Gutsy Gibbon c'est que du Bon
Par Administrateur le mercredi, septembre 26 2007, 14:45 - Planet - Lien permanent
Je sais je me suis pas trop foulé pour le titre mais je vous avoue franchement que je suis bluffé par cette nouvelle mouture de ma distribution préférée (c'est la seule d'ailleurs lol). Venant de changer de disque dur, je me suis posé la question de savoir si j'installais une Feisty Fawn ou une Gutsy Gibbon.
La Gutsy n'étant, à ce jour, toujours pas passé en Bêta (plus que 3 jours pour les impatients), j'ai pesé le pour et le contre en concluant que les risques sur une partition neuve était absolument nul et que de toute façon le CD de la Feisty n'était pas loin. Ce billet parlera succinctement de mes impressions sur les nouveaux dispositifs apportés dans Gutsy Gibbon et vous donnera si tout va bien une meilleure idée sur quoi il faudra compter dans la version finale qui sortira normalement le 18 octobre 2007. Alors c'est parti.
Attention : Gutsy est une version d'Ubuntu encore en développement et donc instable. Ne pas l'installer sur des postes en production et utilisez-la à vos risques et périls. La seule raison actuelle pour utiliser cette version est la chasse au bugs afin d'aider à son développement en les rapportant aux équipes de développement.Version utilisée : Gutsy Gibbon Tribe5 du 23 Août 2007
INSTALLATION
J'ai utilisé la version AlternateCD, car je ne suis pas fan de la version DesktopCD question de rapidité. Je suis pressé comme garçon. Alors, ce chapitre va être rapide je n'ai rencontré aucun problème grave. Un petit soucis avec mon disque dur externe qui faisait planter l'installation à 87 % donc par précaution, désactivez tous vos périphériques de stockage USB avant installation.
Avant toutes manipulations sur cette nouvelles installation, une mise à jour s'impose : 497 paquets pouvant être mis à jour au total c'est parti.
Au redémarrage, il y a toujours un petit peu d'anxiété qui monte, la peur de l'écran noir avec une distribution encore en version Alpha. Mais là avec un grand plaisir, j'ai savouré l'arrivée de la fenêtre de connexion à l'écran. Alors, pas de chichi par contre aucune amélioration graphique a constaté par rapport aux version précédentes le but dans une version Alpha étant la correction de Bugs et l'amélioration des performances. En résumé la partie graphique de l'interface c'est la dernière étape du programme de développement.
UTILISATION
La parenthèse compiz
Ubuntu embarque pour la première fois le bureau 3D (activé par défaut si bien sûr votre matériel le permet) par l'intermédiaire du paquet de Compiz-Fusion dans la version 0.5.2. Dès la première ouverture, le système vous proposera les pilotes libre ou propriétaires appropriés (dans mon cas, Nvidia) pour vous permettre de bénéficier des effets 3D de Compiz-Fusion. Pour activer ou désactiver Compiz-Fusion, Ubuntu a créé un onglet les effets de bureau dans le nouveau panneau de contrôle des options d'apparence dont nous parlerons plus tard.Dans cet onglet, nous trouvons 3 choix de base possible pour la configuration. Le premier choix est "Pas d'effets", le second "Effets normaux" et le dernier "Effets Extras".
Pour les utilisateurs avertis qui voudront très probablement configurer aux petits oignons leur interface, ils pourront installer le paquet Compizconfig-setting-manager par l'intermédiaire de synaptic.
En 2 minutes et un redémarrage pour prendre en compte les nouveaux drivers Nvidia, Compiz est en fonction sans avoir tapé la moindre ligne de commande ou modification de fichiers du pur bonheur. Un seul regret, le fait que les derniers drivers Nvidia, les 100.14.19, ne soit pas intégrés (ou pas encore ?) pour faire disparaître définitivement de nos écrans et de nos mémoires ce bugs de l'écran noir que tous les propriétaires des cartes Nvidia connaissent bien.
A la découverte de Gutsy Gibbon
Après vous être connecté, vous ne remarquerez pas grand-chose de nouveau au premier abord mis à part peut-être le fast-user-switch-applet ou en terme moins barbare le changement rapide d'utilisateurs. C'est votre nom d'utilisateur qui apparaît sur le tableau de bord en haut à droite

Le système est semblable à celui de Windows, l'utilisateur en cours peut maintenant switcher entre les différents utilisateurs de la machine sans avoir besoin d'arrêter sa session. La première fois que vous switchez sur un autre compte utilisateur vous arriverez devant l'écran de connexion de GDM. Ensuite saisissez le login et le mot de passe du compte sur lequel vous voulez vous connecter. Après cela et aussi longtemps que cette session sera ouverte, vous pouvez facilement switcher entre les différentes sessions actives en cliquant sur le username voulu et puis en tapant le mot de passe. Si vous ne vous voulez pas saisir le mot de passe à chaque fois, vous pouvez neutraliser ce dispositif en faisant un clic droit sur l'icône choisissez "préférences" et puis décochez "lock the screen after switching users".

Si vous êtes le seul utilisateur de votre machine, vous ne verrez que le votre username complètement grisé.
En faisant un clic droit sur votre nom d'utilisateur, vous avez accès à un menu qui permet d'aller directement à l'édition des Informations personnelles de l'utilisateur connecté, à l'édition des utilisateurs et des groupes et à la configuration de l'écran de connexion sans avoir besoin d'aller dans le menu système du menu principal.
Quelques bugs font planter l'applet après quelques abus du switcher,
mais je pense que ces petits problèmes seront résolus d'ici la sortie
officielle, cet outil devrai être assez impressionnant à l'utilisation.
(Commentaire anti-MS si on pouvait switcher aussi vite sous Windows cela ferai des heureux
)
Passons maintenant à Tracker le moteur de recherche du bureau. Semblable aux programmes de type Beagle ou Google Desktop, Tracker va indexer toutes les informations metadonnées des noms de dossier, des fichiers, des textes réels trouvés dans des documents et des informations trouvés dans des fichiers audio et vidéo. Le programme est écrit en C et ceci pourrait bien être la raison qui a poussé Ubuntu à le choisir comme remplaçant de Beagle qui lui est écrit en mono.
Tracker peut être lancé par l'intermédiaire du menu "Applications/Accessoires/Tracker", ou par l'intermédiaire de l'applet deskbar ou dans la fonction par la fonction de recherche présente dans nautilus.
Je n'ai noté aucun ralentissement pendant que le programme créait son index initial. J'ai trouvé la réactivité des recherches impressionnante. Ce logiciel fait jeu égal avec Google Desktop sans avoir la lenteur de l'indexation de celui-ci. J'ai bien aimé aussi l'affichage des extraits des fichiers de type texte (sh, php, txt etc.) à côté des fichiers trouvés.

Maintenant parlons du panneau de contrôle des options d'apparence. Désormais, une seule fenêtre regroupe le choix du fond d'écran, du thème graphique, des polices de caractères et des effets graphiques de Compiz. Faites un Clic droit sur le fond d'écran de votre bureau et la fenêtre s'affiche. Une belle évolution pour l'ergonomie de l'interface. Le nom de l'action qui permet d'ouvrir cette fenêtre mériterait de changer de dénomination, car elle ne sert plus uniquement à Changer l'arrière plan du bureau.


Le nouvel outils de configuration de l'affichage parait très prometteur. Il permet à l'utilisateur de ne plus mettre les mains dans le fichier Xorg.conf. Le programme se trouve en dans le menu Systeme/Preferences/Screens & graphics.
Mais hélas j'ai pu utiliser correctement que la section concernant les drivers de la carte graphique. A souligné qu'après modification de cette section un redémarrage de Xorg s'impose.
On peut maintenant configurer plusieurs écrans facilement et mémoriser plusieurs configurations en fonction de l'endroit où l'on se trouve (avec un portable que l'on branche souvent sur un vidéo projecteur par exemple). De plus les utilisateurs fonctionnant en Dual Screen pourront facilement choisir le mode d'utilisation (Mirroir ou Extended) de leur deuxième écran juste en cochant l'option voulue.
Dans l'onglet qui permet la gestion des écrans, j'ai été confronté à 2 problèmes mineurs, mais gênant. Le premier problème est que, possesseur d'un Fujitsu Scaléoview L22-1W Best Seller des vente de 22 pouces de l'année 2006, je ne l'ai pas trouvé dans la liste des écrans de la marque chose qui sera ou pourra être corrigé par la suite. Il y a la possibilité des rajouter des modèles, mais je n'ai pas encore saisie de quelle façon. Le second problème est lié de fait au premier, car n'arrivant pas à trouver mon écran dans la liste, je me suis rabattu vers le Généric "LCD Panel 1680x1050" et je me suis dit je devrai arriver à un résultat exploitable. Et bien non, car en sélectionnant ce choix, je me suis retrouvé avec un choix de résolutions pour un écran 1600x1200. J'ai donc dû configurer mon écran à l'ancienne.
Comme je l'ai souligné un peu plus haut ce ne sont que des problèmes mineurs, alors pas de panique. Le point positif est une interface simple mais intuitive.

Le dispositif qui m'a en particulier impressionné est celui qui a été une des raisons pour laquelle j'ai essayé Gutsy Gibbon. C'est le nouveau Gestionnaire d'impression. L'ancien gestionnaire d'impression (gnome-cups-manager) a été remplacé par celui de Fedora (system-config-printer). La plupart des imprimantes peuvent être maintenant branchées et sont reconnues, Ubuntu installera automatiquement l'imprimante à la première connection de celle-ci. Bien sûr pour ceux qui connaissent l'histoire avec mon Epson Stylus DX4050 sous Edgy et Feisty, et bien elle a été reconnue automatiquement. Génial !
Beaucoup plus complet et facile à configurer, ce gestionnaire est ce qu'il fallait à Gutsy Gibbon.
En outre, il ne faut pas oublier qu'une imprimante PDF qui est activé par par défaut. Cette imprimante virtuelle permet de générer des fichiers .pdf à partir de n'importe quel logiciel qui dispose d'une fonction d'impression même ceux qui ne gèrent pas ce genre de format d'origine.
Divers
- Eye Of Gnome
- Amélioration de l'écran d'arrêt de l'ordinateur
- Amélioration du démarrage.
- Gnome 2.20
CONCLUSION
Voilà j'espère que cela vous a mis l'eau à la bouche et que maintenant vous trépignez d'impatience à l'idée de mettre votre système à jour le 18 octobre. Moi personnellement je savoure cette nouvelle version.
