Linux : Le journal d’un novice, épilogue
Par Administrateur le mercredi, août 6 2008, 07:36 - PUF - Lien permanent
Billet soumis par "Erwan Cario"
Quand on utilise Windows depuis 15 ans, est-ce bien raisonnable d’aller voir ailleurs ? Jour après jour, le parcours initiatique d’un passage au système libre Linux. Aujourd’hui, dernière page (ou presque).

Déconnexion...
Ce journal étant maintenant terminé, la première chose à faire est évidemment de passer aux choses sérieuses et d’installer une jolie version de Windows XP.
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Mais non, je rigole, bien sûr. Eh, les linuxiens, revenez, c’était une blague ! Qu’ils sont susceptibles, ces bisounours... La question est d’ailleurs plutôt de savoir si j’installe un « dual boot » sur mon ordinateur de bureau. En effet, c’est une méthode simple et sans risque pour faire tourner Linux tout en conservant un accès à un système Windows sur le même ordinateur. Je n’ai pas encore testé, mais d’après ce que j’ai lu, ça se fait très simplement à partir d’un CD d’installation standard d’Ubuntu (ça doit aussi être valable pour d’autres distributions). Après l’opération, à l’allumage de la machine, on a le droit à une petite liste où on choisit de lancer Windows ou Linux, et le tour est joué. Si vous voulez essayer, la méthode est expliquée ici.
Il est donc temps de conclure ce journal. Si vous avez lu les différents épisodes, vous aurez compris que se mettre à Linux n’a rien d’éprouvant. C’est même une expérience plutôt amusante faite de découvertes et de surprises. Je n’avais pas, c’est vrai, de grandes craintes avant de m’attaquer à ce nouveau système. Mais quand même. Je ne m’attendais pas à autant de convivialité. Je pensais tomber sur quelque chose de plus rugueux. Un système sans doute très intéressant au bout de quelques semaines d’utilisation, mais nécessitant un certain apprentissage, surtout pour l’utilisateur de Windows que je suis. Et puis, finalement, non. J’ai tout de suite eu l’impression d’être en territoire ami.
S’il reste un obstacle pour passer à Linux, c’est sans doute la peur des ordinateurs. Elle n’est pas liée à Linux, évidemment. Elle existe aussi pour Windows. Il ne faut pas avoir peur de la machine pour partir à la découverte d’un système. Ça vous semble peut-être un peu ridicule si vous êtes du genre à comprendre instinctivement la signification des menus et sous-menus d’administration, mais la plupart des personnes normalement constituées considèrent une machine comme une boîte noire et n’ont aucune envie de savoir comment ça peut fonctionner.
Si j’ai pu réussir cette transition, c’est que je n’ai pas eu peur de me planter, de cliquer sur le mauvais bouton, de faire des erreurs. Et que je connais plutôt bien les ordinateurs (par rapport à la moyenne, pas vraiment en comparaison de quelques linuxiens qui ont commenté les épisodes de ce journal !). Dans ces conditions, passer à Ubuntu est un jeu d’enfant. Même s’il faut lire quelques modes d’emploi de temps en temps.
Au final, je pense qu’Ubuntu est une plus jolie “boite noire” que Windows. S’il fallait aujourd’hui que j’installe un système pour un ami qui n’est pas fondu de jeux vidéo, je pense qu’Ubuntu serait le choix le plus judicieux. Ne serait-ce que pour la sécurité de son ordinateur, la simplicité de l’ajout de nouveaux logiciels ou encore l’ergonomie finalement très bien pensée de l’ensemble. Une fois qu’on a un Ubuntu bien installé qui tourne comme il faut, l’utilisation au quotidien est un vrai plaisir.
Merci en tout cas d’avoir été aussi nombreux à suivre ce journal. D’ici quelques jours, je vais me mettre à la rédaction de chroniques consacrées aux jeux natifs sous Linux pour voir comment on peut s’amuser avec ce système. Ce sera aussi peut-être l’occasion de revenir sur quelques idées reçues.
Mais pour vraiment conclure le journal d’un novice, je vous propose une sorte d’« interview inversée » pour mercredi. Si vous avez des questions à propos de cette chronique, sur un épisode en particulier ou sur l’expérience en général, posez-les dans les réactions à cet article.
Je vous laisse, je dois aller m’acheter un t-shirt.