ubuntu-fr

Communauté francophone des utilisateurs d'Ubuntu

Planet Ubuntu-fr - dossier

Fil des billets

samedi, octobre 6 2007

Gravatar de adminQuid des formations Linux via Administrateur

J'avais initialement prévu de me renseigner en quelques minutes sur les offres de formation sur le système GNU/Linux. Mais je me suis très vite retrouvé avec plusieurs onglets et fenêtres ouverts dans mon navigateur. Alors j'ai commencé à bookmarker les liens intéressants puis finalement un petit résumé s'est imposé...

Au final, je vous livre un billet sans effet d'annonce mais qui est le résultat condensé de mes recherches sur les offres de formation certifiées liées aux systèmes Linux, orientées sur la distribution Ubuntu.


Pour commencer, il est bon de savoir qu'il existe une une organisation non gouvernementale à but non lucratif qui réalise des certifications pour le système d'exploitation GNU/Linux : le Linux Professional Institute (LPI)

Elle a été crée le 25 octobre 1999 avec pour rôle de promouvoir Linux, l'Open Source et les logiciels libres au moyen d'un programme de certifications de compétences, conçu pour être indépendants des distributions (Debian, Mandriva, SuSE, RedHat ...), respectueux des standards et des conventions.

L'offre est la suivante :

LPI 101 : Administration Systèmes
LPI 102 : Administration Réseaux
LPI 201 : Administration Systèmes Avancée
LPI 202 : Administration Réseaux Avancée
LPI 301 : Administration Réseau sénior
LPI 302 : Spécialisation environnements mixte

Il faudra ainsi passer les examens 101 et 102 pour avoir le niveau LPI 1(junior), et les niveaux 201 et 202 pour avoir le niveau LPI 2 (niveau intermédiaire, ce dernier nécessite également l'obtention du niveau LPI 1).

Un niveau 3 est disponible depuis janvier 2007. Le niveau 3 (réservé aux séniors qui ont déjà la LPIC-1 et LPIC-2) comporte un examen obligatoire, l'examen 301, et des examens de spécialités. Actuellement, le seul examen de spécialité disponible est l'examen 302, il est dédié au fonctionnement de Linux dans un environnement hétérogène.


Chaque niveau est validé dans un centre agréé VUE ou PROMOTICS par un examen en anglais sous forme de QCM (relativement abordable pour une certification : 125 euros). A titre d'exemple, VUE dispose en France de 62 centres de tests en capacité de certifier les formations LPI. Il n'est pas rare que le Linux Professional Institute organise des sessions de certification, lors de grands évènements tels que le FOSDEM (c'était le cas en 2007)

La préparation à ces examens est indépendante de l'examen lui-même (même si cela est en train de changer, lire plus bas) et peut-être faite par un apprentissage autodidacte ou bien des formations préparant à ces examens à travers des centres de formation comme Objis, Supinfo-Training et bien d'autres...

Plus récemment, en septembre 2007, la SSLL Linagora a obtenu la première certification du Linux Professionnal Institute (LPI) accordée en France. Le groupe français Linagora est le premier dans notre pays à devenir partenaire du LPI pour dispenser des formations agréées par cet organisme. Les trois centres de formation (Paris, Lyon et Toulouse) vont délivrer les formations et assurer le passage des examens des niveaux 1 et 2.



Jusque là, les centres de formation appuyaient donc le contenu de leurs cours à une distribution dans le but de valider un LPI qui, rappelons-le, reste indépendant des distributions.

Canonical, la société qui contribue au développement d'Ubuntu, et le Linux Professional Institute ont conjointement annoncé sur leur site (Lpi / Canonical) la création d'une Certification Professionnelle Ubuntu, à travers la certification LPI 199. Celle-ci vient en complément d'un niveau LPIC-1 (101+102).

C'est donc en partenariat avec IB - groupe Cegos, spécialiste de la formation informatique, que Canonical proposera les formations officielles Linux Ubuntu. Dénommées Ubuntu Professional Courses, elles seront mises en place dès le mois de décembre. Destinées aux administrateurs systèmes réseaux s'occupant de l'intégration d'Ubuntu, elles consisteront en deux stages de 5 jours découpés comme ceci :

L’essentiel pour administrer des serveurs Ubuntu ( 5 jours ) - contenu
Maîtriser l’administration système Ubuntu ( 5 jours ) - contenu

Une fois préparé, vous pourrez tenter l'examen LPI199 à Paris (aux dates indiquées sur le site de LPI-FR.net) et ainsi obtenir la certification "Ubuntu Certified Professional (UCP)".

elearning.png
Revenons aux LPI. Pour se préparer à passer une certification Linux LPI sans forcément passer par un formateur "agréé" et souvent coûteux, des solutions alternatives comme le e-learning ou le traditionnel (mais toujours aussi efficace) support papier se sont développées :
  • Wikibooks est un projet de la fondation Wikimedia pour créer un ensemble d'ouvrages pédagogiques libre. Le site propose gratuitement un support de cours en ligne sur les certifications Linux LPI de niveau 1 et 2, mais pas sur la LPI199.
  • Canonical, à travers une liste de partenaires, propose de se préparer aux examens LPI 101 et LPI 102/LPI 199. Exemple chez savoirfairelinux.com où chaque formation est proposée contre 250 dollars (plus de détails ici et une démonstration gratuite est disponible en ligne).
  • Mandriva propose son offre en ligne préparant aux examens LPI 1 et LPI 2 basée sur un accès d'1 an à des supports de formation et un accès aux forums de chaque cours où des tuteurs Mandriva sont présents (pour un coût de 49€).
  • On notera aussi l'existence du très bel ouvrage "LPI Linux Certification in a Nutshell" paru aux éditions O'Reilly pour une très bonne préparation aux examens LPI de niveau 1 et 2.

Et puisqu'il faut bien finir par conclure, onnotera que la création de certifications a été bien acceptée au sein des différentes communautés (pour ce que j'en ai vu). Les formations et examens liés aux LPI sont bien établis (d'autre spécialisation du niveau 3 viendront compléter l'offre), tandis que Canonical commence à mettre en place -comme l'ont déjà fait d'autre éditeurs- son système de certification pour Ubuntu. Il ne reste plus qu'à étoffer le nombre de partenaires et clarifier les modalités pour passer l'examen LPI 199. En quelques mots : "tout semble très bien organisé !"

Vos compléments et réactions sont les bienvenus en commentaire pour compléter cet article :)

Pour aller plus loin :
Certification Ubuntu en français à Dakar au Sénégal
La Certification Ingénieur Ubuntu sur le wiki Ubuntu-fr
Un thread sur le forum Ubuntu-fr

sources et extraits : wikipedia - gnt - google
lundi, mars 5 2007

Gravatar de adminL'informatique libre de demain vue par Mark Shuttleworth via Administrateur

J'apprécie de m'acheter une petite revue sur Linux de temps en temps ; il y a toujours un article intéressant ou une distribution à découvrir. Le prix de ces magazines peut paraître élevé mais c'est toujours un plaisir de tomber sur une interview de Mark Shuttleworth...



Planète Linux est magazine bimestriel français dont le numéro 45 de janvier 2007 était encore sur les rayons de ma librairie il y a quelques jours. Alors pas d'hésitation !

Inutile de le présenter pour la plupart des aficionados d'Ubuntu mais pour les lecteurs du Planet pour qui le nom de Mark Shuttleworth n'évoque rien, un petit rappel :

Mark Shuttleworth fut développeur Debian au milieu des années 1990, et en 2004, il retourna au monde de GNU/Linux en créant Ubuntu, une nouvelle distribution Linux dont l'objectif avoué est de populariser ce système d'exploitation, via sa société Canonical Ltd. Il fut l'un des premiers touristes de l'espace et le premier sud-africain à voyager dans l'espace.

Dans ce numéro, 5 spécialistes (Alan Cox, Gaël Duval, Richard Stallman, Anthony Towns et Mark Shuttleworth) débattent de l'avenir de GNU/Linux en répondant à une petite série de questions.

Sans plus attendre, le point de vue du fondateur d'Ubuntu...

Durant les cinq dernières années, GNU/Linux s'est imposé sur les serveurs d'entreprises. Pensez-vous qu'il puisse faire son apparition aussi rapidement sur les postes de travail des grande entreprises ? Quels sont les principaux freins ?

Mark Shuttleworth : Le marché des postes de travail en entreprise est un marché très difficile à approcher pour Linux. Il y a un grand nombre de dépendances desquelles Linux doit s'affranchir avant que nous ne voyions son adoption répandue sur les postes des utilisateurs. Je pense que nous verrons une croissance de Linux dans les environnements très spécialisés, comme les centres d'appel ou et la gestion des données. Aussi, nous verrons une adoption rapide dans des pays comme le Brésil, la Chine et l'Inde, dans lesquels l'économie du logiciel exclut aujourd'hui la majeure partie de la population active. Dans les pays de l'Ouest, Linux s'imposera petit à petit dans les foyers qui n'ont plus qu'un seul pc et qui veulent surfer sur le web en toute tranquillité. Beaucoup de gens nous disent qu'ils ont installé Ubuntu chez leurs parents ou leurs grands-parents pour être sûr qu'ils n'auront pas de spyware et autres virus. C'est une donnée très importante.

Si GNU/Linux arrive à s'imposer petit à petit dans les entreprises, ce n'est pas encore le cas chez le grand public. Les préjugés sont encore nombreux comme : on ne peut pas encore lire un DVD ou mon APN n'est pas reconnu. Quels sont, selon vous, le(s) domaine(s) dans lesquels GNU/Linux doit encore faire de gros progrès et comment faire tomber ces préjugés ?

La première chose, c'est que nous devons travailler pour que le matériel quotidien (clés USB, Imprimantes...) fonctionne sous Linux. Les produits comme l'iPod doivent être compatibles avec notre système d'exploitation, tout comme les APN, les imprimantes, les webcams, etc. Cela dit, nous ne gagnerons pas juste en faisant comme les autres. Nous devons miser sur nos forces, trouver de nouveaux secteurs où Linux peut offrir un meilleur résultat que les alternatives propriétaires. Nous offrons déjà mieux que les autres puisque Linux est livré avec plus d'applications que Windows.

Le futur du développement informatique passe-t-il obligatoirement par les logiciels libres ? Expliquez-nous en tant que développeur ce que vous apporte la licence GPL et en quoi elle pourrait être compatible avec une licence propriétaire. quel est votre point de vue sur la polémique de la GPLv3. Faudra-t-il conserver la licence GPLv2 durant de nombreuses années ?

Oui, je crois que le logiciel libre est une façon plus efficace de créer des logiciels que le logiciel propriétaire. Je m'attends à ce que le logiciel libre devienne le mode de développement par défaut pour déployer, créer et améliorer les logiciels. Concernant la GPL, c'est vraiment la "constitution" du mouvement du logiciel libre. Elle articule, clairement et simplement, l'idée que vous pouvez "utilisez ce logiciel, le changer et le partager, tant que vous partagez les modifications que vous y apportez quand vous partagez les résultats". C'est l'effet boule-de-neige qui est au coeur du succès de projet comme Linux. Quant-au débat sur la GPLv3, il vient au bon moment, à un moment où se font sentir d'importantes menaces sur le logiciel libre de la part des sociétés qui détiennent des brevets. Je n'ai pas d'avis sur la licence GPLv3 parce qu'elle n'est pas encore achevée. Mais je pense que la FSF a réussi dans le passé. Donc je suis heureux qu'ils coordonnent les discussions. Je pense vraiment que le débat, comme celui qui est sur les brevets, est vraiment très important.

Comment imaginez-vous l'ordinateur de demain ? Le système d'exploitation reste-t-il la pièce maîtresse d'un ordinateur ? Dans les 10 prochaines années, le système GNU/Linux va-t-il s'unifier ou allons nous conserver plusieurs distributions sur le modèle actuel ?

Je m'attends à voir de plus en plus de distributions spécialisées. Bien que cela puisse apparaître irritant, ça permet à Linux de devenir beaucoup plus spécialisé et ainsi plus approprié aux besoins de groupes différents.

Enfin, parmi les projets sur lesquels vous travaillez actuellement (ou non), lequel est promis au meilleur avenir, auquel croyez-vous le plus ?

Ubuntu bien sûr !


Merci à DP Pess pour son aimable autorisation à publier un extrait de l'interview de ce magazine :)
vendredi, février 9 2007

Gravatar de adminQuelle place pour Linux dans l'avenir via Administrateur

L'actualité informatique de ces derniers jours a été marquée le 31 janvier par le lancement en grande pompe de Windows Vista, le nouveau système d'exploitation de Microsoft. Pas moins de 370 milliions d'euros auront été investis par Microsoft pour fêter la naissance du remplaçant de XP, dont un feu d'artifice à La Défense qui est tombé le jour du salon Solution Linux.

Il y a tout juste 1 an, le journal britannique The Register évoquait le projet Goobuntu, un système d'exploitation de Google basé sur Ubuntu Linux. Un démenti officiel de Google avait rapidement été publié, cette fois sur le site Ars Technica : si Google utilise bien Ubuntu en interne, "aucun plan n'est prévu pour externaliser un système d'exploitation..." Mark Shuttleworth réagira quelques jours plus tard en démentant aussi la rumeur sur son blog...

Ces deux actualités m'amènent à m'interroger sur la place que peux jouer un acteur comme Google dans le monde des systèmes d'exploitation, notamment à travers les technologies du web 2.0, et le rapport qu'il pourrait y avoir dans les années à venir entre les 3 grandes firmes que sont Microsoft, Google et le monde libre, représenté par des noms tels que Canonical.


La tendance web 2.0 des services Google...

Car si Google est historiquement connu pour son moteur de recherche lancé en 1996, ses activités se sont aujourd'hui nettement diversifiées (une liste des outils liées à la recherche) et vont au delà de la messagerie et du calendrier en ligne. Les Google Services intègrent de véritables outils bureautique avec une tendance très web 2.0 : Google Document et Tableur est un programme de création de feuilles de calcul et de traitement de texte en ligne, agrémenté de l'aspect collaboration en temps réels.

Google possède donc une majeure partie des outils qui constituent un poste de travail, même si aujourd'hui ceux-ci sont encore majoritairement en version beta. Fin 2004, un article du New York Post lancait la rumeur selon laquelle Google travaillait sur la conception d'un navigateur Web basé sur la technologie libre fournie par la Mozilla Foundation, un outils indispensable sur un poste de travail... ou un OS en ligne. Depuis le géant Google et la fondation ont renforcé leur partenariat.


L'interface de Google Document et Tableur


Les systèmes d'exploitation en ligne...

Parallèlement, plusieurs projets que l'on pourrait qualifier de "système d'exploitation en ligne" se sont développés et deviennent très mure. Leur objectif est de proposer aux utilisateurs de disposer d'une interface de travail unique leur permettant de retrouver données personnelles et outils courants depuis n'importe quel accès à Internet. Plus proche pour l'instant d'un ensemble de services en ligne, on y retrouve pourtant les principales composantes d'un bureau informatique courant : barre des tâches, horloge et accès aux applications les plus courantes.

C'est notamment le cas de eyeOS, un projet open source indépendant, publié sous licence GPL et basé sur la technologie Ajax ; dans la même veine existe aussi YouOS, disponible sous licence BSD modifiée, qui propose actuellement plus de 300 applications parmi lesquelles un lecteur RSS, une messagerie instantanée, un explorateur pour les fichiers stockés en ligne, un petit traitement de texte, un lecteur MP3, quelques shells, un logiciel d'ajout/suppression de programmes...


Le bureau de eyeOS


Et du côté des distributions Linux...

Nous pouvons imaginer que Linux soit à la base de nombreux projets de systèmes en ligne, en tant que système du serveur physique. Il existe pourtant quelques belles initiatives de système d'exploitation en ligne. A commencer par Ulteo, développée par Gaël Duval (fondateur de la célèbre distribution Mandriva), qui offrirait notamment la possibilité de faire fonctionner le système à distance depuis un simple navigateur, que l'on soit sous Linux, Windows ou sous un autre système. L'approche est donc différente puisque l'utilisateur accédera à SON système depuis internet, ce qui élimine les problème de confidentialité que posent les OS dont l'utilisateur ne maîtrise pas l'hébergement. La distribution est passée en version Alpha et

Ulteo-kde
Le nouveau concept Ulteo

Firefrogz, chef de projet web et développeur d'une petite société qui met en avant l'open-source, s'est aussi tenté à développer à ses heures perdues une version web d'une distribution Linux en vogue, ce qui a donné WebUbuntu (cliquer sur Essayer pour accéder à l'OS en ligne). Le résultat est saisissant. Webubuntu est entièrement développé en php, ajax, javascript et xml. Idée délirante au départ, WebUbuntu est maintenant un projet libre basé sur la motivation et le bénévolat amené à devenir une interface Web d'Ubuntu, à la manière de Webmin mais avec des possibilités bien plus conséquentes au niveau de l'interface Web. Une belle initiative qui ne compte qu'un seul développeur ; avis aux intéressés pour aider !


Le prometteur WebUbuntu

D'autres images :
Ecran d'initialisation
Bureau WebUbuntu
Applis - Saloon

Pour finir, un petit aparté sur le projet libre et gratuit TribU (qui semble être suspendu), rattaché à la distribution Ubuntu, qui souhaite permettre la publication de données sur internet facile à partir d'un poste Linux. L'objectif est de permettre de partager au sein d'un même espace photos, blog, documents, partage de fichier, partage de musique, flux RSS... à la manière de .mac dédié aux utilisateurs Mac.



En résumé...

La frontière entre système d'exploitation en ligne et groupe de services est mince, chaque acteur prenant ses marques. Entre buzz, fausse rumeur et vrai innovation, les services en lignes représentent peut-être un palier vers le 'tout en ligne'. Les communautés de logiciels libres auront un rôle à jouer pour contre balancer les grandes firmes, et à concrétiser des projets porteurs d'intérêts. Sans oublier que Microsoft et Yahoo comme d'autres seront aussi de la partie.

Et pour finir sur une note d'humour, n'oublions pas que Google avait bel et bien admis l'année dernière que son personnel utilisait une distribution Linux appelée Goobuntu. Et Google nous a déjà prouvé pratiquer la politique de hard launch pour ne dévoiler ses produits que lors de leur sortie... rendez-vous ce jour là ?



Edit du 10 mai 2007 : Red Hat vient d'annoncer le développement en cours d'un Linux pour les PC des pays émergents. Baptisé "Red Hat Global Desktop", il s'agit plus d'un service en ligne. Le but du projet est d’offrir un accès standard à ses données et services, où que l’on soit. Le Global Desktop devrait se retrouver rapidement dans certaines configurations qui seront vendues aux gouvernements et petites entreprises dans les pays émergeants.