Planet

NVidia logo Le grand classic pour casser son serveurX et de mettre à jour sa version du noyau GNU/Linux. Malheureusement, on a pas trop le choix si l'on veut rester à jour et bénéficier des mise à jours régulières pour Ubuntu.
Il faut donc, pour remédier à ce problème, avoir une procédure bien rodée qui soit efficace et rapide. Pour remettre tout celà en ordre, je vous propose cette solution parmis d'autres mais qui pour moi et la configuration de mon laptop, est la plus adaptée:

PS : Retenez qu'en aucun cas je ne pourrai être tenu pour résponsable des dégâts eventuels que cette opération peut engendrer, néanmoins je tenais à vous présiser que chez-moi, cette procédure fonctionne parfaitement avec le matériel VAIO VGN-FS215S NVIDIA GeForce 6200 ;-)

Etape 1. Reconfigurer le ServeurX:
Vous devriez donc être dans la fâcheuse posture de l'écran d'erreur au redemarrage de votre machine vous indiquant plus ou moins le message suivant:

Impossible de demarrer le serveurX car il n'est probablement pas configuré correctement.

Nous allons donc reconfigurer le serveurX de base en utilisant la ligne de commande, étant donnée que nous n'avons de toute façon pas trop le choix.
Lançons donc l'accés au mode commande en tapant <control+alt+f1>.
Entrez login et mot de passe pour vous retrouver sur le prompt et entrez la commande suivante:

sudo dpkg-reconfigure xserver-xorg

Suivez les instructions proposées en répondant 'yes' aux questions posées ou en utilisant les valeurs par défauts (recommandé, sauf si vous savez ce que vous faites pour un paramètre specifique).

Etape 2. Relancer le GDM et tester:
Suite à celà, il est conseillé de redémarrer la machine pour à nouveau avoir accés à votre interface graphique. Cependant, vous pouvez vous passer du redemarrage en relançant manuellement le GDM (Gnome Display Manager) avec la commande suivante:

sudo /etc/init.d/gdm restart

Voilà, normalement vous avez de nouveau accès à votre fenêtre de login.
Par contre, si vous aviez déjà configuré et installé l'accélération votre carte graphique, celle-ci ne fonctionne peut-être plus. Pour le verifier, un simple test avec la commande suivante dans un terminal permettra d'en avoir le coeur net:

glxgears -printfps

Une fenêtre avec des engrenages devrait apparaître et indiquer dans la fenêtre d'origine le nombres de polygones affichés par secondes (FPS, Frame Per Second). Ma carte NVIDIA GeForce 6200 m'indique en moyenne : 7624 frames in 5.0 seconds = 1524.650 FPS. S'il vous semble que vos statistiques semblent mauvaises pour votre carte graphique, il faut réinstaller vos pilotes en utilisant une méthode que je décrit ci-dessous.

Etape 3. Installer le pilote graphique NVIDIA:
Pour installer le drivers propriétaire de la carte graphique NVIDIA, tout d'abord, aller le télécharger à l'adresse suivante:
http://us.download.nvidia.com/XFree86/Linux-x86/1.0-9631/NVIDIA-Linux-x86-1.0-9631-pkg1.run

ce sont ceux que j'utilise pour ma carte graphique NVIDIA 6200 et fonctionnent trés bien.
Pour l'installer, ouvrez une console via ALT-F1 et stoppez le GDM via la commande:

sudo /etc/init.d/gdm stop

ensuite, positionnez-vous dans le répertoire où vous avez téléchargé le driver Linux et tapez juste la commande suivante:

sudo sh NVIDIA-Linux-x86-1.0-9631-pkg1.run

Suivez les instructions qui vont permettre la compilation du pilote avec votre noyau.

Ensuite, il suffit d'éditer votre fichier xorg.conf, pour celà, executez la commande:

sudo vi /etc/X11/xorg.conf

si l'install du driver ne la pas déjà effectué, cherchez la ligne Section "Device", vous devriez avoir en face de la ligne Driver le mot "nvidia", si vous avec juste "nv", faite le remplacement.
Le fichier devrait ressembler à ceci.

Section "Device"
Identifier "NVIDIA Corporation NV40M? GeForce Go 6200"
Driver "nvidia"
BusID "PCI:1:0:0"
EndSection

Redemarrer finalement le GDM via la commande:

sudo /etc/init.d/gdm start

Vous devriez à présent avoir l'accélération graphique opérationnelle :-)

J'ai un warning pénible lors du lancement d'un script PHP4 en ligne de commande (CLI) sur ma Ubuntu Edgy Eft installée sur ma Dedibox. Rien de bien grave, mais à chaque lancement d'un script (au hasard un de ceux d'eZ Publish :-), j'ai le message suivant :

$ php4 update/common/scripts/cleanup.php -s plain_site_admin expired_session PHP Warning: mime_magic: type regex BEGIN[[:space:]]*[{] application/x-awk invalid in Unknown on line 0

Un moyen de supprimer ce message systématique trouvé sur Launchpad et sur l'outil de rapport de bug de Debian est d'aller commenter la ligne 273 du fichier /usr/share/file/magic.mime. Simple, un peu crade mais au moins ça marche et puis je ne pense pas que cette modification ait beaucoup d'impact sur le reste du système...

Via atelier.melanine.org

Toutes mes excuses pour ceux qui ont déjà lu ce billet, mais je le re-publie parceque visiblement mon flux fonctionne a nouveau sur le planet ubuntu-fr, et ce billet me tiens pas mal a cœur, surtout le lendemain de la journée internationale des droits des femmes

Debian Women
Le document qui suis est la traduction en français du HOWTO Encourage Women in Linux, un document écrit sur le modèle des fameux HOW-TO, courant dans linux et UNIX.

Je connaissais le texte en anglais depuis un petit moment déjà, et j’avais en projet sa traduction. Suite a une dépêche sur linuxfr.org, j’ai appris qu’il était déjà traduis. Tant mieux!

Ce texte n’est pas parfait, bien sur, mais il a le grand mérite de donner un coup de pied dans la fourmilière, d’être écrit par des femmes, en particulier des femmes informaticiennes et linuxienne.

Pourquoi je publie ça? Tout simplement parce que je partage entièrement le constat d’un grand sexisme dans la communauté linuxienne. (et la communauté d’Ubuntu ne me parait ni meilleure ni moins bonne de se point de vue là, malgré les slogans humanistes que l’ont connait).

Au moment ou l’on commence a entendre parler de Ubuntu-Women, il me parait judicieux de mettre a disposition largement le texte sans doute le plus abouti sur cette question, et quelques références. Je tenais également à faire connaître grep | grrl http://grepgrrl.org/ , un groupe français de femmes libristes et informaticiennes.

Je souhaite préciser que ce texte n’est pas une attaque en règle contre les hommes linuxiens, mais bien une invitation a la réflexion. (Malheureusement, je doute que cela soit bien compris par tout le monde, enfin…)

Quelques liens:

Le texte:

HOWTO Encourage Women in Linux

Val Henson (traduction djrom, 2004-05-31, pour tout commentaire à propos de cette traduction, mailez djrom at altern dot org , NDT)

2002-10-29 Revision History Revision 1.1 2002-10-29 Revised by: VH Minor rewrites, typo fixes Revision 1.0 2002-10-25 Revised by: JYG Fixed validation errors, added license, abstract, versioning, etc. Revision .9 2002-10-01 Revised by: VH Initial version

(ignorant les règles légales, je n’ai pas traduit la mention de copyright suivante, NDT)

Copyright (c) 2002 Val Henson This document may be reproduced or distributed in any form, without prior permission, provided that all such copies or distributions include this copyright statement and the warranty disclaimer contained in this paragraph. This document is provided on an "AS IS" basis only, with no warranties, express or implied. All usage of the information in this document is at your own risk.

Table des matières

1. Introduction

  • 1.1. Audience
  • 1.2 Quel est le problème ? Le sexisme n’existe plus !
  • 1.3. A propos de l’auteure

2. Pourquoi y’a-t’il si peu de femmes dans la communauté Linux ?

  • 2.1. Les femmes ont moins confiance en elles
  • 2.2. Les femmes ont moins d’opportunités pour créer des amitiés ou pour
  • servir de mentor
  • 2.3. Les femmes sont découragées de manière précoce
  • 2.4. L’informatique perçue comme activité asociale
  • 2.5. Le manque de modèles féminins
  • 2.6. Les jeux sont ciblés pour et par les hommes
  • 2.7. La publicité et les médias présentent l’informatique comme étant pour les hommes
  • 2.8. La répartition vie-travail est plus importante pour les femmes
  • 2.9. Quelques raisons pour lesquelles les femmes évitent Linux spécifiquement

3. Ce qu’il faut faire et ne pas faire pour encourager les femmes à s’intéresser à Linux

  • 3.1. Ne racontez pas de blagues sexistes
  • 3.2. Réagissez contre les blagues sexistes
  • 3.3. Ne traitez personne de "salope"
  • 3.4. Montrez du respect
  • 3.5. N’arrachez pas le clavier des mains
  • 3.6. Donnez des axes et expliquez les clairement
  • 3.7. Ne faîtes pas d’avances sexuelles aux femmes
  • 3.8. Agissez de manière sympathique
  • 3.9. Ne vous plaignez pas du manque de femmes dans le monde de l’informatique
  • 3.10. Encouragez les femmes à s’intéresser à l’informatique
  • 3.11. Ne les pointez pas du doigt quand des femmes arrivent
  • 3.12. Traitez les nouveaux/nouvelles arrivant-e-s poliment
  • 3.13. Ne traitez pas les femmes de manière stéréotypée
  • 3.14. Traitez les femmes comme des personnes normales
  • 3.15. Ne critiquez pas excessivement
  • 3.16. Faîtes des compliments
  • 3.17. N’invitez pas uniquement des intervenants masculins
  • 3.18. Demandez aux femmes si elles veulent parler
  • 3.19. Ne pratiquez pas la micro-spécialisation
  • 3.20. Discutez de sujets plus larges
  • 3.21. Ne rendez pas vos réunions difficiles d’accès
  • 3.22. Rendez vos réunions facile d’accès
  • 3.23. Ne rendez pas les nouveaux/nouvelles venu-e-s mal à l’aise
  • 3.24. Aidez les nouveaux/nouvelles venu-e-s à participer
  • 3.24. Nous sous-estimez pas les copines ou les compagnes
  • 3.26. Traitez les copines et les compagnes comme des personnes autonomes

4. Mais je ne fais pas ça !

A. LinuxChix

Ce texte explique quelque-unes des difficultés et des préjugés que rencontrent les femmes dans la communauté liée à Linux et examine différentes stratégies pour résoudre ces difficultés de façon à encourager la participation des femmes à cette communauté.

1. Introduction

Au Symposium Linux d’Ottawa en 2002, j’ai tenu une session LinuxChix Birds of a Feather (ou BOF, ce qui veut dire discussion informelle, NDT). Durant la discussion et même toute la conférence, j’ai entendu les mêmes questions:

Ma copine déteste Windows, comment est-ce que je peux l’encourager à utiliser Linux

Presque aucune femme ne participe à mon LUG local (ou Linux User Group, càd un groupe d’utilisateurices Linux, NDT). Comment est-ce que je peux changer ça ?

Pourquoi plus de femmes ne sont elles pas impliquées dans l’OpenSource ?

Clairement, beaucoup de personnes dans la communauté Linux voudraient que plus de femmes soient impliquées dans cette même communauté, mais peu de ces personnes savent pourquoi si peu de femmes sont impliquées, ni même comment changer ça. Ce HOWTO est une tentative de résumer les explications, recommendations et opinions de femmes déjà qui sont déjà intéressées et actives dans la communauté. Ce doument débute par une liste de recommendations faites par les femmes qui étaient présentes à cette discussion LinuxChix, avec des ajouts réalisés par de nombreuses autres femmes dans les mois qui suivirent la discussions initiale. Pour résumer, ce HOWTO présente les ressentis et les opinions de femmes impliquées dans la communauté Linux. Bien que nous répresentions les femmes qui "l’ont fait", nous avons toujours un aperçu réaliste de pourquoi d’autres femmes ont quitté ou ne sont jamais entrées dans la communauté Linux, et nous sommes aussi bien évidemment conscientes des pressions qui nous poussent constamment hors de la communauté.

Dans ce HOWTO, nous allons parler de pourquoi les femmes ne s’intéressent pas à l’informatique en général, de pourquoi elles ne s’intéressent pas à Linux en particulier, et de ce que vous pouvez faire pour encourager les femmes à s’impliquer dans la communauté Linux. Nous espérons que ce HOWTO permettra à plus de femmes d’utiliser, d’installer et de développer Linux.

1.1. Audience

Ce document s’adresse principalement aux personnes masculines intéressées par Linux qui aimeraient voir plus de femmes participer à Linux. Son audience secondaire est l’ensembre des hommes et des femmes qui ont été trop occupé-e-s à s’amuser avec Linux et les ordinateurs pour s’arrêter et réfléchir à pourquoi la plupart des femmes ne partagaient pas leur passion. Nous espérons que vous trouverez dans ce HOWTO quelques éclaircissements sur les cause du fait que les femmes restent en-dehors de la communauté Linux et aussi quelques idées sur de possibles solutions. Ce HOWTO ne s’adresse pas directement aux personnes qui ne se sentent pas concernées par le manque de femmes intéressées par Linux, ou qui pensent que les femmes font/feraient mieux de rester en dehors de tout ça. Si vous pensez déjà qui les femmes sont exclues de la communauté Linux et de l’informatique en général par des causes externes, ce HOWTO ne vous convaincra probablement pas du contraire (même s’il pourra vous donner quelques axes de réflexions intéressants à suivre).

Ce HOWTO n’a clairement pas pour but de permettre à des geek mecs de trouver une copine geek avec qui sortir. Le paradoxe principale au sujet des femmes et de Linux est celui-ci: bien souvent, les personnes les plus préoccupées par les questions liées aux femmes et à Linux vont être les personnes les plus susceptibles de les repousser (in)volontairement. Couramment, les hommes souhaitent voir plus de femmes impliquées dans Linux pour la simple raison qu’ils espèrent avoir de meilleurs chances de se trouver une copine, et par voie de conséquence agissent d’une manière qui va finir par dégouter les femmes ! Ce HOWTO essaie d’exposer quels comportements peuvent conduire les femmes à se désintéresser de Linux, et quel comportements peuvent au contraire les encourager à s’y intéresser.

1.2. Quel est le problème ? Le sexisme n’existe plus !

Un opinion qu’on m’expose souvent est celle-ci: Quel peut être le problème ? I l n’y a pas de problème ! Le sexisme n’existe plus ! Les femmes ne s’impliquent pas dans Linux simplement parce qu’elles ne le souhaitent pas !. Si vous êtes d’accord avec ceci, vous pourriez peut-être changer d’opinion en lisant de HOWTO. J’ai aussi cru que le sexisme n’existait plus. Peu de temps après avoir discuté avec plusieurs femmes dans des listes de discussions sur l’informatique , j’ai réalisé que je me trompais. Semaine après semaine, les femmes ont de nouvelles histoires à raconter à propos de ce qu’elles doivent subir comme discrimination et insultées parce qu’elles sont des femmes.

Ces histoire ne datent pas de plusieurs décennies, pas plus qu’elles ne viennent de personnes éduquées à être sexistes. Jour après jour, il y a de nombreuses femmes qui, actuellement, renoncent à leur passion pour l’informatique à cause du sexisme.

Ce n’est pas uniquement théorique, de nombreuses femmes quittent le milieu de l’informatique entièrement à cause d’incidents sexistes de manière flagrante avec leurs supérieurs au travail ou dans le cadre de leurs études.

Suivez les liens ci-dessous pour mes exemples favoris de sexisme moderne: (les liens sont en anglais, mais ils ont été préservés tout de même dans cette traduction, NDT)

Le sexisme est bien réel, et il décourage des femmes de s’impliquer dans Linux. Vous pouvez défendre que les utilisateurs Linux blaguant à propos des femelles hystériques dans les messages précédents sont ignorants, ou stupides, ou bien-intentionnés, ou qu’ils ne devraient pas d’une manière ou d’une autre être qualifiés de sexistes, mais le résultat de leur comportement est que des femmes sont découragées et quittent la communauté Linux, ce que nous voudrions éviter.

1.3. A propos de l’auteure

Val Henson est une développeuse du noyau Linux, un membre actif de LinuxChix, et une femme. Ses passions incluent la recherche en système d’exploitation, les femmes et l’informatique, et la bière de qualité. Beaucoup d’autres femmes ont collaborés avec elle pour produire ce HOWTO, notamment:

  • Raven Alder
  • Suzi Anvin
  • Poppy Casper
  • Claudia "Texchanchan" Crowley
  • Steph Donovan
  • Joy Goodreau
  • Telsa Gwynne
  • Amy Hieter
  • Hanna Linder
  • Anna McDonald
  • Marcia Barret Nice
  • Miriam Rainsford
  • Carla Schroder
  • Jenn Vesperman
  • Jenny Wu
  • Megan "Piglet" Zurawicz
  • Safari
  • Et beaucoup d’autres souhaitant conserver l’anonymat

2. Pourquoi y’a-t’il si peu de femmes dans la communauté Linux ?

Les femmes ne s’impliquent pas dans Linux pour les mêmes raisons qu’elle ne font pas d’informatique en général, plus un certain nombre de raisons spécifiques à Linux. Beaucoup d’excellents livres et documents de recherches ont étudié le sujet en profondeur, mais nous pouvons seulement résumer les raison principales pour lesquelles les femmes évitent l’informatique en général. Nous allons aussi contester certaines théories courantes concernant le fait que les femmes restent en dehors de l’informatique en général.

Trois bonne références globales sur le sujet des femmes et de l’informatique sont:

(je n’ai pas réussi à trouver de références sur le sujet en français, la recherche sur les questions de genre étant malheureusement assez peu développée en france par rapport aux Etats-Unis, et bien peu de traduction sont effectuées dans ce domaine là, NDT)

Commençons par examiner deux des "explications" les plus courantes sur la faible présence des femmes dans le domaine informatique: "Les femmes ne sont tout simplement pas intéressés par l’informatique" et "Les femmes ne sont pas aussi intelligentes que les hommes". Le problème avec la phrase "Les femmes ne sont pas intéressées par l’informatique" est qu’elle ne dit absolument rien. Ca équivaut à répondre à la question "Pourquoi le ciel est-il bleu ?" par "Le ciel est simplement bleu". L’argument implicite employé ici est que les femmes sont génétiquement prédéterminées à la naissance pour n’être pas intéressées par les ordinateurs. Peu de personnes se sentent capable de dire ça dans des termes aussi directs, mais c’est le message se trouvant derrière la théorie du "simplement pas".

Si vous ne voulez pas accepter que l’ininterêt des femmes pour l’informatique soit lié à une prédétermination génétique (et j’espère que vous n’êtes pas disposé-e à l’accepter), vous devez commencer à explorer quelles causes sociales sont impliquées dans cet état de fait.

Une version plus explicite de cette théorie est que "Les femmes ne sont pas aussi intelligentes que les hommes", ou tout autre corollaire habituel (par exemple, les femmes ne sont pas aussi bonnes dans d’autres compétences que les hommes, habituellement les mathématiques, le raisonnement dans l’espace ou la logique). Newsweek claironne régulièrement des études trouvant des différences mentales liées au sexe, tout en ignorant les (bien plus nombreuses) études ne trouvant aucune différence du tout. Fréquemment, les autres chercheurs sont incapable de reproduire les résultats de ces études, ou alors découvrent des failles dans la méthodologie adoptée au départ, mais ces résultats tendent à être beaucoup moins médiatisés. Ces études ne font pas non plus de tentatives pour tenir compte des différences entre l’éducation des hommes et des femmes. Par exemple, des études montrent souvent que les femmes ont une capacité linguistique plus développée, selon certains critères. Ceci est perçu comme une preuve, au moins par les média, que les femmes sont génétiquement prédisposées à être plus "verbales" que les hommes. Mais, en parallèle, des études montrent aussi que les femmes sont plus encouragées à parler que les hommes durant leur éducation. L’existence de différences physiques entre le cerveau des hommes et celui des femmes (une idée encore incertaine) ne constitue pas en elle-même la preuve que les hommes et les femmes naissent avec des capacités mentales différentes. Il faut encore séparer les différences dues à la génétique, et celles dues à l’environnement social. Par conséquent, si vous demandez aux experts, le seul consensus qu’il y ait sur les différences mentales liées au sexe est qu’il n’y a pas de consensus. C’est un domaine encore en recherche actuellement, où les résultats vont continuer à être sujets à polémiques pendant encore des décennies, voire même des siècles. (Mon opinion personnelle est que les hommes et les femmes ont certaines différences innées, génétiques, qui donnent des tendences envers certains comportements, mais je ne sais quelles sont ces différences, et dans quelle mesure elle influencent le comportement. Les être humains sont des créatures extrêmement adaptables, donc je soupçonne les différences génétiques d’être mineures en comparaisons de celles induites par l’environnement social.)

Quelque chose d’autre d’intéressant à garder en tête est que des arguments similaires ont été utilisés dans d’autres domaines quand des femmes ont commencé à y participer, de la médecine à l’éducation. Par exemple, les femmes ne pouvaient pas être docteurs car elles n’étaient pas assez fortes pour remettre des os brisés, qu’elles s’évanouiraient à la vue du sang, ou qu’elles ne sauraient pas s’y prendre avec les malades. Ces arguments ont été abandonnés au fur et à mesure que les femmes se révélèrent être d’aussi bonnes doctoresses et enseignantes que les hommes l’étaient. Peut-être que les hommes se révèleront être meilleurs en informatique que les femmes, mais l’histoire ne plaide pas en faveur de cette hypothèse.

Une bonne référence sur le thème général de la mesure de différences entre des groupes humains et la motivation derrière ces mesures est "The Mismeasure of Man" (disponible en français sous le titre "La mal-mesure de l’homme") par Steven Jay Gould. Les scientifiques ont "démontrés" des différences dans les cerveaux et les corps de différents groupes humains depuis des siècles, même si, en y regardant de près, à la fois leurs méthodes et leurs résultats se révelèrent faux. Par exemple, Stephen Jay Gould examine les méthodes d’un scientifique mesurant la capacité cranienne d’hommes et de femmes de différentes races (et, par conséquent, la taille du cerveau et l’intelligence). Le scientifique a au départ mesuré le volume des crânes en les remplissant avec de la graisse de lin, qui est compressible, et ceci a confirmé ces hypothèses que les hommes blancs tendent à avoir une boîte crânienne plus grosse. Quand il re-mesura par la suite le volume de ces crânes avec une matière incompressible, il découvrit que la différence en volume avait disparu. Il avait inconsciemment rempli les crânes appartenant aux hommes blancs avec plus de graisse de lin que les crânes des femmes ou des hommes non-blancs. Gardez cette histoire en tête quand vous lisez des études affirmant trouver que certaines structures du cerveau ont une taille différente chez les hommes que chez les femmes.

Maintenant que nous avons traité de certaines erreurs communes à propos des femmes et de l’informatique, regardons quelles sont les raisons réelles qui font que les femmes restent en dehors de Linux et de l’informatique en général. Je crois personnellement que les tendances et les comportements que je suis sur le point de décrire sont le résultat de la manière dont les femmes sont élevées, en d’autres termes qu’ils sont le résultat d’une socialisation genrée. Je ne prétend pas que les femmes sont nées moins confiantes en elles, ou quoi que ce soit d’autre, je me contente d’observer des tendances générales à propos des femmes, et de faire remarquer comment la culture Linux décourage les personnes présentant ces tendances de comportement. Beaucoup des raisons que je vais lister s’appliquent aussi à d’autres groupes sous-représentés dans l’informatique ou dans les sciences.

2.1. Les femmes ont moins confiance en elles

Les femmes ont tendance à sérieusement sous-estimer leurs compétences dans beaucoup de domaines, mais particulièrement dans le domaine de l’informatique. Une étude à propos de cette question est Undergraduate Women in Computer Science: Experience, Motivation and Culture: http://www-2.cs.cmu.edu/~gendergap/papers/sigcse97/sigcse97.html (étudiantes en premier cycle d’informatique: expérience, motivation et culture, non-traduit, NDT)

Par exemple, alors que 53% des étudiants se décrivaient comme vraiment prêts pour leurs partiels d’informatiques, 0% des étudiantes faisaient de même. Mais, à la fin de l’année, 6 étudiantes sur 7 parmi celles interrogées avaient obtenu un A ou un B (ce qui correspondrait à des notes entre 14 et 20, aproximativement, NDT). Des critères objectifs (comme la moyenne des notes ou la qualité et la vitesse de programmation) sont en contradiction avec la plupart des estimations que font ces femmes d’elles-mêmes. J’ai rencontré personnellement ce phénomène: malgré de nombreuses preuves du contraire, comme des diplômes, de nombreuses heures passées en devoirs et de bonnes places obtenues lors de concours de programmation, je ne me considérais toujours pas comme étant en tête de ma classe au lycée. En réanalysant objectivement, il me paraît clair que je me débrouillais mieux ou au moins aussi bien que beaucoup d’élèves masculins beaucoup plus confiants dans ma classe.

2.2. Les femmes ont moins d’occasions pour se créer des amitiés ou servir de mentor

Comme dans toute autre discipline, l’informatique est plus facile à apprendre quand vous avez des ami-e-s et des mentors à qui poser des question et former une communité. Cependant, pour diverses raisons, les hommes tendent à être des mentors et à devenir amis avec d’autres hommes. Quand la balance des sexes est aussi déséquilibrée qu’elle l’est en informatique, les femmes se retrouvent avec peu ou pas d’amies pour partager leurs passions. Bien que les femmes puissent avoir des amis et des mentors masculins, il est souvent plus difficile pour les femmes d’arriver à s’intégrer dans une communauté dans ces circonstances. Beaucoup de femmes qui quittent cette discipline seraient potentiellement restées si elle avaient été des hommes.

Ceci engendre un cercle vicieux, moins de femmes en informatique entraînant moins femmes en informatique. Il est important de comprendre que ce cercle vicieux entraîne des femmes qui ne seraient pas parties si, toutes choses étant égales par ailleurs, elles avaient été des hommes. C’est important parce que la plupart de leurs camarades étudiants hommes partent souvent du principe que leurs camarades féminines ont quitté cette discipline "parce qu’elles n’étaient pas assez bonnes". L’auto sous-estimation des femmes contribue à cette fausse impression.

2.3. Les femmes sont découragées de manière précoce

Les pressions sociales pour inciter les femmes à éviter l’informatique commencent très tôt. Même avant d’entrer à l’école, les hommes comme les femmes ont déjà des idées sur quels métiers sont des métiers d’hommes et quels métiers sont des métiers de femmes. Une bonne collection d’études portant sur cette question de la socialisation genrée dès le plus jeune âge peut être trouvée dans le document déjà cité du Dr. Ellen Spertus.

Quand vous réalisez que les hommes et les femmes sont traitées différemment depuis pratiquement la naissance, il devient difficile de prétendre qu’aucune femme n’a jamais subi de discrimination. Bien sûr, si vous êtes chanceuse, personne ne vous a jamais explicitement dit que vous ne pouviez pas travailler sur des ordinateurs parce que vous étiez une fille, mais chaque fois que vous vous vous agitiez, un adulte vous disait de vous calmer, tandis que le garçon à côté de vous continuait à hurler. C’est un handicap plus tard dans votre vie, quand parler fort et être insistant-e est la seule manière de faire entendre votre opinion, par exemple, sur la liste de discussion du noyau Linux (linux-kernel mailing list ou LKML en anglais, NDT).

L’exemple le plus frappant de ce subtil préjugé à propos des femmes et de l’informatique, aux Etats-Unis au moins, l’ordinateur familial a plus de chance de se trouver dans une chambre de garçon que dans une chambre de fille. Margolis et Fischer donnent plusieurs exemples de cette tendance et de ces effets dans les pages 22 à 24 de Unlocking the Clubhouse.

2.4. L’informatique perçue comme une activité asociale

Travailler avec ou sur des ordinateurs est perçue comme une activité solitaire impliquant peu ou pas du tout de contact humain régulier. Comme les femmes sont socialisées de manière à être plus gentilles, aimables, serviables, et plus généralement à être plus intéressées par les interactions sociales que les hommes, l’informatique semble moins intéressante aux femmes. Je voudrais insister sur le fait que l’informatique est uniquement perçue comme une activité asociale. Bien qu’il soit possible pour un programmeur de réussir relativement bien tout en étant activement asocial, et que la programmation tend à attirer des personnes moins à l’aise dans les relations sociales, l’informatique est une activité aussi sociale que vous la rendez. Durant mon lycée, j’ai passé la majorité de mon temps devant un ordinateur dans une salle informatique à l’école avec plusieurs de mes meilleur-e-s ami-e-s. Et récemment, j’ai changé de travail spécialement pour avoir plus de contacts avec d’autres programmeurs. Pour moi, programmer pour moi-même est beaucoup moins drôle ou créatif que quand j’ai des personnes à côté de moi pour parler de mon programme.

Curieusement, beaucoup d’occupations qui sont potentiellement moins sociales que l’informatique sont néanmoins attirantes pour les femmes. Ecrire, que ce soit de la fiction ou non, est un bon exemple d’activité qui nécessite de longues heures de concentration solitaire pour être menée à bien. Peut-être que la réponse à ce paradoxe tient dans le fait que les auteureuses solitaires sont toujours perçu-e-s comme étant des personnes intéressées par les relations humaines, mais n’ayant pas beaucoup d’occasion pour.

2.5. Le manque de modèles féminins

Les femmes existent dans l’informatique, mais la plupart des gen-te-s ne sont pas assez chanceux ou chanseuse pour voir une informaticienne. Les femmes sont sociabilisées de manière à être modestes et à éviter l’autopromotion, ce qui les rend encore moins visible que ce qu’elles le seraient normalement. Les mères et les professeurs féminins protestent régulièrement de leur incompétence en informatique. En conséquence, les filles grandissent sans exemples de femmes qui seraient soient compétentes ou sûres d’elles avec les ordinateurs. J’encourage toutes les femmes impliquées dans l’informatique à être aussi visibles que possible, même si elles ne le souhaitent pas. Vous pouvez vous sentir embarassée sur le moment, mais en vous rendant visible, vous pourriez changer la vie d’une jeune fille.

2.6. Les jeux sont ciblés pour et par les hommes

Nous savons tou-te-s que la plupart des jeux informatiques sont écrits par et pour les hommes. Ils proposent du sang non-stop et des femmes avec des poitrines irréalistiquement grosses, mais bon, si c’est ce que le marché veut, où est le problème, hein ?

La meilleure manière que je connais pour illustrer ce problème avec l’industrie du jeu est de raconter une histoire trouvée dans un article de Salon.com (http://archive.salon.com/tech/feature/2001/05/22/e3_2001/) à propos du salon 2001 de la convention de jeux E3:

Un directeur artistique pour une grande équipe de développement m’a gaiement décrit comment son équipe qualité avait tatoué sur le dos d’une prostituée un logo de jeu durant une session combinée vidéo/gangbang.

Il s’agit seulement d’une histoire parmi tant d’autre dans cette conférence. Comment une industrie qui voit les gangbangs payés par les entreprises comme quelque chose de normal pourrait ne *pas* faire fuir en masse les femmes du domaine informatique ?

2.7. La publicité et les médias disent que les ordinateurs sont pour les hommes

La prochaine fois que vous voyez une personne travaillant sur un ordinateur dans une publicité, faîtes attention au sexe de la personne. Probablement, cette personne est un homme. Fréquemment, quand je vois des femmes dans une publicité informatique, elles portent beaucoup de maquillage et des habits moulants en vinyl, ou alors elles attendent muettes et impuissantes que l’homme leur montre comment on se sert d’un ordinateur. Souvent, elles ne semblent pas utiliser l’ordinateur, mais être une sorte de décoration se trouvant à côté de lui. Les films et les séries télé ne sont pas meilleur-e-s. Quand une femme est décrite comme une programmeuse, plus de temps est passé a admirer ses jolies formes et ses excitantes lèvres plutôt que de montrer sa compétence en programmation. Exemple parfait: Angelina Jolie dans "Hackers". (disponible en France sous le même titre, et très mauvais film, de plus :) , NDT)

Les femmes et les hommes sont constamment bombardé-e-s d’images médiatiques qui disent: "Les hommes utilisent des ordinateurs, les femmes non". Il est difficile de contrecarrer un endoctrinement quotidien comme celui ci.

2.9. L’équilibre vie/travail est plus importante pour les femmes

Etre bon-ne en informatique est considéré comme une activité qui nécessite de passer presque tout son temps à soit devant un ordinateur, soit à apprendre des choses qui y sont liées. Bien que ce soit une autre erreur, les femmes sont généralement moins intéressées par le fait d’être accaparées par un sujet, préférant conduire une vie plus équilibrée. Les femmes pensent souvent que si elles commence à faire de l’informatique, cette équilibre va se détériorer, et elles évitent donc le domaine tout entier. Durant mon lycée, j’étais personnellement très fière de ne pas passer mon temps libre à jouer à des jeux informatiques, parce que cela réfutait le stéréotype du programmeur qui passe tout son temps sur un ordinateur.

2.9 Les raisons pour lesquelles les femmes évitent Linux en particulier

Le développement de Linux est plus compétitif et plus féroce que beaucoup de domaines de programmation. Souvent, la seule récompense (ou la récompense majeure) pour avoir écrit du code est le respect et la reconnaissance des pair-e-s.

Beaucoup plus souvent, la "récompense" est un dénigrement acerbe, ou pire encore, pas de réponse du tout. Comme les femmes sont sociabilisées pour ne pas chercher la compétition et les conflits, et comme elles ont une faible confiance en elles au départ, Linux et l’open source en général sont peut-être plus difficile encore que la plupart des domaines de l’informatique en ce qui concerne l’implication et l’intégration des femmes.

3. Ce qu’il faut faire et ne pas faire pour encourager les femmes à s’intéresser à Linux

Encourager les femmes à s’impliquer dans Linux implique non seulement d’apprendre quoi faire, mais aussi d’apprendre ce qu’il ne faut pas faire. Nous allons présenter ces idées par paires de "à faire"/"à ne pas faire", car il est plus utile utile d’avoir la paire que d’avoir seulement un des deux éléments.

Certaines de ces suggestions peuvent vous sembler effrontément évidentes à vous, mais pour beaucoup d’autres personnes, elles ne le sont pas. Chacune de ces suggestions est fondée sur de multiples évènements dans la vie réelle, impliquant des personnes pour lesquelles ces idées n’étaient pas évidentes. Essayer de n’écarter aucune de ce ses idées, ce sont de vraies suggestions par de vraies femmes, les femmes que vous voulez potentiellement attirer vers Linux. De plus, bon nombre de ces suggestions ne sont pas spécifiques au genre, mais vous aiderons à attirer de nombreux types de personnes à Linux.

3.1. Ne racontez pas de blagues sexistes

Les blagues sexistes sont le moyen numéro un de faire fuir les femmes de tout groupe, et elles plus courantes que ce que beaucoup de gen-te-s réalisent. J’ai entendu plus d’une fois un homme dire qu’il ne faisait pas ce genre de blagues et, quelques minutes ou heures plus tard, entendu la même personne faire une blague à propos des femmes enceintes ou des femmes en période de règles. Parfois, il ne se rend simplement pas compte qu’il a fait une blague sexiste, par exemple, les "blagues sur les blondes" sont simplement des blagues sur les "femmes idiotes". Parfois, il me dit que ça ne pose pas de problème de faire une blague sexiste si elle est vraie, ou si elle est drôle (drôle pour qui ?). Ce que certaines personnes n’arrivent pas à comprendre c’est que les blagues à propos des genres se moquent presque toujours des femmes, et qu’elles mettront la plupart des femmes mal à l’aise ou en colère, indépendamment du contexte. Ce n’est pas mieux de faire en premier une blague sexiste à propos des hommes, puis une à propos des femmes.

Vous pouvez dire que les femmes ne devraient pas être si sensibles (et je ne serai pas d’accord avec vous), mais même dans ce cas là, indépendamment de ce qui devrait être et de ce qui ne devrait pas être, vos remarques et vos blagues font fuir des femmes. Si ce n’est pas ce que vous souhaitez souhaitez, alors ne faîtes pas de blagues sexistes. Si vous n’êtes pas sûr de savoir si une blague est sexiste ou non, alors trouvez autre chose à dire.

3.2. Réagissez contre les blagues sexistes

La prochaine fois que vous entendez quelqu’un faire des blagues à propos des femmes dans une liste de discussion ou en personne, protestez. C’est difficile de faire ça sans risquer de se ridiculiser soi-même, mais c’est encore plus difficile pour une femme de faire la même chose. Les femmes restent silencieuses quand quelqu’un fait une blague sexistes, parce que si nous réagissons, nous serons immédiatement attaquées comme étant trop sensible, crispée, ou une "féminaz". (Note: n’utilisez JAMAIS le terme "féminazi". Ce terme discrédite toutes les féministes et banalise les victimes de l’Holocauste. Imaginez comme ça paraît ridicule de traiter des personnes comme Rush Limbaugh (présentateur de show télévisé américain extrêmement réactionnaire, NDT) "mecs chauvinazis" et vous devriez comprendre pourquoi "féminazi" est si fort émotionnellement).

La meilleure manière de se battre contre les blagues sexistes est l’humour. Si quelqu’un répond à une message à propos de réalisations techniques d’une femme par "A-t’elle un copain ?" répondez par, "Et ben Jeff, y’a pas à se demander pourquoi TU n’as pas de copine". Chaque fois qu’une femme voit une réflexion ou une blague sexiste, elle se sent énervée, exclue et rabaissée. Chaque fois qu’une femme voit un homme protester contre ce genre de comportement, elle se sent valorisée et moins isolée.

3.3. Ne traitez personne de salope

Utiliser le mot "salope" (et plusieurs autres mots) est désobligeant envers les femmes, peu importe la personne à laquelle est adressée ce mot. Je n’aurais pas cru important de le mettre ici s’il n’était pas apparu que ce n’était pas si évident que je ne l’aurais pensé, étant donné que j’ai récemment pu entendre des développeurs Linux utiliser le terme "salope" tout à fait sérieusement, et avec une apparente nonchalance.

3.4. Montrez du respect

Parlez respectueusement de toutes les femmes, pas seulement de celles par lesquelles vous êtes attiré, et faites de même pour tous les autres êtres humains, de n’importe quel âge et quelle que soit leur apparence physique. Si vous ne faîtes pas ça, les femmes vont avoir tendance à penser que vous allez les traiter aussi mal que la personne que vous insultez et vous éviter.

3.5. N’arrachez pas le clavier des mains

C’est un problème général qui arrive quand on apprend quelque chose de nouveau à quelqu’un-e, mais cela arrive plus souvent aux femmes. Quelqu’un-e pose une question, et à la place de donner à cette personne une réponse, vous lui prenez le clavier des mains et vous tapez la commande à sa place. Ne faites pas ça ! Cela rend l’apprentissage plus difficile, et cela fait que l’autre personne se sent stupide et impuissante. En général, donnez aux gen-te-s une chance d’apprendre par eux-mêmes/elles-mêmes si ils ou elles sont intéressé-e-s pour apprendre. Vous pouvez penser faire une faveur à une amie en réparant sa configuration Apache pendant qu’elle est partie, mais si elle essaie d’apprendre comment configurer Apache, vous n’êtes pas en train de lui rendre service.

3.6. Donnez des axes et expliquez les clairement

Bien que ce soit plus dur pour vous de prendre le temps et la patience d’expliquer quoi faire et pourquoi, et ensuite d’epeler la commande à taper, c’est profitable sur le long terme puisque l’autre personne apprend et vous êtes moins sûr d’avoir à redonner la réponse une autre fois. Spécifiquement, les femmes se sentiront plus confiantes dans leurs propres capacités si vous leur donnez la possibilité de taper la commande elles-mêmes.

3.7. Ne faites pas d’avances sexuelles aux femmes

Imaginez un bar ou un café plein de fan de sport, fans d’un jeu que vous ne connaissez pas, ou que vous n’aimez pas vraiment. Imaginez qu’ils sont tous plus grands et plus forts que vous, qu’ils parlent dans un langage que vous ne comprenez qu’à moitié, et rabaissent toute personne qui n’est pas complètement fan de leur sport. Maintenant, imaginez que vous marchez dans ce bar en portant un maillot qui dit "JE N’AIME AUCUN SPORT". Essayer d’imaginer ça juste une minute. Comment vous sentiriez-vous ? Nerveux ? Effrayé ? Différent ? Pas à votre place ?

Vous commencez à avoir une toute petite idée que ce que c’est que d’être la seule femme dans un grand groupe d’hommes.

Gardez cette sensation de nervosité en tête pendant que vous lisez la suite de ca paragraphe. Si vous faîtes immédiatement une avance sexuelle à une femme dans un LUG ou sur le Net, vous lui faîtes sentir qu’elle ne fait pas partie de la communauté, qu’elle est attaquée, et qu’elle risque d’être ostracisée si elle vous jette ou si elle vous offense. Souvenez-vous, ce n’est une situation amicale en tête-à-tête où elle se sent à l’aise pour vous jetter, elle est entourée pour l’équivalent des fans de sports sus-mentionnés. Elle essaye d’arriver et de s’intégrer au groupe et, en faisant ce que vous faîtes, vous l’empêchez de le faire, vous l’isolez par rapport au groupe. Les femmes grandissent dans la peur et la conscience constante de pouvoir être agressées par les hommes et donc, aussi stupide que ça puisse paraître, cela influence toutes leurs interactions, indépendamment de la façon avec laquelles elles paraîssent être à l’aise avec les hommes.

Comme tout autre être humain, une femme veut avoir des ami-e-s qui l’apprécient pour ce qu’elle est. Chaque fois qu’elle reçoit un mail lui demandant de sortir avec quelqu’un, ça lui rappelle qu’elle ne fait pas partie du groupe, mais qu’elle est jugée différente, un objet de désir, et certainement pas jugée sur ces capacités techniques.

Ca peut sembler dur à avaler, vous ne devez pas vous précipiter sur les femmes qui sont présentes à des évènements Linux. Selon toute vraisemblance, vous n’allez pas perdre le seule et unique "vrai amour" de votre vie en ne lui sautant pas dessus immédiatement, par contre, vous allez perdre une chance d’avoir un membre intéressant et nouveau de la communauté Linux. Si vous pensez toujours que vous perdez une chance de trouver votre "vrai amour", gardez en tête que la plupart des femmes suffisamment courageuses pour venir à un LUG ou participer à votre liste de discussion locale feront probablement le premier pas de toute façon. En vous jettant sur elle à la première occasion, vous les effrayez, et vous effrayez aussi les autres femmes qui auraient pu être intéressées si la première était restée.

Cela est encore plus important pour les femmes que vous rencontrez par email ou par IRC. Vous pouvez penser que votre "As tu un copain ?" est particulièrement suave et fine, mais on lui a faite un million de fois. Même si vous blaguez, même si vous avez une copine ou que vous êtes marie, ne la faites pas.

3.8. Agissez de manière sympathique

Quand on ne se jette pas sur les femmes, elle sont le plus souvent complètement ignorées. Ce n’est pas mieux. Les femmes nouvelles dans un groupe veulent la même chose que les hommes, nous voulons nous sentir bienvenues, nous voulons parler de nos passions communes, nous voulons nous faire des ami-e-s. Quand une femme dit quelque chose, écoutez et répondez d’une manière sympathique. Commencez une conversation et trouvez un sujet dont vous avez envie de parler tou-te-s les deux. Ne partez pas du principe que, parce que c’est une femme, elle est intéressée par les sujets stéréotypiquement féminin, mais soyez ouvert et essayez de découvrir ce qui peut l’intéresser. Vraisemblablement, elle est passionnée par d’autres choses que la coiffure, le maquillage et les stars si elle s’intéresse à Linux.

Beaucoup de femmes se plaignent que la seule chose dont les hommes parlent avec elles est la question des femmes et de l’informatique. Bien que ce soit une question importante, les femmes préféraient parler d’autres choses la plupart du temps, et nous préférons particulièrement qu’on ne nous rappelle pas combien nous sommes "bizarre" quand nous arrivons dans un groupe. Attendez qu’elle se sentent à l’aise et qu’elle ait trouvé sa place pour aborder le sujet si vous êtes intéressé.

3.9. Ne vous plaignez pas du manque de femmes dans l’informatique

C’est utile et constructif de parler du manque de femmes dans l’informatique si vous approchez le problème selon l’angle des femmes qui sont exclues d’un domaine excitant et épanouissant. C’est triste et pathétique de parler du manque de femmes dans l’informatique du point de vue de l’homme qui se plaint de sa terne vie amoureuse, et attribue celle-ci au manque de femmes dans l’informatique. La meilleure manière d’ennuyer et de faire fuir les femmes est de parler de ce sujet de cette manière. Ci-dessous se trouve une liste dans réactions les plus courantes d’une femme écoutant un homme pleurnicher à propos du manque de femmes dans l’informatique:

  • Et moi, je suis invisible ? Est-ce qu’il se rend compte que je suis là ?
  • Intéressant d’entendre que j’existe uniquement pour servir les hommes solitaires
  • Pathétique, tu es si pathétique ..
  • Alors pourquoi ne fais-tu pas quelque chose au lieu de te plaindre
  • Encore une fois, tout le monde part du principe que seuls des hommes écoutent
  • Peut-être que je ne devrais pas être ici.
  • Qu’est ce qui ne va pas avec moi puisque je suis ici, et les autres femmes, non
  • Il est si égoïste.
  • Pas étonnant qu’il n’ait pas de copine.
  • Non seulement je suis dans une boucherie, mais en plus je suis du pâté de foie

Comme vous pouvez le constater, non seulement pleurnicher comme ceci ennuie les femmes, mais cela incite aussi les femmes présentes à partir. En aucun cas cela ne fera qu’une femme sortira avec vous.

3.10. Encouragez les femmes à faire de l’informatique

Au lieu de vous plaindre à propos du manque de femmes (dans ce domaine), faites quelque-chose. Tenez compte des reproches des femmes (à commencer par ce HOWTO), lisez des études (malheureusement non disponibles en français, NDT) analysant pourquoi les femmes évitent l’informatique, les mathématiques et la science en général, et trouvez des façons d’encourager les femmes. Soyez encourageant et soutenez les gen-te-s qui parlent des raisons qui poussent les femmes à ne pas s’intéresser à l’informatique. Si vous avez la possibilité, tâchez de parrainer des femmes. Parrainez signifie aider, encourager et conseiller quelqu’un-e dans son apprentissage et dans sa carrière. Tout le monde n’est pas capable de mentorer, et il est difficile de trouver des mentors et des "élèves" compatibles, mais quand ça fonctionne, les résultats peuvent être spectaculaires. Ne pensez pas, malgré tout, que le parrainage soit une manière de trouver une copine; tout ce qu’un mentor retire de ce type de relation est le prestige indirect émanant de sa/son "élève" et la joie de voir une autre personne progresser.

3.11. Ne pointez pas du doigt quand des femmes arrivent

Personne n’aime être pointé-e du doigt ou dévisagé-e. Pourquoi est-ce qu’une femme apprécierait ça ? Beaucoup de femmes regrettent que, quand elles pénètrent dans une pièce remplie de fans de Linux, soudainement, les conversations s’arrêtent, tout le monde se retourne et regarde, et quelque personnes montrent même du doigt pour être sûr que leurs camarades aient remarqué ce que tout le monde fixe. C’est intimidant et désagréable, largement suffisamment pour faire jurer à une femme de ne jamais revenir.

Une bonne citation de Mia, une femme linuxienne:

Je n’ai jamais essayé de venir à un LUG, mais j’ai été à d’autres évènements geeks où tout le monde s’est retourné et m’a fixé quand je suis entrée … je me sentais plus dans la scène de l’étranger arrivant dans le saloondans un western qu’ailleurs.

3.12. Traitez les nouveaux/nouvelles arrivant-e-s poliment

Quand une femme arrive dans une réunion d’un LUG ou envoie un message sur une liste de diffusion, agissez de manière naturelle. Tâchez de la traiter de la même manière que n’importe quelle autre personne que vous voudriez intégrer à votre groupe. Souvenez-vous, ce n’est pas flatteur de lui rappeller qu’elle est étrange, spéciale ou bizarre. Commencez à considérer les femmes comme une composante normale de la communauté Linux, et vous participerez énormément à en faire une réalité.

3.13. Ne traitez pas les femmes d’une manière stéréotypée

Ne partez pas du principe que les femmes aiment faire la cuisine, coudre, qu’elles aiment les bébés et qu’elles sont dans ce LUG ou dans cette liste de discussion uniquement parce que leur petit-ami, leur mari ou leur fils est intéressé par Linux. Une femme me disait que chaque fois qu’un membre expliquait quelque chose, cette personne utiliserait une analogie avec la cuisine ou les bébés, présumant que c’étaient les sujets avec lesquels elle serait le plus à l’aise. Ne présumez pas que nous ne sommes pas intéressées par les bagnoles, les mathématiques, les avions de combats ou la robotique. Ne présumez pas que nous ne savons pas comment compiler un noyau; je connais personnellement au moins 15 femmes qui peuvent compiler elles-mêmes leur noyau et plusieurs d’entre elles écrivent aussi du code pour le noyau. Si vous êtes chanceux, une d’entre elle se montrera dans votre LUG ou sur votre liste de discussion et vous ne l’insulterez pas en partant du principe qu’elle ne peut même pas installer sa machine toute seule. Ne préjugez pas qu’elle s’est intéressée aux ordinateurs parce qu’elle aime "chatter" ou utiliser des messageries instantanées. Les femmes peuvent jurer aussi bien que les hommes; n’essayez pas de vous rattraper quand vous dites une insulte en présence d’une femme. Si elle a lu un petit peu de code noyau (par exemple arch/sparc/), elle a déjà entendu le mot "fuck" (toute personne disposant d’une traduction acceptable de "fuck" est la bienvenue, NDT).

3.14. Traitez les femmes comme des personnes normales

Autant que possible, agissez comme si les femmes étaient simplement des personnes normales dans votre groupe, parce que c’est exactement ce que nous sommes. Des personnes se plaignent, "Les femmes veulent être traitées comme des personnes normales, mais elles me demandent de ne pas faire de blagues sexistes à côté d’elles ! C’est paradoxal !". Disons que, si vous définissez les "personnes normales" comme étant "les mecs avec lesquels je traîne normalement", alors c’est un paradoxe. Si vous incluez les femmes dans votre définition de "personnes normales", et qu’ensuite vous traitez les personnes normales d’une manière juste et respectueuse, alors les femmes ne nécessitent pas de traitement spécial.

Si vous ne savez toujours pas comment vous comporter les femmes, essayez la méthode suivante: soyez gentil, mais pas oppressant, informatif, entamez des conversations comme le faîtes d’habitude, et partez quand la conversation est finie. Si vous passez la majeure partie de votre temps avec un sous-ensemble assez réduit de la population masculine, vous allez devoir changer dans une certaine mesure votre comportement, mais pas plus que si vous parliez à un homme venant d’un milieu complètement différent. Si vous trouvez que vous avez à changer énormément votre comportement quand vous parlez aux femmes, vous devriez peut-être changer votre comportement de manière plus générale. Personne ne s’y trompe si vous ne faîtes pas de blagues sexistes quand il y a des femmes, mais que vous recommencez à en faire quand (vous pensez que) plus aucune femme n’écoute.

3.15. Ne critiquez pas trop

Les femmes sont sociabilisées de manière à être beaucoup plus sensibles aux critiques que les hommes, et aussi plus critiques envers elles-mêmes. Par conséquent, les femmes sont plus susceptibles d’être mal à l’aise quand des critiques insistantes et injustes leur sont faites que les hommes. Quand vous êtes tenté de critiquer, essayez de vous souvenir que personne n’est né en sachant compiler un noyau et que, à un certain moment, vous ne saviez rien de Linux, vous non plus. Les gen-te-s perdent peu à peu leur interêt pour quelque chose s’ils/elles ont l’impression d’y être mauvais-e, donc si vous voulez que quelqu’un-e continue à être intéressé-e par Linux, ne critiquez pas au point que cette personne pense qu’elle est simplement très mauvaise.

3.16. Faîtes des compliments

En moyenne, les femmes sont moins confiantes en elles que les hommes, et se jugeront généralement plus durement qu’eux. Les compliments aident à améliorer la confiance en soi, ce qui en retour aide à rester intéressé-e par un sujet. Si elle pense ne pas être bonne du tout pour Linux, elle va probablement arrêter d’y travailler.

Quelques indications pour complimenter quelqu’un-e:

  • Soyez sincère et honnête. Si vous pensez que son programme est une horrible merde, ne lui dîtes pas que vous admirez sa beauté syntaxique.
  • Trouvez quelque chose que vous pouvez honnêtement admirer et complimenter.
  • Soyez précis. Tu te débrouilles bien sous Linux ne veux rien dire, Tu sais toujours quelle distribution recommander est précis, et par conséquent intéressant.
  • Faîtes des compliments appropriés. Ne complimentez pas un-e développeureuse noyau sur la manière dont il/elle installe Linux. Ne complimentez pas un-e développeureuse Gimp sur la manière dont il/elle utilise les calques. Faîtes attention à ce que votre compliment porte sur une réalisation importante, plutôt que de ne prouver que votre niveau d’ignorance de ses compétences.
  • Comparez avec vous-mêmes. Si quelqu’un-e a appris le scripting en bash plus vite que vous, dîtes lui. Dîtes: Wahou, tu as appris le scripting bash en X mois, alors que j’ai mis deux fois plus de temps. Ou alors, si il/elle a fait une erreur idiote de compilation, racontez lui la pire que vous ayez faite. Quand il/elle apprendra que ses erreurs ne sont pas si inhabituelles, il/elle se sentira rassuré-e.
  • Complimentez avant de critiquer. Si vous avez une critique constructive, c’est une bonne idée de démarrer par lui dire ce qu’il/elle a bien fait.
  • Complimentez et ne critiquez pas. Ne suivez pas toujours un compliment d’une critique. Plus souvent, vous pouvez simplement complimenter.
  • Ne soyez pas fier. Dire, hors de propos, Il/Elle peut compiler son noyau! et présenter ceci comme proprement incroyable, ce n’est pas faire un compliment, c’est être fier à propos de ses compétences, comme si vous en étiez quelque part responsable. Les parents sont particulièrement coutumiers de ce genre de fierté. Remarquer son expertise d’une manière discrète et subtile est bien plus intéressant: Tu sais, si tu as une question à propos de la compilation du noyau, il/elle pourra t’aider bien mieux que moi. Quand quelqu’un-e remarque mes capacités de cette manière, c’est particulièrement merveilleux.

Vous ne devriez probablement pas la complimenter sur ses cheveux, son visage, son corps, ou son tempérament délicieux. Si elle est intéressée par Linux, elle est par définition une geek, et souhaite probablement être complimentée au sujet de son intelligence, de ses compétences et de son travail. Complimentez la à propos de sa première installation de Linux, à propos de son bureau personnalisé, à propos de ses questions intéressantes et intelligentes lors de la dernière réunion. Un compliment au sujet de n’importe quoi d’autre est inapproprié et ce sera perçu comme une avance (parce que la plupart du temps, c’est effectivement le cas), et la fera se sentir moins à l’aise et moins confiante.

3.17. N’invitez pas uniquement des intervenants masculins

Si tous vos intervenants sont des hommes, les femmes le remarqueront et ne se sentiront pas bienvenues. Des modèles fournissant une identification sont importants pour rester intéressé-e dans un domaine.

3.18. Demandez aux femmes si elles veulent parler

C’est étonnamment facile de trouver de brillantes informaticiennes désireuses de venir parler avec votre groupe. Si vous expliquer que vous essayez d’encourager les femmes à faire de l’informatique, beaucoup de femmes pourrait être encore plus intéressées pour parler à votre évènement. Les intervenantes sont probablement le moyen numéro un de faire venir des femmes à vos évènements. Elles pourront avoir un modèle, lui poser des questions à propos de ses expériences, et pour quelques heures au moins, ne pas se sentir comme la seule femme qui est intéressée par les ordinateurs. Arrangez-vous, quand vous invitez une intervenante, pour faire une publicité suffisante, particulièrement auprès des femmes.

Une femme me raconte qu’elle a remarqué que dans son LUG, les intervenantes étaient moins écoutées et plus critiquées. Elle pense que c’est peut-être à cause de la peur qu’éprouvent les membres du LUG à l’idée que l’intervenante puisse savoir quelque chose qu’ils ne savaient pas déjà. Arrangez-vous pour que ceci n’arrive pas à vos intervenantes.

3.19. Ne pratiquez pas la micro-spécialisation

Peut-être que vous et vos amis êtes parfaitement contents de venir à votre LUG et de parler tout le temps des mêmes sujets (la dernière carte vidéo, les doom-like, les robots), mais les femmes ont rarement la même capacité que les hommes à rester intéressées par de petits domaines. Essayez de faire en sorte que tou-te-s vos intervenant-e-s de parlent pas de micro-spécialités, de ne pas discuter toujours des mêmes sujets.

3.20. Discutez de sujets plus larges

Prévoyez des intervenant-e-s sur un ensemble de questions plus large que de simples spécialités techniques. Les femmes ont tendance à être plus intéressées pour les questions sociales et politiques liées à l’informatique, et les femmes tendent généralement aussi à avoir une gamme d’interêts techniques plus larges dans le cadre de l’informatique. Essayez d’organiser une discussion à propos des compilateurs si vous discutez toujours à propos de l’USB, ou une présentation des différentes licenses libres plutôt que de ressasser sans fin la discussion sur les pilotes non-libres de Nvidia.

3.21. Ne rendez pas vos réunions difficiles d’accès

Presque la pire réunion possible: 22h le lundi soir, dans un hangar ou dans une banlieue, avec une entrée non-indiquée, dans une rue déserte, sans aucun transport public disponible. Oh, au fait, nous servons des pizzas (au choix: de la viande, plus de viande, ou énormément de viande) et de la bière de mauvaise qualité. Ais-je précisé que nous allions au café des sports après ?

3.22. Rendez vos réunions faciles d’accès

Comme d’habitude, suivre ces suggestions rendront vos meetings plus facile d’accès pour tout le monde. Essayez d’organiser vos meetings à des moments compatbiles avec l’école et la famille; c’est-à-dire pas trop tard le soir. Vérifiez que vos réunions se tiennent dans des endroits sûrs, facile d’accès et bien désservis par les transports en commun, s’ils existent. Si vous voulez que de nouvelles personnes viennent, le lieu de réunion doit être clairement indiqué et facile à trouver. Si vous servez de la nourriture et des boissons, tâchez de varier le menu. Après un sondage informal, nous nous sommes aperçu-e-s que les femmes préféraient les sandwiches, les fruits et les légumes plutôt que les pizzas. Les plats chinois sont un moyen simple d’avoir nourriture variée. Pensez à proposer un menu végétarien. Si des membres de votre LUG ont des connaissances en dehors de vos réunions, tâchez de faire des choses qui soient attirantes pour les personnes venant de milieux différents.

3.23. Ne mettez pas les nouvelles personnes mal à l’aise

Si une nouvelle personne arrive et que tous les autres membres refusent de parler ou d’accueillir cette nouvelle personne, cette personne ne reviendra probablement pas. Vraisemblablement, tout le monde est trop occupé pour dire bonjour, mais cela ne fait aucune différence. De plus, si d’autres membres attaquent ou ignorent simplement ce que cette nouvelle personne dit, elle n’aura probablement aucune raison de revenir.

3.24. Aidez les nouveaux/nouvelles arrivant-e-s à s’impliquer

Demandez aux personnes nouvelles de se présenter et de parler un petit peu de leurs projets et de leur centres d’intérêt. Essayez des styles de réunion plus informels; à la place d’un-e intervenant-e parlant à un public passif, essayez d’avoir un ensemble de questions/réponses ou faîtes des tours de table. Laissez les membres parler quelques minutes de leur propres projets; ainsi, les nouvelles personnes se trouveront des centre d’interêt communs avec des membres actuels, et donc des affinités potentielles. Si quelqu’un-e dans votre groupe est motivé-e pour rencontrer et parler avec des étranger-e-s, demandez lui/elle de servir d’hôte et d’accueillir les personnes nouvelles dans le groupe ou dans la liste de discussion.

3.25. Ne sous-estimez pas les copines et les compagnes

Beaucoup de femmes impliquées dans Linux ou dans l’informatique sortent ou sont mariées à propos d’hommes avec des interêts similaires. Beaucoup de personnes partent du principe qu’une femme est intéressé par Linux uniquement parce que son copain ou son mari l’est. Des femmes découvrent quelques fois Linux par l’intermédiaire d’un copain (ce qui ne rend pas leur interêt moins valable ou moins important). Le plus souvent, les femmes sont intéressées par Linux ou par l’informatique, commencent à se faire des ami-e-s et à rencontrer des gen-te-s dans ce mileiu, et parce qu’il y a peu de femmes dans ce milieu, nous trouvons évidemment facilement une personne avec qui sortir dans ce même milieu. N’en concluez pas que beaucoup de femmes sont impliquées dans Linux seulement grâce à cette relation. Pour beaucoup de femmes, l’interêt pour Linux est antérieur à cette relation. Je me suis intéressée personnellement à Linux alors que je sortais avec un anglais qui ne savait même pas ce que pouvait être un système d’exploitation.

Une des personnes de LinuxChix raconte qu’une de ses premières invitations à venir parler à une conférence était dans le cadre d’une discussion intitulée "Femmes de hackers". La célébrité du monde du logiciel libre qui a suggéré cette discussion ne comprenait pas pourquoi elle se sentait insultée. Après tout, son propre travail dans le logiciel libre était sans importance comparé au fait qu’elle était la femme d’un célèbre développeur du noyau.

3.26. Traitez les copines et les compagnes comme des personnes autonomes

Les copines et les compagnes de personnes intéressées par Linux ont souvent leurs propres vies et leurs propres projets, souvent aussi dans le domaine Linux, du logiciel libre ou de l’informatique. Plutôt que de les traiter comme une extension de leur copain ou mari, reconnaissez qu’elles ont leurs propres interêts et domaines d’expertises, et discutez en avec elles.

4. Mais je ne fais pas ça !

Alors il a peut-être temps de procéder à une petite introspection. A la discussion LinuxChix du Linux Symposium d’Ottawa, nous avions fini-e-s de lister toutes les raisons pour lesquels les femmes ne participaient pas au LUGs. A ce moment, un homme du LUG local leva la main et dit que personne dans son LUG ne faisait rien de tout ça, mais qu’ils n’arrivaient toujours pas à attirer des femmes. Une femme de ce même LUG leva alors la main et dit que "Si, ils faisaient certaines de ces choses". Elle poursuivi et dit que seulement un petit nombre de "pommes pourries" le faisaient, mais que ces personnes étaient suffisammment nombreuses pour faire fuir la plupart des femmes. C’est un point très important: si votre groupe compte neuf membres polis et serviables, et un membre impoli, sexiste et grossier, beaucoup de femmes ne s’intègreront pas à cause de ce membre. Je sais que ce n’est pas juste envers les autres personnes du groupe, mais c’est comme ça. Si votre groupe est bloqué par une de ces pommes pourries, essayez d’exercer un petit peu de pression sur lui chaque fois qu’il fait quelque chose susceptible de faire fuir les femmes. Répondez à son mail, montrez votre désaccord avec ce qu’il dit ou fait; en somme, montrez que vous ne partagez pas ses opinions. Le simple fait qu’une autre personne du groupe soit en désaccord public avec cette "pomme pourrie" aidera beaucoup, et est susceptible d’inciter les femmes à rester.

Personnellement, j’ai très souvent entendu un homme me dire qu’il ne faisait aucune de ces choses, et observé ce même homme faire ce qu’il ne prétendait pas faire quelques minutes ou quelques heures plus tard. Je pense qu’aucun de ces hommes ne mentait, mais qu’ils en étaient tous complètement inconscients. Faire des blagues ou des remarques sexistes semble être un comportement tout à fait inconscient; la plupart des hommes ne réalisent tout simplement que ce qu’ils sont en train de dire est aggressif envers les femmes.

Et puis, il est aussi possible d’avoir de bonnes attentions, et de toujours faire fuire les femmes. Vous pouvez pensez encourager une femme en la félicitant d’être suffisamment courageuse pour venir à un évènement, mais vous êtes plutôt en train de lui faire remarquer comment elle est bizarre et différente, plutôt que de lui faire se sentir membre à part entière de la communauté. Comme une femme l’a dit: Je sais que je suis un extraterreste, ce n’est pas la peine de me le faire remarquer. Nous espérons que ce HOWTO pourra vous aider à réaliser quand vous faîtes fuir involontairement les femmes.

Si vous êtes curieux de savoir comment votre comportement est ressenti par les femmes, la meilleure suggestion que je puisse vous faire est de trouver une femme qui vous semble capable de vous parler franchement et honnêtement, et de lui demander si elle a le souvenir de vous avoir vu faire quelque chose d’oppressant envers les femmes. Vous pourriez être surpris de sa réponse. Rappellez-vous que la plupart des femmes préféraient se casser une jambe plutôt que d’être simplement indélicate envers un homme, alors il pourra être difficile pour vous d’obtenir une réponse honnête.

A. LinuxChix

LinuxChix est une nouvelle organisation organisée par et pour les femmes intéressées par Linux. Fondée par Deb Richardson, et actuellement menée par Jenn Vesperman, LinuxChix a pour principal objectif de créer un environnement agréable et productif pour tou-te-s les utilisateurices et développeureuses Linux, mais plus particulièrement pour les femmes. LinuxChix est composé d’un groupe international de volontaires qui pensent qu’il est important d’inclure plus de femmes dans la communauté Linux. Des hommes peuvent rejoindre LinuxChix, mais la priorité reste aux femmes, et nous essayons de garder un environnement essentiellement féminin. Les femmes impliquées dans LinuxChix incluent notamment, une développeuse Mozilla, une membre de la fondation GNOME, une auteure O’Reilly, des administratrices systèmes, des consultantes en informatiques, des expertes en sécurité, des étudiantes du lycée au doctorat dans des domaines variés, plusieurs centaines de programmeuses de toutes sortes, et de nombreuses informaticiennes amateur. Si vous êtes une femme intéressée par Linux, ou si vous connaissez une femme qui l’est, LinuxChix est un excellent endroit où trouver un groupe de affinitaire

LinuxChix a récemment mis à disposition un certain nombre de services supplémentaires, de ressources Internet, et de listes de diffusion. Si vous êtes passé-e il y a quelques mois, peut-être que vous devriez y refaire un tour. Les nouveaux services incluent des cours de hacking du noyau Linux, plusieurs nouvelles listes de diffusion, des cours de programmation en ligne, des commentaires de livres et de logiciels, entre autres choses encore. De nombreux groupes locauxLinuxChix ont commencé ou se sont relancé récemment (les groupes locaux existent pour rassembler LinuxChix dans le cadre de rencontres dans la vie réelle). Le "processus de développement" de LinuxChix est ouvert. Nous sommes intéressé-e-s par tou-te-s nouveau/nouvelle volontaire et par toute nouvelle idée, inscrivez-vous simplement à la liste et proposez votre aide.

Vous pouvez trouvez plus de choses à propos de LinuxChix sur notre site: http://www.linuxchix.org

Je viens de mettre a jour ce billet, incluant les astuces écrites depuis sa publication.

Convention :

Ce qui s'affiche ainsi est a taper dans une console

Je recense ici mes billets concernant la configuration et l’utilisation de ubuntu sur mon Ibook g4 12" (1.2Ghz). Ces billets devraient convenir également a la plupart des configurations proches.

attention.pngAttention, il s’agit d’un Mac PowerPC, si vous utilisez un Mac Intel, voyez les documentations généralistes.

Si vous voulez conserver osX:

Il est dangereux/déconseillé/impossible de réduire une partition hfs+ avec l’installeur d’ubuntu. Il est également impossible (enfin, difficile, au moins) de lire sous une partition hfs+ si elle est journalisée.

Si vous pouvez vous le permettre, le mieux est encore de faire une image de votre partition osX, de recréer une nouvelle partition hfs+ non journalisée, en faisant de la place sur le disque pour linux, et d’y remettre votre image.

Sur ce point, je ne peux pas aider beaucoup plus, je n’utilise pas osX

Voila, je crois que l’essentiel est là… si vous voyez des manques, n’hésitez pas a les signaler, j’intégrerai ce que je trouve judicieux aux billets.

http://ubuntu-re.org
En regardant mes tags correspondants à mon weblogue sous google, je vois juste au dessous un lien vers :
Accueil - Ubuntu-re.org
qui n'est autre que le site de la Communauté réunionnaise des utilisateurs d'Ubuntu. Ce site est trés sympa, il reprend le design du forum ubuntu francophone avec les palmiers en plus, on peut y voir des photos d'install party, consulter le forum, les evenements. On peut même traduire le site en version créole !
La communauté des ubunteros est vraiement une trés grande famille, et rien que de penser pouvoir rejoindre la plage aprés des install party enragées... mais là, je me fais du mal ;-)

15 Février 2007 à 08:12

Antispam: Greylisting et Postfix via effraie@blog

J’héberge mon mail à la maison, sur mon serveur Ubuntu Dapper[1]. Ça a pas mal d’avantages que je ne détaillerais pas ici.

Jusqu’ici, je me contentais de quelques règles bien senties dans le main.cf de Postfix[2] pour tenter d’éradiquer le spam. (merci à Yop pour ça, d’ailleurs, ce type est précieux.)

Malgré tout, mon Thunderbird avait la lourde tàche d’éliminer les quelques spams qui passaient tout de même. Et ces derniers temps, il commençait a être débordé… et les modérateurs de mes listes de diffusions aussi!

J’ai donc décidé de prendre le taureau par les cornes, et j’ai mis en place du greylisting [3]

Le principes et simple: chaque mail qui arrive est d’abord refusé par postfix, qui stocke dans une base de donnée l’adresse IP de l’expéditeur, l’adresse email de l’expéditeur, et l’adresse email du destinataire. Tout serveur SMTP "réglo" va tenter plus tard un nouvel envoi, qui sera alors accepté. Les spammeurs, eux, majoritairement, ne feront pas de nouvel envoi.

Bien sur, il y a des inconvénients:

  • Un spammeur "malin" fera, lui, un deuxième envoie, et sera donc accepté. Il y en a peu, parait-il. Et une bonne règle RBL[4] limite drastiquement ce risque…
  • Un délai de latence pour la réception des email va apparaître… heureusement, une fois une première quarantaine effectuée, il disparait. Et le paquet debian postgrey fait automatiquement du whitelisting au bout de 5 envois honnêtes. A moyen terme, donc, c’est un problème mineur.

attention.png Cette manipulation n’est pas anodine! néanmoins, si vous avez su installer et configurer Postfix, vous devriez vous en tirer

Pour mettre en place cette solution sous Debian/ubuntu, c’est trés simple:

# apt-get install postgrey

Ensuite, il faut rajouter dans /etc/postfix/main.cf, dans la section smtpd_recipient_restrictions =

check_policy_service inet:127.0.0.1:60000

Pour la règle RBL, vous pouvez ajouter, dans la même section:

reject_rbl_client sbl-xbl.spamhaus.org

Redémarrez ensuite postfix, et voila!

C’est très efficace: depuis 36 heures 11 jours que c’est en place, je n’ai pas reçu un seul spam.

Notes

[1] Ubuntu

[2] Documentation de Postfix en français

[3] Le site de réference à propos des listes grises

[4] Les RBL sur wikipedia(en)

13 Février 2007 à 20:21

PowerPC: la fin du suspens… via effraie@blog

Si vous avez un peu suivi les péripéties du PowerPC sous Ubuntu sur ce blog, vous savez que l’abandon du support officiel de l’architecture PowerPC par ubuntu est dans l’air depuis quelques temps. C’est désormais officiel…

C’est Matt Zimmerman qui l’annonce ici, (en même temps que la non-activation par défaut des drivers Nvidia dans Feisty Fawn, et c’est tant mieux!).

Pour éviter tout mauvaise interprétation de ma part, voila le texte in-extenso de l’annonce:

The PowerPC Architecture

Summary:

Beginning with Ubuntu 7.04, the PowerPC edition of Ubuntu will be
reclassified as unofficial. The PowerPC software itself and supporting
infrastructure will continue to be available, and supported by a community
team.

Full decision:

The Ubuntu Technical Board has decided to reclassify PowerPC as an
unofficial architecture, rather than a fully supported architecture, for
Ubuntu 7.04 and subsequent releases. This means that packages and ISO
images will continue to be produced, but releases will not be delayed due
to problems which are specific to PowerPC, and the quality of the PowerPC
release itself will depend very much on the extent to which members of the
Ubuntu community drive PowerPC testing and bug fixes.

The rationale for this decision has been recorded in the PowerPC Review
document at https://wiki.ubuntu.com/PowerPCReview, which was derived from
a discussion at our developer summit in November. The conversation has
continued, and for some time we have pursued a number of sources for
funding to continue the official testing and support for the architecture.
Unfortunately those resources have not been obtained, and we can not make
the necessary commitments to continue official support for this
architecture.

A team of PowerPC users and developers has been formed at
https://launchpad.net/~ubuntu-powerpc and will be the focus of efforts to
keep Ubuntu’s PowerPC support at high quality. We welcome wider
participation in that team, and if developers devote some additional time
to the work then there is no reason that Ubuntu on PowerPC should not
continue to deliver high quality releases.

It is possible that PowerPC will once again become a fully supported
architecture in the future, if the resources needed to guarantee its
quality are found. The architecture is certainly gaining large numbers of
users in embedded and console devices, and there are many reasons to
continue to work with the platform. These uses are outside of the core
Ubuntu mandate, however, so resources cannot be diverted from our server
and desktop efforts just to address their needs.

Existing Ubuntu PowerPC releases will continue to be maintained for the
duration of their supported life cycles, including Ubuntu 6.06 LTS which
will be supported on PowerPC servers until 2011.

rien de vraiment nouveau par rapport a ce que j’annonçais plus tôt, donc, j’ai la flemme de traduire… surtout que c’est quand même pas de l’anglais incompréhensible! Bon, si je trouve le courage, j’éditerais ce billet.


Je vous fais rapidement découvrir Beryl sur mon portable Sony VAIO, le tout tournant evidement sous Ubuntu edgy 6.10.
C'est quoi Beryl ? Disons que c'est un puissant gestionnaire qui se charge d'afficher le rendu de l'interface graphique sous GNU/Linux, et on peut dire, sans être trop mauvaise langue, qu'il renvoit dans ses 16 mètres un certain produit de Micro$oft dont je tairais le nom par pudeur... Donc, juste pour vous montrer qu'il ne faut pas nécessairement une bête de course pour faire des effets graphiques allucinants! Cette démonstration n'offre qu'un petit aperçu de ses possibilités, je vous montre ici les effets de transparence du bureau 3D et ses effets de pluie. D'autres videos viendront s'ajouter, et de meilleurs qualités, je vous rassure ;-)
Au passage, si vous aussi disposez d'un peu de matériel video, je vous renvoie à mon tuto concernant la video sous ubuntu.

Configuration VAIO VGN-FS215S:
  • CPU: Intel Pentium M750 (1,86GHz)
  • Memoire: 512 Mo
  • Ecran: 15.4" WXGA X-black
  • Carte Graphique: NVIDIA GeForce Go 6200 TurboCache 128Mo


merci à: kaskooye.free.fr pour ses infos pour la video sous dotclear.

lien vers Beryl project:
beryl-project.org

version : Dapper 6.06

Note au utilisateurs des version 7.04 et suivantes :

L'installation via le CD alternate n'est pas obligatoire pour les version ultérieures à la dapper.
Sauf si vous tenez absolument à utiliser ce CD, vous pouvez vous référer à l'installation classique, après avoir lu les recommandations spécifiques concernant le partitionnement, et en prenant garde, à l'étape 7, de bien installer grub sur votre racine, sans oublier de rendre la partition bootable (cf ici avec Gparted, ou en console avec parted...)

Introduction

PC tatoué ??

certains fabriquants livrent du matériel avec lequel quelques précautions s'imposent. Sur ces pc, l'installation classique de grub va écraser le MBR et windows refusera de démarrer.

Je ne comprends toujours pas le sens ou l'utilité d'un tel dispositif, si quelqu'un voulait bien m'expliquer le but du système, bref...

Quelques explications ici

Comment repérer ce tatouage ?

Version simplifiée

Tout d'abord, vous le retrouvez sur les pc de fabriquants, achetés avec windows en licence OEM (donc pas de CD d'installation à votre disposition). Donc mieux vaut ne pas tout planter, la réinstallation peut s'avérer problématique.

Sous Windows, votre poste de travail montre 1 ou 2 volumes C: et D:

Mais, quand vous lancez le live CD et que vous ouvrez GParted, vous découvrez que le nombre de partitions sur votre disque dur ne correspond pas à ce que vous attendiez, ce qui ne pose en soit aucun problème, sauf si la première partition est de petite taille, et cachée.
Dans le genre de ceci :

Dans ce cas, vous voyez la partition hda1 avec l'attribut cachée (hidden), cette partition contient l'image de restauration du système (qui remplace le CD d'installation qui ne vous a pas été fourni), sans obligatoirement verrouiller votre machine par un système de tatouage, mais le doute est permis et on fera comme si.

hda2 (partition bootable) correspond au volume C:, et la 3ème partition correspond au lecteur D: du poste de travail windows.

Version avancée

La méthode décrite plus haut n'identifie pas le tatouage, elle se contente d'appliquer un «principe de précaution» sur un ordinateur potentiellement tatoué (pc de constructeur, avec licence OEM et système de restauration).

Que le pc soit réellement tatoué, ou pas, importe peu si on procède de cette façon, car on n'écrase pas le MBR...

Si vous voulez en savoir davantage, consultez cette page, qui vous conduira finalement, si le pc est vraiment tatoué, à appliquer la méthode décrite dans ce tutoriel.

Vu qu'elle n'est pas plus compliquée qu'une installation classique, vous pouvez zapper cette étape, sauf si la curiosité vous pousse à en savoir plus :).

Comment partitionner ?

À ce stade, on retiendra 2 informations :

  • Faites une sauvegarde préalable de vos données
  • Toutes les informations concernant le partitionnement déjà évoquées restent valables, seule l'installation de grub pose problème

Reportez vous au pages précédentes pour ce qui concerne l'utilisation de Gparted, et arriver à quelque chose ressemblant à ceci :

Une seule contrainte ici : votre partition racine DOIT IMPÉRATIVEMENT être une partition primaire. Ce n'est pas le cas dans une installation classique avec grub sur le MBR, mais ici, nous allons devoir rendre cette partition bootable pour shunter le MBR (et le préserver), et cette manip nécessite l'utilisation d'une partition primaire.

Pour celà, le live CD peut faire l'affaire, vous n'avez qu'à utiliser Gparted

En tout cas, retenez bien le nom de vos partitions et l'usage que vous leur avez défini, pour ne pas commetre d'erreur plus tard, lors de l'attribution des points de montage

Quelques explications sur ce cas précis :

  • Je n'ai pas touché aux partitions hda1 & hda2, mais rien ne vous empêche de rétrécir hda2 (C:) pour laisser plus de place à ubuntu
  • J'ai dû supprimer hda3 (D:) pour pouvoir disposer d'une partition primaire pour ma racine, si vous avez des données dans cette partition, copiez les sur C: avant de supprimer la partition, ce qui vous ferait perdre définitivement vos données.
  • Le disque comportant déjà 3 partitions primaires, je dois préalablement créer une partition étendue pour y créer mes partitions supplémentaires
  • Pour ubuntu, j'opte pour un schéma avec une partition racine de 8 GO, une partition /home de 12 GO et une swap d'environ 500MO
  • Je crée une nouvelle partition fat32 de 20 GO dans la partition logique, pour disposer d'une partition commune aux 2 systèmes linux et windows, destinée à stocker les fichiers (mp3 & divx par exemple) qui seront donc accessibles depuis les 2 systèmes
  • Adaptez la taille de vos partitions en fonction de vos besoins, ceci est une simple proposition.

Installation

Votre partitionnement terminé, ne surtout pas lancer l'installation. Vous devrez pour cela récupérer le CD alternate, qui ne dispose pas d'un installeur graphique, mais vous permettra de procéder à l'installation sans écraser le MBR en mettant grub sur la partition racine de votre système Ubuntu

Pour récupérer la version alternate, voyez ici

Retrouvez cette étape en vidéo.

Gravez le CD et bootez dessus :

Appuyez sur F2 pour passer en français

C'est déjà plus présentable, non?

Il ne vous reste qu'à appuyer sur entrée

Choisissez votre emplacement

Le système commence a se charger

Choisissez le nom qui sera attribué à votre machine

Puis, arrivé à l'étape du partitionnement, choisissez de modifier manuellement la table des partitions

Vous arrivez devant cet écran

Nous allons ici procéder dans l'ordre, et configurer les partitions unes à unes, c'est maintenant qu'il vous faut bien connaitre votre plan de partition et ne pas vous tromper

Descendez (avec les flèches) jusqu'à votre partition n°1
Il s'agit de la partition cachée, que nous choisissont de ne pas utiliser
Appuyez sur entrée pour configurer cette partition

Vous obtenez cet écran :

Positionnez vous sur la ligne "utiliser comme", et pressez de nouveau entrée

Et voilà les choix proposés :

Descendez jusqu'à "ne pas utiliser", et à nouveau entrée

La modification est bien prise en compte sur l'écran de configuration de la partition

Vous pouvez en finir avec cette partition

Et vous voilà de retour à la liste des partitions

Descendez jusqu'à votre partition n°2

Et pressez à nouveau entrée, pour accéder à l'écran de configuration de cette partition

Il s'agit ici de la partition système de windows (C:)

Nous choisissons à nouveau de ne pas l'utiliser

Et nous pouvons aussi nous arrêter là

Passons à la 3ème partition

Il s'agit ici de notre partition racine

Appuyez sur entrée pour la configurer

Pour commencer, positionnez vous sur la ligne de sélection du point de montage, et appuyez sur entrée

Une liste de choix vous est proposée, choisissez logiquement "système de fichiers racine", et entrée pour valider

De retour sur l'écran de configuration de la partition, vous constatez que le choix est bien pris en compte, la racine sous linux est désignée par /

Nous allons aussi formater la partition, positionnez vous sur la ligne adéquate et pressez entrée

Et voilà ! La partition sera formatée

Il est aussi nécessaire de rendre cette partition bootable
Positionnez vous sur la ligne "indicateur d'amorçage" et pressez entrée

L'indicateur d'amorçage est maintenant présent

Nous pouvons donc en finir avec cette partition

Passons à la partition suivante, la partition en fat32 commune aux 2 systèmes

Commençons par modifier le point de montage, positionnez vous sur la ligne adéquate et appuyez sur entrée

Les choix proposés sont les suivants, pas forcément ceux que vous auriez choisis

Nous allons donc personnaliser cet élément, positionnez vous sur "autre choix", et entrée

le choix par défaut vous est rappelé

Modifiez le à votre convenance, en respectant le préfixe /media/

C'est chose faite, il ne reste qu'à passer à la suite

nous allons maintenant configurer la partition /home

positionnez vous sur le "point de montage", entrée

Les possibilités s'affichent

Et choisissons logiquement /home dans la liste des choix proposés

Le point de montage est correctement modifié, nous pouvons aussi formater cette partition
Positionner vous sur la ligne adéquate

Et pressez une nouvelle fois entrée

Nous en avons fini avec cette partition

La partition swap est correctement détectée, rien de plus à faire ici

Nous pouvons maintenant valider nos modifications

Un dernier avertissement, on vérifie que les partitions windows ne figurent pas dans la liste des partitions qui seront formatées, c'est bon, reste à valider

Et l'installation peut commencer

rentrez votre identité

et votre login (nom d'utilisateur)

C'est parti

L'installeur vous propose de télécharger le support linguistique, cette étape est facultative et peux être complétée plus tard

Vous arrivez à la configuration de l'affichage

Descendez dans le menu pour vérifier les résolutions proposées, et rajoutez, si besoin, celles supportées par votre matériel

Ubuntu détecte bien la présence de Windows, et propose d'installer grub sur le secteur d'amorçage du disque

C'est ici qu'il faut refuser cette installation

Sous peine d'écraser le MBR, et de s'être compliqué la vie pour rien...

Choisissez bien "NON"

Et indiquez à la place les références de votre partition racine
Pour rappel : la partition racine est ici /dev/hda3

Vous trouvez aussi sa référence au moment de l'attribution des points de montages, comme ici :

Il s'agit bien de la partition n°3 du disque hda, soit /dev/hda3

Renseignez donc correctement cet écran, c'est pour celle seule raison que nous avons utilisé le CD alternate

Mission accomplie

L'installation est maintenant terminée

Il ne vous reste qu'à rebooter et profiter des joies qui s'offrent maintenant à vous

Bienvenue dans la communauté !

J'ai décidé de vous faire un petit tuto sur l'installation d'un camescope PANASONIC NV-GS75 sur ma distribution préférée en utilisant un logiciel libre nommé kino pour tout ce qui concerne la capture et l'édition de vos jolies videos ! Je me baserai sur ma configuration matérielle propre mais sachez que celà devrait normalement marcher sous tous les systèmes i386 GNU/Linux pour ce qui concerne au moins la partie acquisition.

Commençons donc par les pré-requis (ma configuration):

Matériels:

  • Caméscope Panasonic NV-GS75
  • Câble firewire IEEE 1394 4 broches mâle-mâle
  • PC portable VAIO Sony VGN-FS215S

logiciels:

  • Ubuntu edgy eft 6.10
  • Kino 0.9.0
  • dvgrab

Commençons par installer les logiciels qui nous seront utiles.

dvgrab:
Tout d'abord, installer la commande dvgrab, petit programme permettant d'effectuer toutes les commandes de base. Pour celà, utilisez le gestionnaire de paquets Synaptic.

kino:
Ensuite, installez le logiciel kino, avec le paquet kinoplus toujours via Synaptic.

Une autre méthode pour installer ces logiciels directement depuis le terminal consiste à utiliser la commande apt. Il suffit de saisir la ligne suivante:

$ sudo apt-get install kino kinoplus dvgrab

Chargement des modules:
Ensuite, depuis un terminal, entrez les commandes suivantes:

$ sudo modprobe raw1394
$ sudo modprobe dv1394
$ sudo modprobe ohci1394
$ sudo modprobe ieee1394

et vérifiez que les nouveaux modules sont correctement chargés et utilisables en tappant:

$ lsmod | grep 1394

vous devriez voir apparaître des lignes de ce style:

dv1394 18764 0
ohci1394 30644 1 dv1394
raw1394 26348 0
ieee1394 90936 3 dv1394,ohci1394,raw1394

ce qui signifie que ces pilotes sont bien actifs. Vous pouvez à présent brancher votre matériel.

Installation matérielle:
La connexion par câble USB entre caméscope et PC ne fonctionnant pas, j'ai dû faire l'acquisition d'un câble firewire IEEE1394 (4 broches mâle-mâle), comptez dans les 10€ le câble. Attention, plusieurs types de câbles de la norme IEEE1394 existent avec des connecteurs différents, veillez à bien vérifier les formats de vos connecteurs avant achat.
Reliez votre câble firewire IEEE1394 entre le port PC et le camescope.
Mettez sous tension l'appareil.

Utilisation:
2 solutions s'offrent à vous:

  • La théorique : Utilisation de kino seul
  • La pratique : Utilisation de dvgrab + kino

La théorique:
Je commence par celle-ci car elle va être rapide. En principe, suite aux manipulations précédentes, il devrait être possible de pouvoir utiliser uniquement le logiciel kino pour effectuer la capture et le montage, peut-être n'aurez-vous aucun problème et que la capture vous est possible avec kino.
Pour l'utilisation de kino, je vous renvoie au tutoriel sur ce blog fort sympatique.
Malheureusement, pour ma part, je n'ai pas réussi à le faire fonctionner directement, je complèterai cette partie quand j'aurai approfondi le sujet. Donc, je passe directement à la solution suivante, la pratique...

La pratique:
Cette méthode consiste à faire l'acquisition video avec le programme dvgrab en ligne de commande. Pour celà, lancez dans un terminal:

$ sudo dvgrab -i

Cette commande doit normalement initialiser le camescope pour la lecture de la bande DV. l'appuie sur le '?' doit vous donner de l'aide. Les commandes principales sont les suivantes:
a : rembobine la bande.
l : avancer la bande.
p : (play) pour lire la bande sans capturer.
c : (capture) pour lancer la capture. La bande est lue par le caméscope et est copié en même temps sur le disque dur (par défaut, enregistré directement sous \home\votrecompte).
Esc: (Annuler) Stopper la lecture.
q : (quitter) pour arrêter d'utiliser dvgrab.
Le fichier généré est nommé par défaut dvgrab-001.avi

NB: Si vous avez des problèmes d'accés avec votre peripherique IEEE1394, utilisez cette commande pour donner tous les droits d'accés au module raw1394:

$ sudo chmod 777 /dev/raw1394

Une fois votre capture terminée, vous pouvez éditer et modifier votre video avec kino.
Allez dans le menu Applications->Son et vidéo->kino pour lancer l'application.

Merci aux contributeurs suivants, pour plus d'infos:
LPROD video:kino
Comment capturer une video DV avec dvgrab ?

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