De Feisty Fawn à Gutsy Gibbon : rapport d'upgrade
Par Administrateur le jeudi, octobre 18 2007, 02:00 - Planet - Lien permanent
Petit rapport sur mon passage à Gutsy Gibbon (le gibbon vaillant)...
J'ai décidé de lancer ma mise à jour vers Gutsy Gibbon hier, à la veille de la sortie officielle. Je tournais sur une Feisty Fawn "fresh install", c'est-à-dire qu'après avoir sauvegardé mes données importantes, j'avais tout simplement formaté le disque dur. En effet, une tentative d'upgrade depuis Edjy Eft vers Feisty Fawn s'était soldée par quelques petites bizarreries dans la manière de se comporter du système et je n'avais guère eu le temps de jouer l'inspecteur Derrick à cette époque. Lors de l'installation de la Feisty Fawn, j'avais tenté de partitionner le disque dur en trois zones distinctes, mais l'installateur générait ensuite des erreurs lors de la copie des fichiers depuis le CD (je devais mal me débrouiller). Après 3 tentatives, j'avais finalement lancé une installation "de base", occupant tout le disque dur en une seule partition (plus la zone Swap bien entendu).
Depuis, c'est le bonheur. Feisty Fawn fonctionne au poil sur l'Asus S6J. Seule ombre au tableau, la gestion catastrophique de l'énergie sur batterie. Même avec les puces bluetooth et wifi désactivées (utilitaire laptop-mode installé et configuré), j'arrive péniblement à deux heures de vie, généralement plutôt 1h40. A comparer aux 3h30, voire 4h, que me permettait d'obtenir Windows XP !
Pour mettre à jour la distribution, je lance la commande magique dans un terminal :
L'utilitaire m'invite tout de suite à mettre à jour ma distribution :

Je clique sur le bouton "Mettre à jour" et le processus commence :

Bien vite, une nouvelle popup apparaît, qui me prévient que des dépôts tiers, que j'avais ajoutés à la main dans le fichier

Vient ensuite une information plus inquiétante : "la prise en charge de certaines applications a pris fin". Ah bon ? C'est grave docteur ? Quelles applications ? Des trucs que j'utilise ? Heureusement il s'agit en fait quelques librairies et utilitaires obsolètes. Par exemple gnome-cups-manager ne sera plus utilisé sur Gutsy Gibbon, qui utilise à la place le gestionnaire d'imprimantes issu de la distribution Fedora.

Enfin une dernière popup m'annonce que la mise à jour est prête à être lancée. Seulement 11 paquets seront supprimés, 145 nouveaux paquets vont être installés, et pas moins de 1000 paquets vont être mis à jour ! Ce qui fait donc 1145 paquets à télécharger, pour un total de 786 Mo. On apprécie que toutes ces informations soient données de manière si claire et synthétique, même si la francisation du tout laisse encore à désirer comme on le voit sur la capture d'écran suivante (mais franchement, pour une fenêtre qu'on ne voit qu'une fois tous les six mois, c'est pas bien grave !).

Le téléchargement commence... Avec un taux de transfert assez fluctuant allant de 180 à 332 kb/s environ (connexion ADSL Free à Paris). 25 mn plus tard, déjà 875 paquets téléchargés sur 1145 en tout. Il est bien dommage cependant de ne pas avoir le détail des téléchargements, comme cela se fait pourtant lors des mises à jours standards (simple curiosité, mais j'aime bien savoir ce qui arrive sur le disque dur en temps réel !). Environ 40 minutes plus tard, tout est enfin téléchargé. Cette fois-ci on peut déplier l'onglet "Terminal" pour se rendre compte de l'activité en direct. L'utilitaire annonce environ 33 minutes d'installations diverses...

Pendant ces installations, certains fichiers de configurations qui avaient été modifiés "à la main" doivent être ré-écrits. A chaque fois, l'utilitaire laisse le choix à l'utilisateur, en allant jusqu'à montrer les différences entre le fichier actuel et le nouveau. Ce fut le cas pour moi pour les fichiers

Enfin, le kernel 2.6.22-14-generic est installé. Lors de la suppression des "paquets obsolètes" (il s'agit maintenant de "paquets" et non de "logiciels", ce qui est moins perturbant), j'ai encore la possibilité de vérifier de quoi il s'agit, et d'annuler ces suppressions si je le souhaite.


Premier redémarrage : tout fonctionne bien ! Sauf... la batterie, encore une fois, mais avec désormais un message m'informant que ma batterie serait obsolète. Pour un ordinateur qui a un an de vie à peine, ça m'étonnerait ! Il y a visiblement un problème de prise en charge de ce type de batterie. Il va falloir que j'enquête là-dessus à coups de googlisations et de consultations de forums.

Mon oeil a été tout d'abord attiré par l'ajout d'une icône de gestion du bluetooth dans le tableau de bord de Gnome. Hélas, une première tentative d'envoi de fichier depuis mon Treo 680 vers l'ordinateur s'est soldée par un échec, alors que les deux machines se voyaient pourtant bien, y compris après "pairing" et cochage de l'option Automatically authorize incoming requests.
Au démarrage de la machine, Gnome me demande toujours d'entrer mon mot de passe du "gestionnaire de trousseaux", afin d'activer la connexion wi-fi : c'est chiant et inutile, et il serait fort appréciable de pouvoir désactiver cette sécurité, apparue avec Feisty Fawn et certainement inutile pour la majorité des utilisateurs.
Un nouvel utilitaire de gestion globale de l'apparence du bureau se trouve dans Système > Préférences > Apparence. On peut y gérer le fonds d'écran, la taille des polices, le thème de Gnome, mais aussi et surtout les "effets visuels", c'est-à-dire Compiz. Jolie intégration en un seul endroit d'utilitaires auparavant dispatchés dans le menu Préférences. Mais pour bien apprécier tous les effets 3D disponibles, il vaut mieux installer le paquet
- window previews : en passant le curseur sur la liste des fenêtres du tableau de bord Gnome, on affiche une vignette du programme en question
- afficher le bureau : un raccourci clavier paramétrable permet d'écarter toutes les fenêtres ouvertes vers les coins du bureau, avec un superbe effet de glissement.
- ring switcher : la combinaison de touches Super+Tab permet de basculer d'une fenêtre à une autre avec un superbe effet de transition des fenêtres, sur un fond en miroir. Effet "waouh!" garanti.
- Expo : les touches Super+E affichent les 4 bureaux virtuels sur toute la surface de l'écran, et les fenêtres sont transférables de l'un à l'autre par simple drag & drop (précisons que les vidéos continuent à tourner pendant l'opération). Là encore, effet "waouh!" garanti ! Je précise que le S6J est équipé d'une carte graphique Intel très modeste, ce qui rend Compiz encore plus étonnant sur cette machine.
- Fenêtres déformées : j'ai décoché l'option "Alignement inversé" afin d'éviter que les fenêtres "collent" sur les bordures du bureau. Cet effet donne l'impression qu'un vieux chewing gum retient la fenêtre sur un bord de l'écran, sur une config avec une résolution moyenne, c'est très chiant !
- Enfin, la section General Options permet de spécifier des raccourcis claviers pour les logiciels les plus courants : on entre la commande dans l'onglet "Commands", puis le raccourci clavier dans l'onglet "Actions", sous-partie Commands (ça pourrait être plus "user friendly" comme procédure, mais enfin ça marche).

J'ai enfin désactivé les deux modules Negative et snapping windows dont je n'avais pas l'utilité

Pour le reste, l'utilitaire Deskbar paraît totalement relooké, le nouvel indexeur Tracker (Système > Préférences > Préférences d'indexation) paraît moins gourmand en ressources que Beagle et propose visiblement un service "Enable thunderbird email indexing" qui reste pour le moment désespérément grisé. L'apparition de Pidgin, évolution de Gaim, et son look d'oiseau violet, donne une impression de stabilité et d'amélioration générale de ce fort sympathique logiciel de discussion instantanée.

Le boot de l'ordinateur semble un poil plus rapide que sous Feisty Fawn, qui était déjà plus rapide que sous Edgy Eft. Et dans l'ensemble la navigation dans les dossiers avec Nautilus paraît elle aussi plus rapide, presque instantanée y compris pour des dossiers remplis d'images en previews.
Dans l'ensemble, ma première impression s'avère très bonne ! L'ajout de Compiz, son intégration très bien calibrée et sachant rester discrète, apporte vraiment un plus au système, c'est l'évolution évidemment la plus visible. Dans l'ensemble tout le système a l'air d'être un peu plus réactif et rapide. Bravo à tous les contributeurs Ubuntu !
J'ai décidé de lancer ma mise à jour vers Gutsy Gibbon hier, à la veille de la sortie officielle. Je tournais sur une Feisty Fawn "fresh install", c'est-à-dire qu'après avoir sauvegardé mes données importantes, j'avais tout simplement formaté le disque dur. En effet, une tentative d'upgrade depuis Edjy Eft vers Feisty Fawn s'était soldée par quelques petites bizarreries dans la manière de se comporter du système et je n'avais guère eu le temps de jouer l'inspecteur Derrick à cette époque. Lors de l'installation de la Feisty Fawn, j'avais tenté de partitionner le disque dur en trois zones distinctes, mais l'installateur générait ensuite des erreurs lors de la copie des fichiers depuis le CD (je devais mal me débrouiller). Après 3 tentatives, j'avais finalement lancé une installation "de base", occupant tout le disque dur en une seule partition (plus la zone Swap bien entendu).
Depuis, c'est le bonheur. Feisty Fawn fonctionne au poil sur l'Asus S6J. Seule ombre au tableau, la gestion catastrophique de l'énergie sur batterie. Même avec les puces bluetooth et wifi désactivées (utilitaire laptop-mode installé et configuré), j'arrive péniblement à deux heures de vie, généralement plutôt 1h40. A comparer aux 3h30, voire 4h, que me permettait d'obtenir Windows XP !
Procédure de mise à jour vers Gutsy Gibbon
Pour mettre à jour la distribution, je lance la commande magique dans un terminal :
sudo update-manager -c -dL'utilitaire m'invite tout de suite à mettre à jour ma distribution :

Je clique sur le bouton "Mettre à jour" et le processus commence :

Bien vite, une nouvelle popup apparaît, qui me prévient que des dépôts tiers, que j'avais ajoutés à la main dans le fichier
/etc/apt/sources.list pour installer certains logiciels non pris en charge par l'équipe d'Ubuntu ni par la communauté Ubuntu, vont être désactivés. Voilà une bonne chose, mais j'aurais aimé que cette popup me donne aussi la liste en question, car j'ai oublié depuis belle lurette de quels dépôts il s'agissait !
Vient ensuite une information plus inquiétante : "la prise en charge de certaines applications a pris fin". Ah bon ? C'est grave docteur ? Quelles applications ? Des trucs que j'utilise ? Heureusement il s'agit en fait quelques librairies et utilitaires obsolètes. Par exemple gnome-cups-manager ne sera plus utilisé sur Gutsy Gibbon, qui utilise à la place le gestionnaire d'imprimantes issu de la distribution Fedora.

Enfin une dernière popup m'annonce que la mise à jour est prête à être lancée. Seulement 11 paquets seront supprimés, 145 nouveaux paquets vont être installés, et pas moins de 1000 paquets vont être mis à jour ! Ce qui fait donc 1145 paquets à télécharger, pour un total de 786 Mo. On apprécie que toutes ces informations soient données de manière si claire et synthétique, même si la francisation du tout laisse encore à désirer comme on le voit sur la capture d'écran suivante (mais franchement, pour une fenêtre qu'on ne voit qu'une fois tous les six mois, c'est pas bien grave !).

Le téléchargement commence... Avec un taux de transfert assez fluctuant allant de 180 à 332 kb/s environ (connexion ADSL Free à Paris). 25 mn plus tard, déjà 875 paquets téléchargés sur 1145 en tout. Il est bien dommage cependant de ne pas avoir le détail des téléchargements, comme cela se fait pourtant lors des mises à jours standards (simple curiosité, mais j'aime bien savoir ce qui arrive sur le disque dur en temps réel !). Environ 40 minutes plus tard, tout est enfin téléchargé. Cette fois-ci on peut déplier l'onglet "Terminal" pour se rendre compte de l'activité en direct. L'utilitaire annonce environ 33 minutes d'installations diverses...

Pendant ces installations, certains fichiers de configurations qui avaient été modifiés "à la main" doivent être ré-écrits. A chaque fois, l'utilitaire laisse le choix à l'utilisateur, en allant jusqu'à montrer les différences entre le fichier actuel et le nouveau. Ce fut le cas pour moi pour les fichiers
/etc/laptop-mode/laptop.mode.conf et /etc/default/acpi-support. 
Enfin, le kernel 2.6.22-14-generic est installé. Lors de la suppression des "paquets obsolètes" (il s'agit maintenant de "paquets" et non de "logiciels", ce qui est moins perturbant), j'ai encore la possibilité de vérifier de quoi il s'agit, et d'annuler ces suppressions si je le souhaite.


Premier redémarrage : tout fonctionne bien ! Sauf... la batterie, encore une fois, mais avec désormais un message m'informant que ma batterie serait obsolète. Pour un ordinateur qui a un an de vie à peine, ça m'étonnerait ! Il y a visiblement un problème de prise en charge de ce type de batterie. Il va falloir que j'enquête là-dessus à coups de googlisations et de consultations de forums.

Premières impressions
Mon oeil a été tout d'abord attiré par l'ajout d'une icône de gestion du bluetooth dans le tableau de bord de Gnome. Hélas, une première tentative d'envoi de fichier depuis mon Treo 680 vers l'ordinateur s'est soldée par un échec, alors que les deux machines se voyaient pourtant bien, y compris après "pairing" et cochage de l'option Automatically authorize incoming requests.
Au démarrage de la machine, Gnome me demande toujours d'entrer mon mot de passe du "gestionnaire de trousseaux", afin d'activer la connexion wi-fi : c'est chiant et inutile, et il serait fort appréciable de pouvoir désactiver cette sécurité, apparue avec Feisty Fawn et certainement inutile pour la majorité des utilisateurs.
Un nouvel utilitaire de gestion globale de l'apparence du bureau se trouve dans Système > Préférences > Apparence. On peut y gérer le fonds d'écran, la taille des polices, le thème de Gnome, mais aussi et surtout les "effets visuels", c'est-à-dire Compiz. Jolie intégration en un seul endroit d'utilitaires auparavant dispatchés dans le menu Préférences. Mais pour bien apprécier tous les effets 3D disponibles, il vaut mieux installer le paquet
compizsettings-settings-manager, qui permet une gestion fine de tous les modules de Compiz. Certains sont inutiles mais très fun ("peindre du feu sur le bureau", qui dit mieux ?), d'autres sont vraiment utiles au niveau de l'ergonomie. Voici mes modifications par rapport à la configuration de base :- window previews : en passant le curseur sur la liste des fenêtres du tableau de bord Gnome, on affiche une vignette du programme en question
- afficher le bureau : un raccourci clavier paramétrable permet d'écarter toutes les fenêtres ouvertes vers les coins du bureau, avec un superbe effet de glissement.
- ring switcher : la combinaison de touches Super+Tab permet de basculer d'une fenêtre à une autre avec un superbe effet de transition des fenêtres, sur un fond en miroir. Effet "waouh!" garanti.
- Expo : les touches Super+E affichent les 4 bureaux virtuels sur toute la surface de l'écran, et les fenêtres sont transférables de l'un à l'autre par simple drag & drop (précisons que les vidéos continuent à tourner pendant l'opération). Là encore, effet "waouh!" garanti ! Je précise que le S6J est équipé d'une carte graphique Intel très modeste, ce qui rend Compiz encore plus étonnant sur cette machine.
- Fenêtres déformées : j'ai décoché l'option "Alignement inversé" afin d'éviter que les fenêtres "collent" sur les bordures du bureau. Cet effet donne l'impression qu'un vieux chewing gum retient la fenêtre sur un bord de l'écran, sur une config avec une résolution moyenne, c'est très chiant !
- Enfin, la section General Options permet de spécifier des raccourcis claviers pour les logiciels les plus courants : on entre la commande dans l'onglet "Commands", puis le raccourci clavier dans l'onglet "Actions", sous-partie Commands (ça pourrait être plus "user friendly" comme procédure, mais enfin ça marche).

J'ai enfin désactivé les deux modules Negative et snapping windows dont je n'avais pas l'utilité

Pour le reste, l'utilitaire Deskbar paraît totalement relooké, le nouvel indexeur Tracker (Système > Préférences > Préférences d'indexation) paraît moins gourmand en ressources que Beagle et propose visiblement un service "Enable thunderbird email indexing" qui reste pour le moment désespérément grisé. L'apparition de Pidgin, évolution de Gaim, et son look d'oiseau violet, donne une impression de stabilité et d'amélioration générale de ce fort sympathique logiciel de discussion instantanée.

Le boot de l'ordinateur semble un poil plus rapide que sous Feisty Fawn, qui était déjà plus rapide que sous Edgy Eft. Et dans l'ensemble la navigation dans les dossiers avec Nautilus paraît elle aussi plus rapide, presque instantanée y compris pour des dossiers remplis d'images en previews.
Dans l'ensemble, ma première impression s'avère très bonne ! L'ajout de Compiz, son intégration très bien calibrée et sachant rester discrète, apporte vraiment un plus au système, c'est l'évolution évidemment la plus visible. Dans l'ensemble tout le système a l'air d'être un peu plus réactif et rapide. Bravo à tous les contributeurs Ubuntu !