icônes de Skype, Discord et compagnie en haut à droite.

Je termine cet article en signalant qu’une extension est en cours de développement pour reproduire la barre de menus Unity qui était intégrée à la barre du système (vous savez, quand Fichier / Edition / etc de n’importe quelle application apparaissait au même endroit). Elle s’appelle Gnome Global AppMenu.

Je sais pas pour vous, mais moi quand un nouveau bouton apparaît dans un logiciel, j’ai tendance à cliquer dessus. Bon là pas de chance, il fallait pas :(

Symptôme : le jeu se lance et se coupe juste après le splash screen.

Pourquoi ? Si j’ai bien compris, on active une option pour chercher les « Fireside Gathering » autour de notre localisation, mais comme cette fonctionnalité n’est pas disponible dans la version PlayOnLinux, ça plante. Et comme cette option n’est pas désactivable, c’est pratique ;)

Bon, si comme moi vous le saviez pas ou que vous avez quand même cliqué (impossible de se retenir), voici la solution de contournement apportée dans les commentaires de PlayOnLinux: Hearthstone sur Ubuntu : installer Microsoft .NET 4.0 et le souci sera réglé !

Personnellement, je n’ai pas eu besoin d’installer autre chose.

15 Mai 2017 à 10:42

De Ubuntu à Ubuntu Gnome via Nizarus

J’ai profité de la sortie de la dernière version de Ubuntu, la 17.04, pour faire une réinstallation complète de mon système sur mon PC de bureau et mon portable. Pour cette installation j’ai opté pour la variante officielle Ubuntu Gnome pour remplacer la version Ubuntu classique. Les motivations de ce choix sont principalement deux.

logo ubuntu gnome

Premièrement, il y a la décision de Canonical d’abandonner Unity et de revenir vers le bureau Gnome Shell. Ce changement de bureau de ma distribution favorite a été annoncé pour la version 18.04 LTS qui sortira en avril 2018. Puis le changement a été encore avancé de six mois pour être effectif dans la version 17.10, qui sortira en octobre prochain. Alors pourquoi pas ne pas l’avancer encore de six mois à mon niveau pour découvrir et prendre en main cet environnement de bureau que j’ai abandonné depuis que Ubuntu a adopté Unity. Je parle ici de découverte de Gnome Shell, car je n’ai pas eu vraiment l’occasion de l’utiliser régulièrement et pour une période prolongée. J’ai, bien évidemment, déjà installé Gnome Shell avant par curiosité pour voir ce qu’il propose, mais je ne l’ai jamais adopté. J’étais pleinement satisfait de mon bureau Unity.

La seconde motivation est que pour la première fois depuis l’apparition de la variante Ubuntu Gnome, on trouve la dernière version du bureau Gnome, la version 3.24. Moi qui suis impatient de retrouver les nouveautés je suis donc bien servi.

L’installation s’est bien déroulée et j’utilise mon bureau Gnome Shell depuis quelques semaines maintenant, il est donc temps de faire un petit retour d’expérience. Il est impossible pour moi de faire le retour complet sur le nouveau environnement, car je suis toujours dans un processus de découverte. Voici donc ce que j’ai noté comme points positifs et points négatifs.

(+) Comptes en ligne

Lors de la première connexion au bureau Gnome il y a une fenêtre qui propose de configurer les comptes en ligne. La bonne surprise est la proposition de configurer un compte Nextcloud qui n’existait pas sous Ubuntu. Cette configuration permet donc une bonne intégration de l’agenda, des contacts et des fichiers de nextCloud avec les applications de Gnome, respectivement agenda (gnome-calendar), contacts (gnome-contacts) et le gestionnaire de fichier (nautilus).

Gnome Shell - Comptes En Ligne

(-) Support de langue

Comme toujours, la première chose que je configure dans mon système c’est le support de la langue arabe en plus de la langue française. Avec Gnome le panneau de contrôle, via l’outil « Pays & langue », permet de configurer, entre autres, la langue principale et les sources de saisies. Petit problème, aucun paquet supplémentaire n’est téléchargé ni installé. Je pense surtout aux paquets de traduction (Français et Arabe) et surtout aux polices de caractères.

Pour contourner ce problème j’ai du donc installé le paquet « gnome-language-selector » qui a permis de télécharger automatiquement les paquets nécessaires.

Gnome Shell - Parametres

(+) Extensions

Une autre bonne découverte, c’est les extensions Gnome qui permettent de personnaliser le bureau à volonté. Même si les dépôts contiennent les paquets d’extension j’ai préféré passer par le site web – https://extensions.gnome.org – qui propose plus d’extensions et des versions qui sont plus à jour que celles dans les dépôts.

Voici par exemple à quoi ressemble mon bureau Gnome Shell actuel après l’installation et la configuration de quelques extensions. Oui, c’est un bureau Gnome Shell et non pas un bureau Unity. Je consacrerai un autre biller de mon blog pour détailler comment je suis arrivé à ce bureau.

Gnome Shell - Bureau

(-) Terminaux virtuels

Pour les vieux GNU/Linuxiens, comme moi, rien ne vaut un Ctrl+Alt+F1 pour basculer vers un joli terminal textuel et lancer un kill -9 ou autre service truc stop quand l’interface graphique fait des siennes. C’est avec grosse déception que j’ai découvert que mon Ubuntu Gnome ne propose plus que deux terminaux graphiques au lieu des sept classiques, six terminaux textuels et un graphique. J’ai pas encore trop chercher comment faire pour retrouver des terminaux textuels mais si vous avez des pistes je suis preneur.

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25 Avril 2017 à 11:21

Sortie du numéro 119 via Full Circle Mag FR

Bonjour !

L'équipe du FCMfr est heureuse de pouvoir vous présenter le numéro 119 (celui de mars 2017) traduit en français. Vous pouvez le visionner ou le télécharger sur notre Page Numéros ou le télécharger directement en cliquant sur la photo de couverture ci-dessous,

issue119fr.png

En plus des rubriques et des tutoriels habituels (Inkscape, Coin KODI, etc.), vous y trouverez notamment :

  • la critique d'un logiciel de comptabilité pour les PME qui s'appelle Nolapro ;
  • une opinion assez positive sur l'environnement de bureau Unity, car il fonctionne très bien sur un petit ordinateur portable haut de gamme avec un écran HDPI ;
  • dans la rubrique Labo Linux, un essai sur l'abandon du support des machines 32-bit - faut-il vraiment les laisser tomber ou pas...

En attendant la sortie du numéro anniversaire des dix ans du magazine Full Circle, nous vous en souhaitons bonne lecture !

Toute l'équipe du FCMfr dont :

  • Bab, le scribeur,
  • AE, d52fr et frangi, les traducteurs
  • Bab, d52fr et moi-même, AuntieE, les relecteurs.
17 Avril 2017 à 09:42

Wilfried est un utilisateur Libre via Nizarus

Pour ce nouveau billet de la série d’articles sur les utilisateurs Libres, je vous invite à faire un voyage en Côte d’Ivoire pour faire connaissance avec mon ami Wilfried N’Guessan. J’ai connu Wilfried, comme d’autres amis de la communauté du Libre, via le monde virtuel. Mais, j’ai eu la chance de le rencontrer avec notre ami Abdrahman lors d’un voyage au Maroc.

Au cours de cette rencontre nous avons pu échanger et partager notre vision pour le Libre dans nos pays respectifs et comment échanger nos expériences pour le bien de Libre en Afrique. Bien évidemment j’ai profité de cette rencontre pour avoir ma copie dédicacée de son excellent livre “54 raisons pour l’Afrique de choisir le logiciel libre“. La parole est maintenant à Wilfried :

  1. Bonjour Wilfried, pour commencer, pourrais-tu en dire un peu plus sur toi ? Comment considères-tu tes connaissances en informatique ?

Je suis Wilfried N’Guessan développeur d’application à la base, je fini par me spécialiser en sécurité web. Aujourd’hui je dirige une société de services en logiciels libres en Côte d’Ivoire AKASSÔH. Auteur du livre “54 raisons pour l’Afrique de choisir le logiciel libre“. Membre de plusieurs communautés qui militent en faveur du logiciel libre en Côte d’Ivoire. J’ai environ dix neuf années de pratique informatique dont quinze dans l’environnement Gnu/Linux que je connais parfaitement. Aujourd’hui je développe des compétences en gestion de projet et d’équipe.

  1. Depuis combien de temps utilises-tu un ordinateur et quelle en est ton utilisation principale ?

Depuis les années 1998, mon utilisation est évolutive selon les périodes et challenges, aujourd’hui moins de développement contrairement à hier j’analyse ou vérifie les lignes de codes ainsi que la mise en place du file conducteur pour les équipes de développements.

  1. Comment as-tu pris connaissance qu’il existait autre chose que Microsoft Windows pour ton ordinateur ?

Par l’entremise d’un ami dont le frère était informaticien un devancier qui lui n’utilisait pas le systèmes actuel parce-qu’il éviterait des problème de virus à répétition, car en tant que bidouilleur j’y était régulièrement confronté à ce type de problèmes il me fallait toujours chercher à réinstaller mon PC.

  1. Pourrais-tu nous expliquer pourquoi, aujourd’hui, tu utilises un système d’exploitation Libre ?

D’abord parce que j’ai découvert la philosophie logiciel libre et la réalité que nous cache les licences d’utilisations des systèmes privateurs. Ensuite des éléments comme le coût, la possibilité d’un usage sur du matériel obsolète, la contrainte de partager sans retenu, la stabilité et la sécurité qu’il offre.

  1. Comment s’est passé ta migration et quelles sont les choses que tu as découvertes dans ton nouveau système et dont tu ne sais plus te passer ?

Elle à été assez passionnante après mon installation d’une version Mandrake la carte graphique de ma vielle bécane (ordinateur) n’affichait pas d’interface graphique, j’ai couru après différentes personnes qui venaient spontanément essayer de me dépanner. Hélas le problème persistant un ami va me recommander de changer de distribution pour Ubuntu, j’ai pas hésité à appliquer le conseil hélas le problème sera le même ce dernier employé dans une société de la place qui lui absorbait tellement son temps me recommandera d’utiliser internet via les listes de discussion ou forum pour chercher la solution, j’ai dès cet instant compris qu’ici on n’attend pas la réponse du service après vente mais on pouvait rechercher ceux qui avait le même bobos.
Grâce à internet je réussis à régler l’affichage j’ai découvert la puissance d’internet, du partage d’expérience, l’utilisation des listes de discutions, chat, freenode, et forum.

  1. Depuis ta migration, quelles sont les choses que tu regrettes ou que tu ne trouves pas dans ton nouveau système ?

Rien à ce que sache

  1. Dans ton utilisation journalière de ton nouveau système libre, trouves-tu facilement les logiciels dont tu as besoin ?

Oui mais il m’a fallu comprendre l’utilisation des termes de recherche en rapport avec l’équivalence en logiciel libre.

  1. Est-ce qu’il t’est déjà arrivé de faire la promotion de ton système d’exploitation libre auprès de tes amis ?

Aussitôt j’ai installé Gnu/linux sur tous les ordinateurs de la maison y compris celui de mon père qui m’a bien tiré les oreilles ma réponse était tu auras plus de soucis à appeler des maintenanciers.

J’ai rejoint l’Association Ivoirienne pour la promotion de Linux et les Logiciels Libres des années plus tard où j’ai activement milité à promouvoir ce système jusqu’à être à la base de la naissance de la communauté Ubuntu en Côte d’Ivoire.

  1. Si tu avais la possibilité d’exaucer trois souhaits en rapport avec ton système d’exploitation, lesquels seraient-ils ?
  • Qu’il soit en priorité dans l’apprentissage de l’informatique et les autres en second.
  • Que tout les pays du sud lancent un plan de migration nationale.
  • Qu’il devienne plus accessible sur les tablettes & mobile
  1. Pourrais-tu nous donner ta cotation sur 10 des différents systèmes d’exploitation et/ou distributions qui sont passés entre tes mains ?
  • Mandrake : 7/10
  • Ubuntu : 9/10
  • Debian : 8/10
  • Tails : 8/10
  • Kaly : 8/10
  • Windows : 3/10
  1. Pourrais-tu nous montrer une capture d’écran de ton bureau ?

wilfried desktop

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Quand on a fini d’installer une machine, on revient de loin ! Une fois que tout est bien configuré je vous conseille de faire une image disque (sauvegarde « bit à bit ») de votre disque dur avant de commencer à mettre vos données.

L’ennui, c’est qu’un disque neuf ou réinitialisé avec un « formatage rapide » n’a pas un zéro inscrit sur chaque secteur : l’espace libre se compose de blocs inutilisés contenant en réalité des données aléatoires. Il deviendrait paradoxalement incompressible et serait très lourd.

L’idée, c’est d’aller dans chaque point de montage remplir un fichier avec des 0 puis de le supprimer. Cela va réinitialiser tous les secteurs libres de la partition à une valeur qui sera compressible.

Préparation des outils

Pour réaliser une image disque, votre machine doit nécessairement démarrer sur un autre système d’exploitation que celui à sauvegarder.

J’ai choisi le live CD d’Ubuntu 17.04 pour le faire, car il contient (ENFIN !) l’utilitaire « xz » en version 5.2. Il utilise l’algo lzma2 de 7z pour compresser, la version 5.2 apporte quant à elle la possibilité réduire le temps de compression en utilisant tous les cœurs de notre processeur.

Sélectionnez la clé USB au démarrage et lancez Ubuntu en mode « Essayer sans installer ». Vous arrivez sur le bureau, dans le dock, cherchez l’icône du navigateur de fichiers et débrouillez vous pour accéder au contenu de chaque partition du disque de votre machine. Le live CD va les monter automatiquement dans /media/ubuntu/nom_de_la_partoche.

Première étape : aplatissement de l’espace libre

Ouvrez l’application Terminal et lancez cette commande pour chaque partition (une à la fois) montée dans /media/ubuntu/ :

dd if=/dev/zero of=/media/ubuntu/partition/zero.tmp bs=10M

Comptez quelques heures pour 1To. Puis :

rm /media/ubuntu/partition/zero.tmp

Seconde étape : copie et compression des partitions

Vous aurez besoin d’un support de stockage externe.

Démontez toutes les partitions (sauf le disque externe 😉 ) montées dans /media/ubuntu/ avec umount. Utilisez la commande suivante pour lister vos partitions :

fdisk -l

Vous pouvez à présent compresser au choix votre disque entier (/dev/sdx sans chiffre) ou les partitions inviduellement.

threads=0 signifie « tous les cœurs » :

dd if=/dev/sdc4 bs=1M | xz --threads=0 > /media/ubuntu/disque_externe/fichier.xz

La décompression se fera comme ceci :

xz --decompress --threads=0 --keep --stdout /media/ubuntu/disque_externe/fichier.xz | dd of=/dev/sdc4 bs=1M

Si vous êtes un habitué de Transmission, vous savez que l’interface web est plutôt light. Deluge dispose d’une interface web plus complète et de nombreux plugins permettant par exemple de streamer en cours de téléchargement, de limiter ou mettre en pause les torrents automatiquement lorsque quelqu’un est sur le réseau local.

L’installation de Deluge n’est pas super compliquée mais nécessite quelques explications, faute de quoi vous allez être perdus.

Deluge se compose d’une partie serveur sur laquelle les clients se connectent. Le client lourd et le client web ne sont donc pas autonomes, il faut y renseigner une adresse de serveur et un compte pour pouvoir commencer à télécharger des torrents.

Installation du serveur et de l’interface

Normalement, votre Debian Jessie devrait disposer du dossier « jessie-backports » en plus de « main » sur le dépôt officiel. Si ce n’est pas le cas, suivez ce tuto.

On commence par un classique :

su root apt-get -t jessie-backports install deluged deluge-web deluge-console adduser --system --gecos "Deluge Service" --disabled-password --group deluge

Créez le fichier /etc/systemd/system/deluged.service :

[Unit] Description=Deluge Bittorrent Client Daemon After=network-online.target [Service] Type=simple User=deluge Group=deluge UMask=000 ExecStart=/usr/bin/deluged -d Restart=on-failure # Configures the time to wait before service is stopped forcefully. TimeoutStopSec=300 [Install] WantedBy=multi-user.target

Puis exécutez :

systemctl start deluged systemctl enable /etc/systemd/system/deluged.service

Créez le fichier /etc/systemd/system/deluge-web.service :

[Unit] Description=Deluge Bittorrent Client Web Interface After=network-online.target [Service] Type=simple User=deluge Group=deluge UMask=027 ExecStart=/usr/bin/deluge-web Restart=on-failure [Install] WantedBy=multi-user.target

Et enfin :

systemctl start deluge-web systemctl enable /etc/systemd/system/deluge-web.service

Configuration initiale

On passe en user deluge :

su --shell /bin/bash --login deluge

On créé un utilisateur par défaut pour le démon :

echo "deluge:deluge:10" >> ~/.config/deluge/auth

On autorise l’interface web à s’y connecter :

deluge-console "config -s allow_remote True" deluge-console "config allow_remote"

et on redémarre la machine !

Tips

Une fois installé, connectez vous sur l’interface avec les identifiants que vous avez choisi :

http://<serveur>:8112

Si vous avez suivi ce tuto ce sera utilisateur deluge mot de passe deluge.

Vous voilà fin prêt à prendre la mer, brave pirate !

OpenMediaVault est le pendant Debian de FreeNAS, par l’un de ses développeurs d’ailleurs, mais c’est une autre histoire. Il s’installe habituellement via un ISO, pré-installé sur Debian, mais nécessite de formater intégralement le support de destination, ce qui est un poil gênant quand on envisage un dual boot avec Windows, vous vous en doutez.

Alors voyons plutôt comment installer OMV sur une Debian 8 classique glanée sur le site officiel.

Installation

Connectez vous en SSH sur votre machine, passez en root et ajoutez le dépôt OMV en exécutant :

cat <> /etc/apt/sources.list.d/openmediavault.list deb http://packages.openmediavault.org/public erasmus main # deb http://downloads.sourceforge.net/project/openmediavault/packages erasmus main ## Uncomment the following line to add software from the proposed repository. # deb http://packages.openmediavault.org/public erasmus-proposed main # deb http://downloads.sourceforge.net/project/openmediavault/packages erasmus-proposed main ## This software is not part of OpenMediaVault, but is offered by third-party ## developers as a service to OpenMediaVault users. # deb http://packages.openmediavault.org/public erasmus partner # deb http://downloads.sourceforge.net/project/openmediavault/packages erasmus partner EOF export LANG=C export DEBIAN_FRONTEND=noninteractive export APT_LISTCHANGES_FRONTEND=none apt-get update apt-get --allow-unauthenticated install openmediavault-keyring apt-get update apt-get --yes --force-yes --auto-remove --show-upgraded --no-install-recommends --option Dpkg::Options::="--force-confdef" --option DPkg::Options::="--force-confold" install postfix openmediavault

Configuration initiale

Maintenant que tous les paquets sont installés, on va appeler le script d’initialisation :

omv-initsystem

OpenMediaVault va à présent redéfinir la configuration d’un certain nombre de logiciels et de services, en se basant sur ce que l’interface permet de modifier.

Connectez vous sur :

http://

avec l’identifiant admin et le mot de passe openmediavault.

Votre utilisateur SSH perdra le droit de se connecter dès la première application de configuration depuis l’interface web. Allez sur l’interface web, dans « Gestion des droits d’accès / Utilisateur », ajoutez le groupe « ssh » aux utilisateurs que vous souhaitez.

Sur le même principe, OMV redéfinit en partie la configuration de la machine. Allez dans « Système / Réseau / Interface » et ajoutez l’interface eth0 en DHCP.

Configuration de services dans OMV

Dans « Système / Notifications », configurez le système pour être tenu informé de l’état de santé de votre NAS. À l’heure où j’écris ces lignes, une erreur survient si on tente d’inscrire une adresse email pour le champ « Mail secondaire ». Le ticket a été ouvert sur la plateforme de gestion des bugs il y a quelques semaines.

Dans « Stockage / Disques physiques », repérez la correspondance entre les périphériques et leur modèle. Ensuite, dans « Stockage / Gestion du RAID », créer votre RAID en cochant les cases correspondant aux disques dans l’ordre voulu, par exemple /dev/sda, /dev/sdd, /dev/sdb, /dev/sdc donnera un RAID 10 avec une grappe contenant /dev/sda et /dev/sdd et une autre grappe contenant /dev/sdb et /dev/sdc.

Je vous conseille fortement d’activer la surveillance de santé des disques S.M.A.R.T dans « Stockage / S.M.A.R.T ». Il faut se balader dans les onglets « Paramètres » et « Périphériques » pour tout bien activer.

Si vous avez acheté un onduleur avec retour d’information par port série, dans « Système / Plugins », installez openmediavault-nut puis allez dans « Services / UPS » pour l’activer.

Je vais vous montrer comment mettre Kodi au démarrage d’une Debian serveur (sans interface graphique) et sans recourir à un environnement de bureau tel qu’Unity, Gnome ou KDE.

J’ai choisi l’interface Kodi pour monter mon mediacenter. Ce logiciel est très actif, il a de superbes applis sur mobiles (y compris sur Ubuntu Phone) et beaucoup d’addons.

À ce sujet, certains installent Plex. Même si Kodi ne répond pas à tout, pensez simplement qu’en installant Plex toutes les données de votre NAS seront accessibles par la boite qui le développe.

Bon, alors premier conseil, ne LISEZ PAS le fucking manuel, les docs sont écrites dans le désordre.

Installer le driver Nvidia

Applicable si vous avez une carte Nvidia bien entendu. Ajoutez le dossier « non-free » aux dépôts officiels utilisés (à ajouter après « main » dans /etc/apt/sources.list). Avec apt, installez le paquet nvidia-detect et exécutez la commande du même nom pour savoir quel driver installer. Si c’est par exemple nvidia-driver, installez-le, puis installez nvidia-xconfig et lancez-le à son tour pour générer le fichier de configuration pour le serveur graphique.

Ajouter le dossier jessie-backports aux dépôts

Debian 8 est l’actuelle version stable de Debian. Ça signifie que la version des logiciels proposés dans les dépôts est fixée depuis des années, Kodi n’y est même pas : c’est encore XBMC !

Il suffit d’ajouter « jessie-backports » en plus de « main » sur le dépôt officiel dans /etc/apt/sources.list. Si ce n’est pas clair, suivez ce tuto. Puis lancez apt-get update.

Installer Kodi

su root

apt-get install kodi xorg xinit dbus-x11

adduser --disabled-password --disabled-login --gecos "" kodi

usermod -a -G cdrom,audio,video,plugdev,users,dialout,dip,input,netdev kodi

Modifier /etc/X11/Xwrapper.config et remplacer :

allowed_users=console

par

allowed_users=anybody

Créer le fichier /etc/systemd/system/kodi.service :

[Unit] Description = Kodi Media Center # if you don't need the MySQL DB backend, this should be sufficient After = systemd-user-sessions.service network.target sound.target # if you need the MySQL DB backend, use this block instead of the previous # After = systemd-user-sessions.service network.target sound.target mysql.service # Wants = mysql.service [Service] User = kodi Group = kodi Type = simple #PAMName = login # you might want to try this one, did not work on all systems ExecStart = /usr/bin/xinit /usr/bin/dbus-launch --exit-with-session /usr/bin/kodi-standalone -- :0 -nolisten tcp vt7 Restart = on-abort RestartSec = 5 [Install] WantedBy = multi-user.target

On ajoute les droits d’éteindre la machine, de la mettre en veille et de programmer son arrêt :
apt-get install policykit-1 upower acpi-support consolekit

Et en créant le fichier /var/lib/polkit-1/localauthority/50-local.d/custom-actions.pkla :

[Actions for kodi user] Identity=unix-user:kodi Action=org.freedesktop.upower.*;org.freedesktop.consolekit.system.*;org.freedesktop.udisks.* ResultAny=yes ResultInactive=no ResultActive=yes

Pour vérifier que tout fonctionne :
systemctl start kodi

Puis :
systemctl enable kodi

Tips

Pour utiliser une application télécommande sur smartphone, j’ai remarqué qu’il fallait aller dans le menu « Système / Services / Serveur Web », l’activer et changer le port sur 9090 (et pas un autre) puis aller dans le menu « Système / Services / Contrôle à distance » et autoriser la prise de contrôle par des logiciels externes.

À la suite de l’article précédent, vous avez peut être choisi d’installer Debian en mode serveur sans interface graphique et de lancer Kodi au démarrage de la machine (encore une fois, un tutoriel sortira bientôt à ce sujet).

Néanmoins vous aurez besoin d’accéder au contenu d’une clé USB dès son branchement à un port USB. Et vous allez être très déçu d’apprendre que nativement sous Linux, les clés USB ne sont pas Plug-and-Play, le montage d’une partition est exclusivement manuel, via /etc/fstab ou via la commande mount.

La raison est toute simple : Linux laisse l’utilisateur libre de choisir les options de montage. Le Plug-and-Play est intégré à plus haut niveau, par les environnements tels que Unity, KDE ou Gnome.

Quand on n’a pas d’environnement de bureau, on doit recourir à un script écoutant les évènements de connexion des périphériques USB et réalisant le montage automatiquement. J’en ai justement trouvé un sur serverfault proposé par Mike Blackwell.

On va créer un fichier /usr/local/bin/usb-mount.sh et lui mettre les droits d’exécution :

#!/bin/bash # This script is called from our systemd unit file to mount or unmount # a USB drive. usage() { echo "Usage: $0 {add|remove} device_name (e.g. sdb1)" exit 1 } if [[ $# -ne 2 ]]; then usage fi ACTION=$1 DEVBASE=$2 DEVICE="/dev/${DEVBASE}" # See if this drive is already mounted, and if so where MOUNT_POINT=$(/bin/mount | /bin/grep ${DEVICE} | /usr/bin/awk '{ print $3 }') do_mount() { if [[ -n ${MOUNT_POINT} ]]; then echo "Warning: ${DEVICE} is already mounted at ${MOUNT_POINT}" exit 1 fi # Get info for this drive: $ID_FS_LABEL, $ID_FS_UUID, and $ID_FS_TYPE eval $(/sbin/blkid -o udev ${DEVICE}) # Figure out a mount point to use LABEL=${ID_FS_LABEL} if /bin/grep -q " /media/${LABEL} " /etc/mtab; then # Already in use, make a unique one LABEL+="-${DEVBASE}" fi MOUNT_POINT="/media/${LABEL}" echo "Mount point: ${MOUNT_POINT}" /bin/mkdir -p ${MOUNT_POINT} # Global mount options OPTS="rw,relatime" # File system type specific mount options if [[ ${ID_FS_TYPE} == "vfat" ]]; then OPTS+=",users,gid=100,umask=000,shortname=mixed,utf8=1,flush" fi if ! /bin/mount -o ${OPTS} ${DEVICE} ${MOUNT_POINT}; then echo "Error mounting ${DEVICE} (status = $?)" /bin/rmdir ${MOUNT_POINT} exit 1 fi echo "**** Mounted ${DEVICE} at ${MOUNT_POINT} ****" } do_unmount() { if [[ -z ${MOUNT_POINT} ]]; then echo "Warning: ${DEVICE} is not mounted" else /bin/umount -l ${DEVICE} echo "**** Unmounted ${DEVICE}" fi # Delete all empty dirs in /media that aren't being used as mount # points. This is kind of overkill, but if the drive was unmounted # prior to removal we no longer know its mount point, and we don't # want to leave it orphaned... for f in /media/* ; do if [[ -n $(/usr/bin/find "$f" -maxdepth 0 -type d -empty) ]]; then if ! /bin/grep -q " $f " /etc/mtab; then echo "**** Removing mount point $f" /bin/rmdir "$f" fi fi done } case "${ACTION}" in add) do_mount ;; remove) do_unmount ;; *) usage ;; esac

Puis on créé un fichier /etc/systemd/system/usb-mount@.service pour le service systemd :

[Unit] Description=Mount USB Drive on %i [Service] Type=oneshot RemainAfterExit=true ExecStart=/usr/local/bin/usb-mount.sh add %i ExecStop=/usr/local/bin/usb-mount.sh remove %i

On fini en ajoutant des règles au fichier /etc/udev/rules.d/99-local.rules surveillant les évènements de connexion/déconnexion de clés :

KERNEL=="sd[a-z][0-9]", SUBSYSTEMS=="usb", ACTION=="add", RUN+="/bin/systemctl start usb-mount@%k.service" KERNEL=="sd[a-z][0-9]", SUBSYSTEMS=="usb", ACTION=="remove", RUN+="/bin/systemctl stop usb-mount@%k.service"

Ce script n’est pas parfait, son comportement devient même assez étrange si la partition d’une clé USB n’a pas de nom et qu’on en branche une seconde : les dossiers se mélangent. Arrangez vous pour toujours nommer vos clés, ou proposez moi une correction du script ci-dessus 🙂

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