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samedi, mars 28 2009

Gravatar de framasoftLinux a évolué... et vous ? via Framasoft

Fazen - CC byBien qu’il soit désormais prêt à partir à la conquête de nos ordinateurs, les mythes (et préjugés) autour du GNU/Linux continuent d’avoir la vie dure.

C’est ce que nous raconte ici Bruce Byfield en passant en revue une dizaine de légendes urbaines qui demanderaient à être quelque peu réactualisées.

Et de se demander en conclusion, qui de GNU/Linux ou de l’utilisateur est le moins préparé à ce que cette rencontre ait bel et bien lieu[1].

9 mythes sur GNU/Linux

The GNU/Linux Desktop: Nine Myths

Bruce Byfield - 16 mars - Datamation
(Traduction Framalang : Olivier et Don Rico)

Mac OSX est-il prêt pour le bureau ? Personne ne se pose la question. L’adopter demande pourtant de s’adapter à de nouvelles habitudes, de nouveaux outils et à un nouveau bureau, mais peu importe. On dit qu’il est facile d’accès, et il est soutenu par une entreprise propriétaire, tout comme Windows.

Pour GNU/Linux, en revanche, c’est une autre histoire. Depuis des années, les éditorialistes et les blogueurs nous expliquent que GNU/Linux n’est pas prêt pour le grand public et malgré les progrès accomplis au cours de ces dix dernières années, les arguments n’ont pas beaucoup évolué. Ils sont même de plus en plus obsolètes, quand ils ne reflètent pas une profonde ignorance. En fait, j’ai souvent l’impression que tous ceux qui répandent ces poncifs à propos des insuffisances de GNU/Linux ne l’ont jamais essayé.

Les critères de facilité d’utilisation sont souvent subjectifs. Ce que sera un bogue au yeux de l’un sera une fonctionnalité aux yeux d’un autre : par exemple, devoir ouvrir une session d’administrateur pour installer un programme est un désagrément pour les utilisateurs les moins expérimentés, tandis que les connaisseurs y voient un gage de sécurité.

Ce qu’on reproche souvent à GNU/Linux, aussi, c’est de ne pas être pas exactement comme Windows. On passera sur le fait que, s’il n’existait aucune différence entre les deux, on n’aurait aucune raison de vouloir changer de système d’exploitation. Quant à ceux qui s’attendent à utiliser un nouveau programme ou un nouveau système d’exploitation sans période d’adaptation, ils sont sacrément gonflés. Aux yeux de certains critiques, le simple fait que GNU/Linux ne corresponde pas en tout point à ce qu’ils connaissent déjà suffit à le vouer aux gémonies.

Viennent ensuite les critiques à géométrie variable. Par exemple, certains déclarent que GNU/Linux ne sera jamais prêt pour le grand public tant qu’il n’offrira pas certaines fonctions, puis quand on leur montre qu’elles existent ou qu’elles sont en développement, ils changent de cible et insistent sur le caractère indispensable d’une autre fonction. On ne peut contrer ce genre d’argument, car les critères qui les sous-tendent ne sont jamais les mêmes.

Enfin, pour compléter le tableau, on trouve les arguments qui se contredisent eux-mêmes car ils sont faux, incomplets, ou déformant la réalité. Voici neufs des contre-vérités les plus répandues.

1. Les trop nombreuses distributions compliquent la tâche des développeurs

Voilà une affirmation populaire chez les concepteurs de logiciels pour expliquer pourquoi ils ne proposent pas de version de leur produit pour GNU/Linux. Ils affirment en effet que toutes les distributions n’ont pas la rigueur du Linux Standards Base et qu’elles utilisent une hiérarchisation différente. Les distributions, qui plus est, utilisent toutes sortes de paquets, ce qui signifie qu’un support universel implique la création de paquets dans différents formats.

Ces problèmes existent bel et bien, mais cette affirmation exagère les problèmes qui en découlent. Des installeurs universels comme InstallBuilder et Install Anywhere proposent aux concepteurs des installations similaires à ceux de Windows. En ce qui concerne la création de différents paquets, si ça ne pose pas de problème à des projets communautaires, pourquoi est-ce que ça devrait en poser à une entreprise spécialisée ?

Mais au fond, le plus grave problème posé par cet argument, c’est qu’il tente d’imposer un point de vue « à la Windows » à un système existant. Dans GNU/Linux, les créateurs d’applications ne prennent pas en charge les différentes distributions ou formats de paquets, c’est la distribution qui s’en charge.

Si ça fonctionne, c’est parce qu’avec les logiciels libres la distribution peut apporter les changements nécessaires au bon fonctionnement du logiciel. Ça ne pose problème qu’aux concepteurs de logiciels propriétaires. S’ils ne souhaitent pas se conformer au système et libérer leur code c’est leur choix, mais alors qu’ils ne se plaignent pas que le système n’est pas adapté.

2. Aucun outil de migration n’est disponible

Effectivement, ça ne ferait pas de mal à GNU/Linux s’il existait un assistant pour importer depuis Windows les e-mails, les marques pages dans le navigateur, les canaux IRC et autres informations personnelles. Mais on peut faire le même reproche à Windows. Au moins GNU/Linux co-existe avec les autres systèmes d’exploitation et peut lire leurs formatages spécifiques, aussi peut-on importer manuellement certaines de ces informations.

3. Le matériel n’est pas reconnu

Par le passé, le support matériel sur GNU/Linux laissait à désirer. Et dans la plupart des cas, on devait la reconnaissance du matériel aux efforts de la communauté, et non aux fabricants, mais cela restait insuffisant.

Au cours de ces trois ou quatre dernières années, cependant, les pilotes mis au point par la communauté se sont améliorés et les fabricants proposant des pilotes pour GNU/Linux, et plus seulement pour Windows et Mac, sont plus nombreux. Les pilotes des fabricants ne sont pas toujours libres, mais ils sont gratuits.

Aujourd’hui, les incompatibilités pour le matériel commun comme les disques durs, les claviers ou les cartes ethernet, si elles ne sont pas encore éradiquées, restent rares. Les secteurs qui posent plus problème sont ceux des périphériques comme les scanners, les imprimantes, les modems ou les cartes réseau sans fil. On peut néanmoins se couvrir en adoptant de bonnes pratiques comme acheter une imprimante postscript, qui fonctionnera forcément avec le pilote postscript générique, ou en achetant des produits Hewlett-Packard, qui prend en charge l’impression sous GNU/Linux depuis très longtemps.

Certains vont même jusqu’à dire que GNU/Linux, qui conserve en général une compatibilité descendante, reconnait en fait plus de matériel que Windows. Je n’irai pas jusque là, mais, globalement, les problèmes de pilotes sous GNU/Linux semblent être à peine plus fréquents que ceux que j’ai pu rencontrer avec différentes versions de Windows.

De nos jours, on peut même s’affranchir complètement du problème de la reconnaissance du matériel en achetant des ordinateurs neufs préinstallés avec GNU/Linux par des entreprises comme Acer ou Dell.

4. La ligne de commande est indispensable

Cette affirmation est à la fois un souvenir du passé, à l’époque où la ligne de commande sur GNU/Linux était presque indispensable, et des réticences bien compréhensibles des utilisateurs de Windows à utiliser la ligne de commande DOS. C’est pourtant tout à fait faux.

Le bureau sur GNU/Linux est largement opérationnel depuis plus de dix ans. De nos jours, les dernières versions de l’environnement GNOME n’ont pas à rougir de la comparaison avec Windows et, dans ses dernières versions, KDE est l’un des environnement les plus novateurs. Même les outils d’administration sont bien présents sur le bureau.

On peut certes utiliser la ligne de commande, et nombreux sont les utilisateurs qui préfèrent y recourir, surtout les administrateurs, car c’est souvent le plus efficace. Mais pour l’administration ou le travail quotidiens, l’utilisation des lignes de commande relève des préférences personnelles, pas d’une obligation. Elles sont aussi bien plus simples d’utilisation que les lignes de commandes du DOS.

5. Il n’y a pas de logiciel

Il faut en général comprendre par là qu’on ne retrouve pas les logiciels habituels de Windows : pas de MS Office, d’Internet Explorer ou de Photoshop. Mais une simple recherche succincte permet de découvrir des logiciels équivalents qui correspondent plus ou moins, à condition de prendre le temps de s’y adapter.

Neuf fois sur dix, lorsque l’on étudie d’un peu plus près quelqu’un qui critique l’un de ces équivalents (The GIMP par exemple) ou affirme qu’il n’est pas prêt pour un usage professionnel, on se rend compte que cette personne n’a pas exploré le programme ou a été désarçonné par le changement de nom ou d’emplacement dans les menus d’une fonction. Souvent, celui qui se plaint n’a même jamais essayé, ou essayé récemment, le programme qu’il critique.

Pour un usage bureautique ou en productivité, GNU/Linux offre de nos jours une solution complète. Beaucoup de projets de logiciels libres fonctionnant sur différentes plateformes, il se peut même que vous ayez déjà utilisé ces applications sous Windows, comme Firefox ou OpenOffice.org. Il reste du chemin à parcourir, par exemple dans les jeux ou dans les applications spécialisées comme la reconnaissance optique de caractères (ROC). Le problème, ce n’est pas que les alternatives n’existent pas, mais plutôt qu’elles se développent trop lentement.

6. L’apparence des logiciels laisse à désirer

Il y a encore quelques années, sur GNU/Linux, la fonctionnalité primait sur l’ergonomie. Mais puisque les fonctionnalités de bases n’étaient pas toutes présentes, il pouvait difficilement en être autrement.

Mais tous les logiciels les plus couramment employés ont mûri et s’attaquent désormais à l’ergonomie. Une modernisation de l’interface ne ferait pas de mal à certains, mais la plupart ne sont pas pire que leurs équivalents sous Windows – honnêtement, si quelqu’un peut supporter une plateforme où Outlook et Windows Media Player sont jugés acceptables, il ne peut vraiment pas se plaindre de l’apparence des logiciels sur une autre plateforme.

7. Le service est inexistant

C’est à l’ère d’Internet que GNU/Linux a vraiment commencé à sortir des cercles d’initiés. À l’époque, le manque de service posait problème – si l’on parle de contrats de services traditionnels en tout cas. Mais, même il y a dix ans, il était déjà possible de signer un contrat de service avec une entreprise comme Red Hat.

De nos jours, le choix de l’assistance traditionnelle est bien supérieur. Si vous ne souhaitez pas faire appel à un fabricant de logiciel qui propose une distribution, vous trouverez sans doute un fournisseur de service proche de chez vous dans n’importe quelle grande ville d’Europe ou des États-Unis.

Mais il existe depuis toujours une meilleure source d’information : les listes de diffusion des projets communautaires ou d’entreprises. Même si ces listes offrent une assistance différente, elles ne sont néanmoins pas inférieures. Non seulement elles sont gratuites, mais ceux qui les fréquentent sont souvent plus prompts à répondre et vous fourniront une assistance plus détaillée que n’importe quel service payant auquel j’ai eu affaire.

8. Les options sont trop nombreuses

Comparé à Windows, GNU/Linux est un système d’exploitation qui offre bien plus de choix. Comme aucune entreprise ne le conçoit, il est plus libre dans sa réalisation. Comme ses développeurs pensent beaucoup en individualiste, ils offrent aux utilisateurs les moyens de faire les choses à leur façon.

Par conséquent, contrairement à Windows, GNU/Linux existe en plusieurs distributions, propose plus d’un environnement de bureau, quasi rien n’est unique. C’est ce que ses utilisateurs préfèrent.

Je vous accorde que les options, sans parler de leur nom ou des acronymes, peuvent dérouter les nouveaux venus. La confusion, cependant, découle surtout du contraste avec Windows. Pour l’utilisateur, au fond, les différences entre les distributions les plus populaires ne sont pas si énormes.

Une petite recherche vous permettra de faire le choix le plus adapté, et dans tous les cas l’installation se fait simplement, avec une intervention minimale de votre part, assistée qui plus est. Une fois la distribution installée, libre à vous de profiter de toutes les options pour vraiment personnaliser votre bureau ou de vous satisfaire des réglages par défaut et de ne modifier que le fond d’écran.

En d’autres termes, les options sont destinées aux utilisateurs avancés. Les débutants peuvent très bien les ignorer.

9. L’installation des logiciels est trop compliquée

Ce mythe se présente sous deux formes. Dans la première, celui qui se plaint parle de compilation à partir du code source (je ne vois pas où est la difficulté de décompresser une archive et de suivre les instructions pour taper les commandes configure, make et make install, mais admettons que l’inconnu puisse en effrayer certains). Dans la deuxième, les gens se plaignent de ne pas pouvoir normalement se rendre sur le site du fabricant de matériel ou de logiciel pour télécharger un binaire à exécuter pour l’installer, comme on le fait sous Windows.

Ceux qui expriment ces griefs n’ont pas compris que GNU/Linux fonctionne différemment. Chaque distribution entretient ses propres dépôts de logiciels, tous prêts à l’emploi pour une distribution précise. Sauf besoin particulier, tous les logiciels dont qu’il vous faut se trouvent dans ces dépôts, et il ne vous reste plus qu’à utiliser l’installateur graphique ou son équivalent en ligne de commande.

Si vous vous en tenez aux dépôts de votre distribution, l’installation de logiciels sous GNU/Linux est en fait largement plus simple que sous Windows. Vous n’avez pas besoin d’aller au magasin, tous les logiciels sont disponibles en ligne. Vous n’avez pas besoin de payer, de vous enregistrer ni de les activer.

S’il vous faut soudain un nouveau logiciel pour une tâche précise, vous pouvez l’identifier et l’installer en quelques minutes. Si vous voulez tester plusieurs alternatives, libre à vous. Pour bénéficier de ce confort, il suffit de prendre le temps de comprendre le fonctionnement du système d’exploitation plutôt que de partir bille en tête en vous appuyant sur des « on-dit » ou sur vos connaissances antérieures.

GNU/Linux et le bureau : les vraies raisons ?

De tels arguments en disent plus long sur leurs auteurs que sur GNU/Linux. Au pire, ce sont des signes d’ignorance des dernières avancées de GNU/Linux, au mieux, c’est un ensemble de préjugés ou d’habitudes.

Mais alors, concrètement, pour quelles raisons GNU/Linux n’est-il pas plus populaire ? L’argument classique du monopole est certainement la première raison. Puisque Windows est pré-installé sur la plupart des ordinateurs et que vous devez faire l’effort de chercher pour trouver des ordinateurs avec GNU/Linux pré-installé, le problème semble assez évident.

Mais la résurrection d’Apple au cours de ces cinq dernières années laisse à penser qu’un monopole n’est pas inattaquable. La raison est peut-être plus simple encore. Malgré leurs plaintes, les gens sont habitués à Windows et ne savent même pas que GNU/Linux ou d’autres alternatives existent. Ils ne l’ont jamais testé pour de bon et se reposent sur des on-dit ou sur l’avis du copain d’un copain d’un ami qu’il leur est impossible d’évaluer.

Les prétextes qu’ils avancent montrent très clairement qu’ils ne connaissent pas GNU/Linux. Ils ont beau dire que GNU/Linux n’est pas prêt pour eux, l’inexactitude de leurs arguments laisse plutôt à penser qu’en fait, ce sont eux qui ne sont pas prêts pour GNU/Linux.

Notes

[1] Crédit photo : Fazen (Creative Commons By)

jeudi, janvier 15 2009

Gravatar de framasoftUbuntu dans le New York Times via Framasoft

Stopped - CC bySamedi dernier Ubuntu a eu l’honneur d’apparaître dans les colonnes du très prestigieux et (encore) très diffusé journal américain New York Times, repris ensuite par le non moins prestigieux mais plus européen International Herald Tribune.

Il s’agissait avant tout de dresser le portrait de son charismatique et atypique père fondateur Mark Shuttleworth. Il n’en demeure pas moins qu’à travers ce prisme c’est non seulement la plus célèbre des distributions GNU/Linux mais également, nous semble-t-il, la communauté du libre dans son ensemble qui se trouve ainsi mise en lumière auprès d’un large public[1].

Dans la mesure où, au-delà de cette reconnaissance de principe, l’article nous a semblé intrinsèquement intéressant, nous avons mis nos plus fins limiers traducteurs sur le coup pour vous le proposer moins d’une semaine après sa parution.

Un bon samaritain du logiciel qui ne fait pas du Windows

A Software Populist Who Doesn’t Do Windows

Ashlee Vance - 10 janvier 2009 - The New York Times
(Traduction Framalang : Goofy et aKa)

On les considère soit comme de misérables casse-pieds soit comme ceux-là même qui pourraient causer la chute de Windows. À vous de choisir.

Au mois de décembre, des centaines de ces développeurs controversés de logiciels étaient rassemblés pour une semaine au quartier général de Google à Mountain View, en Californie. Ils venaient des quatre coins du globe, arborant beaucoup de signes de reconnaissance des mercenaires du code : jeans, queues de cheval, visages hirsutes aux yeux injectés de sang.

Mais au lieu de se préparer à vendre leur code au plus offrant, les développeurs ont conjugué leurs efforts généralement bénévoles pour essayer d’ébranler le système d’exploitation Windows de Microsoft qui équipe les ordinateurs personnels, et dont les ventes ont rapporté près de 17 milliards de dollars l’an dernier.

Le clou de la réunion était une chose appelée Ubuntu et un certain Mark Shuttleworth, le charismatique milliardaire sud-africain, qui tient lieu de chef spirituel et financier de cette tribu des codeurs.

Créé il y a maintenant tout juste quatre ans, Ubuntu (prononcez ou-BOUN-tou) s’est imposé comme la version du système d’exploitation pour Linux dont le développement a été le plus rapide et la notoriété la plus grande, il concurrence Windows avant tout par son très, très bas prix : 0 dollar.

On estime à plus de dix millions le nombre d’utilisateurs d’Ubuntu aujourd’hui, et ils représentent une sérieuse menace pour l’hégémonie de Microsoft dans les pays développés, peut-être même plus encore dans les contrées qui sont en train de rattraper la révolution technologique.

« Si nous réussissons, nous changerons complètement le marché du système d’exploitation,» a déclaré M. Shuttleworth pendant une pause au cours de la rencontre, le sommet des développeurs d’Ubuntu. « Microsoft devra s’adapter, et je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose. »

Linux est gratuit, mais il y a toujours moyen de gagner de l’argent pour les entreprises qui gravitent autour du système d’exploitation. Des firmes comme IBM, Hewlett-Packard et Dell installent Linux sur plus de 10% de leurs ordinateurs vendus comme serveurs, les entreprises paient les fabricants de matériel et de services informatiques comme les vendeurs de logiciels Red Hat et Oracle, pour régler tous les problèmes et tenir à jour leurs systèmes basés sur Linux.

Mais Canonical, l’entreprise de Mark Shuttleworth qui élabore Ubuntu, a décidé de se concentrer à court terme sur les PC utilisés au travail et par les gens chez eux.

Les partisans de l’Open Source caressent depuis longtemps le rêve de voir en Linux un puissant rival de Windows, et dans une moindre mesure de l’OS X pour Mac de Apple. Ils proclament haut et fort que les logiciels qui peuvent être librement modifiés par le plus grand nombre peuvent s’avérer moins chers et meilleurs que le code propriétaire produit par des entreprises boulimiques. Cependant, ils ont eu beau faire tout leur possible, les adeptes zélés de Linux n’ont pas réussi à provoquer un usage généralisé de Linux sur les ordinateurs de bureau et les portables. Cet excentrique objet qu’est le logiciel demeure la spécialité des geeks, pas celui des grands-mères.

Mais avec Ubuntu, croient les prosélytes, il se pourrait qu’il en aille autrement.

« Je pense qu’Ubuntu a attiré l’attention des gens sur l’ordinateur de bureau Linux, » a déclaré Chris DiBona, le patron du département des logiciels Open Source chez Google. « S’il existe un espoir pour l’ordinateur de bureau Linux, c’est d’Ubuntu qu’il viendra »

Près de la moitié des 20 000 employés de Google utilisent une version légèrement modifiée d’Ubuntu, plaisamment appelée Goobuntu.

Les gens qui feront connaissance avec Ubuntu pour la première fois le trouveront très proche de Windows. Le système d’exploitation propose une interface graphique agréable, avec des menus familiers et toute la gamme des applications habituelles d’un ordinateur : un navigateur Web, un client courriel, un logiciel de messagerie instantanée et une suite bureautique libre pour créer des documents, des feuilles de calcul et des présentations.

Bien que relativement facile à utiliser pour les familiers de la technologie numérique, Ubuntu - et toutes les autres versions de Linux - peut poser quelques problèmes à l’utilisateur moyen. Beaucoup d’applications créées pour Windows ne fonctionnent pas sous Linux, y compris les jeux les plus populaires et les logiciels de gestion financière, par exemple. Et les mises à jour de Linux peuvent provoquer quelques problèmes dans le système, affectant des fonctions de base comme l’affichage ou la gestion de la carte son.

Canonical a essayé de régler en douceur un grand nombre de problèmes qui empêchaient Linux d’atteindre le grand public. Cette attention portée aux détails dans une version de Linux pour ordinateur de bureau contraste vivement avec les préoccupations des grands distributeurs de systèmes d’exploitation comme Red Hat et Novell. Bien que ces entreprises produisent des versions pour ordinateur de bureau, elles passent le plus clair de leur temps à rechercher de juteux profits sur les serveurs et les centres de traitement des données. Résultat : Ubuntu est apparu comme une sorte de communauté rêvée pour tous ces développeurs de logiciel idéalistes qui se voient comme des acteurs d’une contre-culture.

« C’est tout à fait comparable à ce qu’ont réussi des firmes comme Apple et Google, c’est-à-dire constituer une communauté mais surtout une communauté de passionnés », a dit Ian Murdock, le créateur d’une version précédente de Linux appelée Debian, sur laquelle est bâti Ubuntu.

Les entreprises de technologie grand public ont pris bonne note de la vague d’enthousiasme autour d’Ubuntu. Dell a commencé à vendre des PC et des ordinateurs de bureau avec ce logiciel dès 2007, et IBM a commencé plus récemment à proposer Ubuntu en tête d’un lot d’applications qui rivalisent avec Windows.

Canonical, implanté à Londres, a plus de 200 employés à temps plein, mais sa force de travail entière s’étend bien au-delà, grâce à une armée de bénévoles. L’entreprise a invité à ses frais près de 60 d’entre eux à assister à une réunion de développeurs, en considérant qu’ils étaient des contributeurs importants du système d’exploitation. 1000 personnes travaillent sur le projet Debian et mettent leur logiciel à la disposition de Canonical, tandis que 5000 diffusent sur Internet les informations sur Ubuntu, et 38000 se sont enregistrés pour traduire le logiciel en diverses langues.

Lorsqu’une nouvelle version du système d’exploitation est disponible, les fans d’Ubuntu se ruent sur Internet, sur les sites Web souvent dépassés par les événements qui distribuent le logiciel. Et des centaines d’autres organisations, surtout des universités, aident également à la distribution.

La société de recherche en hautes technologies IDC estime que 11% des entreprises américaines utilisent des systèmes basés sur Ubuntu. Ceci dit, la majeure partie des adeptes d’Ubuntu est apparue en Europe, où l’hégémonie de Microsoft a dû subir un sévère contrôle politique et juridique.

Le ministère de l’éducation de Macédoine fait confiance à Ubuntu, et fournit 180000 copies du système d’exploitation aux écoliers, tandis que le système scolaire espagnol procure 195000 portables Ubuntu. En France, l’Assemblée Nationale et la Gendarmerie Nationale (un corps militaire chargé de missions de police) sont équipés ensemble de 80000 ordinateurs sous Ubuntu. « Le mot libre était très important », précise Rudy Salles (NdT : Difficile ici de savoir si il s’agit de « free » dans le sens de « libre » ou de « gratuit », sûrement un peu des deux), le vice-président de l’Assemblée, en observant que cet équipement a permis au corps législatif d’abandonner Microsoft.

Il ne fait aucun doute que la croissance rapide d’Ubuntu ait été aidée par l’enthousiasme qui a entouré Linux. Mais c’est M. Shuttleworth et son mode de vie décoiffant qui ont surtout suscité un intérêt dont bénéficie Ubuntu. Alors qu’il préfère se vêtir sans façons à la manière des développeurs, certaines de ses activités, notamment un voyage dans l’espace, sortent de l’ordinaire.

« Bon, j’ai une vie très privilégiée, d’accord… » dit M. Shuttleworth. « Je suis milliardaire, célibataire, ex-cosmonaute. La vie pourrait difficilement être plus belle pour moi. Être un fondu de Linux rétablit une sorte d’équilibre.»

M. Shuttleworth a commencé à fonder sa fortune juste après avoir obtenu un diplôme de commerce de l’Université du Cap en 1995. Il payait ses factures en gérant une petite entreprise de conseil en technologie, en installant des serveurs Linux pour que des compagnies puissent faire tourner leur site Web, et autres services de base. Son goût pour le commerce et ses connaissances acquises dans les technologies numériques l’ont incité à miser sur l’intérêt croissant de l’Internet. « Je suis plus un universitaire qu’un marchand de tapis prêt à tout pour faire des coups », dit-il. J’étais très intéressé par la façon dont Internet modifiait le commerce et j’étais résolu à aller plus loin encore.»

M. Shuttleworth décida de lancer en 1995 une entreprise appelée Thawte Consulting (NdT : à prononcer comme « thought » la pensée), qui proposait des certificats numériques, un système de sécurité utilisé par les navigateurs pour vérifier l’identité des entreprises de commerce en ligne. À l’âge de 23 ans, il rendit visite à Netscape pour promouvoir un standard généralisé de ces certificats. Netscape, qui était alors le navigateur Web dominant, prit une participation, et Microsoft, avec son navigateur Internet Explorer, en fit autant.

Quand la folie du point.com (NdT : La bulle internet) se déclencha, des entreprises se montrèrent intéressées par cette boîte implantée en Afrique du Sud qui faisait du profit. En 1999, VeriSign, qui gérait un grand nombre de services structurels pour Internet, acheta Thawte pour 575 millions de dollars. (M. Shuttleworth avait décliné une offre à 100 millions de dollars quelques mois plus tôt.) Comme il était le seul détenteur de la société Thawte, M. Shuttleworth, fils d’un chirurgien et d’une institutrice de jardin d’enfant, s’est retrouvé très riche à 26 ans à peine.

Alors que peut bien faire un millionaire fraîchement éclos ? M. Shuttleworth a regardé vers les étoiles. En versant une somme évaluée à 20 millions de dollars aux autorités russes, il s’est offert un voyage de 10 jours dans l’espace à bord de la station spatiale internationale Soyouz TM-34, en 2002, devenant ainsi le premier « afronaute », comme l’a appelé la presse. « Après la vente de la société, il ne s’agissait pas de se vautrer sur des yachts avec des bimbos » a-t-il dit. « Il était très clair que j’étais dans une situation exceptionnelle qui me permettait de choisir de faire des choses qui auraient été impossibles sans cette fortune. »

Dans les années qui ont suivi, M. Shuttleworth a soutenu des startups et des organisations humanitaires. Grâce à ses investissements aux États-Unis, en Afrique et en Europe, il dit avoir amassé une fortune de plus d’un milliard de dollars. Il passe 90% de son temps, cependant, à travailler pour Canonical, qu’il considère comme un autre projet destiné à reculer les limites du possible.

« Je me suis bien débrouillé dans mes investissements, dit-il, mais cela n’a jamais été pleinement satisfaisant. J’ai peur d’arriver à la fin de ma vie en ayant l’impression de n’avoir rien bâti de sérieux. Et réaliser quelque chose que les gens pensaient impossible est un défi excitant ».

Le modèle choisi par Canonical permet cependant difficilement d’en tirer économiquement profit.

Beaucoup de compagnies Open Source offrent gracieusement une version gratuite de leur logiciel avec quelques limitations, tout en vendant la version intégrale accompagnée des services additionnels qui assurent au produit sa mise à jour. Canonical offre tout, y compris son produit phare, et espère que quelques entreprises vont alors se tourner vers lui pour acheter des services comme la gestion de grands parcs de serveurs et d’ordinateurs, au lieu de gérer ça elles-mêmes avec des experts maison.

Canonical dispose d’une autre source de revenus avec des compagnies comme Dell qui vendent des ordinateurs avec Ubuntu installé, et qui contribuent au logiciel avec des projets technologiques tels que l’implantation de fonctions propres à Linux sur les portables. L’un dans l’autre, le chiffre d’affaires de Canonical doit s’approcher des 30 millions de dollars par an, selon M. Shuttleworth. Un chiffre qui n’a pas de quoi inquiéter Microsoft.

Mais M. Shuttleworth défend l’idée que 30 millions de dollars par an est un revenu qui se suffit à lui-même, juste ce dont il a besoin pour financer les mises à jour régulières d’Ubuntu. Et un système d’exploitation qui s’auto-finance, dit-il, pourrait bien changer la manière dont les gens perçoivent et utilisent le logiciel qu’il ont chaque jour sous les yeux.

« Sommes-nous en train de répandre la paix sur le monde ou de le changer radicalement ? Non », dit-il. « Mais nous pouvons faire évoluer les attentes des gens et le degré d’innovation qu’ils peuvent espérer pour chaque dollar dépensé. »

On estime que Microsoft emploie depuis 5 ans 10000 personnes sur Vista, son nouveau système d’exploitation pour ordinateur de bureau. Le résultat de cet investissement qui se chiffre en milliards de dollars est un produit arrivé trop tard sur le marché, et que les critiques ont descendu en flammes.

Dans le même temps, Canonical publie une nouvelle version d’Ubuntu tous les six mois, en ajoutant des fonctionnalités qui tirent parti des dernières avancées fournies par les développeurs et les fabricants de composants comme Intel. Le modèle de développement de la société c’est avoir une longueur d’avance sur Microsoft, à la fois sur les prix et sur des fonctions qui lui ouvrent de nouveaux marchés.

« Il est pour moi tout à fait clair que la démarche Open Source aboutit à de meilleurs résultats,» dit M. Shuttleworth. De tels propos venant d’un homme désireux de financer un logiciel pour les masses - et par les masses - confortent ceux qui voient dans l’Open Source plus une cause à défendre qu’un modèle économique.

Sur son temps libre, Agostino Russo par exemple, qui travaille à Londres pour un fonds d’investissement chez Moore Europe Capital Management, a conçu une application appelée Wubi qui permet d’installer Ubuntu sur des ordinateurs tournant sous Windows.

« J’ai toujours pensé que l’Open Source était un mouvement socio-économique très important » dit M. Russo.

Mais en fin de compte, plusieurs aspects de l’entreprise de M. Shuttleworth paraissent encore chimériques. Linux demeure mal dégrossi, et le modèle économique de Canonical le rapproche plus d’une organisation humanitaire que d’une entreprise en passe de devenir un poids lourd de l’édition logicielle. Et même si Ubuntu, produit Open Source, s’avère un succès phénoménal, le système d’exploitation sera largement utilisé pour tirer parti de services en ligne propriétaires proposés par Microsoft, Yahoo, Google et les autres.

« Mark est tout à fait sincère et il croit véritablement à l’Open Source » dit Matt Asay, un chroniqueur des technologies Open Source qui dirige la société de logiciels Alfresco. « Mais je pense qu’à un moment donné il va passer par une remise en question de son credo. » M. Asay se demande si Canonical pourra faire vivre durablement sa philosophie du « tout est offert » et « tout est ouvert ».

Canonical ne montre pourtant pas de signe avant-coureur de ralentissement ni d’inflexion de sa trajectoire. « Nous avons déjà une idée claire du terrain sur lequel il nous faut concurrencer Windows », dit M. Shuttleworth. « Maintenant la question est de pouvoir créer un produit élégant et épatant. »

Dans sa vie privée, il continue de tester tout ce qui est possible, demandant par exemple qu’une connexion par fibre optique soit installée chez lui, à la frontière des quartiers chics de Londres que sont Chelsea et Kensington. « Je veux savoir ce que ça fait d’avoir une connexion à un gigaoctet chez soi », dit-il. « Ce n’est pas que j’aie besoin de regarder du porno en haute définition mais parce que je veux voir en quoi ça modifie notre comportement. »

Il affirme que Canonical n’est pas simplement une entreprise de bienfaisance menée par un individu qui a du temps, de l’argent et la volonté de s’attaquer à Microsoft bille en tête. Son idéal est de faire d’Ubuntu le standard pour un ou deux milliards d’êtres humains qui vont bientôt s’acheter un ordinateur personnel.

Notes

[1] Crédit photo : Stopped (Creative Commons By)

vendredi, septembre 26 2008

Gravatar de RespawnerLa bêtise du jour via Respawner

Récemment, je parle souvent du Dell Inspiron Mini 9. En visitant le site de Dell, un point important m'a interpelé sur la description de la version Ubuntu de ce netbook. Je n'en dis pas plus, l'image parle d'elle-même.

jeudi, août 7 2008

Gravatar de CedynamixMicrosoft menacé par l’Open-Source via Cedynamix

C’est pas moi, c’est eux qui le disent. La société s’est plainte, dans son rapport annuel, qu’elle faisait face à une pression croissante des sociétés de l’open-source. Microsoft s’appuie sur un argument que la société nous ressert assez régulièrement en affirmant que ces sociétés ne cessent de lui voler ses idées et de tirer profit de sa propriété intellectuelle.

Plusieurs sociétés commerciales en concurrence avec nous et utilisant le modèle économique de l’open-source , modifient et distribuent des logiciels aux utilisateurs finaux pour un coût minime et génèrent des revenus sur les produits et services qu’ils offrent. Ces entreprises ne supportent pas la totalité des coûts de Recherches et Développements pour ces logiciels. Certaines de ces sociétés ont utilisé des idées appartenant à Microsoft, idées que nous leurs avons offert gratuitement ou avec une réduction des taxes dans le cadre de nos initiatives d’inter opérabilité.

Il y a quelques jours, Mark Shuttleworth, fondateur de Canonical, déclaré qu’il ne croyait pas que Microsoft allait déposer des recours contre les développeurs de logiciels libres concernant la propriété intellectuelle en affirmant que cela reviendrait à déclarer une guerre nucléaire, mais Microsoft aime lancer quelques menaces au cas ou certains finiraient par céder, tout cela histoire de déstabiliser le monde du libre.

Moi je propose à Microsoft d’ouvrir le code de toutes ses applications et ainsi on verra qui copie sur qui ? :-)

Source: The Inquirer

mardi, mai 20 2008

Gravatar de CedynamixLe président de Microsoft reçoit une pluie d’oeufs à Budapest via Cedynamix

Steve Ballmer a souffert de la mauvaise presse dont Microsoft jouit ces derniers temps , quand il a pris la parole après avoir reçu le titre de docteur “honorifique” de l’Université Cornivus de Budapest.

Sur le slogan “Microsoft restituez l’argent des contribuables”, le manifestant protestait suite à un accord signé récemment entre le géant de Redmond et le gouvernement hongrois. Cet accord fait partie du programme “Titan” pour la promotion de la société de l’information en Hongrie et qui verra la participation d’autres entreprises comme HP, Intel, Cisco et les entreprises hongroises Magyar Telekom, Révolution Software et Xapt.

Ballmer a dû arrêter son discours et cacher derrière l’estrade suite à une avalanche d’oeufs. Une agression qui reflète l’image négative créée autour cet accord avec la société américaine.

Note : Pour son anniversaire lui offrir un parapluie.

Source : El Universal

Gravatar de CedynamixLe président de Microsoft reçoit une pluie d'oeufs à Budapest via Cedynamix

Steve Ballmer a souffert de la mauvaise presse dont Microsoft jouit ces derniers temps , quand il a pris la parole après avoir reçu le titre de docteur "honorifique" de l'Université Cornivus de Budapest.

Sur le slogan "Microsoft restituez l'argent des contribuables", le manifestant protestait suite à un accord signé récemment entre le géant de Redmond et le gouvernement hongrois. Cet accord fait partie du programme "Titan" pour la promotion de la société de l'information en Hongrie et qui verra la participation d'autres entreprises comme HP, Intel, Cisco et les entreprises hongroises Magyar Telekom, Révolution Software et Xapt.

Ballmer a dû arrêter son discours et cacher derrière l'estrade suite à une avalanche d'oeufs. Une agression qui reflète l'image négative créée autour cet accord avec la société américaine.

Note : Pour son anniversaire lui offrir un parapluie.

Source : El Universal

mercredi, mai 14 2008

Gravatar de racoon97Un screencast Ubuntu par… Microsoft via racoon97

Comparatif Windows 2003 Server et Ubuntu 7.04Petite suprise en me réveillant ce matin, sur le site de Microsoft (bon d’accord je ne visite pas le site de Microsoft à mon réveil, c’est un lien qu’on m’a filé) on peut trouver une petite vidéo expliquant l’installation et la configuration d’Apache + Mysql + Perl sous Windows 2003 Server (probablement) mais aussi sous Ubuntu Feisty 7.04 ! Oui oui vous avez bien entendu, avec notre distribution préférée.

Je suppose que tout l’intérêt pour eux étant de démontrer la simplicité d’installation d’Apache sous Windows, je ne m’étendrais pas la dessus et vous laisserais le soin de débattre sur la pertinence de leur démonstration et il y a de quoi faire à mon avis.

Découvrons donc cette petite vidéo “Made by Microsoft” au format WMV bien entendu hein, faut pas réver.

La vidéo Ubuntu
La vidéo Microsoft
Le lien du comparatif

Le son est en anglais mais les images en français, bon visionnage ! :-D

mardi, mai 13 2008

Gravatar de TenshuInstallation de Perl + Php: Get the facts … via Tenshu

Get the facts est un programme de Microsoft qui vise à démontrer la supériorité de son produit Windows dans certains domaines. En fait il sert surtout à discréditer les qualités de systèmes concurrents, et tout particulièrement de GNU/Linux.

Comme on peut l’imaginer, les “faits” exposés sont souvent biaisés et la firme de Redmond y voit surtout ce quelle veut bien y voir.

Pour preuve le dernier Get the facts veut comparer l’installation de Perl et de Php sous Windows server et Ubuntu 7.04. Comme le relate bien mieux que moi le blog GNU Squad, il semblerait que la bonne foi ne soit pas encore de mise.

Petits extraits de choix:

[...] le screencast Windows : celui-ci démarre par l’installation de Perl en mode CGI accompagné d’un script de test, pour cela, ils ont eu besoin d’un double clic, de 32 clics et de 4 commandes à taper puis [...] à l’installation de PHP, [...] et qui a nécessité quant à lui, 5 double-clics et 18 clics ce qui fait au total : 6 double-clics, 50 clics et 4 commandes à taper !!!

[...] screencast Ubuntu: [...] donne au total 2 double-clics et 7 commandes à taper.

Malgré un temps d’installation plus court sur le système Ubuntu et de nombreuses irrégularités constatées: installation en cgi comparée à une installation de modules, temps de téléchargement des programmes non décomptés pour Windows, utilisation sûrement volontaire de la ligne de commande plutôt que de synaptic (ou autre); il semblerait que ces screencast devraient démontrer une supériorité de l’os privateur.

Bref si l’on résume on obtient un FUD, un protocole de test abusif, une bonne grosse dose de mauvaise foie et de méthode Coué.

N’empêche que l’on revient sur un point que j’ai soulevé récemment (un an c’est récemment ici :q), les gestionnaire de paquets actuellement sont assez insatisfaisant s’agissant d’une utilisation grand public.

Malgré leur caractère crucial des système GNU/Linux n’apparaissent pas comme une évidence, ou même comme un des premiers avantages que fournissent ses systèmes. Il est agréable de voir que des initiatives pour améliorer ce point sont en chantier, comme l’ajout de captures d’écrans dans le menu ajouter/supprimer d’Ubuntu.

vendredi, avril 4 2008

Gravatar de CedynamixMark Shuttleworth blame l'ISO sur la victoire de OOXML via Cedynamix

Le fondateur de Ubuntu, Mark Shuttleworth, a dit que l'approbation du format OOXML de Microsoft comme standard est un "triste" jour pour l'ISO et le monde de l'informatique.

“Je pense que cette histoire détériore la confiance que les gens ont mise dans le processus d'élaboration des standards” a déclaré Shuttleworth dans une entrevue, quelques heures après que la nouvelle soit annoncée. Il estime que “L'International Standard Organization (ISO) n'a pas pris ses responsabilités”.

“Il est regrettable que l'ISO ne soit pas disposée à admettre que son processus de validation est un terrible échec”, a t-il dit, en indiquant par la même occasion que Microsoft a exercé de fortes pressions dans beaucoup de pays qui, traditionnellement, ne prennent pas part à l'ISO et a réuni des comités techniques avec des employés de Microsoft, des fournisseurs de solutions et revendeurs favorables à l'OOXML. “Quand vous avez un processus de validation basé sur la confiance et que l'on abuse de cette confiance, l'ISO doit stopper le processus”.

L'ISO est un club d'anciens élèves ingénieurs réunis autour de sujets ennuyeux, alors il faut vraiment être passionné… et là, subitement, on se retrouve face à un énorme investissement d'argent et de lobbying, ce qui produit un résultat artificiel a t-il dit en parlant du vote.“Le processus n'est pas armé pour combattre une pression corporative intense et c'est comme cela que vous vous retrouvez avec un standard qui n'est pas clair”.

"Plus de 3000 questions au sujet des spécifications restent sans réponse et l'OOXML est tellement complexe et ambiguë qu'il peut être mis en oeuvre de diverses façons, soutient Shuttleworth. Cela contredit la définition même d'un standard", ajoute t-il.

Office Open XML n'a pas sa place à côté des normes ISO, tels que HTML, PDF et ODF, affirme Shuttleworth.

“Les éléments qui conduisent à un très bon standard sont la clarté, le consensus ainsi que la véritable conviction que de multiples organisations pourront le mettre en oeuvre”, ajouté t-il, notant qu'une grande partie de l'OOXML est une compilation “de bizarreries et d'absurdités" des anciens Pack Office, déversés dans un format XML que les différents développeurs de Microsoft ont mis en oeuvre pour différentes versions de Word et Excel. “C'est un magnifique tas d'ordures qui a été normalisé” a affirmé Shuttleworth.

Tout comme Red Hat et Novell, la distribution Linux Ubuntu basée sur Debian utilise la suite bureautique open-source OpenOffice, compatible avec le Format OpenDocument, qui concurrence celui de Microsoft Office.

Ubuntu mettra-t-il en application la norme IS DIS 29500 maintenant que c'est standard ?

Non, nous n'allons pas investir du temps à essayer de mettre en oeuvre un standard qui a été défini de manière déficiente” a répondu Mark Shuttleworth, en affirmant que les spécifications pourront être ajoutées et/ou changées au bon vouloir de Redmond et ce sans tenir compte des cycles de développement et de production de ses rivaux.

“Si nous nous approchions de la mise en application par exemple, Microsoft déplacerait la cage de but au dernier moment” souligne t-il. “Microsoft ne pense pas être lié par ce standard”.

“Je ne voudrais pas travailler à mettre en oeuvre ce standard même si les gens me le demandaient”, a t-il ajouté.

L'homologation par l'ISO donne à Microsoft la capacité de favoriser ses produits basé sur OOXML auprès des gouvernements et de ses clients, mais ne donne aucune garantie sur les changements dans le futur, de ces applications “Elle nous met dans une situation où nous avons de multiples standards pour plusieurs formats de documents et pas de directives claires quant à la manière dont vont évoluer ces normes”.

L'argument de Microsoft, de dire que le standard est complexe parce que le logiciel est complexe est une foutaise, affirme aussi Shuttleworth, parce que des logiciels plus complexes - comme ceux qui gèrent les emails et le web - ont des standards simples et clairs que tous les développeurs peuvent mettre en application : IMAP et HTML.

“Afficher une page web riche, très détaillé avec des polices, différentes présentations et le support de différents périphériques est complexe. C'est un format incroyablement riche en contenu, mais nous avons une norme pour le manier qui est propre et clair en comparaison avec Office Open XML”.

Pour terminer, c'est le même type pression et de politisation qui a condamné l'effort du Massachusetts dans l'etablissement du Format OpenDocument comme standard et a aussi torpillé l'effort global visant à s'unir derrière l'ODF, a revediqué Shuttleworth.

“Tout le travail a été effectué derrière des portes closes plutôt que de donner lieu à un débat public” a déploré Shuttleworth. “Tout ceci est très regrettable et ne fait pas réellement avancer la technologie et l'industrie. Nous avons toujours connu avec Microsoft des formats de fichiers propriétaires”.

Shuttleworth ne pense pas toutefois que cette victoire à l'ISO ralentira la marche en avant de Linux et soutient que la suite OpenOffice et les applications ODF continueront à monter en puissance. “Cela a toujours été une bataille difficile de faire utiliser autre chose que Microsoft Office“, dit-il. “La bataille sera gagnée au mérite”.

Traduction de l'article paru sur ZDNET.

Si vous trouvez certaines incohérences et/ou approximations dans la traduction faites le savoir  ;-)

jeudi, décembre 13 2007

Gravatar de adminUne page inutile sur Microsoft.com via Administrateur

En regardant le hit-parade de Digg sur les nouvelles parlant de la technologie, apparaît avec plus de 4500 diggs et plus de 650 commentaires cette page qui explique comment enlever Linux et installer Windows XP à la place

Il se peut que cette page serve à quelques utilisateurs déçu de Linux ou qui ont acheté un PC équipé de Linux pré-installé et qu'ils veuillent mettre XP à la place (mais là je ne vois pas l'intérêt), mais les gars franchement, faire un tutoriel pour expliquer cela quand il faut seulement insérer le cd de XP et suivre pas-à-pas l'installation, c'est que vous avez sacrément du temps à perdre en ce moment (attention à la qualité des Pack SP pour Vista et XP). Vous feriez mieux messieurs, de doter cette page d'une explication sur la façon d'installer Windows XP en Dual Boot pour que le client puisse être en droit de choisir.

Mais c'est vrai qu'avec le temps, j'ai appris que la logique que vous utilisez s'incline toujours du côté du portefeuille et des dollars plutôt vers les clients qui ont fait votre fortune.

Gravatar de adminUne page inutile sur Microsoft.com via Administrateur

En regardant le hit-parade de Digg sur les nouvelles parlant de la technologie, apparaît avec plus de 4500 diggs et plus de 650 commentaires cette page qui explique comment enlever Linux et installer Windows XP à la place

Il se peut que cette page serve à quelques utilisateurs déçu de Linux ou qui ont acheté un PC équipé de Linux pré-installé et qu'ils veuillent mettre XP à la place (mais là je ne vois pas l'intérêt), mais les gars franchement, faire un tutoriel pour expliquer cela quand il faut seulement insérer le cd de XP et suivre pas-à-pas l'installation, c'est que vous avez sacrément du temps à perdre en ce moment (attention à la qualité des Pack SP pour Vista et XP). Vous feriez mieux messieurs, de doter cette page d'une explication sur la façon d'installer Windows XP en Dual Boot pour que le client puisse être en droit de choisir.

Mais c'est vrai qu'avec le temps, j'ai appris que la logique que vous utilisez s'incline toujours du côté du portefeuille et des dollars plutôt vers les clients qui ont fait votre fortune.