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mercredi, juillet 1 2009

Gravatar de Philippe.ScoffoniCanonical cherche son modèle économique dans les nuages via Philippe.Scoffoni.Net

koala-cloudCanonical en collaboration avec Eucalyptus Systems vient de lancer son offre Ubuntu Enterprise Cloud (UEC).

Cette offre est basée sur la technologie open source d’Eucalyptus que j’avais présenté dans un panel de solutions open source de cloud computing et qui a été intégré à la dernière version 9.04 d’Ubuntu Server. Vous en trouverez une présentation dans ces pages.

Cette offre de service a destination des entreprises est destinée à les aider à construire des nuages privés, une infrastructure de cloud computing protégée par le firewall de l’entreprise. L’offre de service comprend du conseil, de la maîtrise d’oeuvre et du support.

Une offre qui devrait intéresser les entreprises frileuses devant le fait de devoir déporter une partie de leur données parfois critiques comme leur base de données clients. Une autre argument en faveur des nuages privés est bien souvent la nécessité d’interfacer les différentes applications de son système d’informations. En déporter une partie implique parfois de mettre en place de couteuses passerelles qui vont vous lier encore plus fortement avec le prestataire qui héberge une de vos applications. Une problématique presque plus complexe à gérer que le simple fait de déporter ces données.

Pour Mark Shuttleworth, le patron de Canonical :

Les entreprises réalisent que construire des nuages privés leur permet de mieux gérer des variables comme la charge de travail en diminuant les pertes dues aux serveurs inactifs. Construire ce type d’infrastructure sur des solutions open source permet aussi d’éviter le phénomène de “verrouillage” par un prestataire externe.

Canonical cherche donc a étoffer sa gamme de services aux entreprises et cherche à renforcer sa position comme interlocuteur crédible des entreprises. Une façon de commencer à marcher sur les plates-bandes de Red-Hat et Novell.

Cette nouvelle offre vient compléter la gamme de services existante proposée par Canonical pour atteindre l’équilibre de ces comptes en 2010 conformément à l’objectif fixé par Mark Shuttleworth.

[Source]

[Crédit Image]

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Article original écrit par Philippe Scoffoni le 01/07/2009. | Lien direct vers cet article | © Philippe.Scoffoni.Net - 2009

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mardi, juin 16 2009

Gravatar de sidney_vCanonical lance un projet pour améliorer l’ergonomie d’Ubuntu via sidney_v

Canonical, l’éditeur de la distribution Linux Ubuntu, vient d’annoncer le lancement du projet One Hundred Paper Cuts, qui vise à rendre meilleure l’ergonomie de sa distribution.

Le but de l’opération, portée par la « Canonical User Experience and Design team» , est d’améliorer l’expérience utilisateur en identifiant 100 bugs relativement facile à corriger mais ennuyeux pour l’utilisateur. Les bugs relatifs aux applications importantes intégrées au système seront prioritaires (Nautilus, Gnome panel, etc.) sur les applications spécifiques (F-Spot, OOo, Terminal, etc.).

Les corrections seront intégrées dans la version Karmic Koala prévue pour octobre 2009.

Toutes les informations sont à retrouver sur la page Launchpad du projet.

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Gravatar de sidney_vCanonical lance un projet pour améliorer l’ergonomie d’Ubuntu via sidney_v

Canonical, l’éditeur de la distribution Linux Ubuntu, vient d’annoncer le lancement du projet One Hundred Paper Cuts, qui vise à rendre meilleure l’ergonomie de sa distribution.

Le but de l’opération, portée par la « Canonical User Experience and Design team» , est d’améliorer l’expérience utilisateur en identifiant 100 bugs relativement facile à corriger mais ennuyeux pour l’utilisateur. Les bugs relatifs aux applications importantes intégrées au système seront prioritaires (Nautilus, Gnome panel, etc.) sur les applications spécifiques (F-Spot, OOo, Terminal, etc.).

Les corrections seront intégrées dans la version Karmic Koala prévue pour octobre 2009.

Toutes les informations sont à retrouver sur la page Launchpad du projet.

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lundi, juin 1 2009

Gravatar de sidney_vLes sources de revenus de Canonical via sidney_v

Comme beaucoup d’entre-vous, j’ai appris l’arrivée de services web 2.0 (terme tout de même un peu fort) sur la distribution Ubuntu. L’occasion de s’intéresser à Canonical et de proposer un tour d’horizon de ses différentes sources de revenu.

Canonical, la société fondée (et financée) par l’entrepreneur sud-africain Mark Shuttleworth, emploie actuellement environ 280 personnes.

La société a vocation à générer des profits grâce aux services proposés aux professionnels et aux particuliers. À ce jour, si Canonical voit ses revenus augmenter, elle n’est pas encore bénéficiaire.

Et pour cause, depuis plusieurs années les services proposés par Canonical ne lui rapportent aucun revenu :

  • Shipit, une plate-forme qui permet d’envoyer gratuitement la dernière version d’Ubuntu Desktop ou Server par voie postale.

  • Bazaar/Launchpad, permettant respectivement de gérer les différentes versions et branches d’un logiciel, et de proposer du travail collaboratif entre différentes personnes et groupes sur des projets open-sources.

Actuellement la trésorerie est créditée par des apports indirects parmi lesquels :

  • Le mécénat de Mark Shuttleworth, son fondateur, qui a investi plus de 10 millions de dollars de sa fortune personnelle pour le développement d’Ubuntu et qui devrait pouvoir financer l’entreprise encore 3 ou 5 ans.
  • La vente de produits dérivés depuis le shop Ubuntu (ex. textiles et accessoires directes)

Pour parvenir à l’autosuffisance (ces sources n’étant pas pérennes ou suffisantes), Canonical s’assure également de revenus réguliers à travers plusieurs services :

  • un service Ubuntu One qui permet de stocker, synchroniser et partager des documents en ligne grâce à un serveur. Un service gratuit pour 2 Go d’espace mais facturé 10$ par mois pour 10Go.
  • un outil de management et de supervision Landscape (service inclut dans les 2 offres de support du point suivant) ou disponible en tant que service indépendant au tarif de 110€ par machine et par an.
  • un service d’assistance proposé pour les versions Desktop (185€ en 9-5 ou 665€ en 24-7) et Server (554€ en 9-5 ou 2032€ en 24-7).
  • des certifications matérielles tout d’abord, avec de nouveaux accords de distribution envisagés et des relations saines entretenues avec la plupart des fournisseurs de serveurs, dixit Mark. Dell et HP proposent actuellement des ordinateurs avec Ubuntu Linux.
  • Et des certifications pour les personnes, avec une offre de formation allant de 36€ pour du e-learning à Ubuntu Desktop à 1625€ pour une formation de 2 semaines à la version Server.

Selon Nicolas Barcet -directeur de Canonical France-, l’équilibre financier de Canonical n’est pas prévu avant 2010. Une date qui se rapproche…

Peut-être avez-vous identifié d’autres sources de revenus liées aux modèles économiques auxquels se rattache Canonical ?

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Gravatar de sidney_vLes sources de revenus de Canonical via sidney_v

Comme beaucoup d’entre-vous, j’ai appris l’arrivée de services web 2.0 (terme tout de même un peu fort) sur la distribution Ubuntu. L’occasion de s’intéresser à Canonical et de proposer un tour d’horizon de ses différentes sources de revenu.

Canonical, la société fondée (et financée) par l’entrepreneur sud-africain Mark Shuttleworth, emploie actuellement environ 280 personnes.

La société a vocation à générer des profits grâce aux services proposés aux professionnels et aux particuliers. À ce jour, si Canonical voit ses revenus augmenter, elle n’est pas encore bénéficiaire.

Et pour cause, depuis plusieurs années les services proposés par Canonical ne lui rapportent aucun revenu :

  • Shipit, une plate-forme qui permet d’envoyer gratuitement la dernière version d’Ubuntu Desktop ou Server par voie postale.

  • Bazaar/Launchpad, permettant respectivement de gérer les différentes versions et branches d’un logiciel, et de proposer du travail collaboratif entre différentes personnes et groupes sur des projets open-sources.

Actuellement la trésorerie est créditée par des apports indirects parmi lesquels :

  • Le mécénat de Mark Shuttleworth, son fondateur, qui a investi plus de 10 millions de dollars de sa fortune personnelle pour le développement d’Ubuntu et qui devrait pouvoir financer l’entreprise encore 3 ou 5 ans.
  • La vente de produits dérivés depuis le shop Ubuntu (ex. textiles et accessoires directes)

Pour parvenir à l’autosuffisance (ces sources n’étant pas pérennes ou suffisantes), Canonical s’assure également de revenus réguliers à travers plusieurs services :

  • un service Ubuntu One qui permet de stocker, synchroniser et partager des documents en ligne grâce à un serveur. Un service gratuit pour 2 Go d’espace mais facturé 10$ par mois pour 10Go.
  • un outil de management et de supervision Landscape (service inclut dans les 2 offres de support du point suivant) ou disponible en tant que service indépendant au tarif de 110€ par machine et par an.
  • un service d’assistance proposé pour les versions Desktop (185€ en 9-5 ou 665€ en 24-7) et Server (554€ en 9-5 ou 2032€ en 24-7).
  • des certifications matérielles tout d’abord, avec de nouveaux accords de distribution envisagés et des relations saines entretenues avec la plupart des fournisseurs de serveurs, dixit Mark. Dell et HP proposent actuellement des ordinateurs avec Ubuntu Linux.
  • Et des certifications pour les personnes, avec une offre de formation allant de 36€ pour du e-learning à Ubuntu Desktop à 1625€ pour une formation de 2 semaines à la version Server.

Selon Nicolas Barcet -directeur de Canonical France-, l’équilibre financier de Canonical n’est pas prévu avant 2010. Une date qui se rapproche…

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jeudi, mars 26 2009

Gravatar de bernard.opicNouvelle version de la certification Ubuntu Certified Professional via Bernard Opic

Je m’intéresse depuis quelques temps à la certification Ubuntu Certified Professional (UCP) et j’ai déjà commencé à feuilleter l’ouvrage Préparation à la Certification LPIC-1 édité par les Éditions ENI.

Ce livre devrait m’aider à préparer les deux examens LPI 101 et LPI 102 qui permettent d’accéder à la certification LPIC-1. Ensuite il faudra que je prépare la partie spécifique à Ubuntu qui fait l’objet d’un examen distinct, le LPI 199.

Si vous êtes intéressé(e) par les examens de certification LPI 102 et LPI 102, retenez cependant qu’ils vont changer à compter du 1er avril 2009.

Plus globalement, le Linux Professional Institute (LPI) proposera de nouvelles versions des certifications LPIC-1 et LPIC-2 pour refléter l’évolution du système GNU/Linux.

Pour présenter ces nouvelles versions, le LPI met à disposition un comparatif des anciennes et nouvelles version des certifications LPIC-1 et LPIC-2 ainsi que les objectifs complets des nouvelles certifications LPIC-1 et LPIC-2. Vous trouverez toutes ces informations dans la rubrique LPI Exam Development du Wiki du LPI.

Enfin, pour le côté pratique, sachez que le LPI France peut vous permettre de passer les examens en candidat libre, sans avoir à passer obligatoirement par un centre de test Thomson Prometric ou Pearson VUE. Si cela peut vous être utile, n’hésitez pas à me faire un mail afin que je vous mette en rapport avec les personnes compétentes.

jeudi, novembre 20 2008

Gravatar de bernard.opicCanonical va devoir améliorer l’intégration de PulseAudio dans Ubuntu via Bernard Opic

En réaction à mon article Rétablir le son sous Ubuntu 8.10 “Intrepid Ibex” qui semble en avoir dépanné plus d’un(e), j’ai reçu quelques commentaires qui m’invitaient à creuser du côté de la résolution des problèmes causés par PulseAudio plutôt que de proposer une alternative basée sur la mise à jour de ALSA.

J’ai donc cherché à savoir ce qu’il était possible de faire, en commençant par lire un tutoriel HOWTO: PulseAudio Fixes & System-Wide Equalizer Support qui m’avait été signalé parmi les commentaires à mon article.

Ce tutoriel ne m’a malheureusement pas permis de rétablir un fonctionnement normal de PulseAudio, mais peut-être est-ce parce que j’avais déjà mis à jour ALSA.

Néanmoins, la lecture de cet article a porté à ma connaissance des faits que j’ignorais et que résume ainsi Lennart Pöttering, le développeur principal de PulseAudio.

Some distributions did a better job adopting PulseAudio than others. On the good side I certainly have to list Mandriva, Debian, and Fedora. OTOH Ubuntu didn’t exactly do a stellar job. They didn’t do their homework. Adopting PA in a distribution is a fair amount of work, given that it interfaces with so many different things at so many different places. The integration with other systems is crucial. The information was all out there, communicated on the wiki, the mailing lists and on the PA IRC channel. But if you join and hang around on neither, then you won’t get the memo. To my surprise when Ubuntu adopted PulseAudio they moved into one of their ‘LTS’ releases rightaway. Which I guess can be called gutsy — on the background that I work for Red Hat and PulseAudio is not part of RHEL at this time. I get a lot of flak from Ubuntu users, and I am pretty sure the vast amount of it is undeserving and not my fault.

Pour celles et ceux qui ne sont pas férus d’Anglais, voici ma traduction.

Certaines distributions ont fait un meilleur travail que d’autres en adoptant PulseAudio. Du bon côté je dois citer Mandriva, Debian et Fedora. De l’autre côté Ubuntu n’a pas vraiment fait un travail formidable. Ils n’ont pas fait ce qu’il fallait. Adopter PulseAudio dans une distribution demande beaucoup d’efforts, dans la mesure où il s’interface avec énormément de choses dans pleins d’endroits. L’intégration avec les autres systèmes est cruciale. Les informations étaient largement diffusées, communiquées sur le wiki, les listes de diffusion et sur le canal IRC de PulseAudio. Mais si vous n’y allez pas, vous ne le saurez pas. À ma grande surprise, lorsque Ubuntu a adopté PulseAudio ils l’ont tout de suite intégré dans une de leurs ‘LTS’. Ce qu’on pourrait qualifier d’audacieux — puisque même chez Red Hat, pour qui je travaille, PulseAudio n’est pas encore intégré à RHEL. Beaucoup d’utilisateurs d’Ubuntu m’ont tiré dessus, et j’ai le sentiment qu’en règle générale ce n’est pas mérité et pas de ma faute.

Je n’ai bien sûr pas la compétence nécessaire pour dire si ces propos sont le reflet de la réalité, mais compte-tenu du nombre très important de remontés qu’il y a eu sur l’adoption de PulseAudio dans Ubuntu (cherchez par exemple problème pulseaudio ubuntu dans Google), il semble bien que Canonical va devoir améliorer l’intégration de PulseAudio dans Ubuntu.

En conclusion, je dirais que l’enthousiasme de Canonical pour PulseAudio les a peut-être fait aller un peu vite en besogne, mais au vu du travail déjà fait par l’équipe Ubuntu, je reste confiant.

dimanche, novembre 2 2008

Gravatar de CedynamixCanonical rentable. C’est pour bientôt via Cedynamix

Ubuntu, à la différence de certains ces concurrents dans le secteur des distributions Linux, est disponible gratuitement et dans toutes ses versions. Cette nouvelle donne a affecté le marché de Red Hat et SuSE, mais ne s’est pas encore révélée être rentable d’un point de vue financier pour l’entreprise qui la soutient, je parle bien-sûr de Canonical. Mark Shuttleworth, qui a fait fortune en vendant sa société Thawte à Verisign pour 575 millions de dollars, a déclaré récemment qu’il continuerait de soutenir financièrement Canonical pendant encore quelque temps.

“Je n’ai pas de problème pour financer l’entreprise encore 3 ou 5 ans”, a-t-il déclaré dans une conférence, “Canonical n’a pas encore atteint son équilibre économique, mais notre offre reste très appropriée pour ceux qui souhaitent réduire leurs coûts.”

Pour Shuttleworth, l’arrivée de cet équilibre et des futures bénéfices qui vont avec, n’est plus qu’une question de temps. Canonical doit continuer à investir dans des domaines qu’il juge importants pour le système d’exploitation plutôt que d’en réduire le développement et de s’orienter vers une plus grande rentabilité.

Canonical base ses activités principalement sur la vente de contrat de support et de services, tant pour les particuliers que pour les entreprises qui ont besoin de développer leur expérience sur les systèmes basés sur Linux.

Shuttleworth a déclaré : Je ne pense pas que Canonical puisse faire des profits grâce à la vente de la distribution. Nous ne voulons pas nous essayer sur cette voie. Nous portons notre attention sur les modèles d’affaires axés sur les services. Je reste convaincu que le chemin à prendre pour générer du profit avec une entreprise basée sur Linux est de mettre l’accent sur le service”.

Mais Shuttleworth ressent la nécessité d’accélérer le processus de rentabilité, pour éviter que Canonical s’enlise dans la paresse et finisse par se dire plus souvent qu’il ne faut “Mark va financer ce dont nous avons besoin.” Canonical devra au plus tôt s’autofinancer, plutôt que de s’appuyer sur le portefeuille de Mark et transformer un beau rêve en une réalité concrète.

jeudi, octobre 30 2008

Gravatar de Philippe.ScoffoniUbuntu 8.10 est disponible via Philippe.Scoffoni.Net

Ubuntu

Petit billet pour annoncer la disponibilité de Ubuntu 8.10 surnomée Intrepid Ibex ou bouquetin intrépide en français.

Ubuntu est une distribution Linux. Elle a été conçue et réalisée par Mark Richard Shuttleworth et sa société Canonical LTD créée en 2004. Il a ensuite mis en place en 2005 la Fondation Ubuntu dont le but est de rémunérer et supporter les développeurs travaillant sur Ubuntu.

C’est actuellement ma distribution préférée. Pas forcément la plus “pure” au sens open-source car elle met à disposition ce que l’on appel des binaires propriétaires. C’est à dire des élements dont les codes sources ne sont pas disponibles .

Cependant ils ne sont pas tous installés par défaut. C’est à vous de les ajouter volontairement. Il s’agit en fait de “pilotes” ou “driver” destinés à améliorer la prise en charge et les performance de certains matériels comme les cartes graphiques. Ils sont propriétaires car ce sont les fabricants qui les mettent à disposition. Vous pouvez vous contenter souvent du pilote open-source, mais cela au détriment de l’accès à certaines fonctionnalités comme el bureau 3D d’Ubuntu. Cependant c’est une concession tout à fait acceptable à mon sens.

Si vous souhaitez une version totalement libre vous pouvez vous tourner vers gobuntu. C’est un distribution libre dont l’intégralité du code source est disponibleBillets similaires :


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Article original écrit par Philippe Scoffoni le 30/10/2008. | Lien direct vers cet article | © Philippe.Scoffoni.Net - 2008

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lundi, septembre 1 2008

Gravatar de CedynamixAlfresco Labs 3 Inclus dans Ubuntu via Cedynamix

Je suis passé à coté de cette annonce du début du mois d’août en voici un résumé.

Alfresco Software, leader dans les solutions de gestion de contenu d’entreprise open source, a annoncé il y a quelques jours que Alfresco Labs 3 sera disponible en téléchargement sur les serveurs et services en ligne de Canonical. Les nouveaux utilisateurs pourront désormais bénéficier des logiciels de chez Alfresco grâce à un simple apt-get qui exécutera une installation complète.

Chaque téléchargement comprend les pilotes et les dépendances nécessaires, ce qui réduit considérablement la quantité de travail à effectuer par l’utilisateur.

Martin Musierowicz, VP Alliances d’Alfresco Software, a déclaré : “Ubuntu est en passe de devenir la nouvelle star du monde Linux comme l’ont démontré les résultats d’Alfresco dans le dernier Baromètre Open Source. Représentant près d’un quart de tous les déploiements Linux depuis janvier 2008, Ubuntu a également la plus forte croissance de toutes les distributions Linux sur le second semestre 2007. Avec le soutien d’une organisation professionnelle telle que Canonical, nous sommes très heureux de faire participer à la croissante à facile à installer et à gérer les produits Open Source. ”

“Nous sommes très heureux de travailler avec Alfresco pour proposer un système de gestion de contenu aux utilisateurs de Ubuntu. Les utilisateurs auront une excellente occasion d’évaluer la plate-forme d’Alfresco sur Ubuntu et de voir ainsi les avantages que ces deux grandes solutions Open Source peuvent apporter aux sociétés et aux entreprises. Nous allons fournir conjointement la solution Alfresco Enterprise Edition plus tard dans l’année », a déclaré Malcolm Yates, Global ISV manager chez Canonical.

Dans sa version 3 téléchargeable en mode bêta, Alfresco Labs, solution Open Source de gestion de contenu d’entreprise (ECM), fournit un référentiel compatible avec le logiciel de collaboration et de gestion documentaire MS SharePoint. Une ouverture qu’Alfresco a pu mettre en oeuvre à la suite de la livraison, par Microsoft, de la documentation technique des protocoles utilisés par SharePoint 2007 (une publication qui a fait suite au bras de fer entre l’éditeur de Windows et Bruxelles). Pour Alfresco, l’argument de la compatibilité avec Microsoft n’est pas accessoire quand on sait que SharePoint réalise depuis quelques mois une percée remarquable dans les entreprises (de taille moyenne notamment).

Basée à Londres, Alfresco Software est la première société open source à fournir un système ECM Open Source sur le marché, permettant une réduction des coûts, tout en étant aujourd’hui largement adopté au plan mondial. Alfresco est devenu de plus en plus populaire et comptabilise déjà plus d’un million de téléchargements de sa version communautaire. Elle compte parmi ces 500 entreprises clientes, la Bourse de New York, le Los Angeles Times, Sony Pictures, Activision, Kaplan, FedEx ou encore KLM.

La question que je pose à chaque fois qu’un nouveaux partenariat se fait avec Canonical, utlisez-vous Alfresco Labs 3 et qu’en pensez-vous ?

mercredi, août 20 2008

Gravatar de CedynamixCanonical adhère à la linux Foundation via Cedynamix

La Linux Foundation, organisation à but non-lucratif dont le but est de promouvoir l’adoption de Linux, a annoncé le 17 Aout 2008 que Canonical a dorénavant membre de la fondation.

Comme vous le savez déjà tous, Canonical est la société commerciale qui soutient Ubuntu, la distribution GNU/Linux la plus populaire à l’heure actuelle, ainsi que d’autres projets open-source comme Bazaar, Storm ou encore Upstart.

Pour Matt Zimmerman, Chief Technical Officer (CTO) du projet Ubuntu, la Linux Foundation est un acteur essentiel pour l’utilisation et la “popularisation” de Linux à travers le monde. Pour Jim Zemlin, directeur exécutif de la Linux Foundation, Canonical est un nouveau membre important pour cette organisation.

La linux Foundation compte déjà parmi ses membres des entreprises prestigieuses comme Adobe, AMD, Dell, Google, IBM, Intel, Sun, Red Hat ou Oracle. Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’annonce officielle.

mercredi, août 13 2008

Gravatar de bernard.opicEntretien avec Linux-Magazine Italie via Bernard Opic

Vincenzo Ciaglia de Linux-Magazine Italie m’a envoyé quelques questions concernant la version 8.04 LTS. Comme il allait traduire l’entretien en italien cette semaine, il était content que je publie la version anglaise ici.

1) Salut Mark, merci pour votre disponibilité. Pour commencer, quelques questions simples pour vous présenter à nos lecteurs. Quel est votre rôle chez Ubuntu/Canonical et que faites vous durant votre temps libre ? Quels sont vos passes-temps ?

Mon sport favori est le surf des neiges et j’aime voyager sous les tropiques. Mais en fin de compte je suis plus heureux quand je fais le geek, je lis, je joue à des jeux ou je me détend avec des amis.

2) Vous êtes le fondateur de Canonical, la société qui édite Ubuntu. Pourquoi avez-vous décidé d’investir beaucoup d’argent (10 millions de $) dans une start-up ? Dans quels domaines travaille-t-elle ? Comment rendez-vous la société viable ?

La vision d’Ubuntu et de Canonical est symbiotique. Nous croyons que Linux est arrivé à un point où il est possible de concevoir la plate-forme pour un coût suffisamment bas de sorte qu’elle soit rentable simplement par les services associés, plutôt qu’en la vendant sous licence. En d’autres termes, nous pensons que l’assistance, la formation, les services en ligne et l’ingénierie professionnelle pour ceux qui veulent adapter Ubuntu commercialement, rapporteront assez d’argent pour payer Ubuntu lui-même.

Cela signifie que nous pouvons fondamentalement changer le modèle économique de l’industrie des systèmes d’exploitation. Bien sûr, il faudra du temps pour prouver que nous pouvons y parvenir, mais nous avons une superbe équipe et maintenant que Ubuntu est bien établi nous observons une augmentation de la demande des services chez Canonical, ce qui est positif.

3) Ok, parlons un peu de la dernière version 8.04 de Ubuntu. Dans un entretien vous avez dit “Hardy Heron est la version la plus significative jamais réalisée”. Bien, pouvez-vous parler des améliorations majeures de cette version ?

Premièrement, c’est une version LTS (”Long Term Support”) qui a été livrée en respectant un calendrier très précis. Six mois auparavant nous nous étions engagés à livrer la version 8.04 LTS le 24 avril et c’est exactement ce que nous avons fait. Autant que je sache, personne n’a jamais livré une version d’un système d’exploitation “d’entreprise” en suivant un planning aussi précis. Et non content de l’avoir fait, nous nous sommes maintenant engagé à livrer la prochaine LTS en avril 2010, ce sera la version 10.04 LTS et nous fixerons la date exacte six mois à l’avance comme nous l’avons fait pour celle-là. C’est grâce à Debian et à la communauté du logiciel libre que nous pouvons faire cela. La version 8.04 LTS a donc prouvé notre capacité à livrer dans les temps non seulement des versions supportées 18 mois, mais aussi des versions LTS. Nous espérons vraiment que d’autres distributions suivront notre exemple de cycle LTS avec leurs versions entreprise, car cela nous permettra de collaborer plus facilement et améliorera les principales distributions Linux.

Deuxièmement, il y de nouveaux développements très significatifs pour Ubuntu lui-même. Pour la version serveur, nous avons travaillé avec HP sur leur gamme Proliant et avec Dell sur leur gamme PowerEdge, pour nous assurer que la version 8.04 LTS serait compatible avec leurs serveurs x86. Nous ne sommes pas encore certifiés, mais nous sommes sûr que cela “Fonctionne”. Sun Microsystems est allé plus loin et a en fait certifié la version 8.04 LTS sur une gamme de serveurs x86. C’est un important pas en avant pour Ubuntu dans le monde du serveur. Nous constatons maintenant que Ubuntu est très utilisé sur les serveurs – c’est la plate-forme serveur la plus populaire chez plusieurs éditeurs de logiciel. Il est donc important que nous travaillions avec des vendeurs de serveurs et des vendeurs de solutions pour serveurs. Nous avons investi beaucoup de travail dans la mise en oeuvre de la virtualisation avec KVM et VMWare, parce que nous voyons que des gens fabriquent des centaines serveurs dédiés à la virtualisation sous Ubuntu.

Sur le poste de travail, nous avons mis l’accent sur la simplification de l’installation de Ubuntu, en particulier sur une machine déjà équipée de Windows, sur laquelle nous pouvons maintenant installer Ubuntu dans un fichier sur la partition Windows plutôt que d’avoir à redimensionner la partition Windows pour créer une nouvelle partition pour Ubuntu. C’est plus facile pour ceux qui veulent tester Ubuntu et avoir ainsi un avant-goût de ce qu’est le logiciel libre. Nous avons également travaillé sur plusieurs activités que les gens aiment faire avec leur PC, comme manipuler des photos ou faire de la musique et nous avons commencé à améliorer les choses pour l’utilisateur.

4) Il y a encore des problèmes matériels (en particulier avec certains périphériques sans-fil) sous Ubuntu. Comment pensez vous résoudre ce type de problèmes et améliorer la prise en charge du matériel dans les prochaines versions ?

Nous sommes de plus en plus apte à travailler directement avec les fabricants de matériels, pour essayer de les convaincre de développer des gestionnaires de périphériques libres pour leurs matériels. Nos relations avec différentes sociétés fabriquant des PC montrent que nous pouvons exercer, d’une manière convenable, une pression soutenue pour que les gens adoptent Linux.

Nous travaillons aussi très dur pour relier tous les affreux bouts de ficelle qui sont nécessaires pour rendre agréable l’utilisation de Linux sur votre machine. Malheureusement, il y a par exemple de nombreuses couches de gestion des liaisons sans-fil qui offrent des possibilités variées. Et Ubuntu dépense beaucoup de temps pour leur intégration et leur mise au point pour essayer de créer des conditions d’utilisations harmonieuses et standardisées pour les utilisateurs finaux.

5) Quel genre d’améliorations la version 8.04 de Ubuntu apporte-t-elle aux serveurs et aux solutions de virtualisation ?

L’édition serveur de Ubuntu reprend toutes les merveilleuses caractéristiques de Debian – il est modulaire, efficace, dispose d’un énorme choix de paquets, et il est très facile à installer et à administrer. De plus, nous avons beaucoup travaillé avec les fabricants de serveurs pour nous assurer de la compatibilité avec leurs matériels et nous avons commencé des certifications avec quelques uns d’entre eux.

Notre offre de virtualisation est basée sur KVM et VMWare. Tel quel, Ubuntu devrait vous donner toute satisfaction avec chacun d’eux. Ubuntu est optimisé et rigoureusement testé, et il est certifié sur la plate-forme serveur ESX de WMWare. KVM qui est l’option de virtualisation libre que nous préférons est intégré au noyau serveur standard. Il existe également un noyau Xen pour ceux qui préfèrent Xen.

Nous avons fait beaucoup pour l’intégration des serveurs Ubuntu et des réseaux Windows, en particulier dans le domaine de l’Active Directory et des serveurs de partage de fichiers SMB. Nous avons travaillé avec une société qui s’appelle Likewise pour être sur que le processus permettant de rejoindre un réseau Active Directory était correct et pouvait également permettre de gérer des machines Linux via l’AD en utilisant les outils professionnels de Likewise. Toutes les possibilités offertes pour réaliser les actions de base sont du logiciel libre et sont intégrées dans Ubuntu.

6) Une vilaine question venant de nos lecteurs : Ubuntu est vraiment un géant maintenant, essayez-vous de tuer le projet Debian ?

Absolument pas. Je suis moi-même un développeur Debian et je suis fier de ce que Debian a réalisé, et également fier de tout ce en quoi Ubuntu contribue au sein du projet Debian. Nous considérons que Ubuntu est un membre de la famille Debian, qui s’est juste axé sur les utilisations particulières et les plates-formes que veulent nos clients.

La majeure partie de ce que nous faisons dans Ubuntu sert directement à Debian. Nous supervisons le conditionnement de nombreux composants importants pour le poste de travail, le serveur, l’ensemble des outils, et nous apportons ce travail directement à Debian. En conséquence de quoi, Debian est maintenant mis à jour plus souvent qu’avant sans Ubuntu. Nous avons apporté de nombreux changements décisifs et nous essayons toujours de collaborer avec les bonnes personnes en amont ET chez Debian pour être sûr que tout ce passe bien dans ces projets. La plupart des DD (Debian Developer) sont très heureux de collaborer, mais certains perçoivent Ubuntu comme une menace, ou font des demandes déraisonnables pour Ubuntu parce qu’il pensent “vous avez de l’argent” alors qu’en fait Ubuntu est majoritairement basé sur le volontariat.

Ma vision est que Debian et Ubuntu deviendront de plus en plus fort grâce à une bonne collaboration. Je suis en train d’essayer de faire accepter une présentation à DebConf pour aider à transformer cette vision en réalité, mais jusqu’à maintenant je n’ai pas eu la chance d’avoir reçu l’accord. On espère, que ceux qui dirigent Debian vont commencer à admettre l’idée que le succès de Ubuntu est très bon pour Debian.

7) Vous travaillez avec des fabricants de systèmes embarqués et des sociétés d’électronique. De quelle manière ? Quel est votre travail dans le partenariat étroit avec Intel ?

Linux est de plus en plus utilisé par les fournisseurs de solutions embarquées et beaucoup d’entre eux veulent utiliser Ubuntu. Nous avons donc travaillé avec Intel pour être sûr que Ubuntu prenne totalement en charge leurs matériels (processeurs, chipsets, composants graphiques et autres).

8) Ubuntu est sûrement la distribution GNU/Linux la plus utilisée et la plus appréciée dans le monde. Mais, pensez-vous que Linux Ubuntu atteindra – un jour – le succès d’autres systèmes d’exploitation comme OS X et Windows ? De quelle façon pensez-vous accomplir un objectif similaire ?

Je pense vraiment que le logiciel libre sera largement reconnu, que l’on aura confiance en lui et qu’il sera utilisé par tous types d’utilisateurs, et ne sera pas réservé aux spécialistes comme c’est encore le cas. On espère que Ubuntu aura sa place, mais je ne pense pas qu’une plate-forme dominera l’ère du logiciel libre comme Windows à dominé l’ère des logiciels propriétaires. Ubuntu est axé sur des besoins spécifiques et il y a d’autres versions de Linux ou de BSD qui correspondent à d’autres.

Pour sortir du lot, nous devons offrir des conditions d’utilisations du poste de travail originales, qui soient simples à utiliser, et que les gens jugeront à même de répondre à leurs besoins futurs et à ceux de leurs collègues.

9) Tout le monde parle de GNU/Linux mais pour l’instant il ne semble pas que beaucoup de gens aient confiance en Linux (des statistiques rapportent que l’utilisation mondiale de Linux et de 0,xx %). Quel est le problème ? Ubuntu est pourtant vraiment un super système d’exploitation. Pensez-vous que c’est juste à cause d’une question de marketing ou parce qu’il y a une lacune au niveau des jeux ?

Je pense qu’il est temps de changer les habitudes de centaines de millions de personnes ! Je pense aussi que nous devons proposer quelque chose qui soit meilleur que tout le reste. Des projets comme Firefox ne se donnent pas pour objectif d’être “un bon navigateur”, ils disent “nous voulons être le meilleur navigateur sur toutes les plates-formes, un point c’est tout” et le résultat est qu’ils sont très populaires même sur Windows. Nous avons besoin de cette attitude gagnante partout.

10) Canonical a été la première société GNU/Linux à traiter avec un fabricant d’ordinateurs, Dell. Comment vont les affaires aujourd’hui ? La chose curieuse est que sur IdeaStorm beaucoup d’utilisateurs réclamaient des ordinateurs sous Linux mais après quelques mois il semble que les ventes ne sont pas bonnes, ou tout du moins pas autant qu’on l’espérait. Pourquoi ? GNU/Linux n’est peut-être pas encore prêt pour le marché du grand public ?

Je suis d’accord sur le fait que plus les gens achèteront des systèmes avec Linux pré-installé, plus des choses comme la prise en charge matérielle seront traitées rapidement. Heureusement, nous voyons déjà que des millions d’unités sont livrées avec Linux, pas seulement dans le domaine des PC haut de gamme. Le bas de gamme est très actif, surtout dans des pays comme le Brésil et la Chine. Doucement, Linux commence à faire du volume.

11) Travaillez-vous avec d’autres fabricants d’ordinateurs pour vendre d’autres machines de bureau ou des portables basés sur Ubuntu ? Nous sommes italiens et les ordinateurs Ubuntu-Dell n’arriveront jamais dans notre pays. Pourquoi Dell, et d’autres vendeurs, sont-ils aussi hésitants pour vendre des ordinateurs GNU/Linux dans le monde entier ?

C’est une simple question de demande et de coût pour la satisfaire. Tout constructeur de PC envisagera une opportunité d’un point de vue économique, et c’est bien qu’ils procèdent ainsi. Jusqu’à ce que les gens en Italie soient réellement décidés à acheter des ordinateurs avec Linux pré-installé, il n’y aura pas de vrai marché pour eux. Je suis sûr que des fournisseurs locaux qui assemblent des ordinateurs pré-installeront Ubuntu pour vous. Vous devez les aider à devenir suffisamment importants pour que les Dell, HP et Lenovo du monde soient convaincus qu’il y a une opportunité qui vaille la peine pour eux.

12) Quel est votre point de vue sur l’accord controversé Novell-Microsoft ?

Il y a de bonnes intentions, et il y a de mauvaises intentions, et malheureusement elles sont toutes mélangées dans cet accord. Le côté positif est qu’il est bon de voir Microsoft reconnaître que l’on a besoin de Linux et de Windows, et d’interopérabilité. Le côté négatif est que l’accord ne marche que financièrement car Novell et Microsoft ont le même modèle économique – vendre des licences de logiciels pour un certain prix par poste.

Microsoft est dans une situation délicate. Ils veulent à tout prix stopper l’utilisation gratuite de Linux et ils voudraient utiliser des brevets pour y arriver, ceci explique pourquoi ils ont structuré l’accord sur une “Licence de propriété intellectuelle” fictive. Mais ils savent aussi que les ingénieurs du logiciel libre pourront probablement se passer de tous les brevets qu’ils brandissent, c’est pourquoi ils sont assez réticents à faire état des brevets dont ils pensent qu’ils pourraient justifier un tel accord.

13) Dans un entretien (http://mybroadband.co.za/13nephp/?m=show&id=6672) vous avez déclaré que “vous seriez heureux de travailler avec Microsoft”. Voulez-vous faire un autre accord comme celui de Novell ou quoi ?

Je suis très heureux de travailler avec Microsoft, ou toute autre société, pour améliorer la situation du logiciel libre et de l’industrie du logiciel dans sa gobalité. Il y a de nombreuses choses sur lesquelles nous pouvons collaborer là où nous avons des intérêt communs – en encourageant, par exemple, de bons principes de télécommunications.

Mais je n’accepterais pas un accord comme celui de Novell, car je pense qu’il n’y a en fait aucun problème de propriété intellectuelle, et jusqu’à ce que Microsoft montre effectivement les brevets par lesquels il est concerné il n’y a pas lieu pour nous d’engager une action. Malheureusement pour Novell, je pense qu’ils ont conclu un accord qui leur donne un peu d’élan à court terme, pour un coût très élevé à long terme. L’avenir nous le dira.

14) Et que pensez-vous du standard OOXML et du Microsoft Open Promise ?

Je ne pense pas que la déclaration de l’ISO faisant de OOXML un standard apportera un quelconque bénéfice aux utilisateurs de Microsoft Office. Ils continueront d’utiliser un gros logiciel sans concurrence, qui ne respecte pas vraiment les standards. C’est dommage. Les clients de Microsoft ont eu l’opportunité d’initier une réelle innovation dans le monde du document, en encourageant Microsoft à prendre en charge le format ODF existant, ouvert et bien défini. Mais ils ne l’ont pas fait – Microsoft a réussi à pousser suffisamment de partenaires et de revendeurs dans le processus de standardisation, pour que la décision de l’ISO ne reflète rien d’autre que les intérêts commerciaux de Microsoft.

15) Nous disposons de GNU/Linux sur des portables ultra-mobiles à bas prix. Que pensez-vous de la révolution des Eee PC sous Linux ?

Je pense que c’est génial !

16) Acer, HP, MSI, Asus et bien d’autres veulent rejoindre le marché des UMPC sous Linux. Préparez-vous des accords pour porter Ubuntu sur certains de ces portables ?

De nombreuses personnes installent Ubuntu sur leurs UMPC, je pense donc qu’il est raisonnable que des fabricants puissent choisir de le pré-installer. La décision leur appartient ! Si vous pensez que ce c’est une bonne chose, alors cela vaut probablement la peine que vous les encouragiez à le faire.

17) Beaucoup d’analystes parlent d’une conquête du marché mobile par GNU/Linux dans les cinq ans à venir. Du smartphone à l’UMPC : le futur est Linux. Pouvez-vous parler de Ubuntu Mobile, de son concept, du présent et du futur ?

Oui ! Intel conduit un projet appelé Moblin, qui vise à produire une plate-forme pour le logiciel mobile destinée aux appareils portables, et sur laquelle nous basons Ubuntu Mobile. Les premières versions sont déjà sorties et la feuille de route est très excitante.

Il était généralement très coûteux de produire du logiciel pour des appareils électroniques grand public, car ils étaient tous construits sur du matériel spécialisé avec des systèmes d’exploitation et des environnements de développement d’application spécialisés. Nous avons pour objectif de changer cela – pour faire en sorte que vous puissiez faire un .deb pour x86 qui puisse être installé sur n’importe lequel de ces appareils électroniques grand public utilisant cette plate-forme. Cela permettrait de développer considérablement l’innovation dans le domaine du mobile.

18) Que pensez-vous de vos concurrents ? Fedora/Red Hat, openSUSE et Mandriva font du bon travail en plus de Ubuntu. Quelle distribution GNU/Linux préféreriez-vous si vous ne pouviez pas utiliser Ubuntu ?

Oui, toutes les distributions apportent leurs contributions à l’art et à l’industrie du logiciel libre. Je suis très heureux que de nombreuses sociétés continuent d’investir dans Linux, cela donne un écosystème plus sain et plus vivant qu’il ne le serait si une seule société le dominait. Je suis donc très content de cette concurrence. Si Ubuntu n’existait pas, j’utiliserais Debian.

19) Et quel est votre sentiment à propos de la dernière acquisition de Sun (MySQL) ? Travaillez-vous avec Sun pour porter OpenJDK sur Ubuntu ?

MySQL est une super société et une très bonne chose pour Sun. J’espère qu’ils sont heureux ensemble et que la société continuera de produire un superbe logiciel de gestion de base de données.

Oui, OpenJDK fait partie de la version 8.04 de Ubuntu (cependant ce n’est pas encore au coeur du système, et pas encore l’environnement Java par défaut). Nous espérons que la version 8.04 LTS sera certifiée TCK le moment venu. Et plus que tout, nous sommes reconnaissant envers les gens de Sun de nous avoir permis de conditionner OpenJDK sous la forme d’un paquet propre à Ubuntu, soigneusement intégré au reste du système d’exploitation. Nous voulons atteindre un résultat qui s’approche du “tout Java, tout Ubuntu” et j’encourage vos utilisateurs à l’essayer ! Assurez-vous que “universe” est bien activé sur votre machine Ubuntu, puis tapez “sudo apt-get install openjdk-6-jdk”.

20) Quels sont les prochains projets de Canonical ? Y-a-t’il des initiatives intéressantes en cours ?

Bien sur, mais ce n’est pas le bon endroit pour un communiqué de presse :-)

21) Enfin, pensez-vous que GNU/Linux soit “réellement” prêt pour le poste de travail ? De quelle façon pourrait-il être amélioré ?

Oui, je crois qu’il est prêt pour CERTAINS utilisateurs. Si vous voulez vraiment un poste de travail qui soit orienté vers le Web, alors Linux est un excellent choix, que ce soit avec Gnome ou KDE (Au fait, je suis vraiment impressionné par le travail effectué dans le cadre de KDE4). Nous savons qu’il y a des millions de personnes qui utilisent Linux aujourd’hui. Et nous nous focalisons sur la résolution des problèmes qui empêchent encore plus de personnes de l’adopter.

Je crois que le logiciel libre est intrinsèquement une meilleur manière de concevoir du logiciel. Mais nous ne devrions pas espérer être jugés sur notre moralité, nous devrions plutôt nous attendre à être jugés sur nos logiciels. Nous devons livrer quelque chose qui ait une meilleure APPARENCE et offre un meilleur CONFORT, alors nous pourrons espérer que les gens l’adopteront pleinement. Et une fois que les gens réaliseront qu’ils ont quelque chose de meilleur ET de durable ET porteur de plein de libertés, le monde sera alors un endroit fondamentalement différent. C’est notre but.

22) Notre entretien semble être terminé. Avez-vous quelque chose à ajouter pour nos lecteurs ? Merci pour votre temps et continuez cet excellent travail !

S’il vous plaît, participez ! Il y a de nombreuses manières de s’impliquer dans les projets en amont ou dans Ubuntu. Aidez à passer le mot, corrigez une bogue, ou traduisez quelque chose sur le poste de travail en italien !

Source : Interview with Linux-Magazine Italia - Traduction : Bernard Opic

jeudi, août 7 2008

Gravatar de CedynamixZimbra Desktop dans le dépôt Partenaires de Ubuntu via Cedynamix

Zimbra, célèbre pour son webmail open source écrit en Ajax et racheté par Yahoo il y a bientôt un an (Septembre 2007), sera disponible dans le dépôt Partenaires de Ubuntu. C’est que vient d’annoncer Canonical aujourd’hui.

Zimbra Desktop Utilise la technologie Prism de Mozilla et permet de retrouver tout ce qui a fait le succès du webmail Zimbra, mais au sein d’une application client, tournant sous Windows, Mac et Linux. Zimbra est annoncé depuis ce rachat comme un concurrent de taille pour le non moins célèbre Outlook de Microsoft.

Zimbra a annoncé que Canonical donnera aux utilisateurs un accès direct à Yahoo!Zimbra Desktop, qui fournit une plate-forme centralisée pour gérer plusieurs comptes de courrier électronique et des calendriers en ligne et hors ligne, par l’intermédiaire du dépôt Ubuntu partenaires.

Malcolm Yates, global ISV partner manager chez Canonical, a déclaré :

L’ajout de Yahoo!Zimbra Desktop à notre dépôt partenaire donne à des millions d’utilisateurs de Ubuntu un accès instantané à ce qui se fait de mieux en logiciels de messagerie et de collaboration. Nous souhaitons élargir la base des utilisateurs de Ubuntu et les besoins de ces utilisateurs sont de plus en plus diversifiés et complexes. Yahoo!Zimbra Desktop est juste le type d’outil de productivité dont ils ont besoin et nous attendons de voir avec impatience taux d’adoption et de déploiement pour cet excellent outil dans la communauté Ubuntu

Et bien sur, le logiciel est gratuit ;-)

Prix et disponobilités

Yahoo! Zimbra Desktop version Beta 3 est disponible en téléchargement gratuit sur Zimbra.com/desktop. Toute personne ayant accès à Zimbra Collaboration Suite (ZCS), Yahoo!Mail, Gmail™, AOL Mail ou tout service mail utilisant les protocoles IMAP/POP peuvent utiliser Zimbra Desktop (www.zimbra.com/desktop).

Zimbra Web Client et Server, Zimbra Collaboration Suite Open Source 5.0 Edition est gratuit. Le commerce soutenu ZCS 5.0 Edition Réseau est disponible en essai gratuit pendant 60 jours sur le site Zimbra. Zimbra met à disposition une version de ZCS en Demo (www.zimbra.com/demo).

L’annonce de Canonical.

Pour ceux qui sont interessés par l’essai de cette application, j’ai trouvé un tuto sur HowtoForge pour installer Zimbra Desktop. Quelqu’un a t’il déjà travaillé avec cette applications ? Donnez-nous votre avis sur le sujet ;-)

mercredi, juin 25 2008

Gravatar de KagouSortie de la Ubuntu MID Edition 8.04 via Kagou

Un mois après la sortie de la Ubuntu Netbook Remix (testée chez Phoronix) qui est une version orientée vers les nouveaux ultra-portables avec petit écran (EeePC/Wind etc.), la Ubuntu MID Edition est disponible. Cette version est dédiée aux MIDS (Mobile Internet Devices) avec écran tactiles et est optimisée pour les processeurs Atom de chez Intel.

Cette version est destinée aux intégrateurs (OEM) et donc aucune iso n'est disponible, à part une image pour kvm (voir liens à la fin de ce billet).

Quelques liens :

vendredi, avril 18 2008

Gravatar de CedynamixPré-commande de Ubuntu 8.04 LTS - Shipit est ouvert via Cedynamix

Ubunu 8.04 LTS alias Hardy Heron est certainement la distribution la plus attendue de l’année. Beaucoup de poids pèse sur les épaules de cette nouvelle version. Comme l’attente est énorme de la part des utilisateurs, Shipit vient d’ouvrir aujourd’hui les pré-commandes comme il l’avait fait pour Gutsy Gibbon.

Une fois de plus il y a des changements dans les quantités que Shipit vous propose. Une commande normale ne se compose maintenant que d’un seul CD au choix entre une version de Ubuntu/Kubuntu/Edubuntu 32 bits ou une version de Ubuntu/Kubuntu/Edubuntu 64 bits

L’option qui permettait de commander 2 CDs de Ubuntu 32 bits, comme c’était le cas pour Gutsy, a disparu. Vous avez donc à disposition un formulaire qui porte sur les demandes spéciales. Grâce à lui vous pouvez demander des quantités plus importantes qui seront accordées ou non selon le motif que vous donnerez pour justifier votre demande et les stocks disponibles.

Ce service est disponible pour Ubuntu (et Ubuntu Server), Kubuntu et Edubuntu. Il requiert un enregistrement gratuit, mais si vous avez déjà utilisé ce service vous n’aurez pas à répéter le processus d’inscription. Cliquez sur l’une des images suivantes pour commander la version qui vous intéresse.

Ubuntu Kubuntu Edubuntu

La commande mettra plusieurs semaines à arriver. Ma commande pour Gutsy n’avait mis que 3 semaines pour atterrir dans ma boîte aux lettres.

Ce service est gratuit, alors n’en abusez pas ;-).