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Planet Ubuntu-fr - Migration

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lundi, avril 21 2008

Gravatar de framasoftAnd the winner is... via Framasoft

Coup sur coup, Red Hat et Novell viennent de faire des déclarations qui, entre les lignes, laisse à penser que leur version desktop communautaire de GNU/Linux, Fedora pour le premier et OpenSuse pour le second, n'est pas (ou plus) stratégique et donc prioritaire dans leur développement. Les deux sociétés préfèrent se concentrer sur les serveurs et le service aux entreprises dont la rentabilité est assurée.

Extrait de l'article What’s Going On With Red Hat Desktop Systems? An Update chez RedHatNews : An explanation: as a public, for-profit company, Red Hat must create products and technologies with an eye on the bottom line, and with desktops this is much harder to do than with servers. The desktop market suffers from having one dominant vendor, and some people still perceive that today’s Linux desktops simply don’t provide a practical alternative. Of course, a growing number of technically savvy users and companies have discovered that today’s Linux desktop is indeed a practical alternative. Nevertheless, building a sustainable business around the Linux desktop is tough, and history is littered with example efforts that have either failed outright, are stalled or are run as charities.

Extrait de Novell: The Stand-alone OS is Dead sur InternetNews : The basic concept here is that the standalone operating system is dead, The days in which people buy operating systems on their own and then build a stack from there... will look like home-built automobiles in the future, people aren't going to do this anymore.

Si on fait le compte des distributions GNU/Linux pour le grand public, il ne reste plus guère que Mandriva et Ubuntu (voire peut-être d'autres, à vous de me dire, comme PCLinuxOS, Mint ou encore Freespire).

Mandriva vient de sortir sa version de printemps. Souhaitons-lui bonne chance... Il n'empêche que c'est clairement Ubuntu qui a le vent en poupe alors même que sa prochaine version, Hardy Heron, va éclore dans quelques jours et en rajouter une couche.

Classements des distributions sur DistroWatch pour les trois derniers mois :

DistroWatch

Comparatif de fréquence de recherches sur Google Trends (cliquer ici pour mieux voir) :

Google Trends - Ubuntu Fedora Suse Mandriva

Vous en tirerez vos propres conclusions. Et tant qu'à rester sur Google Trends voici un autre comparatif donnant un argument de plus à mon billet Le vocable Ubuntu va-t-il se substituer à Linux auprès du grand public ? :

Google Trends - Linux Ubuntu

Ce qui m'amène à poser les quelques questions suivantes aux lecteurs qui passent :

  • Une société peut-elle gagner de l'argent avec une distribution GNU/Linux grand public ?[1]
  • Ubuntu a-t-il définitivement gagné la bataille des distributions GNU/Linux grand public ?[2]
  • Si oui, n'est-ce pas paradoxal que, quand bien même les communautés du libre soient parées de toutes les vertus, ce soit un un milliardaire (aussi sympathique et philantropique soit-il) qui ait raflé la mise ?
  • Si oui, est-ce que cette grande clarification est un facteur favorable pour la migration grand public de Windows vers Linux ?

Notes

[1] D'autant que Mark Shuttleworth lui-même (fondateur d'Ubuntu) ne le pense pas non plus : I don't think there is money to be made in selling desktop Linux.

[2] Question subsidiaire : Et que devient Debian dans tout ça ?

dimanche, avril 6 2008

Gravatar de framasoftLe vocable Ubuntu va-t-il se substituer à Linux auprès du grand public ? via Framasoft

Ubuntu Girl

Richard Stallman répète inlassablement partout où il passe qu'il faut dire « GNU/Linux » et non « Linux ». Et si l'avènement de la distribution Ubuntu finissait par mettre tour le monde d'accord pour faire oublier Linux, GNU et tout le reste ?

C'est peu probable mais il faut reconnaitre que le succès non démenti d'Ubuntu change doucement la donne du monde jusque là assez tranquille des distributions Linux. Pour un utilisateur de base candidat à la migration, il y a désormais Ubuntu et les autres, avec peut-être le risque collatéral de voir se diluer l'expression Linux derrière Ubuntu.

Cette glissement sémantique peut-il se produire ? Et si oui est-ce un réel problème ? C'est l'objet de cette traduction à la lisière du troll que nous devons à VLI pour Framalang.

Copie d'écran - ZDNet

Ubuntu est-elle en passe de devenir la distribution Linux générique ?

Is Ubuntu becoming the generic Linux distro?

Adrian Kingsley-Hughes - 02 avril 2008 - ZDNet.com

Suis-je le seul à avoir remarqué le nombre important de débutants sous Linux qui semblent penser que Ubuntu est Linux et que Linux est Ubuntu ?

Depuis l'année dernière, j'ai en effet remarqué un nombre croissant de newbies (un terme que j'emploie affectueusement) intéressés pour tester Linux : par exemple le nombre de mails que je reçois sur le sujet est passé de zéro il y a un an à quelques dizaines par semaine aujourd'hui. Les raisons de leur intérêt pour Linux sont diverses et variées, tout comme leur niveau d'engagement pour quitter Windows ou Mac. Néanmoins, une chose émerge de toutes ces conversations : le nombre de gens qui semblent confondre Ubuntu et Linux. Je dis cela parce qu'ils utilisent les deux termes de manière interchangeable, ou en utilisant le nom Ubuntu d'une manière générique. Et ce traitement de faveur est réservé à Ubuntu. Je n'ai pas vu le nom d'une autre distribution utilisé de la sorte.

Je dois admettre que j'aime bien Ubuntu. Je l'aime vraiment bien. J'ai essayé des dizaines de distributions Linux ces douze à dix-huit derniers mois, et je reviens toujours à Ubuntu. Même si je ne me considère pas dans la catégorie des noob Linux, je sais que je n'en suis pas encore si éloigné de telle sorte que la convivialité et la simplicité de Ubuntu ne sont pas inutiles pour moi. Mais un autre attrait de Ubuntu est son cycle de développement clair que les développeurs suivent, ajouté au fait que chaque version que j'ai essayée s'est révélée être une amélioration significative par rapport à la précédente. Il y a un réel élan dans ce projet. Il faudra voir si le même niveau de développement continue une fois que les bases auront été scellées, mais pour l'heure, le développement semble avancer à un bon rythme.

Je suis de ceux qui pensent que cette évolution d'Ubuntu vers la distribution Linux générique n'est pas une mauvaise chose. Mon opinion est que lorsqu'un débutant aborde le monde Linux, le nombre sidérant de distributions disponibles est déconcertant (je sais que beaucoup ne sont pas d'accord avec moi sur ce point et clament que le choix est une bonne chose, mais personne ne peut me démontrer avec évidence que les nouveaux utilisateurs embrassent facilement le nombre important de distributions). Une seule distribution offre à ceux qui veulent s'initier à Linux un endroit pour démarrer et si Ubuntu répond à leurs besoins alors c'est très bien, sinon il y a une grande variété de distributions Linux pour expérimenter et jouer avec.

La prochaine version, au nom de code Hardy Heron (NdT : le Héron Hardi), sera l'une des distributions les plus faciles à essayer pour les newbies grâce à l'ajout du chargeur umenu et de l'installeur Wubi, qui tous deux simplifient l'installation conjointe de Ubuntu avec et depuis Windows. Ceci rendra sans aucun doute Ubuntu encore plus populaire chez les newbies Linux.

Des idées ? Pensez-vous que Ubuntu est en train de devenir la distribution Linux générique ? Est-ce une bonne chose ? Est-ce que Ubuntu est la meilleure distribution pour les débutants ? Et si non, que suggérez-vous ?

mercredi, avril 2 2008

Gravatar de framasoftLes élèves de Genève sous Linux à la rentrée prochaine via Framasoft

Reprise d'un article de la Tribune de Genève. Histoire de se donner du baume au cœur après la triste nouvelle concernant la normalisation du format OOXML (le plus triste dans cette histoire ce sont surtout les conditions de cette normalisation).

On patine encore un peu sur l'exercice difficile de la définition d'un logiciel libre mais il y a des choses qui font vraiment plaisir à lire. Voici en tout cas une administration scolaire qui se targuera plus tard d'avoir fait partie des premières à franchir le pas.

Et pendant ce temps-là en France, c'est l'inertie. Une inertie qui n'est pas perdue pour tout le monde...

Copie d'écran - Tribune de Genève

Le DIP met le cap sur les logiciels libres

Luca Sabbatini - 02 avril 2008 - Tribune de Genève
URL d'orgine du document

Dès la rentrée de septembre 2008, les ordinateurs des écoles genevoises auront migré vers des programmes gratuits. Explications.

Vive les logiciels libres ! Au Département de l'instruction publique (DIP)[1], le mot d'ordre est d'actualité. A la prochaine rentrée scolaire, en septembre 2008, les quelque 9000 ordinateurs des écoles du canton vont définitivement abandonner le système d'exploitation payant Windows pour migrer sur son concurrent gratuit Linux. Et ils n'utiliseront plus que des programmes ouverts. Un changement qui prend des allures de petite révolution dans l'administration cantonale genevoise.

Un logiciel libre, qu'est-ce que c'est? On le dit libre, par opposition à propriétaire. On le dit aussi ouvert, car son code de programmation reste accessible à tous et peut être librement modifié (en anglais «open source). Pour simplifier, il s'agit d'applications informatiques développées non par une société dans le but de les commercialiser, mais par une communauté de programmeurs. Qui codent pour le plaisir, pour se faire la main ou pour encourager la qualité.

Gratuits et multiplateformes (Windows, Mac, Linux), constamment mis à jour, testés et améliorés, les logiciels libres concurrencent avantageusement les coûteux programmes des grandes firmes d'informatique. Ainsi, OpenOffice est-il un parfait équivalent de Microsoft Office, alors que Gimp remplit toutes les fonctions du Photoshop d'Adobe (lire ci-dessous).

Pourquoi passer aux logiciels libres? Gratuits, efficaces, pédagogiques, «ils n'ont que des avantages», assure Manuel Grandjean, directeur du Service Ecoles-Médias du DIP et à ce titre maître d'oeuvre de la migration du département vers l'open source. D'une part, ils offrent de quoi satisfaire le plan d'économie du Conseil d'Etat, dont la mesure 28 préconise de «promouvoir les logiciels libres» dans l'administration. Mais il ne s'agit en aucun cas d'une solution au rabais. «Nous avons choisi les logiciels libres pour leurs qualités», insiste Manuel Grandjean.

On trouve, analyse-t-il, «une vraie convergence» entre les bases de l'enseignement pratiqué au DIP et les logiciels libres. Par leur développement communautaire, ces derniers «encouragent le partage et la démocratisation des savoirs, ainsi que l'autonomie dans l'acquisition des compétences».

Autre atout non négligeable: les élèves peuvent travailler chez eux en utilisant gratuitement les mêmes programmes qu'à l'école, ce qui «renforce l'égalité des chances», estime Manuel Grandjean. Et puis, souligne-t-il avec un brin d'ironie, «on évite ainsi de fournir des clients captifs aux grosses sociétés informatiques»...

Qu'en est-il à l'usage? Au Collège de Candolle, on a anticipé les directives du DIP. Après des années de «dual boot, c'est-à-dire d'ordinateurs équipés d'un double système d'exploitation Windows/Linux, les machines tournent désormais exclusivement sous Ubuntu, une «distribution» de Linux.

«Il a fallu un temps d'adaptation», concède Jean-Daniel Gavillet, qui est en charge du parc informatique à Candolle, «mais c'est bénéfique pour tout le monde». L'avantage n'est pas que financier, insiste l'informaticien. «D'un point de vue pédagogique, c'est un plus considérable.» Et comme les logiciels libres adoptent des formats ouverts, privilégiant «l'interopérabilité», ils devraient mieux vieillir que les autres.

Notes

[1] Le DIP a produit un DVD contenant sa sélection de logiciels libres. Téléchargez-le !

mercredi, février 6 2008

Gravatar de u-classrooms/buntu-fr// via u-classroom

Les faits

La migration de la (ubuntu-fr-)classroom est maintenant pratiquement achevée. Certains d'entre vous s'en sont sans doute aperçu, la classroom, qui jusque là s'appuyait quasi-exclusivement sur les structures d'ubuntu-fr, prend son envol. Un site autonome a vu le jour, http://u-classroom.net/, sur lequel vous pouvez trouver :

  • les logs des sessions ;
  • les cours ;
  • le détail des sessions passées et à venir ;
  • le blog.

Le canal IRC, jusque là nommé #ubuntu-fr-classroom, devient #u-classroom, toujours sur le réseau freenode.

Par ailleurs, nous profitons de cette "migration" pour travailler sur l'établissement d'un cadre technique visant à faciliter la restitution des sessions live, et leur transformation simple et automatisée en cours statiques (bot irc, svn...).

C'est quoi, u-classroom ?

U-classroom c'est la volonté de partager le savoir et le savoir-faire de la communauté d'utilisateurs de logiciels libres, en proposant une formule vivante de cours sur IRC.

Les premiers cours donnés sur #ubuntu-fr-classroom concernaient le packaging ubuntu (et donc debian par la même occasion). Rapidement, le champ des connaissances transmises s'est élargi, et des sessions ont eu lieu concernant des sujets aussi variés que apache, python, le shell...

Dans cette "u-classroom", chacun peut tour à tour être enseigné et enseignant, et aucun niveau minimal n'est en général requis (si ce n'est avoir suivi ou lu les logs des sessions précédentes sur le même sujet).

Pourquoi cette migration ?

Loin de nous l'idée de nous éloigner d'ubuntu-fr. Cependant, la classroom existe depuis désormais plus d'un an et demi, et nous avons le recul nécessaire pour nous apercevoir que nos centres d'intérets ne sont pas (pour la plupart) directement liés à ubuntu, et que les sessions s'adressent généralement à tous les utilisateurs d'UNIX ou technologies libres ; la proximité avec Ubuntu-fr traduit plus notre histoire qu'un réel lien organique. Ce constat fait, il nous a semblé logique de nous émanciper du wiki d'ubuntu-fr, pour trouver une audience plus vaste dans la communauté francophone des logiciels libres.

Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux thèmes et de nouveaux professeurs pour assurer les sessions. Si un sujet vous tient à coeur (depuis l'utilisation de OOo jusqu'à l'utilisation fine des flags GCC sur LFS), nous serions ravis de vous accueuillir, pour une ou plusieurs sessions. Prenez directement contact avec nous sur #u-classroom@irc.freenode.net.

N'oubliez pas aussi de vous abonner à notre mailing list classroom-annonces qui vous permettra d'être informé des dates et sujets des sessions futures.

jeudi, novembre 29 2007

Gravatar de adminLinux App Finder, un logiciel Windows ou OSX vous manque ? via Yann Hamon

Vous venez de migrer sous Linux, vous êtes à la recherche du petit logiciel spécifique que vous utilisiez sur Windows ou Mac OS X et vous n'arrivez absolument pas à le trouver. Même la page du Wiki Ubuntu qui traite du sujet ne vous a pas aidé. Alors, voilà peut-être un site qui va vous rendre ce service. Rendez-vous à cette adresse :

Linux App Finder

Je suis aussi tombé sur un autre site semblable mais en espagnole ce coup là, il s'appelle : Alternatives Libres

lundi, mai 28 2007

Gravatar de framasoftDell + GNU/Linux Ubuntu : Un mariage assumé et médiatisé qui m'émeut via Framasoft

Dell.com - Ubuntu - screenshot

On peut toujours faire la fine bouche (en remarquant par exemple que la différence de prix à configuration similaire[1] n'est pas flagrante entre un modèle Ubuntu[2] et un modèle Windows Vista) mais on ne peut nier le plaisir de voir une distribution GNU/Linux s'afficher aujourd'hui en ouverture de dell.com, qui n'est rien d'autre que le premier site mondial de vente en ligne d'ordinateurs.

Dell a assurément marqué des points sur ce coup-là parce qu'ils sont allés au bout de leur démarche de consultation avec pour conséquence la mise en place très rapide d'offres Ubuntu inside tout de suite mises en avant.

Ce faisant c'est Linux et par extension le logiciel libre dans son ensemble qui ont marqué des points notamment chez le grand public qui y verra certainement là un gage de sérieux, de confiance mais aussi une assurance de trouver dès le départ des ordinateurs parfaitement configurés pour accueillir Ubuntu.

Quelque soit le degré de perfectionnement de l'offre c'est assurément un évènement majeur qui permet de mesurer le chemin parcouru...

Notes

[1] En fait on ne peut pas véritablement faire de comparaison parce que les modèles sont similaires sans jamais être identiques. Pas le peine de chercher bien loin le pourquoi du comment.

[2] Autre petit bémol sur le site de Dell actuel, la mention très discrète de Linux par rapport à l'omniprésence d'Ubuntu.