Planet

Il n’y a pas qu’Excel dans la vie me direz vous, il y a Calc aussi. Oui Calc, le tableur de la suite OpenOffice.org. Si vous êtes un utilisateur acharné et avancé des tableurs, c’est un choix particulièrement adapté tant le nombre d’options est important. Mais en contre-partie, il est lourd, lent, peu ergonomique, bref vite énervant pour une utilisation plus basique. J’entends par là des colonnes de chiffres, quelques graphiques, voir des calculs statistiques assez poussés, ce qui restent pour moi les fonctions essentielles d’un tableur. Gnome développe une suite logiciel, Gnome Office, composée notamment du très bon Abiword pour le traitement de texte et de Gnumeric pour le tableur. Je vais donc vous présenter cette alternative très intéressante, qui est par ailleurs installée de base sous Xubuntu pour sa légèreté.

Installation

Je passe très vite sur l’installation, il n’est pas installé par défaut sous Ubuntu. Je vous laisse parcourir la page de la documentation correspondante pour savoir comment l’installer.

Vitesse/legereté

Le premier point fort de Gnumeric est sa légèreté et donc son temps de chargement très court. Calc est lui connu pour au contraire être vraiment très lourd. A titre de comparaison, j’ai calculé le temps de chargement d’un fichier de taille moyenne dans les 2 logiciels, sur un ordinateur moyennement puissant. Le temps d’ouverture de Calc est d’environ 10 sec (avec l’ouverture rapide d’OpenOffice activée!) contre seulement 3 sec pour Gnumeric! Ca se passe de commentaires… A noter que sur un ordinateur plus performant, le temps de chargement de Calc est beaucoup plus rapide, du coup la différence entre les 2 logiciels se ressent moins.

Interface

L’interface de Calc (et d’Ooo en général) est je trouve assez laide et très peu ergonomique. A force d’essayer de copier bêtement et à la va vite microsoft office, ils ont fait une usine à gaz manquant fortement de cohérence. Gnumeric ne cherche pas à copier Excel ou Calc, mais on reconnait au contraire l’effort de Gnome pour proposer l’interface la plus claire possible. Je trouve ici que le résultat est très réussi! En effet l’interface générale épurée possède des icônes explicites, les menus sont clairs, on a tout sous la main tout de suite. Pour le reste, ça ressemble quand même à un tableur :p Les fenêtres de dialogue sont également très bien faite. La gestion des couleurs (horrible sous Calc), reprend ici le gestionnaire de couleur de Gnome (cohérence et intégration); et je vous présenterai plus bas la gestion des formules et des graphiques en arbre qui est vraiment très bien pensée.

CSV import

L’import de fichier CSV est très bien réalisé sous Gnumeric. L’ouverture d’un fichier CSV classique se fait directement. Cependant si vous souhaitez modifier quelques options, il est possible d’effectuer une importation de fichier texte via le menu Données. Il y a plus d’options disponible que pour Calc et c’est vraiment plus ergonomique. Pour tout ceux qui en on marre de voir Calc importer la moitié des valeurs numériques comme des dates, gnumeric est fait pour vous :p Par contre niveau exportation en CSV c »est un peu limité, je n’ai pas trouvé comment modifier les paramètres (par exemple mettre un autre séparateur que la virgule)…

Fonctionnalités tableur

Gnumeric est avant tout un tableur, et même plutôt un bon. Il fonctionne comme n’importe quel tableur, on entre les valeurs dans des cellules, puis il est possible d’agir dessus via des formules. Gnumeric en possède un nombre assez impressionnant, reprenant la quasi totalité de celles d’excel voir plus! Côté performance de calcul il n’a donc rien à envier à la concurrence. Je dirais même que la concurrence devrait lui envier son superbe outil graphique pour gérer ces formules. Il est généralement pénible de saisir une formule complexe et a rallonge, on s’y perd dans les parenthèses et les points virgules. Mais gnumeric propose un utilitaire appelé Gourou, qui décompose la formule sous la forme d’un arbre, chaque « branche » correspondant aux paramètres d’une parenthèse. Dans l’exemple si dessous, on peut voir toute la puissance de l’outil, c’est vraiment très pratique!

Gourou, l'éditeur de formules de Gnumeric

Gourou, l'éditeur de formules de Gnumeric

D’autres fonctions basiques sont dotées d’interface très bien réalisée. C’est le cas de la recherche qui dispose de 3 onglets :  « Normal » pour entré le terme recherché, « Avancée » pour plus d’options, notamment l’accès aux expressions régulière, et « Occurences » qui affiche la liste des terme trouvé avec leur feuille/ligne/colonne. Il est alors possible de cliquer sur le terme qui nous intéresse pour s’y rendre. C’est un équivalent de F3/Shift-F3 en version graphique et c’est bien pensé!

Le tri de colonne est également très bien fait et différent de Calc, la capture ci dessous parle d’elle même :p

Fenêtre de dialogue pour le tri

Fenêtre de dialogue pour le tri

Encore un truc sympa, la gestion des feuilles du classeur qui permet de verrouiller, masquer et même donner une couleur à chaque feuille très simplement.

Gestion avancée des feuilles du classeur

Gestion avancée des feuilles du classeur

Graphique

Je fais un paragraphe spécial pour la gestion des graphiques, car c’est le point qui m’a sans doute le plus marqué sous Gnumeric. Sous Calc, la création de graphique n’est pas très compliquée en soit, mais pas non plus ergonomique. Il est surtout très pénible de modifier le graphe une fois validé. De plus, ces derniers sont particulièrement moche! Des couleurs affreuses, pixélisés à mort… bref ça fait pas très pro tout ça. Heureusement, Gnumeric répond avec efficacité à toutes ces problématiques! Dans une première étape, on choisit le type de graphe, classique.

graphique étape 1

Ensuite c’est dans la seconde étape que les dev ont eu du génie. Le graphique entier se présente sous forme d’arbre en haut à gauche. Ca paraît compliqué et déroutant la première fois, mais je vous assure que vous maîtrisez tout en moins de 10 min! Le graphique est découpé en « Graph » pour le fond, « Chart » pour le graphique en lui même, il peut y avoir plusieurs « Chart » par « Graph » (c’est là toute la puissance de l’arbre, le nombre de branche est illimité!). Ensuite Chart est découpé en « Backplane » pour le fond gris par défaut, et X-Axis, Y-Axis, pour les deux axes. Je m’arrête là, mais il faut comprendre que chaque catégorie est personnalisable en profondeur. Si c’est une ligne, la couleur, l’épaisseur; si c’est un texte, la couleur, le fond, la police; sachant que toutes les couleurs sont possibles en dégradés, motifs, etc. Des catégories absentes par défaut tel le titre des axes ou la légende peuvent être ajouter très facilement en appuyant sur le bouton « Ajouter ». Les propositions varient selon la branche sur laquelle on se trouve. Par exemple le titre de l’axe ne sera pas ajoutable si l’on se trouve sur la branche gérant les points de la courbe… Au final, le graphe à insérer est de plus de très bonne qualité et beau! Il est même possible d’ajouter des « thèmes » personnalisés pour sauvegarder un design de graphique. Bref le top!

Gestion des graphiques sous forme d'arbre

Gestion des graphiques sous forme d'arbre

Sur l’image ci dessous, j’ai essayé de faire une comparaison entre les graphiques sont Calc et sous Gnumeric, en faisant au mieux coller les styles… La qualité des graphes est sans appel, je vous laisse admirer.

Comparaison des graphiques entre Gnumeric (gauche) et Calc (droite)

Comparaison des graphiques entre Gnumeric (gauche) et Calc (droite)

Compatibilité, format

La compatibilité de Gnumeric est par contre assez discutable. Il gère bien les .xls d’Excel; par contre la gestion des ODS est encore incomplète ce qui est assez pénible.  Je ne les ai pas toutes testées, mais il est possible d’enregistrer en latex, html, csv, xsl, ods, pdf, xml… Le format par défaut est le .gnumeric (original!) qui est un format XML. Si l’on souhaite partager avec quelqu’un qui n’a pas gnumeric, le mieux est pour le moment d’enregistrer en xls, qu’openoffice arrivera aussi à lire. Par contre c’est pas parfait, un peu comme un partage entre un .doc et un .odt, je pense que vous avez l’habitude :p

Extensions

Gnumeric gère tout un tas d’extensions, permettant notamment l’import de nombreux formats, l’ajout de nouvelles formules mathématiques ou statistiques, l’ajout de nouveaux types de graphiques un peu plus spécialisés. Rien d’exceptionnel non plus, mais sachez qu’il est possible de créer ses propres greffons en Python ou en Perl ce qui m’a l’air assez puissant.

Les défauts

Pour rester tout de même objectif, je vous dresse la liste des défauts qui m’ont le plus gênés lors de mon passage à Gnumeric.

  • Il n’y a pas possibilité de répliquer un style.
  • Il n’est pas possible de switcher entre une gestion du point et de la virgule pour les décimales, pas évident quand on bosse sur des documents en français et en anglais. Je crois cependant qu’en modifiant la configuration du clavier dans Ubuntu (et non dans Gnumeric) c’est possible de changer cela. Il y a aussi une astuce expliquée sur la documentation Ubuntu de Gnumeric.
  • Pas de prise en compte du multi-colonne pour copier ou effacer, ce qui veut dire qu’il faut effacer ou copier les colonnes une à une (sauf si elles se collent bien sur)
  • La conversion en ODS est incomplète, ce qui est très dommage quand même. J’espère que ça sera vite implémenté.
  • Pas de possibilité de modifier les paramètres CSV lors de l’enregistrement dans ce format.

Conclusion

Je n’ai pas fait le tour de toutes les fonctionnalités de Gnumeric. Ce logiciel n’atteind certe pas les sommets de fonctionnalités de Calc, mais je trouve que ce qu’il fait, il le fait bien mieux! C’est clair, ergonomique, simple, c’est Gnome quoi! Pour une utilistation assez basique d’un tableur, je le recommande donc chaudement pour son efficacité et sa légèreté. Il est bon de voir que des alternatives viables existent au mastodonte (dans tous les sens du terme) OpenOffice!

Suite à mon rendez-vous au département des finances, j’ai décidé de voir à quel point il était difficile de corriger les différents défauts de GeTax sous Linux. En quelques heures de travail, alors que je n’avais jamais créé de paquet de ma vie, je suis arrivé à une solution qui permet de corriger 100% des défauts relevés dans mon premier article sur le sujet et rapportés chaque année depuis 4 ans.

Aujourd’hui je vous présente donc le résultat de ce travail qui, je l’espère, sera intégré dans les prochaines version de GeTax, mais aussi dans celles des versions des autres cantons de ce logiciel de saisie de déclaration fiscale.

N’hésitez pas à tester ces paquets avec votre distribution préférée et à m’envoyer vos commentaires. Je vous tiendrai au courant si/quand ces modifications auront été intégrée « upstream » ;-) .

 l'installation se fait en un clic

Encore plus facile que sous Windows ou Mac OSX : l'installation se fait en un clic

Modifications

Raccourci .desktop

Un raccourci au standard .desktop est automatiquement placé dans applications->bureautique.

GeTax dispose maintenant d'un vrai lanceur

GeTax dispose maintenant d'un vrai lanceur

Corrections de chaînes de caractères

Quelques fautes d’orthographe (majuscules accentuées) ainsi que toutes les occurrences de Adobe/Acrobat Reader ont été corrigées

Désactivation de la mise à jour automatique

Comme l’installation se fait globalement avec mon paquet, il n’est pas possible d’utiliser le système de mise à jour mono-utilisateur de GeTax ; j’ai donc fait en sorte de désactiver automatiquement les mises à jour. Si ma solution est retenue par le département des finances, le système de mise à jour pourrait simplement télécharger une nouvelle version du paquet d’installation ou bien GeTax pourrait prendre en compte les fichiers mis à jour dans le répertoire personnel de l’utilisateur lorsqu’ils existent (en lieu et place des fichiers installés system-wide). Néanmoins mes paquets contiennent la dernière version mise à jour de GeTax ; c’est à dire une version plus récente que celle téléchargeable sur le site de GeTax.

Paquets

.deb (Debian, Ubuntu, etc.)

Ce paquet pour les distributions utilisant des paquets .deb a été testé avec succès sur Ubuntu 8.4, 8.10, 9.4 32 et 64 bits : téléchargement.

.rpm (RedHat, Fedora, etc.)

Ce paquet pour les distributions utilisant des paquets .rpm a été brièvement testé sur Fedora 10 64 bits : téléchargement.

.tgz

Pour toutes les autres distributions : téléchargement.

Patch

Voici un patch qui décrit les modifications apportées au code de GeTax 2008 : téléchargement.

Conclusion

Ces paquets viennent peut-être un peu tard par rapport aux délais pour rendre sa déclaration d’impôts (à la fin de ce mois), mais si vous avez demandé un délai ou si vous êtes intéressé par le test de ces paquets, je vous remercie de me faire part de vos expériences.

J’espère que GeTax2009 proposera des moyens d’installation aussi simples que ceux présentés ici et que les autres corrections apportées à GeTax pourront être intégrées dans cette prochaine version ainsi que dans les versions des autres cantons. J’attends à ce propos des nouvelles du département des finances et vous tiendrai au courant de la suite donnée à ces patchs et paquets.

Mise à jour 27 juin 2010 : J’ai publié un nouvel article avec mes paquets pour GeTax 2009 créés il y a presque six mois déjà.

flattr this!

Cas d’utilisation

Un ordinateur partagé avec plusieurs utilisateurs dont un (moi) souhaite chiffrer ses données. Je ne veux pas qu’il soit nécessaire d’entrer une phrase de passe au démarrage, ni utiliser eCryptfs (qui chiffre chaque fichier séparément). Le but est donc d’utiliser ma partition chiffrée LUKS (Linux Unified Key Setup) et d’utiliser mon mot de passe utilisateur comme phrase de passe pour déchiffrer puis monter cette partition (il est donc important d’utiliser un mot de passe identique à une des phrases de passe utilisée pour débloquer la clé de chiffrement).

Le chiffrement de la partition ne sera pas abordé ici, pour Ubuntu, vous pouvez par exemple vous référer ici : http://doc.ubuntu-fr.org/cryptsetup

Mise en place

Premièrement, vous aurez besoin du module PAM (Pluggable Authentication Module) pam-mount :

sudo aptitude install pam_mount

Ensuite, il vous faudra, le cas échéant, commenter la ligne qui sert à monter votre partition chiffrée dans /etc/fstab ainsi que la ligne correspondante dans /etc/crypttab pour éviter que le système tente de déchiffrer et monter cette partition au démarrage (avant l’identification).

Il faut maintenant indiquer à pam-mount quelle est la partition à monter en ajoutant la ligne suivante au fichier/etc/security/pam_mount.conf.xml juste avant </pam_mount> (en remplaçant jernst par le nom d’utilisateur correspondant) :

<volume user="jernst" fstype="crypt" path="/dev/sda2" mountpoint="/data" />

Il ne reste plus qu’à configurer PAM en ajoutant la ligne suivante à la fin des fichiers /etc/pam.d/common-session et /etc/pam.d/common-auth

# added for libpam-mount @include common-pammount

Finalement, dans cet exemple, il faut encore déplacer toutes vos données personnelles vers votre partition chiffrée, puis faire un lien symbolique entre votre dossier personnel et /data.

Derniers mots

Cette technique a aussi l’avantage de vous permettre d’allumer votre ordinateur sans qu’une phrase de passe vous soit immédiatement demandée, ce qui est particulièrement utile dans des pays où la protection de votre vie privée peut vous valoir un séjour en détention ou un mauvais quart d’heure à la douane (il suffit alors de vous identifier avec un autre utilisateur).

Finalement si quelqu’un a une idée pour permettre une hibernation dans ce cas de figure (i.e. sans que la clé de chiffrement ne soit compromise, ce qui serait le cas avec une partition de SWAP), je suis preneur.

Mise à jour 14 juin 2009 : Il semblerait que depuis Jaunty, pam_mount ajoute automatiquement « session optional        pam_mount.so » dans les fichiers qui se trouvent dans pam.d ; si vous avez une telle ligne, il n’est pas nécessaire d’ajouter les lignes indiquées dans l’article à la fin de ces fichiers.

flattr this!

La Frugalware Developer Team est heureuse d’annoncer la disponibilité immédiate de Frugalware 1.0, la dixième version stable depuis sa création. Le numéro de version 1.0 ne représente pas une étape majeure, mais cette nouvelle version vous apportera un grand nombre de nouvelles fonctionnalités et corrections de bugs, comme d’habitude, et c’est pour cela qu’elle reste une étape importante du développement de ces cinq dernières années.

Aucune nouvelle fonctionnalité n’a été ajouté depuis la dernière Release Candidate (1.0rc2), mais 81 modifications ont été effectuées pour corriger des bugs mineurs. Si vous n’avez plus, pas ou jamais suivi l’évolution des versions Pré/Rc, voici les changements les plus importants (Liste non-exhaustive ) depuis la précédente version stable 0.9 Solaria:

Améliorations:

  • Mise à jour de l’installateur graphique (plus d’infos  ici et ici).
  • Gfpm Nouvelle version du gestionnaire de paquets graphique pour Frugalware Linux.
  • gService, un nouvel outil graphique pour activer / désactiver les services

Corrections dans l’installateur:

  • Correction de la détection des cartes wifi (il demandait l’ESSID pour des interfaces câblées).
  • Correction de l’installation du GRUB quand /boot est sur RAID1.
  • Prise en charge d’un home déjà existant pour les nouveaux utilisateurs.

Nouveautés

  • Linux kernel 2.6.28.7 + corrections
  • KDE 3.5.10
  • PHP 5.2.9
  • Python 3.0
  • GNOME 2.24.3
  • OpenOffice.org 3.0.1
  • Mozilla Firefox 3.0.7
  • Support pour ASUS Eee PC
  • Nouveau port « ppc »  (bien que le support de la sécurité ne sera pas disponibles pour cette architecture dans ce cycle à cause du manque de ressources).
  • Support du chroot 32 bits sur x86_64.
  • « /boot » sur périphérique RAID1 est désormais pris en charge
  • Plugin Java sur x86_64.
  • Support du système de fichiers Ext4.

Détails et téléchargements : http://frugalware.org/news/129

Pour de plus amples informations référez-vous au Changelog de Frugalware Anacréon.

Téléchargement pour architectures i686 : Voir notre liste de miroirs.
N’oubliez pas de vérifier l’intégrité des images d’installation avant de les graver!

NOTE: Cliquez ici pour en savoir plus sur ce que les médias dont vous avez besoin pour l’installation.
Si vous mettez à niveau à Anacréon depuis la précédente version stable (Solaria), merci de bien vouloir lire la mise à jour de notre documentation.

Pour l’occasion, Frugalware-fr organise une release party sur le canal IRC #frugalware.fr (serveur irc.freenode.net), n’hésitez pas à passer pour obtenir des réponses à vos questions, de l’aide ou juste nous saluer et faire connaissance avec l’équipe francophone.

Mon bureau sous Frugalware 1.0 Anacreon.

Je viens de tomber sur ce reportage de The Big Picture : Scenes from 30,000 meters above. Les photos sont magnifiques et l'évènement semble impressionner les lecteurs du blog.

J'avais complètement oublié un passage de ma vie : alors que j'étais en 3e (il y a donc 8 ans) j'avais fait partie d'un groupe de joyeux collégiens qui avaient eu la chance de participer à la même expérience. Je ne me rappelle évidemment plus de tout, l'expérience était réalisée avec l'aide technique et financière de la Snecma ou de Thalès.

La GROSSE différence entre l'expérience à laquelle j'avais participé et celle de Big Picture c'est l'époque et les progrès techniques réalisés pendant ces 8 ans :

  • tout contrôlé par ordinateur,
  • trace Google Map à l'aide d'un GPS
  • photos numériques.

A l'époque nous avions utilisé un appareil photo jetable il me semble donc les photos avaient été horribles (on voyait tout de même un peu la courbure de la terre). (mais je m'étonne encore qu'un jetable ai fonctionné...) et la chute du ballon n'avait pas été contrôlée par GPS... nous avions mis un mot demandant à la gentille personne qui découvrirait notre colis venant de l'espace de bien vouloir contacter la société (Thalès ou Snecma :s) ou le collège. Ca avait alors mis trois mois à nous revenir.

Autre temps, autres moyens. Tant mieux.

19 Mars 2009 à 12:55

Survivre dans son TTY #1 via U Classroom

Avec un peu de retard sur le calendrier (tout est de ma faute et je m'en excuse) j'ai le plaisir de vous annoncer qu'une série de cours est prévue sur u-classroom sur le thème Survivre dans son TTY.

Comme on peut le comprendre par la thématique, les différents cours prévus porteront sur l'utilisation du terminal. Le but étant de vous donner les moyens d'utiliser au mieux votre terminal ou si vous êtes un utilisateur plus chevronné de vous apporter quelques petits conseils et astuces qui auraient pu vous échapper dans l'utilisation de tel ou tel outil.

C'est donc moi qui vais avoir le plaisir de commencer par un petit cours d'initiation au terminal. Ce cours est évidemment destiné à l'utilisateur inexpérimenté du terminal. Nous verrons dans ce cours les bases pour bien se débrouiller et ne plus avoir peur de ce machin_plein_de_lignes_ou_la_souris_ne_sert_a_rien sur fond noir. Aucune connaissance n'est requise, il vous suffira juste d'arriver à l'heure et d'être muni de n'importe quel émulateur de terminal (gnome-terminal, xfce-term, xterm, urxvt, et j'en passe).

Je vous donne donc rendez-vous si vous le voulez bien le Mercredi 25 Mars 2009 à 19H00 Heure de Paris (@791 25.03.2009 SIT) sur le canal #u-classroom du réseau Freenode (#u-classroom@irc.freenode.net) pour un cours qui devrait durer maximum 1 heure (si vous n'êtes pas familier avec irc, vous pouvez vous référer à notre introduction).

  • Intitulé du cours : Survivre dans son TTY #1 : Initiation au terminal
  • Niveau : Pour débutant
  • Date : Mercredi 25 Mars 2009
  • Heure UTC : 18H00
  • Heure de Paris : 19H00
  • Heure de Québec : 14H00
  • Heure de Montréal : 13H00
  • Heure de Singapour : 02H00 (26.03.2009)
  • SIT : @791 (25.03.2009)

Message personnel : benj_ si tu lis ceci, je te cherche pour discuter des prochains cours sans te trouver, merci de me contacter sur IRC :)

Si comme moi, vous êtes très souvent le seul à utiliser votre ordinateur et que vous avez envie d'améliorer un peu le temps que prend votre session à charger une fois votre mot de passe entré, mais pas forcément le temps de démarrage (bien que ça ne fasse pas de mal :p ) . Pas question toutefois de supprimer définitivement l'authentification d'accueil.... pas fou quand même :)

Attention, cette astuce ne fonctionne qu'avec KDM (souvent avec kubuntu). Il est surement possible de le faire avec GDM (souvent avec Ubuntu) ou autre, mais ne les ayant pas sous les yeux, impossible de vérifier.

Très simple, cette astuce consiste à demander à kdm de vous authentifier automatiquement et de directement verrouillé la session. Ainsi, tout vos programmes seront déjà chargés et une fois votre mot de passe entré, vous aurez directement accès à vos applications :)

Alors, rendez-vous dans la configuration du système, puis dans l'onglet avancé, allez dans le gestionnaire de connexion. Entrez ensuite votre mot de passe.

Kdm config

Rendez-vous ensuite, sur l'onglet n°7 (Convenience) et cliquez sur "Enable auto-login" puis sur "Lock Session" (en choisissant bien sûr votre utilisateur).

Kdm autologin

Appliquez et ok, puis, testez ensuite au prochain reboot :)

15 Mars 2009 à 19:24

Décompte final via BastNic's Blog

Avant la quille il me reste :

  • une branlée de la France face à l'Angleterre; (ça c'est fait !)
  • 4h de Gestion de projet
  • 2h de TD de Gestion de projet
  • 3h de communication (fac bloquée)
  • 2h d'examen de contrôle continu en Gestion de projet
  • 1h d'examen de contrôle continu en Economie d'entreprise
  • un projet à finir : GWT + Gears + Crypto AES + GPG + S3
  • rapport de projet
  • soutenance de projet (le 27 mars)

Puis, avec 6 mois de délai :

  • stage (dans la société où je bosse depuis trois ans, ça devrait aller :p)
  • rapport de stage
  • soutenance de stage.

Puis ce sera un Master Informatique mention Système et Réseau spécialité Architecture Logicielle Distribuée qui sera validé (ou pas), avec 3 ans d'expériences professionnelles. Cela marquera également la fin de mes études, ne comptant pas aller plus loin.

Ne vous étonnez pas si je ne vis plus depuis quelques mois et ça va continuer jusqu'au 27 mars.

La suite des aventures de ma dulcinée dans le monde d'Ubuntu

Voilà quelques jours déjà que je suis revenue dans le monde Linuxien et ma foi, je m'y sens très bien. C'est peut-être idiot mais c'est plutôt agréable de se sentir hors du moule, car le moule pour moi, c'est Windows. Ben oui, faut dire que plus de personnes ont Windows que Linux, donc voilà. Je suis telle un contre-courant qui ne reste pas dans le moule! C'est un petit bonheur, ne riez pas! :p

Assez de plaisanteries et passons aux choses sérieuses.
Qu'ai-je bidouillé pour l'instant sur mon "nouvel" ordi?

J'ai gardé la messagerie Evolution déjà installée par défaut alors que j'étais une grande fan de Thunderbird, et ma foi, ça ne me dérange pas du tout. Il faut savoir aussi que j'utilise ma messagerie à son stricte minimum, vraiment. Je reçois des mails, j'en envoie et point barre, je ne gère même pas les adresses (hou la vilaine flemmarde que je suis), j'ai trois dossiers et puis c'est tout. Donc elle me va très bien!

Je suis passée à Pidgin, moi qui utilisait Windows Live Messenger (mais sans le son pitié!). C'est pas mal. Le seul bémol que je trouve à dire concerne la notification de message. En effet, déjà, quand on m'écrivait un message et que la fenêtre Pidgin n'était pas au premier plan, elle ne clignotait pas (et j'avais viré le son parce que bon quand même, c'est lourd ça...), donc à part cliquer toutes les trente secondes pour voir si on m'avait écrit un message, impossible de savoir si on me parlait. Renaud m'a fait installer un plugin pour que la fenêtre réduite soit d'une autre couleur lorsqu'on me parle. C'est déjà ça! Mais en fait, la couleur me convient pas. C'est orange très clair, trop clair en fait. Je m'aperçois que parfois je vois toujours pas qu'on me parle tant la couleur est pâle...y a-t-il moyen de la modifier? Je vais voir...

ubuntu

Et sinon, ce matin, j'ai dû passer une demie-heure (et on se moque pas!) à comprendre comment fonctionnait F-spot, qui, si j'ai bien compris, est un peu le remplaçant de Picasa. Je voulais exporter des photos de mon fils sur notre album Picasa Web. J'ai donc commencé par trier les photos, essayer de les renommer, et puis je suis allé chercher sur le forum Ubuntu (merci les gars!) un peu d'aide. Heureusement, d'autres ont galéré avant moi et paf ça m'a aidé à comprendre un peu comment la bazar marchait! Et j'y suis arrivée!!! Victoire, victoire! Mes photos sont classées sur mon ordi et sur le net! Magique :)

Voilà pour mes premiers bidouillages! Il risque d'y en avoir d'autres, je vous tiens au courant!
Bisous!

12 Mars 2009 à 22:20

Frescobaldi, IDE pour Lilypond via Pianopenguin

Lilypond que j'ai déjà présenté dans un précédent billet permet de créer des partitions musicales de grandes qualités. Un éditeur de texte suffit mais un peu plus de convivialité n'est pas superflu.

Frescobaldi est un éditeur Lilypond très complet pour KDE4. La dernière version est disponible pour Ubuntu Intrepid Ibex sous la forme d'un PPA (Personal Package Archive) sur Launchpad.

Avertissement : l'installation de Frescobaldi implique l’ajout d’un dépôt et l'installation de paquets non officiels qui peuvent donc présenter un risque pour la stabilité de votre système.

Installation des sources

Ajoutez les sources du logiciel « deb http://ppa.launchpad.net/frescobaldi/ppa/ubuntu intrepid main » dans votre fichier « /etc/apt/sources.list » ou directement via « Système - Administration - Sources de logiciel » :

Frescobaldi_sources

Pour installer la clé rendez-vous sur le site Launchpad de Frescobaldi (ou directement ici) puis copiez le texte de la clé dans un fichier que vous importerez dans l'onglet « Authentification » :

Clés-Frescobaldi

Installation de Frescobaldi

Attention ce logiciel est conçu pour l'environnent KDE. Son installation sous Gnome requiert de nombreuses dépendances pour une taille totale supérieure à 500Mo.

sudo apt-get install frescobaldi timidity

Premières impressions

Frescobaldi offre des aides à la saisie sur les rythmes, les paroles et un système d'auto-complétion. Il n'est que partiellement traduit en Français mais est néanmoins beaucoup plus agréable à utiliser qu'Emacs.

Polka-Frescobaldi

Certaines fonctionnalités sont particulièrement intéressantes et notamment la possibilité de se rendre directement à l'endroit du code en cliquant sur une note dans l'aperçu ou l'assistant à la création de partitions.

Assistant-Frescobaldi

Emacs, bien paramétré pour Lilypond, offre pratiquement le mêmes fonctionnalités mais je pense tout de même utiliser Frescobaldi pour sa simplicité.

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