ubuntu-fr

Communauté francophone des utilisateurs d'Ubuntu

Planet Ubuntu-fr - Ubuntu

Fil des billets

dimanche, février 7 2010

Gravatar de VanaryonRésolution DNS : faites-la maison ! via Vanaryon

Une chose m'a traversé l'esprit ce matin même : pourquoi aller utiliser un fournisseur de résolution DNS externe (OpenDNS, les DNS de votre FAI, etc...), quand on peut le faire soi-même ? Par "soi-même", je veux dire "le faire en local", avec un résolveur bien à nous qui va aller interroger les serveurs DNS racines pour remonter jusqu'à ce que l'on veut résoudre.

Au cours de ce billet, vous allez apprendre à installer Bind9 puis l'utiliser (uniquement pour la résolution, parce-qu'il peut faire bien plus...). Ceci peut paraître une mission impossible pour les débutants de Linux. Mais non ! En deux étapes nous auront un serveur DNS fonctionnel, pour peu que vous n'ayez pas de pare-feu bloquant le port 53 en sortie (en entrée ça ne fait rien, on n'utilise Bind9 que pour résoudre) !

Les avantages à cela ? Faire un maximum de choses vous-même, en local. Ça peut accélérer le temps de résolution DNS et protèger votre vie privée car aucun log de résolution contenant votre IP ainsi que l'hôte demandé n'est conservé sur un serveur distant. S'il devait l'être, ce serait sur votre machine ! Aussi, vous ne serez plus dépendant d'un fournisseur de service pouvant vous censurer certains domaines (vous resterez sur un réseau neutre à ce niveau !).

La première chose à faire est : installer Bind9 ! Si vous utilisez Ubuntu voire Debian, un simple clic sur ce lien vous invitera à installer le paquet bind9 (avec sa dépendance bind9utils). Et voilà, le résolveur DNS est actif et fonctionne !

Ensuite, il vous suffit de supprimer toutes les lignes de votre resolv.conf (/etc/resolv.conf) avec un éditeur de texte comme nano puis d'y mettre :

nameserver 127.0.0.1

Mais ce n'est pas la meilleure solution, ou du moins une solution très durable : en effet, sur une Ubuntu Desktop, c'est le Network Manager qui gère les serveurs de noms. Ce que vous devriez plutôt faire, c'est de vous rendre dans : Système/Préférences/Connexions réseau puis de modifier toutes les connexions que vous avez dans tous les onglets (Filaire, Sans fil, etc...), en faisant, pour chacune d'entre-elles :

  1. Cliquez sur la connexion à modifier ;
  2. Bouton "Modifier" ;
  3. Onglet "Paramètres IPv4" (et aussi IPv6 si vous l'utilisez) ;
  4. Méthode : Adresses automatiques uniquement (DHCP) ;
  5. Serveurs DNS : 127.0.0.1

Puis appliquez les modifications. Si la connexion est partagée entre tous les utilisateurs, un mot de passe administrateur vous sera demandé.

Une fois que vous avez modifié toutes les connexions disponibles sur votre machine, il va falloir vous déconnecter du réseau en cliquant sur sur les deux prises branchées à gauche de l'horloge de la barre du haut de GNOME, puis : Se déconnecter.

Enfin, reconnectez-vous à la connexion à laquelle vous étiez précédemment connecté, puis ouvrez un terminal (Applications/Accessoires/Terminal) et entrez :

host vanaryon.tk

Si vous avez une réponse du genre : "vanaryon.tk has address XXX.XX.XXX.X", c'est que votre serveur de résolution marche ! Vous pouvez aussi essayer avec google.fr ou un autre domaine, c'est exactement la même chose.

Dans le cas contraire, il va falloir voir du côté de votre routeur (généralement 192.168.1.1 ou 192.168.0.1 afin de voir si le port 53 n'est pas bloqué pour la sortie en TCP et UDP), ou encore du pare-feu de votre distribution Linux.

Notez que si vous n'arrivez toujours pas à avoir de réponse DNS avec les nouveaux paramètres, il vous suffit de repasser toutes les connexions en "Automatique (DHCP)" dans les onglets "Paramètres IPv4" et "Paramètres IPv6" afin de retrouver vos anciens paramètres.

Envie d'aller plus loin ? Je vous ai déniché quelques liens intéressants :

samedi, janvier 30 2010

Gravatar de RespawnerLancer un programme en anglais sans changer la langue via Respawner

Il peut être intéressant, pour une raison ou une autre, de vouloir utiliser un programme en anglais sur un système configuré dans une autre langue. Dans mon cas, je voudrais pouvoir réaliser simplement quelques captures d'écran de GNOME Split en anglais.

Dans un tel cas, il serait forcément assez lourd de changer la langue de tout le système pour lancer un logiciel. C'est là qu'intervient la variable d'environnement LANG. C'est avec cette variable que nous allons jouer. Pour commencer, on peut entrer la commande suivante dans un terminal.
~$ echo $LANG

Si votre système est en français comme le mien, vous devriez probablement avoir comme résultat la chaîne de caractères suivante : fr_FR.UTF-8.

Pour lancer un logiciel en anglais, on va modifier cette variable seulement dans le "terminal" où l'on va lancer le programme. Pour cela, on crée un script qui va donner à la variable LANG la valeur C puis exécuter la ligne de commande passée en argument du script (ligne de commande identique à celle que l'on utiliserait pour lancer le logiciel normalement).

Pour faire le script, on crée puis édite un fichier nommé (comme on veut en fait) english.sh et on y met le code suivant :

#!/bin/bash
LANG=C "$@"


Ensuite, on enregistre puis on rend le script exécutable.
~$ chmod +x english.sh

Finalement, on lance le script et on passe en paramètre la ligne de commande à exécuter.
~$ ./english.sh transmission

En voilà ce que ça donne (un peu de pub ça fait pas de mal non roh).

mardi, janvier 26 2010

Gravatar de framasoftUbuntu et Mozilla : l'inévitable alliance pour résister à Google ? via Framasoft

Jane Rahman - CC byJe suis de ceux qui pensent que le futur Chrome OS de Google est susceptible de bousculer les hiérarchies établies.

Pour rappel Chrome OS sera un système d’exploitation reposant uniquement sur le navigateur Chrome. Tout se fera en ligne, dans les nuages, et si vous n’allumez plus votre machine que pour aller sur Gmail, Reader, Twitter ou Facebook, alors vous êtes une cible toute indiquée.

Imaginons en effet que les premiers ordinateurs Chrome OS, prévus pour la fin de l’année 2010, soient un succès. Hypothèse plausible parce qu’un netbook sexy, peu cher, rapide au boot (on parle de 5 secondes) et rapide à la navigation (et encore plus rapide sur les services Google : Gmail, Docs, YouTube, Maps,etc), ça peut tenter même les plus rétifs.

Si le succès est donc au rendez-vous alors vous pourrez toujours arriver avec vos beaux (mais anciens) discours de migration vers des alternatives libres (change ton Internet Explorer pour Firefox, change ton Windows pour GNU/Linux), les gens s’en foutront complètement. Cela n’aura aucune prise sur eux, s’ils ont déjà entre les mains ce nouveau terminal véloce et sécurisé, qui se met à jour tout seul, et qui ne demande aucune installation classique du moindre logiciel (du reste la notion même de logiciel disparait, quant à nos bons vieux fichiers ils ne se portent guère mieux).

D’ailleurs si on se regarde un peu le nombril, c’en est également fini du service global que rend le réseau Framasoft, mais j’y reviendrai dans un futur billet[1].

La menace est réelle (d’autant que Google met le paquet comme jamais niveau marketing pour le faire connaître). Il eut été rassurant qu’elle vienne du Grand Méchant Microsoft, mais c’est ici bien plus complexe que ça, puisque c’est du plus grand contributeur mondial open source qu’il s’agit. Et pour couronner le tout il existe une version libre du navigateur Chrome et de Chrome OS avec la sous-couche Chromium.

Certes, en terme de parts de marché, le navigateur Chrome tient toujours une place modeste. Mais comparons les statistiques du Framablog il y a un an : Firefox 68%, Internet Explorer 21% et Chrome 1% à celles d’aujourd’hui : Firefox 66%, Internet Explorer 14% et Chrome 7%. La croissance est significative. Bien sûr c’est avant tout Internet Explorer qui en a pâti, mais Firefox a stagné et même, pour la première fois, un peu baissé.

Or le public de ce blog est un public disons… « averti ». Il est sensibilisé au Libre et compte aujourd’hui, parmi ses visiteurs, 32% de GNU/Linux. Comment expliquer cette forte avancée de Chrome au détriment de Firefox ? J’ai un peu peur d’en connaître la raison : bien que fort jeune Chrome est déjà un excellent navigateur qui dépasse techniquement et ergonomiquement Firefox dans bien des domaines (surtout ne l’essayez pas sous Linux avec la rapidité de Firefox en tête !). D’accord, le panda roux vient de sortir en version 3.6 mais Chrome n’est pas en reste puisque son nouveau millésime 4.0 vient faire tomber l’un des dernières barrières que constituait l’absence d’extensions.

Donc la qualité est là. Et puisque nos usages informatiques se concentrent désormais presque exclusivement sur Internet, la situation est mûre pour que Chrome OS vienne se faire rapidement une place au soleil, en court-circuitant complètement le parcours balisé qui souhaitait inciter les utilisateurs à substituer leur Windows pour du GNU/Linux. Comme dans le même temps Mac OS X continue sa progression (10% sur le Framablog), on pourrait bien se retrouver à terme avec une situation où les trois géants que sont Microsoft, Apple et Google se partagent le marché des OS grand public en laissant totalement à la marge GNU/Linux.

GNU/Linux abandonnerait alors son ambition grand public pour revenir à la case départ des serveurs et n’être plus qu’un OS pour « experts bidouilleurs », ce qu’il avait un peu cessé d’être pourtant avec l’avènement de la populaire distribution Ubuntu.

C’est pourquoi non seulement Firefox est en danger mais également Ubuntu. Du coup, l’article ci-dessous tire le bilan de la nouvelle donne et suggère fortement une association Mozilla Ubuntu pour tenter de contrarier la marche triomphante de Google (on aurait pu s’attendre à une association Mozilla Canonical plutôt, soit dit en passant).

Ce n’est pas idiot. Pour Mozilla et Ubuntu d’abord, mais aussi pour le logiciel libre dans son ensemble qui a beaucoup à perdre dans l’histoire. Parce qu’au final quelle est la plus grande différence entre Mozilla et Google ? Comparer Le Manifeste de l’un et Les conditions d’utilisation de l’autre vous donnera peut-être un début de réponse…

Ubuntu et Mozilla : L’inévitable alliance

Ubuntu and Mozilla: The inevitable alliance

Ronnie Whisler - décembre 2009 - Buntufu.com
(Traduction Framalang : Olivier et Goofy)

Les spéculations sont au journalisme technique ce que sont les prophéties à la religion. Elles n’ont d’importance, de crédibilité ou de génie que si elles se révèlent exactes. Il ne nous viendrait toutefois pas à l’idée de publier un article technique sans y risquer quelques spéculations. Spéculez sur quelques idées folles, c’est l’étincelle qui enflammera la créativité de certains individus ou de certaines entreprises. Vous voyez où je veux en venir ? Tant mieux, parce que cet article est entièrement conçu à partir de cela. En d’autres termes, tout ce que vous trouverez dans cet article n’est que pure spéculation, je n’ai aucune preuve pour étayer mes dires.

Commençons par une revue des forces en présence. À ma droite, vous avez Mozilla qui nous a prouvé que la guerre des navigateurs n’est pas terminée et que Microsoft n’est pas intouchable. À ma gauche, vous avez Ubuntu qui nous a prouvé que Linux sur l’ordinateur personnel n’est pas une utopie, qu’il peut être simple et populaire. Et finalement, il y a Google qui s’est inspiré des succès des deux autres protagonistes et qui travaille sur son propre système d’exploitation basé sur Linux, dont la pièce maîtresse est le navigateur Chrome.

Certains vous diront que c’est l’évolution. J’appelle plutôt ça tacler ses concurrents en s’appuyant sur leurs points forts et en insistant bien sur le fait que c’est un système d’exploitation tourné vers le Web dédié aux netbooks. Ça n’est, pour moi, rien d’autre qu’un stratagème pour éviter que la concurrence ne réagisse en formant des alliances avant que Chrome OS ne dévoile tout son potentiel.

Est-ce à dire que je pense que Google c’est le mal ? Non. Cependant, un grand pouvoir implique de lourdes responsabilités, mais leur puissance est telle que céder à la tentation serait facile. La tentation étant ici de tuer toute compétition pour faire rentrer plus d’argent plus facilement et faire gonfler les bénéfices. Dieu seul sait le retard qu’a pris l’Ère du Numérique parce que les hommes et les femmes à la tête de certaines grosses entreprises ont cédé à la tentation. Honte à vous tous.

Ceci étant dit, considérons les points de friction qui pourraient naître entre Google d’un côté et Mozilla et Ubuntu de l’autre si le système d’exploitation Chrome OS devenait populaire. On pense évidemment en premier lieu aux revenus de Mozilla, dont Google est la principale source. Google pourrait commencer à réduire sa rétribution au clic ou à la recherche. Google pourrait étoffer les fonctionnalités de Google search et réserver ses innovations à son navigateur pour vous pousser à utiliser Chrome, etc. On pourrait encore spéculer longtemps comme ça. Mais on a mieux à faire, non ?

La situation entre Google et Ubuntu me rappelle celle de Microsoft et Sega. Vous souvenez-vous de ce qui s’est passé quand Microsoft a aidé Sega à créer la Dreamcast ? Moi je m’en souviens ! Sega n’a pas tenu longtemps et Microsoft a lancé la Dreamcast 2… pardon, la Xbox. Quelque chose me dit que ce scénario pourrait bien se reproduire ici. Canonical devrait rester sur ses gardes. Rien n’empêcherait Google de racheter Ubuntu/Canonical évidemment. Ça ne serait pas si surprenant, après tout, si Mark Shuttleworth sait faire quelque chose, c’est bien créer une société avec le vent en poupe et la revendre avec un joli profit.

Maintenant, si Mozilla et Ubuntu/Canonical venaient à s’allier, ils devraient avoir le poids pour rivaliser avec Google ou n’importe qui d’autre. De toutes façons face aux autres grosses entreprises, ils ne peuvent pas se contenter d’être passifs au risque de se faire écarter du marché qu’ils ont aidé à créer. Fini le temps des « On verra ». L’heure est venue de se préparer pour le futur et de choisir des alliés solides.

Notes

[1] Crédit photo : Jane Rahman (Creative Commons By)

jeudi, janvier 21 2010

Gravatar de CreaoneUtiliser bpython au sein de django pour Ubuntu via Creaone

Django logo bugSuite au commentaire de Narbonne sur l'article d'hier "Quelques outils utiles pour django" je livre aujourd'hui la rapide manipulation permettant d'utiliser bpython avec django. Bpython est un terminal python avancé. En temps réel il colore, indente, propose les méthodes liées aux objets courants, via l'introspection. Il contient un historique, et des commandes rapides pour enregistrer et "pastebiner" le contenu du terminal sans le quitter. Bref on gagne du temps.

Attention, l'ensemble des manipulations qui vont suivre peuvent rendre votre système d'exploitation Ubuntu instable. L'utilisation du compte admistrateur (commande sudo...) suscitent des risques pour lequel je décline toute responsabilité.

Installer bpython dans Ubuntu

Il existe trois méthodes, je vous livre ici la plus rapide, la plus simple, et la plus sûr pour votre système:

  • Depuis un terminal, tapez : sudo aptitude install bpython

Utiliser bpython dans django

  • Créer dans votre dossier personnel le fichier ~/.pythonrc et placer dans celui-ci :
try:
  from django.core.management import setup_environ
  import settings
  setup_environ(settings)
  print 'Importation de la configuration django'
  try:
    exec_strs = ["from %s.models import *"%apps for apps in settings.INSTALLED_APPS ]
    for x in exec_strs:
      try:
          exec(x)
      except:
          print 'Echec de l'importation pour %s' %x
    print 'Importation des modèles django'
  except:
    pass
except:
  pass
  • Editer, toujours depuis votre dossier personnel, le fichier /.pythonrc@@
  • Enfin relancer votre terminal (un onglet de guake dans mon cas)

bpython pour django

Via cette manipulation, bpython devient une alternative très intéressante vis à vis du couple "shell_plus + ipython".'' Billet conçu d'après l'article Using python shell ..''

EDIT: Sur IRC , Alexis propose le snippet bpython

Gravatar de RespawnerClavier EeePC 1000 HE et Ubuntu 9.10 Karmic Koala via Respawner

Je me suis récemment rendu compte d'un problème relativement embêtant. Ce dernier est lié à la reconnaissance du clavier de mon Asus EeePC 1000 HE. En effet, il m'était impossible (du moins avec la combinaison de touches normale Alt Gr + 8) d'utiliser le \ (backslash) dans un éditeur de texte. Chose assez embêtante pour un programmeur quand il a besoin d'utiliser le fameux \n (ou encore \r ou \t) dans ses printf() par exemple.

Une solution existe, heureusement, et elle est simple. Pour cela, on va dans Système > Préférences > Clavier. On se rend ensuite dans l'onglet Agencement puis on change le modèle du clavier pour utiliser Portable Asus.


Voilà, simple et efficace.

Gravatar de sidney_v10 Blockbusters réalisés avec l’aide de Linux via Sidney_v

Weta est un studio de post-production basé à Wellington en Nouvelle-Zélande. Sa division Digital s’occupe de la conception des effets visuels créés par ordinateur.

Elle a notamment contribué aux films District9, Le Jour où la Terre s’arrêta, Jumper, King Kong, Le Seigneur des anneaux, Les Quatre Fantastiques, Eragon, X-Men, i-Robot… et plus récemment Avatar de James Cameron.

Interrogé sur le rendu 3D d’Avatar, Paul Gunn (Systems Manager chez Weta Digital) confiait lors de la Linux.conf.au 2010 que Linux était au coeur d’une architecture regroupant 4 000 serveurs HP Blades de 35 000 coeurs, 104TB de RAM, une baie de disques de 2 Petabyte et un réseau de 10 Gbps. La salle serveur mesure un peu plus de 3000m², contient 34 racks refroidis par water-cooling et affiche une température de 25°.

La distribution GNU/Linux Ubuntu est au coeur de cette ferme de serveurs et de 90% des ordinateurs du studio Weta Digital.

Malgré cette puissance, le rendu de certaines séquences vidéos prend plus de 48h ! Normal, chaque minute d’Avatar représente tout de même 17.28GB de données.

source : Dustin Kirkland

mercredi, janvier 20 2010

Gravatar de CreaoneQuelques outils utiles pour django sous Ubuntu - "Debugging" via Creaone

Django logo bugTravaillant désormais depuis plus de neuf mois avec le framework django sur le prochain logiciel Opquast, je me permets, aujourd'hui, de fournir très modestement quelques retours d'expérience. Naturellement, toutes les étapes, les logiciels présentés ci-dessous sont compatibles avec la distribution Ubuntu. Pour MacOsX de simples adaptations semblent suffisantes, enfin pour Windows je vous laisse canoter. Cet article présente l'ensemble des outils me permettant de "débugger", tester plus rapidement du code "django / python". Attention, l'ensemble des manipulations qui vont suivre peuvent rendre votre système d'exploitation Ubuntu instable. L'utilisation du compte admistrateur (commande sudo...) suscitent des risques pour lequel je décline toute responsabilité.

Le terminal python de base

De base, Django fournit un outil, certes basique mais ô combien utile, le "TERMINAL". Ce dernier se lance via la commande python manage.py shell, uniquement si django est installé . Via l'interpréteur intéractif, le shell ou terminal, vous pouvez tout tester, instanciation de classe, concaténation de chaine, boucle for, conditions... Très rapidement on se rend compte qu'il manque : la coloration syntaxique pour s'y retrouver, un historique des commandes précédemment tapées, les bons imports initiaux, l'indentation automatique, la complétion. Bref on est face au bon vieux terminal type MS-DOS (allez, ...en un peu mieux).

Installation ipython

Il manque l'indentation automatique, l'historique, la complétion des objets, la coloration, aucun problème installez ipython via synaptic ou via la bonne vieille commande habituelle sudo aptitude install ipython. Aucune configuration supplémentaire l'interpréteur python est automatiquement "amélioré" tout comme l'interpréteur django, en effet ce dernier repose sur celui de python.

Mise à jour de django shell vers django shell_plus

  1. Télécharger le pack contenant shell_plus à l'adresse django-command-extensions
  2. Dézipper l'archive précédemment récupérés
  3. Via un terminal, tapez la commande sudo python setup.py install (cela fonctionne si django a été installé de la même manière, ou est situé dans /usr/local/lib/python2.6/dist-packages/)

Shell_plus

Au lancement de la commande l'ensemble des modules déclarés dans votre fichier de configuration settings.py sont automatiquement chargés, voir screenshot ci-dessus. On gagne un temps incroyable

Connaître les attributs et les méthodes d'un objet

Cette solution est très simple, mais pour l'instant je n'ai pas trouvé mieux.

  1. Démarrez un terminal django : python manage.py shell_plus
  2. Instancier votre objet : article = Article()
  3. Saisissez article. puis appuyer sur la touche "Tabulation de votre clavier", le terminal liste ainsi l'ensemble des attributs, méthodes disponibles

Shell plus , listing des attributs

Guake : Un terminal toujours sous la main

Enfin pour aller plus loin, je vous renvoie à l'installation de l'excellent terminal guake via sudo apt-get install guake. Guake via le raccourci "F12" est disponible depuis n'importe quel bureau, hautement pratique, surtout si comme moi, vous utilisez plusieurs bureaux.

vendredi, janvier 15 2010

Gravatar de sidney_vCanonical lance un sondage sur les applications manquantes dans Ubuntu via Sidney_v

Un message récent sur le forum Ubuntu invite les lecteurs à répondre à un sondage sur les applications développées par des sociétés tierces que les utilisateurs souhaiteraient voir fonctionner sous Ubuntu.

« Il y a plusieurs applications remarquables qui ne sont pas encore disponibles pour les utilisateurs d’Ubuntu et Canonical souhaiterait connaitre le niveau d’attente des utilisateurs. »

Parmi ces applications : Adobe Photoshop, Apple iTunes, Skype, World of Warcraft, Steam et plusieurs autres…

La liste a de quoi surprendre, la plupart étant des applications propriétaires. Et le titre du sondage entretient une certaine confusion : « Which of the following desktop applications would you most like to see appear on the Ubuntu platform? »

Gerry Carr, responsable de l’équipe marketing de Canonical, aurait participé à la mise en place ce sondage. Puis le lien aurait été relayé par un administrateur du forum Ubuntu.

À défaut d’une communication officielle de la part de Canonical, l’éditeur de la distribution GNU/Linux Ubuntu, les questions soulevées par ce sondage restent nombreuses. Il ne serait pas question d’applications à inclure par défaut ni de priorité de travail pour Canonical mais bien de simplement connaitre les applications qui « manquent » dans Ubuntu.

Chacun est invité à répondre au sondage et même à utiliser le champs de texte libre pour proposer ses propres applications.

Source : Web Upd8, Canonical To Bring Closed Source Apps Like iTunes And Photoshop To Ubuntu?!?!

dimanche, janvier 10 2010

Gravatar de Rom1Installer une application .apk sur Android à partir d’un PC via ®om

J’expliquais, lors de mes premières impressions d’Android 2 sur le Motorola Milestone, qu’il était impossible d’installer un fichier .apk sans accepter les conditions d’utilisation du market ni configurer un compte gmail.

C’est en fait possible, grâce à l’outil adb du SDK Android, à partir la connexion USB de l’ordinateur.

Configurer le téléphone

Pour que l’outil d’installation puisse fonctionner, il faut activer l’option Paramètres > Applications > Développement > Débogage USB sur le téléphone.

Configurer l’ordinateur

Il faut télécharger Android SDK.

Sous GNU/Linux (plus précisément Ubuntu 9.10, adaptez selon votre distribution), voici comment l’installer et permettre la reconnaissance du Motorola Milestone (plus d’infos ici) :

sudo tar xzf android-sdk_r04-linux_86.tgz -C /opt
sudo ln -s /opt/android-sdk-linux_86/tools/adb /usr/bin
echo 'SUBSYSTEM=="usb", SYSFS{idVendor}=="22b8", MODE="0666"' | sudo tee /etc/udev/rules.d/51-android.rules
sudo /etc/init.d/udev reload

Vous pouvez maintenant brancher votre téléphone sur le PC en USB. Pour vérifier que tout fonctionne :

$ adb devices
List of devices attached
040140621600C00D	device

Installer une application

En ligne de commande

Pour installer une application à partir de l’ordinateur, rien de plus simple :

$ adb install -r ConnectBot-svn-r466-all.apk
2343 KB/s (642578 bytes in 0.267s)
	pkg: /data/local/tmp/ConnectBot-svn-r466-all.apk
Success

(-r permet d’écraser si l’application est déjà installée)

À partir d’un gestionnaire de fichiers

Vous pouvez ensuite ajouter la possibilité d’installer les .apk graphiquement à partir de votre gestionnaire de fichiers. Si vous utilisez nautilus, vous pouvez jouer avec nautilus-actions :

Voici la commande de mon action nautilus (j’ouvre un xterm pour avoir le résultat de l’installation, si vous avez mieux, n’hésitez pas) :

xterm -T adb -e 'cd "%d" && /usr/bin/adb install -r "%f"; sleep 5'

Conclusion

J’ai réinitialisé mon téléphone, il n’a plus de compte gmail associé et je n’ai pas accepté les conditions du market, ce qui ne m’empêche donc plus d’installer les applications dont j’ai besoin.

Même pour ceux qui veulent garder leur compte ou utiliser le market, c’est quand même plus rapide d’installer un .apk grâce à un clic-droit, « installer » à partir du gestionnaire de fichiers plutôt que de copier le .apk sur la carte SD, débrancher le câble USB, aller dans une appli qui va chercher le fichier et cliquer sur « installer ».

mercredi, janvier 6 2010

Gravatar de Rom1Trier ses mails directement sur le serveur (procmail) via ®om

Dans la continuité des articles consacrés à l’auto-hébergement des mails, je vais présenter quelque chose que je voulais mettre en place depuis un moment : le tri du courrier directement sur le serveur.

Introduction

Lorsqu’on est abonné à des mailing-lists ou qu’on reçoit des notifications de forums ou de blogs, il est inconcevable de garder tous ses mails dans un seul et même dossier, et impensable de les déplacer manuellement (à moins de passer 30 minutes par jour à les trier). Un tri doit être mis en place automatiquement, en se basant sur les en-têtes des mails reçus.

J’utilisais jusqu’à maintenant les filtres de messages de mon client mail, Evolution, mais ça n’était pas forcément approprié :

  • d’une part c’est très long avec un compte IMAP (les dossiers étant gérés côté serveur), car le client doit récupérer localement les nouveaux messages du serveur et les analyser ; s’il faut en déplacer un, il doit demander au serveur de le copier de la boîte de réception vers le dossier destination adéquat, puis demander de le supprimer de la boîte de réception, et enfin récupérer le messages déplacé… Rien que ça !
  • d’autre part, lorsqu’on accède à ses mails à partir de plusieurs endroits (par exemple le client mail, le webmail et le téléphone portable), il devient évident que ce ne peut pas être le rôle des clients de trier les messages…

C’est donc au serveur de placer les mails dans le bon dossier dès la réception. C’est ce que procmail permet de faire.

Les dossiers IMAP

Les dossiers IMAP sont des dossiers physiques contenus dans ~/Maildir (le répertoire des mails) qui respectent une structure particulière :

  • leur nom commence par « . » (ce sont des dossiers cachés) et les sous-dossiers « logiques » sont séparés par des « . » (par exemple, si je veux un dossier a contenant un sous-dossier b, le répertoire physique sera ~/Maildir/.a.b) ;
  • ils contiennent 3 sous-dossiers physiques : cur, new et tmp.

Pour les créer, il suffit d’utiliser maildirmake ou maildirmake.dovecot, à partir du répertoire ~/Maildir :

maildirmake.dovecot .forums.ubuntu-fr
maildirmake.dovecot .forums.developpez

pour obtenir l’arborescence suivante :

|-- .forums.developpez
|   |-- cur
|   |-- new
|   `-- tmp
`-- .forums.ubuntu-fr
    |-- cur
    |-- new
    `-- tmp

Il est également possible de les créer graphiquement grâce à un client mail.

Configuration de postfix

Il faut indiquer à postfix que procmail va s’occuper de trier les mails, en lui précisant dans /etc/postfix/main.cf :

mailbox_command = /usr/bin/procmail

Il faudra ensuite recharger la configuration :

sudo /etc/init.d/postfix reload

Définir les règles de tri

Tout se passe dans le fichier (à créer) ~/.procmailrc, qui contient deux parties : la définition des variables et la définition des « recettes » (les règles de tri).

Les variables

Pour les variables, copiez simplement ceci (en décommentant les 2 premières lignes si vous voulez des logs).

#VERBOSE=yes
#LOGFILE=.procmail.log
SHELL=/bin/sh
PATH=/bin:/usr/bin:/usr/local/bin
MAILDIR=Maildir/
DEFAULT=./

Les recettes

Les recettes sont écrites sous la forme suivante :

:0 [drapeaux] [ : [verrou_local] ]
<zéro ou plusieurs conditions (une par ligne)>
<exactement une ligne d'action>

Les conditions commencent toutes par « * », suivie d’une expression régulière. Pour qu’une recette exécute l’action définie, il faut que le mail en question valide toutes les conditions.

Pour faire simple, nous allons simplement créer des règles qui déplacent des mails dans des dossiers. Pour définir une telle action, il suffit d’écrire le nom du dossier, en terminant la ligne par / (très important, cette convention indique à procmail que le dossier est au format maildir).

Un exemple étant plus parlant, voici une règle qui déplace toutes mes notifications de blog dans un dossier blog :

:0
* ^From: .*<wordpress@blog\.rom1v\.com>$
.blog/

Résultat

Au final, voici un extrait de mon fichier ~/.procmailrc (je n’ai pas mis toutes les règles, c’est juste pour donner quelques exemples) :

#VERBOSE=yes
#LOGFILE=.procmail.log
SHELL=/bin/sh
PATH=/bin:/usr/bin:/usr/local/bin
MAILDIR=Maildir/
DEFAULT=./

:0
* ^From: .*<wordpress@blog\.rom1v\.com>$
.blog/

:0
* ^Reply-To: .*<[0-9]+@bugs\.launchpad\.net>$
.bugs.launchpad/

:0
* ^From: .*<dev\.null@ubuntu-fr\.org>$
.forums.ubuntu-fr/

:0
* ^List-Id: <april\.april\.org>$
.ml.april/