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Le développement de l’excellent navigateur internet Epiphany de l’environnement Gnome est abandonné dans sa version actuelle.

La version 2.26.3 vient d’être publiée et il s’agit là de la dernière version équipée du moteur de rendu Gecko. Epiphany était basé sur la version 1.9 du moteur. Pour info, Firefox 3.5 est propulsé par la version 1.9.1.

La prochaine version de Epiphany (2.28) sera donc équipée du moteur WebKitGTK+ (un dérivé de Webkit) et paraîtra en version finale le 23 septembre 2009, date de sortie de la prochaine version de Gnome.

L’annonce sur le blog officiel du projet:

Epiphany 2.26.3 has been released. It is the last version to support a Gecko back-end. This marks the end of an era.
Also, Xan Lopez has taken over Epiphany maintainership. We wish to thank Christian Persch for all his work through the years!

Vous en pensez quoi de ce choix de passer à Webkit ?

J’espère que le résultat sera bénéfique, Epiphany étant mon navigateur de prédilection.



Le développement du navigateur Epiphany sous Gecko est abandonné est un article publié sur Another Pinky Punky. Si vous l'avez aimé, n'hésitez pas et rejoignez-nous sur notre page Facebook ou sur Twitter

Avant propos: L’article rédigé ci-dessous porte sur l’installation du logiciel propriétaire Adobe AIR. Même si Adobe a rejoint la Linux Foundation au mois de mars 2008, le moteur d’exécution Adobe AIR n’est pas un logiciel libre. Merci de ne pas venir polluer le billet en rentrant dans la polémique.

De plus, une des manipulations décrites ci-dessous nécessite des droits superutilisateurs, donc méfiance, comme d’habitude.

Adobe Air

Grâce à l’environnement d’exécution Adobe® AIR™, vous disposez en permanence de vos applications web préférées. Les applications créées pour Adobe AIR s’exécutant sur votre poste de travail sans navigateur web, elles vous procurent la commodité des applications bureautiques [1].

Qu’est ce que cela signifie ?

De pouvoir utiliser une interface via une machine virtuelle permettant de faire tourner des applications telles que Twitter, Facebook ou encore eBay hors du contexte du navigateur internet. C’est ce que l’on appelle les interfaces riches [2].

Canonical et Adobe sont membres de la Linux Foundation

Canonical et Adobe sont membres de la Linux Foundation

La Linux Foundation est un « consortium à but non lucratif dont l’une des missions est d’accélérer l’adoption des systèmes d’exploitation à base de Linux dans tous les secteurs de l’informatique »[3]. Avant d’être fonctionnel sur les sytèmes Linux à partir du mois d’avril 2008, Adobe AIR n’était uniquement disponible que pour Windows et Mac. L’entrée d’Adobe à la Linux Foundation [4] a été déterminant dans sa volonté de rendre disponible son application sur un système très minoritaire en terme d’utilisateurs et de parts de marché. Les premières distributions sur lesquelles Adobe Air a été rendu disponible sont Ubuntu, Fedora et Open Suse.

Le moteur d’environnement Adobe AIR est distribué gratuitement.

Téléchargement et installation d’Adobe Air 1.5.1 sur un système Ubuntu ou Debian : [3]

En premier lieu, il faudra s’assurer de désinstaller toute installation préalable de la version Alpha ou bêta d’Adobe Air que vous aviez peut être préalablement installée. Pour exécuter cette commande, il  vous faudra accéder au terminal (Applications → Accessoires → Terminal ou Alt+F2 et tapez gnome-terminal).
La commande, précédée de « sudo », signifie que des droits superutilisateurs sont nécessaires à sa bonne exécution et que vous devez être vigilant quant à son emploi.

$ sudo dpkg –r adobeair-enu

Rendez-vous sur la page de téléchargement du site Adobe (http://get.adobe.com/fr/air/) pour télécharger l’application . Votre système Ubuntu sera détecté automatiquement. L’application pèse 13 Mo.
Il faudra ensuite vous rendre dans le dossier où l’application a été téléchargée. Par défaut, tous les fichiers téléchargés se trouvent dans votre répertoire personnel. Comme un terminal a été ouvert précédemment, nous allons nous placer dans ce répertoire. Nous considérons que l’utilisateur se nomme « user ». La commande pour nous rendre dans son répertoire personnel est la suivante:

$ cd /home/utilisateur

Deux solutions se présentent à l’utilisateur. La première est d’installer directement Adobe AIR en tant que superutilisateur, soit de l’installer en tant qu’utilisateur et dans ce cas le mot de passe administrateur vous sera demandé par l’installateur graphique. Nous choisirons ici la première solution.

$ sudo chmod +x AdobeAIRInstaller.bin

Concernant l’installation en elle-même, il vous suffit ensuite de suivre les instructions qui s’affichent à l’écran:

$ ./AdobeAIRInstaller.bin

L’application est installée par défaut dans le répertoire /opt qui est réservé à l’installation de logiciels d’applications supplémentaires.
Une fois l’installation terminée, deux entrées sont créées dans le menu Applications -> Accessoires, l’une permettant l’installation de paquets .air et l’autre de désinstaller Adobe AIR.

A ce stade, le processus est terminé. L’environnement Adobe AIR est prêt à l’emploi et il est nécessaire maintenant d’installer une application dédiée afin de le faire fonctionner.

Nous choisirons d’installer l’une des meilleures applications disponibles afin de démontrer les qualités de l’environnement que vous venez d’installer: TweetDeck [5]. Cette application est gratuite.

Téléchargement et installation de TweetDeck

tweetdeck_logo

TweetDeck est une application Adobe AIR permettant d’utiliser de manière efficace Twitter.
Twitter est un outil gratuit de réseau social et de microblogging qui permet à l’utilisateur d’envoyer gratuitement des messages, appelés des tweets (gazouillis en français), de 140 caractères maximum par Internet, par messagerie instantanée ou par SMS.
TweetDeck vous permettra égaleement de partager avec vos amis photos, vidéos et liens.
Dans sa version actuelle, TweetDeck gère la gestion des groupes, le suivi de votre « timeline », des réponses qui sont apportées à vos messages, les messages qui vous sont envoyés directement par les autres membres, vos favoris… Il intègre également le moteur de recherches « Twitter search ».

TweetDeck

Petit plus, il affiche les statuts de vos amis Facebook qui vous permettent de les contacter directement par email ou de publier leur statut sur Twitter. Un simple clic sur leur nom vous emmènera sur leur page Facebook.
Les options sont complètent et variées, notamment au niveau de l’envoi d’images (les services TwitPic et Yfrog sont inclus) et des sites raccourcisseurs d’URL, bit.ly, tinyurl, tr.im, digg pour ne citer qu’eux.
Enfin, les notifications par pop-up des nouveaux tweets et statuts Facebook sont discrètes mais peuvent être désactivées. Les couleurs de l’interface sont personnalisables dans les réglages.

Pour installer TweetDeck, rendez-vous sur le site officiel [4] et cliquez sur le bouton téléchargement « Download now, it’s free » dans la partie supérieure droite de votre écran.
Comme il s’agit d’une application AIR, il n’y a aucune distinction entre les différents systèmes. Cette version est parfaitement compatible avec votre système Ubuntu.
Adobe AIR ayant géré durant son installation l’association des types MIME de voitre système Ubuntu, les applications sont automatiquement ouvertes avec le logiciel adéquat.
Pour terminer, si vous téléchargez un paquet AIR, rendez vous dans le menu Applications -> Accessoires -> Adobe AIR Application Installer et choisissez le paquet à installer.

Conclusion

Ubuntu regorge d’une grande variété de logiciels à travers les paquets disponibles dans les dépôts. L’application Adobe Air proposée dans cet article vous montre que d’autres solutions existent pour votre système et qu’une autre technologie pourra se révéler complémentaire comme avec cet exemple de l’application TweetDeck.
Même si la limite que verront certains se trouve dans l’installation d’une application tierce à votre système Ubuntu, il reste un excellent compromis pour celui voulant assurer une veille technologique ou garder le contact avec ses amis.
Pour utiliser Twitter en choisissant un logiciel dans les dépôts officiels, vous aurez la possibilité d’essayer gtwitter ou twitux. Il existe également Gwibber qui est un logiciel disponible dans les dépôts universe et qui s’avère être un logiciel de qualité, même s’il convient à un usage plus basique de Twitter [6].

[1] Site officiel de Adobe Air http://www.adobe.com/fr/products/air/everyone/
[2] Les interfaces riches http://fr.wikipedia.org/wiki/Rich_Internet_Application
[3] http://www.generation-nt.com/commenter/canonical-linux-foundation-actualite-139011.html
[4] Site officiel de la Linux Foundation http://www.linuxfoundation.org/
[5] Tweetdeck http://tweetdeck.com/beta/
[6] Twitter et la documentation Ubuntu francophone http://doc.ubuntu-fr.org/twitter

Installer Adobe Air et l'application TweetDeck sur Ubuntu est un article publié sur Another Pinky Punky. Si vous l'avez aimé, n'hésitez pas et rejoignez-nous sur notre page Facebook ou sur Twitter

Avant propos: L’article rédigé ci-dessous porte sur l’installation du logiciel propriétaire Adobe AIR. Même si Adobe a rejoint la Linux Foundation au mois de mars 2008, le moteur d’exécution Adobe AIR n’est pas un logiciel libre. Merci de ne pas venir polluer le billet en rentrant dans la polémique.

De plus, une des manipulations décrites ci-dessous nécessite des droits superutilisateurs, donc méfiance, comme d’habitude.

Adobe Air

Grâce à l’environnement d’exécution Adobe® AIR™, vous disposez en permanence de vos applications web préférées. Les applications créées pour Adobe AIR s’exécutant sur votre poste de travail sans navigateur web, elles vous procurent la commodité des applications bureautiques [1].

Qu’est ce que cela signifie ?

De pouvoir utiliser une interface via une machine virtuelle permettant de faire tourner des applications telles que Twitter, Facebook ou encore eBay hors du contexte du navigateur internet. C’est ce que l’on appelle les interfaces riches [2].

Canonical et Adobe sont membres de la Linux Foundation

Canonical et Adobe sont membres de la Linux Foundation

La Linux Foundation est un « consortium à but non lucratif dont l’une des missions est d’accélérer l’adoption des systèmes d’exploitation à base de Linux dans tous les secteurs de l’informatique »[3]. Avant d’être fonctionnel sur les sytèmes Linux à partir du mois d’avril 2008, Adobe AIR n’était uniquement disponible que pour Windows et Mac. L’entrée d’Adobe à la Linux Foundation [4] a été déterminant dans sa volonté de rendre disponible son application sur un système très minoritaire en terme d’utilisateurs et de parts de marché. Les premières distributions sur lesquelles Adobe Air a été rendu disponible sont Ubuntu, Fedora et Open Suse.

Le moteur d’environnement Adobe AIR est distribué gratuitement.

Téléchargement et installation d’Adobe Air 1.5.1 sur un système Ubuntu ou Debian : [3]

En premier lieu, il faudra s’assurer de désinstaller toute installation préalable de la version Alpha ou bêta d’Adobe Air que vous aviez peut être préalablement installée. Pour exécuter cette commande, il  vous faudra accéder au terminal (Applications → Accessoires → Terminal ou Alt+F2 et tapez gnome-terminal).
La commande, précédée de « sudo », signifie que des droits superutilisateurs sont nécessaires à sa bonne exécution et que vous devez être vigilant quant à son emploi.

$ sudo dpkg –r adobeair-enu

Rendez-vous sur la page de téléchargement du site Adobe (http://get.adobe.com/fr/air/) pour télécharger l’application . Votre système Ubuntu sera détecté automatiquement. L’application pèse 13 Mo.
Il faudra ensuite vous rendre dans le dossier où l’application a été téléchargée. Par défaut, tous les fichiers téléchargés se trouvent dans votre répertoire personnel. Comme un terminal a été ouvert précédemment, nous allons nous placer dans ce répertoire. Nous considérons que l’utilisateur se nomme « user ». La commande pour nous rendre dans son répertoire personnel est la suivante:

$ cd /home/utilisateur

Deux solutions se présentent à l’utilisateur. La première est d’installer directement Adobe AIR en tant que superutilisateur, soit de l’installer en tant qu’utilisateur et dans ce cas le mot de passe administrateur vous sera demandé par l’installateur graphique. Nous choisirons ici la première solution.

$ sudo chmod +x AdobeAIRInstaller.bin

Concernant l’installation en elle-même, il vous suffit ensuite de suivre les instructions qui s’affichent à l’écran:

$ ./AdobeAIRInstaller.bin

L’application est installée par défaut dans le répertoire /opt qui est réservé à l’installation de logiciels d’applications supplémentaires.
Une fois l’installation terminée, deux entrées sont créées dans le menu Applications -> Accessoires, l’une permettant l’installation de paquets .air et l’autre de désinstaller Adobe AIR.

A ce stade, le processus est terminé. L’environnement Adobe AIR est prêt à l’emploi et il est nécessaire maintenant d’installer une application dédiée afin de le faire fonctionner.

Nous choisirons d’installer l’une des meilleures applications disponibles afin de démontrer les qualités de l’environnement que vous venez d’installer: TweetDeck [5]. Cette application est gratuite.

Téléchargement et installation de TweetDeck

tweetdeck_logo

TweetDeck est une application Adobe AIR permettant d’utiliser de manière efficace Twitter.
Twitter est un outil gratuit de réseau social et de microblogging qui permet à l’utilisateur d’envoyer gratuitement des messages, appelés des tweets (gazouillis en français), de 140 caractères maximum par Internet, par messagerie instantanée ou par SMS.
TweetDeck vous permettra égaleement de partager avec vos amis photos, vidéos et liens.
Dans sa version actuelle, TweetDeck gère la gestion des groupes, le suivi de votre « timeline », des réponses qui sont apportées à vos messages, les messages qui vous sont envoyés directement par les autres membres, vos favoris… Il intègre également le moteur de recherches « Twitter search ».

TweetDeck

Petit plus, il affiche les statuts de vos amis Facebook qui vous permettent de les contacter directement par email ou de publier leur statut sur Twitter. Un simple clic sur leur nom vous emmènera sur leur page Facebook.
Les options sont complètent et variées, notamment au niveau de l’envoi d’images (les services TwitPic et Yfrog sont inclus) et des sites raccourcisseurs d’URL, bit.ly, tinyurl, tr.im, digg pour ne citer qu’eux.
Enfin, les notifications par pop-up des nouveaux tweets et statuts Facebook sont discrètes mais peuvent être désactivées. Les couleurs de l’interface sont personnalisables dans les réglages.

Pour installer TweetDeck, rendez-vous sur le site officiel [4] et cliquez sur le bouton téléchargement « Download now, it’s free » dans la partie supérieure droite de votre écran.
Comme il s’agit d’une application AIR, il n’y a aucune distinction entre les différents systèmes. Cette version est parfaitement compatible avec votre système Ubuntu.
Adobe AIR ayant géré durant son installation l’association des types MIME de voitre système Ubuntu, les applications sont automatiquement ouvertes avec le logiciel adéquat.
Pour terminer, si vous téléchargez un paquet AIR, rendez vous dans le menu Applications -> Accessoires -> Adobe AIR Application Installer et choisissez le paquet à installer.

Conclusion

Ubuntu regorge d’une grande variété de logiciels à travers les paquets disponibles dans les dépôts. L’application Adobe Air proposée dans cet article vous montre que d’autres solutions existent pour votre système et qu’une autre technologie pourra se révéler complémentaire comme avec cet exemple de l’application TweetDeck.
Même si la limite que verront certains se trouve dans l’installation d’une application tierce à votre système Ubuntu, il reste un excellent compromis pour celui voulant assurer une veille technologique ou garder le contact avec ses amis.
Pour utiliser Twitter en choisissant un logiciel dans les dépôts officiels, vous aurez la possibilité d’essayer gtwitter ou twitux. Il existe également Gwibber qui est un logiciel disponible dans les dépôts universe et qui s’avère être un logiciel de qualité, même s’il convient à un usage plus basique de Twitter [6].

[1] Site officiel de Adobe Air http://www.adobe.com/fr/products/air/everyone/
[2] Les interfaces riches http://fr.wikipedia.org/wiki/Rich_Internet_Application
[3] http://www.generation-nt.com/commenter/canonical-linux-foundation-actualite-139011.html
[4] Site officiel de la Linux Foundation http://www.linuxfoundation.org/
[5] Tweetdeck http://tweetdeck.com/beta/
[6] Twitter et la documentation Ubuntu francophone http://doc.ubuntu-fr.org/twitter

Installer Adobe Air et l'application TweetDeck sur Ubuntu est un article publié sur Another Pinky Punky. Si vous l'avez aimé, n'hésitez pas et rejoignez-nous sur notre page Facebook ou sur Twitter

La fin de l’année scolaire approche. C’est l’occasion de dresser un bilan sur cette troisième année d’utilisation d’Ubuntu dans le collège où je suis enseignant.

Pour les lecteurs qui voudraient connaître le début de cette expérience, je les invite à lire l’expérience GNU/Linux d’un collège.

Saisie des absences

La nouveauté de l’année 2008-2009, c’est la saisie informatisée des absences par les profs directement depuis leur salle de classe. Chaque salle a été équipée d’un ordinateur avec Ubuntu, démarrant tous les matins de manière automatique sur un compte utilisateur dédié à la gestion des absences. Firefox est lancé automatiquement à l’ouverture de session et l’environnement numérique de travail, qui est une application en ligne, est prêt à être utilisé.

La saisie des absences des élèves est réalisée grâce à une quarantaine d’ordinateurs avec Ubuntu. Ces ordinateurs sont vieillisants et vont être remplacés à la prochaine rentrée scolaire. Des nouveaux ordinateurs ont été commandés et Ubuntu sera installé sur ces 40 nouvelles machines.

L’utilisation d’Ubuntu pour saisir les absences s’est effectuée de manière complètement transparente. Aucun problème particulier n’est à signaler suite à l’utilisation massive d’Ubuntu par l’ensemble des profs dans le cadre des absences.

Salles avec un usage informatique avec Ubuntu

En plus des 40 ordinateurs présents dans les différentes salles de classe, Ubuntu est présent en dual-boot dans la salle informatique (17 ordinateurs), au CDI (10 ordinateurs) et en Technologie (30 ordinateurs).

Salle info

Au CDI, pendant certains crénaux horaires, les ordinateurs sont librement accessibles par les élèves. Maintenant qu’ils sont familiarisés avec Ubuntu, ceux-ci n’hésitent pas à démarrer sur Ubuntu.

ordinateurs CDI

Club informatique

Snake Wrangling for Kids

Une fois par semaine, j’ai le plaisir d’animer le club informatique. Le club est fréquenté de manière assidue par une vingtaine d’élèves. Le club informatique a été l’occasion pour les élèves de découvrir un peu plus Ubuntu, par exemple l’utilisation du Terminal avec quelques commandes de base. Les élèves sont très contents d’avoir appris à manipuler fichiers et dossiers sans utiliser la souris. Les élèves ont également pu s’initier à la programmation avec la découverte du langage Python. Les travaux sous Python que j’ai proposé aux élèves sont inspirés du livre Snake Wrangling for Kids [en] qui est sous licence BY-NC-SA.

Les élèves du club info apprécient particulièrement Ubuntu car, avec ce système, ils peuvent très facilement personnaliser l’apparence de leur environnement.

Ubuntu adopté par les profs

Au collège, quelques profs ont adopté Ubuntu et l’utilisent depuis plusieurs années sur leur ordinateur personnel.

Parmi ces utilisateurs, il y a Laurent, prof de maths et Didier, prof de technologie. Vous pourrez retrouver leurs témoignages en parcourant le blog. Il y a également Ligia, prof d’Arts Plastiques, qui utilise Ubuntu. D’ailleurs, dans sa discipline, ses élèves utilisent Gimp. Durant cette année scolaire, Olivier, prof d’EPS, a également décidé d’installer Ubuntu sur son ordinateur personnel. Sa migration sera l’objet d’un prochain billet.

Manu, prof de Maths, est aussi un utilisateur d’Ubuntu :

Je suis professeur de mathématiques en collège et, pour l’enseignement de ma matière, comme dans le reste de mes activités, je suis amené a utiliser régulièrement l’outil informatique. J’ai découvert Ubuntu et le monde Linux il y a deux ans, et depuis, c’est le système d’exploitation que je privilégie.

D’abord, son installation est d’une simplicité déconcertante. Quelques minutes suffisent à installer les deux Go nécessaires, quelque part sur une partition de disque dur ( et en machine virtuelle sur mon MacBook, c’est encore plus rapide ! ). On bénéficie, dès la première utilisation, des principales applications de base : traitement de texte, tableur, présentation open office, navigateur firefox, etc… Ensuite, à l’aide du gestionnaire de paquets synaptic, on peut aller « glaner », dans la multitude de logiciels proposés, celui qui correspond à nos besoins. En deux clics, le logiciel et les fichiers rattachés sont installés.

Pour un prof de math, cet aspect est très intéressant car on peut bénéficier d’outils pédagogiques libres, qu’on peut essayer à souhait. J’ai ainsi découvert des logiciels de géométrie très pertinents comme Dr Geo ou Carmetal, mais aussi des grapheurs ( Graphmonkey, Kmplot ) ou encore le générateur de diagramme Rlplot.

Au collège où j’enseigne, nous pouvons utiliser Ubuntu avec les élèves en salle informatique. Un avantage réside dans la fluidité du système qui limite les plantages à répétition et les fenêtres intempestives qui perturbent et retardent les élèves lorsqu’on travaille sur un autre système dont je tairais le nom.

Cette année, j’ai effectué des séances d’études statistiques avec des élèves de 5ème et 4ème , en utilisant le tableur d’open office. Ce dernier offre les mêmes fonctionnalités que son équivalent de Microsoft. Son ouverture est rapide et le temps qu’il consacre au calcul est tout à fait satisfaisant. Les élèves n’ont aucune difficulté à saisir l’itération des formules par copie des cellules et nous pouvons ainsi travailler sur de grandes séries de données.

En géométrie dynamique, on peut utiliser, en ligne, Tracenpoche de l’association Sesamath, ou encore Geoplan. En ce qui me concerne, c’est Geogebra qui a ma préférence pour l’utilisation avec des classes de collège. Les constructions de figures y sont simples et rapides et on peut ainsi passer du temps à la conjoncture de propriétés. En 5ème, nous avons, par exemple, observé l’alignement des points d’intersections des médianes, médiatrices et hauteurs d’un triangle, autrement dit la droite d’Euler. En 4ème, les élèves ont pu remarquer que les milieux des cotés d’un quadrilatère étaient immanquablement les sommets d’un parallélogramme. Observer ce phénomène en faisant « bouger » la figure est aussi une aide précieuse pour démontrer ce résultat.

Pour conclure, Ubuntu offre toutes les fonctionnalités qu’on peut attendre d’un système d’exploitation, la simplicité en plus. Les menus de la ligne de commande sont peu nombreux et les applications y sont regroupées par catégories. Tout ou presque peut être téléchargé librement et gratuitement et les mises à jour du système sont bien gérées. Si on ajoute à ça de nombreuses ressources dans les forums et autres sites en cas de problèmes ou de questions, ça en fait indéniablement un outil à privilégier, notamment avec des élèves en découverte de l’outil informatique. À quand Ubuntu dans tous les établissements scolaires ?

Évènements marquants en 2008-2009

Les moments forts qui ont marqué cette année scolaire sont:

  • l’adoption par le conseil d’administration d’une motion pour faire de l’utilisation et du développement des logiciels libres une priorité du collège: Priorité aux logiciels libres
  • Un atelier que j’ai animé, lors de la journée de solidarité, consacré à la découverte des logiciels libres, auquel de nombreux profs ont assisté et ont pu être sensibilisés aux logiciels libres.

Réseau

Le réseau pédagogique du collège fonctionne avec SambaEdu3. Chaque prof et chaque élève ont un compte avec un identifiant unique sur le réseau du collège et les profils des utilisateurs sont hébergés sur le serveur.

Les postes clients fonctionnent toujours avec Ubuntu 7.10 Gutsy Gibbon. Cette version fonctionne bien sur les ordinateurs du collège qui ne sont pas tous très puissants. Cependant, le support de cette version s’est arrêté le 18 Avril 2009 ce qui signifie que depuis cette date, il n’y a plus de mises à jour des paquets pour Ubuntu 7.10.

Pour la prochaine rentrée, l’ensemble du parc informatique du collège sera mis à jour vers Ubuntu 9.04. Pourquoi attendre ? Principalement par manque de temps: mettre à jour le système d’exploitation d’une centaine d’ordinateurs ne se fait pas en quelques minutes, même avec des outils dédiés à cette tâche, comme OSCAR. Un précédent billet détaille toutes ces manipulations. De plus, le script qui permet de rejoindre un client Ubuntu au serveur SambaEdu3 doit être adapté à chaque nouvelle version du système, ce qui implique un délai après la sortie de l’OS.

Afin de pouvoir équiper une salle supplémentaire avec des postes de récupération, Laurent teste actuellement le client léger sur 6 stations de travail avec un serveur Ubuntu LTSP (Linux Terminal Server Project). Des essais sont en cours… et d’autres billets à venir…

Stations de travail

26 Juin 2009 à 22:37

Qjoypad via Pianopenguin

Les parties de Go que je joue sur Internet en utilisant Cgoban peuvent durer un certain temps et l'utilisation de la souris finit par ne pas être des plus confortable.

J'ai donc cherché à remplacer la souris par mon vieux joystick Microsoft SideWinder. Il date de l'époque où je ne connaissais pas Linux mais il est parfaitement reconnu par Ubuntu.

J'ai tout d'abord jeté un coup d'oeil sur joy2key disponible dans les dépôts mais je ne suis pas arrivé à grand chose (néanmoins si ce logiciel vous intéresse voici un tutoriel sur le forum anglophone d'Ubuntu).

Puis j'ai découvert Qjoypad qui correspond parfaitement à mes besoins. Pour l'installer il faut soit le compiler à partir des sources soit chercher sur Internet une âme charitable qui l'aurait fait pour vous. J'ai trouvé cette bonne âme en la personne d'Azriek qui non seulement a créé le paquet mais a aussi débogué Qjoypad sur un problème d'utilisation du CPU.

Avertissement : l'installation d'un paquet non officiel peut présenter un risque pour la stabilité de votre système.

Il suffit donc de télécharger le paquet qjoypad_3.4.2-1_i386.deb et de l'installer avec GDebi.

Une fois le programme « qjoypad » lancé un icône apparait dans la barre de lancement et il vous faudra cliquer dessus pour créer un premier profil :

qjoypad

Un clic droit sur l'icône permet d'activer ou désactiver le joystick.

Pour un fonctionnement optimal avec cgoban j'ai utilisé les paramètres axiaux suivants :

Axis

Il ne me reste plus qu'à trouver un système pour envoyer via le joystick les deux ou trois phrases de politesse habituellement utilisées lors d'une partie en ligne (Hi, Thanks, Good game ...).

Est-ce vraiment trop simple que d'installer sur son ordinateur doté d'Ubuntu la nouvelle fonctionnalité de la Freebox HD ?

Pour tout vous dire, je pensais passer ma soirée à configurer Mediatomb pour que cela fonctionne bien avec la Freebox. Et bien c'est raté, une soirée de foutue !

  1. On commence par installer mediatomb (disponible dans les dépôts)
  2. On configure mediatomb sur http://localhost:49152/
    Il suffit d'aller dans Filesystem et d'ajouter le dossier qui vous convient
  3. On allume la Freebox, Menu, Magneto et ça marche

Difficile de faire plus simple !

Attention tout de même à ce que la Freebox soit en mode Routeur et que le port 49152 ne soit pas redirigé vers votre PC...
Si vous êtes parano, éditer le fichier /etc/mediatomb/config.xml avec les droits administrateur et modifier <ui enabled="no"> (Le mieux étant d'éteindre le service quand vous ne l'utiliser pas)

Si vous avez des règles iptable plus restrictives que celles par défaut, un routeur ou que sais-je encore, les ports à ouvrir sont les suivants (d'après la doc.ubuntu-fr.org) :

  • 49152 en udp et tcp
  • 1900 en udp

Introduction

Un de mes disques externes chiffrés de sauvegardes  arrivant manifestement en fin de vie, j’ai décidé de le remplacer préventivement par un autre de taille supérieure.

Mon disque chiffré ne contient qu’une partition et a été chiffré avec cryptsetup (LUKS) sans utiliser LVM ; si vous ne savez pas comment chiffrer votre partition, vous pouvez par exemple vous référer ici : http://doc.ubuntu-fr.org/cryptsetup.

Attention : Les étapes suivantes peuvent causer des pertes de données en cas d’erreur (par exemple si vous vous trompez de disque) ou de problème matériel ou logiciel ; si vous n’avez pas d’autre copie de vos données (c’est mal), faites-en une avant ; en outre, si vous ne comprenez pas une étape, demandez avant de recopier les commandes suivantes.

Copie des données

Pour copier les données de l’ancien disque (dans cet exemple, sdc) vers le nouveau disque (dans cet exemple sdd), j’ai utilisé ddrescue puisque je n’étais pas sûr de pouvoir correctement lire tous les secteurs de l’ancien disque (attention à bien démonter toutes les partitions sur les disques concernés avant de commencer).

On commence par installer ddrescue si on ne l’a pas encore :

sudo aptitude install gddrescue

Ensuite, on copie tout le disque :

sudo ddrescue -n -r1 -v /dev/sdc /dev/sdd backup.log

Si des erreurs sont survenues pendant la copie, on refait une passe en insistant un peu :

sudo ddrescue -r2 -v /dev/sdc /dev/sdd backup.log

Redimensionnement de la partition

La première étape consiste à modifier sa table des partitions :

sudo fdisk /dev/sdd [...] Commande (m pour l'aide): d Partition sélectionnée 1 Commande (m pour l'aide): n Commande d'action    e   étendue    p   partition primaire (1-4) p Numéro de partition (1-4): 1 Premier cylindre (1-38913, par défaut 1):[entrée] Utilisation de la valeur par défaut 1 Dernier cylindre, +cylindres or +taille{K,M,G} (1-38913, par défaut 38913):[entrée] Utilisation de la valeur par défaut 38913 Commande (m pour l'aide): w La table de partitions a été altérée! [...]

Maintenant que la partition prend toute la place disponible sur le nouveau disque, il faut encore redimensionner le conteneur des données chiffrées après l’avoir déverrouillé :

sudo cryptsetup luksOpen /dev/sdd1 cryptbackup sudo cryptsetup resize cryptbackup

La dernière étape consiste à redimensionner le système de fichiers après l’avoir vérifié :

sudo e2fsck -f /dev/mapper/cryptbackup sudo resize2fs -p /dev/mapper/cryptbackup

Plus d’informations sur le sujet

Si vous souhaitez faire la même opération mais en réduisant la partition plutôt qu’en l’agrandissant, vous pouvez vous référer à cet article sur le forum Ubuntu (en anglais). Si vous souhaitez déverrouiller votre partition chiffrée automatiquement lors de votre connexion (en utilisant votre mot de passe comme phrase de passe), vous pouvez lire mon article sur le sujet.

flattr this!

Il est possible sous Ubuntu de déterminer le programme par défaut pour certains type de fichiers, dans Système > Préférences > Applications préférées, cela ne concerne cependant que le Navigateur Web, le logiciel de messagerie, le lecteur vidéo, le type de terminal ou les logiciels d’accessibilité.

appli_pref

C’est tout de même rapidement limité. Pour ma part, je souhaitais modifier l’ouverture de mes fichiers tableurs (.ods, .xsl, .csv) s’ouvrant par défaut avec OpenOffice Calc, par le très bon Gnumeric. (Vous pouvez lire ici ma comparaison entre ces 2 logiciels). Il existe cependant une autre méthode, peut être même plus simple, pour choisir ce programme par défaut.

Pour cela, il suffit de cliquer droit sur le fichier concerné, un .ods par exemple, puis sur Propriétés. Une fenêtre de dialogue s’ouvre. Allez sur l’onglet Ouvrir Avec et la liste de tous les programmes ayant déjà servis à ouvrir ce type de fichier apparaît (Cette liste est l’équivalente de celle que l’on a en faisant un clic droit sur le fichier, puis directement Ouvrir avec).  Si le programme voulu n’apparaît pas, il suffit de l’ajouter à la liste en cliquant sur le bouton + Ajouter. Dans mon exemple, j’ai choisi Gnumeric dans la liste.  Tous mes fichiers .ods s’ouvre maintenant par défaut avec Gnumeric et non plus avec Calc. Il me suffit de répéter cette opération pour les autres extensions concernées et le tour est joué, très simple et pratique donc.

propriete ouvrir_avec

J’ai fait récemment un article pour comparer 2 très bon logiciels de numérisation: Xsane le complet mais vieillissant et Gnome Scan, plus léger mais aussi plus simple et mieux intégré à Gnome. En regardant les comptes rendus de l’UDS (Ubuntu Developper Summit) pour Karmic Koala, il s’avère qu’il y ait de bonnes chances pour que Gnome Scan remplace Xsane actuellement installé par défaut sur Ubuntu. Bonne nouvelle donc pour ceux qui, comme moi, trouve Gnome Scan beaucoup plus user-friendly et plus adapté à l’esprit d’Ubuntu et forcément de Gnome.

Ça commence à faire un petit moment que je n'avais pas parlé de gSplit et donc que je n'avais pas fait part de mon développement sous Ubuntu avec Java et GTK. Donc voilà une petite vidéo pour vous montrer l'actuelle version stable (numérotée 1.1.1) du petit gSplit.

La vidéo est téléchargeable.
Dès à présent, vous pouvez trouver une version packagée de gSplit dans mon PPA sur Launchpad (bien entendu, c'est un dépôt non officiel donc il faut faire attention). Pour le moment, seules les personnes utilisant Jaunty Jackalope peuvent en profiter. Pour plus d'informations pour obtenir gSplit, vous pouvez jeter un coup d'oeil sur la page qui lui est dédiée dans la documentation.

Dans un deuxième temps, comme dit à la fin de la vidéo, dans le but de développer la version 2.0.0 (qui est déjà commencée en fait), vous pouvez me suggérer toutes vos idées pour améliorer le programme aussi bien au niveau ergonomique qu'au niveau des fonctionnalités. Je prendrai note et tenterai de faire le maximum pour contenter tout le monde.

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