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vendredi, juillet 3 2009

Gravatar de u-classroomScripting Shell (2/2) : dans le vif du sujet via u-classroom

Après avoir abordé certaines notions essentielles au scripting shell jeudi dernier, U-Classroom vous propose une session dédiée au scripting shell en soi Vendredi 10 juillet à 19h30. Après avoir pratiqué sur quelques exemples durant la session, vous pourrez écrire vos premiers scripts comme des grands !

La session se déroulera comme d'habitude sur IRC, sur le canal #u-classroom du réseau Freenode.

Pour vous remettre les idées en place, les logs et cours sont disponibles en ligne :

À vendredi !

dimanche, juin 21 2009

Gravatar de u-classroomScripting Shell : simplifiez vous la vie via u-classroom

U-Classroom continue sa série de cours sur le thème "Survivre dans son TTY" en abordant le scripting Shell dans les 2 prochaines sessions.

Une première session se déroulera le mercredi 24 juin à 19h30 (heure de Paris). Elle n'abordera pas le scripting en soi, mais les nombreuses notions qui vous permettront d'écrire vos premiers scripts en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.

La seconde session abordera le scripting lui même, et ça se passera le mercredi 1er juillet à 19h30.

Si les premières sessions "Survivre dans son TTY" sont un peu loin dans votre mémoire, les logs des sessions 1 et 2 sont en lignes, ainsi qu'un cours mis en forme sur notre wiki.

Les sessions se passeront comme d'habitude sur notre canal IRC #u-classroom sur le réseau freenode.

À mercredi !

mercredi, mai 13 2009

Gravatar de eMerzhJukeBox partagé au bureau.... via eMerzh

Profitant d'une machine un peu vieille et destinée au rebut, l'idée nous passa par le tête de faire une station de musique partagée. En effet, nous sommes actuellement 3 dans le bureau et 1 seul d'entre nous possède une paire de baffles.

Pas toujours évident donc de gérer la musique.

L'idée c'était que nous mettions la paire de baffles sur l'ordinausore puis, grâce à une interface web ou autre, chacun pourrait piloter à son gré la musique et le volume (pour pouvoir encore répondre au téléphone :p).

La musique doit pouvoir jouer en mode aléatoire. Et il doit être possible d'intercaler des musiques spécifiques dans l'aléatoire.

Un programme correspondait à nos demandes MPD ou Music Player Daemon.... voici comment nous l'avons installé.

Installation de MPD

Ici rien de bien complex, il suffit de s'appuyer sur les paquets fournis par ubuntu pour installer mpd serveur et son client.

Pas besoin d'interface graphique pour mpd, puisqu'il tourne entièrement en console.

sudo aptitude install mpd mpc

Configurez ensuite votre serveur dans le fichier /etc/mpd.conf ... aidez vous du wiki ubuntu pour les options.

Nous avons juste changé la méthode d'accès au son, ainsi que l'option "music_directory" pour pointer vers notre répertoire de musique.

Ensuite un petit

sudo /etc/init.d/mpd restart

et

sudo mpd --create-db /etc/mpd.conf

Voilà MPD qui fonctionne!

Ajout de l'aléatoire

Le mode "Mélangé" de MPD ne nous convenait pas tellement. Nous avons donc choisi de nous tourner vers un petit add-on pour effectuer cette tâche : Mpdrandomd.

Ce programme va se charger qu'il y ait au moins X chansons choisies au hasard dans la file d'attente. De telle sorte que si un morceau doit être spécifiquement jouer, il nous est tout à fait possible d'inserer.

Ajoutons donc les libraries utiles au script.

sudo aptitude install python-mpd

Malheureusement le script n'est pas disponible par package... il faut chipoter soi-même et donc !!! Risquer de mettre en l'aire !!! sa machine.

Un petit hg clone http://bitbucket.org/matclab/mpdrandomd/ et voilà le script récupéré.

Veillez ensuite à mpd_rand lancer le script au démarrage de MPD.

Nous avons également installé un cron pour stopper / redémarrer le script afin de prendre en compte les changements de la base de données de mpd.

ps: utilisez l'option -d (debug) pour avoir plus d'information du script...

Les clients :

Chacun dans le bureau a choisi son client et s'est connecté sur le nouveau serveur mpd. Mon choix s'est porté sur sonata. Simple, sobre, efficace et disponible dans les dépots... bref tout ce qu'il faut.

sudo aptitude install sonata

Puis lancez-le, indiquez l'ip de votre machine et vous voilà connecté....

À vous la musique!

dimanche, mai 10 2009

Gravatar de u-classroomProchaine session : Programmation avec ruby, deuxième session via u-classroom

Notre prochain cours sur #u-classroom sera le deuxième épisode de la série de cours sur le langage Ruby.

C'est donc la suite directe du premier cours où l'on avait eu l'occasion de découvrir les bases du langage (et de la programmation).

Les programmeurs déjà expérimentés pourront en apprendre plus sur ruby, et les débutants découvrir de nouveaux concepts.
Nous parlerons notamment des boucles (un gros manque de la première session); et surtout de la Programmation Orientée Objet, le thème central de cette session et un concept primordial de Ruby.

Les prérequis logiciels de cette session sont les mêmes que pour la première, à savoir les paquets logiciels ruby et irb de votre distribution linux favorite (vous pouvez également installer le paquet ruby-full sur ubuntu ou debian pour profiter de nombreuses additions. Attention à ne pas installer tous les paquets conseillés pour ne pas vous retrouver sans le vouloir avec emacs :D ).

Pour installer ruby et toutes ses additions sur ubuntu (mais sans paquets en trop) : sudo aptitude --without-recommends install ruby-full

Je vous invite à nous retrouver le jeudi 14 mai à 20H15 (Heure de Paris) sur notre canal habituel : #u-classroom sur le réseau Freenode (#u-classroom@irc.freenode.net).

PS: Retrouvez les logs de la première session ici, et les cours sur cette page du wiki.

mercredi, avril 29 2009

Gravatar de u-classroomRappel : session Initiation à la programmation avec ruby le 30 avril via u-classroom

Petit rappel si vous avez raté l'information, nous tenons une session sur l'Initiation à la programmation avec le langage ruby aujourd'hui Jeudi 30 avril à 20H30, sur le channel IRC #u-classroom du serveur Freenode.

Plus de détails sur le précédent billet d'annonce de la session.

Si vous vous demandez comment assister aux cours sur irc, vous pouvez consulter notre documentation à ce sujet sur le wiki.

Petits et grands, venez nombreux !

mardi, avril 28 2009

Gravatar de u-classroomProchaine session : Initiation à la programmation avec Ruby via u-classroom

Au menu de la prochaine session, un cours sur la programmation avec une initiation au langage Ruby !

Cette session aura pour objectif de faire découvrir les bases de la programmation, et cible donc en priorité ceux n'ayant pas d'expérience à ce sujet au préalable.
Toutefois les déjà initiés à la programmation pourront découvrir quelques aspects du langage qui lui donnent tout son attrait et son intérêt.

Au programme vous pourrez donc découvrir :
  • L'interpréteur ruby irb
  • Les variables
  • Les types de données
  • Les fonctions
  • Les tests
De nombreux concepts et parties du langage ont été mis de côté pour garder le cours simple, et reviendrons je l'espère dans une série de sessions inspirées de celles menées par gpocentek :-)

Les impatients pourront d'ores et déjà installer le paquet logiciel ruby-full de leur distribution favorite, ou au minimum ruby et irb.
Une expérience de la ligne de commande (telle que la session «Survivre dans son TTY #1» vous l'avait proposé) pourra être utile mais n'est pas du tout requise. Vous devez seulement savoir vous servir d'un clavier !

Rendez-vous le jeudi 30 avril à 20H30 Heure de Paris sur notre canal habituel canal #u-classroom sur le réseau Freenode (#u-classroom@irc.freenode.net).
samedi, mars 28 2009

Gravatar de framasoftLinux a évolué... et vous ? via Framasoft

Fazen - CC byBien qu’il soit désormais prêt à partir à la conquête de nos ordinateurs, les mythes (et préjugés) autour du GNU/Linux continuent d’avoir la vie dure.

C’est ce que nous raconte ici Bruce Byfield en passant en revue une dizaine de légendes urbaines qui demanderaient à être quelque peu réactualisées.

Et de se demander en conclusion, qui de GNU/Linux ou de l’utilisateur est le moins préparé à ce que cette rencontre ait bel et bien lieu[1].

9 mythes sur GNU/Linux

The GNU/Linux Desktop: Nine Myths

Bruce Byfield - 16 mars - Datamation
(Traduction Framalang : Olivier et Don Rico)

Mac OSX est-il prêt pour le bureau ? Personne ne se pose la question. L’adopter demande pourtant de s’adapter à de nouvelles habitudes, de nouveaux outils et à un nouveau bureau, mais peu importe. On dit qu’il est facile d’accès, et il est soutenu par une entreprise propriétaire, tout comme Windows.

Pour GNU/Linux, en revanche, c’est une autre histoire. Depuis des années, les éditorialistes et les blogueurs nous expliquent que GNU/Linux n’est pas prêt pour le grand public et malgré les progrès accomplis au cours de ces dix dernières années, les arguments n’ont pas beaucoup évolué. Ils sont même de plus en plus obsolètes, quand ils ne reflètent pas une profonde ignorance. En fait, j’ai souvent l’impression que tous ceux qui répandent ces poncifs à propos des insuffisances de GNU/Linux ne l’ont jamais essayé.

Les critères de facilité d’utilisation sont souvent subjectifs. Ce que sera un bogue au yeux de l’un sera une fonctionnalité aux yeux d’un autre : par exemple, devoir ouvrir une session d’administrateur pour installer un programme est un désagrément pour les utilisateurs les moins expérimentés, tandis que les connaisseurs y voient un gage de sécurité.

Ce qu’on reproche souvent à GNU/Linux, aussi, c’est de ne pas être pas exactement comme Windows. On passera sur le fait que, s’il n’existait aucune différence entre les deux, on n’aurait aucune raison de vouloir changer de système d’exploitation. Quant à ceux qui s’attendent à utiliser un nouveau programme ou un nouveau système d’exploitation sans période d’adaptation, ils sont sacrément gonflés. Aux yeux de certains critiques, le simple fait que GNU/Linux ne corresponde pas en tout point à ce qu’ils connaissent déjà suffit à le vouer aux gémonies.

Viennent ensuite les critiques à géométrie variable. Par exemple, certains déclarent que GNU/Linux ne sera jamais prêt pour le grand public tant qu’il n’offrira pas certaines fonctions, puis quand on leur montre qu’elles existent ou qu’elles sont en développement, ils changent de cible et insistent sur le caractère indispensable d’une autre fonction. On ne peut contrer ce genre d’argument, car les critères qui les sous-tendent ne sont jamais les mêmes.

Enfin, pour compléter le tableau, on trouve les arguments qui se contredisent eux-mêmes car ils sont faux, incomplets, ou déformant la réalité. Voici neufs des contre-vérités les plus répandues.

1. Les trop nombreuses distributions compliquent la tâche des développeurs

Voilà une affirmation populaire chez les concepteurs de logiciels pour expliquer pourquoi ils ne proposent pas de version de leur produit pour GNU/Linux. Ils affirment en effet que toutes les distributions n’ont pas la rigueur du Linux Standards Base et qu’elles utilisent une hiérarchisation différente. Les distributions, qui plus est, utilisent toutes sortes de paquets, ce qui signifie qu’un support universel implique la création de paquets dans différents formats.

Ces problèmes existent bel et bien, mais cette affirmation exagère les problèmes qui en découlent. Des installeurs universels comme InstallBuilder et Install Anywhere proposent aux concepteurs des installations similaires à ceux de Windows. En ce qui concerne la création de différents paquets, si ça ne pose pas de problème à des projets communautaires, pourquoi est-ce que ça devrait en poser à une entreprise spécialisée ?

Mais au fond, le plus grave problème posé par cet argument, c’est qu’il tente d’imposer un point de vue « à la Windows » à un système existant. Dans GNU/Linux, les créateurs d’applications ne prennent pas en charge les différentes distributions ou formats de paquets, c’est la distribution qui s’en charge.

Si ça fonctionne, c’est parce qu’avec les logiciels libres la distribution peut apporter les changements nécessaires au bon fonctionnement du logiciel. Ça ne pose problème qu’aux concepteurs de logiciels propriétaires. S’ils ne souhaitent pas se conformer au système et libérer leur code c’est leur choix, mais alors qu’ils ne se plaignent pas que le système n’est pas adapté.

2. Aucun outil de migration n’est disponible

Effectivement, ça ne ferait pas de mal à GNU/Linux s’il existait un assistant pour importer depuis Windows les e-mails, les marques pages dans le navigateur, les canaux IRC et autres informations personnelles. Mais on peut faire le même reproche à Windows. Au moins GNU/Linux co-existe avec les autres systèmes d’exploitation et peut lire leurs formatages spécifiques, aussi peut-on importer manuellement certaines de ces informations.

3. Le matériel n’est pas reconnu

Par le passé, le support matériel sur GNU/Linux laissait à désirer. Et dans la plupart des cas, on devait la reconnaissance du matériel aux efforts de la communauté, et non aux fabricants, mais cela restait insuffisant.

Au cours de ces trois ou quatre dernières années, cependant, les pilotes mis au point par la communauté se sont améliorés et les fabricants proposant des pilotes pour GNU/Linux, et plus seulement pour Windows et Mac, sont plus nombreux. Les pilotes des fabricants ne sont pas toujours libres, mais ils sont gratuits.

Aujourd’hui, les incompatibilités pour le matériel commun comme les disques durs, les claviers ou les cartes ethernet, si elles ne sont pas encore éradiquées, restent rares. Les secteurs qui posent plus problème sont ceux des périphériques comme les scanners, les imprimantes, les modems ou les cartes réseau sans fil. On peut néanmoins se couvrir en adoptant de bonnes pratiques comme acheter une imprimante postscript, qui fonctionnera forcément avec le pilote postscript générique, ou en achetant des produits Hewlett-Packard, qui prend en charge l’impression sous GNU/Linux depuis très longtemps.

Certains vont même jusqu’à dire que GNU/Linux, qui conserve en général une compatibilité descendante, reconnait en fait plus de matériel que Windows. Je n’irai pas jusque là, mais, globalement, les problèmes de pilotes sous GNU/Linux semblent être à peine plus fréquents que ceux que j’ai pu rencontrer avec différentes versions de Windows.

De nos jours, on peut même s’affranchir complètement du problème de la reconnaissance du matériel en achetant des ordinateurs neufs préinstallés avec GNU/Linux par des entreprises comme Acer ou Dell.

4. La ligne de commande est indispensable

Cette affirmation est à la fois un souvenir du passé, à l’époque où la ligne de commande sur GNU/Linux était presque indispensable, et des réticences bien compréhensibles des utilisateurs de Windows à utiliser la ligne de commande DOS. C’est pourtant tout à fait faux.

Le bureau sur GNU/Linux est largement opérationnel depuis plus de dix ans. De nos jours, les dernières versions de l’environnement GNOME n’ont pas à rougir de la comparaison avec Windows et, dans ses dernières versions, KDE est l’un des environnement les plus novateurs. Même les outils d’administration sont bien présents sur le bureau.

On peut certes utiliser la ligne de commande, et nombreux sont les utilisateurs qui préfèrent y recourir, surtout les administrateurs, car c’est souvent le plus efficace. Mais pour l’administration ou le travail quotidiens, l’utilisation des lignes de commande relève des préférences personnelles, pas d’une obligation. Elles sont aussi bien plus simples d’utilisation que les lignes de commandes du DOS.

5. Il n’y a pas de logiciel

Il faut en général comprendre par là qu’on ne retrouve pas les logiciels habituels de Windows : pas de MS Office, d’Internet Explorer ou de Photoshop. Mais une simple recherche succincte permet de découvrir des logiciels équivalents qui correspondent plus ou moins, à condition de prendre le temps de s’y adapter.

Neuf fois sur dix, lorsque l’on étudie d’un peu plus près quelqu’un qui critique l’un de ces équivalents (The GIMP par exemple) ou affirme qu’il n’est pas prêt pour un usage professionnel, on se rend compte que cette personne n’a pas exploré le programme ou a été désarçonné par le changement de nom ou d’emplacement dans les menus d’une fonction. Souvent, celui qui se plaint n’a même jamais essayé, ou essayé récemment, le programme qu’il critique.

Pour un usage bureautique ou en productivité, GNU/Linux offre de nos jours une solution complète. Beaucoup de projets de logiciels libres fonctionnant sur différentes plateformes, il se peut même que vous ayez déjà utilisé ces applications sous Windows, comme Firefox ou OpenOffice.org. Il reste du chemin à parcourir, par exemple dans les jeux ou dans les applications spécialisées comme la reconnaissance optique de caractères (ROC). Le problème, ce n’est pas que les alternatives n’existent pas, mais plutôt qu’elles se développent trop lentement.

6. L’apparence des logiciels laisse à désirer

Il y a encore quelques années, sur GNU/Linux, la fonctionnalité primait sur l’ergonomie. Mais puisque les fonctionnalités de bases n’étaient pas toutes présentes, il pouvait difficilement en être autrement.

Mais tous les logiciels les plus couramment employés ont mûri et s’attaquent désormais à l’ergonomie. Une modernisation de l’interface ne ferait pas de mal à certains, mais la plupart ne sont pas pire que leurs équivalents sous Windows – honnêtement, si quelqu’un peut supporter une plateforme où Outlook et Windows Media Player sont jugés acceptables, il ne peut vraiment pas se plaindre de l’apparence des logiciels sur une autre plateforme.

7. Le service est inexistant

C’est à l’ère d’Internet que GNU/Linux a vraiment commencé à sortir des cercles d’initiés. À l’époque, le manque de service posait problème – si l’on parle de contrats de services traditionnels en tout cas. Mais, même il y a dix ans, il était déjà possible de signer un contrat de service avec une entreprise comme Red Hat.

De nos jours, le choix de l’assistance traditionnelle est bien supérieur. Si vous ne souhaitez pas faire appel à un fabricant de logiciel qui propose une distribution, vous trouverez sans doute un fournisseur de service proche de chez vous dans n’importe quelle grande ville d’Europe ou des États-Unis.

Mais il existe depuis toujours une meilleure source d’information : les listes de diffusion des projets communautaires ou d’entreprises. Même si ces listes offrent une assistance différente, elles ne sont néanmoins pas inférieures. Non seulement elles sont gratuites, mais ceux qui les fréquentent sont souvent plus prompts à répondre et vous fourniront une assistance plus détaillée que n’importe quel service payant auquel j’ai eu affaire.

8. Les options sont trop nombreuses

Comparé à Windows, GNU/Linux est un système d’exploitation qui offre bien plus de choix. Comme aucune entreprise ne le conçoit, il est plus libre dans sa réalisation. Comme ses développeurs pensent beaucoup en individualiste, ils offrent aux utilisateurs les moyens de faire les choses à leur façon.

Par conséquent, contrairement à Windows, GNU/Linux existe en plusieurs distributions, propose plus d’un environnement de bureau, quasi rien n’est unique. C’est ce que ses utilisateurs préfèrent.

Je vous accorde que les options, sans parler de leur nom ou des acronymes, peuvent dérouter les nouveaux venus. La confusion, cependant, découle surtout du contraste avec Windows. Pour l’utilisateur, au fond, les différences entre les distributions les plus populaires ne sont pas si énormes.

Une petite recherche vous permettra de faire le choix le plus adapté, et dans tous les cas l’installation se fait simplement, avec une intervention minimale de votre part, assistée qui plus est. Une fois la distribution installée, libre à vous de profiter de toutes les options pour vraiment personnaliser votre bureau ou de vous satisfaire des réglages par défaut et de ne modifier que le fond d’écran.

En d’autres termes, les options sont destinées aux utilisateurs avancés. Les débutants peuvent très bien les ignorer.

9. L’installation des logiciels est trop compliquée

Ce mythe se présente sous deux formes. Dans la première, celui qui se plaint parle de compilation à partir du code source (je ne vois pas où est la difficulté de décompresser une archive et de suivre les instructions pour taper les commandes configure, make et make install, mais admettons que l’inconnu puisse en effrayer certains). Dans la deuxième, les gens se plaignent de ne pas pouvoir normalement se rendre sur le site du fabricant de matériel ou de logiciel pour télécharger un binaire à exécuter pour l’installer, comme on le fait sous Windows.

Ceux qui expriment ces griefs n’ont pas compris que GNU/Linux fonctionne différemment. Chaque distribution entretient ses propres dépôts de logiciels, tous prêts à l’emploi pour une distribution précise. Sauf besoin particulier, tous les logiciels dont qu’il vous faut se trouvent dans ces dépôts, et il ne vous reste plus qu’à utiliser l’installateur graphique ou son équivalent en ligne de commande.

Si vous vous en tenez aux dépôts de votre distribution, l’installation de logiciels sous GNU/Linux est en fait largement plus simple que sous Windows. Vous n’avez pas besoin d’aller au magasin, tous les logiciels sont disponibles en ligne. Vous n’avez pas besoin de payer, de vous enregistrer ni de les activer.

S’il vous faut soudain un nouveau logiciel pour une tâche précise, vous pouvez l’identifier et l’installer en quelques minutes. Si vous voulez tester plusieurs alternatives, libre à vous. Pour bénéficier de ce confort, il suffit de prendre le temps de comprendre le fonctionnement du système d’exploitation plutôt que de partir bille en tête en vous appuyant sur des « on-dit » ou sur vos connaissances antérieures.

GNU/Linux et le bureau : les vraies raisons ?

De tels arguments en disent plus long sur leurs auteurs que sur GNU/Linux. Au pire, ce sont des signes d’ignorance des dernières avancées de GNU/Linux, au mieux, c’est un ensemble de préjugés ou d’habitudes.

Mais alors, concrètement, pour quelles raisons GNU/Linux n’est-il pas plus populaire ? L’argument classique du monopole est certainement la première raison. Puisque Windows est pré-installé sur la plupart des ordinateurs et que vous devez faire l’effort de chercher pour trouver des ordinateurs avec GNU/Linux pré-installé, le problème semble assez évident.

Mais la résurrection d’Apple au cours de ces cinq dernières années laisse à penser qu’un monopole n’est pas inattaquable. La raison est peut-être plus simple encore. Malgré leurs plaintes, les gens sont habitués à Windows et ne savent même pas que GNU/Linux ou d’autres alternatives existent. Ils ne l’ont jamais testé pour de bon et se reposent sur des on-dit ou sur l’avis du copain d’un copain d’un ami qu’il leur est impossible d’évaluer.

Les prétextes qu’ils avancent montrent très clairement qu’ils ne connaissent pas GNU/Linux. Ils ont beau dire que GNU/Linux n’est pas prêt pour eux, l’inexactitude de leurs arguments laisse plutôt à penser qu’en fait, ce sont eux qui ne sont pas prêts pour GNU/Linux.

Notes

[1] Crédit photo : Fazen (Creative Commons By)

mercredi, mars 18 2009

Gravatar de eMerzhAccéder plus rapidement au bureau...KDM autologin-lock via eMerzh

Si comme moi, vous êtes très souvent le seul à utiliser votre ordinateur et que vous avez envie d'améliorer un peu le temps que prend votre session à charger une fois votre mot de passe entré, mais pas forcément le temps de démarrage (bien que ça ne fasse pas de mal :p ) . Pas question toutefois de supprimer définitivement l'authentification d'accueil.... pas fou quand même :)

Attention, cette astuce ne fonctionne qu'avec KDM (souvent avec kubuntu). Il est surement possible de le faire avec GDM (souvent avec Ubuntu) ou autre, mais ne les ayant pas sous les yeux, impossible de vérifier.

Très simple, cette astuce consiste à demander à kdm de vous authentifier automatiquement et de directement verrouillé la session. Ainsi, tout vos programmes seront déjà chargés et une fois votre mot de passe entré, vous aurez directement accès à vos applications :)

Alors, rendez-vous dans la configuration du système, puis dans l'onglet avancé, allez dans le gestionnaire de connexion. Entrez ensuite votre mot de passe.

Kdm config

Rendez-vous ensuite, sur l'onglet n°7 (Convenience) et cliquez sur "Enable auto-login" puis sur "Lock Session" (en choisissant bien sûr votre utilisateur).

Kdm autologin

Appliquez et ok, puis, testez ensuite au prochain reboot :)

mardi, février 10 2009

Gravatar de eMerzhA la découverte de 5 Commandes Linux Sympa via eMerzh

Voici 5 commandes rencontrées ici ou là que j'ai récemment découvert et que je voudrais vous partager....


Le bash {} expansion:

Petite fonction sympa de bash qui va nous éviter de réecrire certaines info. Par exemple, vous voulez faire un le backup de votre /etc/postgresql/8.3/main/postgresql.conf mais vous êtes dans votre /home.

utilisez alors le/chemin/du/fichier{,votreajout}

donc en gros :

$ cp /etc/postgresql/8.3/main/postgresql.conf{,.bak}

va en faite faire un

$ cp /etc/postgresql/8.3/main/postgresql.conf /etc/postgresql/8.3/main/postgresql.conf.bak

Et ca marche aussi pour mv ou diff par exemple :

diff fichiermodifie{,.old}




pv :

Pv est une commande qui va permettre de monitorer l'avancement des commandes un peu longue à l'aide de pipe ( | ). C'est la seule commande de ce lot à requérir une installation. Rien de plus simple pour l'installer que :

sudo aptitude install pv

Pour l'utiliser faite simplement passer le contenu de votre commande par un pipe que vous envoyez vers "pv" qui agira un peu à la façon de "cat".

exemple:

tar cfz - mesphotos | pv > photo.tar.gz

resultat :

65,8MO 0:00:08 [9,31MO/s] [ <=> ]

Ou encore :

pv /var/log/messages | gzip > log.gz

Résultat :

171kO 0:00:00 [18,2MO/s] [========================================================================>] 100%

Plus D'info? ==> man pv




Fichier ouvert par un programme?

Celui-ci est plutôt simple, on utilisera juste "ls" et le répertoire /proc :

remplacez <pid> par le Id du processus du programme que vous voulez scruter

ls -al /proc/<pid>/fd




Quel programme utilise le fichier X ?

utilisons fuser pour cette tâche:

lsof /home/emerzh/photo.png

Plus D'info? ==> man lsof


cd -

Pour revenir simplement au dossier ou vous étiez avant votre dernier "cd", utilisez "cd -" exemple:

emerzh@germaine:/var/www/sites1/apps/test/modules$ cd /home/emerzh
emerzh@germaine:/home/emerzh$ cd -
emerzh@germaine:/var/www/sites1/apps/test/modules$
lundi, février 2 2009

Gravatar de eMerzhOpenStreetMap, la cartographie dont vous êtes le héros! via eMerzh

Depuis une semaine, j'ai redécouvert le Site OpenStreetmap.

Véritable wikipedia de la cartographie, le site permet de cartographie le monde qui nous entoure avec énormément d'information ( route, chemin cycliste ou pédestre, les boites postales, magasin , ...).

Le site suit le même principe collaboratif que wikipédia, vous êtes invité à modifier les routes ou les informations, mais également à participer à l'élaboration technique si le coeur vous en dit: Une information n'est pas représentable? Qu'à cela ne tienne, proposez votre évolution!

Bref un beau projet qui ne demande qu'à être aidé :).

Contribuer?

Il y a plusieurs moyens de contribuer: - Avec un gps, parcourez une zone en sauvegardant les traces de celui-ci. Ensuite, une petite retouche et envoyez vos traces afin de déterminer de nouvelles routes. - Sans GPS? Ce n'est pas grave... yahoo a permis aux contributeurs de OSM de se servir de la vue satellite de son service de cartographie comme fond de carte. Il vous est alors possible de contribuer en décalquant les informations visibles.

Attention! Interdit de copier les noms de rues, les bâtiments ou toutes autres informations sur n'importe quels autres systèmes de cartographie dont vous ne possédez pas les droits ( genre Google maps,...!)

Avec un minimum de temps (5-10min par jour), voici le genre de modifications qui ont été faites en un mois sur la commune d'Etterbeek (Les traces qui ne sont pas bleues) ...

itoworld export.

Editer la Carte?

Pour éditer la carte, plusieurs éditeurs s'offrent à vous.

  • Potlach : L'éditeur en flash disponible directement sur le site dans l'onglet "éditer". Parfois un peu lourd et pas toujours claire à mon gout, il conviendra bien lors de petites éditions sur des zones restreintes.
  • JOSM : Editeur en java disponible depuis Ubuntu hardy dans les dépôts. Il est utilisé par beaucoup de contributeurs et possède certains plugins qui facilitent l'édition de cartes.

Pour l'installer, simplement :
sudo aptitude install josm

  • Merkaartor: Mon éditeur préféré, entièrement en QT et relativement simple et claire...Il fera l'objet d'un autre billet pour expliqué son fonctionnement....

Pour l'installation, depuis Ubuntu intrepid il fait partie intégrante des dépôts ubuntu :
sudo aptitude install merkaartor

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vendredi, janvier 23 2009

Gravatar de u-classroomProchaine session : Initiation au packaging Debian / Ubuntu via u-classroom

La prochaine session U-Classroom se placera dans la continuité de l'introduction au développement Ubuntu (session donnée dans le cadre de l'Ubuntu Developer Week), en s'attaquant aux bases du packaging Debian / Ubuntu. De nombreuses notions ont été abordées dans cette précédente session, qui seront développées le jeudi 29 janvier à 18H00 (heure de Paris).

Albin Tonnerre (aka Lutin) nous présentera la théorie, mais surtout la pratique de la création de paquets Debian.

Les seuls prérequis sont d'avoir à disposition un système Debian ou Ubuntu (afin de pouvoir construire votre propre paquet !), et un client IRC !

Le cours se passera sur le canal #u-classroom du réseau IRC freenode.

À bientôt !

L'équipe U-Classroom

edit : Suite à une question sur IRC je précise qu'il n'est absolument pas nécessaire d'avoir suivi le précédent cours (initiation au développement Ubuntu).

jeudi, janvier 15 2009

Gravatar de framasoftUbuntu dans le New York Times via Framasoft

Stopped - CC bySamedi dernier Ubuntu a eu l’honneur d’apparaître dans les colonnes du très prestigieux et (encore) très diffusé journal américain New York Times, repris ensuite par le non moins prestigieux mais plus européen International Herald Tribune.

Il s’agissait avant tout de dresser le portrait de son charismatique et atypique père fondateur Mark Shuttleworth. Il n’en demeure pas moins qu’à travers ce prisme c’est non seulement la plus célèbre des distributions GNU/Linux mais également, nous semble-t-il, la communauté du libre dans son ensemble qui se trouve ainsi mise en lumière auprès d’un large public[1].

Dans la mesure où, au-delà de cette reconnaissance de principe, l’article nous a semblé intrinsèquement intéressant, nous avons mis nos plus fins limiers traducteurs sur le coup pour vous le proposer moins d’une semaine après sa parution.

Un bon samaritain du logiciel qui ne fait pas du Windows

A Software Populist Who Doesn’t Do Windows

Ashlee Vance - 10 janvier 2009 - The New York Times
(Traduction Framalang : Goofy et aKa)

On les considère soit comme de misérables casse-pieds soit comme ceux-là même qui pourraient causer la chute de Windows. À vous de choisir.

Au mois de décembre, des centaines de ces développeurs controversés de logiciels étaient rassemblés pour une semaine au quartier général de Google à Mountain View, en Californie. Ils venaient des quatre coins du globe, arborant beaucoup de signes de reconnaissance des mercenaires du code : jeans, queues de cheval, visages hirsutes aux yeux injectés de sang.

Mais au lieu de se préparer à vendre leur code au plus offrant, les développeurs ont conjugué leurs efforts généralement bénévoles pour essayer d’ébranler le système d’exploitation Windows de Microsoft qui équipe les ordinateurs personnels, et dont les ventes ont rapporté près de 17 milliards de dollars l’an dernier.

Le clou de la réunion était une chose appelée Ubuntu et un certain Mark Shuttleworth, le charismatique milliardaire sud-africain, qui tient lieu de chef spirituel et financier de cette tribu des codeurs.

Créé il y a maintenant tout juste quatre ans, Ubuntu (prononcez ou-BOUN-tou) s’est imposé comme la version du système d’exploitation pour Linux dont le développement a été le plus rapide et la notoriété la plus grande, il concurrence Windows avant tout par son très, très bas prix : 0 dollar.

On estime à plus de dix millions le nombre d’utilisateurs d’Ubuntu aujourd’hui, et ils représentent une sérieuse menace pour l’hégémonie de Microsoft dans les pays développés, peut-être même plus encore dans les contrées qui sont en train de rattraper la révolution technologique.

« Si nous réussissons, nous changerons complètement le marché du système d’exploitation,» a déclaré M. Shuttleworth pendant une pause au cours de la rencontre, le sommet des développeurs d’Ubuntu. « Microsoft devra s’adapter, et je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose. »

Linux est gratuit, mais il y a toujours moyen de gagner de l’argent pour les entreprises qui gravitent autour du système d’exploitation. Des firmes comme IBM, Hewlett-Packard et Dell installent Linux sur plus de 10% de leurs ordinateurs vendus comme serveurs, les entreprises paient les fabricants de matériel et de services informatiques comme les vendeurs de logiciels Red Hat et Oracle, pour régler tous les problèmes et tenir à jour leurs systèmes basés sur Linux.

Mais Canonical, l’entreprise de Mark Shuttleworth qui élabore Ubuntu, a décidé de se concentrer à court terme sur les PC utilisés au travail et par les gens chez eux.

Les partisans de l’Open Source caressent depuis longtemps le rêve de voir en Linux un puissant rival de Windows, et dans une moindre mesure de l’OS X pour Mac de Apple. Ils proclament haut et fort que les logiciels qui peuvent être librement modifiés par le plus grand nombre peuvent s’avérer moins chers et meilleurs que le code propriétaire produit par des entreprises boulimiques. Cependant, ils ont eu beau faire tout leur possible, les adeptes zélés de Linux n’ont pas réussi à provoquer un usage généralisé de Linux sur les ordinateurs de bureau et les portables. Cet excentrique objet qu’est le logiciel demeure la spécialité des geeks, pas celui des grands-mères.

Mais avec Ubuntu, croient les prosélytes, il se pourrait qu’il en aille autrement.

« Je pense qu’Ubuntu a attiré l’attention des gens sur l’ordinateur de bureau Linux, » a déclaré Chris DiBona, le patron du département des logiciels Open Source chez Google. « S’il existe un espoir pour l’ordinateur de bureau Linux, c’est d’Ubuntu qu’il viendra »

Près de la moitié des 20 000 employés de Google utilisent une version légèrement modifiée d’Ubuntu, plaisamment appelée Goobuntu.

Les gens qui feront connaissance avec Ubuntu pour la première fois le trouveront très proche de Windows. Le système d’exploitation propose une interface graphique agréable, avec des menus familiers et toute la gamme des applications habituelles d’un ordinateur : un navigateur Web, un client courriel, un logiciel de messagerie instantanée et une suite bureautique libre pour créer des documents, des feuilles de calcul et des présentations.

Bien que relativement facile à utiliser pour les familiers de la technologie numérique, Ubuntu - et toutes les autres versions de Linux - peut poser quelques problèmes à l’utilisateur moyen. Beaucoup d’applications créées pour Windows ne fonctionnent pas sous Linux, y compris les jeux les plus populaires et les logiciels de gestion financière, par exemple. Et les mises à jour de Linux peuvent provoquer quelques problèmes dans le système, affectant des fonctions de base comme l’affichage ou la gestion de la carte son.

Canonical a essayé de régler en douceur un grand nombre de problèmes qui empêchaient Linux d’atteindre le grand public. Cette attention portée aux détails dans une version de Linux pour ordinateur de bureau contraste vivement avec les préoccupations des grands distributeurs de systèmes d’exploitation comme Red Hat et Novell. Bien que ces entreprises produisent des versions pour ordinateur de bureau, elles passent le plus clair de leur temps à rechercher de juteux profits sur les serveurs et les centres de traitement des données. Résultat : Ubuntu est apparu comme une sorte de communauté rêvée pour tous ces développeurs de logiciel idéalistes qui se voient comme des acteurs d’une contre-culture.

« C’est tout à fait comparable à ce qu’ont réussi des firmes comme Apple et Google, c’est-à-dire constituer une communauté mais surtout une communauté de passionnés », a dit Ian Murdock, le créateur d’une version précédente de Linux appelée Debian, sur laquelle est bâti Ubuntu.

Les entreprises de technologie grand public ont pris bonne note de la vague d’enthousiasme autour d’Ubuntu. Dell a commencé à vendre des PC et des ordinateurs de bureau avec ce logiciel dès 2007, et IBM a commencé plus récemment à proposer Ubuntu en tête d’un lot d’applications qui rivalisent avec Windows.

Canonical, implanté à Londres, a plus de 200 employés à temps plein, mais sa force de travail entière s’étend bien au-delà, grâce à une armée de bénévoles. L’entreprise a invité à ses frais près de 60 d’entre eux à assister à une réunion de développeurs, en considérant qu’ils étaient des contributeurs importants du système d’exploitation. 1000 personnes travaillent sur le projet Debian et mettent leur logiciel à la disposition de Canonical, tandis que 5000 diffusent sur Internet les informations sur Ubuntu, et 38000 se sont enregistrés pour traduire le logiciel en diverses langues.

Lorsqu’une nouvelle version du système d’exploitation est disponible, les fans d’Ubuntu se ruent sur Internet, sur les sites Web souvent dépassés par les événements qui distribuent le logiciel. Et des centaines d’autres organisations, surtout des universités, aident également à la distribution.

La société de recherche en hautes technologies IDC estime que 11% des entreprises américaines utilisent des systèmes basés sur Ubuntu. Ceci dit, la majeure partie des adeptes d’Ubuntu est apparue en Europe, où l’hégémonie de Microsoft a dû subir un sévère contrôle politique et juridique.

Le ministère de l’éducation de Macédoine fait confiance à Ubuntu, et fournit 180000 copies du système d’exploitation aux écoliers, tandis que le système scolaire espagnol procure 195000 portables Ubuntu. En France, l’Assemblée Nationale et la Gendarmerie Nationale (un corps militaire chargé de missions de police) sont équipés ensemble de 80000 ordinateurs sous Ubuntu. « Le mot libre était très important », précise Rudy Salles (NdT : Difficile ici de savoir si il s’agit de « free » dans le sens de « libre » ou de « gratuit », sûrement un peu des deux), le vice-président de l’Assemblée, en observant que cet équipement a permis au corps législatif d’abandonner Microsoft.

Il ne fait aucun doute que la croissance rapide d’Ubuntu ait été aidée par l’enthousiasme qui a entouré Linux. Mais c’est M. Shuttleworth et son mode de vie décoiffant qui ont surtout suscité un intérêt dont bénéficie Ubuntu. Alors qu’il préfère se vêtir sans façons à la manière des développeurs, certaines de ses activités, notamment un voyage dans l’espace, sortent de l’ordinaire.

« Bon, j’ai une vie très privilégiée, d’accord… » dit M. Shuttleworth. « Je suis milliardaire, célibataire, ex-cosmonaute. La vie pourrait difficilement être plus belle pour moi. Être un fondu de Linux rétablit une sorte d’équilibre.»

M. Shuttleworth a commencé à fonder sa fortune juste après avoir obtenu un diplôme de commerce de l’Université du Cap en 1995. Il payait ses factures en gérant une petite entreprise de conseil en technologie, en installant des serveurs Linux pour que des compagnies puissent faire tourner leur site Web, et autres services de base. Son goût pour le commerce et ses connaissances acquises dans les technologies numériques l’ont incité à miser sur l’intérêt croissant de l’Internet. « Je suis plus un universitaire qu’un marchand de tapis prêt à tout pour faire des coups », dit-il. J’étais très intéressé par la façon dont Internet modifiait le commerce et j’étais résolu à aller plus loin encore.»

M. Shuttleworth décida de lancer en 1995 une entreprise appelée Thawte Consulting (NdT : à prononcer comme « thought » la pensée), qui proposait des certificats numériques, un système de sécurité utilisé par les navigateurs pour vérifier l’identité des entreprises de commerce en ligne. À l’âge de 23 ans, il rendit visite à Netscape pour promouvoir un standard généralisé de ces certificats. Netscape, qui était alors le navigateur Web dominant, prit une participation, et Microsoft, avec son navigateur Internet Explorer, en fit autant.

Quand la folie du point.com (NdT : La bulle internet) se déclencha, des entreprises se montrèrent intéressées par cette boîte implantée en Afrique du Sud qui faisait du profit. En 1999, VeriSign, qui gérait un grand nombre de services structurels pour Internet, acheta Thawte pour 575 millions de dollars. (M. Shuttleworth avait décliné une offre à 100 millions de dollars quelques mois plus tôt.) Comme il était le seul détenteur de la société Thawte, M. Shuttleworth, fils d’un chirurgien et d’une institutrice de jardin d’enfant, s’est retrouvé très riche à 26 ans à peine.

Alors que peut bien faire un millionaire fraîchement éclos ? M. Shuttleworth a regardé vers les étoiles. En versant une somme évaluée à 20 millions de dollars aux autorités russes, il s’est offert un voyage de 10 jours dans l’espace à bord de la station spatiale internationale Soyouz TM-34, en 2002, devenant ainsi le premier « afronaute », comme l’a appelé la presse. « Après la vente de la société, il ne s’agissait pas de se vautrer sur des yachts avec des bimbos » a-t-il dit. « Il était très clair que j’étais dans une situation exceptionnelle qui me permettait de choisir de faire des choses qui auraient été impossibles sans cette fortune. »

Dans les années qui ont suivi, M. Shuttleworth a soutenu des startups et des organisations humanitaires. Grâce à ses investissements aux États-Unis, en Afrique et en Europe, il dit avoir amassé une fortune de plus d’un milliard de dollars. Il passe 90% de son temps, cependant, à travailler pour Canonical, qu’il considère comme un autre projet destiné à reculer les limites du possible.

« Je me suis bien débrouillé dans mes investissements, dit-il, mais cela n’a jamais été pleinement satisfaisant. J’ai peur d’arriver à la fin de ma vie en ayant l’impression de n’avoir rien bâti de sérieux. Et réaliser quelque chose que les gens pensaient impossible est un défi excitant ».

Le modèle choisi par Canonical permet cependant difficilement d’en tirer économiquement profit.

Beaucoup de compagnies Open Source offrent gracieusement une version gratuite de leur logiciel avec quelques limitations, tout en vendant la version intégrale accompagnée des services additionnels qui assurent au produit sa mise à jour. Canonical offre tout, y compris son produit phare, et espère que quelques entreprises vont alors se tourner vers lui pour acheter des services comme la gestion de grands parcs de serveurs et d’ordinateurs, au lieu de gérer ça elles-mêmes avec des experts maison.

Canonical dispose d’une autre source de revenus avec des compagnies comme Dell qui vendent des ordinateurs avec Ubuntu installé, et qui contribuent au logiciel avec des projets technologiques tels que l’implantation de fonctions propres à Linux sur les portables. L’un dans l’autre, le chiffre d’affaires de Canonical doit s’approcher des 30 millions de dollars par an, selon M. Shuttleworth. Un chiffre qui n’a pas de quoi inquiéter Microsoft.

Mais M. Shuttleworth défend l’idée que 30 millions de dollars par an est un revenu qui se suffit à lui-même, juste ce dont il a besoin pour financer les mises à jour régulières d’Ubuntu. Et un système d’exploitation qui s’auto-finance, dit-il, pourrait bien changer la manière dont les gens perçoivent et utilisent le logiciel qu’il ont chaque jour sous les yeux.

« Sommes-nous en train de répandre la paix sur le monde ou de le changer radicalement ? Non », dit-il. « Mais nous pouvons faire évoluer les attentes des gens et le degré d’innovation qu’ils peuvent espérer pour chaque dollar dépensé. »

On estime que Microsoft emploie depuis 5 ans 10000 personnes sur Vista, son nouveau système d’exploitation pour ordinateur de bureau. Le résultat de cet investissement qui se chiffre en milliards de dollars est un produit arrivé trop tard sur le marché, et que les critiques ont descendu en flammes.

Dans le même temps, Canonical publie une nouvelle version d’Ubuntu tous les six mois, en ajoutant des fonctionnalités qui tirent parti des dernières avancées fournies par les développeurs et les fabricants de composants comme Intel. Le modèle de développement de la société c’est avoir une longueur d’avance sur Microsoft, à la fois sur les prix et sur des fonctions qui lui ouvrent de nouveaux marchés.

« Il est pour moi tout à fait clair que la démarche Open Source aboutit à de meilleurs résultats,» dit M. Shuttleworth. De tels propos venant d’un homme désireux de financer un logiciel pour les masses - et par les masses - confortent ceux qui voient dans l’Open Source plus une cause à défendre qu’un modèle économique.

Sur son temps libre, Agostino Russo par exemple, qui travaille à Londres pour un fonds d’investissement chez Moore Europe Capital Management, a conçu une application appelée Wubi qui permet d’installer Ubuntu sur des ordinateurs tournant sous Windows.

« J’ai toujours pensé que l’Open Source était un mouvement socio-économique très important » dit M. Russo.

Mais en fin de compte, plusieurs aspects de l’entreprise de M. Shuttleworth paraissent encore chimériques. Linux demeure mal dégrossi, et le modèle économique de Canonical le rapproche plus d’une organisation humanitaire que d’une entreprise en passe de devenir un poids lourd de l’édition logicielle. Et même si Ubuntu, produit Open Source, s’avère un succès phénoménal, le système d’exploitation sera largement utilisé pour tirer parti de services en ligne propriétaires proposés par Microsoft, Yahoo, Google et les autres.

« Mark est tout à fait sincère et il croit véritablement à l’Open Source » dit Matt Asay, un chroniqueur des technologies Open Source qui dirige la société de logiciels Alfresco. « Mais je pense qu’à un moment donné il va passer par une remise en question de son credo. » M. Asay se demande si Canonical pourra faire vivre durablement sa philosophie du « tout est offert » et « tout est ouvert ».

Canonical ne montre pourtant pas de signe avant-coureur de ralentissement ni d’inflexion de sa trajectoire. « Nous avons déjà une idée claire du terrain sur lequel il nous faut concurrencer Windows », dit M. Shuttleworth. « Maintenant la question est de pouvoir créer un produit élégant et épatant. »

Dans sa vie privée, il continue de tester tout ce qui est possible, demandant par exemple qu’une connexion par fibre optique soit installée chez lui, à la frontière des quartiers chics de Londres que sont Chelsea et Kensington. « Je veux savoir ce que ça fait d’avoir une connexion à un gigaoctet chez soi », dit-il. « Ce n’est pas que j’aie besoin de regarder du porno en haute définition mais parce que je veux voir en quoi ça modifie notre comportement. »

Il affirme que Canonical n’est pas simplement une entreprise de bienfaisance menée par un individu qui a du temps, de l’argent et la volonté de s’attaquer à Microsoft bille en tête. Son idéal est de faire d’Ubuntu le standard pour un ou deux milliards d’êtres humains qui vont bientôt s’acheter un ordinateur personnel.

Notes

[1] Crédit photo : Stopped (Creative Commons By)

lundi, janvier 12 2009

Gravatar de eMerzhAmarok 2.0.1.1 et applet lastFm via eMerzh

Hello à tous,

Pour ceux qui ne l'auraient pas suivi, la version 2.0.1.1 de Amarok est sortie ce 11 Janvier.

Au menu des changements, beaucoup de corrections de bugs, mais également un série d'améliorations comme :

  • l'ajout d'un champ de recherche sur la playlist
  • amélioration de la gestion de la playlist au clavier et du tri de la collection
  • Le grand retour de la file d'attente des chansons
  • le support de Growl sous Osx
  • le "Stopper la lecture après cette chanson"

Pour plus de détails consultez les notes de version.

Pour l'installer sur votre ubuntu Intrepid, vous devez ajouter le dépôt "kubuntu-members-kde4".

!!Attention cette manipulation pourrait mettre à mal votre système!!

ajoutez donc cette ligne à votre /etc/apt/sources.list :

deb http://ppa.launchpad.net/kubuntu-members-kde4/ubuntu intrepid main

Installez ensuite :

sudo aptitude install amarok-kde4

Depuis la mise à jour de la RC1, L'applet last.Fm à été enlevée pour cause de stabilité et finition... (Last.fm applet have been removed for now as they are not ready for final release).

Depuis cette mise à jour, une erreur était affichée à la place de l'applet ... et impossible de supprimer cette applet.

Amarok-Erreur

Après investigations, il suffit d'éditer un fichier. Fermez Amarok et faites :

vim .kde/share/config/amarok_homerc

Remplacez le la ligne "plugins" qui contient "\\0"

[Containment 1]

plugins=\\0

par, par exemple :

[Containment 1]

plugins=lyrics

Relancez ensuite Amarok... et voilàààà... profitez bien!

samedi, janvier 10 2009

Gravatar de eMerzhChronique d'une liberation annoncée.... via eMerzh

Canonical avait précédemment annoncé qu'ils délivreraient le code source de launchpad, la plateforme de développement d'ubuntu et de nombreux autres projets, sous licence libre .... ( Affero GPL selon le mail...).

Ils avaient déjà précédemment libéré une partie de leurs bibliothèques sous-jacentes comme storm (l'orm) , lazr.config (le gestionnaire de configuration), ... .

Depuis quelques jours, Canonical a ouvert un wiki pour le développement de launchad sur lequel on retrouve une page contenant le planning de la libération.

Celle-ci devrait s'effectuer en même temps que la sortie de la version 3.0 qui devrait se situer vers le 21 juillet 2009.

Certains morceaux ne seront toutefois pas de la pare puisque beaucoup trop liés au mode de fonctionnement de cannonical ( ceux-ci n'ont pas clairement été désignés....).

Bref à suivre....

N'oubliez pas d'écouter le podcast avec l'interview faite pour l'occasion...

Amis Barbu et défenseurs de vos libertés, à vos agenda :)

mardi, janvier 6 2009

Gravatar de eMerzhArora..un navigateur en devenir via eMerzh

En me promenant sur la toile, j'ai découvert un nouveau navigateur: Arora . Basé sur webkit, le moteur de safari, google chrome, etc... et sur Qt il annonce un code assez réduit et des performances intéressantes tout en étant multiplateforme. Il fonctionne donc sous windows/osX/freebsd/linux et embedded linux.

Profitant de sa disponibilité dans les dépôts ubuntu, je me suis décidé à un petit test.

Installation

Comme évoqué plus haut, pour l'installation, rien de plus simple,.... juste un petit :

sudo aptitude install arora

et c'est parti!

Premières impressions

arora.png

Le navigateur se lance plutôt rapidement... L'interface est plutôt épurée et simple...on remarque directement l'absence de bouton renvoyant vers la page d'accueil.... Après quelques configurations mineures dans les préférences, (Édition>Préférence) me voici à la conquête de la toile....

Le navigateur parait INCROYABLEMENT rapide... à côté, firefox 3.0 ou konqueror sont des escargots sans nom!

J'ai noté quelques soucis avec flash ainsi qu'avec quelques sites plus ou moins important genre gmail, hotmail, ...

L'inspecteur

arora2.png

Arora intègre par défaut un inspecteur, sorte de firebug permettant de débugger une page web.

Pour l'activer, cochez la case dans Outils (tool) , "Activé l'inspecteur web".

Un design plutôt léché pour des fonctionnalités proches de firebug... (il n'est pas possible d'éditer à la volée les valeurs ou les propriétés css du document)

arora3.png

Fonctionnalités

Les fonctionnalités offertes par le navigateur sont pour l'instant plutôt maigre (pas de support des plugins netscape,...) .... bien que plusieurs évolutions soient planifiées pour les versions à venir comme les extensions,...

Arora se veut être un navigateur simple et rapide et on peut dire que le pari est plutôt réussi! je suis encore bluffé de la rapidité d'affichage....

Je resterai quand même sur mon firefox pour toutes ses fonctionnalités/extensions/raccourcis mais je garderai certainement un oeil sur le développement de ce projet!

Bonne continuation à eux et encore bravo!