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lundi, mars 30 2009

Gravatar de framasoftLuc Viatour - Photographe via Framasoft

Luc Viatour - CC by-saJe ne me souviens plus pourquoi je suis tombé, il y a quelques jours de cela, sur le site du bruxellois Luc Viatour. Était-ce à cause de GIMP ? de la qualité de ces photographies ? des licences libres de ces mêmes images ? de son implication dans Wikipédia ?

Toujours est-il que j’ai eu envie d’entrer en contact avec lui pour lui proposer une courte interview par mail interposé. Et comme vous pouvez vous en rendre compte ci-dessous, il a fort gentiment accepté ;-)

Entretien avec Luc Viatour

Bonjour, pourriez-vous vous présenter en quelques mots. On trouve la mention « photographe » sur votre site. En avez-vous fait votre métier ?

Je suis Belge, IT Manager pour une société d’édition. Plus spécialisé dans l’IT pré-presse et impression. Je suis aussi partiellement photographe[1] salarié pour cette entreprise.

Sur votre page utilisateur de Wikipédia, on peut lire « Passionné par les logiciels libres utilisateur de GNU/Linux avec la distribution Ubuntu ». Pourriez-vous nous en dire plus ?

Luc Viatour - CC by-saJ’ai découvert Linux en 1999 suite à des problèmes avec des serveurs Windows. Cela ma intéressé et j’ai rejoint un groupe d’utilisateurs de Linux Belge le BxLUG.

J’ai donc rapidement passé les serveurs du boulot sous Linux Debian. La suite en 2000/2001 je suis passé sous Debian pour mon ordinateur personnel. Rapidement les 3/4 des postes clients au boulot sont passé sous Linux. Nous somme maintenant à 90% sous Linux (Ubuntu pour les clients et Debian pour les serveurs). Je n’envisage même plus autre chose personnellement. Le plus dur pour moi ce fut le passage après plusieurs années de Photoshop à GIMP.

Est-ce que c’est cette passion pour les logiciels libres qui vous a incité à placer vos images sous licence libre ?

Oui l’idée du partage libre m’a séduit doucement…

Que pensez-vous de la pétition « Sauvons la photographie : Pour que la création visuelle continue d’exister et que les Auteurs Photographes puissent continuer à produire des photographies » ? Ne participe-t-elle du même mouvement de crainte et de repli qui caractérise actuellement l’industrie du disque et du cinéma ?

Luc Viatour - CC by-saUn photographe au début de la photographie était un artisan qui vendait un service. Il passait dans les rues faire des photos des passants et vendait son travail pas des droits d’auteur. Je suis pour des images libres qui servent à faire connaître son travail et une rémunération pour un service ou une commande.

Je pense que les droits d’auteurs deviennent invivables, je râle tous les jours de ne pas pouvoir faire des photo d’un bâtiment et les publier car l’architecte n’est pas mort depuis plus de 50 ans alors que c’est un lieu publique et que souvent le bâtiment en question est réalisé avec l’argent public ! Exemple connu en Belgique avec l’Atomium !

Par contre je suis pour le respect des licences choisies par l’auteur des photos, libres ou non ! Ce que de plus en plus de média ne respectent pas ! Les changements doivent venir des auteurs. Je comprend que certains photographes ne veulent pas publier sous licence libre, mais de là à légiférer pour interdire ou limiter les licences libres c’est je pense aller dans un mauvais sens.

Vous éditez vos images avec GIMP depuis 2005. Pourquoi l’avoir préféré à Photoshop ? par principe ? pour ses qualités intrinsèques ? Les deux ?

J’ai eu beaucoup de mal au début après cinq ans d’utilisation de Photoshop, mais voilà pour qui décide d’utiliser Linux, il n’y avait pas le choix et j’ai fait l’effort de changer mes habitudes. Maintenant lorsque je dois travailler sous Photoshop je suis perdu ;) Comme quoi ce n’est qu’une question d’habitudes.

Plusieurs centaines de vos photographies se retrouvent sur Wikipédia. Pourriez-vous nous en dire plus. Qu’est-ce qui vous motive à participer à un tel projet ?

Luc Viatour - CC by-saJ’ai découvert le projet Wikipédia suite a une conférence au BxLUG. J’ai trouvé cela génial, mais comme je ne suis vraiment pas littéraire, je me voyais mal participer à la rédaction d’un article. Puis j’ai vu qu’il y avait des demande de documents visuels et là je me suis rendu compte que je pouvais aider le projet.

Petit à petit j’ai donc ajouté des photos qui traînaient dans des tiroirs, puis ma démarche a évolué, maintenant je fais parfois des photos volontairement pour Wikipédia. Je suis finalement très content d’avoir fait cela, j’ai énormément de retours sympathiques, bien plus que si elles étaient restées dans mes tiroirs ;)

Notes

[1] Crédit photos : Luc Viatour (GFDL - Creative Commons By-Sa)

Gravatar de tigrouMontpellier comme vous ne l'avez jamais vu via tigrou

Photo et retouche par virus0r sous Licence Creative Commons By-NC-Sa

Je viens de tomber par hasard sur cette photo retouchée de Montpellier prise du haut du Corum. Cette photo m'a littéralement scié ! La photo "originale" est aussi visible sur le site de l'auteur. Vraiment, c'est superbe et limite flippant !

dimanche, mars 29 2009

Gravatar de tigrouChasse à la jonquille ! via tigrou

Mais dans les sous bois de Vergongeat on ne trouve pas que des jonquilles...

mercredi, octobre 8 2008

Gravatar de Rom1imagup : uploader une image en 2 clics via ®om

J'ai écrit un petit script pour uploader en ligne de commande une image sur imagup, et récupérer le lien (pratique pour poster sur les forums).

Voici comment l'utiliser :
imagup monimage.jpg


Les extensions jpg, jpeg, png et gif sont autorisées.

Voici un exemple de résultat :
$ imagup rom-avatar.png
% Total % Received % Xferd Average Speed Time Time Time Current
Dload Upload Total Spent Left Speed
100 28706 0 14129 100 14577 3638 3754 0:00:03 0:00:03 --:--:-- 5059
rom-avatar.png : http://uploads.imagup.com/05/1220023287_rom-avatar.png


Il est possible d'uploader plusieurs images en une seule ligne :
imagup image1.png image2.jpg


Avec l'option -open, une fois l'image uploadée, elle est ouverte dans le navigateur par défaut.

curl doit être installé.

Voici le script :
#!/bin/sh
# IMAGUP script
#
# 29th august 2008 - Romain Vimont (®om)
#
# Uploads images to www.imagup.com, and returns the http:// link.
#
# Syntax:
# imagup [-open] fichier1 [fichier2 [...]]
#
# If -open is specified, the link is opened in the default associated program
# (the default browser).
#

# Syntax error detected
# Exits the program with return code 1.
syntax_error() {
printf '%s\n' "Syntaxe : $0 [-open] fichier1 [fichier2 [...]]" >&2
exit 1
}

# Bad extension detected. Prints messages on stderr.
#
# $1: bad extension
bad_extension() {
local extension="$1"
printf '%s\n' "Extension not supported: $extension" >&2
printf '%s\n' "Must be one of {png, jpg, jpeg, gif}." >&2
}

# Returns the canonical name of the file, from its (full) path.
#
# $1: (full) path of the file
# return: canonical name of the file
#
# example: get_filename 'a/b.c/d.e.f.jpg' returns 'd.e.f.jpg'
get_filename() {
local path="$1"
printf %s "$path" | grep -o '[^\/]\+$'
}

# Returns the radical of a filename (its name without the extension), from its
# (full) path.
#
# $1: (full) path of the file
# return: radical of the file
#
# exemple: get_radical 'a/b.c/d.e.f.jpg' returns 'd.e.f'
get_radical() {
local path="$1"
local filename="$(get_filename "$path")"
printf %s "$filename" | sed 's/\.[^\.]*$//'
}

# Returns the extension of a file, from its (full) path.
#
# $1: (full) path of the file
# return: extension of the file
#
# exemple: get_extension 'a/b.c/d.e.f.jpg' returns 'jpg'
get_extension() {
local path="$1"
local filename="$(get_filename "$path")"
printf %s "$filename" | grep -o '[^\.]\+$'
}

# Converts a String to lower case.
#
# $1: input text
# return: lower cased text
#
# example: to_lower_case 'AbCdE' returns 'abcde'
to_lower_case() {
local text="$1"
printf %s "$text" | tr -s [A-Z] [a-z]
}

# error when no arguments
[ $# -ge 1 ] || syntax_error

if [ "$1" = '-open' ]
then
# -open is enabled
open=true
shift
# should remain other arguments
[ $# -ge 1 ] || syntax_error
fi

# for each argument (a file to upload)
for path
do
extension=$(get_extension "$path")
ext=$(to_lower_case "$extension")
# extention must be one of {png, jpg, jpeg, gif}
if [ "$ext" = png -o "$ext" = jpg -o "$ext" = jpeg -o "$ext" = gif ]
then
filename=$(get_filename "$path")
radical=$(get_radical "$path")
# uploads and gets the url back
url=$(curl www.imagup.com -F \
"fichier=@$path;filename=$radical.$ext;type=image/$ext" |
grep image-upload |
grep -o "http://[[:alpha:]]\+.imagup.com/[^\"]\+\.\(png\|jpg\|jpeg\|gif\)")
if [ "$url" ]
then
# if it worked, prints the url
printf '%s\n' "$path : $url"
# if -open is selected, open-it in the default application
[ $open ] && xdg-open "$url"
else
# it didn't work
printf '%s\n' "Problem while uploading $path" >&2
fi
else
# file extension is bad
bad_extension "$extension"
fi
done


Pour l'installer, copiez-le dans un fichier /usr/bin/imagup que vous rendez exécutable :
gksudo gedit /usr/bin/imagup

Faites un copier-coller du script, sauvez-le. Puis :
sudo chmod 755 /usr/bin/imagup



Une fois installé, vous pouvez également l'utiliser comme script nautilus. Mettez le script suivant dans ~/.gnome2/nautilus-script/imagup-wrapper et rendez-le exécutable :
#!/bin/sh
# nautilus IMAGUP script wrapper
#
# 29th august 2008 - Romain Vimont (®om)
#
# Needs "imagup" core script to be installed.
#

# Use only \n as field separator
IFS='
'

# Calls imagup with all args
imagup -open $NAUTILUS_SCRIPT_SELECTED_FILE_PATHS


Ensuite, dans nautilus, il est possible d'envoyer l'image en cliquant sur Script → imagup-wrapper. Les images ainsi envoyées s'ouvriront dans le navigateur par défaut.

Cependant, en écrivant ce script, je me suis aperçu de trois problèmes dans nautilus : un problème de proxy, un problème de vue liste et un problème avec le lancement de scripts à partir du bureau.

Les deux derniers problèmes sont contournés avec le script imagup-wrapper (le dernier script).

Si, au lieu d'appeler une fois imagup avec tous les arguments, on voulait l'appeler n fois avec un seul argument (utile lorsque le programme appeler ne boucle pas sur les arguments), on aurait pu utiliser :
printf %s "$NAUTILUS_SCRIPT_SELECTED_FILE_PATHS" |
while read -r arg
do
imagup -open "$arg"
done

ou encore :
IFS='
'
for arg in $NAUTILUS_SCRIPT_SELECTED_FILE_PATHS
do
imagup -open "$arg"
done


J'en ai profité pour écrire une section les pièges à éviter sur la doc ubuntu-fr de nautilus-scripts.
samedi, septembre 27 2008

Gravatar de effraieCréer un diaporama de photos avec image2mpeg via effraie

Un diaporama sous GNU/Linux

Une amie absolument rétive aux ordinateurs part la semaine prochaine présenter à Venise un projet (professionnel) que nous avons en commun.
Pour illustrer son propos, elle souhaite montrer un diaporama des photos que nous avons pris cet été, lors de la précédente occurrence de ce projet. Si je suis incapable de refuser ce genre de truc (bin oui, photo + geek, quoi!), j'étais jusqu'il y a peu tout aussi incapable de produire un diaporama sous GNU/Linux, ne sachant simplement pas quel logiciel utiliser.

Après quelques recherches sur le Grand Nain Ternet, j'arrive à la conclusion que Digikam et ManDVD sont les deux challengers les plus aboutis. Je peste déjà, étant sous gnome... Cela dit, je me fais une raison, et j'installe d'abord ManDVD...
Ça marche, mais l'interface est très moche, peu ergonomique, c'est lourd, et le diaporama produit est d'une qualité très douteuse! C'est sans doute moi qui m'en sert mal, mais je n'aime pas contourner les applications pour obtenir ce que je veux, alors je passe à Digikam.
Celui-ci m'installe une floppée de dépendances, dont la moitié de KDE... Je fais à moitié la grimace, mais je fais confiance à Digikam, que je sais être un très bon logiciel, pour réussir là ou ManDVD a échoué. Et bien, encore raté... impossible de lui faire avaler le chemin d'ImageMagick, pourtant installé comme il se doit depuis les dépôts officiels (et depuis longtemps).

La mort dans l'âme, j'allais renoncer, quand je suis tombé sur un outil en ligne de commande qui fait son travail parfaitement (oh joie!).

Installation

danger.png Ce logiciel n'est pas issu des dépôts officiels, vous l'installez à vos risques et périls!

Vous pouvez télécharger image2mpeg depuis son site officiel.
Deux options s'offrent à vous, soit vous le compilez, soit vous utilisez le paquet Debian fournit (ça fonctionne bien avec Ubuntu aussi).
Ajoutez ces deux lignes dans votre sources.list :

deb http://hyperthese.net/Bordel/apt-rep/ binary/
deb-src http://hyperthese.net/Bordel/apt-rep/ source/

Puis lancez la commande :
sudo apt-get install image2mpeg

Utilisation

Une fois installé, son utilisation est très simple : il suffit de se placer dans le répertoire ou l'on a stocké les photos du diaporama, et de lancer la commande:
image2mpeg -t 5 -T 1 --mode DVD -A FITIN --transition FADE --output mon_diaporama.mpg *.jpg

Ça va mouliner un bon moment (mais la console affiche l'évolution du travail, ça occupe!) et puis vous aurez un beau fichier mpeg lisible partout avec un simple lecteur vidéo.

Pensez bien sur à adapter la commande a vos besoins:
-t indique la durée d'affichage des images,
-T la durée des transitions,
--mode permet d'adapter le format de sortie au support,
-A l'ajustement des images au format de sortie,
--transition indique le type de transition à utiliser,
--output indique le fichier de sortie.

Pour plus de détails, plongez vous dans le man, ou vous verrez que les possibilités vont bien au delà de ce que je vous présente ici.

mardi, septembre 9 2008

Gravatar de Rom1Optimiser la taille des fichiers png via ®om

L'outil optipng permet d'optimiser les fichiers png : les compresser davantage sans aucune perte de qualité.

Pour l'utiliser, c'est très simple :
optipng image.png


Très pratique pour les captures d'écran que l'on veut poster sur les forums.

Voici un exemple de résultat :
$ optipng screenshot.png
OptiPNG 0.5.5: Advanced PNG optimizer.
Copyright (C) 2001-2007 Cosmin Truta.

** Processing: screenshot.png
1196x688 8-bit RGB-alpha non-interlaced
The image is losslessly reduced to 8-bit RGB
Input IDAT size = 117762 bytes
Input file size = 118005 bytes
Trying...
zc = 9 zm = 8 zs = 0 f = 0 IDAT size = 81686
zc = 9 zm = 8 zs = 1 f = 0 IDAT too big
zc = 1 zm = 8 zs = 2 f = 0 IDAT too big
zc = 9 zm = 8 zs = 3 f = 0 IDAT too big
zc = 9 zm = 8 zs = 0 f = 5 IDAT too big
zc = 9 zm = 8 zs = 1 f = 5 IDAT too big
zc = 1 zm = 8 zs = 2 f = 5 IDAT too big
zc = 9 zm = 8 zs = 3 f = 5 IDAT too big

Selecting parameters:
zc = 9 zm = 8 zs = 0 f = 0 IDAT size = 81686

Output IDAT size = 81686 bytes (36076 bytes decrease)
Output file size = 81761 bytes (36244 bytes = 30.71% decrease)


Un peu plus de 30% de gain, ça n'est pas négligeable.

Et pour en faire un script nautilus, mettez ce script dans ~/.gnome2/nautilus-scripts/optipng que vous rendez exécutable :
#!/bin/sh
# Optimizes PNG files.
#
# 30th august 2008 - Romain Vimont (®om)
#

# Use only \n as field separator
IFS='
'

# Calls optipng with all args
optipng $NAUTILUS_SCRIPT_SELECTED_FILE_PATHS


Combiné avec imagup, c'est très pratique pour poster des captures d'écran sur un forum.

Gravatar de Rom1Recompresser ses photos en masse de manière incrémentale via ®om

Mon appareil photo possède 3 réglages de "qualité" (niveau de compression JPEG) :
  • fin
  • normal
  • économique
Mais lorsque l'on choisit un réglage, les photos font à peu près toutes la même taille, qu'elles soient simples ou complexes. Par exemple, en réglage fin, leur taille est quasiment toujours comprise entre 2,8M et 2,9M.

Or, une photo uniforme devrait prendre beaucoup moins de place qu'une photo très complexe, avec beaucoup de contours.

D'ailleurs, on s'en rend compte lorsqu'on recompresse ces photos sur un ordinateur :

Sur cette capture d'écran, les photos contenues à la racine (les 5 dernières) sont les photos originales, prises par l'appareil photo.
Les photos contenues dans les répertoires convertXX sont les photos converties avec :
convert image.jpg -quality XX convertXX/image.jpg

(imagemagick doit être installé)

On se rend compte que les photos ont une taille beaucoup plus variable, ce qui est une bonne chose. Sur l'ensemble de mes albums, j'ai des photos à 500Kio et d'autres à 1,8Mio : c'est la qualité finale de la photo qui est prise en compte, et non la taille à atteindre.

J'ai donc décidé de prendre les photos en qualité maximale sur l'appareil photo, et de les recompresser à l'importation.

J'utilise digiKam pour gérer mes photos, qui possède une fonctionnalité pour recompresser les photos (utilisant exacement le même algorithme que imagemagick).

Le problème, c'est que je veux éviter, par inattention, de recompresser plusieurs fois les mêmes photos (perte de qualité inutile). Par exemple, lorsqu'on importe les photos d'une carte mémoire, qu'on les recompresse, puis qu'on importe les photos d'une seconde carte mémoire, difficile de différencier les photos déjà recompressées des autres (pour les photos se trouvant dans le même dossier).

J'ai donc écrit un petit script, qui garde dans un fichier la liste des photos déjà recompressées, et qui compresse toutes celles qui ne sont pas présentes dans le fichier.

Ainsi, après une importation de photos, j'exécute le script, seules les nouvelles seront recompressés.

#!/bin/sh
#
# Mogrifie tous les fichiers jpeg non encore mogrifiés (recompressés en jpeg)
#

# le fichier "mogrified" doit exister, si ce n'est pas le cas, faire
# touch mogrified" avant de lancer le script
if [ ! -f mogrified ]
then
echo 'mogrified file not found.'
exit 1
fi

# liste tous les fichiers .jpg dans les répertoires décrivant une année
# (2005, 2006...)
find -iname '*.jpg' | grep ^./20 | sort > filelist &&

# supprime de cette liste tous les fichiers déjà mogrifiés
comm -23 filelist mogrified |
while read photo
do
# mogrifie ces fichiers
echo "$photo"
mogrify -quality 90 "$photo"
done

# les fichiers mogrifiés sont maintenant les fichiers de la liste complète
mv filelist mogrified

L'outil mogrify fait la meme chose que convert, sauf qu'il modifie le fichier sur place (et écrase donc la source).

Cela permet d'avoir un très bon rapport qualité/taille, sans provoquer des pertes visibles sur les photos très complexes, ni utiliser de l'espace inutilement sur les photos simples.
samedi, juin 21 2008

Gravatar de framasoftEt pendant ce temps là à Jalapa... via Framasoft

Séquence évasion avec ces quelques photos d'une récente installation de la toute dernière version de GNU/Linux Ubuntu, la 8.04 du Hardy Heron, dans un village du Nicaragua.

Une (courte) traduction signée GaeliX pour Framalang.

Ubuntu - Nicaragua

Parier sur l'avenir

Bet on the future

Blog comuNIdad - 19 juin 2008

Jalapa est une commune du département de Nueva Segovia, Nicaragua, située près de la frontière avec le Honduras.

Ubuntu - Nicaragua

Jalapa est une région très pauvre et a été une de celles qui ont le plus souffert de la guerre civile dans les années 80.

Aujourd'hui, le gouvernement local fait un pari sur l'avenir en migrant toutes ses stations de travail et ses serveurs vers des logiciels libres et en particulier vers Ubuntu Linux.

Ubuntu - Nicaragua

C'est une occasion unique de réduire la fracture numérique et d'amener le progrès dans les zones rurales. Un grand merci à l'équipe locale Ubuntu d'avoir travaillé dur pendant plusieurs mois pour faire de cette initiative une réalité.

Ubuntu - Nicaragua

jeudi, mai 22 2008

Gravatar de FreetuxUbuntu nous raconte des salades ? via Freetux

Sous ce titre racoleur une simple image qui m'a fait bien rire et que j'ai trouvée chez Pilou, blogueur que je découvre à peine mais que j'ai immédiatement ajouté à mon netvibes.

Salade Ubuntu

  • Cette salade est elle vendu avec Ubuntu dedans ?
  • Y a t'il de véritable morceaux d'Ubuntu à l'intérieur ?
  • Est-ce une campagne de buzz pour la prochaine version, la 8.10 Salad edition ?
  • Ou alors est ce un graphiste en mal d'inspiration qui c'est dit que de tout façon les geeks ne mange que des pizza donc qu'il ne verrais jamais le plagiat ?

En tout cas je pense que ceux qui en ont acheté peuvent mettre l'emballage de coté ça risque de devenir collector si Canonical s'en mêle !

Gravatar de FreetuxUbuntu nous raconte des salades ? via Freetux

Sous ce titre racoleur une simple image qui m'a fait bien rire et que j'ai trouvée chez Pilou, blogueur que je découvre à peine mais que j'ai immédiatement ajouté à mon netvibes.

Salade Ubuntu

  • Cette salade est elle vendu avec Ubuntu dedans ?
  • Y a t'il de véritable morceaux d'Ubuntu à l'intérieur ?
  • Est-ce une campagne de buzz pour la prochaine version, la 8.10 Salad edition ?
  • Ou alors est ce un graphiste en mal d'inspiration qui c'est dit que de tout façon les geeks ne mange que des pizza donc qu'il ne verrais jamais le plagiat ?

En tout cas je pense que ceux qui en ont acheté peuvent mettre l'emballage de coté ça risque de devenir collector si Canonical s'en mêle !

mercredi, avril 9 2008

Gravatar de effraieCalibration d'écran, profil ICC et gestion des couleurs sous Ubuntu via effraie

Ceux d'entre vous qui suivent savent que je m'intéressent à la photo numérique, et en particulier à sa pratique sur notre plate-forme préférée: GNU/Linux.

Mon dernier billet important sur le sujet, Flux de travail numérique pour le photographe sous Ubuntu, tentait de montrer comment il était possible d'utiliser des outils, si ce n'est professionnels, au moins des très haut niveau pour gérer son workflow sous ubuntu.
Cependant, la question de la calibration de l'écran, et donc de la gestion des couleurs semblait poser quelques problèmes, et les solutions que j'avançais à l'époque n'étaient que des bricolages.

Je ferais prochainement un billet (à jour) plus extensif sur la gestion de mon flux, depuis la prise de vue jusqu'à la publication web et/ou l'impression, mais je n'en ai pas le temps ni le courage immédiatement. Je vais donc me contenter d'expliquer la démarche que j'ai suivie pour calibrer mon écran, entièrement sous GNU/Linux (Ubuntu Hardy Heron, mais ça devrait être facilement transposable sous n'importe quelle distribution), parce que j'imagine que ça intéressera fortement un certains nombre...

Pré-requis

  • Argyll Color Management System : Ce logiciel, bien qu' austère et peu engageant, est aujourd'hui ce qui se fait de mieux pour la gestion des couleurs. le site web est explicite: il s'agit d'une collection de codes sources, qui, une fois compilés, fournissent des outils en lignes de commandes permettant, de façon quasi exhaustive, de calibrer toute une chaîne graphique.
  • Une sonde colorimétrique reconnue par Argyll. La liste du matériel supporté est disponible ici. Je me suis servi de la version 0.70 Beta 8, pour profiter du support de la sonde Spyder 2 de colorvision, un des matériel les plus répandu dans le grand public, et surtout, un des moins chers (j'ai acheté la mienne 70€ d'occasion). Inutile de payer plus cher une version «pro», seul le logiciel change, et seule la sonde (matériel) nous sera utile sous GNU/Linux
  • Un écran...

Procédure

Installation de Argyll 0.70 Beta 8

Argyll est un logiciel non-présent dans les dépôt, et d'usage très spécifique.. inutile de l'installer si vous n'en avez pas vraiment besoin, vous risqueriez d'abîmer quelque chose sur votre beau système.

J'ai choisi d'utiliser la version précompilée de Argyll: inutile de se compliquer la tâche pour un logiciel si spécifique. L'installation est donc très simple: il suffit de télécharger cette archive, de l'extraire, et de placer le contenu de son répertoire bin/ dans votre $PATH (personnellement, j'ai choisi /home/effraie/bin , mais libre à vous de faire autre chose, /usr/local/bin étant par exemple tout indiqué.

Le firmware de la sonde Spyder2 étant propriétaire, il n'est pas inclus dans Argyll, et il vous faudra l'extraire. c'est trés simple, et ça se fait en 2 étapes:

  • introduire le cd d'installation de la sonde dans votre lecteur,
  • tapez simplement spyd2en dans une console pour extraire le firmware et l'injecter dans Argyll

Votre sonde Spyder2 devrait désormais être utilisable! Passons donc aux choses sérieuse, la calibration (et la caractérisation) de l'écran proprement dit.

spyder2

Argyll est un outil en ligne de commande, mais pas si compliqué à utiliser, finalement. Enfin, au moins quand, comme moi, on se contente de l'utiliser pour un usage basique, parce qu'il embarque tout un tas d'outils dont je ne saurait que faire...

Voici donc les étapes que je suivie, avec (quelques) détails:

Je me suis placé dans les conditions de luminosités qui sont celles dans lesquelles je travaille mes images (généralement), et j'ai fait le vide sur mon Desktop. Ensuite:

  • Branchez la sonde a une prise USB,
  • sudo chmod 777 -R /dev/bus/usb pour avoir accés, comme simple utilisateur, au bus USB. (il y a sans doute plus élégant, mais là n'est pas le propos),
  • dispcal -v -qm -yl mon_profil (-v pour le mode verbeux, -qm pour une qualité moyenne, -yl pour un écran LCD (-yc pour un CRT) et mon_profil, pour le nom a donner au profil (et aux fichiers intermédiaires). Un patch noir appariait a l'écran, sur lequel placer la sonde, et vous devriez avoir cet affichage dans votre console:
Setting up the instrument
Instrument Type:   Spyder 2
Serial Number:     00617511
Hardwar version:   0x0307
Place instrument on test window.
Hit Esc, ^C or Q to give up, any other key to continue:

  • Tapez donc entrée après avoir placé la sonde, et vous voila avec le menu suivant:
Display adjustment menu:
Press 1 .. 7
1) Black level (CRT: Brightness)
2) White point (Color temperature, R,G,B, Gain)
3) White level (CRT: Contrast, LCD: Brightness)
4) Black point (R,G,B, Offset)
5) Check all
6) Continue on to calibration
7) Exit

Ayant un écran cheap de portable, je suis passé directement à l'étape 6, mais si vous avez des contrôle manuels sur votre écrans, passer par les autres étapes n'est sans doute pas un luxe!

  • Dispcal va afficher et mesurer toute une série de patch de différente couleur, et produire un fichier mon_profil.cal. c'est un peu long, c'est normal.
  • On tape targen -v -d3 -f500 mon_profil, ce qui va générer un fichier mon_profil.ti1 contenant les nouveau patches à mesurer. Cette étape est très rapide.
  • On va maintenant utiliser la commande dispread -v -yl -k mon_profil.cal mon_profil qui va produire un fichier mon_profil.ti3. Cette étape est assez longue également.
  • On peut désormais retirer la sonde l'écran, et générer le profil lui même: profile -v -A "Fabricant de l'écran" -M "modèle de l'écran" -D "la date" -qm -as mon_profil qui va produire un (précieux!) fichier mon_profil.icc
  • On charge le profil dans X avec la commande dispwin /chemin/vers/mon_profil.icc (et on le décharge avec dispwin -c mais ça n'a aucun intérêt ;) ). Votre écran devrait prendre une surprenante teinte jaunâtre, (c'est normal mais moche). Votre écran est désormais calibré, et vous n'avez plus qu'à configurer correctement vos application (supportant les couleurs gérées, comme bibble, ou le dernier gimp). Attention, si vous utilisez un économiseur d'écran, celui ci déchargera le profil. Pensez à le recharger (ou à désactiver l'économiseur d'écran).



Mille merci à Jcornuz pour ses précieuse informations, et bienvenu dans le monde merveilleux des couleurs gérées sous GNU/Linux!

lundi, juillet 30 2007

Gravatar de adminFlux de travail numérique pour le photographe sous Ubuntu via Administrateur


Heureux possesseur d'un appareil reflex numérique, et passionné de photographie, voila quelques temps que je me suis penché sur la meilleur façon d'organiser mon flux de travail sous linux.

En effet, bien que Photoshop soit l'application propriétaire réputée la plus réclamée par les utilisateurs de Linux, l'OS au pingouin est en en réalité très bien équipé pour faire face a un flux de photographie numérique avancé.


Dans ce billet, je vais tenter de présenter un flux de travail pour la photographie numérique, entièrement sous Ubuntu. Certains logiciels présentés ne sont pas libres, mais je présenterais les alternatives libres existantes.

Développer ses RAW

Si la plupart des photographes sont très satisfait des images JPEG que produit leur appareil photo numérique, le photographe exigeant voudras maîtriser lui même le développement de ses RAW. Pour ceux qui ne le saurait pas, le RAW (codé sur 16 bits) est un format qui conserve l'ensemble des données brutes captées... par le capteur de l'appareil photo, tandis que le JPEG (codé sur 8 bits) est un format déjà traité par l'appareil, au niveau de la couleur, de la balance des blancs, du contraste...

Sur la plupart des appareils photo numérique haut de gamme (récents) et sur tout les reflex numériques, il est possible de choisir le format RAW plutôt que JPEG pour l'enregistrement de ses images, pour conserver un maximum de données et se réserver une marge de manœuvre importante au moment du développement. Si vous souhaitez faire de la photo d'un point de vue expert, professionnel, artistique, ou passionné, c'est le format qu'il vous faut.


Attention! Le format RAW a de nombreux avantages, mais il est également plus contraignant. Les fichiers sont trés volumineux, et exige un traitement relativement important avant d'être exploitable d'aucune façon.



Pour développer mes RAW sous Ubuntu, j'utilise un logiciel (propriétaire) d'excellente facture, nommé Bibble. Il s'agit d'un des premier déRAWtiseurs historique, et il produit d'excellents résultats. Disponible sur Linux, mais aussi sur MacOS et Windows, il s'agit d'un logiciel en QT véritablement multiplateforme. C'est à mon gout le meilleur choix possible d'un point de vue technique. Sachez cependant que ce logiciel est payant, et qu'il permet une période d'essai d'un mois.

cliquez sur l'image pour voir la capture en plein écran:



Il faut noter qu'il y a plusieurs alternatives à Bibble sous Linux:

  • LightZone: un autre logiciel propriétaire, gratuit cette fois ci (mais payant sous MacOS et Windows). Il a de nombreux supporters, mais la version linux est la 2.3 quand la version "officielle" est la 3, et il semble que notre plateforme ne soit pas vraiment considérée comme égale aux autres... Cependant, entre sa gratuité et sa gestion originale des zones et des filtres, il est utile de l'avoir sur un coin de disque dur (ici pour la version linux)


  • ufRAW est certainement la solution libre la plus abouti pour traiter des RAW. Il existe en version autonome ou en plugin pour the GIMP. Néanmoins, il est a mon gôut encore trop loin derrière pour suffire  a une pratique quasi quotidienne  du format RAW.

  • Citons également, en vrac parce que je les connais moins, et qu'il me semble qu'ils sont moins aboutis, dcRAW (plugin GIMP), RAWtherapee, et RAWstudio. N'oublions pas BlueMarrine un projet encore en développement, mais prometteur.
Tous ces logiciels s'installe trés simplement sous Ubuntu, je ne m'étends pas.

Retoucher ses images

Dans ce domaine, c'est The GIMP le logiciel roi:


Plutôt que de vous répéter des choses que vous savez déjà, je vous donne plutôt quelques liens qui explique comment un photographe peu tirer parti de GIMP:

N'oubliez pas, cependant, qu'il existe Krita, intégré a l'environnement KDE, qui a les même objectifs que la GIMP.

Gérer sa bibliothèque d'images

Dans ce domaine, les logiciels performants sous Ubuntu sont légion! La plupart d'entre eux permettent de trier, classer, tagger, archiver... vos images, même en très grand nombre. Ils permettent également d'effectuer un certains nombres de retouches "basiques", les fonctionnalités variants d'une application à l'autre: rotation, recadrage, courbes, export vers le web ou un media externe...

Personnellement, j'utilise F-spot, fournit par défaut dans Ubuntu. Il permet une gestion très efficace d'une collection trés importante, des fonctionnalités de retouches avancées, la gestion du versionnage des images, l'export vers gallery, flickr, une galerie web statique, un cd...


Dans ce domaine, certains prétendent que Digikam (intégré a Kubuntu et a l'environnement KDE) est meilleur. Ce n'est pas mon avis, mais ce doit être une affaire de goût. Dans ce domaine, il faut aussi citer Gthumb (de base dans Ubuntu) et Jbrout. (j'en oublie sans doute)

Créer un panoramique

Pour cela, un logiciel sort du lot: il s'agit de Hugin. Un peu complexe à mettre en œuvre, il est rudement efficace! Je vous suggère de vous reporter à cette page de la doc pour en savoir plus.

Créer des images HDR

le HDR est une technique relativement récente en photo numérique, qui produit des résultats impressionnants. Je cite wikipedia:

L'imagerie à grande gamme dynamique (High dynamic range imaging ou HDRI) regroupe un ensemble de techniques numériques permettant d'obtenir une grande plage dynamique dans une image. Son intérêt est de pouvoir représenter ou de mémoriser des niveaux d'intensités lumineuses très différents dans une même image. Cette technique s'effectue en permettant d'attribuer plus de valeurs à un même pixel. D'abord développée pour les images générées par ordinateur, la technique s'est ensuite adaptée à la photographie numérique.

Un exemple de HDR:


image de Nattfodd sous licence Creative Commons CC BY-NC

Pour ce type de traitement sous Ubuntu, il existe une interface graphique conviviale, nommée QTpfsgui
Ce logiciel est disponible sur un dépôt tiers, et il me semble qu'il sera intégré a Ubuntu pour la Gutsy Gibbon. Vous pouvez vous reporter à la documentation pour plus d'information quand à son utilisation et son installation.

Calibration et gestion de la couleur

J'ai gardé ce point pour la fin, car c'est encore aujourd'hui un point noir pour le photographe sous linux.

Si votre écran est d'une qualité correcte, et que vous n'êtes pas trop exigeant, vous pouvez vous en passer, et vous ne savez peut être même pas de quoi il s'agit. Par contre, si vous souhaitez maitriser toute votre chaine photographique, vous savez déjà ce que sont les espaces de couleurs et les profils couleurs des différents matériels.

Sans entrer dans les détails ennuyeux, sachez simplement que chaque appareil traite le rendu des couleur d'une façon qui lui est propre, et que pour obtenir sur papier ce que l'on voit a l'écran, il faut avoir la maitrise du profil couleur de son écran, de son imprimante, et d'une façon générale, de tout les éléments matériels du flux. Pour un écran, il s'agit de le calibrer (régler) de façon a ce qu'il affiche les blanc vraiment blancs, les noirs vraiment noirs, et d'une façon générale, les couleurs d'une façon juste, et pas "chaude" ou "flatteuse", comme pour un jeux vidéo. Sans quoi, sur l'image que vous aviez peaufiné pour obtenir un beau rouge Ferrari sur les fleurs de tatie george, les roses seront oranges... et vous serez vert.

Bibble (par exemple) gère parfaitement les profils, et c'est le cas de nombreuses applications sous ubuntu. Le problème n'est pas là.

Je m'explique: Une bonne calibration ne peut que difficilement être faite a l'oeil, et nécessite l'usage d'une sonde colorimétrique, qui se pose sur l'écran, se branche sur l'ordinateur,  et permet de comparer des valeurs de couleurs avec celles que rencoie l'écran. À l'issue de la procédure, vous obtenez un "profil" de votre écran, qui vous permet de maîtriser la colorimétrie de votre écran. En utilisant ce profil en conjonction avec celui de votre imprimante, ou de votre labo photo, vous êtes assuré d'avoir une bonne gestion des couleurs, et vos roses seront rouge Ferrari.

Malheureusement, la plupart des sondes ne sont pas compatibles avec Ubuntu (et Linux en général), et les logiciels qui vont avec sont exclusivement réservés a MacOS et Windows.

Cette page explique comment calibrer son écran sous linux, sans matériel supplémentaire, et quand on a la chance d'avoir un écran qui peut de régler d'un point de vue matériel, et pas seulement logiciel.

Il existe quelques utilitaires, tel que Monica, pour vous aider a régler le point noir et le Gamma de votre écran, Argyll pour créer un profil ICC avec l'une des rares sondes qui soient compatibles avec le pingouin, et enfin Xcalib a charger ce profil, pour l'utiliser. Sachez cependant que c'est loin d'être un processus facile...

Une solution alternative serait d'utiliser un windows virtualisé (avec vmware ou virtualbox?) ou bien déporté avec VNC pour créer sous windows un profil valide pour Xorg... c'est tordu, mais ça devrait marcher. Si quelqu'un a tenté cette expérience, je suis curieux d'en connaître le résultat.

Pour finir

Si tout ce travail ne vous à pas découragé, je vous invite a créer un photoblog avec l'excellent logiciel libre PixelPost pour montrer vos images au monde entier. et au passage, je ne résiste pas à l'envie de vous monter le mien.


Gravatar de effraieFlux de travail numérique pour le photographe sous Ubuntu via effraie


Heureux possesseur d'un appareil reflex numérique, et passionné de photographie, voila quelques temps que je me suis penché sur la meilleur façon d'organiser mon flux de travail sous linux.

En effet, bien que Photoshop soit l'application propriétaire réputée la plus réclamée par les utilisateurs de Linux, l'OS au pingouin est en en réalité très bien équipé pour faire face a un flux de photographie numérique avancé.


Dans ce billet, je vais tenter de présenter un flux de travail pour la photographie numérique, entièrement sous Ubuntu. Certains logiciels présentés ne sont pas libres, mais je présenterai les alternatives libres existantes.


Développer ses RAW

Si la plupart des photographes sont très satisfaits des images JPEG que produit leur appareil photo numérique, le photographe exigeant voudra maîtriser lui même le développement de ses RAW. Pour ceux qui ne le saurait pas, le RAW (codé sur 16 bits (enfin, c'est plus compliqué que ça, en fait... mais bon)) est un format qui conserve l'ensemble des données brutes captées... par le capteur de l'appareil photo, tandis que le JPEG (codé sur 8 bits) est un format déjà traité par l'appareil, au niveau de la couleur, de la balance des blancs, du contraste...

Sur la plupart des appareils photo numérique haut de gamme (récents) et sur tout les reflex numériques, il est possible de choisir le format RAW plutôt que JPEG pour l'enregistrement de ses images, pour conserver un maximum de données et se réserver une marge de manœuvre importante au moment du développement. Si vous souhaitez faire de la photo d'un point de vue expert, professionnel, artistique, ou passionné, c'est le format qu'il vous faut.


Attention! Le format RAW a de nombreux avantages, mais il est également plus contraignant. Les fichiers sont très volumineux, et exige un traitement relativement important avant d'être exploitable d'aucune façon.



Pour développer mes RAW sous Ubuntu, j'utilise un logiciel (propriétaire) d'excellente facture, nommé Bibble. Il s'agit d'un des premier déRAWtiseurs historique, et il produit d'excellents résultats. Disponible sur Linux, mais aussi sur MacOS et Windows, il s'agit d'un logiciel en QT véritablement multiplateforme. C'est à mon goût le meilleur choix possible d'un point de vue technique. Sachez cependant que ce logiciel est payant, et qu'il permet une période d'essai d'un mois.

cliquez sur l'image pour voir la capture en plein écran:



Il faut noter qu'il y a plusieurs alternatives à Bibble sous Linux:

  • LightZone: un autre logiciel propriétaire, gratuit cette fois ci (mais payant sous MacOS et Windows). Il a de nombreux supporters, mais la version linux est la 2.3 quand la version "officielle" est la 3, et il semble que notre plateforme ne soit pas vraiment considérée comme égale aux autres... Cependant, entre sa gratuité et sa gestion originale des zones et des filtres, il est utile de l'avoir sur un coin de disque dur (ici pour la version linux)


  • ufRAW est certainement la solution libre la plus abouti pour traiter des RAW. Il existe en version autonome ou en plugin pour the GIMP. Néanmoins, il est a mon goût encore trop loin derrière (en particulier ses interfaces graphiques...) pour suffire  a une pratique quasi quotidienne  du format RAW.

  • Citons également, en vrac parce que je les connais moins, et qu'il me semble qu'ils sont moins aboutis, dcRAW (plugin GIMP), RAWtherapee, et RAWstudio. N'oublions pas BlueMarrine un projet encore en développement, mais prometteur.
Tous ces logiciels s'installe trés simplement sous Ubuntu, je ne m'étends pas.

Retoucher ses images

Dans ce domaine, c'est The GIMP le logiciel roi:


Plutôt que de vous répéter des choses que vous savez déjà, je vous donne plutôt quelques liens qui explique comment un photographe peu tirer parti de GIMP:

N'oubliez pas, cependant, qu'il existe Krita, intégré a l'environnement KDE, qui a les même objectifs que la GIMP. Notons aussi que Gimp à quelques limitations importantes:  pas de support 16 bits, pas de gestion des couleurs, pas de calques d'ajustement, pas de groupes de calques...

Gérer sa bibliothèque d'images

Dans ce domaine, les logiciels performants sous Ubuntu sont légion! La plupart d'entre eux permettent de trier, classer, tagger, archiver... vos images, même en très grand nombre. Ils permettent également d'effectuer un certains nombres de retouches "basiques", les fonctionnalités variants d'une application à l'autre: rotation, recadrage, courbes, export vers le web ou un media externe...

Personnellement, j'utilise F-spot, fournit par défaut dans Ubuntu. Il permet une gestion très efficace d'une collection trés importante, des fonctionnalités de retouches avancées, la gestion du versionnage des images, l'export vers gallery, flickr, une galerie web statique, un cd...


Dans ce domaine, certains prétendent que Digikam (intégré a Kubuntu et a l'environnement KDE) est meilleur. Ce n'est pas mon avis, mais ce doit être une affaire de goût. Dans ce domaine, il faut aussi citer Gthumb (de base dans Ubuntu) et Jbrout. (j'en oublie sans doute)

Créer un panoramique

Pour cela, un logiciel sort du lot: il s'agit de Hugin. Un peu complexe à mettre en œuvre, il est rudement efficace! Je vous suggère de vous reporter à cette page de la doc pour en savoir plus.

Créer des images HDR

le HDR est une technique relativement récente en photo numérique, qui produit des résultats impressionnants. Je cite wikipedia:

L'imagerie à grande gamme dynamique (High dynamic range imaging ou HDRI) regroupe un ensemble de techniques numériques permettant d'obtenir une grande plage dynamique dans une image. Son intérêt est de pouvoir représenter ou de mémoriser des niveaux d'intensités lumineuses très différents dans une même image. Cette technique s'effectue en permettant d'attribuer plus de valeurs à un même pixel. D'abord développée pour les images générées par ordinateur, la technique s'est ensuite adaptée à la photographie numérique.

Un exemple de HDR:


image de Nattfodd sous licence Creative Commons CC BY-NC

Pour ce type de traitement sous Ubuntu, il existe une interface graphique conviviale, nommée QTpfsgui
Ce logiciel est disponible sur un dépôt tiers, et il me semble qu'il sera intégré a Ubuntu pour la Gutsy Gibbon. Vous pouvez vous reporter à la documentation pour plus d'information quand à son utilisation et son installation.

Calibration et gestion de la couleur

J'ai gardé ce point pour la fin, car c'est encore aujourd'hui un point noir pour le photographe sous linux.

Si votre écran est d'une qualité correcte, et que vous n'êtes pas trop exigeant, vous pouvez vous en passer, et vous ne savez peut être même pas de quoi il s'agit. Par contre, si vous souhaitez maitriser toute votre chaine photographique, vous savez déjà ce que sont les espaces de couleurs et les profils couleurs des différents matériels.

Sans entrer dans les détails ennuyeux, sachez simplement que chaque appareil traite le rendu des couleur d'une façon qui lui est propre, et que pour obtenir sur papier ce que l'on voit a l'écran, il faut avoir la maitrise du profil couleur de son écran, de son imprimante, et d'une façon générale, de tout les éléments matériels du flux. Pour un écran, il s'agit de le calibrer (régler) de façon a ce qu'il affiche les blanc vraiment blancs, les noirs vraiment noirs, et d'une façon générale, les couleurs d'une façon juste, et pas "chaude" ou "flatteuse", comme pour un jeux vidéo. Sans quoi, sur l'image que vous aviez peaufiné pour obtenir un beau rouge Ferrari sur les fleurs de tatie george, les roses seront oranges... et vous serez vert.

Bibble (par exemple) gère parfaitement les profils, et c'est le cas de nombreuses applications sous ubuntu. Le problème n'est pas là.

Je m'explique: Une bonne calibration ne peut que difficilement être faite a l'oeil, et nécessite l'usage d'une sonde colorimétrique, qui se pose sur l'écran, se branche sur l'ordinateur,  et permet de comparer des valeurs de couleurs avec celles que renvoie l'écran. À l'issue de la procédure, vous obtenez un "profil" de votre écran, qui vous permet de maîtriser la colorimétrie de votre écran. En utilisant ce profil en conjonction avec celui de votre imprimante, ou de votre labo photo, vous êtes assuré d'avoir une bonne gestion des couleurs, et vos roses seront rouge Ferrari.

Malheureusement, la plupart des sondes ne sont pas compatibles avec Ubuntu (et Linux en général), et les logiciels qui vont avec sont exclusivement réservés a MacOS et Windows.

Cette page explique comment calibrer son écran sous linux, sans matériel supplémentaire, et quand on a la chance d'avoir un écran qui peut de régler d'un point de vue matériel, et pas seulement logiciel.

Il existe quelques utilitaires, tel que Monica, pour vous aider a régler le point noir et le Gamma de votre écran, Argyll pour créer un profil ICC avec l'une des rares sondes qui soient compatibles avec le pingouin, et enfin Xcalib a charger ce profil, pour l'utiliser. Sachez cependant que c'est loin d'être un processus facile...

Une solution alternative serait d'utiliser un windows virtualisé (avec vmware ou virtualbox?) ou bien déporté avec VNC pour créer sous windows un profil valide pour Xorg... c'est tordu, mais ça devrait marcher. Si quelqu'un a tenté cette expérience, je suis curieux d'en connaître le résultat. (visiblement, ça marche!)

Edit: Stéphan Peccini à écrit un super article en français sur la calibration de son écran sous Linux.

Pour finir

Si tout ce travail ne vous à pas découragé, je vous invite a créer un photoblog avec l'excellent logiciel libre PixelPost pour montrer vos images au monde entier. et au passage, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer le mien.


vendredi, juin 29 2007

Gravatar de eMerzhPanoramiques sous linux avec Hugin via eMerzh

Revenant d'une semaine de randonnée dans le Vercors, j'avais évidemment besoin de recréer plein de panoramiques des superbes paysages vu là bas.

Pour ça, rien de plus simple sous linux, nous allons utiliser hugin , autopano-Shift et enblend.

Commençons donc par installer les programmes nécessaires...Sous feisty, faites :

sudo aptitude install hugin autopano-sift

il vous propose alors d'installer enblend en plus des autres programmes.

Logiquement Hugin à la possibilité d'utiliser directement autopano et enblend mais chez moi, l'intégration n'est pas des plus réussie. Nous utiliserons donc les outils séparément.

Tout d'abords, lançons "autopanog" dans un terminal par exemple, afin de calculer les points similaires entre les images.

Voici l'interface apparaître...

Autopano-Gui

Cliquez sur "Add images" et choisissez alors les images composant votre panoramique. Laissez les autres paramètre par défaut à l'exception peut-être du PTO output si vous ne voulez pas qu'il atterrisse dans votre Home.

Démarrez ensuite le calcul avec le bouton "Compute".

Autopano Compute

Une fois terminé, cliquez sur exit et ouvrez alors hugin. Celui-ci va nous permettre de gérer la reconstruction en panoramique.

Ouvrez le fichier pto obtenu avec autopano, et indiquez lui le chemin vers la 1ère image de votre panoramique s'il vous le demande.

Dans l'onglet "Points de Contrôle" vérifiez que 2 photos avec des points similaires sont bien marqués comme tel.

Hugin poc

Ensuite, dans l'onglet Optimiseur, cliquez sur "Optimiser" et validez les changements.

Rendez-vous dans le dernier onglet : "Assembleur" et appuyez sur le bouton "Calculer l'angle de champ" puis sur le bouton "Calculer la taille optimale".

Hugin Assemble

Ensuite choisissez "TIFF multiples" comme format de sortie et Nona comme moteur d'assemblage. Il ne reste plus qu'à choisir la projection. Pour ça, référez vous au beau tutoriel expliquant la chose.

Libre à vous de régler les paramètres de Hugin si vous en avez la capacité, moi je ne suis pas un expert donc je laisse +- pareil :)

Une fois les réglages fait, cliquez sur "Assembler" et choisissiez le début du nom de vos .tif ("panor" par exemple deviendra "panor0000.tif",...).

Maintenant, nous allons utiliser enblend afin de joindre les images et ajuster le contraste,....

Dans le répertoire où se trouve vos tifs, ouvrez un terminal et entrez :

enblend -m 256 -v -o result.tif panor*.tif

Cette commande va créer un fichier result.tif comprenant votre panoramique (attention le fichier peut être volumineux!).

Hugin result

Il suffit maintenant de passer avec un éditeur d'image (Gimp, Krita,...) pour découper la partie intéressante (sans les bandes noirs,...) et votre panoramique est pret! Génial non?

panoramique vercors

dimanche, mai 13 2007

Gravatar de adminRetour sur les Feistyvités parisiennes via Administrateur

Affiche feisty-partyJ'étais samedi aux feistyvités parisiennes, à la cité des sciences et de l'industrie.

A mon avis, le moins que l'on puisse dire, c'est que cela a été un succès! Prés de 1000 visiteurs, une salle de conférences pleine à craquer d'un bout à l'autre de la journée, on ne pouvait espérer mieux.
L'atelier a vu passer énormément de monde, et pas seulement des geeks, loin de là! M. et Mme Michu, accompagnés de leurs enfants, sont venus eux aussi, et ils ont assistés aux conférences, qui pour la plupart leur été destinées.

Bon, tréve de plaisanteries. J'ai eu également le plaisir d'y croiser quelques participants réguliers de la Classroom, et j'ai pris quelques photos, profitez en, c'est ici.
Non, je ne donne pas de nom :)