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mercredi, juin 10 2009

Gravatar de VanaryonPassez au Ogg simplement via Vanaryon

Ce billet à pour but de vous faire découvrir que passer au Ogg Vorbis/Theora n’est pas si compliqué que cela !

Oubliez tous les termes techniques, un seul petit logiciel présent dans les dépôts officiels de Ubuntu va résoudre tous vos problèmes : OggConvert. Très rapide, il encode très bien le son, mais moins bien la vidéo (la faute au Theora sûrement, qui n’est pas encore assez développé, mais qui a pourtant un très bel avenir !). Pour information, notre logiciel est publié sous licence GNU LGPL, et codé en Python avec PyGTK.

Installation et lancement

Allons-y ! Commencez par installer le paquet disponible par APT ici. Vous pouvez aussi passer par « Applications/Ajouter-supprimer« , ça revient au même. Ceci fait, lançons-le par « Applications/Son et vidéo/OggConvert»  ou encore en entrant « oggconvert»  dans un terminal.

Le logiciel s’ouvre, et vous avez face à vous une interface relativement simple : la source, les paramètres de conversion et la destination.

oggconvert

Configuration de l’encodage

Pour ne pas mettre une qualité Ogg exagérée par rapport à votre fichier original, et avoir des fichiers plus volumineux que nécessaire, il est important de connaître les équivalents qualitatifs en Kbs/s. Déjà, il faut savoir qu’un fichier MP3 128Kbs/s équivaut en qualité à un Ogg Vorbis de 80Kbs/s. Ci-dessous, je vous donne les équivalents uniquement pour le Vorbis, qui est un format à pertes, dit « lossy»  :

q0>64kbs/s, q1>80kbs/s, q2>96kbs/s, q3>112kbs/s, q4>128kbs/s, q5>160kbs/s, q6>192kbs/s, q7>224kbs/s, q8>256kbs/s, q9>320kbs/s, q10>499kbs/s.

En comparant avec Audacity les spectres d’un WAV d’une piste d’un CD Audio à celui de la même piste encodée en Ogg Vorbis 320kbs/s (q9), on s’aperçoit qu’ils sont très proches. Donc si vous souhaitez une qualité d’encodage maximale sans beaucoup de pertes, choisissez la neuvième qualité. Mais pour avoir un bon compromis qualité/taille, préférez le 160Kbs/s (q5).

Si vous souhaitez vous tourner vers un format dit « lossless»  qui restitue parfaitement le son, mathématiquement sans perte, tournez-vous vers le FLAC, lui aussi libre.

À retenir

OggConvert est donc un logiciel misant sur la simplicité de l’encodage audio/vidéo dans des formats libres. Il ne se limite pas qu’au Ogg : le Dirac est aussi accessible pour la vidéo ! À peu près tous les formats entrants sont supportés, de mon côté je n’ai jamais eu de problème à ce niveau là.

Là où il a quelques défauts, c’est le fait qu’il n’a pas de liste d’attente, permettant de mettre plusieurs fichiers à convertir en même temps. Ici nous devons rester sur l’ordinateur pour placer les fichiers un-par-un à la fin de l’encodage du précédent…

Il est intéressant de savoir que OggConvert est aussi disponible pour Windows !

Liens externes

dimanche, juin 7 2009

Gravatar de GenerationLinuxJournal d'une apprentie, quatrième partie via Génération Linux

Bonjour à tous !

Me voici pour la quatrième partie de ce journal ! Et au programme, une triste nouvelle... je suis en pleine dépression linuxienne...
A peine sortie de cure de déwindowsification, me voici sur la mauvaise pente, prête à une rechute, qui laisse Benjamin désarmé quant à la façon dont il doit se prendre pour que je me ressaisisse...

Quatrième partie : Quand la fatalité s'en mêle...


Je m'explique : j'ai remarqué (enfin ce pauvre Benjamin le remarque d'autant plus je dois dire...) que lorsque j'étais sous Linux, une fois sur deux (voire deux fois sur deux), je m'énervais. Il y a sans arrêt des choses qui m'échappent (normal, me direz-vous) mais pour moi qui ne suis absolument pas patiente... Adieu le temps où je faisais ma Black Hat dans le panneau de configuration (en mode avancé), adieu le temps où je pouvais m'imaginer que j'étais Bill Gates avec la fameuse combinaison "ctrl alt suppr".
A présent, mes soirées sont ponctuées de "*soupir* Beeennnjaaamiiin !! Viiiens voiiir ! Y aaa un truuuc lààà !"... que de déceptions, que de perte d'estime personnelle. Une grande frustration.

Je suis toujours en dual boot, mais allez savoir pourquoi, le wifi sous Windows ne fonctionnait plus ! Obligée de brancher directement le câble réseau... impossible pour moi de faire marche arrière pendant ma dépression. Et Benjamin, en bon psychothérapeute, n'a pas couru à ma rescousse pour me "réparer" mon Windows, vous vous en doutez...

A côté de ces quelques heures passées sous Windows, enfin sur Paint Shop Pro surtout, j'ai quand même utilisé Linux non-stop pendant un bon bout de temps ! Cependant, je n'ai pas grand-chose à vous raconter étant donné que mon utilisation se limite à la bureautique (donc toujours plus ou moins les mêmes choses).

Au fait, exaspérante la nouvelle version, non ? Comme je vous l'avais dit dans mon article précédent, j'avais installé la version 9.04 Jaunty Jackalope pour "repartir sur de bonnes bases" après mes problèmes avec le dual boot. Bonjour les bonnes bases ! Exaspérée, j'ai fini par revenir à la 8.10 ! Être obligée d'ouvrir un nouvel onglet en faisant "ctrl+T", à la longue...

Benjamin l'a utilisée un peu également et il en a été très déçu, à mes yeux comme aux siens, cette version est bâclée, elle nécessite beaucoup trop de ressources, bref, on ne m'y reprendra pas. Je songe même à changer de distribution ! Je voulais essayer Debian, car tout le monde a l'air de n'en dire que du bien mais Benjamin me dit qu'Ubuntu est la plus simple pour les noobs... peut-être utiliser Kubuntu, comme l'un d'entre vous m'avez proposée ? Ou Xubuntu ? J'y songe, j'y songe.


J'ai quand même noté chacune de vos propositions ; en voici mes impressions !

Emesene : j'ai téléchargé la nouvelle version, elle me plaît davantage que les autres. Des avantages, des inconvénients comparé à Msn bien évidemment, mais étant donné que je ne trouverai probablement jamais le sosie parfait de Msn sous Linux, j'essaie d'être moins exigeante. Mais je le trouve quand même bien fade, moins "gai". Oui, je sais c'est kikoo lol, y a des pubs, etc. Mais des goûts et des couleurs, on ne discute pas.


J'apprécie vraiment qu'ils aient pris soin d'intégrer un correcteur orthographique. C'est une bonne idée, bien que mes amis se fichent que je fasse des fautes ou non, étant donné que l'écriture instantanée est toujours plus ou moins "simplifiée". Mais cela reste une bonne initiative, c'est comme si Linux essayait de réparer les dégâts causés par Msn ! Quoi de plus beau que cet exemple colossal, trouvé sur le skyblog de ma cousine et que je voudrais vous faire partager tellement il est éloquent :

- "david, posté le mercredi 27 mai 2009 - tu é tros belle noublie pas de men voiéllé la photo kan tu ora du créd".

Triste constat, vous disais-je...

Mercury : C'est en anglais... mais Benjamin commence déjà à m'envoyer des messages subliminaux "mais tu sais, tu pourrais le traduire si tu voulais, c'est pas trop dur, c'est un fichier texte, etc, etc". Tiens, en parlant de message subliminal, il m'a raconté cette semaine qu'à Cuba, beaucoup avait eu des problèmes avec Windows Live Messenger et que le gouvernement, sous un accès de colère, songeait sérieusement à éradiquer tous les Windows pour les remplacer par Linux ! Un signe, vous croyez ? Ben en tout cas, chez nous, on a rien à leur envier : Hadopi, Lopsi... oups, je m'égare.


Jabber : Mes contacts ne sont pas sous Linux, ce n'est pas pour avoir un compte Jabber...


Empathy : Je tombe sur une page "vide" comme celle-ci, pas très attractif... même Benjamin n'a pas trouvé la solution pour avoir des contacts là-dedans :D ! Ben oui, c'est la crise.


Krita - Gimp : Benjamin m'a dit que tous mes dossiers, tous mes documents ne tiendraient pas dans mon répertoire personnel parce que la partition de Linux était trop petite. J'ai donc demandé à ce qu'il me garde uniquement une petite place pour Paint Shop Pro. J'ai bien essayé tout ce que vous m'aviez proposé : Krita (quand je l'ai téléchargé, je suis tombée sur une version "vide" (sans icônes), en anglais... pas top), Gimp aussi bien sûr ; mais honnêtement, le coeur n'y est pas.

J'ai utilisé Paint Shop Pro pendant plus 2 ans, j'ai appris seule à m'en servir, je n'ai pas envie de "recommencer à zéro" toutes ces embûches finalement. C'est peut-être fataliste, mais je n'ai pas l'envie et encore moins le temps de m'attarder sur ce genre de choses. Mais bon, quand je serai sous Linux, par flemme de retourner sous Windows, je serais peut-être "obligée" de me servir de Gimp, peut-être que le skill viendra sans que je m'en rende compte après tout... bref, je n'ai pas vraiment envie d'une "migration" sur ce point. Je tiens quand même à dire que "J-P" a envoyé un tuto fait par lui-même à Benjamin pour m'aider ; s'il passe par ici, je l'en remercie beaucoup, je me mettrais à cette petite lecture quand mes partiels seront terminés ;) Le lien pour les curieux : ICI

Je trouve Paint Shop Pro tellement plus attractif !

Ce qui ne me pousse pas vers Gimp...



En tout cas, j'apprécie de plus en plus Gedit, je m'en sers souvent, et j'ai vu qu'on pouvait le configurer :


Voilà pour aujourd'hui !


Je pense que je m'attendais à plus simple en me dirigeant vers Linux (attention je ne dis pas que c'est compliqué nuance). A mon avis, et il le reconnaît lui-même, Benjamin m'a trop fait d'éloges avec son "point de vue d'expert". Il y a des choses plus simples, d'autres où il faut s'attarder si on ne s'y connait pas. Mais flûte, rien que pour la philosophie qui en émane, j'ai bel et bien envie de m'accrocher. Ben oui, la dépression, c'était pour le suspense :D

De plus, Benjamin m'a promis que si je persévérais, à la veille de mon anniversaire, il m'offrirait cette superbe plaquette d'autocollants Linux ! C'est mon côté Jacky qui ressort ("Jacky-koolol" comme dirait Benjamin).



Au fait, en relisant les commentaires, un grincheux m'interpelle : inspirée par Jean-Marie Bigard, mon maître à penser, voici ce que je te réserve après avoir lu tes propos cyniques sur ce blog et même ailleurs...

"Les critiques sont généralement des gens qui auraient été poètes, historiens, biographes, s'ils avaient pu; ils ont essayé leurs talents d'une façon ou d'une autre, et n'ont pas réussi; en conséquence, ils se sont faits critiques." Samuel Taylor Coleridge


De fil en aiguille, je voulais vous parler d'une chose : j'ai reçu une proposition très sympa d'un membre d'Oxyradio, à savoir faire des podcasts sur le même thème que mes articles, à savoir ma migration de la fenêtre au manchot. Néanmoins, bien que "touchée" par cette proposition, j'ai peur de ne pas avoir grand-chose à dire de plus, si podcast il y a, ils ne seront qu'une "relecture", qu'une "paraphrase" de ce que j'ai déjà écrit. J'ai l'impression que ce serait juste "lire ce que j'écris" finalement. Bien sûr, tout le monde ne lit pas forcément Génération-Linux, mais pour ceux qui m'auraient déjà lue ou même pour moi, ça ne me semblerait pas naturel... qu'en pensez-vous ?

Merci encore à tous pour vos commentaires enthousiastes, à bientôt !
mercredi, juin 3 2009

Gravatar de GenerationLinuxZabbix, un excellent logiciel de supervision réseau via Génération Linux

Toujours dans le cadre de mon stage, je suis en train d'étudier et de mettre en place Zabbix.
Pour l'instant je suis dans la phase de tests. Dans quelques jours je mettrai en place cette solution au sein de VersusMind et enfin, d'ici quelques mois, je devrai le mettre en place au sein d'un département entier (plus de 100 lieux géographiques différents). J'ai donc décidé de vous faire découvrir ce superbe logiciel sur lequel je travaille depuis 2 semaines et sur lequel je pense encore y travailler (avec plaisir) plusieurs mois.

I. Présentation

Zabbix est un logiciel de monitoring réseau Opensource et multiplateforme créé en 2002 par un Letton, Alexei Vladishev. Il permet de surveiller le statut de divers services réseau, serveurs, postes de travail et autres matériels (routeurs, parefeu, imprimantes, etc.).

Ce que Zabbix peut surveiller :

  • Les protocoles : HTTP, SSH, FTP, IMAP, SMTP, etc.
  • Les ports : 21, 80, 1434, 10050, etc.
  • Les processus tournant sur une machine : apache2, sshd, etc.
  • Les ressources matérielles : mémoire vive, espace disque, CPU, température, etc.
  • Les sites web : temps de réponse, vitesse de transfert, etc.
  • L'intégrité des fichiers : /etc/passwd à été modifié, etc.
  • Analyse des logs

Comment Zabbix peut-il surveiller :
  • Des tests de connexion simples (ping, test de ports, etc.)
  • Interrogation d'un agent SNMP présent sur la machine à surveiller
  • Installation d'un agent Zabbix sur la machine à surveiller (agent disponible sur toutes les plateformes)

En résumé, le contrôle d'une machine fonctionne de cette façon :

On créé un objet, par exemple, l'objet température processeur.
Nous pouvons ensuite :
  • générer un graphique nous montrant l'évolution de la valeur de cet objet (ici la température du processeur tout au long de la journée)
  • créer un déclencheur (trigger) qui s'active si la valeur de l'objet rempli une certaine condition (par exemple, si la température dépasse 90°C).
Si ce trigger se déclenche, en plus de l'alerte sur le panel web, nous pouvons être averti par mail, SMS, messagerie instantanée (Jabber) ou bien exécuter un script sur la machine concernée.
Typiquement, si la température du processeur dépasse 100°C, je demande l'envoi d'un mail à la personne responsable puis j'exécute un script qui va arrêter la machine à distance.

II. Installation

Il y a plusieurs paquets à installer pour utiliser Zabbix :

  • zabbix-server : le serveur de supervision en lui même
  • zabbix-frontend-php : le panel web d'administration et de supervision de Zabbix
  • zabbix-agent : optionnel, il s'agit de l'agent interrogé par le serveur pour monitorer une machine

Ubuntu

Ces trois paquets sont présents dans les dépôts officiels d'Ubuntu.
Dans Intrepid Ibex, c'est l'avant dernière version stable de Zabbix qui est disponible (1.4). En revanche, pour Jaunty Jackalope, les dépôts contiennent la dernière version stable de Zabbix (1.6).

Debian

Les dépôts de la Debian Lenny contiennent eux aussi l'avant dernière version de Zabbix, la 1.4. Si vous voulez installer la dernière version, il vous faudra la compiler à partir des sources. Pour ma part, je l'ai fait en suivant ce tutoriel.

Durant l'installation du serveur (via les dépôts), il se peut que vous obteniez l'erreur suivante :
ERROR 2002 (HY000) : Can’t connect to local MySQL server through socket ’/var/run/mysqld/mysqld.sock’ (2)
Si c'est le cas, vérifiez que votre serveur mysql tourne toujours...

Une fois le frontend-php installé, il est accessible sur http://hostname/zabbix
login : admin
pass : si vous avez installé la version 1.4, rien, si vous avez la version 1.6, zabbix

Il est probable que vous obteniez cette erreur dans l'interface web :
Timezone for PHP is not set. Please set "date.timezone" option in php.ini
Dans ce cas, ajoutez cette ligne dans votre fichier /etc/php5/apache2/php.ini
date.timezone = "Europe/Paris"


III. Présentation

Mes screenshots ont été faits sur la version 1.4, je l'ai utilisé 1 semaine puis j'ai installé la version 1.6. il n'y a pas d'énormes changements au niveau de l'interface web, je conserve donc ces screenshots.
Note : Tous mes screenshots sont en anglais. Zabbix est très bien traduit, cependant je préfère utiliser la version anglaise car c'est plus simple pour suivre les tutos ou pour poster sur le forum officiel ;)


Partie supervision

Voici la page d'accueil de l'interface de supervision (dans la version 1.6, la page d'accueil est un tableau de bord qui récapitule les différentes évènements récents) :

Nous pouvons y voir les différents triggers (ou déclencheurs), autrement dit, les alertes des machines surveillées.

Onglet suivant, nous pouvons voir le contrôle d'un site Web (en l'occurrence ici le temps de réponse de ce site et la vitesse de téléchargement) :

Nous pouvons ensuite voir les différentes données recueillis par les objets, triés par type (disponibilité, intégrité, système de fichiers, logs, ...) :

L'onglet suivant nous indique les triggers déclenchés pour chaque hôte :

Voici une possibilité de Zabbix très appréciable : la possibilité de créer des cartes du réseau :


Malheureusement, Zabbix ne permet pas la création automatique de ce genre de map. Vous devrez entrer à la main les différents hôtes. Cependant, une fois que vos hôtes sont renseignés, ils sont actualisés en temps réel (par exemple, nous pouvons voir le nombre de problèmes) et cliquer sur l'hôte pour voir les problèmes associés (schéma ci-dessus).

Nous allons voir ensuite un des gros avantages de Zabbix : sa capacité à faire des graphiques. En effet, il est possible de coupler différentes données pour en sortir un graphique.
Voici par exemple un graphique couplant les ressources CPU (idle, CPU system, CPU user) :

Il est également possible de regrouper différents graphiques sur le même écran, de manière à avoir une vue la plus synthétique possible :

Il est possible de découvrir automatiquement un réseau. Nous donnons à Zabbix le pool d'adresses Ip qu'il doit sonder (par exemple 192.168.2.1 -> 192.168.2.254 puis nous spécifions quel port doit-il vérifier. Sur cette capture d'écran, les ports 21, 22, 25, 80 et 10050 (l'agent Zabbix) :

L'inventaire du réseau :


Pour le moment, l'inventaire n'est pas automatique, il serait plus qu'appréciable de pouvoir le coupler avec un outil du style d'OCS inventory mais cette fonctionnalité n'est pas encore intégrée.


Partie configuration

Voici les principaux onglets de la partie configuration :

Ajout d'un hôte :

Voici les différents objets d'une machine :

Maintenant les différents triggers :

La liste des utilisateurs de Zabbix :

Pour terminer avec cette petite présentation, je vais vous énoncer quelques avantages qu'a Zabbix par rapport à Nagios (je vois déjà les pro-Nagios fumer, j'ai trouvé ces comparaisons sur Internet car je ne connais pas Nagios.
Je suis donc ouvert à tout commentaire, que vous soyez pro-Zabbix ou pro-Nagios, venez compléter cette liste :) :

  • Toutes les fonctionnalités sont intégrées à Zabbix. En effet, là où il faut installer des plugins supplémentaires pour Nagios (pour les graphiques par exemple), Zabbix fourni d'office tous les outils.
  • Ceci fait que la mise à jour de zabbix est moins risquée. Si on met à jour Nagios, les plugins seront-ils toujours aussi fonctionnels ?
  • Installation et et mise en place de cette Zabbix beaucoup plus simple et rapide
  • Interface de supervision et de configuration plus intuitive et plus clair


J'espère vous avoir donné envie de tester cet outil. En tout cas, selon moi, c'est un outil vraiment parfait que nous inclurons dans les logiciels de notre (ou de votre) projet *Box !

À bientôt ;)
samedi, mai 30 2009

Gravatar de RespawnerDémo : la version 1.1.1 de gSplit en vidéo via Respawner

Ça commence à faire un petit moment que je n'avais pas parlé de gSplit et donc que je n'avais pas fait part de mon développement sous Ubuntu avec Java et GTK. Donc voilà une petite vidéo pour vous montrer l'actuelle version stable (numérotée 1.1.1) du petit gSplit.

La vidéo est téléchargeable.

Dès à présent, vous pouvez trouver une version packagée de gSplit dans mon PPA sur Launchpad (bien entendu, c'est un dépôt non officiel donc il faut faire attention). Pour le moment, seules les personnes utilisant Jaunty Jackalope peuvent en profiter. Pour plus d'informations pour obtenir gSplit, vous pouvez jeter un coup d'oeil sur la page qui lui est dédiée dans la documentation.

Dans un deuxième temps, comme dit à la fin de la vidéo, dans le but de développer la version 2.0.0 (qui est déjà commencée en fait), vous pouvez me suggérer toutes vos idées pour améliorer le programme aussi bien au niveau ergonomique qu'au niveau des fonctionnalités. Je prendrai note et tenterai de faire le maximum pour contenter tout le monde.

Gravatar de GenerationLinuxFirefox 3.5 RC est sorti ! via Génération Linux

La RC (Release Candidate, version juste avant la version finale) de Firefox 3.5 est sortie depuis hier. C'est l'occasion de faire le point sur les nouveautés de cette version.

Les améliorations et nouveautés :

    Le support des balises <video> et <audio>.

     D'ailleurs Dailymotion à lancé sa plate-forme utilisant la balise <video> et les codecs Theora/Vorbis  : http://openvideo.dailymotion.com/fr. Ce n'est qu'une version pré-beta, mais elle contient déjà plus de 400.000 vidéos. Toutes les nouvelles vidéos seront automatiquement encodées en Theora/Vorbis.
     Cela est vraiment une très bonne chose pour la promotion des formats libres et ouverts et l'utilisation des balises <audio> et <video> (et donc ne plus avoir à utiliser flash pour les videos).

    Le support des applications hors-ligne d'HTML 5

    Mode de navigation privée.

     Avec ce mode de navigation,déjà présent sur d'autres navigateurs, Firefox ne garde aucune trace de l'historique, des téléchargements,... et à la fin de la navigation privée Firefox revient aux pages ouvertes avant le lancement du mode privé.

    Suppression possible de l'historique des 1, 2 ou 4 dernières heures ou de la journée.

    Amélioration de la restauration de session.

     Il est maintenant possible de choisir quelles fenêtres et onglets restaurer.

    Amélioration du moteur Javascript TraceMonkey, plus rapide et plus stable.

     J'ai pu vraiment le remarquer sur les pages "lourdes", comme Netvibes, et cela fait du bien plus de rapidité.

    Moteur de rendu HTML Gecko 1.9.1, avec parsing spéculatif

    Améliorations des web worker threads et nouveau support natif de JSON   

    Gestion de l’API de géolocalisation du W3C

    Le support des propriétés des CSS 2.1 et 3.0 (comme par exemple opacity et text-shadow) et des transformations SVG.

    Encore des améliorations qui permettront dans l'avenir et au fur et à mesure de se passer du flash.

    Nouveau logo :

Ou plutôt restylage du logo surtout au niveau de la queue du panda :

Le dessin est encore en cours, vous pouvez voir les différentes versions et l'avancement du travail sur le blog d'Alex Faaborg, le responsable du design de Firefox.

Installation sous Ubuntu :


Pour Jaunty et Karmic (9.04 et 9.10) : il suffit d'activer les dépôts universe (activés par defaut dans Ubuntu) et installer le paquet firefox-3.5. (apt://firefox-3.5 ;)).

Pour Intrepid Ibex et Hardy Heron (8.10 et 8.04) : il faut ajouter le dépôt PPA de Fabien Tassin (attention, il s'agit de dépôts non-officiels) :

deb http://ppa.launchpad.net/ubuntu-mozilla-daily/ppa/ubuntu hardy main     # Pour Ubuntu 8.04 LTS (The Hardy Heron)
deb http://ppa.launchpad.net/ubuntu-mozilla-daily/ppa/ubuntu intrepid main # Pour Ubuntu 8.10 (The Intrepid Ibex)

Pour ajouter un dépôt : doc d'ubuntu-fr


La version finale devrait arriver au courant du mois de juin.

Pour en savoir plus sur les nouvelles technologies de Firefox 3.5 : Firefox 3.5 pour les developpeurs.

samedi, mai 23 2009

Gravatar de GenerationLinuxJournal d'une apprentie, troisième partie via Génération Linux

Bonjour à tous !

Me revoici pour le plus grand bonheur de tous ! (ou le plus grand désarroi de tous, ça dépend des gens). Je ne comptais pas refaire d'article à vrai dire, mais cet élan de célébrité me pousse à continuer !
Ma troisième partie sera donc consacrée à mon utilisation de Linux en général, étant donné que je ne peux pas encore vous parler d'une éventuelle recompilation du kernel, ou de la mise en place d'un SVN... peut-être pour la quatrième partie ;)

Avant de commencer cette troisième partie, je voulais mettre certaines choses au clair : tout d'abord, merci à tous ceux qui me soutiennent et me félicitent, ou même à tous les avis positifs, qui sont vraiment très encourageants. C'est grâce à ce genre de "mentalité' que le changement devient une partie de plaisir. Benjamin m'a dit qu'un topic sur Ubuntu-fr était consacré à mes écrits, j'en ai été très étonnée, mais ravie des commentaires positifs et tout aussi blasée des commentaires de frustrés de la vie (je cite : "Ce qui me fait chier moi c'est de voir des Tux absolument partout. Ce site parle que du noyau? Elle tente d'installer Linux sans les logiciels GNU?" ou encore : "Et puis on a l'impression qu'heureusement qu'il y a un mec, sinon la nana, elle n'y arriverait jamais, à passer sous Gnu/Linux"). Comme ça m'émeut... j'ai bien envie de dire "si ça vous fait chier" (je cite), et bien, ne lisez pas ;)
Ou sinon : "je ne crois pas que ce soit une fille qui ait écrit ça" : je sais, ma verve impressionne et tout ce qui impressionne est masculin, c'est bien connu. Ou encore, et là, je fais référence à mes articles précédents, arrêtez de me dire : "bouh la vilaine elle crache dans le dos du système qu'elle utilise !"... et alors, anormal d'après vous ? j'ai assez utilisé Window$ dans ma vie pour en constater les failles ! si j'en étais satisfaite, pourquoi aurais-je envie de changer ? posez-vous la question ! vous aimez Window$ ? Moi non. La discussion s'arrête là. Et puis, on se demande ce que les pros-window$ viennent d'ailleurs faire sur ce blog, soit dit en passant... surtout pour critiquer !
Revenons à nos moutons...

Troisième partie : ma nouvelle vie sous Linux

 
Nouvelle vie oui ! Plus de bugs, plus de virus, adieu Avast, du nouveau, du beau et du libre !

Bon, malgré tout, j'ai eu l'impression que Linux était encore assez inconnu chez les débutants lorsqu'une amie m'a dit "c'est quoi Linux, c'est comme Windows ? c'est payant ?".
Également ma grand-mère, lorsque Benjamin a installé Linux sur l'ordinateur portable de mon oncle, qui m'a demandée si sa facture n'allait pas être plus élevée (oui ma grand-mère est très soucieuse avec sa facture, lorsque mon frère est sur Youtube, elle demande si c'est gratuit).
Sans compter Monsieur X (nous ne le citerons pas) qui a peur de récolter un "cheval de bois". Là je me suis dit : on a pas tous un Benj à la maison quand on est un noob en informatique. Bref, en tout cas, j'essaie de faire ma petite promo autour de moi !

Lorsque j'entends mon père pester contre Avast qui se déclenche, je passe furtivement à côté de lui et lâche délibérément un "ah t'es encore sous Window$". Ou lorsqu'une amie a besoin d'un formatage "ah oui c'est vrai que c'est pas Linux". Et je m'en donne à coeur joie ! Je me découvre un petit côté satanique que j'adore et que je développe avec beaucoup de plaisir...
 
Après, je ne dis pas que Linux est parfait, il y a encore trop de choses que je n'aime pas et auxquelles je n'arrive pas à m'accoutumer. Mais peu importe, je suis en cure de déwindowsification, je veux m'en sortir et j'y parviendrai !

I. Installation de Ubuntu 9.04, Jaunty Jackalope

Il m'a tout d'abord fallu reformater Window$ suite à un virus (étonnant, non ?) il y a trois mois, et l'ordinateur, de ce fait, ne bootait plus que sur la partition Window$. Il refusait donc de m'afficher le grub et ne me laissait aucun choix (va sous Window$ et tais-toi jeune utilisatrice).
Le problème aurait pu être résolu facilement si Benjamin n'avait pas été confronté à une erreur qu'il ne comprenait pas ! J'ai donc choisi d'attendre que la nouvelle version d'Ubuntu sorte pour pouvoir l'installer et redémarrer sur de bonnes bases...

Je viens d'installer à l'instant la version Jaunty Jackalope, que je découvre en même temps que Benjamin d'ailleurs. Douze minutes montre en main pour les plus pointilleux ! Et je l'ai faite toute seule comme une grande ! Chose qui aurait été impossible avec Window$. L'installation est intuitive, facile à installer, à la portée de tous à mon avis.
Il m'a juste fallu l'aide de Benjamin pour installer les pilotes graphiques manquants. Excepté ça, aucun driver à installer, à aller chercher sur le net ! Tout est déjà reconnu, c'est très appréciable et c'est un gain de temps considérable !

Je ne vois pas de grandes différences avec l'ancienne version à première vue, du moins pour moi qui suis débutante, mis à part au niveau esthétique. Bref, je vous en dirai probablement plus la prochaine fois.

II. Zoom sur les applications


Tout d'abord, je trouve Synaptic vraiment astucieux ! On y trouve tout sans se fouler ! (alors que sous Window$ y faut vraiment être ambitieux et persévérant parfois).
C'est ici que j'ai pu retrouver Compiz (oui oui, il me fallait la pluie à tout prix, que voulez-vous...).

Il y a quelques petites choses qui sont sous Window$ et que je ne trouve pas sous Linux : je n'en ai pas en tête, exceptée une qui m'exaspère !
Sous Window$, dans vos images, vous pouvez choisir de voir l'intégralité de vos photos par l'option "miniature'. Sous Linux, que de temps perdu ! On ne trouve que "liste' et 'icônes', 'icônes" étant l'équivalent de "miniature', mais il faut les faire défiler une par une ! Je ne sais pas si j'arrive à me faire comprendre mais bon, j'aurais essayé ! Benjamin me dit que ça doit pouvoir se configurer, mais pour l'instant, cela reste un véritable mystère ! (edit : voyant effectivement que personne ne me comprend, voici un screenshot !).


Il y aussi le fait que je trouve que Linux en général demande trop souvent une confirmation pour ouvrir telle ou telle application. Ça fait un peu Vista à mes yeux (sacrilège, je sais).



D'ailleurs, en parlant de la capture d'écran, je suis ravie de voir qu'en appuyant sur la touche magique, elle s'enregistre automatiquement ! Juste renommer et c'est dans la boîte ! Pas besoin de copier-coller dans Paint si vous voyez ce que je veux dire !

J'ai également eu l'occasion de tester Emesene, Amsn et Pidgin. Pidgin m'a presque énervée : trop simpliste, moche pour résumer. Celui que je préfère est Emesene, même s'il est encore loin derrière Msn d'après moi. Peut-être que d'autres sortiront d'ici là, du moins je l'espère, parce que ceux-ci ne me plaisent pas vraiment.
La seule chose qui fait que je garde un dual boot est Paint Shop Pro. J'ai appris à m'en servir, je le trouve génial, j'ai mes petites habitudes dessus. Je vous laisse imaginer ma tête en voyant Gimp, cette petite fenêtre avec des icônes incompréhensibles, simpliste également, mais trop simpliste et pourtant pas intuitif... l'horreur. J'ai le sentiment d'avoir un Paint amélioré... et encore, je me demande si Paint n'est pas mieux : imaginez mon désarroi !

Emesene et Gimp sont donc les deux seules choses pour l'instant qui font que je garde Window$ (mais quelles choses puisque je me sers souvent de Msn et Paint Shop Pro).
Benjamin m'a parlée d'un logiciel (Wine) qui pourrait "rapatrier' un programme de Window$ sous Linux, nous verrons par la suite...

J'ai mis également dix minutes à chercher le bloc-notes... un grand moment de solitude. Gedit, mis à part son nom pas très révélateur, est quand même chouette à utiliser ; j'imagine mal un correcteur orthographique dans le bloc-notes sous Window$ quand j'y pense.

Je n'ai plus qu'à aller fouiner sur Génération-Linux pour installer des choses inutiles (et donc indispensables) pour approfondir mes connaissances sous Linux !
Au départ, ce n'était pas mon intention, étant donné que je n'ai qu'une utilisation d'internet assez réduite, mais mon frère de 13 ans qui va chercher sur Génération-Linux et et tape une ligne de commande pour installer un jeu, a développé chez moi un esprit de compétition que je ne me connaissais pas... allez savoir pourquoi !

Excusez-moi d'avance pour cet article un peu court par manque de temps et de connaissances surtout ! Si vous avez des questions à me poser, des choses à me proposer, à me faire faire, je serais ravie d'essayer !

A bientôt !
vendredi, mai 22 2009

Gravatar de GenerationLinuxSortie du FullCircle #24 en français via Génération Linux

Et un de plus ! La traduction du numéro 24 du FullCircle magazine est terminée et disponible sur le site officiel !


Le numéro 24 du FullCircle magazine est donc désormais disponible. Ne manquez pas ce numéro spécial de 43 pages !

Nous avons tenu compte de vos demandes et nous avons donc justifié l'intégralité du texte de ce nouvel opus. Nous espérons que vous apprécierez.


Le magazine est disponible sur le site officiel du projet !


P.S : Voici les membres de cette équipe de traduction. Si vous voulez faire parti de cette équipe, rendez-vous ici.

A bientôt pour le prochain numéro :)


mardi, mai 19 2009

Gravatar de GenerationLinuxN'utilisez pas Ubuntu One ! via Génération Linux

Il ne cesse de faire parler de lui. Depuis la sortie de la Ubuntu 9.04, il est présent sur tous les sites ou blogs en rapport avec Ubuntu. "Il" ? Je veux bien entendu parler du nouveau service de Canonical : Ubuntu One.
Le problème, selon moi, est que la plupart du temps (pour ne pas dire tout le temps), ces articles sur Ubuntu One ne se contentent que de décrire les "superbes fonctionnalités" de ce logiciel. Pour ma part, je vois énormément d'inconvénients à utiliser Ubuntu One !

Cet article à clairement pour objectif de dénoncer ce nouveau service, ces propos n'engagent que moi, je vous donne simplement mon avis, mes réflexions et mes interrogations... Le débat est bien entendu ouvert ;)

I. Présentation

Une petite présentation reste de rigueur : Ubuntu One est un service proposé par Canonical (actuellement en version bêta) vous proposant un espace de stockage de 2 Go gratuit afin de stocker vos données. En bref :
Vous installez un logiciel client sur votre machine (uniquement disponible pour Ubuntu 9.04) puis vous pouvez transférer vos données sur les serveurs de Canonical comme s'il s'agissait d'un dossier normal de votre système. Plusieurs utilisateurs peuvent ensuite se connecter sur votre "répertoire" afin d'obtenir ces mêmes données (constamment synchronisées). Une interface web permet également d'accéder à ces fichiers.
Vous pouvez obtenir 10 Go d'espace de stockage moyennant 10$ par mois.

Voilà pour la présentation "traditionnelle". Je voulais vous donner ma vison de la chose :

Ubuntu One est une de ces applications "à la sauce Web 2.0" surfant sur la vague du cloud computing vous permettant de transférer vos données sur un serveur utilisant un logiciel propriétaire (hé oui) situé à des centaines de kilomètres de chez vous, pouvant potentiellement être exploitées par d'autres personnes que vous (ou vos amis).

Le tableau est moins joli d'un coup, non ?

Note : Le cloud computing, pour ceux qui ne connaissent pas, est un concept qui dit que tout est stocké et traité à distance, sur Internet et non plus sur votre poste de travail. Vous ne travaillez plus directement chez vous, vous travaillez sur Internet, avec des outils accessibles sur Internet, sur vos données présentes sur Internet.


II. Pourquoi ?

Il est temps de vous expliquer pourquoi je pense tout ça. Il y a, selon moi, 4 raisons principales qui vont être listées ci-dessous, la moins importante en premier, pour finir avec LA raison la plus importante qui devrait vous inciter à renoncer à ce service et à utiliser des alternatives libres !


  • Un tarif élevé
Je considère cela comme étant le moins important car une version gratuite propose 2 Go d'espace de stockage, vous n'êtes donc pas obligé de payer pour utiliser ce service. Cependant, 10$ par mois pour obtenir 10 Go, je trouve cela plutôt cher. À titre de comparaison, Dropbox, le principal concurrent d'Ubuntu One propose 50 Go pour 9,99$ par mois ou 99$ par an (et possède nombre d'avantages supplémentaires comme des clients pour toutes les plateformes, un historique des fichiers, un système de versionning, etc.).

  • Compatible uniquement avec Ubuntu 9.04
Comme je vous l'ai dit ci-dessus, Ubuntu One est disponible depuis la version 9.04 d'Ubuntu. Hé bien le client Ubuntu One n'est disponible que pour cette nouvelle version d'Ubuntu (et uniquement Gnome pour l'instant). Moralité : vous voulez utiliser Ubuntu One ? Installez Ubuntu 9.04.
Les versions Windows et Mac ne seront pas développées par Canonical, étant donné que c'est un logiciel OpenSource, la communauté devra s'en occuper (ce qui peut être compréhensible).

  • Un serveur propriétaire
Comme vous le savez, le client Ubuntu One est libre et OpenSource. Normal me direz-vous, c'est Ubuntu quand même.
Oui mais derrière cela, il y a le côté obscur : le logiciel utilisé en tant que serveur est propriétaire et non-opensource... Étrange pour un produit estampillé Ubuntu...
Pour la petite information, le serveur est un programme codé en python. Voici une phrase tirée du site arstechnica qui résume très bien les choses :

Canonical will keep the server software closed for now so that it can build a healthy business on top of the service. This could be viewed as a controversial move by some members of the open source software community.

En gros, Canonical veut attendre de s'être fait suffisamment d'argent avec Ubuntu One pour éventuellement le passer en OpenSource.
Vous allez me dire : "Et alors, c'est le choix de Canonical, ils ont créé un produit et veulent gagner de l'argent dessus, c'est normal".
Oui c'est normal que Canonical propose des services pour financer ses activités. Ce qui est, selon moi, aberrant, c'est que ce logiciel se serve et profite de la marque d'Ubuntu pour quelque chose qui est, au final, très différent de la philosophie d'Ubuntu...

Petit rappel de cette fameuse philosophie, tiré de la page consacrée sur Ubuntu-fr :

Ubuntu est un projet communautaire de création d'un système d'exploitation et d'un ensemble complet de programmes informatiques utilisant des logiciels libres et gratuits. Au coeur de la Philosophie d'Ubuntu sur la Liberté Logicielle se trouvent ces idéaux philosophiques :

  • Tout utilisateur d'ordinateur devrait avoir la liberté d'exécuter, de copier, de distribuer, d'étudier, de partager, de modifier et d'améliorer ses logiciels pour toutes fins, sans payer aucun frais de licence.
  • Tout utilisateur d'ordinateur devrait pouvoir utiliser ses logiciels dans la langue de son choix.
  • Tout utilisateur d'ordinateur devrait être en mesure d'utiliser tous ses logiciels, même s'il souffre d'un handicap.

Notre philosophie est reflétée dans les programmes que nous produisons et incluons dans notre distribution. De ce fait, les termes des licences des logiciels que nous distribuons sont en accord avec notre philosophie, selon la Politique de Licence d'Ubuntu.

Je vous laisse y réfléchir...

  • Gardez le contrôle !
Voici le point le plus dangereux et le plus important selon moi. Même si vous n'êtes pas d'accord avec les arguments précédents, que vous pensez qu'ils ne justifient pas un boycott d'Ubuntu One, cet argument devrait (je l'espère) vous convaincre de ne pas l'utiliser !
Le principe d'Ubuntu One est donc d'envoyer vos données sur des serveurs appartenant à Canonical, vous ne savez pas vraiment où, à des centaines de kilomètres de chez vous.

Cela ne vous dérange pas ? Je veux dire, un logiciel propriétaire avec un code fermé, vous n'avez aucune connaissance du fonctionnement de ce logiciel.
  • Comment sont stockées vos données ?
  • Sont-elles cryptées (le transfert est crypté via SSL mais qu'en est-il du stockage sur les serveurs) ?
  • Qui a accès physiquement (ou "numériquement") aux serveurs et à ses vos données ? 
Pour faire simple, vous n'avez absolument aucun contrôle sur vos propres données !

Pourquoi est-ce si important ?

Voici un exemple vous prouvant que garder le contrôle de ses données (et notamment de ses mails) peut parfois s'avérer bien utile :

En parlant d'un journaliste chinois :
[...]
Étant accusé de "divulgation illégale de secrets d’État à l’étranger", son verdict a été rendu et il a été condamné à une peine de 10 ans de prison.
[...]
Dans cette triste affaire, Yahoo ! est donc un acteur clé dans la condamnation d'un journaliste chinois, victime de la censure. Le moteur de recherche aurait fourni au gouvernement chinois les coordonnées ainsi que l'adresse IP de Shi Tao, journaliste local, qui aurait divulgué les fameux secrets d'État aux pays étrangers, via e-mail.(source)


Vous allez me dire que cela n'a rien à voir avec Ubuntu One, qu'ici il s'agit d'un mail et non de données, que c'est un exemple trop "extrême"...
Détrompez-vous, dans les deux cas, vous mettez vos informations à disposition de quiconque ayant un accès aux serveurs, qu'il soit physique ou numérique. Ces mêmes personnes qui n'hésiterons surement pas à fournir ces informations si les autorités en font la demande par exemple (au moins pour ne pas avoir de problème avec la loi).

Pour finir, une comparaison "douteuse", il faudrait, je pense, vraiment informer les internautes non-conscients de ce genre de dangers avec des slogans du style "Vous dites à vos enfants, frères et sœurs de ne pas accepter des bonbons de la part des inconnus ? Alors pourquoi donneriez-vous vos données au premier service venu ?". Le danger n'est pas le même me diront certains...
Dans ce cas, repensez à ce pauvre journaliste chinois. Ne faites pas confiance aux inconnus !


Voilà, je n'ai pas trop l'habitude de faire ce genre d'article mais je voulais vraiment faire prendre conscience à un maximum de gens du danger de toutes ces solutions propriétaires de cloud computing. Certains dirons que je suis trop extrémiste dans mes propos, je pense juste qu'il faut dénoncer les nouveaux dangers d'Internet (et ils sont nombreux).
Ces applications de cloud computing ont le vent en poupe, ne nous laissons pas submerger par cette tempête, gardez à l'esprit l'histoire de ce journaliste (qui n'en est qu'une parmi tant d'autres) et surtout : Gardez le contrôle de vos données et de votre vie numérique !

Vous n'aurez pas besoin de vous priver, par exemple, si on reprend ce système proposé par Ubuntu One, certains pourraient se dire "Ok, je donne mes données à des inconnus, mais ce service est tellement pratique, je prends le risque".
Sachez qu'il existe des alternatives où vous pouvez mettre en place ce système chez vous, sur votre machine uniquement (comme le logiciel iFolder, sur lequel je ferais un article d'ici peu de temps).

Je voulais terminer cet article par une citation de Richard Stallman à propos du cloud computing. Je l'ai découverte après avoir écrit les lignes précédentes et je me retrouve assez bien dans ces propos :

"Le cloud computing est tout simplement un piège forçant plus de monde à verser dans la sécurité, à acheter des systèmes propriétaires qui leur coûteront de plus en plus cher au fil du temps. [...] L'une des raisons pour lesquelles vous ne devriez pas utiliser des applications Web pour votre travail informatique est la perte de contrôle. C'est tout aussi mauvais que d'utiliser un programme propriétaire. Pour votre informatique personnelle sur votre ordinateur, choisissez un programme qui respecte la liberté. Si vous utilisez un programme propriétaire ou le serveur Web de quelqu'un d'autre, vous êtes sans défense. Vous vous en remettez à quiconque a développé ce logiciel." (source)


P.S : Certes, je me suis servi d'Ubuntu One pour élargir la question sur les dangers du cloud computing. Je suis curieux de connaitre vos avis sur la question, vos avis d'Homme, d'informaticien, de libriste... Dites-moi ce que vous pensez d'Ubuntu One et du cloud computing, dites-moi si j'ai réussi à vous faire changer d'avis ou au contraire, à renforcer vos convictions... en gros dites-moi tout ! :)
dimanche, mai 17 2009

Gravatar de GenerationLinuxSortie de Cairo-Dock 2.0, les nouveautés via Génération Linux

Cairo-Dock 2.0.0, avec son nouveau support de l'OpenGL, est dès maintenant disponible pour toutes les chaumières des Linuxiens !

Cairo-Dock, c'est ce jeune dock, ultra personnalisable et très complet, qui n'a plus à rougir face à AWN et les autres docks. Contrairement à eux, les nombreux applets/plug-ins peuvent être affichés en desklet (hors du dock, sur le bureau ou la couche de widgets de Compiz). Mais, l'importante nouveauté de cette version 2.0.0 est le support total de l'OpenGL pour utiliser au maximum la carte graphique.
Alors, si vous avez toujours rêvé d'avoir un "super" dock, que l'on dit parfois meilleur que celui proposé par MacOSX, tout en ayant de jolis effets multiples et en gardant une fluidité sans reproche, même sur un netbook, lisez la suite pour plus d'informations !


Cairo-Dock 2.0.0 ou "GlxDock"


C'est finalement 6 mois après sa dernière version que l'équipe de Cairo-Dock est fière de sortir sa nouvelle version 2.0.0 ou "GlxDock".

Du côté des nouveautés, on peut désormais l'utiliser avec le moteur OpenGL. Ce dernier utilisera au maximum la puissance de la carte graphique. L'avantage est énorme : l'ensemble du dock reste fluide en permanence, même avec moult effets graphiques et un CPU abondamment chargé par d'autres applications !
Voici ce que ça peut donner sur un netbook :


D'autres captures d'écran, en images ou en vidéo, sont disponibles sur cette page.
On peut également y voir une vidéo réalisée par un utilisateur qui ne fait pas partie de l'équipe :



Cependant, pour les possesseurs de cartes ATI ou Intel, sur lesquelles le support du DRI2 est en plein développement et pour les très anciennes cartes graphiques qui ne gèrent pas l'OpenGL dans sa version 2, le backend Cairo (sans OpenGL) est encore présent et permet donc à ces derniers de tout de même profiter des améliorations et des nouvelles applets du dock !

Cairo-Dock est différent ! Cairo-Dock évolue !

Cairo-Dock se distingue également des autres dock parce qu'il est ultra paramétrable et vous avez plein de possibilités de personnalisations comme le montre les copies d'écran disponibles.
Avec cette nouvelle version, le panneau de configuration a été entièrement ré-écrit avec une interface plus conviviale, des filtres de recherche, un gestionnaire de thèmes où vous pouvez, en deux cliques, changer de thèmes par un autre se situant sur le serveur de Cairo-Dock ou par celui que votre ami a facilement packagé grâce au même menu. N'hésitez pas à partager vos thèmes avec la communauté sur le forum de Cairo-Dock !

À noter également que l'ergonomie de la barre des tâches, pour les différentes vues disponibles, a été grandement améliorée. De plus, de nouveaux plug-ins, optimisés pour l'OpenGL, ont été inclus dans cette nouvelle mouture.
On y découvre 'Animated-Icons', 'Icon-Effects', 'Illusion', 'Drop indicator', 'Motion-Blur' et 'Dialog-Rendering'. Grâce à eux, votre dock pourra être en parfaite harmonie avec votre configuration de Compiz, avec des effets d'explosion, de feu, les icônes tournant sur elle-même, rebondissant, des boites de dialogues avec reflets, etc.

Toujours du côté des graphismes, on peut découvrir que la plupart des plug-ins/applets, pouvant être utilisés en desklets, savent maintenant être disposés en 3D et sur la couche de Widgets de Compiz !


Certaines applets ont vu le jour : 'Keyboard-Indicator', 'Quick-Browser', 'Toons', 'Weblets', tandis que d'autres ont profité d'un nouveau "lifting", comme 'Clock', 'Gmenu', 'Rhythmbox', 'Shortcuts', 'Slider', 'Xgamma'.

Vous pouvez les aider ? Allez-y, proposez !

D'un point de vue pratique, Cairo-Dock 2.0.0 est disponible dans plusieurs langues (l'anglais, le français, l'italien et le japonais) mais n'hésitez pas à laisser un mot sur le forum de Cairo-Dock pour aider à la traduction. De même, l'équipe voudrait intégrer un nouveau plug-in pour permettre une meilleure intégration du dock dans l'environnement de bureau KDE. Mais d'un autre côté, aucun des développeurs ne connait assez KDE pour réaliser ce plug-in. Si vous pensez pouvoir les aider, n'hésitez pas !

L'installation

On ne pouvait pas terminer cette news sans parler de l'installation ! Pour les systèmes se basant sur Debian comme Ubuntu, Cairo-Dock dispose toujours de ses propres dépôts (attention, il ne s'agit pas des dépôts officiels d'Ubuntu !). Reportez-vous au wiki de Cairo-Dock pour plus d'informations, il est très complet et facilement compréhensible.
Pour les autres distributions, certaines disposent également de dépôts à jour mais d'autres devront passer par les sources en attendant que ceux-ci soient actualisés.
Les paquets de sources sont disponibles à cette adresse.

Qui se cache là-dessous ?

Un petit mot sur l'équipe :
Cairo-Dock est actuellement composée de :
  • Fabounet (Fabrice Rey),
  • ChanGFu (Rémy Robertson),
  • Paradoxxx Zero (Florian Mounier),
  • Tofe (Christophe Chapuis),
  • Mav (Yann Sladek),
  • Necropotame (Adrien Pilleboue),
  • Nochka85 (Yann Dulieu),
  • Rom1 (Romain Perol),
  • Matttbe (Matthieu Baerts),
  • ainsi que de nombreux beta-testeurs, sans qui Cairo-Dock n'en serait pas où il en est !
Licence :

Cairo-Dock est distribué sous licence GNU/GPL version 3 dont les conditions d'utilisation sont disponibles ici !

Site officiel de Cairo Dock


Article écrit par Matttbe
mercredi, mai 13 2009

Gravatar de eMerzhJukeBox partagé au bureau.... via eMerzh

Profitant d'une machine un peu vieille et destinée au rebut, l'idée nous passa par le tête de faire une station de musique partagée. En effet, nous sommes actuellement 3 dans le bureau et 1 seul d'entre nous possède une paire de baffles.

Pas toujours évident donc de gérer la musique.

L'idée c'était que nous mettions la paire de baffles sur l'ordinausore puis, grâce à une interface web ou autre, chacun pourrait piloter à son gré la musique et le volume (pour pouvoir encore répondre au téléphone :p).

La musique doit pouvoir jouer en mode aléatoire. Et il doit être possible d'intercaler des musiques spécifiques dans l'aléatoire.

Un programme correspondait à nos demandes MPD ou Music Player Daemon.... voici comment nous l'avons installé.

Installation de MPD

Ici rien de bien complex, il suffit de s'appuyer sur les paquets fournis par ubuntu pour installer mpd serveur et son client.

Pas besoin d'interface graphique pour mpd, puisqu'il tourne entièrement en console.

sudo aptitude install mpd mpc

Configurez ensuite votre serveur dans le fichier /etc/mpd.conf ... aidez vous du wiki ubuntu pour les options.

Nous avons juste changé la méthode d'accès au son, ainsi que l'option "music_directory" pour pointer vers notre répertoire de musique.

Ensuite un petit

sudo /etc/init.d/mpd restart

et

sudo mpd --create-db /etc/mpd.conf

Voilà MPD qui fonctionne!

Ajout de l'aléatoire

Le mode "Mélangé" de MPD ne nous convenait pas tellement. Nous avons donc choisi de nous tourner vers un petit add-on pour effectuer cette tâche : Mpdrandomd.

Ce programme va se charger qu'il y ait au moins X chansons choisies au hasard dans la file d'attente. De telle sorte que si un morceau doit être spécifiquement jouer, il nous est tout à fait possible d'inserer.

Ajoutons donc les libraries utiles au script.

sudo aptitude install python-mpd

Malheureusement le script n'est pas disponible par package... il faut chipoter soi-même et donc !!! Risquer de mettre en l'aire !!! sa machine.

Un petit hg clone http://bitbucket.org/matclab/mpdrandomd/ et voilà le script récupéré.

Veillez ensuite à mpd_rand lancer le script au démarrage de MPD.

Nous avons également installé un cron pour stopper / redémarrer le script afin de prendre en compte les changements de la base de données de mpd.

ps: utilisez l'option -d (debug) pour avoir plus d'information du script...

Les clients :

Chacun dans le bureau a choisi son client et s'est connecté sur le nouveau serveur mpd. Mon choix s'est porté sur sonata. Simple, sobre, efficace et disponible dans les dépots... bref tout ce qu'il faut.

sudo aptitude install sonata

Puis lancez-le, indiquez l'ip de votre machine et vous voilà connecté....

À vous la musique!

vendredi, mai 8 2009

Gravatar de GenerationLinuxtmpfs : utiliser sa RAM comme répertoire de stockage. via Génération Linux

Avec la quantité de RAM dans les ordinateurs actuels (2Go voir de plus en plus souvent 4Go) une bonne partie est souvent inutilisée (même avec la mémoire cache).  Il est possible sous GNU/Linux d'utiliser une partie de sa RAM comme espace de stockage, et en plus du coté technique et intéressant, cela présente des avantages.

tmpfs est le nom donné au système de fichier Unix temporaire. L'implémentation de tmpfs dans les noyaux Linux  2.6 est basé sur ramfs. Il est possible de fixer une limite de taille et il alloue dynamiquement la mémoire (contrairement à un Ram Disque).

1 Mise en place.

Nous allon creer un point de montage sur /media/montmpfs.

Il faut d'abord creer le dossier :

mkdir /media/montmpfs

Puis si il le faut changer les droits sur ce dossier, pour que tout le monde puisse lire/ecrire/executer

chmod 777 /media/montmpfs

Enfin un tmpfs se monte comme tous les points de montage sous linux, avec la commande mount.

mount -t tmpfs -o size=256M tmpfs /media/montmpfs

Donc -t pour spécifier le type de fichier, -o pour les options, dont la taille (si elle n'est pas précisé la taille par défaut est égale à la moitié de la RAM), puis le périphérique, ici tmpfs ou none (personnellement j'utilise tmpfs, car avec la commande df il y est écrit tmpfs comme Système de fichiers), puis le point de montage.

Pour le monter automatiquement au démarrage il faut éditer le fichier /etc/fstab

Exemple de ligne à rajouter:

tmpfs /tmp tmpfs defaults,size=1g 0 0

2 Que faire avec tmpfs ?

L'utiliser comme espace de stockage temporaire, par exemple pour réaliser des conversions audio, ou si vous avez un lecteur cd trop bruyant,..

L'utiliser pour /tmp, /var/tmp et /var/lock. /tmp contient les fichiers temporaires, et est de toute façons effacé à chaque redémarrage, utiliser un tmpfs est donc parfait. /var/tmp contient les fichiers temporaires des applications, mais qui ne sont pas effacés après un redémarrage. Cette fonctionnalité est donc perdue, mais ça n'affecte pas le programme (peut être juste la vitesse,..), vu que ce ne sont que des fichiers temporaires. /var/lock contient les verrous que certains programmes posent pour empêcher un autre programme d'accéder à ses valeurs (par exemple les verrous des gestionnaires de paquets comme apt-get ou pacman).

Accélérer Firefox : Il est possible aussi de mettre le cache de Firefox en ram, et ainsi améliorer les performances.

Allez dans la configuration de Firefox (about:config dans la barre d'adresse) et cherchez l'option browser.cache.disk.parent_directory. Si cette clé n'existe pas créez la (clic droit, Nouveau>Chaîne de caractères), puis modifiez sa valeur par le point de montage de votre tmpfs.

L'utilisation de tmpfs permet aussi d'éviter les accès au disque, utile pour les SSD.

Il est aussi possible de mettre des dossier comme /var/log, /var/cache/pacman,... (des dossiers qui ont besoins d'être sauvegardés, mais qui ne sont pas trop gros et permettent d'améliorer les performances ou réduire les accès disque) dans un tmpfs, et de copier les fichiers du disque dur vers le tmpfs au démarrage et l'inverse à l'arrêt du système, grâce au fichiers rc.local et rc.local.shutdown.
Un exemple dans le wiki d'archlinux. (Attention, il vous que vous sachiez ce que vous faites avant d'entreprendre ce genre de manipulation!).

/!\ Vos données sont en RAM, donc en cas de coupure de courant, vous perdez vos données, faites attention à ce que vous stockez en RAM /!\

Et voila, vous savez comment utiliser votre RAM comme espace de stockage.

Gravatar de profnoelLa Balado du ProfNoël: édition 9.05 ! via Prof Noel

podcastVoici l’édition 9.05 (mai 2009) de la balado du ProfNoël.

Vos commentaires: drop.io/profnoel

Message vocal: +1 (646) 402-5686 poste 91168

Vos commentaires: balado arrobas profnoel point com

Bonne émission.

Voici les liens discutés dans cette édition:

Scratch

http://scratch.mit.edu/

Installfest

Premier install fest d’Ubuntu à l’Aquops, un vif succès!

Formats Libres

Theora sea

http://itheora.org

http://blip.tv

Mon vidéo ajouté

http://www.openformats.org/

Pièce musicale

Broken Stereo (Version Acoustic) par Sean Fournier

Broken Stereo (Acoustic Version)

Broken Stereo (Acoustic Version)

En format .mp3
Balado du ProfNoel - 9.05

En format libre .ogg
Balado du ProfNoel - 9.05


identica icon_twitter_02

Article original écrit par Éric Noël dans le //Cybercarnet du ProfNoel, le 07/05/2009. | Permalien | 3 commentaires

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mercredi, mai 6 2009

Gravatar de GenerationLinuxLes CD Ubuntu sont arrivés ! via Génération Linux

Un petit article pour vous signaler que les premiers CD Ubuntu sont arrivés. J'ai reçu le mien ce midi et j'ai été agréablement surpris, c'est vraiment le plus beau de tous les CD Ubuntu que j'ai reçu jusqu'à présent !

J'ai fait une petite photo avec quelques-uns de ses ancêtres :

Et toujours quelques petits autocollants Ubuntu... D'ailleurs je suis curieux, vous en faites quoi vous de ces autocollants ? Moi j'en colle toujours un sur mes PC et mes disques durs externes :)

Pour ceux qui veulent, vous pouvez aussi commander le votre gratuitement sur le site de Ship-it ! C'est vraiment une très belle initiative !

mardi, mai 5 2009

Gravatar de GenerationLinuxLe shell interactif : zsh. via Génération Linux

zsh est un interpréteur de commande (un shell). Il a été écrit par Paul Falstad en 1990.
J'en ai souvent entendu parler, mais je ne m'y suis jamais mis, continuant à utiliser bash(qui est d'ailleurs le shell par défaut de beaucoup de distributions) par habitude. Mais j'ai commencé à utiliser zsh en stage et il m'a vraiment conquis. Je vais vous présenter ce qui ma principalement plu dans zsh et comment le configurer.

1 Installation.

L'installation se fait par paquet pour toutes les distributions. Par exemple, pour Ubuntu : apt-get install zsh.

Après l'installation, lors du premier lancement de zsh, vous aurez un menu. Il permet de créer un fichier zshrc (le fichier de configuration de zsh) minimal. Vous pouvez aussi choisir de ne pas le créer, ou créer un fichier vide (évitant ainsi le menu à chaque démarrage). Je vous conseille bien sur de faire la configuration, même si par la suite vous allez surement modifier ce fichier, cela fait un bon début quand même.

Pour utiliser zsh comme shell par défaut il y a la commande chsh.
Cette commande vous demandera le shell à utiliser, répondez /bin/zsh.
Vous pouvez aussi modifier le fichier /etc/passwd, et remplacer votre shell (à la fin de la ligne) par /bin/zsh.

2 Pourquoi zsh ?:

1. Complétion très performante.

La complétion (votre shell complète la commande lorsque vous appuyez sur <Tab>) est puissante, plus que sous bash.
Par exemple, si vous utilisez la complétion après la commande "cd", zsh ne vous proposera que des nom de répertoires. Ou après ssh il vous proposera les hôtes qui sont stockés dans /etc/hosts. La complétion se fait aussi sur les options des programmes, des pages de man,...

La complétion est en plus entièrement configurable avec "compinit"

2. Correction des commandes tapées :

zsh permet la correction des commandes tapées.

Exemple :
[xenom@myhost ~]% nanp .zshrc                                           (21:34)
zsh: correct 'nanp' to 'nano' [nyae]?


nyae pour non/oui/annuler/éditer. Non exécute la commande sans correction, oui exécute la commande corrigée, annuler reviens sur un prompt vide et éditer sur le prompt avec la commande.

3. Le prompt


L'invite de commande est personnalisable, et il est possible d'avoir une invite à droite de l'écran, qui disparaît si la commande est longue.
Les variables sont PS1 et RPS1. Elles se configurent sur le même principe que bash, mais la syntaxe est différente.

Quelques variables :

%T      Heure système (HH:MM).
%*     Heure système (HH:MM:SS).
%D     Date système (YY-MM-DD).
%n     Nom d'utilisateur.
%B - %b     Balises de début - fin de l'affichage en gras.
%U - %u     Balises de début - fin de l'affichage souligné.
%d     Répertoire de travail courant long.
%~     Répertoire de travail courant relatif à ~.
%M     Nom d'hôte de l'ordinateur.
%m     Nom d'hôte jusqu'au premier ".".
%#    # si utilisateur root, % sinon.

La liste : http://zsh.sunsite.dk/Doc/Release/zsh_12.html#SEC40

4. le globbing

Le "globbing" est l'application d'un motif sur une liste, c'est l'usage des expressions régulières en fait.

zsh permet une utilisation assez poussée : par exemple "**" permet de rechercher dans les sous repertoires.
ls *(sh|py) liste les fichier/dossiers finissant par "sh" ou "py".

zsh permet aussi une recherche par type de fichier :
Fichier :                     .
Fichier lisible :           r
Fichier inscrivable :   w
Exécutable :              x
Répertoire :               /
Lien symbolique :      @

Pour des infos plus détaillés il y a le man zshexpn

5. Les options.

Les options de zsh sont activables/désactivables grâce aux commandes setopt/unsetopt. Pour avoir la liste des options, faites <Tab> apres setopt, grace à l'autocomplétion de zsh vous pourez voir les options disponibles.

Il y deux avantages, vous avez le choix de celles que vous voulez utiliser et pas, et aussi un shell leger, car ne sont actives que celles qui sont utilisées.

En voici quelques unes :
always_to_end : si la complétion est réalisé au milieu d'une commande, le curseur revient à la fin.
autocd : cd automatique, permet de changer de répertoire sans indiquer cd.
beep : bip système.
correct : correction "orthographique" des commandes.
hist_verify : Quand la commande commence par "!" pour utiliser l'historique, zsh affiche la commande dans le prompt sans l'executer.
hist_ignore_dumps : ne pas écrire les doublons dans l'historique.


Liste complete : man zshoptions
ou http://zsh.dotsrc.org/Doc/Release/zsh_27.html

6. Les alias.

Il est bien sur possible d'utiliser des alias. Mais zsh permet d'utiliser des alias sur les suffixes. Cela permet d'utiliser son application/commande favorite pour un type de fichier.
Exemples :
alias -s sh="nano"
alias -s jpeg="gpicview"

Avec ces alias, si je fait script.sh, il sera automatiquement ouvert avec nano.

3 Configuration :

Il y a deux fichiers de configuration principaux :
zshrc et zshenv.

zshrc est le fichier de configuration principal de zsh, il contient les options, les alias, les fonctions,...
Un exemple (très simple):

zstyle :compinstall filename '/home/xenom/.zshrc'

autoload -Uz compinit promptinit
compinit

promptinit

# Options
setopt correct
setopt hist_verify
setopt nobeep
setopt HIST_IGNORE_DUPS

# Alias
alias ls='ls --color=auto'
alias halt='sudo halt'
alias reboot='sudo reboot'

# Raccourcis clavier
# Redefini Del & Ins
bindkey '^[[3~' delete-char
bindkey '^[[2~' overwrite-mode
bindkey -e



zshenv contient les variables d'environnement (elles peuvent etre aussi etre dans zshrc)
Un exemple :

HISTFILE=~/.histfile
HISTSIZE=1000
SAVEHIST=1000
PS1="[%n@%M %~]%# "
RPS1="%{"$'\033[01;34m'"%}(%T)%{"$'\033[00m'"%}

Il reste encore beaucoup d'options et beaucoup à dire, ceci n'est qu'un aperçu des fonctions de zsh qui m'ont intéressées dès le début , je vous conseille d'aller faire un tour dans les pages de man et sur internet pour trouver toutes les options qui vous sont utiles ;).

Site officiel.

dimanche, mai 3 2009

Gravatar de RespawnerLe système de notification à portée de main avec java-gnome via Respawner

Il m'est arrivé, à plusieurs reprises, de parler du binding java-gnome. Depuis que je passe sur le canal IRC régulièrement, j'ai eu l'occasion, avec des utilisateurs et hackers plus expérimentés que moi, de travailler sur le système de notification. Le système se base donc sur libnotify qui est utilisé par le joli notify-osd qui a fait son apparition avec Jaunty Jackalope.

Le travail n'est pas encore dans la branche principale de java-gnome mais ça ne devrait pas tarder. Tout ceci grâce à Serkan Kaba qui a tout développé sur sa branche personnelle dédiée à libnotify. Pour la compiler, on passe par les commandes suivantes sans oublier d'installer le paquet libnotify-dev :
$ bzr checkout <url>
$ cd libnotify
$ ./configure --prefix=/usr
$ make
$ sudo make install


Il est alors possible d'utiliser le binding, un exemple est disponible et donne le résultat que voici.

On pourra donc espérer voir cette nouvelle fonctionnalité dans la prochaine version de java-gnome (qui attendra un bon moment quand même à cause de la sortie très récente de la release 4.0.11). Notez qu'il est également possible d'interagir avec le système de notification via dbus mais la solution proposée par java-gnome paraît beaucoup plus simple d'emploi et a l'avantage de ne pas avoir à installer la dépendance dbus-java.