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samedi, mai 19 2007

Gravatar de adminCryptsetup, le couteau suisse du chiffrement de partitions ! via Administrateur

Vous avez envie de chiffrer des fichiers super secrets, comme par exemple votre liste de mot de passe qui est dans un simple fichier texte, ou les fichiers sur votre clé USB pour éviter que l’on vous l’empreinte et récupère votre plan pour dominer le monde ? Cryptsetup est votre ami, il peut faire pleins de choses, grâce au chiffrement.

Installation des programmes nécessaires :

C’est là que le gestionnaire de paquets est quand même bien pratique : Vu que le programme se trouve sur les dépôts d’ubuntu, il suffit d’installer le paquet cryptsetup, par exemple en tapant[1] sudo apt-get install cryptsetup dans une console. Si un problème survient lors de l’utilisation, c’est qu’il faut charger quelques modules dans le noyau, essayez les commandes sudo modprobe dm-mod, sudo modprobe dm-crypt et sudo modprobe aes, mais je n’ai pas eu ce problème.

Se faire une zone protégée sur son disque dur, avec un simple fichier.

C’est le plus simple, ça ne vous coûtera qu’un fichier de la taille de l’espace nécessaire, pas besoin de toucher à des partitions, perdre des données etc…

Création du volume chiffré :

Tout d’abord, ouvrez un terminal (toutes les opérations se feront dans un terminal), et tapez[2] la commande suivante :

dd if=/dev/zero bs=1M count=50 of=moncoffrefort

Cela va générer un fichier de 50Mo, nommé moncoffrefort, dans le dossier où vous vous trouvez (généralement votre dossier home). Vous avez besoin de plus ou de moins de place ? Changez simplement le chiffre 50 ! Vous désirez un autre nom pour votre fichier ? Remplacez moncoffrefort par ce que vous voulez !

Après, il va falloir expliquer au système que ce fichier sera en fait comme un périphérique ‘disque dur’, et qu’il peut travailler avec comme tel. C’est la commande :

sudo losetup /dev/loop0 moncoffrefort

Bien évidemment, si vous avez indiqué un autre nom de fichier, il vous faudra le changer dans cette commande aussi ! Si par hasard un message d’erreur ressemblant à ioctl: LOOP_SET_FD: Périphérique ou ressource occupé, c’est que /dev/loop0 est déjà utilisé, changez le 0 en un nombre de 1 à 7, et ça devrait jouer. Remarquez que si vous changez ce numéro, vous pouvez utiliser plusieurs partitions chiffrées en même temps, il faudra seulement faire attention de taper correctement les prochaines commandes en changeant aussi leur numéros.

Puis, on va initialiser la partition chiffrée, pour cela faire, taper[3] la commande :

sudo cryptsetup luksFormat -c aes -h sha256 /dev/loop0

Le programme va vous demander d’abord si vous êtes vraiment sur de vouloir faire cet acte un peu barbare, car allant tuer toute trace de vie sur le volume en question. Vu que nous somme sur un simple petit fichier qui est un volume virtuel, on peut sans crainte lui dire YES, en majuscules. SI par hasard, l’avertissement indiquera que This will overwrite data on /dev/hda irrevocably., ou quelque chose qui ne ressemble pas à /dev/loop[UnNombre], éviter de lui répondre YES, mais appuyez bêtement sur enter pour éviter une petite crise de nerfs suite au doux ronron que fera votre disque entrain de supprimer toute ses(vos) données…

Le programme va ensuite vous demander un mot de passe (Enter LUKS passphrase:). Ne le fâchez pas et donnez-lui en un. Bien évidemment, n’oubliez pas les règles de sécurité d’un mot de passe : D’abord, on s’en souvient, ensuite on met des caractères bizarres et on utilise plus de 6 caractères au total, enfin on évite le nom de son chat. (Sauf si votre chat s’appelle fg/DF6*45!3p4, mais généralement c’est rare).

Dès que Command successful. s’est affiché, bonne nouvelle, votre volume est presque prêt. Il faut maintenant le formater (Mwahaha).

D’abord, on va ouvrir le volume chiffré, avec la commande :

sudo cryptsetup luksOpen /dev/loop0 moncoffrefort

moncoffrefort est cette fois une ‘étiquette’, c’est-à-dire que vous pouvez mettre n’importe quoi à sa place, mais l’étiquette doit être unique parmi tout les systèmes de fichiers que vous utilisez.

Entrez votre mot de passe, et normalement les lignes key slot 0 unlocked. Command successful. devraient s’afficher. Pour information, Key slot 0, c’est le numéro de votre mot de passe, car vous pouvez en mettre plusieurs. Regardez la doc (man cryptsetup) si vous voulez en savoir plus.

Après, il vous faut formater le volume, et la commande :

sudo mkfs.ext3 /dev/mapper/moncoffrefort
va s’en occuper.

Voila ! Votre volume sécurisé est prêt !

Utilisation au fil du temps : Ouverture :

Si vous venez de formater le volume, les 2 commande suivantes sont inutiles, mais dès que vous refermerez votre volume, il faudra les taper[4].

Donc, ouvrez votre fichier-volume:

sudo losetup /dev/loop0 moncoffrefort (Voir plus haut pour les remarques).
Et ouvrez le volume chiffré :

sudo cryptsetup luksOpen /dev/loop0 moncoffrefort (Voir aussi plus haut pour les remarques).

C’est presque fini ! Il faut encore monter le volume pour s’en servir, pour ce faire, créez un dossier dans votre dossier personnel :

mkdir moncoffrefortouvers

Puis montez le volume :

sudo mount -t ext3 /dev/mapper/moncoffrefort /home/vous/moncoffrefortouvers

Voila ! Tous les fichiers que vous sauvegarderez dans le dossier moncoffrefortouvers seront automatiquement chiffrés ! Le contenu du dossier n’est pas présent physiquement sur le disque, mais passe par tout un système compliqué (voir schéma plus bas) et atterris dans le fichier moncoffrefort !

Utilisation au fil du temps : Fermeture :

Vous voulez fermer votre dossier et protéger vos données ? C’est très facile :

Premièrement, fermez le système de fichier normal :

sudo umount /home/vous/moncoffrefortouvers

Vous remarquerez que tout le contenu de moncoffrefortouvers a disparu !

Ensuite, fermez la partition chiffrée :

sudo cryptsetup luksClose moncoffrefort

À partir de là, votre volume est sécurisé, il faudra retaper[5] le mot de passe pour y accéder.

Et pour terminer, démontez votre volume-fichier :

sudo losetup -d /dev/loop0

Voila !

C’est pleins de commandes, de fichiers et systèmes de fichiers partout, comment ça marche au juste ?

En gros ? Vous avez un fichier sur votre disque, qui se comporte comme un disque, qui contient un système de fichiers chiffré, qui contient un système de fichier, qui contient vos fichiers. C’est pas clair ? J’ai fait un beau dessin :

Schema avec cryptsetup

Vous avez compris ?

Avec une partition entière

Un petit dossier ne vous suffit pas, vous voulez chiffrer une partition entière comme votre clé Usb ? ATTENTION, L’OPÉRATION EST DANGEREUSE, ELLE VOUS FERA PERDE TOUTE VOS ÉVENTUELLES DONNÉES PRÉSENTES SUR LA PARTITION VISÉE

Mise en place du volume

Considérons qu’il s’agit de votre clé USB, que VOUS AVEZ SAUVEGARDÉ LES DONNÉS PRÉSENTES SUR CELLE-CI, que vous connaissez sa partition (disons /dev/sda1 MAIS C’EST PAS SUR), et que vous avec bien lut tous mes trucs en gras, et que vous êtes conscient, voila les commandes qu’il faut taper[6] :

D’abord, démontez votre partition : sudo umount /dev/lapartition.

Ensuite, créez le volume chiffré : sudo cryptsetup luksFormat -c aes -h sha256 /dev/lapartioton. ATTENTION ! APRÈS CETTE COMMANDE, LA PARTITION NE SERA PAS RÉCUPÉRABLE .

Voila ! En deux commandes, vous avez peut-être bousillé quelque chose qu’il ne fallait pas.

Utilisation au fil du temps : Ouverture :

Ouvrez le volume chiffré :

sudo cryptsetup luksOpen /dev/lapartioton mapartitionchiffree (Voir plus haut pour les remarques).

Créez le dossier de destination :

mkdir /media/ledossierdedestination%%

Puis montez le volume :

sudo mount -t ext3 /dev/mapper/mapartitionchiffree /media/ledossierdedestination

Remarquez qu’il est possible que Gnome vous propose tout seul au branchement du périphérique (il le fait de temps en temps avec moi) de s’occuper du tout moyennant mot de passe.

Utilisation au fil du temps : Fermeture :

C’est comme avant, on ferme le système de fichier

sudo umount /media/ledossierdedestination

Et la partition chiffrée :

sudo cryptsetup luksClose mapartitionchiffree

À partir de là, votre volume est sécurisé, il faudra retaper[7] le mot de passe pour y accéder.

Et question performances ?

Bein oui, chiffrer des données en permanence, ça coûte du CPU, vous vous en doutez, et ça ralentit les transferts. Personnellement, j’ai chiffré tout mon disque dur externe de sauvegarde, et à chaque sauvegarde, on sentait bien que le PC ralentissait… J’ai résolu le problème en donnant une priorité minimale à kcryptd/0, qui s’occupe du chiffrement, avec la commande sudo renice 19 `ps -ae | grep kcrypt | awk ' { print $1 } '` que l’on tape[8] dans un terminal. Par contre, je n’ai pas noté de ralentissement temporels, ni une grosse perte de l’espace disque. Évidemment, si vous chiffrez la partition home, votre PC ira beaucoup moins vite (et je ne sais pas si c’est une bonne idée en plus). Alors bon, perte de performances, mais négligeables selon l’utilisation.

Remarques et liens :

  • Un petit script peut vous aider à éviter de mémoriser toutes les commandes…
  • Un petit défaut, c’est qu’il faut avoir accès aux droits d’administration pour utiliser le système de chiffrement, mais ça devrait pouvoir se résoudre en autorisant certaines commandes (un script fait pour ça), si c’est vraiment nécessaire.
  • Aux allergiques de la ligne de commande, il existe une interface pour cryptsetup ici, mais je ne l’ai pas essayée…
  • Sous dapper, il ne faut pas utiliser /dev/loop0 mais /dev/loop/0 !

Des explications plus détaillées sur le wiki anglophone

Notes

[1] Ouile !

[2] Pauvre commande !

[3] Ce billet incite subtilement à la violence en fait.

[4] N’empêche c’est pratique comme message subliminal…

[5] Paf !

[6] Faudrait créer un organe de protection des commandes martyrisées…

[7] Mais gentiment alors cette fois.

[8] OPCM ?

Gravatar de adminCryptsetup, le couteau suisse du chiffrement de partitions ! via Administrateur

Vous avez envie de chiffrer des fichiers super secrets, comme par exemple votre liste de mot de passe qui est dans un simple fichier texte, ou les fichiers sur votre clé USB pour éviter que l’on vous l’empreinte et récupère votre plan pour dominer le monde ? Cryptsetup est votre ami, il peut faire pleins de choses, grâce au chiffrement.

Installation des programmes nécessaires :

C’est là que le gestionnaire de paquets est quand même bien pratique : Vu que le programme se trouve sur les dépôts d’ubuntu, il suffit d’installer le paquet cryptsetup, par exemple en tapant[1] sudo apt-get install cryptsetup dans une console. Si un problème survient lors de l’utilisation, c’est qu’il faut charger quelques modules dans le noyau, essayez les commandes sudo modprobe dm-mod, sudo modprobe dm-crypt et sudo modprobe aes, mais je n’ai pas eu ce problème.

Se faire une zone protégée sur son disque dur, avec un simple fichier.

C’est le plus simple, ça ne vous coûtera qu’un fichier de la taille de l’espace nécessaire, pas besoin de toucher à des partitions, perdre des données etc…

Création du volume chiffré :

Tout d’abord, ouvrez un terminal (toutes les opérations se feront dans un terminal), et tapez[2] la commande suivante :

dd if=/dev/zero bs=1M count=50 of=moncoffrefort

Cela va générer un fichier de 50Mo, nommé moncoffrefort, dans le dossier où vous vous trouvez (généralement votre dossier home). Vous avez besoin de plus ou de moins de place ? Changez simplement le chiffre 50 ! Vous désirez un autre nom pour votre fichier ? Remplacez moncoffrefort par ce que vous voulez !

Après, il va falloir expliquer au système que ce fichier sera en fait comme un périphérique ‘disque dur’, et qu’il peut travailler avec comme tel. C’est la commande :

sudo losetup /dev/loop0 moncoffrefort

Bien évidemment, si vous avez indiqué un autre nom de fichier, il vous faudra le changer dans cette commande aussi ! Si par hasard un message d’erreur ressemblant à ioctl: LOOP_SET_FD: Périphérique ou ressource occupé, c’est que /dev/loop0 est déjà utilisé, changez le 0 en un nombre de 1 à 7, et ça devrait jouer. Remarquez que si vous changez ce numéro, vous pouvez utiliser plusieurs partitions chiffrées en même temps, il faudra seulement faire attention de taper correctement les prochaines commandes en changeant aussi leur numéros.

Puis, on va initialiser la partition chiffrée, pour cela faire, taper[3] la commande :

sudo cryptsetup luksFormat -c aes -h sha256 /dev/loop0

Le programme va vous demander d’abord si vous êtes vraiment sur de vouloir faire cet acte un peu barbare, car allant tuer toute trace de vie sur le volume en question. Vu que nous somme sur un simple petit fichier qui est un volume virtuel, on peut sans crainte lui dire YES, en majuscules. SI par hasard, l’avertissement indiquera que This will overwrite data on /dev/hda irrevocably., ou quelque chose qui ne ressemble pas à /dev/loop[UnNombre], éviter de lui répondre YES, mais appuyez bêtement sur enter pour éviter une petite crise de nerfs suite au doux ronron que fera votre disque entrain de supprimer toute ses(vos) données…

Le programme va ensuite vous demander un mot de passe (Enter LUKS passphrase:). Ne le fâchez pas et donnez-lui en un. Bien évidemment, n’oubliez pas les règles de sécurité d’un mot de passe : D’abord, on s’en souvient, ensuite on met des caractères bizarres et on utilise plus de 6 caractères au total, enfin on évite le nom de son chat. (Sauf si votre chat s’appelle fg/DF6*45!3p4, mais généralement c’est rare).

Dès que Command successful. s’est affiché, bonne nouvelle, votre volume est presque prêt. Il faut maintenant le formater (Mwahaha).

D’abord, on va ouvrir le volume chiffré, avec la commande :

sudo cryptsetup luksOpen /dev/loop0 moncoffrefort

moncoffrefort est cette fois une ‘étiquette’, c’est-à-dire que vous pouvez mettre n’importe quoi à sa place, mais l’étiquette doit être unique parmi tout les systèmes de fichiers que vous utilisez.

Entrez votre mot de passe, et normalement les lignes key slot 0 unlocked. Command successful. devraient s’afficher. Pour information, Key slot 0, c’est le numéro de votre mot de passe, car vous pouvez en mettre plusieurs. Regardez la doc (man cryptsetup) si vous voulez en savoir plus.

Après, il vous faut formater le volume, et la commande :

sudo mkfs.ext3 /dev/mapper/moncoffrefort
va s’en occuper.

Voila ! Votre volume sécurisé est prêt !

Utilisation au fil du temps : Ouverture :

Si vous venez de formater le volume, les 2 commande suivantes sont inutiles, mais dès que vous refermerez votre volume, il faudra les taper[4].

Donc, ouvrez votre fichier-volume:

sudo losetup /dev/loop0 moncoffrefort (Voir plus haut pour les remarques).
Et ouvrez le volume chiffré :

sudo cryptsetup luksOpen /dev/loop0 moncoffrefort (Voir aussi plus haut pour les remarques).

C’est presque fini ! Il faut encore monter le volume pour s’en servir, pour ce faire, créez un dossier dans votre dossier personnel :

mkdir moncoffrefortouvers

Puis montez le volume :

sudo mount -t ext3 /dev/mapper/moncoffrefort /home/vous/moncoffrefortouvers

Voila ! Tous les fichiers que vous sauvegarderez dans le dossier moncoffrefortouvers seront automatiquement chiffrés ! Le contenu du dossier n’est pas présent physiquement sur le disque, mais passe par tout un système compliqué (voir schéma plus bas) et atterris dans le fichier moncoffrefort !

Utilisation au fil du temps : Fermeture :

Vous voulez fermer votre dossier et protéger vos données ? C’est très facile :

Premièrement, fermez le système de fichier normal :

sudo umount /home/vous/moncoffrefortouvers

Vous remarquerez que tout le contenu de moncoffrefortouvers a disparu !

Ensuite, fermez la partition chiffrée :

sudo cryptsetup luksClose moncoffrefort

À partir de là, votre volume est sécurisé, il faudra retaper[5] le mot de passe pour y accéder.

Et pour terminer, démontez votre volume-fichier :

sudo losetup -d /dev/loop0

Voila !

C’est pleins de commandes, de fichiers et systèmes de fichiers partout, comment ça marche au juste ?

En gros ? Vous avez un fichier sur votre disque, qui se comporte comme un disque, qui contient un système de fichiers chiffré, qui contient un système de fichier, qui contient vos fichiers. C’est pas clair ? J’ai fait un beau dessin :

Schema avec cryptsetup

Vous avez compris ?

Avec une partition entière

Un petit dossier ne vous suffit pas, vous voulez chiffrer une partition entière comme votre clé Usb ? ATTENTION, L’OPÉRATION EST DANGEREUSE, ELLE VOUS FERA PERDE TOUTE VOS ÉVENTUELLES DONNÉES PRÉSENTES SUR LA PARTITION VISÉE

Mise en place du volume

Considérons qu’il s’agit de votre clé USB, que VOUS AVEZ SAUVEGARDÉ LES DONNÉS PRÉSENTES SUR CELLE-CI, que vous connaissez sa partition (disons /dev/sda1 MAIS C’EST PAS SUR), et que vous avec bien lut tous mes trucs en gras, et que vous êtes conscient, voila les commandes qu’il faut taper[6] :

D’abord, démontez votre partition : sudo umount /dev/lapartition.

Ensuite, créez le volume chiffré : sudo cryptsetup luksFormat -c aes -h sha256 /dev/lapartioton. ATTENTION ! APRÈS CETTE COMMANDE, LA PARTITION NE SERA PAS RÉCUPÉRABLE .

Voila ! En deux commandes, vous avez peut-être bousillé quelque chose qu’il ne fallait pas.

Utilisation au fil du temps : Ouverture :

Ouvrez le volume chiffré :

sudo cryptsetup luksOpen /dev/lapartioton mapartitionchiffree (Voir plus haut pour les remarques).

Créez le dossier de destination :

mkdir /media/ledossierdedestination%%

Puis montez le volume :

sudo mount -t ext3 /dev/mapper/mapartitionchiffree /media/ledossierdedestination

Remarquez qu’il est possible que Gnome vous propose tout seul au branchement du périphérique (il le fait de temps en temps avec moi) de s’occuper du tout moyennant mot de passe.

Utilisation au fil du temps : Fermeture :

C’est comme avant, on ferme le système de fichier

sudo umount /media/ledossierdedestination

Et la partition chiffrée :

sudo cryptsetup luksClose mapartitionchiffree

À partir de là, votre volume est sécurisé, il faudra retaper[7] le mot de passe pour y accéder.

Et question performances ?

Bein oui, chiffrer des données en permanence, ça coûte du CPU, vous vous en doutez, et ça ralentit les transferts. Personnellement, j’ai chiffré tout mon disque dur externe de sauvegarde, et à chaque sauvegarde, on sentait bien que le PC ralentissait… J’ai résolu le problème en donnant une priorité minimale à kcryptd/0, qui s’occupe du chiffrement, avec la commande sudo renice 19 `ps -ae | grep kcrypt | awk ' { print $1 } '` que l’on tape[8] dans un terminal. Par contre, je n’ai pas noté de ralentissement temporels, ni une grosse perte de l’espace disque. Évidemment, si vous chiffrez la partition home, votre PC ira beaucoup moins vite (et je ne sais pas si c’est une bonne idée en plus). Alors bon, perte de performances, mais négligeables selon l’utilisation.

Remarques et liens :

  • Un petit script peut vous aider à éviter de mémoriser toutes les commandes…
  • Un petit défaut, c’est qu’il faut avoir accès aux droits d’administration pour utiliser le système de chiffrement, mais ça devrait pouvoir se résoudre en autorisant certaines commandes (un script fait pour ça), si c’est vraiment nécessaire.
  • Aux allergiques de la ligne de commande, il existe une interface pour cryptsetup ici, mais je ne l’ai pas essayée…
  • Sous dapper, il ne faut pas utiliser /dev/loop0 mais /dev/loop/0 !

Des explications plus détaillées sur le wiki anglophone

Notes

[1] Ouile !

[2] Pauvre commande !

[3] Ce billet incite subtilement à la violence en fait.

[4] N’empêche c’est pratique comme message subliminal…

[5] Paf !

[6] Faudrait créer un organe de protection des commandes martyrisées…

[7] Mais gentiment alors cette fois.

[8] OPCM ?

jeudi, mai 17 2007

Gravatar de adminEn attendant KDE 4 via Administrateur

Le 11 mai, KDE nous a annoncé la release de KDE 4 alpha 1. La version finale de KDE 4 n’étant pas prêt d’arriver dans nos machines, voici de quoi patienter un peu:

  • Pour ceux qui veulent à tout prix tester KDE4 sur leur kubuntu (hautement dangereux, fortement déconseillé et sauvegarde préalable de vos données obligatoire !), vous pouvez suivre les instructions de kubuntu.org pour avoir KDE4 sur Feisty
  • Pour ceux qui veulent juste voir à quoi ça ressemble, un Live CD avec KDE 4 alpha 1 est disponible
  • Dolphin[1] sera le File Manager de KDE 4, remplaçant tout bonnement Konqueror. Pour l’avoir en File Manager par défaut sur votre Feisty, il vous suffit de l’installer (sudo apt-get install dolphin), d’ouvrir Konqueror, de faire un clic droit sur un répertoire puis “Ouvrir avec…“. Dans la liste qui apparaît alors, choisissez “Dolphin” (dans “Système“) et cochez la case “Mémoriser l’association entre l’application et ce type de fichier

 

Notes

[1] Dolphin est toujours en phase de développement, mais est néanmoins suffisamment stable et suffisamment “complet” pour être utilisé en lieu et place de Konqueror.

mardi, mai 15 2007

Gravatar de adminLa moodbar d’amarok via Administrateur

Inutile donc indispensable !

Dans amarok, le lecteur audio de KDE, on peut activer une fonctionnalité tout a fait inutile mais amusante: la moodbar.

La moodbar, du latin moodus qui signifie humeur et du grec baros qui veut dire barre, permet donc d’afficher la musique écoutée sous forme d’une barre colorée qui est censée représenter son humeur. Les pistes se voient ainsi affublées de couleurs chattoyantes qui vous permettent de juger au premier coup d’oeil si la chanson que vous allez écouter est en accord avec votre humeur.

Mais, non content d’égayer notre playlist terne, l’ajout de la colonne Mood vous permettra d’ordonner facilement vos tracks en fonction de l’humeur savamment découverte par le plugin. Un must d’ingéniosité et d’inutilité.

Pour l’installer, vous avez la méthode compliquée qui consiste à télécharger les sources, les compiler et installer le tout comme il faut… ou bien vous pouvez simplement suivre les instructions suivantes:

  • Ajoutez la ligne suivante à votre sources.list
 deb http://cl.naist.jp/~eric-n/ubuntu-nlp feisty misc
  • Dans une console, saisissez:
wget http://cl.naist.jp/~eric-n/ubuntu-nlp/8ABD1965.gpg -O- | sudo apt-key add -
sudo apt-get update
sudo apt-get install amarok-moodbar
  • Une fois le paquet et ses copains installés, lancez amarok, allez dans “Configuration” > “Configurer amarok” > “Général“. Cochez “Utilisez les humeurs” puis “Ambiance” et choisissez votre thème de couleurs utilisées pour colorier les humeurs des musiques.
  • Armez vous de patience, ça risque de prendre un certain temps pour tout scanner et tout moodifier :)

Peace & Love :)

dimanche, mai 13 2007

Gravatar de adminPetit bug dans le package de TastyMenu + MAJ via Administrateur

Je me suis aperçu totalement par hasard que mon /home comportait un répertoire yaccin. Sur le coup, j’ai cru que mon pc était la proie d’un vilain hacker pabo. Allez savoir pourquoi, je regarde sur un de mes autres ordinateurs (sur le même réseau, mais pas derrière le DMZ) et il avait le même répertoire de créé. Pourtant aucune trace d’un quelconque utilisateur yaccin dans mes machines.

J’entreprends des recherches chez mon ami Google. Je trouve un Yaccin en rapport avec TastyMenu, une alternative à KMenu dont je vous ai déjà parlé.

Je me connecte au pc du boulot et je vois ce même répertoire. Point commun entre les 3 machines: j’ai installé TastyMenu.

Ma paranoïa monte d’un cran et je me dis que Yaccin est un vilain qui a mis en place un trojan, une backdoor ou que sais-je encore sur toutes les machines qui utilisent son package. Avant de crier au scandale, je regarde ce que contient ce fameux répertoire:

toto@samachine:~$ ls -alR /home/yaccin/
/home/yaccin/:
total 12
drwxr-xr-x 3 root root 4096 2007-05-13 01:47 .
drwxr-xr-x 4 root root 4096 2007-05-13 01:47 ..
drwxr-xr-x 2 root root 4096 2007-05-13 01:47 .qt

/home/yaccin/.qt:
total 8
drwxr-xr-x 2 root    root    4096 2007-05-13 01:47 .
drwxr-xr-x 3 root    root    4096 2007-05-13 01:47 ..
-rw------- 1 toto toto    0 2007-05-04 17:15 .qt_plugins_3.3rc.lock
-rw------- 1 toto toto    0 2007-05-04 16:43 .qtrc.lock

Il n’y a donc que 2 fichiers et ce sont 2 fichiers de lock. Ma parano tombe et je pense alors que Yaccin a dû faire une erreur lors du paquetage.

J’ai donc contacté Yaccin, on a discuté… en anglais… je suis TRES mauvais en anglais… mais il m’a compris, va corriger son package et me tiendra au courant.

En attendant, il m’a dit qu’il venait de mettre à jour le package: TastyMenu est maintenant disponible dans sa version 0.8.2, pour l’installer, c’est par ici

jeudi, mai 3 2007

Gravatar de adminDell vendra des pc avec ubuntu, oui, mais pas pour nous ? via Administrateur

C’est en effet ce qui risque de se passer. Selon ZDNet UK, les PCs avec notre OS préféré ne seront vendu qu’aux États-Unis pour commencer…

Il faut donc espérer que les américains en achètent le plus possible, pour monter à Dell qu’il y a un gros marché, et décide d’étendre sa vente à la France (et la Suisse)(et les autres pays) :) .

C’est pas juste !

Source

Petit article pas vraiment développé, je sais, mais j’ai beaucoup de choses à faire…

Gravatar de adminDell vendra des pc avec ubuntu, oui, mais pas pour nous ? via Administrateur

C’est en effet ce qui risque de se passer. Selon ZDNet UK, les PCs avec notre OS préféré ne seront vendu qu’aux États-Unis pour commencer…

Il faut donc espérer que les américains en achètent le plus possible, pour monter à Dell qu’il y a un gros marché, et décide d’étendre sa vente à la France (et la Suisse)(et les autres pays) :) .

C’est pas juste !

Source

Petit article pas vraiment développé, je sais, mais j’ai beaucoup de choses à faire…

samedi, avril 28 2007

Gravatar de adminUbuntu sur des pc ‘insolites’ : 2/2: le très bon pc. via Administrateur

Cet article est à mettre en relation avec celui sur l’installation d’ubuntu sur un ancien Pc.

Configuration

Processeur : Intel Quad Coeur Qx6700
Mémoire: 4 Go DDR2-800
Carte graphique: Geforce 8800 GTX 768 Mo
Disque dur: Western Digintal Raptor 150 Gp, 10′000 TPMs.
Carte mère: Evga avec chipset nForce 680i
Date: Mars 2007.

Il s’agit du pc d’un dénommé Francois Courvoisier, et malheureusement pas le mien. Évidemment, ça change avec le vieux pc du billet connexe… Celui-ci ayant découvert que Ubuntu c’est bien après que je lui l’aie installé sur son portable pour le développement web, il le voulait sur son pc principal, cité plus haut, alors je lui ai installé une feisty !

Installation

Tout c’est bien passé, en moins de 10 minutes (téléchargement que quelques paquets compris), le pc était près ! Rien d’autre de particulier, tout le matériel a été reconnu, la mise en place d’un serveur Web, de Beryl ainsi que les drivers nvidia s’est effectuée tout aussi rapidement !

Résultats

Ce qui est intéressant avec ce pc, c’est que ça va vite. Le démarrage prend moins de 25 secondes, et le login 6, avec beryl, skype et gaim au démarrage et GlxGears retourne 26′600 fps. Le plus drôle, c’est la déconnexion puis reconnexion, qui prend environ 1 seconde (toujours avec beryl et autres joyeusetés lourdes tel que Gnome). Ce que je n’aime pas, c’est l’installation de paquets: dès qu’ils sont tous téléchargés, et même s’il y en a beaucoup, l’installation est instantanée, sachant que personnellement je regarde souvent les lignes défiler, lentement, dans mon terminal je trouve ça trop injuste. L’arrêt prend lui une 15 de secondes, et c’est la seule action qui met plus de temps qu’avec un autre os généralement appelé XP, sinon tout est environ deux fois plus rapide.

Le pire, c’est que ça lui sert à faire du développement Web. (Et avec le léger komodo). Pas de rendus 3d (blender), de jeux, etc…

Conclusion

Ubuntu sur une machine puissante semble bien en tirer parti (il pourrait tout aussi bien n’utiliser qu’un coeur et ignorer les autres), vu sa relative rapidité, et je suis sûr que certaines applications nécessitant beaucoup de calculs, tels que blender, seraient aller très très vite (il faudrait que j’essaie) ! Il semblerait que certains noyaux d’autres Os ne soit pas autant dans le sens de l’optimisation[1]… (Je vois mal Windows vous proposer de recompiler son noyau et d’insérer le CDROM afin de récupérer la source de celui-ci ;)).(Ce qui ne veut pas dire que certaines applications sous cet OS n’en tirent pas parti, je sais que certains logiciels de DAO sont friands de ce genre de bébétes).

Avec une DannSmallLinux, ça devrait être intéressant comme performances ;).

Notes

[1] On pourrait même dire l’inverse, mais il faut pas troller sur le planet.

Gravatar de adminUbuntu sur des pc ‘insolites’ : 2/2: le très bon pc. via Administrateur

Cet article est à mettre en relation avec celui sur l’installation d’ubuntu sur un ancien Pc.

Configuration

Processeur : Intel Quad Coeur Qx6700
Mémoire: 4 Go DDR2-800
Carte graphique: Geforce 8800 GTX 768 Mo
Disque dur: Western Digintal Raptor 150 Gp, 10′000 TPMs.
Carte mère: Evga avec chipset nForce 680i
Date: Mars 2007.

Il s’agit du pc d’un dénommé Francois Courvoisier, et malheureusement pas le mien. Évidemment, ça change avec le vieux pc du billet connexe… Celui-ci ayant découvert que Ubuntu c’est bien après que je lui l’aie installé sur son portable pour le développement web, il le voulait sur son pc principal, cité plus haut, alors je lui ai installé une feisty !

Installation

Tout c’est bien passé, en moins de 10 minutes (téléchargement que quelques paquets compris), le pc était près ! Rien d’autre de particulier, tout le matériel a été reconnu, la mise en place d’un serveur Web, de Beryl ainsi que les drivers nvidia s’est effectuée tout aussi rapidement !

Résultats

Ce qui est intéressant avec ce pc, c’est que ça va vite. Le démarrage prend moins de 25 secondes, et le login 6, avec beryl, skype et gaim au démarrage et GlxGears retourne 26′600 fps. Le plus drôle, c’est la déconnexion puis reconnexion, qui prend environ 1 seconde (toujours avec beryl et autres joyeusetés lourdes tel que Gnome). Ce que je n’aime pas, c’est l’installation de paquets: dès qu’ils sont tous téléchargés, et même s’il y en a beaucoup, l’installation est instantanée, sachant que personnellement je regarde souvent les lignes défiler, lentement, dans mon terminal je trouve ça trop injuste. L’arrêt prend lui une 15 de secondes, et c’est la seule action qui met plus de temps qu’avec un autre os généralement appelé XP, sinon tout est environ deux fois plus rapide.

Le pire, c’est que ça lui sert à faire du développement Web. (Et avec le léger komodo). Pas de rendus 3d (blender), de jeux, etc…

Conclusion

Ubuntu sur une machine puissante semble bien en tirer parti (il pourrait tout aussi bien n’utiliser qu’un coeur et ignorer les autres), vu sa relative rapidité, et je suis sûr que certaines applications nécessitant beaucoup de calculs, tels que blender, seraient aller très très vite (il faudrait que j’essaie) ! Il semblerait que certains noyaux d’autres Os ne soit pas autant dans le sens de l’optimisation[1]… (Je vois mal Windows vous proposer de recompiler son noyau et d’insérer le CDROM afin de récupérer la source de celui-ci ;)).(Ce qui ne veut pas dire que certaines applications sous cet OS n’en tirent pas parti, je sais que certains logiciels de DAO sont friands de ce genre de bébétes).

Avec une DannSmallLinux, ça devrait être intéressant comme performances ;).

Notes

[1] On pourrait même dire l’inverse, mais il faut pas troller sur le planet.

vendredi, avril 27 2007

Gravatar de adminUbuntu sur des pc ‘insolites’ : 1/2: le très vieux pc. via Administrateur

Cet article est à mettre en relation avec celui parlant d’un pc très puissant.

Configuration

Processeur : Pentium (I)
Mémoire: 32 Mo
Carte graphique: N/A (mais deux pixels morts)
Disque dur: 1.4 Go
Carte mère: ?
Date: 1996.

C’est un vieux portable Toshiba, Tecra 500 CDT, qui traine chez moi ! Un samedi, je ne savais pas quoi faire, alors je me suis dit : pourquoi ne pas essayer de lui installer ubuntu, voir si ça marche ?[1] (Il avait Windows 95 avant).

L’installation

Comme indiqué sur le wiki (mais je ne retrouve pas la page)[2], j’ai utilisé un CD serveur (les ‘alternates’ fonctionnent aussi), en version edgy (c’est tout ce que j’avais sous la main), afin de permettre une installation (en mode texte) qui devrait fonctionner. Il faut dire que, vous l’avez compris, la mémoire disponible n’est pas super, et une interface graphique d’installation est exclue. Premièrement, il a fallu botter sur le CDROM, ce que le bios légèrement vieux ne sais pas faire… Heureusement, une image de disquette est faite pour ça, et j’ai pu lancer le CDROM correctement.

Dès le début, ubuntu sent qu’on va lui demander quelque chose de compliqué et signale que 32Mo de mémoire c’est pas assez (il en veut 36), et donc que des résultats incohérents sont possibles. Pas grave, je continue. Il me demande de sélectionner les modules du noyau qu’il faut charger, (et donc ne pas charger par la même occasion), afin de garder un maximum de mémoire. Je ne sélectionne rien de plus que ce qui est par défaut, vu que rien ne semble utile. Je partitionne le disque, (l’avez vous déjà fait en attendant 20 secondes entre chaque menu ?), avec 64Mo de swap, puis l’installation se lance. C’est long. Très long. J’ai même cru que celle-ci s’était bloquée. Au bout de plus de 2 heures, il m’informe enfin que l’installation est (enfin) finie ! Je reboot tout content de voir que ça semble fonctionner. Mais…

Résultats

Pour finir… ça ne marche pas. Le système reboot en boucle, même en recovry mode. C’est dommage, j’ai dû utiliser une DannSmallLinux, qui fonctionne, mais les commandes différent légèrement (c’est très fâcheux quand on a des habitudes), de plus je n’arrive pas à installer le pilote de ma carte Wifi PCIMIA (j’y arrivais très bien sur ubuntu).

Quelques photos :

Le vieux portable
Le dit portable !

Démarrage du live cd !
Au moins, j’aurais vu un logo d’ubuntu….

Mémoire !
L’installateur pas content du manque de mémoire…

DannSmallLinux
La DannSmallLinux, fonctionnelle… :(.

Conclusion

Au final, Ubuntu semble presque se tirer d’affaire avec de veilles configurations, ce qui est un avantage considérable de linux, pouvoir valoriser les anciens PCs, Cela n’a pas fonctionné avec mon vieux pc, mais il faut dire que pas grand monde ne doit encore en posséder[3], et il a au moins eu le mérite de tenter.

Quelqu’un a déjà essayé avec une version plus ancienne d’ubuntu sur un pc plus ou moins semblable ?

Notes

[1] Comment ça on peut sortir dehors et avoir des activités plus intéressantes ? Ha bon ?

[2] C’était donc peut être pas sur le wiki, ou la page à été supprimée

[3] Qui à dit ‘Les geeks’ ;) ?

dimanche, avril 22 2007

Gravatar de adminKomodo Edit : Adieu eclipse ! via Administrateur

Cet article fait suite à l’article ‘web’ de Daniel Chetboul paru sur le planet, et le programme présenté étant génial, j’ai décidé de vous en parler un peu plus.

Introduction

Dans une autre dimension, j’utilisais PsPad comme éditeur de texte pour développer (en PHP). Léger, indentation, auto-complétion (mais basique, par rapport à une liste de fonctions prédéfinie) et gestion de projet. Quand je suis passé sous linux, Quanta+ remplissait aussi la même fonction à quelques détails près, et j’étais content,

Puis, grâce à Lilian, j’ai découvert Eclipse, avec des fonctionnalités géniales, tels que l’auto-complétion[1] sur les fonctions des classes et les simples fonctions (avec prise en compte des commentaires). De plus, il inclut tout un système de plugins pour entendre ses fonctionnalités (PHP, svn). Mais à la longue, on se rend compte qu’Eclipse…. c’est lourd. Très lourd. Trop lourd. Et je ne parle pas de travail avec un lecteur réseau distant (ssh) : 15 minutes pour ouvrir un projet. Malheureusement, les fonctionnalités sont bien, et on ne peut pas trop s’en passer une fois que l’on voit ce que l’on peut faire..

Komodo

Et je découvris donc sur le planet… komodo. La différence saute tout de suite aux yeux: c’est léger, et ça fait la même chose, et même plus.

Le programme est en XUL (voir liens, mais c’est une technologie assez intéressante, notamment utilisée pour firefox et ses plugins, que j’ai rencontrée lors du développement de firegpg), disponible sur toutes les plates-formes (XUL y aide), et disponible en deux versions (une gratuite, une payante, évidemment avec plus de fonctionnalités).

On retrouve dans la version de base (Komodo EDIT)

  • Gestion de projets (plusieurs même, c’est un peu le but)
  • Support (complet) du PHP, Javascript, HTML, Css, Python, Ruby, Tcl, XML MAIS PAS du Java (ça ne fait pas tout mais bon)
  • Support (basique) d’un bon nombre de fichiers (environ 50), par exemple SQL, Pascal, bash, etc.
  • Support de libraires (par exemple Rails pour le Ruby)
  • Coloration du code, indentation du code
  • Recherche dans les fichiers du projet
  • Interaction avec d’autres programmes dans le cadre du projet (par exemple une console)
  • Gestion de serveurs distants
  • Extensible avec des thèmes et plugins (aucun n’existe pour le moment, mais c’est possible)
  • Gestionnaire de raccourcis claviers bien développé (peut par exemple se baser sur Vi ou Emacs)
  • Et pleins d’autres choses…

Malheureusement disponible qu’en version complète (et à 295$) (Komodo IDE) :

  • Travail de groupe (SVN, CVS, …)
  • Débugage
  • Inspecteur HTML, DOMViewer, explorateur de code (fonctions, classes)
  • Créateur d’expressions régulières

(Basé sur leur site web, je n’ai pas testé)

Le programme à néanmoins quelques défauts :

  • Propriétaire. (Remarquons que les développeurs semble se servir beaucoup de l’open source, c’est bien)
  • En anglais

La différence entre eclipse et komodo question légèreté est flagrante (sans parler de l’utilisation du CPU) : 50Mo contre 200Mo de mémoire résidante et 187Mo conte 760Mo en mémoire virtuelle.

Installation sur ubuntu

L’installation sur ubuntu est théoriquement très simple. Normalement, vous ne devriez pas avoir à installer question librairies et nouveaux programmes, mais si cela ne fonctionnerait pas, installez libstdc++6, libstdc++5, xorg-x11-deprecated-libs.

Pour l’installation, il vous suffit de faire :

cd /tmp
wget http://downloads.activestate.com/Komodo/Linux/4.0/Komodo-Edit-4.0.3-278227-linux-libcpp6-x86.tar.gz
tar xvf Komodo-Edit-4.0.3-278227-linux-libcpp6-x86.tar.gz
cd Komodo-Edit-4.0.3-278227-linux-libcpp6-x86/
sudo ./install.sh

Si tout c’est bien passé, Komodo est apparu dans le menu (Sous développement), ou vous pouvez le lancer en tapant /opt/Komodo-Edit-4.0/bin/komodo dans un terminal.

Si vous êtes avec un noyau 64 bits, ça peut ne pas fonctionner (je n’ai pas rencontré de problèmes personnellement), dans ce cas :

  • Installez les librairies 32 bit : sudo apt-get install ia32-libs lib32asound2 lib32ncurses5 ia32-libs-sdl ia32-libs-gtk gsfonts gsfonts-x11 linux32. Réessayez de lancer komodo. Si ça ne marche pas, continuez.
  • Créez un fichier /etc/pango32/pangorc, et entrez le texte suivant :
[Pango] ModuleFiles=/etc/pango32/pango.modules [PangoX] AliasFiles=/etc/pango/pangox.aliases
  • Avant de lancer komodo dans un terminal, tapez export GTK_PATH=/usr/lib32/gtk-2.0/ et export PANGO_RC_FILE=/etc/pango32/pangorc, puis lancez komodo, cela devrait fonctionner. Pour éviter de taper trois commandes à chaque fois, vous pouvez créer un petit script shell.

(Source)

Quelques captures

Komodo - Css
Édition d’un fichier (une CSS).

Komodo-recherche sur le projet
Une recherche sur tout le projet.

Komodo-navigateur intégré.
Un navigateur est intégré ! Très pratique afin d’éviter de switcher entre deux fenêtres !

komodo-Aide bien faite.
L’index de l’aide de komodo, extrêmement bien faite, avec tutoriels et tout et tout !

Quelques Liens

Le site de komodo (en) | La liste complète des fonctions de komodo (en) | Les différences entre komodo IDE et Edit | Xul sur la wikipedia

Notes

[1] Quelqu’un connait le mot en français ?