Planet

27 Octobre 2009 à 17:02

Un peu de culture [remasteurisée] via BastNic's Blog

"The path of the righteous hacker is beset on all sides by the inequities of proprietary, and the tyranny of Microsoft. Blessed is he, who in the name of freedom and goodness, shepherds the n00b thru the valley of darkness, for he is truly his user's keeper and the finder of lost source code. And I will strike down upon thee with GPL and furious Affero GPL those who attempt to poison and destroy my projects with proprietary-licensed materials. And you will know my name is the GNU when I lay my vengeance upon thee."

Bruno Bord's non-talk at LRL 09

À côté ses utilisations les plus communes (shell, transfert de fichiers, etc), SSH est un bon outil qui permet de contrôler l'accès aux branches créées avec Bazaar. C'est couplé avec le Bazaar smart server que je l'utilise afin de savoir qui à le droit ou non de modifier les branches. Pour cela, chaque personne ayant le droit d'écriture doit disposer d'un compte sur la machine serveur. Cependant, il est prudent de limiter l'accès de ses personnes.

En effet, donner un compte utilisateur sur une machine possédant SSH revient généralement à donner l'accès au shell via SSH à cet utilisateur. Dans mon cas, je ne souhaite pas que l'utilisateur puisse avoir accès au shell mais seulement à ce qu'il puisse pusher ses branches via bzr+ssh://. L'idée est de laisser l'utilisateur se connecter puis de le déconnecter tout de suite après. Pour réaliser ceci, on édite alors le fichier /etc/passwd avec les droits d'administrateur. Ne le faites surtout pas si vous ne savez pas sur quoi vous allez tomber, cette manipulation s'avérer dangereuse pour votre système !

Une fois le fichier ouvert, on recherche l'utilisateur qui ne doit pas avoir accès au shell. La ligne doit ressembler à ça :
utilisateur:x:1004:1004:,,,:/home/utilisateur:/bin/bash

Ici on voit que le terminal de l'utilisateur est de type bash. On change alors la valeur /bin/bash (ou autre si elle est différente) par /bin/true. On obtient alors ceci :
utilisateur:x:1004:1004:,,,:/home/utilisateur:/bin/true

Lors de sa tentative de connexion, l'utilisateur aura droit à une déconnexion automatique.
utilisateur@localhost:~$ ssh utilisateur@domaine.tld
Last login: Sat Oct 24 14:05:26 2009 from ....
Connection to domaine.tld closed.


Bien entendu, les commandes utilisant bzr+ssh:// continueront à fonctionner.

Présentation

INX Is Not X est un live CD basé sur Ubuntu 8.04.

Le système est en fait basé sur une installation ubuntu minimale, et dépourvue d'interface graphique. Pas d'environnement de bureau, pas de serveur graphique, juste de la ligne de commande.

Oui, mais pas sans fioritures, au contraire. INX Is Not X est en fait essentiellement constitué d'un ensemble de scripts bash plutôt impressionnants.

Objectifs

Le système ne vise pas à être utilisable tel quel pour un usage quotidien, ou presque. L'objectif de INX Is Not X est essentiellement pédagogique. C'est un outil d'apprentissage pour découvrir les dessous du fonctionnement d'un système GNU/Linux.

Contenu

INX Is Not X s'ouvre sur une série de menus en couleurs, permettant d'accéder à des outils de configuration (langue, réseau...), des applications diverses (web, mail, musique...) et même de la vidéo en framebuffer. Et bien plus encore...

INX Is Not X utilise 3 modes de fonctionnement différents :

  1. Mode guidé : qui utilise des menus permettant d'accéder facilement aux applications
  2. Mode tutoriel : un mode interactif plein de surprises pour apprendre à se débrouiller dans un terminal. Aucune connaissance préalable n'est requise, C'est à mon avis le mode le plus intéressant (et le plus spectaculaire, je ne savais pas que le terminal permettait autant de choses)
  3. Mode avancé : plus de menu ni d'interactivité. Vous êtes livrés a vous même. A vous d'exploiter les connaissances acquises en mode tutoriel.

Téléchargement

INX Is Not X est disponible en téléchargement (live CD ou image Virtualbox à l'adresse http://inx.maincontent.net/

Comme son but uniquement pédagogique est pleinement assumé par l'auteur, aucun outil d'installation n'est prévu.

Exemples

Voici le menu de démarrage :
inx1.png

Première chose à faire, passer le clavier en français : espace 8 4 1

Ensuite, arrivé au menu principal, je vous recommande de commencer dans l'ordre, 0 puis 1 pour la présentation et assister à une petite démonstration, ensuite, libre à vous d'explorer les possibilités. Toutefois, les néophytes devraient suivre l'ordre prévu, la difficulté augmentant progressivement.

inx_mainmenu.png inx_games.png inx_web.png inx_mail.png

14 Octobre 2009 à 19:50

Cinq ans pour ça... via BastNic's Blog

J'ai oublié que tout le monde ici ne lit pas mon twitter, mais :

Etudes FINIES !!!!!!!

De plus, je suis maintenant consultant chez Clever Age à Paris.

Pour l'un comme pour l'autre.... qui l'aurait crû ?

11 Octobre 2009 à 18:17

Créer un poster sous Ubuntu via Pianopenguin

Mon fils, comme tous les copains de sa classe est un grand fan des Gormiti. Pour ceux qui ne connaissent pas les Gormiti sont des petits monstres à collectionner dont les fabricants ont eu l'excellente idée marketing de les vendre sous un blister opaque. Le jeu original se joue en principe sur une grande carte représentant l'ile de Gorm mais elle est difficile à se procurer et j'ai donc décidé de l'imprimer moi-même.

Tout d'abord j'ai scanné avec XSane la petite carte de l'ile de Gorm fourni dans l'un des playset. Puis sous GIMP j'ai collé les deux images scannées et effectué quelques traitements pour améliorer la netteté.

Pour imprimer le tout sous la forme d'un poster assez grand pour que les Gormiti tiennent dans une case j'ai utilisé le logiciel PosteRazor.

Pour l'installer sous Ubuntu rien de plus facile, il vous suffit de cliquer sur le lien Posterazor

Il faut charger l'image et indiquer la dimension voulue en nombre de pages ou en taille réelle :

Posterazor

On enregistre ensuite le poster sous format PDF pour pouvoir l'imprimer et faire plaisir à son petit geek.

07 Octobre 2009 à 20:20

Changement d'adresse via Littlewing

A cause de Grâce Free, j'ai du légèrement modifier mon adresse de blog.

Vous fidèles lecteurs, public chéri mon amour, pourrez toujours me retrouver à l'adresse suivante http://blog.touret.info/blog ( http://blog.touret.info/ suffit logiquement ).

Une mise à jour des flux RSS/ATOM sera par contre à mettre à jour:

Les billets Les commentaires

A bientôt !

28 Septembre 2009 à 22:07

(Dé) vérouiller les panneaux sur ubuntu via Littlewing

Un petit topic pour (dé-) verrouiller simplement les panels ou panneaux sur ubuntu.

Une exemple avec un clic droit sur le panel du bas:

panneauBloque.png

J'ai eu cette problématique, je ne sais comment, et quelques personnes de mon entourage néophytes et fraîchement évangélisés migrés sur ubuntu ont eu le même problème.

J'ai pour cela utilisé Ubuntu tweak car je n'ai pas trop voulu me prendre la tête à rechercher la clé sur gconftool. Si vous n'avez pas installé ubuntu tweak ( menu applications > système ) allez sur cette page, c'est clairement expliqué.

Petit rappel d'usage : warning.png L'application Ubuntu Tweak est un moyen alternatif de personnalisation du bureau. Il peut corrompre votre système Ubuntu ( ici Jaunty 9.04)

Après lancement de l'application il faut aller sur Bureau > Gnome puis décocher l'option "Vérouillage complet du panneau"

Capture-Ubuntu_Tweak.png

Immédiatement, vous verrez les options suivantes lors d'un clid droit sur les panels haut et bas :

panneauModifiable.png

Lors de l'article précédent, on a pu voir comment utiliser FTP, SSH et SFTP sur un disque dur réseau My Book World Edition. Ces méthodes ont l'avantage d'être plutôt simples et familières pour ceux qui ont l'habitude des clients FTP et SSH, malheureusement ces méthodes d'accès ont la fâcheuse tendance à faire perdre des performances au niveau de la vitesse des transferts. Dans le but d'optimiser tout ça on peut activer le support du protocole NFS.

Pour activer le protocole NFS, il faut se connecter à l'interface d'administration du disque puis activer le mode avancé. On se rend alors dans l'onglet Réseau et on clique sur Services. Dans la partie NFS, on coche la case pour activer le protocole. Il y a également un champ IP permises. Ce champ permet de définir les adresses IP ou les plages d'adresses IP autorisées à accéder au partage NFS. Le joker * permet justement d'autoriser une plage d'adresses IP (je ne vous refais pas un cours sur les classes et les adresses). Dans mon cas, l'adresse réseau est 192.168.1.0 et le masque est 255.255.255.0. Je peux donc avoir des machines adressées de 192.168.1.1 à 192.168.1.254 (192.168.1.255 est l'adresse de broadcast). Dans mon cas, je veux que toutes les machines du réseau puissent accéder au partage, j'ai donc entré 192.168.1.*. Utiliser simplement le caractère * permet d'autoriser toutes les adresses IP à accéder au partage (configuration par défaut).

Par défaut l'accès NFS ne se fait qu'en lecture seule. C'est-à-dire qu'il n'est pas possible d'uploader ou de supprimer des fichiers ou des dossiers sur le disque dur.  Il est quand même possible d'activer l'accès en écriture. Toujours dans le mode avancé, on se rend dans l'onglet Utilisateurs. On clique sur Permissions de partage des dossiers puis sur l'icône (tout à droite) pour modifier l'accès à un dossier. Enfin, sur la ligne Accès NFS, on choisit Accès complet. On fait de même pour tous les autres dossiers si besoin.

Maintenant que le partage NFS est activé, il faut y accéder avec notre machine. Pour cela, on crée un dossier qui va nous permettre de monter un dossier NFS du disque dur réseau. Puisque l'on va avoir besoin d'un terminal autant tout faire avec. On va donc créer un dossier MyBookWorld dans le répertoire personnel puis on va y monter le dossier Public du NAS.
~$ mkdir MyBookWorld
~$ sudo mount -t nfs -o rw,soft,timeo=10 192.168.1.253:/nfs/Public/ ./MyBookWorld/


On constate qu'il faut les droits d'administrateur pour monter le dossier. L'option -o rw permet bien de monter le dossier en lecture/écriture (read/write) alors que le -t nfs permet de monter le dossier en utilisant le protocole NFS. Le timeout sera de 10 secondes c'est-à-dire que si après 10 secondes aucune connexion n'est faite, le montage est abandonné. Finalement, on termine par l'adresse IP du disque, suivie du dossier à monter (il faut bien préfixer le nom du dossier par /nfs/), et enfin par l'emplacement où monter le dossier. Il est maintenant possible d'utiliser le dossier comme s'il était en local sur la machine. Alors que la vitesse en FTP ou SSH avait du mal à dépasser 1 Mio/s, là, on se rend vite compte que l'on atteint assez vite 7 voire 8 Mio/s ce qui est nettement plus appréciable.

Une fois que le disque réseau n'est plus utilisé, il est conseillé de le démonter (du système pas physiquement hein) avec la commande suivante.
~$ sudo umount ./MyBookWorld/

Il existe des solutions pour monter un partage NFS automatiquement, notamment autofs. Je ne l'ai pas utilisé personnellement, mais il se peut que j'en aie besoin. Un montage simple, comme Nautilus le fait avec SSH ou FTP, serait assez sympathique à utiliser je crois (peut-être pour une prochaine version de Nautilus ?).

21 Septembre 2009 à 17:54

Personnaliser un Live-cd (Ubuntu 9.10) via Libre Astux

Je vous ai fait part, dans l’un de mes précédents articles, de mon intention de créer une distribution Live Ubuntu personnalisée orientée vers la récupération de données et le réseau. Voici donc la première étape, la personnalisation d’un Live-cd à partir de la version 9.10 d’Ubuntu, Karmic Koala.

Pour ceux qui ont l’habitude de ce genre de manipulations, je ne vais pas vous cacher que je me suis essentiellement servi de la documentation Ubuntu qui est d’ailleurs relativement complète à ce sujet. Vous retrouverez toutes les ressources utilisées en fin d’article. Ce tutoriel étant adapté à la personnalisation d’Ubuntu 9.10, certains éléments présentés ici ne sont pas encore dans la documentation officielle.

Récupération de l’image originale et création de la structure nécessaire:

mkdir /livecd

cd /livecd

mkdir iso squashfs

wget http://cdimage.ubuntu.com/releases/karmic/alpha-6/karmic-desktop-i386.iso

Montage et copie du contenu de l’iso:

mount -o loop karmic-desktop-i386.iso /cdrom

cp -av /cdrom/. iso

umount /cdrom

Suppression des éléments inutiles (présents pour Windows):

cd iso

rm Autorun.inf wubi.exe

rm -r pics

cd ..

Montage et copie du squashfs

infoC’est ici qu’intervient un premier problème, n’ayant pas installé Karmic Koala sur mon poste, je pensais tout de même pouvoir personnaliser le Live-cd en utilisant comme système hôte, Ubuntu 9.04. Or le squashfs présent sur Karmic Koala est en version 4, celui-ci est intégré au noyau Linux 2.6.31 et n’est pas rétrocompatible avec la version 3.3 présente dans les noyaux Linux plus anciens. Il est donc nécessaire d’utiliser un système hôte utilisant un noyau Linux >= 2.6.31. Ce qui m’a amené à effectuer toute la manipulation sur une machine virtuelle utilisant comme système le live-cd d’Ubuntu 9.10 lui-même.

Afin de compresser / décompresser le système squashfs, nous allons installer les outils nécessaires:

apt-get install squashfs-tools

Puis nous pouvons continuer la procédure:

mount -t squashfs -o loop iso/casper/filesystem.squashfs /cdrom

cp -av /cdrom/. squashfs

umount /cdrom

Préparation du chroot

mount –bind /proc squashfs/proc

mount –bind /dev squashfs/dev

mount –bind /sys squashfs/sys

cp /etc/resolv.conf squashfs/etc/resolv.conf

chroot squashfs

À partir de maintenant, nous allons effectuer des modifications directement sur le système en cours de personnalisation.

Mise à jour du système

Décommenter les lignes contenant universe dans /etc/apt/source.list afin d’activer les dépôts universe.

apt-get update

apt-get dist-upgrade

Une fois cette étape franchie, nous entrons dans le vif du sujet avec le choix des paquets à ajouter / supprimer. Les choix suivants correspondent à mes besoins, vous pouvez adapter les manipulations ci-dessous selon vos besoins.

Applications et ressources supprimées:

Suppression des langues, d’evolution et du paquet ubuntu-desktop(dépends d’evolution) afin d’alléger cette distribution.

apt-get remove –purge language* evolution pidgin ekiga

Le paquet ubuntu-desktop doit être réinstallé avant une mise à niveau vers une nouvelle distribution Ubuntu.

Applications et ressources ajoutées:

Ajout de la gestion du français et des outils sélectionnés:

apt-get install language-pack-fr language-pack-gnome-fr language-support-fr language-pack-kde-fr language-selector

apt-get install openssh-server x11vnc terminator localepurge

apt-get install foremost testdisk ntfsprogs gparted e2undel nfs-common

apt-get install thunderbird amsn iptux

Vérification des dépendances et nettoyage de la base des paquets disponibles et téléchargés:

apt-get -f install

apt-get autoremove

apt-get autoclean

apt-get clean

Sortie du chroot

rm /etc/resolv.conf

umount /sys

umount /dev

umount /proc

En cas d’erreur, ne pas en tenir compte, cela ne gênera pas la suite de la manipulation.

exit

De nombreuses autres modifications sont possibles sans rentrer dans le chroot, notamment tous ce qui concerne la modification de thèmes graphiques, les fichiers de configurations par défaut, …

Il est possible d’ajouter tout ce que l’on veut simplement en le copiant à l’endroit souhaité dans le répertoire squashfs.

Ainsi, afin de modifier plus facilement l’aspect graphique, le plus simple est de reconstruire l’iso puis de lancer celui-ci dans une machine virtuelle et d’effectuer les modifications souhaitées. Il suffira ensuite d’ajouter les fichiers modifiés au répertoire squashfs (au bon emplacement), par exemple dans squashfs/etc/skel pour que cela soit présent dans le home de tout utilisateur, puis reconstruire à nouveau l’iso.

Voici la manipulation permettant de reconstruire l’image iso:

Mettre le français en langue par défaut:

echo « fr » | sudo tee iso/isolinux/lang

Prise en compte de toutes les modifications:

chroot squashfs update-initramfs -k all -u

Reconstruire le système squashfs:

rm iso/casper/filesystem.squashfs

chmod a+w iso/casper/filesystem.manifest

chroot squashfs dpkg-query -W –showformat=’${Package} ${Version}\n’ > iso/casper/filesystem.manifest

chmod go-w iso/casper/filesystem.manifest

chmod a+w iso/casper/filesystem.manifest-desktop

chroot squashfs dpkg-query -W –showformat=’${Package} ${Version}\n’ > iso/casper/filesystem.manifest-desktop

chmod go-w iso/casper/filesystem.manifest-desktop

Compression du système squashfs:

cd squashfs

mksquashfs . ../iso/casper/filesystem.squashfs -info

cd ..

Et pour finir, la génération de l’iso:

cp squashfs/boot/vmlinuz-2.6* iso/casper/vmlinuz

cp squashfs/boot/initrd.img-2.6* iso/casper/initrd.gz

cd iso

bash -c « find . -path ./isolinux -prune -o -type f -not -name md5sum.txt -print0 | xargs -0 md5sum | tee md5sum.txt »

cd ..

mkisofs -r -V « Libre-Astux Live CD » -cache-inodes -J -l -b isolinux/isolinux.bin -c isolinux/boot.cat -no-emul-boot -boot-load-size 4 -boot-info-table -o libre-astux-live-cd-i386.iso iso

Vous voici à présent avec un Live-cd Ubuntu personnalisé. Je suis passé ici un petit peu vite sur la personnalisation de la distribution au niveau graphique car je ne m’y suis pas vraiment attardé. Je préciserai certainement ce point à la suite de billet lorsque j’y aurai regardé de plus près.

Ceux qui connaîtraient d’autres outils interressant concernant la récupération de données ou le test du matériel, n’hésitez pas à laisser ceux-ci en commentaire.

Ressources utilisées:

La documentation Ubuntu sur la personnalisation de live-cd

Documentation sur une personnalisation plus poussée (thèmes, grub, …)

flattr this!

15 Septembre 2009 à 23:57

Lubuntu, LXDE à la sauce Ubuntu via Gilir

LXDE est un environnement de bureau léger, dont le but est de fonctionner sur de petites configurations. Il est vite devenu populaire par sa capacité à réduire l’occupation mémoire, et a déjà été étudié en long, en large, et en travers par plusieurs blogueurs (cf source en fin d’articles).

La nouveauté est à chercher du côté d’Ubuntu. La prochaine version aura en effet une version spécifique basée sur LXDE : Lubuntu. Le pas a été franchis hier avec l’ajout dans les archives du paquet lubuntu-desktop, permettant comme ses cousins ubuntu-desktop, xubuntu-desktop … d’installer un ensemble de logiciels pour créer un environnement complet. Cependant, ce projet n’est encore qu’à ses débuts. Aucun CD d’installation officiel n’est encore disponible (voir plus bas pour les tests), il n’existe ni thème, ni paramétrage spécifique. Il est fort possible que la version qui sera finalement dans Karmic ne soit qu’un prototype pour de futurs développements dans Karmic +1.

Concrètement, Lubuntu est fortement basée sur LXDE, ajoutant des logiciels supplémentaires (liste provisoire, mais qui ne devrait pas énormément varier jusqu’à la sortie) :

Les classiques

  • pcmanfm
  • openbox
  • lxpanel
  • lxsession
  • lxappearance
  • lxinput
  • lxsession-edit
  • lxshortcut
  • gpicview
  • lxterminal
  • xarchiver
  • lxrandr
  • obconf
  • leafpad

Les moins classiques

  • gdm
  • firefox
  • sylpheed (lecteur de mail)
  • pidgin
  • transmission
  • xchat
  • cheese
  • aqualung (lecteur de musique)
  • mplayer & smplayer
  • xfburn
  • wicd (gestionnaire de réseaux)
  • abiword
  • gnumeric

Quelques explications sur certains choix :

Firefox : la version 3.5 (celle de Karmic) a fait de gros progrès en terme d’occupation mémoire, et aucun concurrent n’a été jugé prêt à le remplacer pour Karmic (Epiphany trop GNOME + encore jeune, Midori encore limité, Chromium incomplet). Firefox garde un bon rapport support/utilisation mémoire & processeur. Avis personnel, Midori peut faire l’affaire si on cherche à réduire son utilisation mémoire au détriment des fonctionnalités de Firefox.

Gdm : En attendant un remplaçant 100 % LXDE (en cours de développement), et SLIM n’étant, aux dernières nouvelles, plus maintenu, GDM reste un choix par défaut, malgré tous ces problèmes.

Xfburn : si vous connaissez un graveur en GTK+ qui marche bien, avec peu de dépendances, je suis preneur pour le remplacer (les gens de Fedora sont dans le même cas).

Mplayer : le plus problématique à mes yeux, car il ne pourra pas être distribué sur des CD officiels. Mais il reste le lecteur le plus efficace en terme de support/mémoire & processeur utilisé. De plus, il n’existe pas à ma connaissance un lecteur vidéo léger en GTK+ & Gstreamer , couple qui s’associerait mieux dans l’environnement Lubuntu. (NB: j’ai testé Whaaw, il est a peine plus léger que Totem). Quant à smplayer, ça devrait changer dans un futur proche.

Comme précisé plus haut, en l’état actuel, c’est plus un prototype, un test grandeur nature. Petit bonus quand même, le jeu des dépendances permet à Lubuntu de ne pas intégrer PulseAudio et utilise directement ALSA ;-)

Comment l’installer / la tester ?

3 solutions. La première est de tester des CD non officiels, générés il y a quelques temps.

La 2e est de créer soit même un CD en utilisant le tutorial de création de Live-CD, en ajoutant le paquet lubuntu-desktop.

La 3e est d’installer une version Ubuntu minimale (au démarrage, appuyer sur F4 et « Installer un système en ligne de commande » et au final installer le paquet lubuntu-desktop (ou suivre le très bon tutorial de Cyrille). Rappel important, il faut utiliser la version Ubuntu Karmic, qui est encore en développement (donc instable), prévue pour sortir fin Octobre. A installer avec prudence !

Pour conclure, il faut encore préciser que Lubuntu n’en est qu’à ses débuts. Des développements ont commencés pour intégrer une configuration spécifique et un thème par défaut. Si vous êtes un créateur de thème motivé, vous pouvez proposer vos créations sur le forum LXDE. Si vous voulez aider à tester les développements, vous pouvez essayer mon PPA pour Lubuntu, en m’envoyant les rapports de bugs (gilir at ubuntu point com ou en postant un commentaire ici). Il s’agit là aussi de paquets uniquement pour la version d’Ubuntu en cours de développement (Karmic).

Sources :

11 * lxde-core 14 * lxappearance 15 * lxinput 16 * lxsession-edit 17 * lxshortcut 18 * gpicview 19 * lxterminal 20

Tagged: Packages, planet-libre, planet-ubuntu-fr, Ubuntu

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