Je sais je me suis pas trop foulé pour le titre mais je vous avoue franchement que je suis bluffé par cette nouvelle mouture de ma distribution préférée (c'est la seule d'ailleurs lol). Venant de changer de disque dur, je me suis posé la question de savoir si j'installais une Feisty Fawn ou une Gutsy Gibbon.
La Gutsy n'étant, à ce jour, toujours pas passé en Bêta (plus que 3 jours pour les impatients), j'ai pesé le pour et le contre en concluant que les risques sur une partition neuve était absolument nul et que de toute façon le CD de la Feisty n'était pas loin. Ce billet parlera succinctement de mes impressions sur les nouveaux dispositifs apportés dans Gutsy Gibbon et vous donnera si tout va bien une meilleure idée sur quoi il faudra compter dans la version finale qui sortira normalement le 18 octobre 2007. Alors c'est parti.
Attention : Gutsy est une version d'Ubuntu encore en développement et donc instable. Ne pas l'installer sur des postes en production et utilisez-la à vos risques et périls. La seule raison actuelle pour utiliser cette version est la chasse au bugs afin d'aider à son développement en les rapportant aux équipes de développement.
Version utilisée :
Gutsy Gibbon Tribe5 du 23 Août 2007
INSTALLATION
J'ai utilisé la version AlternateCD, car je ne suis pas fan
de la version DesktopCD question de rapidité. Je suis pressé comme
garçon. Alors, ce chapitre va être rapide je n'ai rencontré aucun
problème grave. Un petit soucis avec mon disque dur externe qui faisait
planter l'installation à 87 % donc par précaution, désactivez tous vos périphériques de stockage USB avant installation.
Avant toutes manipulations sur cette nouvelles installation, une mise à jour s'impose : 497 paquets pouvant être mis à jour au total c'est parti.
Au
redémarrage, il y a toujours un petit peu d'anxiété qui monte, la peur
de l'écran noir avec une distribution encore en version Alpha. Mais là
avec un grand plaisir, j'ai savouré l'arrivée de la fenêtre de
connexion à l'écran. Alors, pas de chichi par contre aucune
amélioration graphique a constaté par rapport aux version précédentes
le but dans une version Alpha étant la correction de Bugs et
l'amélioration des performances. En résumé la partie graphique de
l'interface c'est la dernière étape du programme de développement.
UTILISATION
La parenthèse compiz
Ubuntu
embarque pour la première fois le bureau 3D (activé par défaut si bien
sûr votre matériel le permet) par l'intermédiaire du paquet de
Compiz-Fusion dans la version 0.5.2. Dès la première ouverture, le
système vous proposera les pilotes libre ou propriétaires appropriés
(dans mon cas, Nvidia) pour vous permettre de bénéficier des effets 3D
de Compiz-Fusion. Pour activer ou désactiver Compiz-Fusion,
Ubuntu
a créé un onglet les effets de bureau dans le nouveau panneau de
contrôle des options d'apparence dont nous parlerons plus tard.
Dans
cet onglet, nous trouvons 3 choix de base possible pour la
configuration. Le premier choix est "Pas d'effets", le second "Effets
normaux" et le dernier "Effets Extras".

Pour les utilisateurs
avertis qui voudront très probablement configurer aux petits oignons
leur interface, ils pourront installer le paquet Compizconfig-setting-manager par l'intermédiaire de synaptic.
En
2 minutes et un redémarrage pour prendre en compte les nouveaux drivers
Nvidia, Compiz est en fonction sans avoir tapé la moindre ligne de
commande ou modification de fichiers du pur bonheur. Un seul regret, le
fait que les derniers drivers Nvidia, les 100.14.19, ne soit pas
intégrés (ou pas encore ?) pour faire disparaître définitivement de
nos écrans et de nos mémoires ce bugs de l'écran noir que tous les propriétaires des cartes Nvidia connaissent bien.
A la découverte de Gutsy Gibbon
Après vous être connecté, vous ne remarquerez pas grand-chose de nouveau au premier abord mis à part peut-être le
fast-user-switch-applet ou en terme moins barbare le
changement rapide d'utilisateurs. C'est votre nom d'utilisateur qui apparaît sur le tableau de bord en haut à droite

Le système est semblable à celui de Windows, l'utilisateur en cours
peut maintenant switcher entre les différents utilisateurs de la
machine sans avoir besoin d'arrêter sa session. La première fois que vous switchez sur un autre compte utilisateur vous arriverez devant l'écran de connexion de GDM. Ensuite saisissez le login et le mot de passe du compte sur lequel vous voulez vous connecter. Après cela et aussi longtemps que cette session sera ouverte, vous pouvez facilement switcher entre les différentes sessions actives en cliquant sur le username
voulu et puis en tapant le mot de passe. Si vous ne vous voulez pas
saisir le mot de passe à chaque fois, vous pouvez neutraliser ce
dispositif en faisant un clic droit sur l'icône choisissez "préférences" et puis décochez "lock the screen after switching users".

Si vous êtes le seul utilisateur de votre machine, vous ne verrez que le votre username complètement grisé.
En faisant un clic droit sur votre nom d'utilisateur, vous avez
accès à un menu qui permet d'aller directement à l'édition des
Informations personnelles de l'utilisateur connecté, à l'édition des
utilisateurs et des groupes et à la configuration de l'écran de
connexion sans avoir besoin d'aller dans le menu système du menu
principal.
Quelques bugs font planter l'applet après quelques abus du switcher,
mais je pense que ces petits problèmes seront résolus d'ici la sortie
officielle, cet outil devrai être assez impressionnant à l'utilisation.
(Commentaire anti-MS si on pouvait switcher aussi vite sous Windows cela ferai des heureux
)

Passons maintenant à
Tracker le moteur de recherche du bureau. Semblable aux programmes de type Beagle ou Google Desktop,
Tracker va indexer toutes les informations
metadonnées des noms de dossier, des fichiers, des textes réels trouvés dans des documents et
des informations trouvés dans des fichiers audio et vidéo. Le programme est écrit en C et ceci pourrait bien être la raison qui a poussé Ubuntu à
le choisir comme remplaçant de Beagle qui lui est écrit en mono.
Tracker peut être lancé par l'intermédiaire du menu "Applications/Accessoires/Tracker", ou par l'intermédiaire de l'applet deskbar ou dans la fonction par la fonction de recherche présente dans nautilus.
Je
n'ai noté aucun ralentissement pendant que le programme créait son
index initial. J'ai trouvé la réactivité des recherches
impressionnante. Ce logiciel fait jeu égal avec Google Desktop sans
avoir la lenteur de l'indexation de celui-ci. J'ai bien aimé aussi
l'affichage des extraits des fichiers de type texte (sh, php, txt etc.) à côté des fichiers trouvés.

Maintenant parlons du
panneau de contrôle des options d'apparence.
Désormais, une seule fenêtre regroupe le choix du fond d'écran, du
thème graphique, des polices de
caractères
et des effets graphiques de Compiz. Faites un Clic droit sur le fond
d'écran de votre bureau et la fenêtre s'affiche. Une belle évolution
pour l'ergonomie de l'interface. Le nom de l'action qui permet
d'ouvrir cette fenêtre mériterait de changer de dénomination, car elle
ne sert plus uniquement à
Changer l'arrière plan du bureau.


Le nouvel outils de configuration de l'affichage parait très
prometteur. Il permet à l'utilisateur de ne plus mettre les mains dans
le fichier Xorg.conf. Le programme se trouve en dans le menu
Systeme/Preferences/Screens & graphics.
Mais
hélas j'ai pu utiliser correctement que la section concernant les
drivers de la carte graphique. A souligné qu'après modification de
cette section un redémarrage de Xorg s'impose.
On peut maintenant
configurer plusieurs écrans facilement et mémoriser plusieurs
configurations en fonction de l'endroit où l'on se trouve (avec un
portable que l'on branche souvent sur un vidéo projecteur par exemple).
De plus les utilisateurs fonctionnant en Dual Screen pourront
facilement choisir le mode d'utilisation (Mirroir ou Extended) de leur
deuxième écran juste en cochant l'option voulue.
Dans
l'onglet qui permet la gestion des écrans, j'ai été confronté à 2
problèmes mineurs, mais gênant. Le premier problème est que, possesseur
d'un Fujitsu Scaléoview L22-1W Best Seller des vente de 22 pouces de
l'année 2006, je ne l'ai pas trouvé dans la liste des écrans de la
marque chose qui sera ou pourra être corrigé par la suite. Il y a la
possibilité des rajouter des modèles, mais je n'ai pas encore saisie de
quelle façon. Le second problème est lié de fait au premier, car
n'arrivant pas à trouver mon écran dans la liste, je me suis rabattu
vers le Généric "LCD Panel 1680x1050" et je me suis dit je devrai
arriver à un résultat exploitable. Et bien non, car en sélectionnant ce
choix, je me suis retrouvé avec un choix de résolutions pour un écran
1600x1200. J'ai donc dû configurer mon écran à l'ancienne.
Comme
je l'ai souligné un peu plus haut ce ne sont que des problèmes mineurs,
alors pas de panique. Le point positif est une interface simple mais
intuitive.

Le dispositif qui m'a en particulier impressionné est celui qui a
été une des raisons pour laquelle j'ai essayé Gutsy Gibbon. C'est le
nouveau Gestionnaire d'impression. L'ancien gestionnaire d'impression
(
gnome-cups-manager) a été remplacé par celui de Fedora
(system-config-printer).
La plupart des imprimantes peuvent être maintenant branchées et sont
reconnues, Ubuntu installera automatiquement l'imprimante à la première connection de celle-ci. Bien sûr
pour ceux qui connaissent l'histoire avec mon Epson Stylus DX4050 sous Edgy et Feisty, et bien elle a été reconnue automatiquement. Génial !
Beaucoup plus complet et facile à configurer, ce gestionnaire est ce qu'il fallait à Gutsy Gibbon.
En
outre, il ne faut pas oublier qu'une imprimante PDF qui est activé par
par défaut. Cette imprimante virtuelle permet de générer des fichiers .pdf
à partir de n'importe quel logiciel qui dispose d'une fonction
d'impression même ceux qui ne gèrent pas ce genre de format d'origine.
Divers
Radicalement un grand bon en avant par rapport à mon visionneur fétiche
Mirage Il est plus léger en mémoire, il ne lui manque plus que les 3 outils simples qui sont le
Découper, redimensionner et
saturation. qui sont bien utiles pendant le visionnage de photos
- Amélioration de l'écran d'arrêt de l'ordinateur
Actuellement , l'image d'arrêt de l'ordinateur disparaît (écran
noir) avant de réapparaître quelques instant plus tard. Ce problème est
corrigé.
- Amélioration du démarrage.
J'ai gagner 5 secondes au démarrage ente Feisty et Gutsy à configuration complètement identique.
Pour une vision plus comlète des nouveautés liées à l'arrivée de gnome 2.20 je vous conseille
cette page.
CONCLUSION
Voilà j'espère que cela vous a mis l'eau à la bouche et que maintenant vous trépignez d'impatience à l'idée de mettre votre système à jour le 18 octobre. Moi personnellement je savoure cette nouvelle version.