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mardi, avril 29 2008

Gravatar de CedynamixLes processus Zombies sous Linux via Cedynamix

Si une chose est sûre dans ce monde, c’est que de l’informatique on ne connaît jamais tous. Il y a toujours matière à se poser des questions et à apprendre.

Depuis 3-4 jours, je suis embêté par un problème. Quand je lance mon lecteur vidéo, smplayer pour ne pas le nommer, se fige au lancement d’un fichier. Je n’ai malheureusement toujours pas réussi à résoudre le problème. Mais pendant mes recherches infructueuses, j’ai remarqué à plusieurs reprises dans le moniteur système, la présence de 1 voir 2 processus .sh Zombie. Je n’avais jamais vu autant et aussi régulièrement de processus Zombie depuis ma migration sur Hardy Heron.

Alors, après moult tentatives de meurtres contre ces processus zombie et des sudo kill sans effet, je me suis posé la question suivante.

Un processus Zombie c’est quoi ?

Sur les systèmes de type Unix et dérivés, un processus zombie est un processus qui a été lancé par un processus tiers (que l’on appellera processus père ou parent) et qui s’est terminé sans que le processus parent ne soit mis au courant. Le système vide alors la mémoire et les ressources utilisées par le processus Zombie et ensuite la table des processus garde une trace du méchant processus, à disposition du processus parent. Dès lors, au moment ou le processus parent demandera au système l’état du processus dont il est l’instigateur, le processus zombie disparaîtra.

Sur les anciens systèmes, cela provoquait un gaspillage énorme des ressources matérielles et pouvait amener à des blocages car le nombre de processus étant limité par le nombre possible de PID, un trop grand nombre de zombies peut empêcher le système de créer de nouveaux processus. C’est la raison pour laquelle il a été décrété que tout processus bien élevé ne devait pas créer de zombie et par extension qu’il n’était donc pas normal d’en trouver.

La seule manière d’éliminer ces processus zombies consiste à causer la mort du processus parent, par exemple au moyen du signal SIGKILL (qui termine brutalement un processus). Le ou les processus fils sont alors automatiquement rattachés au processus n°1, généralement init, qui se charge à la place du processus parent d’appeler wait (qui suspend l’exécution du processus courant jusqu’à ce qu’un enfant se termine, ou jusqu’à ce qu’un signal à intercepter arrive. Si un processus fils s’est déjà terminé au moment de l’appel, la fonction revient dans la foulée) sur ces derniers. Si ce n’est pas le cas, cela signifie que init est défaillant (ou que le processus n°1 n’est pas init, mais un autre programme n’ayant pas été prévu pour ça); le seul moyen de se débarrasser des zombies, dans ce cas, est le redémarrage du système.

Voilà après cette brève explication, une nouvelle question ce pose. Mais comment trouve t-on le processus parent d’un processus Zombie. Pour cela, suivez le second chapitre.

Comment trouver le coupable.

Pour procéder à une bonne enquête, il faut le bon outil et cet outil s’appelle ps. Il permet de faire un cliché instantané des processus en cours et grâce à une option permet de le faire de façon hiérarchique. Tapez la commande suivante dans un Terminal que vous aurez mis en plein écran (pour faciliter la lecture de certaines lignes à rallonge) 

ps xaf

  • f : affiche les arbres généalogiques des processus.
  • a : présente également les processus des autres utilisateurs.
  • x : affiche les processus qui n’ont pas de terminal de contrôle.

Détaillons l’affichage d’une partie du résultat de mon cas.

 8722 ?   Sl     0:07 /usr/bin/python /usr/lib/deskbar-applet/deskbar-applet –oaf-activate-iid=OAFIID:Deskbar_Applet_Factory –oaf-ior-fd=19
 8831 ?   Z      0:00  \_ [sh] <defunct>
 8843 ?   Z      0:00  \_ [sh] <defunct>

Cela veut dire que le processus 8722 (deskbar-applet) a donné naissance à 2 processus le 8831 (.sh) et le 8843 (.sh) On dit ainsi que le processus 8722 et le processus parent des processus 8831 et 8843. Et c’est donc ce processus parent qui a abandonné ses fils qui, par la suite, sont devenus des zombies (c’est vraiment plus ce que c’était la famille).

Pour répéter ce que je disais un peu plus haut, la seule façon de se débarrasser d’un processus zombie, c’est de tuer son père (le 8722). Mais si on fait cela, il y aura de forte chance de voir disparaître quelque chose à l’écran ou de léser votre système d’un de ses composants. Dans tous les cas les risques sont minimes car si vous tuer un processus père qui plante tout, vous redémarrez et c’est reparti ! Comme dit ma grand-mère on ne fait d’omelette sans casser des oeufs ;-)

Pour conclure, j’ai donc tué par le biais du moniteur système, le processus père qui a généré mes 2 processus Zombie, soit pour rappel deskbar-applet. Le système m’a demandé après cette opération si je voulais recharger ce processus. J’ai répondu oui pour voir et il m’a recréé 1 processus Zombie dans la foulée. Deskbar-applet c’est pas bien :-)

Gravatar de CedynamixLes processus Zombies sous Linux via Cedynamix

Si une chose est sûre dans ce monde, c'est que de l'informatique on ne connaît jamais tous. Il y a toujours matière à se poser des questions et à apprendre.

Depuis 3-4 jours, je suis embêté par un problème. Quand je lance mon lecteur vidéo, smplayer pour ne pas le nommer, se fige au lancement d'un fichier. Je n'ai malheureusement toujours pas réussi à résoudre le problème. Mais pendant mes recherches infructueuses, j'ai remarqué à plusieurs reprises dans le moniteur système, la présence de 1 voir 2 processus .sh Zombie. Je n'avais jamais vu autant et aussi régulièrement de processus Zombie depuis ma migration sur Hardy Heron.

Alors, après moult tentatives de meurtres contre ces processus zombie et des sudo kill sans effet, je me suis posé la question suivante.

Un processus Zombie c'est quoi ?

Sur les systèmes de type Unix et dérivés, un processus zombie est un processus qui a été lancé par un processus tiers (que l'on appellera processus père ou parent) et qui s'est terminé sans que le processus parent ne soit mis au courant. Le système vide alors la mémoire et les ressources utilisées par le processus Zombie et ensuite la table des processus garde une trace du méchant processus, à disposition du processus parent. Dès lors, au moment ou le processus parent demandera au système l'état du processus dont il est l'instigateur, le processus zombie disparaîtra.

Sur les anciens systèmes, cela provoquait un gaspillage énorme des ressources matérielles et pouvait amener à des blocages car le nombre de processus étant limité par le nombre possible de PID, un trop grand nombre de zombies peut empêcher le système de créer de nouveaux processus. C'est la raison pour laquelle il a été décrété que tout processus bien élevé ne devait pas créer de zombie et par extension qu'il n'était donc pas normal d'en trouver.

La seule manière d'éliminer ces processus zombies consiste à causer la mort du processus parent, par exemple au moyen du signal SIGKILL (qui termine brutalement un processus). Le ou les processus fils sont alors automatiquement rattachés au processus n°1, généralement init, qui se charge à la place du processus parent d'appeler wait (qui suspend l'exécution du processus courant jusqu'à ce qu'un enfant se termine, ou jusqu'à ce qu'un signal à intercepter arrive. Si un processus fils s'est déjà terminé au moment de l'appel, la fonction revient dans la foulée) sur ces derniers. Si ce n'est pas le cas, cela signifie que init est défaillant (ou que le processus n°1 n'est pas init, mais un autre programme n'ayant pas été prévu pour ça); le seul moyen de se débarrasser des zombies, dans ce cas, est le redémarrage du système.

Voilà après cette brève explication, une nouvelle question ce pose. Mais comment trouve t-on le processus parent d'un processus Zombie. Pour cela, suivez le second chapitre.

Comment trouver le coupable.

Pour procéder à une bonne enquête, il faut le bon outil et cet outil s'appelle ps. Il permet de faire un cliché instantané des processus en cours et grâce à une option permet de le faire de façon hiérarchique. Tapez la commande suivante dans un Terminal que vous aurez mis en plein écran (pour faciliter la lecture de certaines lignes à rallonge) 

ps xaf

  • f : affiche les arbres généalogiques des processus.
  • a : présente également les processus des autres utilisateurs.
  • x : affiche les processus qui n'ont pas de terminal de contrôle.

Détaillons l'affichage d'une partie du résultat de mon cas.

 8722 ?   Sl     0:07 /usr/bin/python /usr/lib/deskbar-applet/deskbar-applet --oaf-activate-iid=OAFIID:Deskbar_Applet_Factory --oaf-ior-fd=19
 8831 ?   Z      0:00  \_ [sh] <defunct>
 8843 ?   Z      0:00  \_ [sh] <defunct>

Cela veut dire que le processus 8722 (deskbar-applet) a donné naissance à 2 processus le 8831 (.sh) et le 8843 (.sh) On dit ainsi que le processus 8722 et le processus parent des processus 8831 et 8843. Et c'est donc ce processus parent qui a abandonné ses fils qui, par la suite, sont devenus des zombies (c'est vraiment plus ce que c'était la famille).

Pour répéter ce que je disais un peu plus haut, la seule façon de se débarrasser d'un processus zombie, c'est de tuer son père (le 8722). Mais si on fait cela, il y aura de forte chance de voir disparaître quelque chose à l'écran ou de léser votre système d'un de ses composants. Dans tous les cas les risques sont minimes car si vous tuer un processus père qui plante tout, vous redémarrez et c'est reparti ! Comme dit ma grand-mère on ne fait d'omelette sans casser des oeufs ;-)

Pour conclure, j'ai donc tué par le biais du moniteur système, le processus père qui a généré mes 2 processus Zombie, soit pour rappel deskbar-applet. Le système m'a demandé après cette opération si je voulais recharger ce processus. J'ai répondu oui pour voir et il m'a recréé 1 processus Zombie dans la foulée. Deskbar-applet c'est pas bien :-)

dimanche, avril 27 2008

Gravatar de TaltanUbunTOUS 2.0 via Taltan

Je profite de la sortie de Ubuntu Hardy Heron 8.04 LTS, seconde version LTS (Long Term Support ou support à long terme), maintenue et mise à jour pendant 3 ans pour la version desktop et 5 ans pour la version server, pour revenir sur un de mes billets de 2006, UbunTOUS, Ubuntu pour qui ? pour tous ! datant de la première version LTS qu'est Ubuntu Dapper Drake 6.06. Pour synthétiser, je me posais la question du public ciblée par Ubuntu et je concluais en disant que finalement la cible n'était pas le grand public mais tous le monde (grand public, entreprise, amateur éclairés ou geek) et que la façon dont Ubuntu était portée ferait qu'il aurait un bel avenir devant lui. Deux ans ans après, cela se confirme...

Aujourd'hui, dans sa version Desktop, Ubuntu semble être la distribution GNU / Linux la plus téléchargée et la plus utilisée chez le grand public (billet sur framblog) mais aussi chez les professionnels (assemblée nationale, gendarmerie, etc...). Pour s'en convaincre il suffit de faire un tour en ce moment sur le net pour s'apercevoir de la résonance de la sortie du Héron robuste. Nombre de sites (professionnels ou grand public) pas forcement coutumiers du fait font échos de la sortie cette nouvelle version dans des termes qui montrent bien l'engouement : vnunet, zdnet, 01net, lesnumeriques, presence-pc, generation-net, vnunet, clubic, pcimpact, etc, etc... et ce n'est que le coté francophone, dans l'anglophonie on assiste au même phénomène, eweek, zdnet, internetnews, efytimes, channelweb, wired network, tmcnet, etc, etc et je ne ferai que ces deux langues... De mémoire de gnous, je ne me souviens pas qu'une distribution Linux, dans le passé, ait fait autant de « bruit » lors de sa sortie.

LinuxFr.org, dans son annonce de la sortie de Hardy Heron 8.04 LTS, qualifie Ubuntu de meilleur cheval de Troie de l'informatique libre, l'antinomie de cette comparaison me parait pertinente. Certains reprocheront à Ubuntu d'être Open source et pas GNU/GPL, d'intégrer nativement des drivers ou outils propriétaires, d'être soutenu par un milliardaire businessman, mais je pense que ces trois éléments ferons qu'Unbutu grandira encore en termes de nouveaux marchés, de public d'utilisateurs ou de portabilité. Ce cheval de Troie est le nécessaire plus petit dénominateur commun (PPCM) entre Ubuntu et le monde du système d'exploitation professionnel et grand public (d'ailleurs dans l'esprit du grand public, Linux ne deviendrait-il pas Ubuntu ?). Cela ne peut qu'être positif pour faire avancer les logiciels libres...

Rendez-vous dans deux ans pour UbunTOUS 3.0... ;)

vendredi, avril 25 2008

Gravatar de Kagoufull circle - issue #12 via Kagou

France Le numéro 12 en anglais est disponible. Bonne lecture :)

  • Comment Ubuntu et Kubuntu on grandi en 12 mois
  • FAQ, créer et distribuer des paquets Debian, utilisation du disque sous Ubuntu, backup avec Partimage, utilisez Gimp partie 1 et créez votre serveur partie 4
  • Test de Wiki on a Stick
  • Lettres des lecteurs, questions/réponses, Top 5 et plus encore !
  • Un peu d'historique de Full Circle

Grande Bretagne Number 12 is available. Get it while it’s hot!

  • Flavor of the Year - How Ubuntu and Kubuntu have matured in twelve months.
  • How-To - Creating & Distributing Deb files, Ubuntu Disk Usage, Backup with Partimage, Using GIMP Part 1 and Create Your Own Server Part 4
  • Review of Wiki on a Stick.
  • Letters, Q & A, My Desktop, Top 5, and more!
  • …plus, a a bit on the history of Full Circle.
mardi, avril 22 2008

Gravatar de Asher256ADSL Mobile de Meditel : comment configurer le modem 3G Huawei E220 sous GNU/Linux ? (Ubuntu, Fedora, Debian, etc.) via Asher256

ADSL Mobile de MeditelJ'ai enfin pu configurer le modem 3G Huawei E-220 et la connexion ADSL (ADSL... :-) ) de Meditel (FAI marocain) sous GNU/Linux ! Quelle galère c'était de trouver la bonne combinaison :-) En tout cas, désormais, cela fonctionne à merveille !

Comme promis, je vais vous montrer comment procéder ;-) C'est parti !

Avant de commencer

Huawei E220Les instructions de ce tutoriel seront un peu plus simples (par rapport à il y a quelques mois) car le pilote inclut avec le noyau Linux (oui, contrairement à Microsoft Windows, le modem est détecté d'office, comme c'est le cas de Huawei EC325 chez Wana) a été amélioré pour détecter ce modem lors de l'insertion :-) Pour profiter de cette fonctionnalité, vous devez avoir un noyau Linux récent !

Pour que les instructions de ce tutoriel marchent, il est recommandé d'avoir une version de Linux supérieure à 2.6.20. Pour connaître la version que vous utilisez, lancez la commande suivante dans un terminal :

uname -a

Je tiens à souligner qu'il ne sera pas question d'interface graphique ou de facilité dans cet article. Je vous expliquerai comment configurer la connexion manuellement (édition de fichiers de configuration et lancement de programmes). Il vous faudra un minimum de connaissances en ligne de commande pour suivre. Dans le futur, je serai bien tenté de faire une interface graphique pour faciliter l'installation/connexion de ce modem, mais pour le moment, j'ai d'autres chats à fouetter :-) !

Configurer la connexion !

Étape 1. Basculez en mode root

Toutes les commandes que l’on va effectuer dans ce tutoriel se feront en tant qu’administrateur (root), dans un terminal (xterm, gnome-terminal, konsole, etc.).

Pour devenir administrateur, si vous utilisez une distribution comme Ubuntu, lancez la commande :

sudo -s

Sinon, lancez celle-ci :

su -l

Étape 2. Installez wvdial

En général, la commande wvdial est installée par défaut. Si ce n'est pas le cas, vous pouvez l'installer dans Debian ou Ubuntu avec :

apt-get install wvdial

Pour les autres distributions, l'opération doit être similaire. N'hésitez pas à la poster dans les commentaires pour que j'ajoute ce petit détail au billet.

Étape 3. Compilez et installez huaweiAktBbo

Avant de lancer cette opération, assurez vous d'avoir le compilateur gcc et la bibliothèque libusb.

Sous un système de type Debian comme Ubuntu, vous pouvez installer ces dépendances avec :

apt-get install libusb-dev build-essential

Après cela, compilez et installez huaweiAktBbo dans /usr/sbin :

wget http://www.kanoistika.sk/bobovsky/archiv/umts/huaweiAktBbo.c
gcc huaweiAktBbo.c -o /usr/sbin/huaweiAktBbo -lusb

(pour les intéressés, le MD5 actuel du fichier huaweiAktBbo.c est 07341a64e0508aa1ab7eff3d8f9e6672)

Étape 4. Installez les règles udev

Mettez dans le fichier /etc/udev/rules.d/99-meditel-huawei-e220.rules :

SUBSYSTEM=="usb", SYSFS{idProduct}=="1003", SYSFS{idVendor}=="12d1", RUN+="/usr/sbin/huaweiAktBbo"
SUBSYSTEM=="usb", SYSFS{idProduct}=="1003", SYSFS{idVendor}=="12d1", RUN+="/bin/sleep 5"
SUBSYSTEM=="usb", SYSFS{idProduct}=="1003", SYSFS{idVendor}=="12d1", RUN+="/sbin/modprobe usbserial vendor=0x12d1 product=0x1003"

Puis lancez la commande suivante afin d'appliquer les changements :

udevcontrol reload_rules

Étape 5. Créez les fichiers de configuration de Meditel

Mettez dans le fichier /etc/wvdial.conf :

[Dialer Meditel]
Modem=/dev/ttyUSB0
Init2=ATZ
Init3=ATE0V1&D2&C1S0=0+IFC=2,2
Init5=AT+CGDCONT=1,"ip","internet1.meditel.ma";
Phone=*99***1#
Stupid Mode=1
Username="MEDINET"
Password="MEDINET"

(si votre nom d'utilisateur et votre mot de passes sont différents de MEDINET - c'est le mot de passe par défaut -, n'oubliez pas de les modifier !)

(je remercie Youssef T. du laboratoire de Meditel pour son aide à l'adaptation de ce fichier à cet opérateur)

Étape 6. Connectez vous !

Avant de vous connecter, vérifiez si /dev/ttyUSB0 (après /dev/ttyUSB, c'est un zéro, pas un "o") existe avec la commande :

ls -l /dev/ttyUSB0

(Si ce fichier n'existe pas, même après l'insertion du modem et une attente de plus d'une minute, c'est qu'il y a un souci. Peut-être que le modem n'est pas assez alimenté ? Réessayez avec le câble à deux prises USB pour voir. Si cela ne marche toujours pas, redémarrez votre ordinateur, pour voir si ce fichier se crée quand il est branché lors du lancement du système)

Une fois que /dev/ttyUSB0 existera, en tant que root, lancez cette commande :

wvdial meditel

Cela devrait vous connecter après quelques secondes (ou pas, s'il y une erreur ;-) ).

Informations complémentaires

Une fois que le modem sera connecté à Internet, le LED est :

  • vert, quand la connexion est en GPRS (lente :-( mon dernier test m'avait donné 141 Kbps)
  • bleu clair, quand il est en 3G (rapide ! Mon dernier test m'avait donné 1015 kbps)

Liens externes

Quelques liens intéressants que j'ai pu trouver au fil des recherches :

lundi, avril 21 2008

Gravatar de framasoftAnd the winner is... via Framasoft

Coup sur coup, Red Hat et Novell viennent de faire des déclarations qui, entre les lignes, laisse à penser que leur version desktop communautaire de GNU/Linux, Fedora pour le premier et OpenSuse pour le second, n'est pas (ou plus) stratégique et donc prioritaire dans leur développement. Les deux sociétés préfèrent se concentrer sur les serveurs et le service aux entreprises dont la rentabilité est assurée.

Extrait de l'article What’s Going On With Red Hat Desktop Systems? An Update chez RedHatNews : An explanation: as a public, for-profit company, Red Hat must create products and technologies with an eye on the bottom line, and with desktops this is much harder to do than with servers. The desktop market suffers from having one dominant vendor, and some people still perceive that today’s Linux desktops simply don’t provide a practical alternative. Of course, a growing number of technically savvy users and companies have discovered that today’s Linux desktop is indeed a practical alternative. Nevertheless, building a sustainable business around the Linux desktop is tough, and history is littered with example efforts that have either failed outright, are stalled or are run as charities.

Extrait de Novell: The Stand-alone OS is Dead sur InternetNews : The basic concept here is that the standalone operating system is dead, The days in which people buy operating systems on their own and then build a stack from there... will look like home-built automobiles in the future, people aren't going to do this anymore.

Si on fait le compte des distributions GNU/Linux pour le grand public, il ne reste plus guère que Mandriva et Ubuntu (voire peut-être d'autres, à vous de me dire, comme PCLinuxOS, Mint ou encore Freespire).

Mandriva vient de sortir sa version de printemps. Souhaitons-lui bonne chance... Il n'empêche que c'est clairement Ubuntu qui a le vent en poupe alors même que sa prochaine version, Hardy Heron, va éclore dans quelques jours et en rajouter une couche.

Classements des distributions sur DistroWatch pour les trois derniers mois :

DistroWatch

Comparatif de fréquence de recherches sur Google Trends (cliquer ici pour mieux voir) :

Google Trends - Ubuntu Fedora Suse Mandriva

Vous en tirerez vos propres conclusions. Et tant qu'à rester sur Google Trends voici un autre comparatif donnant un argument de plus à mon billet Le vocable Ubuntu va-t-il se substituer à Linux auprès du grand public ? :

Google Trends - Linux Ubuntu

Ce qui m'amène à poser les quelques questions suivantes aux lecteurs qui passent :

  • Une société peut-elle gagner de l'argent avec une distribution GNU/Linux grand public ?[1]
  • Ubuntu a-t-il définitivement gagné la bataille des distributions GNU/Linux grand public ?[2]
  • Si oui, n'est-ce pas paradoxal que, quand bien même les communautés du libre soient parées de toutes les vertus, ce soit un un milliardaire (aussi sympathique et philantropique soit-il) qui ait raflé la mise ?
  • Si oui, est-ce que cette grande clarification est un facteur favorable pour la migration grand public de Windows vers Linux ?

Notes

[1] D'autant que Mark Shuttleworth lui-même (fondateur d'Ubuntu) ne le pense pas non plus : I don't think there is money to be made in selling desktop Linux.

[2] Question subsidiaire : Et que devient Debian dans tout ça ?

samedi, avril 19 2008

Gravatar de Asher256Annonce : les Open Source Days 2008 (à Rabat, Maroc) via Asher256

EDIT: un compte rendu est disponible dans un nouveau billet.

L'affiche des Open Source Days 2008

Les élèves de L'INPT et de l'ENSIAS organisent la deuxième édition des Open Source Days (j'avais parlé de la première, pour les intéressés ^_^), sous le thème : le modèle économique des logiciels libres, à Rabat (Maroc), le 26 et le 27 avril 2008.

C'est une manifestation visant à encourager les logiciels libres au Maroc, en mettant l'accent sur les bénéfices pouvant se dégager d'une stratégie basée sur la philosophie du libre (pour les entreprises par exemple).

Le comité organisateur promet des conférenciers de renommée nationale et internationale, des ateliers techniques de qualité et estiment le nombre de visiteurs à deux-mille. La télévision, la presse écrite, la radio, etc. seront présents pour parler de l'Open Source Days, selon leurs dires ;-) . (dans le dernier communiqué, il n'y avait plus cette promesse. Peut-être que cela sera le cas dans le prochain ? ;-) )

Le planning des journées

Le samedi 26 avril 2008

Le matin

  • 09h00 : accueil
  • 09h15 : le discours de bienvenue du comité organisateur
  • 09h30 : conférence : « comment gagner de l'argent avec l'Open Source (c'était Open Source dans le communiqué, ndlr) les logiciels libres ? », par Abderahman Elkafil, fondateur de la société Nextma et Arnaud Neuville, représentant de la société Tiny (Belgique)
  • 10h30 : pause café
  • 10h45 : atelier, animé par Abderahman Elkafil, pour présenter TinyERP

L'après-midi

  • 15h00 : conférence « le logiciel libre (bravo, ndlr) boulverse le modèle économique des opérateurs de téléphonie », par Tarik Fdil, un membre de l'OSIM
  • 16h00 : pause café
  • 16h15 : atelier animé par Mohamed Riki, directeur des technologies chez Intelcom

Le dimanche 27 avril 2008

Le matin

  • 09h30 : atelier, animé par Taha Abderrahman, pour présenter son logiciel libre K3D Surf
  • 10h15 : pause café
  • 10h30 : conférence « quelle viabilité pour un modèle économique basé sur les logiciels libres ? », par Omar Tazi, directeur général d'OMNIDADA.

Contacter les organisateurs

Vous pouvez les contacter par :

  • Courriel : opensourcedays at gmail dot com
  • Téléphone Fixe : 037 77 85 79 (ou 77/73/17)
  • Téléphone GSM : 077 89 07 43
  • Fax : 037 77 72 30

Assister aux Open Source Days

Cela se déroulera à l'ENSIAS, qui se trouve à l'avenue Mohammed Ben Abdallah Regragui, Madinat Al Irfane, Rabat, Maroc.

Autres bloggueurs qui en parlent

vendredi, avril 18 2008

Gravatar de KagouIt's now or never - Ubuntu Hardy RC 8.04 via Kagou

Voila donc la RC (Release Candidate) de la distribution Linux, j'ai nommé la Ubuntu 8.04. Avec un petit jour de retard qui ne devrait pas impacter (source) la sortie officielle prévue la semaine prochaine.

Une RC c'est l'image à 99,9% ;) finie de ce que va être la version finale. C'est donc votre dernière occasion de tester cette distribution afin de vous assurer qu'elle ne contient pas de problème(s) majeur(s) dans votre cas. Il est évident que je recommande aux gens d'attendre la version finale, néanmoins si vous faites parti des inconscients qui aiment re-formater leur disque dur et perdre leurs données (car vous ne faites jamais de sauvegardes :p ) alors foncez !

Si vous avez quelques talents vous pouvez aussi vous inspirer de cette page sur le wiki anglais afin de nous préparer des version françaises des jaquettes et autres images à imprimer sur les cd ;)

Gravatar de KagouCD gratuits pour Ubuntu (Shipit) via Kagou

Le système d'envoi gratuit de cd (Shipit) est ré-ouvert et on peut d'ores et déjà pré-commander les cd de la Ubuntu 8.04 Hardy Heron. Cliquez sur votre version :

b-ubuntu.png b-edubuntu.png b-kubuntu.png

mercredi, avril 9 2008

Gravatar de effraieCalibration d'écran, profil ICC et gestion des couleurs sous Ubuntu via effraie

Ceux d'entre vous qui suivent savent que je m'intéressent à la photo numérique, et en particulier à sa pratique sur notre plate-forme préférée: GNU/Linux.

Mon dernier billet important sur le sujet, Flux de travail numérique pour le photographe sous Ubuntu, tentait de montrer comment il était possible d'utiliser des outils, si ce n'est professionnels, au moins des très haut niveau pour gérer son workflow sous ubuntu.
Cependant, la question de la calibration de l'écran, et donc de la gestion des couleurs semblait poser quelques problèmes, et les solutions que j'avançais à l'époque n'étaient que des bricolages.

Je ferais prochainement un billet (à jour) plus extensif sur la gestion de mon flux, depuis la prise de vue jusqu'à la publication web et/ou l'impression, mais je n'en ai pas le temps ni le courage immédiatement. Je vais donc me contenter d'expliquer la démarche que j'ai suivie pour calibrer mon écran, entièrement sous GNU/Linux (Ubuntu Hardy Heron, mais ça devrait être facilement transposable sous n'importe quelle distribution), parce que j'imagine que ça intéressera fortement un certains nombre...

Pré-requis

  • Argyll Color Management System : Ce logiciel, bien qu' austère et peu engageant, est aujourd'hui ce qui se fait de mieux pour la gestion des couleurs. le site web est explicite: il s'agit d'une collection de codes sources, qui, une fois compilés, fournissent des outils en lignes de commandes permettant, de façon quasi exhaustive, de calibrer toute une chaîne graphique.
  • Une sonde colorimétrique reconnue par Argyll. La liste du matériel supporté est disponible ici. Je me suis servi de la version 0.70 Beta 8, pour profiter du support de la sonde Spyder 2 de colorvision, un des matériel les plus répandu dans le grand public, et surtout, un des moins chers (j'ai acheté la mienne 70€ d'occasion). Inutile de payer plus cher une version «pro», seul le logiciel change, et seule la sonde (matériel) nous sera utile sous GNU/Linux
  • Un écran...

Procédure

Installation de Argyll 0.70 Beta 8

Argyll est un logiciel non-présent dans les dépôt, et d'usage très spécifique.. inutile de l'installer si vous n'en avez pas vraiment besoin, vous risqueriez d'abîmer quelque chose sur votre beau système.

J'ai choisi d'utiliser la version précompilée de Argyll: inutile de se compliquer la tâche pour un logiciel si spécifique. L'installation est donc très simple: il suffit de télécharger cette archive, de l'extraire, et de placer le contenu de son répertoire bin/ dans votre $PATH (personnellement, j'ai choisi /home/effraie/bin , mais libre à vous de faire autre chose, /usr/local/bin étant par exemple tout indiqué.

Le firmware de la sonde Spyder2 étant propriétaire, il n'est pas inclus dans Argyll, et il vous faudra l'extraire. c'est trés simple, et ça se fait en 2 étapes:

  • introduire le cd d'installation de la sonde dans votre lecteur,
  • tapez simplement spyd2en dans une console pour extraire le firmware et l'injecter dans Argyll

Votre sonde Spyder2 devrait désormais être utilisable! Passons donc aux choses sérieuse, la calibration (et la caractérisation) de l'écran proprement dit.

spyder2

Argyll est un outil en ligne de commande, mais pas si compliqué à utiliser, finalement. Enfin, au moins quand, comme moi, on se contente de l'utiliser pour un usage basique, parce qu'il embarque tout un tas d'outils dont je ne saurait que faire...

Voici donc les étapes que je suivie, avec (quelques) détails:

Je me suis placé dans les conditions de luminosités qui sont celles dans lesquelles je travaille mes images (généralement), et j'ai fait le vide sur mon Desktop. Ensuite:

  • Branchez la sonde a une prise USB,
  • sudo chmod 777 -R /dev/bus/usb pour avoir accés, comme simple utilisateur, au bus USB. (il y a sans doute plus élégant, mais là n'est pas le propos),
  • dispcal -v -qm -yl mon_profil (-v pour le mode verbeux, -qm pour une qualité moyenne, -yl pour un écran LCD (-yc pour un CRT) et mon_profil, pour le nom a donner au profil (et aux fichiers intermédiaires). Un patch noir appariait a l'écran, sur lequel placer la sonde, et vous devriez avoir cet affichage dans votre console:
Setting up the instrument
Instrument Type:   Spyder 2
Serial Number:     00617511
Hardwar version:   0x0307
Place instrument on test window.
Hit Esc, ^C or Q to give up, any other key to continue:

  • Tapez donc entrée après avoir placé la sonde, et vous voila avec le menu suivant:
Display adjustment menu:
Press 1 .. 7
1) Black level (CRT: Brightness)
2) White point (Color temperature, R,G,B, Gain)
3) White level (CRT: Contrast, LCD: Brightness)
4) Black point (R,G,B, Offset)
5) Check all
6) Continue on to calibration
7) Exit

Ayant un écran cheap de portable, je suis passé directement à l'étape 6, mais si vous avez des contrôle manuels sur votre écrans, passer par les autres étapes n'est sans doute pas un luxe!

  • Dispcal va afficher et mesurer toute une série de patch de différente couleur, et produire un fichier mon_profil.cal. c'est un peu long, c'est normal.
  • On tape targen -v -d3 -f500 mon_profil, ce qui va générer un fichier mon_profil.ti1 contenant les nouveau patches à mesurer. Cette étape est très rapide.
  • On va maintenant utiliser la commande dispread -v -yl -k mon_profil.cal mon_profil qui va produire un fichier mon_profil.ti3. Cette étape est assez longue également.
  • On peut désormais retirer la sonde l'écran, et générer le profil lui même: profile -v -A "Fabricant de l'écran" -M "modèle de l'écran" -D "la date" -qm -as mon_profil qui va produire un (précieux!) fichier mon_profil.icc
  • On charge le profil dans X avec la commande dispwin /chemin/vers/mon_profil.icc (et on le décharge avec dispwin -c mais ça n'a aucun intérêt ;) ). Votre écran devrait prendre une surprenante teinte jaunâtre, (c'est normal mais moche). Votre écran est désormais calibré, et vous n'avez plus qu'à configurer correctement vos application (supportant les couleurs gérées, comme bibble, ou le dernier gimp). Attention, si vous utilisez un économiseur d'écran, celui ci déchargera le profil. Pensez à le recharger (ou à désactiver l'économiseur d'écran).



Mille merci à Jcornuz pour ses précieuse informations, et bienvenu dans le monde merveilleux des couleurs gérées sous GNU/Linux!

dimanche, avril 6 2008

Gravatar de TaltanBlubuntu-look, ou comment voir la vie en bleu via Taltan

blubuntu60.png Comme vous avez pu le remarquer sur ce blog, la couleur bleu est dominante, alors sans déclencher l'éternel troll des goûts et des couleurs, si vous voulez une « blue attitude » à la place de la « orange attitude » installée par défaut dans votre distribution Ubuntu préférée, je viens de découvrir le package blubuntu-look. Ce package existe quand même depuis Ubuntu 6.10 Edgy Eft, comment ai-je pu passer à coté depuis tout ce temps ? Blubuntu-look vous permettra de basculer dans le grand bleu... ;)

sudo apt-get install blubuntu-look

Une fois installé, pour switcher sur Blubuntu, rendez-vous dans le menu Système / Préférences / Apparence puis sélectionner le thème Blubuntu : blubuntu_select.png C'est le jeu d'icônes Tango qui sera sélectionné par défaut, alors si vous préférez, comme moi, le style Human, vous pouvez télécharger et installer le jeu d'icônes Human Effect Pack qui vous permettra de garder la thématique Human mais de tout basculer en bleu :

wget http://www.baqs.net/Artwork/Linux/Icons/Human_Effect.tar.gz
tar -xvzf Human_Effect.tar.gz
sudo mv Human_Effect_* /usr/share/icons

Pour changer les icônes par défaut, dans le menu Système / Préférences / Apparence, sélectionner le thème Blubuntu, cliquer sur Personnaliser puis dans l'onglet Icônes, selectionner Human_Effect_LightBlue blubuntu_icon.png

Blubuntu intégre également un magnifique Splash Screen GDM, la fenêtre de connexion GDM en français dans le texte... Pour la configurer, dans le menu Système / Administration / Fenêtre de connexion, dans l'onglet Locale, sélectionner Blubuntu, au passage profitez en pour changer la Couleur d'arrière plan en noir pour faire disparaître définitivement la « orange attitude » : blubuntu_gdm_select.png

Il ne vous reste plus qu'a trouver un fond d'écran cohérent avec tout ça, comme celui la par exemple :

blubuntu_wallpaper.jpg

Résultat en images (cliquer sur l'image pour agrandir) :

Blubuntu, Fenêtre de connexion : blubuntu_gdm1.png

Desktop Blubuntu Human Look : blubuntu_screen.png

Voila c'est terminé, bienvenu dans le Blubuntu Human Look ;)

NB : Je suis actuellement sur Ubuntu 8.04 Hardy Heron, mais cette procédure doit fonctionner avec toutes les versions de Ubuntu depuis depuis Ubuntu 6.10 Edgy Eft...

Gravatar de framasoftLe vocable Ubuntu va-t-il se substituer à Linux auprès du grand public ? via Framasoft

Ubuntu Girl

Richard Stallman répète inlassablement partout où il passe qu'il faut dire « GNU/Linux » et non « Linux ». Et si l'avènement de la distribution Ubuntu finissait par mettre tour le monde d'accord pour faire oublier Linux, GNU et tout le reste ?

C'est peu probable mais il faut reconnaitre que le succès non démenti d'Ubuntu change doucement la donne du monde jusque là assez tranquille des distributions Linux. Pour un utilisateur de base candidat à la migration, il y a désormais Ubuntu et les autres, avec peut-être le risque collatéral de voir se diluer l'expression Linux derrière Ubuntu.

Cette glissement sémantique peut-il se produire ? Et si oui est-ce un réel problème ? C'est l'objet de cette traduction à la lisière du troll que nous devons à VLI pour Framalang.

Copie d'écran - ZDNet

Ubuntu est-elle en passe de devenir la distribution Linux générique ?

Is Ubuntu becoming the generic Linux distro?

Adrian Kingsley-Hughes - 02 avril 2008 - ZDNet.com

Suis-je le seul à avoir remarqué le nombre important de débutants sous Linux qui semblent penser que Ubuntu est Linux et que Linux est Ubuntu ?

Depuis l'année dernière, j'ai en effet remarqué un nombre croissant de newbies (un terme que j'emploie affectueusement) intéressés pour tester Linux : par exemple le nombre de mails que je reçois sur le sujet est passé de zéro il y a un an à quelques dizaines par semaine aujourd'hui. Les raisons de leur intérêt pour Linux sont diverses et variées, tout comme leur niveau d'engagement pour quitter Windows ou Mac. Néanmoins, une chose émerge de toutes ces conversations : le nombre de gens qui semblent confondre Ubuntu et Linux. Je dis cela parce qu'ils utilisent les deux termes de manière interchangeable, ou en utilisant le nom Ubuntu d'une manière générique. Et ce traitement de faveur est réservé à Ubuntu. Je n'ai pas vu le nom d'une autre distribution utilisé de la sorte.

Je dois admettre que j'aime bien Ubuntu. Je l'aime vraiment bien. J'ai essayé des dizaines de distributions Linux ces douze à dix-huit derniers mois, et je reviens toujours à Ubuntu. Même si je ne me considère pas dans la catégorie des noob Linux, je sais que je n'en suis pas encore si éloigné de telle sorte que la convivialité et la simplicité de Ubuntu ne sont pas inutiles pour moi. Mais un autre attrait de Ubuntu est son cycle de développement clair que les développeurs suivent, ajouté au fait que chaque version que j'ai essayée s'est révélée être une amélioration significative par rapport à la précédente. Il y a un réel élan dans ce projet. Il faudra voir si le même niveau de développement continue une fois que les bases auront été scellées, mais pour l'heure, le développement semble avancer à un bon rythme.

Je suis de ceux qui pensent que cette évolution d'Ubuntu vers la distribution Linux générique n'est pas une mauvaise chose. Mon opinion est que lorsqu'un débutant aborde le monde Linux, le nombre sidérant de distributions disponibles est déconcertant (je sais que beaucoup ne sont pas d'accord avec moi sur ce point et clament que le choix est une bonne chose, mais personne ne peut me démontrer avec évidence que les nouveaux utilisateurs embrassent facilement le nombre important de distributions). Une seule distribution offre à ceux qui veulent s'initier à Linux un endroit pour démarrer et si Ubuntu répond à leurs besoins alors c'est très bien, sinon il y a une grande variété de distributions Linux pour expérimenter et jouer avec.

La prochaine version, au nom de code Hardy Heron (NdT : le Héron Hardi), sera l'une des distributions les plus faciles à essayer pour les newbies grâce à l'ajout du chargeur umenu et de l'installeur Wubi, qui tous deux simplifient l'installation conjointe de Ubuntu avec et depuis Windows. Ceci rendra sans aucun doute Ubuntu encore plus populaire chez les newbies Linux.

Des idées ? Pensez-vous que Ubuntu est en train de devenir la distribution Linux générique ? Est-ce une bonne chose ? Est-ce que Ubuntu est la meilleure distribution pour les débutants ? Et si non, que suggérez-vous ?

mercredi, avril 2 2008

Gravatar de framasoftLes élèves de Genève sous Linux à la rentrée prochaine via Framasoft

Reprise d'un article de la Tribune de Genève. Histoire de se donner du baume au cœur après la triste nouvelle concernant la normalisation du format OOXML (le plus triste dans cette histoire ce sont surtout les conditions de cette normalisation).

On patine encore un peu sur l'exercice difficile de la définition d'un logiciel libre mais il y a des choses qui font vraiment plaisir à lire. Voici en tout cas une administration scolaire qui se targuera plus tard d'avoir fait partie des premières à franchir le pas.

Et pendant ce temps-là en France, c'est l'inertie. Une inertie qui n'est pas perdue pour tout le monde...

Copie d'écran - Tribune de Genève

Le DIP met le cap sur les logiciels libres

Luca Sabbatini - 02 avril 2008 - Tribune de Genève
URL d'orgine du document

Dès la rentrée de septembre 2008, les ordinateurs des écoles genevoises auront migré vers des programmes gratuits. Explications.

Vive les logiciels libres ! Au Département de l'instruction publique (DIP)[1], le mot d'ordre est d'actualité. A la prochaine rentrée scolaire, en septembre 2008, les quelque 9000 ordinateurs des écoles du canton vont définitivement abandonner le système d'exploitation payant Windows pour migrer sur son concurrent gratuit Linux. Et ils n'utiliseront plus que des programmes ouverts. Un changement qui prend des allures de petite révolution dans l'administration cantonale genevoise.

Un logiciel libre, qu'est-ce que c'est? On le dit libre, par opposition à propriétaire. On le dit aussi ouvert, car son code de programmation reste accessible à tous et peut être librement modifié (en anglais «open source). Pour simplifier, il s'agit d'applications informatiques développées non par une société dans le but de les commercialiser, mais par une communauté de programmeurs. Qui codent pour le plaisir, pour se faire la main ou pour encourager la qualité.

Gratuits et multiplateformes (Windows, Mac, Linux), constamment mis à jour, testés et améliorés, les logiciels libres concurrencent avantageusement les coûteux programmes des grandes firmes d'informatique. Ainsi, OpenOffice est-il un parfait équivalent de Microsoft Office, alors que Gimp remplit toutes les fonctions du Photoshop d'Adobe (lire ci-dessous).

Pourquoi passer aux logiciels libres? Gratuits, efficaces, pédagogiques, «ils n'ont que des avantages», assure Manuel Grandjean, directeur du Service Ecoles-Médias du DIP et à ce titre maître d'oeuvre de la migration du département vers l'open source. D'une part, ils offrent de quoi satisfaire le plan d'économie du Conseil d'Etat, dont la mesure 28 préconise de «promouvoir les logiciels libres» dans l'administration. Mais il ne s'agit en aucun cas d'une solution au rabais. «Nous avons choisi les logiciels libres pour leurs qualités», insiste Manuel Grandjean.

On trouve, analyse-t-il, «une vraie convergence» entre les bases de l'enseignement pratiqué au DIP et les logiciels libres. Par leur développement communautaire, ces derniers «encouragent le partage et la démocratisation des savoirs, ainsi que l'autonomie dans l'acquisition des compétences».

Autre atout non négligeable: les élèves peuvent travailler chez eux en utilisant gratuitement les mêmes programmes qu'à l'école, ce qui «renforce l'égalité des chances», estime Manuel Grandjean. Et puis, souligne-t-il avec un brin d'ironie, «on évite ainsi de fournir des clients captifs aux grosses sociétés informatiques»...

Qu'en est-il à l'usage? Au Collège de Candolle, on a anticipé les directives du DIP. Après des années de «dual boot, c'est-à-dire d'ordinateurs équipés d'un double système d'exploitation Windows/Linux, les machines tournent désormais exclusivement sous Ubuntu, une «distribution» de Linux.

«Il a fallu un temps d'adaptation», concède Jean-Daniel Gavillet, qui est en charge du parc informatique à Candolle, «mais c'est bénéfique pour tout le monde». L'avantage n'est pas que financier, insiste l'informaticien. «D'un point de vue pédagogique, c'est un plus considérable.» Et comme les logiciels libres adoptent des formats ouverts, privilégiant «l'interopérabilité», ils devraient mieux vieillir que les autres.

Notes

[1] Le DIP a produit un DVD contenant sa sélection de logiciels libres. Téléchargez-le !

mardi, avril 1 2008

Gravatar de framasoftLe deuxième effet kiss cool du logiciel libre via Framasoft

Une courte traduction[1] sous la forme d'un témoignage sans prétention qui illustre bien la mise en relation, internationale et dans un certain état d'esprit, que permet et induit le logiciel libre.

C'est Ubuntu qui est mis en valeur ici (et en France on n'est pas en reste d'ailleurs avec le très convivial et compétent Ubuntu-fr) mais les vertus et attitudes évoquées ici valent je crois pour l'ensemble de la communauté.

Au delà du fait d'avoir à disposition des programmes de grande qualité, le logiciel libre c'est aussi ce petit supplément d'âme que d'aucun comme moi apprécie tout particulièrement...

Copie d'écran - DThomasDigital

L'effet secondaire (positif) de l'utilisation d'Ubuntu

The Unexpected (good) side effect of using Ubuntu

David Thomas - 24 mars - dthomasdigital.wordpress.com

Je suis un adepte d'Ubuntu, je fais parti de ces convertis depuis deux ans maintenant et Ubuntu a répondu à toutes mes attentes en matière d'informatique. Même les jeux sur Ubuntu commencent à être matures et je remarque que j'ai remplacé Wine au profit de jeux disponibles directement sur Linux. Je connais bien désormais la puissance d'Ubuntu et j'utilise de nombreuses applications critiques dont dépend mon entreprise sur cette même plateforme.

Puis il est arrivé une chose à laquelle je ne m'attendais pas. Lentement mais sûrement à mesure que je m'impliquais dans la communauté Ubuntu j'ai appris beaucoup de choses sur le vaste monde qui m'entoure en apprenant à connaître des gens et des cultures de divers horizons. J'ai commencé ce blog puis j'ai intégré le Planet Ubuntu Users. Ceci m'a permis de rencontrer gouki, je crois bien qu'il vient du Portugal. C'est lui qui est en charge de Planet Ubuntu Users, j'adore son site, il est simple mais fantastique.

Un jour mes billets cessent d'apparaître sur le Planet. En en cherchant la cause j'ai découvert que je n'étais pas le seul dans ce cas, parmi les autres personnes il y avait Isabelle Duchatelle qui vient de France. C'est une personne d'une grande finesse et j'ai appris plusieurs petits trucs grâce à ces billets. Après quelques échanges d'e-mails on a trouvé la source du problème et nous étions de retour sur le Planet.

Peu après ça mon implication dans le Ubuntu Users Group près de chez moi s'est accrue et en posant des questions à droite à gauche j'ai échangé quelques courriers avec le légendaire Jono Bacon de Grande Bretagne. C'est une personne qui est toujours prête à aider et à vous faire découvrir un groupe dont vous n'aviez jamais entendu parler. Pour moi qui adore la musique, rien que ça rendait nos échanges intéressants.

Grâce à Ubuntu je me suis retrouvé impliqué dans Software Freedom Day, la Document Freedom Day et dans l'Open Discussion Day. J'y ai fait la connaissance de gens venant du Nigéria, de Malaisie, d'Inde, d'Amérique du Sud et encore plein d'autres pays. Ce qui m'est arrivé à une échelle plus petite est tout aussi incroyable. Notre Ubuntu Users Group local est devenu un groupe officiel et nous avons commencé quelques projets avec succès. J'ai aussi été impliqué avec les équipes américaines et j'ai fait la connaissance de gens géniaux comme Aaron Toponce.

Soit, mais alors de quel effet secondaire s'agit-il ? Et bien, lorsque j'utilisais Windows j'étais comme dans un cocon à trimer chaque jour et une chose est sure c'est que je me suis jamais intéressé au blog de Bill Gates comme je m'intéresse aujourd'hui à celui de Mark Shuttleworth et même si j'adore les autres distributions Linux (je vis au Nouveau Mexique et Gentoo aura donc toujours place à part dans mon cœur) Ubuntu m'a attiré dans une communauté, une communauté de gens qui veulent vraiment rendre l'informatique libre et ouverte.

C'est une communauté qui traite les débutants avec autant de respect qu'elle traite ses membres de la première heure. J'ai vraiment beaucoup appris durant ces deux dernières années et cette année je ferai une présentation à Ubuntu Live (hey les gars qui s'occupent d'Ubuntu Live, vous pensez pas que vous pourriez revoir le prix de l'inscription ?), ça sera l'occasion pour moi de serrer des mains et de remercier la communauté dont je suis tombé amoureux. Alors oui, je dirais que c'est un effet secondaire plutôt positif pour un gars comme moi qui ne savait même pas situer le Nigéria sur une carte il y a à peine deux ans.

Notes

[1] Merci à Olivier (from Fralamang) pour la traduction.

vendredi, mars 28 2008

Gravatar de Kagoufull circle - issue #10 en FRANCAIS (in french) via Kagou

France J'apprends aujourd'hui que le numéro #10 du magasine Full Circle a été traduit en Français. C'est donc avec une très grande joie que je vous fait passer cette nouvelle. Un très grand bravo à toute l'équipe de traduction.

Grande Bretagne I learn today that Full Circle number #10 has been translated into French. So I'm glad to announce here this great news. Congratulations to the entire team for this translation.