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mercredi, avril 18 2007

Gravatar de adminIntel ouvre ses UMPC à Linux via Administrateur

Le premier IDF (Intel Developer Forum) d'Intel se déroule actuellement à Pékin en Chine. Et ce matin le géant des microprocesseurs a annoncé qu'il souhaitait mettre en avant sa plateforme Ultra-Mobile PC (UMPC) en l'ouvrant à Linux ! Les distributions Ubuntu et Red Flag Linux sont dorénavant certifiées pour sa plate-forme UMPC.

idf-umpc.jpg

Les raisons d'un tel choix sont la gestion de l'énergie offerte par Linux, et son footprint (comprenez la quantité de ressources utilisée par une application). Et donc on l'imagine aisément, les performances plus adaptées qu'offira Linux aux UMPC et Mobile Internet Device (des périphériques Internet mobiles encore plus simples qu'un UMPC) que lancera prochainement Intel.

Une nouvelle qui a énormément surpris puisque jusque là Microsoft était quasiment le seul à commercialiser un système d'exploitation sur ce segment du marché, avec son système Windows XP Tablet Edition. Mais depuis début 2007, plusieurs constructeurs ont commencé à lancer des UMPC avec Linux (ex. l'UMPC H9, le eo TufTab v7112XT de TabletKiosk...). L'annonce d'Intel devrait démocratiser tout cela, et on peut espérer une baisse des prix de ces matériels (aux alentours des 1000 euros actuellement)

Et pour ceux qui ont du mal à voir l'utilité des UMPC et MID, une petite vidéo -à peine- futuriste d'Intel :



Liens externes :
  • Le site de Canonical avec qui Intel a conclu ce partenariat
  • Le site de la distribution chinoise Red flag
  • Le site Clubic.com d'où est extraite la première photo

Et pour moi, enfin la possibilité de commander mon installation domotique à partir de Linux !
dimanche, avril 1 2007

Gravatar de adminQuand la communauté perd ses membres via Administrateur

Après l'annonce mi-mars du retrait de David de ses fonctions d'administrateur du Planet d'Ubuntu France, c'est au tour de Yann et Ju de nous faire part de leur départ sur le blog de suivi Ubuntu.

Chaque Ubuntero est bien entendu libre d'évoluer selon ses aspirations personnelles. Mais là où je ne les comprend plus, c'est d'avoir cédé à une entreprise comme Novell, qui souhaite -je cite- "relancer l'aspect communautaire de Suse, et recherche pour cela des personnes capables de monter une communauté active et dynamique...". Leur objectif sera de donner une nouvelle jeunesse au site Alionet, la communauté francophone d'entraide openSUSE et SUSE Linux.

Au delà du fait d'avoir choisi une distribution qui alimente la polémique aujourd'hui (tout en contribuant efficacement à la promotion de Linux), quel est pour vous l'intérêt de refaire ce qui est sans conteste déjà une réussite pour Ubuntu-fr ?

En tout cas, il est fort regrettable de vous voir céder aux sirènes financières de la concurrence, et de nous mettre face à un départ que je qualifierais de précipité et qui risque de laisser des traces sur l'organisation et le fonctionnement de la communauté Ubuntu-fr.

Quelques soient vos motivations Yann et Ju, vos compétences pour animer une communauté n'étant plus à démontrer, il ne reste plus qu'à vous souhaiter bon vent aux côtés du caméléon :)

L'annonce sur Ubuntu-fr
L'annonce sur Alionet

ps : si la salamandre venait à vous manquer, repassez par ici ;)

Edit du 2 mai : le départ de nos 2 administrateurs d'Ubuntu-fr ! était bien sur un poisson d'avril initié par les admins Yann et Ju eux même, et relayé par szdavid et sur ce site (ici). Le poisson a été révélé ce matin sur le blog du suivi Ubuntu-fr, mais celui là contenait une part de vérité puisque le départ de nos 2 admins est bel est bien programmé :(
samedi, mars 31 2007

Gravatar de adminUbuntu en milieu hostile via Administrateur

J'aurai pu décider d'une mise en scène différente de celle qui m'a inspiré ce billet mais elle est bien réelle (malheureusement). A l'origine, le 2ème semestre d'étude, qui a été l'occasion de découvrir une nouvelle classe dont le passe-temps favori est de changer le mot de passe du système d'exploitation des collègues (sic, je suis tombé où). Alors généralisons en disant juste que j'essaye de me prémunir d'un accès malveillant à mon laptop ;)

N'importe qui ayant un accès physique à une machine peut très facilement changer un mot de passe, que ce soit sous Linux (mode recovery), sous Mac (S au démarrage), ou sous Windows (booter sur un cd fait pour). C'est une sécurité, pas une faille.

Les méthodes permettant d'obtenir un accès à un ordinateur en root sans se logguer sont très bien documentées sur la documentation d'Ubuntu-fr (chapitre 8)

Notre objectif ? Éviter ça !


1. On va commencer par éviter qu'un utilisateur mal intentionné (que nous appellerons John) ne puisse modifier les options de démarrage du noyau dans Grub pour obtenir un accès root.

On tout d'abord récupérer un mot de passe crypté en MD5 avec la commande :
sydtux@ubuntu:~$ grub-md5-crypt 
Password: 
Retype password: 
$1$WIT/v1$/bgbczLolNI//7BFJ/WTq.
Ensuite, copier le mot de passe crypté dans votre fichier de configuration /boot/grub/menu.lst :
## password ['--md5'] passwd
# If used in the first section of a menu file, disable all interactive editing
# control (menu entry editor and command-line)  and entries protected by the
# command 'lock'
# e.g. password topsecret
#      password --md5 $1$gLhU0/$aW78kHK1QfV3P2b2znUoe/
password --md5 $1$WIT/v1$/bgbczLolNI//7BFJ/WTq.
À partir de là, il est possible de démarrer sur chacun des menus de Grub mais pas de les modifier sans saisir de password (le mot de passe est à saisir en QWERTY dans Grub).


2. Mais rien n'empêche John de lancer le système directement en rescue mode depuis Grub...

Pour éviter cela, nous allons restreindre le lancement des entrées de type "Recovery mode" associées à chaque noyau par un mot de passe.

Il suffit de positionner à 'true' la valeur de la ligne suivante dans le fichier /boot/grub/menu.lst
# lockalternative=true
Puis mettre à jour Grub
sudo update-grub

3. John, qui persévère dans ses mauvaise intentions sans se rendre compte de ce qu'il risque -(vos idées sont les bienvenues)-, pourrait utiliser le cd d'installation d'Ubuntu...

En ayant accès au BIOS, il peut le configurer de manière à démarrer à partir d'un CD-ROM et ainsi entrer dans un mode de secours qui lui permettrait de contourner les restrictions mise en place précédemment.

Je vous invite donc à mettre un mot de passe pour votre BIOS afin d'empêcher toute modification des paramètres du BIOS, voir d'empêcher le démarrage complet du système, et surtout de paramétrer le boot sur le lecteur cd après le disque dur dans le bios !


Voilà votre ordinateur relativement bien protégé contre John mais cela n'exclue pas une certaine vigilance :
  • Ne pas laisser un terminal ouvert après une commande 'sudo' car le mot de passe est mémorisé pour une durée de 15 minutes (pour terminer la session sudo avant ce laps de temps, exécuter la commande sudo -k)
  • Faire attention aux logiciels qui proposent de mémoriser les mots de passe et ne les protègent pas, comme Firefox qui propose par défaut l'option d'afficher en clair tous les mots de passe mémorisés
  • Et bien sur, verrouiller votre ordinateur lorsqu'il n'est pas utilisé.


Et si John démonte le disque dur me direz vous ? Et bien c'est là que l'utilisation d'un système de fichier crypté aurait été utile. Quelques solutions (cryptoloop, cryptsetup, encfs...) sont décrites dans la documentation mais ne me paraissent pas encore suffisamment simple à mettre en oeuvre. Une fonctionnalité des futures versions d'Ubuntu ? Je l'espère !

A bientôt, je retourne combattre John étudier avec mes gentils camarades, en espérant que ces mesures préventives suffiront :)
lundi, mars 26 2007

Gravatar de adminLe choix d'Ubuntu pour les députés ne satisfait pas Mandriva via Administrateur

François Bancilhon, Directeur Général de Mandriva, a mis en ligne sur son blog une lettre ouverte aux députés de l'Assemblée Nationale pour montrer son incompréhension sur le choix fait d'équiper les ordinateurs de nos députés avec la distribution Ubuntu.

La lettre ouverte

Petit extrait : Or, le choix des services informatiques de l'Assemblée vient de se porter sur Ubuntu, un Linux concurrent de celui de Mandriva, financé à 100% par un milliardaire sud-africain - et donc dans un modèle économique face auquel aucune entreprise ne peut concourir - qui inonde le marché. L'offre retenue - semble-t-il uniquement sur la base du prix - a été proposée par une société de service, sans référence de déploiement de bureau Linux, et qui prétend supporter seule ce Linux sans s'associer à l'éditeur d'Ubuntu.

Même si Mandriva est en droit de montrer son incompréhension sur le choix fait de ne pas avoir retenu une société française, je trouve les critiques techniques et économiques peu fondées... Pour rappel, le marché a été remporté dans le cadre légal d'un appel d'offre.

dimanche, mars 25 2007

Gravatar de adminGrumpy Groundhog - une version à part d'Ubuntu via Administrateur

Rien d'inhabituel, j'ai passé l'après-midi avec mon copain Google (ce qui au passage ne fait pas sourire tout le monde !). Cette fois-ci c'était pour trouver des informations sur Ubuntu en vue de rédiger un support de formation, et j'ai pu lire une information très intéressante et trop peu documentée sur internet : la mise en place d'une version Grumpy Groundhog...

Un petit rappel ; Ubuntu c'est...

Une nouvelle version disponible tous les six mois, identifiée par un nom de code et un numéro.

Une numérotation des versions chronologique : le premier nombre correspond à l'unité des années et le second correspond au mois de la publication de la version stable, ce qui nous donne par exemple 7.04 pour la prochaine version d'Ubuntu qui sortira en avril prochain.

Une version identifiée par un nom de code en anglais formé d'un adjectif et d'un nom d'animal (les deux mots ayant la même lettre initiale), ce qui nous donne par exemple Edgy Eft (la salamandre aventureuse) pour la version actuelle.

Jusqu'à maintenant, les versions en test avaient un nom bien connu (Feisty Fawn par exemple) et qui était conservé lorsque les versions devenaient stable. Ce sera encore le cas pour Feisty qui sera disponible en avril 2007.

Mais à l'avenir, une version en permanence instable devrait voir le jour sous le nom de code Grumpy Groundhog (la marmotte grognonne).

Mark Shuttleworth l'avait annoncé le 17 octobre 2005, suite à la sortie de Breezy Badger (dont les lettres auraient du être en 'G' puisqu'elle faisait suite à Hoary Hedgehog) : "Grumpy ne sonnait pas bien pour une version qui avait l'air vraiment bien... Nous utiliserons "Grumpy Groundhog", mais ces projets sont encore une surprise à annoncer..."

Grumpy Groundhog sera donc à Ubuntu ce que sid est à Debian, une version en constante évolution qui gardera toujours le même nom.

Cette distribution ne sera jamais publiée ; au lieu de cela, Grumpy sera en évolution permanente, les développeurs mettant à jour les packages très régulièrement à l'occasion de la sortie d'une nouvelle version d'un programme ou pour corriger des bugs. Les paquets issus de cette distribution se propageront ensuite dans une version stable de la distribution. Attention de ne pas s'y tromper, cette version se destine bien aux développeurs et utilisateurs expérimentés en traque de bugs.

Reste à savoir quand elle sera effective malgré le peu d'information qui filtre ; peut-être après la sortie de Feisty Fawn ? Si vous avez des informations...

Liens
L'annonce est disponible sur Launchpad
Les spécifications de Grumpy

Edit du 12 avril 2007 : Mark Shuttleworth vient d'annoncer sur la liste de diffusion de développement d'Ubuntu que la prochaine version de la distribution (la 7.10 à paraître en octobre) se nommerait Gutsy Gibbon, dont la traduction pourrait être "Gibbon culoté"
samedi, mars 17 2007

Gravatar de adminUbuntu dans Veronica Mars via Administrateur

Veronica Mars est une série télévisée américaine diffusée depuis mars 2006 sur 13ème rue et depuis peu sur M6. L'épisode de jeudi dernier a été l'occasion pour Ubuntu de faire une courte apparition...

Veronica Mars est un subtil mélange de drame lycéen, de mystère et d'humour sarcastique, avec parfois une certaine noirceur habituellement étrangère aux séries adolescentes.

L'héroïne, interprétée par Kristen Bell, est épaulée dans ses enquêtes par une copine plutôt geek, Mac (je vous laisse deviner pourquoi ce prénom !) qui s'est lancée dans un débat avec un autre étudiant sur ce qui s'apparente à un troll entre Ubuntu et Mac OS X. Jugez plutôt par vous-même (lien direct) :



Pour aller plus loin que ce simple extrait, la question que je me pose, c'est si Ubuntu et plus généralement les distributions Linux ont une chance un jour de percer comme un des systèmes d'exploitation montrés dans les films et séries, au même titre que Windows et Mac...
vendredi, mars 9 2007

Gravatar de adminUbuntu s'invite chez les députés via Administrateur

L'Assemblée nationale avait choisi en novembre dernier de migrer tous les postes mis à disposition des députés dans leur bureau vers les solutions libres.

Un appel d'offres avait alors été publié au Journal Officiel du 4 janvier ayant pour objet "la mise en oeuvre de l'environnement logiciel libre des postes micro-informatiques des députés lors de la XIIIe législature".

On sait aujourd'hui que les 2 sociétés Linagora et Unilog viennent de remporter cet appel d'offre pour équiper en poste de travail fixe informatique les 577 députés français et leur assistant. Ces micro-ordinateurs fonctionneront avec le système d'exploitation libre Linux dans sa distribution Ubuntu (à noter que plusieurs autres réponses se basaient sur la distribution Mandriva Linux). La suite bureautique OpenOffice et le navigateur internet Mozilla Firefox seront aussi de la partie.

L'article de La Tribune, disponible ici, est très intéressant et vous en apprendra plus, en attendant que les 2 sociétés communiquent sur ce sujet, ce lundi 12 mars.

Une bonne nouvelle donc qui va dans le sens d'une administration française basée sur les logiciels libres.

Mise à jour : le site LinuxFR vient de publier une dépêche à ce sujet, ici
lundi, mars 5 2007

Gravatar de adminL'informatique libre de demain vue par Mark Shuttleworth via Administrateur

J'apprécie de m'acheter une petite revue sur Linux de temps en temps ; il y a toujours un article intéressant ou une distribution à découvrir. Le prix de ces magazines peut paraître élevé mais c'est toujours un plaisir de tomber sur une interview de Mark Shuttleworth...



Planète Linux est magazine bimestriel français dont le numéro 45 de janvier 2007 était encore sur les rayons de ma librairie il y a quelques jours. Alors pas d'hésitation !

Inutile de le présenter pour la plupart des aficionados d'Ubuntu mais pour les lecteurs du Planet pour qui le nom de Mark Shuttleworth n'évoque rien, un petit rappel :

Mark Shuttleworth fut développeur Debian au milieu des années 1990, et en 2004, il retourna au monde de GNU/Linux en créant Ubuntu, une nouvelle distribution Linux dont l'objectif avoué est de populariser ce système d'exploitation, via sa société Canonical Ltd. Il fut l'un des premiers touristes de l'espace et le premier sud-africain à voyager dans l'espace.

Dans ce numéro, 5 spécialistes (Alan Cox, Gaël Duval, Richard Stallman, Anthony Towns et Mark Shuttleworth) débattent de l'avenir de GNU/Linux en répondant à une petite série de questions.

Sans plus attendre, le point de vue du fondateur d'Ubuntu...

Durant les cinq dernières années, GNU/Linux s'est imposé sur les serveurs d'entreprises. Pensez-vous qu'il puisse faire son apparition aussi rapidement sur les postes de travail des grande entreprises ? Quels sont les principaux freins ?

Mark Shuttleworth : Le marché des postes de travail en entreprise est un marché très difficile à approcher pour Linux. Il y a un grand nombre de dépendances desquelles Linux doit s'affranchir avant que nous ne voyions son adoption répandue sur les postes des utilisateurs. Je pense que nous verrons une croissance de Linux dans les environnements très spécialisés, comme les centres d'appel ou et la gestion des données. Aussi, nous verrons une adoption rapide dans des pays comme le Brésil, la Chine et l'Inde, dans lesquels l'économie du logiciel exclut aujourd'hui la majeure partie de la population active. Dans les pays de l'Ouest, Linux s'imposera petit à petit dans les foyers qui n'ont plus qu'un seul pc et qui veulent surfer sur le web en toute tranquillité. Beaucoup de gens nous disent qu'ils ont installé Ubuntu chez leurs parents ou leurs grands-parents pour être sûr qu'ils n'auront pas de spyware et autres virus. C'est une donnée très importante.

Si GNU/Linux arrive à s'imposer petit à petit dans les entreprises, ce n'est pas encore le cas chez le grand public. Les préjugés sont encore nombreux comme : on ne peut pas encore lire un DVD ou mon APN n'est pas reconnu. Quels sont, selon vous, le(s) domaine(s) dans lesquels GNU/Linux doit encore faire de gros progrès et comment faire tomber ces préjugés ?

La première chose, c'est que nous devons travailler pour que le matériel quotidien (clés USB, Imprimantes...) fonctionne sous Linux. Les produits comme l'iPod doivent être compatibles avec notre système d'exploitation, tout comme les APN, les imprimantes, les webcams, etc. Cela dit, nous ne gagnerons pas juste en faisant comme les autres. Nous devons miser sur nos forces, trouver de nouveaux secteurs où Linux peut offrir un meilleur résultat que les alternatives propriétaires. Nous offrons déjà mieux que les autres puisque Linux est livré avec plus d'applications que Windows.

Le futur du développement informatique passe-t-il obligatoirement par les logiciels libres ? Expliquez-nous en tant que développeur ce que vous apporte la licence GPL et en quoi elle pourrait être compatible avec une licence propriétaire. quel est votre point de vue sur la polémique de la GPLv3. Faudra-t-il conserver la licence GPLv2 durant de nombreuses années ?

Oui, je crois que le logiciel libre est une façon plus efficace de créer des logiciels que le logiciel propriétaire. Je m'attends à ce que le logiciel libre devienne le mode de développement par défaut pour déployer, créer et améliorer les logiciels. Concernant la GPL, c'est vraiment la "constitution" du mouvement du logiciel libre. Elle articule, clairement et simplement, l'idée que vous pouvez "utilisez ce logiciel, le changer et le partager, tant que vous partagez les modifications que vous y apportez quand vous partagez les résultats". C'est l'effet boule-de-neige qui est au coeur du succès de projet comme Linux. Quant-au débat sur la GPLv3, il vient au bon moment, à un moment où se font sentir d'importantes menaces sur le logiciel libre de la part des sociétés qui détiennent des brevets. Je n'ai pas d'avis sur la licence GPLv3 parce qu'elle n'est pas encore achevée. Mais je pense que la FSF a réussi dans le passé. Donc je suis heureux qu'ils coordonnent les discussions. Je pense vraiment que le débat, comme celui qui est sur les brevets, est vraiment très important.

Comment imaginez-vous l'ordinateur de demain ? Le système d'exploitation reste-t-il la pièce maîtresse d'un ordinateur ? Dans les 10 prochaines années, le système GNU/Linux va-t-il s'unifier ou allons nous conserver plusieurs distributions sur le modèle actuel ?

Je m'attends à voir de plus en plus de distributions spécialisées. Bien que cela puisse apparaître irritant, ça permet à Linux de devenir beaucoup plus spécialisé et ainsi plus approprié aux besoins de groupes différents.

Enfin, parmi les projets sur lesquels vous travaillez actuellement (ou non), lequel est promis au meilleur avenir, auquel croyez-vous le plus ?

Ubuntu bien sûr !


Merci à DP Pess pour son aimable autorisation à publier un extrait de l'interview de ce magazine :)
vendredi, février 9 2007

Gravatar de adminQuelle place pour Linux dans l'avenir via Administrateur

L'actualité informatique de ces derniers jours a été marquée le 31 janvier par le lancement en grande pompe de Windows Vista, le nouveau système d'exploitation de Microsoft. Pas moins de 370 milliions d'euros auront été investis par Microsoft pour fêter la naissance du remplaçant de XP, dont un feu d'artifice à La Défense qui est tombé le jour du salon Solution Linux.

Il y a tout juste 1 an, le journal britannique The Register évoquait le projet Goobuntu, un système d'exploitation de Google basé sur Ubuntu Linux. Un démenti officiel de Google avait rapidement été publié, cette fois sur le site Ars Technica : si Google utilise bien Ubuntu en interne, "aucun plan n'est prévu pour externaliser un système d'exploitation..." Mark Shuttleworth réagira quelques jours plus tard en démentant aussi la rumeur sur son blog...

Ces deux actualités m'amènent à m'interroger sur la place que peux jouer un acteur comme Google dans le monde des systèmes d'exploitation, notamment à travers les technologies du web 2.0, et le rapport qu'il pourrait y avoir dans les années à venir entre les 3 grandes firmes que sont Microsoft, Google et le monde libre, représenté par des noms tels que Canonical.


La tendance web 2.0 des services Google...

Car si Google est historiquement connu pour son moteur de recherche lancé en 1996, ses activités se sont aujourd'hui nettement diversifiées (une liste des outils liées à la recherche) et vont au delà de la messagerie et du calendrier en ligne. Les Google Services intègrent de véritables outils bureautique avec une tendance très web 2.0 : Google Document et Tableur est un programme de création de feuilles de calcul et de traitement de texte en ligne, agrémenté de l'aspect collaboration en temps réels.

Google possède donc une majeure partie des outils qui constituent un poste de travail, même si aujourd'hui ceux-ci sont encore majoritairement en version beta. Fin 2004, un article du New York Post lancait la rumeur selon laquelle Google travaillait sur la conception d'un navigateur Web basé sur la technologie libre fournie par la Mozilla Foundation, un outils indispensable sur un poste de travail... ou un OS en ligne. Depuis le géant Google et la fondation ont renforcé leur partenariat.


L'interface de Google Document et Tableur


Les systèmes d'exploitation en ligne...

Parallèlement, plusieurs projets que l'on pourrait qualifier de "système d'exploitation en ligne" se sont développés et deviennent très mure. Leur objectif est de proposer aux utilisateurs de disposer d'une interface de travail unique leur permettant de retrouver données personnelles et outils courants depuis n'importe quel accès à Internet. Plus proche pour l'instant d'un ensemble de services en ligne, on y retrouve pourtant les principales composantes d'un bureau informatique courant : barre des tâches, horloge et accès aux applications les plus courantes.

C'est notamment le cas de eyeOS, un projet open source indépendant, publié sous licence GPL et basé sur la technologie Ajax ; dans la même veine existe aussi YouOS, disponible sous licence BSD modifiée, qui propose actuellement plus de 300 applications parmi lesquelles un lecteur RSS, une messagerie instantanée, un explorateur pour les fichiers stockés en ligne, un petit traitement de texte, un lecteur MP3, quelques shells, un logiciel d'ajout/suppression de programmes...


Le bureau de eyeOS


Et du côté des distributions Linux...

Nous pouvons imaginer que Linux soit à la base de nombreux projets de systèmes en ligne, en tant que système du serveur physique. Il existe pourtant quelques belles initiatives de système d'exploitation en ligne. A commencer par Ulteo, développée par Gaël Duval (fondateur de la célèbre distribution Mandriva), qui offrirait notamment la possibilité de faire fonctionner le système à distance depuis un simple navigateur, que l'on soit sous Linux, Windows ou sous un autre système. L'approche est donc différente puisque l'utilisateur accédera à SON système depuis internet, ce qui élimine les problème de confidentialité que posent les OS dont l'utilisateur ne maîtrise pas l'hébergement. La distribution est passée en version Alpha et

Ulteo-kde
Le nouveau concept Ulteo

Firefrogz, chef de projet web et développeur d'une petite société qui met en avant l'open-source, s'est aussi tenté à développer à ses heures perdues une version web d'une distribution Linux en vogue, ce qui a donné WebUbuntu (cliquer sur Essayer pour accéder à l'OS en ligne). Le résultat est saisissant. Webubuntu est entièrement développé en php, ajax, javascript et xml. Idée délirante au départ, WebUbuntu est maintenant un projet libre basé sur la motivation et le bénévolat amené à devenir une interface Web d'Ubuntu, à la manière de Webmin mais avec des possibilités bien plus conséquentes au niveau de l'interface Web. Une belle initiative qui ne compte qu'un seul développeur ; avis aux intéressés pour aider !


Le prometteur WebUbuntu

D'autres images :
Ecran d'initialisation
Bureau WebUbuntu
Applis - Saloon

Pour finir, un petit aparté sur le projet libre et gratuit TribU (qui semble être suspendu), rattaché à la distribution Ubuntu, qui souhaite permettre la publication de données sur internet facile à partir d'un poste Linux. L'objectif est de permettre de partager au sein d'un même espace photos, blog, documents, partage de fichier, partage de musique, flux RSS... à la manière de .mac dédié aux utilisateurs Mac.



En résumé...

La frontière entre système d'exploitation en ligne et groupe de services est mince, chaque acteur prenant ses marques. Entre buzz, fausse rumeur et vrai innovation, les services en lignes représentent peut-être un palier vers le 'tout en ligne'. Les communautés de logiciels libres auront un rôle à jouer pour contre balancer les grandes firmes, et à concrétiser des projets porteurs d'intérêts. Sans oublier que Microsoft et Yahoo comme d'autres seront aussi de la partie.

Et pour finir sur une note d'humour, n'oublions pas que Google avait bel et bien admis l'année dernière que son personnel utilisait une distribution Linux appelée Goobuntu. Et Google nous a déjà prouvé pratiquer la politique de hard launch pour ne dévoiler ses produits que lors de leur sortie... rendez-vous ce jour là ?



Edit du 10 mai 2007 : Red Hat vient d'annoncer le développement en cours d'un Linux pour les PC des pays émergents. Baptisé "Red Hat Global Desktop", il s'agit plus d'un service en ligne. Le but du projet est d’offrir un accès standard à ses données et services, où que l’on soit. Le Global Desktop devrait se retrouver rapidement dans certaines configurations qui seront vendues aux gouvernements et petites entreprises dans les pays émergeants.
samedi, janvier 6 2007

Gravatar de adminRosetta: le portail de traduction du projet Ubuntu via Administrateur

Quelques paquets non traduits en français, un peu de temps libre devant moi et un niveau d'anglais convenable m'ont décidé à apporter ma brique à la traduction de notre distribution Ubuntu... Et c'est tout un système structuré que j'ai découvert via le site de traduction principale d'Ubuntu, j'ai nommé Rosetta.

Présentation (extraite de la doc d'ubuntu-fr)

Launchpad est un ensemble de services créés par Canonical afin d'améliorer le développement de projets open-sources, en participant activement au développement du projet, en améliorant les traductions, en soumettant des rapports de bogues, en proposant des bounties...

Rosetta est l'un de ces systèmes en ligne, celui qui permet de traduire des logiciels et des bibliothèques directement depuis l'interface web Rosetta dans toutes les langues de votre choix.

S'inscrire sur Rosetta

Rien de plus simple, il suffit de se créer un compte à partir de cette page puis de terminer l'inscription via le mail qui a été envoyé sur l'adresse précisée lors de l'inscription.

Une fois inscrit sur Rosetta, la plupart des traducteurs se regroupent par équipe traduisant dans un même langage, avant de rejoindre un groupe de traduction qui oeuvre sur un logiciel ou une partie bien précise de la traduction d'Ubuntu.

L'équipe des traducteurs français sur le launchpad se nomme ubuntu-l10n-fr. La page des traducteurs d'Ubuntu en français vous permettra d'accéder au wiki pour vous abonner à la liste de diffusion, prendre connaissances des documents de référence indispensables à la traduction ainsi que du Code de conduite Ubuntu. Ensuite, après quelques traductions, vous pourrez demander à rejoindre l'équipe.

Les traductions

Le principe est de trouver des chaînes de texte non traduites à partir de cette page (ex. pour Edgy). Répérez un paquet (colonne 'Template Name') qui a encore besoin d'être traduit (statut 'Untranslated') puis suggérez des traductions avant d'en faire part à l'équipe en lui envoyant un mail via sa liste de diffusion, en précisant bien le nom du paquet et les numéros que vous aurez traduit.

Répetez l'opération à souhait :)

A noter que l'équipe ubuntu-l10n-fr s'est récemment régorganisée "autour d'une petite équipe de personnes expérimentées dans l'équipe de traduction, les autres contribuant en faisant des suggestions". Même si c'est assez éloigné du mode de collaboration "ouvert" que j'ai du monde libre, gageons que cela n'entamera pas la qualité et la rapidité des traductions dont a bénéficié la communauté jusque là.

Et pour ceux qui souhaitent apporter leur contribution différemment à la communauté Ubuntu-fr, jettez un petit coup d'oeil par ici ! Vous découvrirez que vous pouvez facilement :
ps : Rosetta est un outil pour traduire des applications dans de nombreuses langue mais Rosetta et Launchpad ne sont disponible que dans la langue de Shakespeare. Depuis le metting de Mountain View, l'équipe en charge du développement du Launchpad a décidé de proposer une interface 100% localisée, ce qui permettra peut-être d'attirer de nouveaux membres (merci Tenshu pour l'info)
mardi, novembre 21 2006

Gravatar de adminEdgy Party à Grenoble ! via Administrateur

A l'occasion de la sortie de la distribution Ubuntu 'Edgy Eft', les Petits Débrouillards Rhône Alpes organisent une install party à Grenoble à destination du grand public.



Celle-ci aura lieu le mercredi 22 novembre à partir de 18h30 au 12, rue du 140ème R.I.A, 38000 GRENOBLE (plan détaillé par ici). Vous pourrez vous y rendre en transport en commun : Bus 26 ou 34 (arrêt André Argouges) ou bus 31 (arrêt Ponsard).

L'association "Petits Débrouillards Rhône-Alpes" qui organise la manifestation est implantée dans un quartier grenoblois où le taux de chômage est important et où les habitants ont globalement peu de moyens. Une manière originale, ludique et populaire de leur démontrer qu'il existe des solutions viables et économiques à leur portée.

Ce sera aussi l'occasion d'échanger sur les pratiques des grandes marques qui vendent des PC en imposant les systèmes d'exploitation et les logiciels, cher payés, mais également de sensibiliser le public aux problématiques des brevets, et autres réjouissances du libre.

La soirée sera organisée autour d'un pôle installation et d'un pôle démonstration. Chacun est donc libre d'amener son unité centrale pour y faire installer Ubuntu (à côté, ou à la place, de votre système d'exploitation), ou de simplement venir découvrir une alternative à Windows. Bien entendu, tout cela gratuitement !

Faites-le savoir autour de vous ! :)
samedi, novembre 11 2006

Gravatar de adminPrésentation de GParted via Administrateur

Pas évident de formater une partition en FAT32 depuis Windows, lorsque le seul système de fichiers proposé est NTFS... sauf que ce jour là j'avais bien décidé de formater mon nouveau disque dur en FAT32 pour que mes données soient accessible depuis Windows et la version Edgy d'Ubuntu que j'installerai plus tard.

Il nous faut tout d'abord choisir un logiciel ; pas d'hésitation, ce sera Gnome Partition Editor (GParted de son petit nom). C'est le partionneur de disque officiel de l'environnement GNOME. Il peut servir à créer, détruire, redimensionner, vérifier et copier des partitions, et les systèmes de fichiers qui s'y trouvent, y compris des partitions Windows aux formats FAT32 et NTFS (soyons faire-play ;)). Il peut être notamment utilisé pour faire de la place pour permettre d'installer un nouveau système d'exploitation, réorganiser l'utilisation du disque, copier les données résidant sur des disques durs et effectuer un miroir d'une partition sur un autre disque.

Voilà pour la présentation, d'autant que vous l'avez déjà sûrement utilisé si vous avez installé Ubuntu depuis le live-cd. Un petit aperçu du logiciel pour se rafraîchir la mémoire :



Donc si vous avez le Live-CD d'Edgy sous la main, pas de soucis, il vous suffit de booter dessus et de lancer GParted à partir du Menu Système > Administration

Mais si comme dans mon cas le live-cd d'Edgy ne fonctionne pas, vous pouvez utiliser Gparted sous forme d'un Live-CD ou d'un Live-USB. Live ? C'est à dire qu'il peut être utilisé à partir d'un lecteur CD ou une clé usb sans rien avoir à installer sur son disque dur. Une fois que vous aurez démarré sur le CD ou la clé, vous aurez seulement à choisir la langue et à définir sommairement les paramètres d'affichage pour utiliser le logiciel.

Les avantages de GParted :
  • Support d'un grand nombre de systèmes de fichiers du monde Unix/Linux comme ext2, ext3, jfs, linux-swap, reiserfs, reiser4, ufs, xfs mais aussi Windows (fat16, fat32, ntfs) et Mac (hfs, hfs+)
  • Mises à jour fréquentes : le cycle de développement d'une nouvelle version est très court et intègre de nouvelles fonctionnalités et les derniers correctifs
  • Une interface claire et intuitive pour l'utilisateur
Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, Gparted utilise libparted pour détecter et manipuler les périphériques et tables de partition tandis que plusieurs outils de système de fichiers (optionnel) apportent la prise en charge des systèmes de fichiers absent de la libparted. Ces paquets facultatifs seront détectés pendant l'exécution et ne demandent pas la recompilation de GParted.

Dans mon cas, il aura fallu moins de 5 minutes pour formatter 320Go en fat32 et un peu plus du double pour vous faire découvrir ou vous rappeler que GParted existe, et qu'il a toute sa place dans votre trousse de secours.

Bon à savoir : GParted n'est plus présent par défaut à la fin de l'installation à partir de la version Edgy, mais s'installe facilement avec la commande :
sudo aptitude install gparted
Où alors voyez-y là une bonne raison de découvrir GParted live-cd ;)

Le site officiel : http://gparted.sourceforge.net